49 Agonie éternelle

Par Hui Gai, Chine

Dieu Tout-Puissant dit : « Toutes les âmes corrompues par Satan sont sous le contrôle du domaine de Satan. Seuls ceux qui croient en Christ ont été séparés, sauvés du camp de Satan et amenés dans le royaume d’aujourd’hui. Ces hommes ne vivent plus sous l’influence de Satan. Même alors, la nature de l’homme est toujours enracinée dans la chair de l’homme, ce qui veut dire que même si vos âmes ont été sauvées, votre nature est encore comme avant et il y a toujours cent pour cent de chance que vous Me trahissiez. C’est pourquoi Mon œuvre dure si longtemps, car votre nature est trop intraitable. Maintenant, vous souffrez tous autant que vous le pouvez dans l’accomplissement de vos devoirs, pourtant, chacun de vous est capable de Me trahir et de retourner au domaine de Satan, dans son camp, et de reprendre son ancienne vie : c’est un fait indéniable. À ce moment-là, il ne vous sera pas possible d’avoir un brin d’humanité ou d’apparence humaine comme vous l’avez maintenant. Dans les cas graves, vous serez détruits et, en outre, condamnés éternellement, sévèrement punis, pour ne jamais être réincarnés à nouveau. C’est le problème qui est posé devant vous » (« Un problème très grave : la trahison (2) », dans La Parole apparaît dans la chair). Autrefois, je pensais que j’étais dévoué à Dieu et ne pourrais jamais Le trahir, parce que j’étais croyant depuis plus de dix ans, que j’étais prêt à renoncer à tout pour suivre Dieu, à souffrir dans mon devoir, et que je ne craignais pas l’oppression du PCC. Je n’aurais jamais imaginé que lorsque je serais arrêté et torturé par la police du PCC, je perdrais ma dignité et céderais à Satan. Ma nature, qui m’incitait à trahir Dieu, a été pleinement exposée. Penser à cette horrible défaite est une agonie et je la regretterai toute ma vie.

C’était en 2008, quand le PCC avait lancé une nouvelle opération nationale d’oppression et d’arrestations de chrétiens. Je me souviens qu’un jour, en août, on m’a informé que beaucoup de dirigeants d’Églises et de frères et sœurs avaient été arrêtés dans plusieurs lieux. Je me suis empressé de contacter des frères et sœurs pour en gérer les ravages et déplacer les biens de l’Église. Il a fallu plus de deux semaines pour mettre les affaires de l’Église en ordre. Sur le coup, j’ai été très content de moi. J’ai pensé que pendant que le PCC arrêtait frénétiquement des gens, j’étais capable de gérer le travail de l’Église avec courage, que j’étais très dévoué à Dieu et soucieux de Sa volonté. Quand j’ai entendu dire que certains croyants arrêtés étaient devenus des Judas, qu’ils avaient trahi Dieu et dénoncé des frères et sœurs, je les ai méprisés et je me suis juré en silence : « Si on m’arrête aussi, je mourrai plutôt que de devenir un Judas ! » Je pensais que ma foi était très solide. À ma grande surprise, juste après le Nouvel An de 2009, le PCC a lancé une nouvelle opération nationale d’arrestations, appelée « Tonnerre III », qui visait l’Église de Dieu Tout-Puissant. Un jour où je me réunissais avec quelques frères et sœurs, plus de trente policiers nous sont tombés dessus. Ils nous ont emmenés au poste de police municipal et nous ont séparés pour nous interroger. Ils voulaient savoir deux choses : les noms et adresses des dirigeants et des collaborateurs, d’une part, et à combien s’élevaient les fonds de l’Église et où ils étaient cachés, d’autre part. Ils ont dit d’un ton menaçant : « Si tu ne parles pas, tu vas crever ! » Je n’ai pas eu peur sur le coup. Je pensais que j’avais beaucoup souffert depuis que j’étais petit et que je serais capable de supporter qu’ils me torturent. Dans tous les cas, j’étais sûr que Dieu me protègerait parce que j’avais fait mon devoir et été loyal envers Lui. Comme je refusais de parler, les policiers m’ont montré des films et des photos de moi entrant et sortant de chez mes hôtes. Ils ont énuméré les endroits où j’étais allé au cours des derniers mois, puis ils m’ont ordonné d’avouer. Le fait qu’ils aient des preuves aussi solides m’a inquiété. J’ai pensé qu’ils ne me croiraient pas si je niais, alors j’ai prié Dieu et Lui ai demandé de m’empêcher de devenir un Judas. Comme je ne parlais toujours pas, un policier a dit, furieux : « Bon, eh bien, tu nous obliges à employer la manière forte ! » Il a poussé la chaise en fer à laquelle j’étais attaché pour me faire tomber sur le dos. Alors, ils ont sorti une seringue remplie d’un mélange d’essence de moutarde et de jus de raifort pour m’en injecter dans le nez et m’en frotter sur les yeux. Ça me faisait très mal. J’avais l’impression de ne plus pouvoir respirer. Je ne pouvais plus ouvrir les yeux tant ils me brûlaient et j’avais l’estomac en feu. Alors, ils m’ont mis torse nu, m’ont attaché les bras derrière le dos et les ont soulevés pour me les tordre. Quand ils se sont fatigués, ils se sont servis d’un tiroir pour les maintenir en l’air. J’ai supporté la douleur sans dire un mot. Comme ça ne marchait pas, ils ont employé une autre tactique vicieuse. Ils m’ont de nouveau menotté à la chaise en fer, sont allés chercher des fils électriques et s’en sont servis pour relier mes gros orteils à un taser. Alors ils m’ont aspergé d’eau froide en me faisait subir des décharges électriques. J’étais parcouru de spasmes et je sentais mon cœur se convulser. J’ai vraiment cru que j’allais mourir. Ils m’ont torturé jusqu’à 2 heures du matin.

