« Dieu Lui-même, l’Unique III » | Extrait 130

Une vie passée à la recherche de gloire et de fortune laissera l'homme désemparé face à la mort

Grâce à la souveraineté et à la prédestination du Créateur, une âme solitaire qui a commencé sans aucun gain propre gagne des parents et une famille, la chance de devenir membre de la race humaine, la chance d'expérimenter la vie humaine et de voir le monde ; et elle gagne également la chance d'expérimenter la souveraineté du Créateur, de connaître les merveilles de la création par le Créateur et, par-dessus tout, de connaître l'autorité du Créateur et de s'y soumettre. Mais la plupart des gens ne saisissent pas vraiment cette occasion rare et éphémère. On épuise son énergie toute sa vie pour lutter contre le destin, on passe tout son temps à s'affairer pour nourrir sa famille et à faire des allers-retours entre la richesse et le statut. Les choses que les gens chérissent sont la famille, l'argent et la gloire ; ils les considèrent comme les choses les plus précieuses de la vie. Tous les hommes se plaignent de leur sort, mais continuent à refouler au fond de leur pensée les questions qu'il est plus impérieux d'examiner et de comprendre : pourquoi l'homme est en vie, comment l'homme devrait vivre, ce que sont la valeur et la signification de la vie. Toute leur vie, quel que soit le nombre d'années, ils ne font que courir à la recherche de la gloire et de la fortune, jusqu'à consommer toute leur jeunesse, jusqu'à ce qu'ils grisonnent et se rident ; jusqu'à ce qu'ils voient que la gloire et la fortune ne peuvent pas empêcher quelqu'un de sombrer dans la sénilité, que l'argent ne peut pas combler le vide du cœur ; jusqu'à ce qu'ils comprennent que personne ne peut échapper à la loi de la naissance, du vieillissement, de la maladie et de la mort, que personne ne peut échapper à ce que le destin lui réserve. Ce n'est que lorsqu'ils sont obligés d'affronter le dernier tournant de la vie qu'ils comprennent vraiment que même si l'on possède des millions en propriétés, même si l'on est privilégié et de rang élevé, personne ne peut échapper à la mort, chaque personne retournera à sa position d'origine : une âme solitaire, sans rien à son propre nom. Quand on a des parents, on croit que ses parents sont tout ; quand on a une propriété, on pense que l'argent est son pilier, qu'il est son actif dans la vie ; quand les gens ont un statut, ils s'y accrochent fermement et ils risqueraient leur vie pour lui. Ce n'est que lorsque les gens sont sur le point de quitter ce monde qu'ils se rendent compte que les choses qu'ils ont passé toute leur vie à poursuivre ne sont que des nuages ​​qui passent, auxquels ils ne peuvent s'accrocher, qu'ils ne peuvent pas emporter avec eux, qui ne peuvent pas les exempter de la mort, qui ne peuvent pas accompagner ni consoler une âme solitaire sur son chemin du retour ; et qui ne peuvent encore moins sauver quelqu'un ni lui permettre de transcender la mort. La gloire et la fortune que l'homme gagne dans le monde matériel lui procurent une satisfaction temporaire, un plaisir qui passe, un faux sentiment d'aisance, et fait que l'on s'égare. Et ainsi les hommes, s'embourbant dans la vaste mer de l'humanité, étant en besoin de paix, de confort et de la tranquillité de cœur, sont sans cesse submergés sous les vagues. Comme les gens ont encore à appréhender les questions les plus cruciales à comprendre – d'où ils viennent, pourquoi ils existent, où ils vont, et ainsi de suite –, ils sont séduits par la gloire et la fortune, induits en erreur, contrôlés par elles, irrévocablement perdus. Le temps file ; les années passent en un clin d'œil ; avant que l'on ne s'en rende compte, on a fait ses adieux aux plus belles années de sa vie. Quand quelqu'un est prêt à quitter ce monde, il arrive progressivement à la réalisation que tout dans le monde va à la dérive, que l'on ne peut plus s'accrocher à ses possessions ; alors on éprouve vraiment le sentiment que l'on ne possède rien du tout, comme un enfant qui vient d'émerger dans le monde en pleurant. À ce stade, on est obligé de réfléchir à ce que l'on a fait dans la vie, à ce que vaut le fait d'être vivant, ce que cela signifie, pourquoi on est venu dans le monde ; et, à ce stade, on veut de plus en plus savoir s'il y a vraiment une vie après la mort, si le ciel existe vraiment, s'il y a vraiment une rétribution… Plus on s'approche de la mort, plus on veut comprendre ce que la vie signifie vraiment ; plus on s'approche de la mort, plus son cœur semble vide ; plus on s'approche de la mort, plus on se sent impuissant ; et ainsi sa peur de la mort grandit de jour en jour. Il y a deux raisons pour lesquelles les gens se comportent de cette façon à l'approche de la mort : tout d'abord, ils sont sur le point de perdre la gloire et la richesse sur lesquelles leurs vies ont dépendu, sont sur le point de laisser derrière eux tout ce qui est visible dans le monde ; et, deuxièmement, ils sont sur le point d'affronter, tout seuls, un monde étrange, une dimension mystérieuse, inconnue où ils ont peur de mettre le pied, où ne se trouve aucun de leurs bien-aimés ni aucun soutien. Pour ces deux raisons, tous ceux qui font face à la mort se sentent mal à l'aise, expérimentent une panique et un sentiment d'impuissance qu'ils n'ont jamais connus auparavant. Ce n'est que lorsque les gens atteignent réellement ce point qu'ils se rendent compte que la première chose que l'on doit comprendre, quand on met le pied sur cette terre, c'est l'origine des êtres humains, la raison pour laquelle les gens sont en vie, qui dicte le destin humain, qui a la charge de l'existence humaine et qui a la souveraineté sur elle. Ce sont là les véritables valeurs de la vie, la base essentielle de la survie humaine, et non pas d'apprendre comment prendre soin de sa famille ou comment acquérir la gloire et la richesse, non pas apprendre à se démarquer de la multitude ou à mener une vie plus opulente, beaucoup moins d'apprendre à exceller et à rivaliser avec les autres avec succès. Bien que les différentes compétences de survie que les gens passent leur vie à maîtriser puissent offrir une abondance de conforts matériels, elles n'apportent jamais à leur cœur la vraie paix et la vraie consolation, mais font plutôt que les gens perdent constamment leur chemin, ont du mal à se contrôler, ratent toutes les occasions d'apprentissage du sens de la vie ; et elles créent un courant sous-jacent de troubles sur la façon correcte de faire face à la mort. Ainsi, la vie des gens est ruinée. Le Créateur traite chacun de façon équitable, en donnant à chacun, tout au long de sa vie, des occasions d'expérimenter et de connaître Sa souveraineté, mais ce n'est que lorsque la mort se rapproche, quand le spectre de la mort plane sur quelqu'un, que l'on commence à voir la lumière – et il est alors trop tard.

