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13 Une prime jeunesse en prison

Chen Xi     La province de Hebei

Tout le monde dit que notre prime jeunesse est le moment le plus splendide et le plus pur de la vie. Peut-être que pour beaucoup, ces années sont pleines de beaux souvenirs, mais ce à quoi je ne me serais jamais attendue, c’est de passer ma prime jeunesse en prison. Vous pourriez me regarder bizarrement pour cela, mais je ne le regrette pas. Même si ce temps passé derrière les barreaux fut plein d’amertume et de larmes, ce fut le cadeau le plus précieux de ma vie, et j’en ai beaucoup gagné.

Je suis née dans une famille heureuse, et depuis mon enfance j’adore Jésus avec ma mère. Quand j’avais quinze ans, ma famille et moi, convaincus que Dieu Tout-Puissant est Jésus venu de nouveau, avons accepté avec joie Son œuvre des derniers jours.

Un jour d’avril 2002, quand j’avais dix-sept ans, une sœur et moi étions dans un endroit où nous accomplissions nos devoirs. À 1 h du matin, nous étions profondément endormies chez notre hôte quand nous avons soudainement été réveillées par des coups bruyants et pressants sur la porte. Nous avons entendu quelqu’un crier dehors : « Ouvrez la porte ! Ouvrez la porte ! » Dès que la sœur qui nous accueillait l’a ouverte, quelques policiers sont entrés brusquement et ont dit agressivement : « Nous sommes du Bureau de la sécurité publique ». Entendre ces trois mots, « Bureau de la sécurité publique », m’a immédiatement rendue nerveuse. Étaient-ils là pour nous arrêter à cause de notre foi en Dieu ? J’avais entendu parler de frères et sœurs qui avaient été arrêtés et persécutés à cause de leur foi ; se pourrait-il que cela fût en train de m’arriver alors ? Juste à ce moment-là, mon cœur s’est mis à battre violemment, boum boum, boum boum, et prise de panique, je ne savais pas quoi faire. J’ai donc prié Dieu à la hâte : « Dieu, je T’implore d’être avec moi. Donne-moi la foi et le courage. Quoi qu’il arrive, je serai toujours prête à témoigner pour Toi. Je Te prie aussi de me donner Ta sagesse et de m’accorder les paroles que je dois dire, afin que je ne Te trahisse pas et que je ne vende pas mes frères et sœurs. » Après cette prière, mon cœur s’est progressivement apaisé. J’ai vu ces quatre ou cinq méchants flics fouiller la pièce comme des bandits, fouiller la literie, chaque armoire, chaque boîte et même ce qui se trouvait sous le lit jusqu’à ce qu’ils aient enfin trouvé des livres de paroles de Dieu ainsi que des CD d’hymnes. Le chef me dit d’une voix impassible : « Le fait que tu sois en possession de ces choses constitue la preuve que tu crois en Dieu. Viens avec nous et tu pourras faire une déposition. » Choquée, j’ai dit : « S’il y a quelque chose à dire, je peux le dire ici ; je ne veux pas aller avec vous. » Il a immédiatement souri et a répondu : « N’aies pas peur, faisons un petit voyage pour faire une déposition. Je te ramènerai ici très vite. » Le prenant au mot, je suis allée avec eux et je suis montée dans la voiture de police.

Je n’ai jamais pensé que ce petit voyage serait le début de ma vie en prison.