Le lendemain, ils m’ont emmené dans une salle d’interrogatoire secrète. Il y avait du sang partout. C’était horrible. J’ai eu très peur. Je me suis demandé s’ils allaient me battre à mort. Alors, sans dire un mot, un policier a tiré sur mes bras, m’a forcé à tenir la chaise en fer et m’a fait tomber avec la chaise. J’avais déjà des plaies profondes aux poignets à cause des menottes. Elles saignaient et mes mains étaient gonflées comme des ballons. J’ai eu extrêmement mal en tombant par terre. Je n’ai pu que prier Dieu encore et encore. Les policiers ont débité une série de mensonges sur l’Église. Ça m’a rendu furieux et donné la nausée. Comme je ne parlais toujours pas, l’un d’eux, exaspéré, a sorti un taser et m’a tasé sur tout le corps, sur le visage et même sur la bouche. Je n’osais pas ouvrir les yeux, mais je voyais des éclairs bleus à travers mes paupières, j’entendais les craquements du taser et je sentais l’odeur de ma chair brûlée. L’un des policiers est comme devenu fou. Il a pris un sac en plastique et me l’a mis sur la tête. Il ne l’a retiré que quand j’étais sur le point de suffoquer. Un autre m’a donné des coups de pied dans le bas du corps tandis qu’un autre encore, armé d’une matraque en bois de 4 cm d’épaisseur, s’est mis à me frapper en hurlant : « On a plus de cent instruments de torture et on les utilisera l’un après l’autre. Ceux qui meurent ici sont jetés dans une fosse. Ce n’est pas un problème ! Si tu ne parles pas, tu écoperas de huit à dix ans et tu iras en prison même si on t’estropie. Quand tu sortiras, le reste de ta vie ne vaudra pas la peine d’être vécu ! » Ça m’a inquiété. J’ai pensé : « Comment ferai-je pour vivre si je suis mutilé ? Ces policiers ont dit qu’ils avaient saisi mon ordinateur. Même si je ne parle pas, ils diront aux autres que je les ai dénoncés quand ils les arrêteront. Tout le monde me haïra dans l’Église et je ne pourrai plus me montrer. » Quand les policiers ont fait une pause, j’ai senti que mon visage était tout gonflé et mes yeux si enflés que je n’y voyais presque plus rien. Mes poignets saignaient et j’avais des brûlures sur tout le corps. Mon cœur se contractait, j’avais du mal à respirer et je me croyais sur le point de mourir. J’ai entendu un policier dire que l’informaticien était venu et avait accédé à tout ce qui se trouvait sur mon ordinateur. J’ai été subitement terrifié. J’ai pensé : « C’est fichu. Mon ordinateur contient des informations sur les dirigeants et les collaborateurs, une liste des membres de l’Église et ses livres de compte. » La panique m’a gagné et je n’ai plus su quoi faire. Ce soir-là, les policiers ont installé un trépied dans la pièce. Ils ont attaché mes bras derrière mon dos et m’ont pendu au trépied. J’étais suspendu à soixante centimètres du sol et ils n’arrêtaient pas de me balancer. À chaque fois, j’avais terriblement mal aux bras et mon visage dégoulinait de sueur. Alors, j’ai repensé à ce que ce policier avait dit : ils n’auraient aucun problème s’ils me battaient à mort et ils me condamneraient même si j’étais estropié. J’ai commencé à sentir que je ne tiendrais pas le coup. J’ai pensé : « Et si je mourrais ici ? Je n’ai que trente ans. Quel gâchis ce serait ! Comment ferai-je pour survivre si je suis mutilé et incapable de travailler ? Puisqu’ils ont toutes les informations de mon ordinateur, que j’avoue ou non ne change rien. Ils m’épargneront peut-être si je leur livre quelques informations. » Mais je me suis dit : « Non, je ne peux pas faire ça. Je deviendrais un Judas. » Cette bataille intérieure s’est poursuivie. J’ai prié Dieu et juré que je préférais mourir que de devenir un Judas, mais je souffrais de plus en plus. Cette nuit-là, vers 2 ou 3 heures du matin, je n’ai plus supporté la torture et j’ai craqué. J’ai accepté de leur fournir des informations sur l’Église. Alors, ils m’ont enfin détaché. Après ça, je suis resté couché par terre. Je ne pouvais plus bouger et je ne sentais plus mes bras. Les policiers m’ont demandé de confirmer les adresses de deux hôtes et je l’ai fait. À l’instant où j’ai trahi mes frères et sœurs, mon esprit était complètement vide. J’étais paralysé par la panique et je sentais que quelque chose de terrible allait se produire. Ces paroles de Dieu me sont venues à l’esprit : « Quiconque brise Mon cœur n’aura pas droit à Ma clémence une seconde fois » J’avais bien conscience d’avoir trahi Dieu et offensé Son tempérament et je savais qu’Il ne me pardonnerait plus. J’étais dévasté et je me haïssais. J’ai pensé : « Pourquoi les ai-je trahis ? J’en aurais peut-être réchappé si j’avais supporté la douleur un peu plus longtemps. » J’étais plein de culpabilité et de regret. Après ça, je n’ai plus dit un mot, quoi qu’on me fasse. Ensuite, quand je repensais au fait que j’avais trahi Dieu et mes frères et sœurs, que j’étais un Judas et que j’avais commis un acte impardonnable, j’étais à l’agonie. J’avais l’impression d’avoir atteint le bout de mon chemin de foi, comme si j’avais été condamné à mort et qu’on pouvait me tuer à tout moment.

