33 Après les mensonges

Par Chen Shi, Chine

Dieu Tout-Puissant dit : « Vous devez savoir que Dieu aime un homme honnête. Dieu a l’essence de la fidélité, et ainsi Sa parole est toujours fiable. En outre, Ses actions sont irréprochables et incontestables. C’est pourquoi Dieu aime ceux qui sont absolument honnêtes avec Lui. L’honnêteté signifie donner son cœur à Dieu ; ne jamais Le tromper en quoi que ce soit ; être ouvert avec Lui en toutes choses ; ne jamais cacher la vérité ; ne jamais faire ce qui trompe les supérieurs et leurre les inférieurs ; et ne jamais faire ce qui n’a le but que de s’attirer des faveurs de Dieu. Bref, être honnête, c’est s’abstenir de toute impureté dans ses actions et ses paroles et ne tromper ni Dieu ni l’homme » (« Trois admonitions », dans La Parole apparaît dans la chair). Le Seigneur Jésus a dit aussi : « Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu 18:3). Les paroles de Dieu nous montrent qu’Il est fidèle, qu’Il aime les gens honnêtes et méprise les gens sournois, et que seules les personnes honnêtes peuvent être sauvées et entrer au royaume des cieux. C’est pourquoi Il exige inlassablement que nous soyons honnêtes et que nous corrigions nos intentions mensongères et trompeuses. Mais dans ma vie réelle, dès que ma réputation ou mon statut étaient en jeu, je ne pouvais pas m’empêcher de mentir et de tricher. Sans le jugement et la révélation des paroles de Dieu, sans Son châtiment et Sa discipline, jamais je ne me serais vraiment repentie, je ne me serais détournée du mensonge et je n’aurais pratiqué la vérité comme une personne honnête.

Il y a deux ans, j’exerçais la fonction de dirigeante d’Église. Un jour, ma supérieure m’a demandé de participer à une réunion de collaborateurs. J’étais vraiment contente. J’ai songé que j’avais travaillé dur dans l’Église ces derniers temps, à organiser des réunions et échanger tous les jours, et que la plupart des frères et sœurs étaient activement engagés dans leur devoir. Certains groupes avaient fait de grands progrès, et j’étais sûre que cette réunion allait me permettre de me distinguer. J’allais montrer à la dirigeante et aux collaborateurs de quoi j’étais capable, ils verraient que j’étais meilleure que les autres. Quand je suis arrivée, la sœur Liu, l’air préoccupé, s’est adressée à moi en soupirant : « Comment se passe ton travail d’abreuvement et d’aide aux frères et sœurs ? On a des soucis en ce moment. Je n’ai sans doute pas la réalité de la vérité. Il y a un tas de problèmes que je n’arrive pas à résoudre. » Je lui ai répondu en souriant : « Le travail d’abreuvement se passe bien dans notre Église, beaucoup mieux qu’avant. » C’est alors que la dirigeante est arrivée et nous a interrogées sur le travail d’abreuvement dans les églises. Je me suis dit que c’était l’occasion pour moi de briller et qu’il fallait que je lui en mette plein la vue. Curieusement, elle ne nous a pas interrogées sur nos succès dans le travail d’abreuvement, mais sur les difficultés rencontrées, sur la manière dont elles avaient été résolues en échangeant sur la vérité et sur celles qui n’avaient pas été résolues. J’ai paniqué. De façon générale, j’avais organisé le travail en ignorant complètement les détails, donc je n’avais pas effectué un vrai abreuvement. Je ne savais pas quoi faire. Qu’est-ce que j’allais devoir lui répondre ? Si je lui disais la vérité, est-ce qu’elle n’allait pas penser que je n’accomplissais aucun travail concret ? Je venais de me vanter auprès de la sœur Liu en lui disant que le travail dont j’étais responsable s’était bien passé. Si j’étais incapable d’entrer dans les détails, est-ce qu’elle n’allait pas dire que je me vantais sans raison ? Que faire ? J’étais de plus en plus inquiète. Et c’est là que le frère Zhou a parlé de certains problèmes qu’ils avaient rencontrés dans le travail d’abreuvement dans leur Église et des corruptions qu’il avait révélées dans son travail. Il a ensuite expliqué que pour y remédier, il avait cherché la vérité. Il l’a expliqué de façon très concrète et détaillée, en nous montrant un chemin de pratique. En entendant son échange, j’ai eu honte. Sachant que je n’avais accompli aucun travail concret, j’ai baissé la tête en rougissant. C’est alors que la dirigeante m’a donné la parole. Mon cœur a fait un bond. Qu’est-ce que je devais dire ? Je n’avais aucun détail à partager, juste un résumé qui montrerait que je n’effectuais aucun travail concret. Qu’est-ce qu’on penserait de moi si je disais la vérité ? Je me suis dit que je ne pouvais pas être franche. J’ai donc dit : « Je suis dans la même situation que le frère Zhou. Inutile de répéter ce qui vient d’être dit. » La dirigeante m’a écoutée sans rien dire, puis elle a commencé la réunion en lisant des paroles de Dieu. Au cours de cette réunion, j’avais l’impression d’avoir commis un vol. J’étais vraiment tendue, craignant qu’un jour où l’autre, ma supérieure vérifie ou supervise mon travail, s’aperçoive que ma pratique ne ressemblait pas à celle du frère Zhou et me retire ma fonction pour n’avoir pas accompli de travail concret et pour avoir menti et triché. Mon anxiété ne faisait que croître, mais je n’avais pas le courage de dire la vérité. Rapidement, je me suis dit : « Je dois absolument travailler comme le frère Zhou pour compenser ma tricherie d’aujourd’hui. »