Dès que nous sommes entrés dans la cour du poste de police, ces méchants flics ont commencé à me crier dessus pour que je sorte du véhicule. Leurs expressions faciales avaient changé très rapidement et soudainement, ils semblaient être des personnes complètement différentes de celles qu’ils avaient été avant. Lorsque nous sommes arrivés au bureau, plusieurs policiers robustes sont entrés après nous et se sont tenus à ma gauche et à ma droite. Leur pouvoir sur moi désormais assuré, le chef du groupe des méchants flics hurla contre moi : « Comment t’appelles-tu ? D’où viens-tu ? Combien êtes-vous au total ? » Je venais à peine d’ouvrir la bouche et j’étais en train de répondre quand il s’est jeté sur moi et m’a giflée deux fois : baf ! baf ! J’étais sidérée à n’en pouvoir parler. Je me suis demandé : « Pourquoi m’a-t-il frappée ? Je n’avais même pas fini de répondre. » Pourquoi étaient-ils si brutaux et non civilisés, complètement différents de ce que j’avais imaginé de la police du peuple ? Ensuite, il m’a demandé quel âge j’avais, et quand je lui ai répondu honnêtement que j’avais dix-sept ans, baf, baf, il m’a encore frappée au visage et m’a grondée pour avoir menti. Après cela, peu importe ce que je disais, il me donnait des coups à tort et à travers au visage, à tel point que je voyais des étoiles, ma tête tournait, un « wham wham » retentissait dans mes oreilles, et mon visage brûlait de douleur. C’est alors que j’ai finalement compris : ces méchants flics ne m’avaient pas du tout amenée là pour me poser des questions ; ils voulaient simplement utiliser la violence pour me forcer à me soumettre. Je me suis souvenue avoir entendu mes frères et sœurs dire qu’essayer de raisonner avec ces policiers vicieux ne marcherait pas, mais au contraire, cela ne causerait que des ennuis sans fin. Maintenant, après en avoir moi-même fait l’expérience, je n’ai dès lors plus prononcé un mot, peu importe ce qu’ils demandaient. Quand ils ont vu que je ne voulais pas parler, ils m’ont crié dessus : « Fille de pute ! Je te donnerai de quoi réfléchir ! Sinon, tu ne nous donneras pas un compte rendu véridique ! » Après avoir dit cela, l’un d’eux m’a férocement frappée deux fois dans la poitrine, me faisant tomber lourdement au sol. Il m’a ensuite donné deux violents coups de pied et m’a tirée du sol pour me crier de m’agenouiller. Je n’ai pas obéi, alors il m’a donné quelques coups de pied dans les genoux. La vague de douleur intense qui m’a envahie m’a forcée à m’agenouiller brusquement en me heurtant les genoux au sol. Il m’a saisie par les cheveux et m’a tirée avec force vers le bas, puis il m’a violemment tiré la tête en arrière, me forçant à lever les yeux. Il m’a insultée en me rouant le visage de coups encore quelques fois, et ma seule sensation était que le monde tournait. À cet instant-là, je suis tombée au sol. Juste à ce moment-là, le chef des méchants flics a soudainement repéré la montre sur mon poignet. La regardant avec convoitise, il a crié : « Qu’est-ce que tu portes là ? » Aussitôt, un policier m’a attrapé le poignet et a arraché la montre avec force, puis l’a remise à son « maître ». Voir un tel méchant comportement m’a remplie de haine à leur égard. Après cela, quand ils me posaient plus de questions, je les regardais en silence, et cela les exaspérait encore plus. Un des vicieux flics m’a attrapée par le col comme s’il ramassait une petite poule, et m’a levée du sol pour me rugir dessus : « Ô, tu es une grande fille, n’est-ce pas ? Je te dirai quand te taire ! » En disant cela, il m’a brutalement frappée deux ou trois fois de plus et j’ai encore été violemment jetée au sol. À ce moment-là, tout mon corps souffrait insupportablement et je n’avais plus aucune force pour lutter. Je suis juste restée par terre les yeux fermés, sans bouger. Dans mon cœur, je suppliais Dieu avec insistance : « Dieu, je ne sais pas quelles autres atrocités cette bande de méchants flics va commettre contre moi. Tu sais que j’ai une petite stature et que je suis faible physiquement. Je T’implore de me protéger. Je préfère mourir plutôt que d’être un Judas et Te trahir. » Lorsque je priais, les paroles de Dieu m’éclaireaient intérieurement : « Tu dois souffrir pour la vérité, te donner à la vérité, tu dois endurer l’humiliation pour la vérité, et pour gagner plus d’elle tu dois subir plus de souffrance. C’est ce que tu devrais faire. » (« Les expériences de Pierre : sa connaissance du châtiment et du jugement », La Parole apparaît dans la chair). Ces paroles de Dieu m’ont donné un pouvoir infini et m’ont fait reconnaître que c’est seulement dans un état de souffrance que l’on peut comprendre et obtenir encore plus de vérité. Je savais que si je n’avais pas souffert physiquement ce jour-là, je n’aurais pas vu les vrais visages de ces méchants policiers et j’aurais plutôt continué à être trompée par leur façade. La raison pour laquelle Dieu est venu au milieu des humains pour S’engager dans une œuvre si ardue est précisément de permettre aux hommes d’obtenir la vérité afin qu’ils puissent distinguer entre le noir et blanc, le bien et le mal ; c’est pour qu’ils puissent comprendre la différence entre la justice et le mal, la sainteté et la laideur. C’est pour qu’ils sachent qui doit être méprisé et rejeté, et qui doit être adoré et admiré. Ce jour-là, j’ai clairement vu le laid visage de Satan. Tant qu’il me restait encore un souffle en moi, je témoignerais pour Dieu, et je ne céderais jamais aux forces du mal. Juste à ce moment-là, j’ai entendu quelqu’un à côté de moi dire : « Comment se fait-il qu’elle ne bouge plus ? Est-elle morte ? » Après cela, quelqu’un m’a délibérément écrasé la main avec son pied, appuyant fort dessus tout en criant férocement : « Lève-toi ! On va t’emmener ailleurs. Si tu ne parles toujours pas quand on y arrivera, tu auras ce qui t’attend ! » Étant donné que les paroles de Dieu avaient augmenté ma foi et ma force, je n’avais pas du tout peur de leur intimidation. Dans mon cœur, j’étais prête à combattre Satan.