Alors, une chose inattendue s’est produite. Un peu après 5 heures du matin, mon quatrième jour de détention, alors que les policiers qui me surveillaient dormaient profondément, je me suis détaché discrètement et j’ai sauté par la fenêtre. J’ai péniblement atteint la maison d’un frère et je me suis empressé d’écrire une lettre pour prévenir le dirigeant d’Église que j’avais dénoncé ces deux hôtes et qu’ils devaient prendre des précautions sur-le-champ. Le dirigeant m’a ensuite fait héberger dans un endroit sûr. Je me suis senti très mal quand j’ai vu qu’un autre membre de l’Église était prêt à courir le risque de m’héberger. J’avais trahi Dieu et dénoncé des frères et sœurs. J’étais un Judas. Je ne méritais pas d’être hébergé par qui que ce soit et je ne pouvais pas regarder les frères et sœurs en face. J’ai lu ces paroles de Dieu : « Je n’accorderai plus de miséricorde à ceux qui M’ont été complètement infidèles en périodes de tribulation, car Ma miséricorde a ses limites. En plus, Je n’ai pas d’affection pour quiconque M’a déjà trahi, encore moins souhaiterais-Je M’associer avec ceux qui trahissent les intérêts de leurs amis. Voilà Mon tempérament, quelle que soit la personne. Je dois vous dire ceci : quiconque brise Mon cœur n’aura pas droit à Ma clémence une seconde fois et quiconque M’a été fidèle restera toujours dans Mon cœur » (« Préparer suffisamment de bonnes actions pour ta destination », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai été profondément ébranlé. Chaque mot m’a fait l’effet d’une gifle. Cette personne qui n’était pas loyale envers Dieu dans l’épreuve, c’était moi. Cette personne qui avait trahi Dieu et les intérêts de ses amis, c’était moi. Cette personne qui avait brisé le cœur de Dieu, c’était moi. J’avais été lâche, trahi Dieu, dénoncé des frères et sœurs et gravement offensé le tempérament de Dieu. Je ne bénéficierais jamais de Sa clémence. J’étais destiné à être puni. Plus j’y pensais, plus j’étais bouleversé. Je n’arrivais plus à retenir mes larmes.