En revenant à l’église, je suis tout de suite allée voir les diacres et les chefs de groupe, je leur ai donné individuellement des instructions détaillées et je les ai fait commencer immédiatement. Puis, j’ai repris mon vélo pour aller voir la sœur Lyu. Je lui ai parlé en détail de la voie du frère Zhou et lui ai demandé de la partager avec les autres frères et sœurs dans le cadre de la tâche d’abreuvement. Trois jours se sont écoulés, et j’ai attendu tranquillement de récolter les fruits de mes efforts. À ma grande surprise, ils m’ont dit qu’ils avaient rencontré beaucoup de problèmes dans leur travail d’abreuvement, qu’ils ne pouvaient pas les résoudre tous et que des novices avaient été abusés par les mensonges du PCC et des pasteurs religieux faute d’avoir été abreuvés à temps, et donc, ils n’osaient plus venir aux réunions. J’étais sous le choc. Comment cela avait-il pu arriver ? Je me suis précipitée chez la sœur Lyu. Dès qu’elle m’a vue, elle m’a dit avec angoisse : « Qu’est-ce que je dois faire maintenant, concernant ces problèmes dans notre travail d’abreuvement ? Vraiment, je n’en sais rien. » Je n’ai pas su quoi lui répondre. Je lui avais donné des instructions en particulier et j’étais entrée dans les détails, mais elle n’avait toujours pas compris. Je me suis demandée ce qui n’allait pas chez ces gens-là. J’avais échangé très clairement, mais ils n’avaient pas saisi. Qu’est-ce que la dirigeante allait penser de moi, si mon travail était mal fait ? Plus j’y pensais, plus j’étais contrariée et déprimée. Cette nuit-là, je me suis retournée sans cesse dans mon lit, incapable de dormir, entièrement vidée de mon énergie. Finalement, j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, j’ai travaillé très dur dans le cadre de mon devoir ces derniers jours, mais en vain. Je ne sens pas Ton orientation et je vis dans les ténèbres. Ô Dieu, est-ce que je fais quelque chose de contraire à Ta volonté, qui susciterait Ton dégoût et Ta haine ? Éclaire-moi, que je comprenne la situation dans laquelle je me trouve. »

J’ai lu ensuite ces paroles éclairantes de Dieu : « Penses-tu à Moi quand tu établis tes objectifs ? Tes paroles et tes actions tiennent-elles bon en Ma présence ? J’examine toutes tes pensées. Ne te sens-tu pas coupable ? Tu portes un masque devant les autres et tu prends calmement un air de haute opinion de toi-même ; tu fais cela pour te protéger. Tu fais cela pour dissimuler ta méchanceté et tu cherches même des manières d’inculquer cette méchanceté à quelqu’un d’autre. Quelle trahison habite dans ton cœur ! » (« Chapitre 13 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). « N’agis pas d’une façon devant les autres, mais d’une autre façon derrière leur dos ; Je vois clairement tout ce que tu fais et, même si tu peux tromper les autres, tu ne peux pas Me tromper. Je vois tout clairement. Il ne t’est pas possible de cacher quoi que ce soit ; tout est entre Mes mains. Ne te crois pas intelligent, préparant tous tes calculs égoïstes. Je te le dis, l’homme peut faire mille plans ou dix mille plans, mais à la fin, il ne peut échapper à la paume de Ma main. Toutes les choses et tous les événements sont administrés entre Mes mains, à plus forte raison une personne ! N’essaie pas d’éviter ou de cacher, ne triche pas et ne dissimule pas. Ne peux-tu pas voir que Mon visage glorieux, Ma colère et Mon jugement ont été révélés publiquement ? Je jugerai immédiatement et sans miséricorde tous ceux qui ne Me veulent pas sincèrement. Ma pitié est arrivée à sa fin et il n’en reste plus. Ne sois plus hypocrite et cesse tes manières extravagantes » (« Chapitre 44 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). Ensuite, j’ai réfléchi sur moi-même. Je me démenais pour organiser des réunions et échanger avec les diacres et les chefs de groupes, mais à quoi bon ? Est-ce que je le faisais vraiment pour le travail d’Église, pour la vie de mes frères et sœurs ? Est-ce que je le faisais pour résoudre leurs problèmes pratiques ? Ensuite, j’ai songé à la façon dont j’avais menti au cours de cette réunion. Quand la dirigeante m’a interrogée sur le travail d’abreuvement, je savais bien que je n’avais accompli aucun travail concret, mais j’avais été déloyale pour ne pas avoir l’air bête et me faire percer à jour ou susciter le mépris. Je m’étais hâtée de combler les lacunes dans mon travail pour que la dirigeante ne s’aperçoive pas que j’avais menti. Je me suis rendu compte que je n’avais travaillé dur que pour perpétuer mon mensonge, pour camoufler cette vérité, que je n’avais accompli aucun travail concret, et pour ma réputation et mon statut. J’avais simplement utilisé la voie dont le frère Zhou avait parlé au lieu de comprendre vraiment les difficultés réelles des frères et sœurs et de résoudre leurs problèmes en échangeant sur la vérité. J’avais été négligente dans mon devoir, avec cette motivation ignoble. Comment cela pouvait-il être conforme à la volonté de Dieu ? Dieu lit au plus profond de nos cœurs, alors, pouvait-Il ne pas être dégoûté de voir comment j’essayais de Le tromper, de tricher avec Lui et de Le duper ? Les ténèbres dans lesquelles j’étais tombée, c’était Dieu qui me châtiait et me disciplinait. En en prenant conscience, j’ai eu un peu peur et j’ai songé à pratiquer la vérité et à être franche au cours de la réunion suivante. Mais à la pensée de mon gros mensonge, j’étais préoccupée. Si je l’avouais, qu’est-ce qu’on penserait de moi ? Est-ce qu’on allait pas dire que j’étais fourbe ?