Plus tard, j’ai été escortée au Bureau de la sécurité publique du comté. Quand nous sommes arrivés à la salle d’interrogatoire, le chef de ces méchants flics et son entourage m’ont entourée et m’ont interrogée à plusieurs reprises, marchant de long en large devant moi et essayant de me forcer à trahir les guides de mon Église ainsi que mes frères et sœurs. Lorsqu’ils ont vu que je n’allais toujours pas leur donner les réponses qu’ils voulaient entendre, les trois m’ont giflée plusieurs fois à tour de rôle. Je ne sais pas combien de fois ils m’ont frappée ; tout ce que j’entendais, c’était baf ! baf ! quand ils me frappaient au visage, un son qui semblait résonner avec un volume particulier au milieu de cette nuit tranquille. Leurs mains étant devenues endolories, les méchants flics ont commencé à me frapper avec des livres. J’avais un goût salé dans la bouche et du sang tombait goutte à goutte sur mes vêtements. Ils m’ont battue jusqu’à ce qu’à la fin, je ne ressentais plus la douleur ; je sentais que mon visage était simplement enflé et engourdi. Finalement, voyant qu’ils n’allaient pas obtenir de précieux renseignements de ma bouche, les policiers vicieux ont sorti un carnet téléphonique et, satisfaits d’eux-mêmes, ont dit : « Nous avons trouvé ça dans ton sac. Même si tu ne nous dis rien, on a encore un tour dans notre sac ! » Tout à coup, je me suis sentie extrêmement anxieuse : si l’un de mes frères ou sœurs répondait au téléphone, cela pourrait mener à son arrestation. Cela pourrait aussi les lier à l’Église, et les conséquences pourraient être désastreuses. Juste à ce moment-là, je me suis souvenue d’un passage des paroles de Dieu : « Dieu Tout-Puissant domine toute chose et tout événement ! Tant que nos cœurs se lèvent vers Lui en tout temps, que nous entrons dans l’esprit et nous nous associons à Lui, alors Il nous dévoilera toutes les choses que nous cherchons et Sa volonté nous sera certainement révélée ; nos cœurs seront alors dans la joie et la paix, stables avec une clarté parfaite. » (Déclarations et témoignages du Christ au commencement). Les paroles de Dieu m’ont montré la voie de la pratique et le chemin que je devais suivre. À tout moment donné, Dieu avait toujours été le seul sur Qui je pouvais compter, ainsi que mon unique salut. J’ai donc prié Dieu à maintes reprises, L’implorant de protéger ces frères et sœurs. Par conséquent, lorsqu’ils ont composé ces numéros de téléphone un par un, certains appels ont sonné sans que personne réponde, tandis que d’autres ont tout simplement mené à rien. En fin de compte, crachant des jurons de frustration, les méchants flics ont jeté le carnet téléphonique sur la table et ont cessé d’essayer. C’était vraiment un exemple de la toute-puissance et de la souveraineté de Dieu et de Ses merveilleuses actions ; je ne pouvais m’empêcher d’exprimer mes remerciements et ma louange à Dieu.

Néanmoins, ils n’avaient pas baissé les bras et ils ont continué à m’interroger sur les affaires de l’Église. Je n’ai pas répondu. Irrités et exaspérés, ils ont trouvé un moyen encore plus méprisable de me faire souffrir : l’un des méchants flics m’a forcée à m’accroupir, et je devais tendre les bras à la hauteur de mes épaules et je n’avais pas l’autorisation de bouger du tout. Sous peu, mes jambes ont commencé à trembler et je ne pouvais plus tenir les bras étendus, et mon corps a commencé à se relever involontairement. Le policier a pris une barre de fer et m’a regardée comme un tigre surveillant sa proie. Dès que je me suis levée, il m’a frappée brutalement sur les jambes, provocant tellement de douleur que j’ai failli retomber à genoux. Au cours de la demi-heure qui a suivi, chaque fois que mes jambes ou mes bras bougeaient, même un peu, il me battait immédiatement avec la barre. Je ne sais pas combien de fois il m’a frappée. Parce que j’avais été accroupie pendant une si longue période, mes deux jambes sont devenues extrêmement enflées et étaient insupportablement endolories, comme si elles étaient fracturées. Au fil des heures, mes jambes tremblaient encore plus fort et mes dents claquaient continuellement. À ce moment-là, j’avais l’impression que ma force allait céder et que je risquais de m’évanouir. Cependant, les méchants flics, juste à côté, se moquaient simplement de moi et me ridiculisaient, ricanant constamment et riant de moi méchamment, comme des gens qui essayaient cruellement d’amener un singe à faire des grimaces. Plus je regardais leurs visages laids et méprisables, plus je ressentais de la haine pour ces méchants flics. Je me suis soudainement levée et je leur ai dit d’une voix forte : « Je ne m’accroupis plus. Allez-y, condamnez-moi à mort ! Aujourd’hui, je n’ai rien à perdre ! Je n’ai même pas peur de mourir, alors comment aurais-je peur de vous ? Vous êtes des hommes forts, mais tout ce que vous semblez savoir faire, c’est persécuter une petite fille comme moi ! » À ma grande surprise, après que j’ai dit cela, le groupe de méchants flics a proféré quelques jurons de plus et puis a cessé de m’interroger. À ce moment-là, je me suis sentie très excitée, et j’ai compris que c’était Dieu qui manœuvrait tout pour me rendre parfaite : une fois la peur extirpée de mon cœur, mon environnement a changé en conséquence. Au fond de mon cœur, j’ai vraiment compris la signification des paroles de Dieu : « On dit : « “Le cœur du roi est un courant d’eau dans la main de l’Éternel ; Il l’incline partout où il veut.” Alors, n’est-ce pas encore plus le cas avec ces moins-que-rien ? » J’ai compris qu’aujourd’hui, Dieu avait permis que la persécution de Satan m’atteigne, non pas pour me faire souffrir intentionnellement, mais plutôt pour l’utiliser afin de me permettre de prendre conscience de la puissance des paroles de Dieu, de me conduire à me libérer du contrôle de la sombre influence de Satan, et de plus, de me faire apprendre à compter sur Dieu et à me tourner vers Dieu quand je suis en danger.