Quelques jours plus tard, j’ai entendu dire qu’une sœur plus âgée que j’avais dénoncée avait été arrêtée et sa maison fouillée. Je l’avais dénoncée alors qu’elle avait pris le risque de m’héberger et de prendre soin de moi. J’avais bien conscience de la brutalité du PCC envers les chrétiens. J’avais moi-même été torturé et j’avais livré cette sœur aux démons pour sauver ma peau. J’avais fait une chose horrible ! Je me suis giflé très fort plusieurs fois, je me suis prosterné devant Dieu et j’ai prié : « Ô Dieu, je T’ai trahi et j’ai dénoncé des frères et sœurs. Je ne suis pas humain et je ne mérite pas de vivre. Je devrais être maudit et puni. Même ma mort serait le fruit de Ta justice. » J’étais tourmenté à chaque instant. La nuit, j’étais souvent réveillé par des cauchemars et je me demandais : « Comment ai-je pu trahir Dieu et devenir un Judas ? Depuis que j’ai la foi, j’ai renoncé à ma famille et à ma carrière pour Dieu. Je n’ai jamais baissé les bras, quels que soient les risques de mon devoir. Comment ai-je pu trahir Dieu et devenir un Judas d’une seconde à l’autre ? Pourquoi ai-je fait ça ? » Après mon arrestation, je voulais témoigner, mais j’ai pris peur quand on m’a torturé et que ma vie a été menacée. Quand j’ai entendu les policiers dire qu’ils pouvaient tuer ceux qui croyaient en Dieu Tout-Puissant impunément et que je serais condamné même si j’étais estropié, je me suis demandé comment je survivrais avec un handicap. Je n’avais que trente ans. Ma mort aurait été un tel gâchis ! Quand ils ont dit qu’ils avaient trouvé le mot de passe de mon ordinateur et récupéré toutes les informations qu’il contenait sur l’Église, j’ai cédé intérieurement. Je me suis dit que parler ne changerait rien et que je pouvais sauver ma propre vie en leur fournissant quelques informations. J’ai perdu ma dignité et je suis devenu un Judas. J’ai compris que j’avais trahi Dieu parce que je voulais sauver ma peau, parce que je tenais trop à la vie. Autrefois, je croyais que je pouvais supporter la souffrance et que j’étais dévoué à Dieu, que je ne Le trahirais jamais. Mais j’ai montré mon vrai visage dès qu’on m’a arrêté et torturé. J’ai vu que je n’avais pas la réalité de la vérité ni vraiment foi en Dieu. Confronté à des épreuves, en danger de mort, j’étais prêt à résister à Dieu et à Le trahir. J’ai lu ceci : « Qui de l’humanité tout entière ne bénéficie pas d’une attention de la part du Tout-Puissant ? Qui ne vit pas sous la prédestination du Tout-Puissant ? La vie et la mort de l’homme adviennent-elles par son propre choix ? L’homme a-t-il le contrôle de son propre destin ? Beaucoup de gens désirent la mort, mais elle est loin d’eux ; beaucoup de gens veulent être forts dans la vie et redoutent la mort, pourtant, à leur insu, le jour de leur mort se rapproche, les plongeant dans l’abîme de la mort » (« Chapitre 11 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). « Lorsque les hommes sont prêts à sacrifier leur vie, tout devient insignifiant, et personne ne peut l’emporter sur eux. Qu’est-ce qui pourrait être plus important que la vie ? Ainsi, Satan devient incapable de faire plus chez les hommes, il ne peut rien faire avec l’homme. Même si, dans la définition de la « chair », on dit que la chair est corrompue par Satan, si les gens se livrent réellement et ne sont pas conduits par Satan, alors personne ne peut l’emporter sur eux et[…] » (« Chapitre 36 » d’Interprétations des mystères des paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont permis de comprendre que tout est entre Ses mains, y compris la vie et la mort. Quelle qu’ait été ma vie, quand je mourrai, même battu et estropié, tout aura été préordonné par Dieu. Tout vient de Dieu et je dois me soumettre à Ses arrangements, que je vive ou que je meure. Même persécuté jusqu’à la mort par Satan, si j’étais capable de porter témoignage à Dieu, ma mort aurait eu de la valeur et du sens. « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera » (Luc 12:40). Je me souviens que le Seigneur Jésus a dit : J’ai pensé aux apôtres et aux disciples du Seigneur Jésus. Beaucoup d’entre eux ont subi un martyre parce qu’ils avaient prêché l’Évangile et accompli Sa volonté. Leurs morts ont été commémorées par Dieu. Leurs corps sont morts, mais pas leurs âmes. Par contre, le fait que j’aie trahi Dieu, dénoncé des gens et que je sois devenu un Judas est une honte sans fin. J’étais comme un mort-vivant, un corps sans âme. J’ai repensé au moment où j’ai cru que ma confession ne changerait rien parce que je croyais que la police avait déjà des informations sur l’Église. Je me trompais complètement. Pendant que le grand dragon rouge me torturait, Dieu observait mon attitude pour savoir si je porterais témoignage devant Satan. Je n’aurais pas dû parler, qu’ils aient ces informations ou non. Je me suis incliné devant Satan en parlant à la police et c’était une marque d’infamie. Je me suis haï de ne pas avoir cherché la vérité ni eu vraiment foi en Dieu. J’ai haï mon amour de la vie, mon manque de dignité et mon absence d’intégrité. J’ai haï encore plus ce démon, le grand dragon rouge. Il hait terriblement Dieu et la vérité, il arrête et persécute Ses élus. Il pousse les gens à trahir Dieu et à perdre leur chance d’être sauvés. J’ai décidé de rompre tous mes liens avec le grand dragon rouge et de consacrer ma vie à suivre Dieu.