Les gens passent leur vie à courir après l'argent et la gloire ; ils se raccrochent au moindre espoir, pensant qu'elles sont leurs seuls moyens de soutien, comme si, en les ayant, ils pouvaient continuer à vivre, pouvaient se dispenser de la mort. Mais ce n'est que lorsqu'ils se rapprochent de la mort qu'ils se rendent compte combien ces choses sont distantes d'eux, combien ils sont faibles face à la mort, combien ils volent facilement en éclats, combien ils sont seuls et impuissants, sans utilité. Ils se rendent compte que la vie ne peut pas être achetée avec de l'argent ou la renommée, que peu importe la richesse d'une personne, peu importe sa haute position, tous les hommes sont pareillement pauvres et nuls face à la mort. Ils se rendent compte que l'argent ne peut pas acheter la vie, que la renommée ne peut abolir la mort, que ni l'argent ni la renommée ne peuvent prolonger la vie d'une personne d'une seule minute, d'une seule seconde. Plus les gens ressentent ce sentiment, plus ils aspirent à continuer à vivre ; plus les gens ressentent ce sentiment, plus ils redoutent l'approche de la mort. Ce n'est qu'à ce stade qu'ils se rendent vraiment compte que leur vie ne leur appartient pas, qu'elle ne relève pas de leur contrôle et que l'on n'a rien à dire sur sa vie ou sa mort, que tout cela échappe à son contrôle.

Extrait de « Dieu Lui-même, l'Unique III »

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