Cette meute de méchants flics m’avait tourmentée presque toute la nuit et au moment où ils ont arrêté, il faisait jour. Ils m’ont fait signer mon nom et m’ont dit qu’ils allaient me détenir. Après cela, un policier âgé, feignant d’être gentil, m’a dit : « Mademoiselle, regardez, vous êtes si jeune — dans la fleur de votre jeunesse —, alors vous feriez mieux de vous dépêcher et d’expliquer clairement ce que vous savez. Je vous garantis que je les obligerai à vous libérer. Si vous avez un problème, n’hésitez pas à me le dire. Regardez, votre visage a gonflé comme une miche de pain. N’avez-vous pas assez souffert ? » Juste à ce moment-là, je me suis souvenue des paroles de Dieu : « Pourquoi employer diverses astuces pour tromper le peuple de Dieu ? » (« L’œuvre et l’entrée (8) », La Parole apparaît dans la chair). Je me suis également souvenue de quelque chose que mes frères et sœurs avaient dit lors des réunions : pour obtenir ce qu’ils veulent, les méchants flics utilisent à la fois la carotte et le bâton et recourent à toutes sortes de ruses pour te tromper. En pensant à cela, j’ai répondu au policier âgé : « Ne faites pas comme si vous étiez quelqu’un de bien ; vous faites tous partie du même groupe. Que voulez-vous que je confesse ? Ce que vous faites s’appelle extorquer des aveux. C’est une punition illégale ! » En entendant cela, il a pris un air innocent et a rétorqué : « Mais je ne vous ai pas frappée une seule fois. Ce sont eux qui vous ont frappée. » J’étais reconnaissante pour la direction et la protection de Dieu, qui m’a permis de vaincre une fois de plus la tentation de Satan.

Après avoir quitté le Bureau de la sécurité publique du comté, j’ai été directement enfermée dans le centre de détention par ces policiers. Dès que nous avons franchi la porte d’entrée, j’ai vu que l’endroit était entouré de murs très hauts surmontés par du fil barbelé à boudin électrifié, et dans chacun des quatre coins se trouvait ce qui ressemblait à une tour de sentinelle. Des policiers armés y montaient la garde. Tout cela semblait très sinistre et terrible. Après avoir franchi plusieurs portails en fer, je suis arrivée à la cellule. Lorsque j’ai vu les couettes vétustes et recouvertes de lin sur le kang glacé, qui étaient à la fois noires et sales, et lorsque j’ai senti l’odeur âcre et infecte qu’elles dégageaient, je ne pus m’empêcher de ressentir une vague de dégoût me traverser, laquelle a été très vite suivie d’une vague de tristesse. Je me suis dit : comment des hommes peuvent-ils vivre ici ? Ce n’est rien d’autre qu’une porcherie. Au moment du repas, chaque prisonnier n’a reçu qu’un petit pain cuit à la vapeur, acide et à moitié cru. Même si je n’avais pas mangé de la journée, voir cette nourriture m’a vraiment fait perdre l’appétit. En plus, mon visage était tellement gonflé à cause des coups reçus des flics, et je le sentais tendu comme s’il était enveloppé de ruban adhésif. Ouvrir la bouche pour parler me faisait mal, et encore plus pour manger. Dans ces conditions, j’étais d’humeur très sombre et je me sentais fortement lésée. L’idée que je serais obligée de rester là pour endurer une existence si inhumaine m’a rendue si émotive que j’ai involontairement versé quelques larmes. Juste à ce moment-là, je me suis souvenue d’un cantique des paroles de Dieu : « Dieu est venu sur cette terre souillée et endure silencieusement les attaques violentes et l’oppression des humains. Il n’a pas résisté une seule fois et n’a jamais fait de demandes excessives à leur égard. Dieu réalise toutes les œuvres dont l’humanité a besoin : enseigner, éclairer, reprocher, raffiner par les paroles, rappeler, exhorter, consoler, juger et révéler. Il fait chaque pas pour le bien des hommes et pour les purifier. Bien qu’Il enlève le futur et le destin des hommes, toutes les actions de Dieu sont pour leur bien. Chacun de Ses pas est fait pour l’existence des hommes et pour fournir à toute l’humanité une merveilleuse destination sur terre. » (« Le Dieu concret apporte subtilement le salut à l'humanité », Suivre l'Agneau et chanter de nouvelles chansons). Lorsque j’essayais de comprendre les paroles de Dieu, je me sentais extrêmement humiliée et honteuse. Dieu était venu du ciel à la terre — de là-haut jusqu’aux profondeurs les plus basses — allant de la position de l’Être le plus honorable à celle d’un homme insignifiant. Le Dieu saint est venu dans ce monde dégoûtant et sale de l’humanité et a interagi avec les humains corrompus, mais toutes ces souffrances, Dieu les a endurées en silence. Dieu n’avait-Il pas souffert beaucoup plus que moi ? En tant qu’être humain profondément corrompu par Satan et sans aucun honneur digne de mention, comment n’ai-je pas pu endurer cette petite souffrance ? Pendant cette période horrible et sombre, si je n’avais pas eu la chance d’être soutenue par Dieu pour pouvoir Le suivre, alors il serait impossible de savoir dans quelle situation j’aurais été, ou si oui ou non j’aurais même été encore en vie. Le fait que je me sentais lésée et triste à cause de cette petite souffrance et que je refusais de l’accepter montrait que je manquais vraiment de conscience et de rationalité. Réalisant cela, j’ai cessé de me sentir lésée et j’ai trouvé en moi une certaine volonté pour endurer mes épreuves.