Un jour, j’ai lu des témoignages de vainqueurs. J’ai appris que, quand ils avaient été torturés par le grand dragon rouge, ils avaient tous compté sur les paroles de Dieu pour vaincre Satan et témoigner. J’ai eu encore plus honte. Ils étaient des croyants persécutés, comme moi. Comment avaient-ils réussi à supporter la douleur et à témoigner ? Pourquoi étais-je si égoïste, méprisable et attaché à la vie que j’étais devenu un Judas ? Quand j’ai pensé que ma trahison faisait rire Satan, j’ai cru recevoir un coup de poignard en plein cœur. C’était horriblement douloureux et je ne pouvais pas me le pardonner. J’étais très négatif. Alors j’ai lu ces paroles de Dieu : « La majorité des gens ont commis des transgressions. Par exemple, certains ont résisté à Dieu, certains se sont rebellés contre Lui, certains ont prononcé des paroles de plainte contre Lui, et d’autres ont agi contre l’Église ou fait des choses qui ont nui à la maison de Dieu. Comment ces gens doivent-ils être traités ? Leur sort sera déterminé d’après leur nature et leur conduite persistante. […] Dieu traite chaque personne selon l’environnement et le contexte du moment, selon la situation réelle, selon ses actes et selon son comportement et ses expressions. Dieu ne causera jamais du tort à personne. Telle est la justice de Dieu » (« Récits des entretiens de Christ »). Ensuite, j’ai lu ceci dans un sermon : « Certains, par faiblesse, livrent quelques informations quand ils sont arrêtés. Ils ne servent pas Satan pour autant. Dans leurs cœurs, ils croient toujours en Dieu et Le prient toujours. S’ils livrent quelques informations, c’est parce que leur stature est immature et leur chair trop faible. Mais ils ne disent pas tout ce qu’ils savent et ne servent pas Satan. Cela revient à porter témoignage. Ceux qui livrent entièrement l’Église et leurs frères et sœurs, qui coopèrent avec le grand dragon rouge pour les faire arrêter et qui vont jusqu’à s’engager par écrit à ne plus jamais croire en Dieu sont destinés à être maudits et complètement éliminés par Lui. Certains frères et sœurs ont livré quelques informations par faiblesse quand ils étaient en prison. Plus tard, saisis de remords, ils ont pleuré et se sont haïs. Ils ont demandé à Dieu de les punir et L’ont imploré de les placer face à l’adversité une nouvelle fois pour qu’ils aient la chance de porter un beau témoignage afin de Le satisfaire. Ils ont souvent prié Dieu de cette manière jusqu’à redevenir capables d’accomplir normalement leur devoir, et même posséder l’œuvre du Saint-Esprit. Ces gens se sont sincèrement repentis et sont honnêtes. Dieu aura pitié d’eux. » Ces mots m’ont vraiment ému. Je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer. Dieu détermine le sort des gens selon les circonstances et degré de leurs transgressions, ainsi que la sincérité de leur repentir, pas sur une unique transgression. J’ai compris à quel point le tempérament de Dieu était juste et j’ai vu que Sa justice contient à la fois le jugement et la pitié. J’ai commis une grave transgression en trahissant Dieu et en dénonçant des frères et sœurs, mais Il ne m’a pas éliminé. Il m’a offert une chance de me repentir. Il m’a éclairé, guidé et permis de comprendre Sa volonté. J’ai vraiment compris que Dieu apporte le plus grand salut à chacun de nous et qu’Il est incroyablement bienveillant. Je me suis senti encore plus coupable et endetté envers Dieu. J’ai juré dans mon cœur : « Si le PCC m’arrête de nouveau, je suis prêt à sacrifier ma vie. Même si la police me torture jusqu’à la mort, je porterai témoignage et ferai honte à Satan ! »