Un demi-mois s’est écoulé et le chef de ces méchants flics est revenu m’interroger. Voyant que je restais calme et sereine, et que je n’avais aucune crainte, il cria mon nom et hurla : « Dis-moi la vérité : dans quel autre endroit as-tu été arrêtée auparavant ? Ce n’est certainement pas ton premier séjour ici à l’intérieur, sinon, comment pourrais-tu être aussi calme et aguerrie, comme si tu n’avais pas peur du tout ? » En l’entendant dire cela, je ne pouvais m’empêcher de remercier et de louer Dieu dans mon cœur. Dieu m’avait protégée et m’avait donné du courage, me permettant ainsi de faire face à ces méchants policiers sans aucune crainte. Juste à ce moment-là, la colère est montée dans mon cœur : vous abusez de votre pouvoir en persécutant les hommes pour leurs croyances religieuses, en arrêtant, intimidant et blessant sans raison ceux qui croient en Dieu. Vos actions sont contraires à la légalité et aux lois du ciel. Je crois en Dieu et je marche sur le bon chemin ; je n’ai pas enfreint la loi. Pourquoi devrais-je avoir peur de vous ? Je ne succomberai pas aux forces maléfiques de votre gang ! J’ai alors répondu : « Pensez-vous que partout ailleurs c’est si ennuyeux que je voudrais vraiment venir ici ? Vous m’avez fait du tort et m’avez malmenée ! Tout autre effort de votre part pour extorquer des aveux ou m’incriminer sera inutile ! » En entendant cela, le chef des méchants flics est devenu si furieux que la fumée semblait être sur le point de sortir de ses oreilles. Il a crié : « Tu es sacrément trop têtue pour nous dire quoi que ce soit. Tu ne parleras pas, hein ? Je vais t’infliger une peine de trois ans, puis nous verrons si tu diras la vérité ou non. Je te défie de rester têtue ! » Alors je me suis sentie tellement indignée que j’aurais pu exploser. D’une voix forte, j’ai répondu : « Je suis encore jeune ; que représentent trois ans pour moi ? Je sortirai sortie de prison en un clin d’œil. » En colère, le méchant flic s’est levé brusquement et a crié à ses laquais : « J’abandonne, vous, continuez à l’interroger. » Il a ensuite claqué la porte et est parti. Voyant ce qui s’était passé, les deux flics ne m’ont plus questionnée ; ils ont simplement achevé la rédaction d’une déposition que je devais signer et sont sortis. Être témoin de la défaite des flics m’a rendue très heureuse. Dans mon cœur, je louais la victoire de Dieu sur Satan.