Quelques mois plus tard, l’Église m’a confié un autre devoir. Ça m’a beaucoup ému. Ma trahison Lui avait brisé le cœur mais, dans Son immense pitié, Il m’a offert une chance de me repentir. Je savais que je devais chérir cette chance et me consacrer entièrement à mon devoir pour Lui rendre Son amour.

On est vite arrivé en décembre 2012 et le PCC a lancé une nouvelle opération pour détruire l’Église de Dieu Tout-Puissant. Ils ont mis des téléphones sur écoute et suivi des gens pour arrêter de nombreux frères et sœurs. Le 18 décembre, deux sœurs, avec lesquelles je travaillais et dont les téléphones étaient sur écoute, ont été arrêtées. Deux dirigeants ont aussi été arrêtés peu après. Quand je l’ai appris, je suis devenu très tendu. J’avais bien conscience que j’étais sans doute surveillé par le PCC et qu’on risquait de m’arrêter à tout moment. Je ne pouvais pas savoir si je survivrais à une nouvelle arrestation. Ça m’a fait très peur, mais je savais aussi que Dieu permet tout ce qui arrive. J’ai prié Dieu en disant que je ne voulais plus me soucier des dangers physiques que je courais et que je souhaitais juste gérer la crise et faire mon devoir le mieux possible. Si j’étais arrêté, je témoignerais pour faire honte à Satan, même si ça devait me coûter la vie. Je me suis senti plus calme et apaisé après cette prière et je me suis mis à organiser le travail de l’Église. Par la grâce de Dieu, le travail de l’Église est revenu à la normale un peu plus d’un mois plus tard. Cette expérience m’a permis de comprendre que, quand les gens font leur devoir sans se soucier de leurs intérêts, ils sont en paix avec eux-mêmes et ils ont la conscience tranquille.

À chaque fois que je repense que j’ai été un Judas, que j’ai trahi Dieu, je m’en veux énormément. Néanmoins, c’est parce que j’ai failli et été exposé de cette manière que j’ai un peu compris le tempérament juste de Dieu et acquis un peu de crainte envers Lui. J’ai vu à quel point Dieu était sage. Dieu m’a fait arrêter et persécuter par le grand dragon rouge pour exposer mes défauts, ce qui m’a permis de me connaître, de me haïr et de vraiment commencer à chercher la vérité. J’ai aussi compris à quel point l’œuvre de Dieu pour sauver l’humanité est concrète ! Dieu soit loué !

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