Pendant le second tour d’interrogatoire, ils ont changé de tactique. Dès qu’ils sont entrés, ils ont fait semblant de s’inquiéter pour moi : « Tu es ici depuis si longtemps. Comment se fait-il qu’aucun membre de ta famille ne soit venu te voir ? Ils ont dû t’abandonner. Et si tu les appelais toi-même et leur demandais de venir te rendre visite ? » Entendre cela m’a rendue insupportablement maussade. Je me suis demandé : papa et maman auraient-ils vraiment arrêté de se soucier de moi ? Cela fait déjà un demi-mois et ils savent sûrement que j’ai été arrêtée ; comment pourraient-ils avoir le cœur de me laisser souffrir ici sans même venir me voir ? Plus j’y pensais, plus je me sentais esseulée et impuissante. Je m’ennuyais de la maison et mes parents me manquaient, et mon désir de liberté devenait de plus en plus intense. Involontairement, mes yeux débordèrent de larmes, mais je ne voulais pas pleurer devant cette bande de méchants flics. Silencieusement, je priais Dieu : mon Dieu, en ce moment je me sens très malheureuse et dans la douleur, et je suis très impuissante. Je Te prie d’arrêter mes larmes de couler, car je ne veux pas laisser Satan voir ma faiblesse. Cependant, pour l’instant, je ne peux pas saisir Tes intentions. Je Te supplie de m’éclairer et de me guider. Après ma prière, une idée m’est soudainement venue à l’esprit : c’était la ruse de Satan ; ces flics avaient semé la dissension, tentant de déformer ma vision de mes parents et de m’inciter à les haïr, dans le but ultime de profiter de mon incapacité à résister à ce coup pour que je tourne le dos à Dieu. De plus, leur tentative de me faire entrer en contact avec ma famille pourrait bien être une ruse pour amener les membres de ma famille à apporter une rançon pour réaliser leur arrière-pensée d’extorquer un peu d’argent, ou peut-être qu’ils savent que tous les membres de ma famille croient en Dieu et souhaitent profiter de cette occasion pour les arrêter. Ces méchants flics débordaient vraiment de stratagèmes. Sans l’illumination de Dieu, j’aurais pu téléphoner chez moi. N’aurais-je pas alors été indirectement un Judas ? Alors, j’ai secrètement déclaré à Satan : vil diable, je ne te permettrai tout simplement pas de réussir ta tromperie. À partir de maintenant, que ce soit des bénédictions ou des malédictions qui descendent sur moi, je les porterai seule ; je refuse d’impliquer les membres de ma famille, et je n’influencerai absolument pas la foi de mes parents ou l’accomplissement de leurs devoirs. En même temps, je suppliais aussi silencieusement Dieu d’empêcher mes parents de me rendre visite, de peur qu’ils ne tombent dans le piège de ces méchants policiers. J’ai alors répondu de façon nonchalante : « Je ne sais pas pourquoi les membres de ma famille ne sont pas venus me voir. Quelle que soit la façon dont vous vouliez me traiter, je m’en fous ! » Les méchants flics n’avaient plus de carte à jouer. Après cela, ils ne m’ont plus interrogée.

Un mois s’est écoulé. Un jour, mon oncle est soudainement venu me rendre visite, disant qu’il était en train d’essayer de me sortir de là dans quelques jours. Quand je suis sortie de la salle de visite, je me sentais extrêmement heureuse. J’ai pensé que je pourrais enfin de nouveau voir la lumière du jour, ainsi que mes frères, mes sœurs et mes proches. J’ai donc commencé à rêver et à attendre avec impatience que mon oncle vienne me chercher ; chaque jour, je gardais les oreilles ouvertes au bruit des gardes qui m’appelleraient pour me dire qu’il est temps de partir. Comme je m’y attendais, une semaine plus tard, un garde est effectivement venu m’appeler. Mon cœur était sur le point de sortir de ma cage thoracique lorsque je suis joyeusement arrivée à la salle de visite. Mais quand j’ai vu mon oncle, il a baissé la tête. Il y eut un long moment avant qu’il ne dise sur un ton découragé : « Ils ont déjà scellé ton sort. Tu as été condamnée à trois ans. » Quand j’ai entendu cela, j’étais stupéfaite. J’étais absolument incapable de penser. J’ai retenu mes larmes et aucune goutte n’a coulé. C’était comme si je ne pouvais plus rien entendre de ce que mon oncle disait après cela. En transe, je suis sortie en titubant de la salle de visite, je sentais mes pieds pesants comme s’ils étaient remplis de plomb, chaque pas plus lourd que le précédent. Je n’ai aucun souvenir de la manière dont je suis retournée dans ma cellule. Quand je suis arrivée, je suis restée figée, complètement paralysée. Je me suis dit : chaque jour du dernier mois ou plus de cette existence inhumaine s’est écoulé si lentement, et je l’ai senti comme une année ; comment vais-je pouvoir survivre à trois longues années ? Plus je m’y attardais, plus mon angoisse grandissait, et plus mon avenir semblait indistinct et insondable. Incapable de les retenir plus longtemps, j’ai fondu en larmes. Dans mon cœur, cependant, je savais sans aucun doute que personne ne pouvait plus m’aider ; je pouvais seulement compter sur Dieu. Dans mon chagrin, j’étais de nouveau venue devant Dieu. Je me suis ouverte à Lui en disant : « Dieu, je sais que toutes choses et tous les événements sont entre Tes mains, mais en ce moment mon cœur se sent complètement vide. J’ai l’impression que je suis sur le point de m’effondrer ; je pense que ce sera très difficile pour moi d’endurer trois années de souffrance en prison. Dieu, je Te prie de me révéler Ta volonté, et je T’implore d’augmenter ma foi et ma force afin que je puisse me soumettre complètement à Toi et accepter courageusement ce qui m’arrive. » Juste à ce moment-là, les paroles de Dieu m’ont éclairée de l’intérieur : « Pour tout le monde, le raffinement est atroce et très difficile à accepter ; cependant c’est au cours du raffinement que Dieu rend manifeste son juste tempérament envers l’homme et rend publiques ses exigences pour l’homme, et fournit plus d’éclairage, et plus d’émondage et de traitement ; en comparant les faits et la vérité, Il donne à l’homme une plus grande connaissance de lui-même et de la vérité, et donne à l’homme une plus grande compréhension de la volonté de Dieu, permettant à l’homme d’avoir un amour plus vrai et pur de Dieu. Tels sont les desseins de Dieu dans la réalisation du raffinement. » (« Ce n’est qu’à travers le raffinement que l’homme peut véritablement aimer Dieu », La Parole apparaît dans la chair). « Au cours de ces derniers jours, vous devez rendre témoignage à Dieu. Quelle que soit votre souffrance, vous devrez aller jusqu’à la fin, et même à votre dernier souffle, vous devez toujours être fidèle à Dieu et à la merci de Dieu ; c’est ce qui est d’aimer véritablement Dieu, et seulement cela est le témoignage fort et retentissant. » (« C’est seulement en passant par des épreuves douloureuses que tu peux réaliser que Dieu est agréable », La Parole apparaît dans la chair). Grâce à l’éclairage et l’orientation de Dieu, j’ai commencé à réfléchir sur moi-même et j’ai progressivement découvert mes faiblesses. J’ai vu que mon amour pour Dieu était frelaté et que je ne m’étais pas encore soumise à Dieu de façon absolue. Depuis mon arrestation et au cours de mes luttes contre ces méchants flics, j’avais fait preuve de courage et d’audace, et je n’avais pas versé une seule larme tout au long de ces séances de torture, mais ce n’était pas ma véritable stature. Tout cela avait été la foi et le courage qui m’avaient été donnés par les paroles de Dieu, lesquelles m’avaient permis de vaincre la tentation et les agressions de Satan à maintes reprises. J’ai aussi vu que l’essence des méchants flics m’avait été invisible. J’avais pensé que la police du PCC était respectueuse des lois et qu’en tant que mineure, je ne serais jamais condamnée ou, qu’au pire, je ne serais enfermée que pour quelques mois. J’avais pensé que je n’aurais plus qu’à endurer un peu plus de douleur et d’épreuves et que je n’aurais qu’à tenir le coup un peu plus longtemps, puis cela passerait ; je n’avais jamais pensé que je pourrais passer trois ans ici à vivre cette vie inhumaine. Juste à ce moment-là, je ne voulais pas continuer à souffrir ou à me soumettre à l’orchestration et aux arrangements de Dieu. C’était différent du résultat que j’avais imaginé, et il se trouve que cela révélait ma véritable stature. C’est seulement à ce moment-là que je me suis rendu compte que Dieu regarde vraiment profondément dans les cœurs des hommes et que Sa sagesse est vraiment exercée sur la base des plans de Satan. Satan souhaitait me tourmenter et m’épuiser complètement par cette sentence de prison, mais Dieu avait profité de cette occasion pour me permettre de découvrir mes faiblesses et de reconnaître mes insuffisances, accentuant ainsi ma soumission réelle et permettant à ma vie de progresser plus rapidement. L’éclairage de Dieu m’avait fait sortir de ma situation difficile et m’avait donné une puissance infinie. Mon cœur s’est soudainement senti plein et lumineux, et j’ai compris les bonnes intentions de Dieu et je ne me suis plus sentie misérable. J’ai décidé de suivre l’exemple de Pierre en permettant à Dieu de tout orchestrer, sans une seule plainte, et de faire face calmement à tout ce qui pourrait arriver à partir de ce jour-là.

Deux mois plus tard, j’ai été transporté dans un camp de travail. Lorsque j’ai reçu les documents de mon verdict et que je les ai signés, j’ai découvert que la peine de trois ans avait été commuée en un an. Dans mon cœur, j’ai remercié et loué Dieu encore et encore. Tout cela était le résultat de l’orchestration de Dieu, et je pouvais y voir l’amour et la protection immenses qu’Il me réservait.

Dans le camp de travail, j’ai découvert un côté encore plus cruel et plus brutal des méchants policiers. Très tôt le matin, nous nous levions et allions travailler, et nous étions sérieusement surchargés de tâches chaque jour. Nous devions travailler pendant de très longues heures tous les jours, et parfois nous travaillions vingt-quatre heures sur vingt-quatre pendant plusieurs jours. Certains prisonniers sont tombés malades et ont dû être placés sous perfusion intraveineuse ; le taux d’égouttement devait être réglé à la vitesse la plus rapide pour qu’ils puissent retourner rapidement à l’atelier et reprendre le travail. Cela a mené la majorité des condamnés à contracter par la suite des maladies très difficiles à guérir. Certaines personnes, parce qu’elles travaillaient lentement, étaient fréquemment victimes de violence verbale de la part des gardes ; leur langage grossier était tout simplement impensable. Certains détenus violaient les règles pendant qu’ils travaillaient et donc étaient punis. Par exemple, ils étaient « mis sur la corde », ce qui signifiait qu’ils devaient s’agenouiller au sol et avoir les mains attachées derrière le dos, obligés de lever les bras douloureusement jusqu’au niveau du cou. D’autres étaient attachés à des arbres avec des chaînes de fer comme des chiens et étaient flagellés impitoyablement avec un fouet. Certains détenus, incapables de supporter cette torture inhumaine, essayaient de se laisser mourir de faim, mais les méchants gardes menottaient leurs chevilles et leurs poignets et tenaient fermement leur corps, introduisant de force des tubes et des liquides en eux. Ils craignaient que ces prisonniers ne meurent, non parce qu’ils chérissaient la vie, mais parce qu’ils avaient peur de perdre la main-d’œuvre bon marché qu’ils fournissaient. Les actes maléfiques commis par les gardiens de prison étaient vraiment trop nombreux pour être comptés, tout comme les incidents sanglants et d’une violence effroyable qui se sont produits. Tout cela m’a fait voir très clairement que le Parti communiste chinois était l’incarnation de Satan qui était dans le monde spirituel ; c’était le plus mauvais de tous les démons et les prisons sous son régime étaient l’enfer sur terre — pas seulement de nom, mais dans la réalité. Je me souviens de certains mots inscrits sur le mur du bureau où j’ai été interrogée, qui ont attiré mon attention : « Il est interdit de battre les gens à volonté ou de leur infliger des châtiments illégaux, et il est encore plus interdit d’obtenir des aveux par la torture. » Cependant, en réalité, leurs actions étaient ouvertement opposées à cela. Ils m’avaient battue sans raison valable, moi, une fille qui n’était même pas encore adulte, et m’avaient soumise à des châtiments illégaux ; de plus, ils m’avaient condamnée simplement à cause de ma croyance en Dieu. Tout cela m’avait fait voir clairement que le PCC utilisait des ruses pour tromper les gens en prétendant que tout allait bien. C’était exactement comme Dieu l’avait dit : « Le diable ligote fortement tout le corps de l’homme, il couvre ses yeux et scelle ses lèvres fermement. Le roi des démons a tout saccagé pendant plusieurs milliers d’années jusqu’à nos jours alors qu’il surveille toujours la ville fantôme, comme si elle était un « palais des démons » impénétrable ; […] Ancêtres des anciens ? Leaders bienaimés ? Ils s’opposent tous à Dieu ! Leur ingérence a tout laissé sous le ciel dans un état de ténèbres et de chaos ! Liberté de religion ? Les droits et intérêts légitimes des citoyens ? Tout cela n’est qu’une ruse pour camoufler le péché ! » (« L’œuvre et l’entrée (8) », La Parole apparaît dans la chair). Après avoir vécu la persécution des mauvais policiers, j’ai été totalement convaincue de ce passage des paroles prononcées par Dieu, et j’en ai maintenant une connaissance et une expérience réelles. De plus, dans le camp de travail, j’avais vu de mes propres yeux la laideur de toutes sortes de personnes : les visages répugnants de ces serpents opportunistes et enjôleurs qui cherchaient à s’attirer les bonnes grâces des capitaines, le visage cruel d’hommes férocement violents et déchainés qui persécutaient les faibles, et ainsi de suite. Pour moi qui n’avais pas encore mis les pieds dans la société, durant cette année de vie en prison, j’ai finalement clairement vu la corruption de l’humanité. J’ai découvert la trahison dans le cœur des hommes et je me suis rendu compte à quel point le monde humain pouvait être sinistre. J’ai aussi appris à faire la distinction entre le positif et le négatif, le noir et le blanc, le juste et l’injuste, le bien et le mal, le louable et le méprisable ; j’ai vu clairement que Satan est laid, mauvais, brutal, et que seul Dieu est le symbole de la sainteté et de la justice. Dieu seul symbolise la beauté et la bonté ; Dieu seul est amour et salut. Sous le regard attentif et la protection de Dieu, cette année inoubliable a passé très vite pour moi.

Maintenant, quand j’y pense, bien que j’aie subi des souffrances physiques pendant cette année en prison, Dieu a utilisé Ses paroles pour me guider et me conduire, faisant ainsi mûrir ma vie. Je suis reconnaissante pour la prédestination de Dieu. La possibilité de mettre le pied sur ce bon chemin de vie était la plus grande grâce et la plus grande bénédiction que Dieu m’ait accordée. Je Le suivrai et L’adorerai pour le restant de ma vie !

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