J’ai alors lu un autre passage des paroles de Dieu. « Quand tu dis un mensonge, tu ne perds pas la face sur le coup, mais dans ton cœur, tu sens que tu as été totalement discrédité et ta conscience t’accuse d’être malhonnête. Au fond, tu te mépriseras, nourriras pour toi-même du dédain et penseras : "Comment se fait-il que je vive si lamentablement ? Est-ce vraiment si difficile de dire la vérité ? Dois-je proférer ces mensonges simplement pour ma réputation ? Pourquoi la vie est-elle si fatigante pour moi ?" Tu n’es pas obligé d’avoir une vie fatigante, mais tu n’as pas choisi le chemin de la facilité et de la liberté. Tu as choisi le chemin consistant à entretenir ta réputation et ta vanité, donc pour toi, la vie est très pénible. […] Tu ne peux pas renoncer à des choses comme ta réputation et ton prestige, donc tu ne peux que les soutenir par des mensonges. Tu as l’impression de pouvoir utiliser des mensonges pour t’accrocher à ces choses, mais en fait, tu ne le peux pas. Non seulement tes mensonges n’ont pas réussi à maintenir ton intégrité et ta dignité, mais, plus important, tu as perdu une chance de pratiquer la vérité. Même si tu as soutenu ta réputation et ton prestige, tu as perdu la vérité ; tu as perdu une occasion de la mettre en pratique, ainsi qu’une chance d’être quelqu’un d’honnête. C’est la plus grande des pertes » (« Récits des entretiens de Christ »). Chacune de ces paroles de Dieu m’est allée droit au cœur. Je protégeais ma réputation après avoir menti, mais je n’en éprouvais pas une once de contentement. Au contraire, j’étais mal à l’aise, je ne cessais de regretter ce que j’avais fait. Parfois, j’évitais le regard des autres tout en parlant, craignant qu’on décèle ma supercherie et qu’on ne m’accorde plus aucun crédit. J’essayais même toutes sortes de trucs pour dissimuler mon mensonge, pour le rendre crédible. C’était une façon de vivre difficile, épuisante, et je ne trouvais rien qui me soulage. J’avais menti, j’avais été malhonnête, et mon comportement était ignoble et indigne. Ne voulant plus me défendre, j’ai prié Dieu pour me confesser et me repentir, et j’ai décidé de renoncer à la chair et d’être franche dès que je reverrais les frères et sœurs.

Quelques jours plus tard, la dirigeante est venue participer à une réunion avec nous, et j’ai compris que c’était Dieu qui m’accordait une chance de pratiquer la vérité. J’ai prié : « Ô Dieu, je désire révéler mon mensonge et ma tromperie. Donne-moi la résolution de pratiquer la vérité. » En arrivant, j’ai appris qu’elle était venue choisir un collaborateur parmi nous, les dirigeants de l’Église. J’étais en proie à un conflit intérieur. Parmi nous autres dirigeants de l’Église, mon calibre et mes accomplissements étaient un petit peu meilleurs que ceux des autres, donc ils me voyaient peut-être déjà comme une candidate qualifiée. Mais si je disais la vérité et révélais mon mensonge, est-ce qu’ils ne penseraient pas du mal de moi ? Est-ce qu’ils ne me trouveraient pas trop sournoise pour qu’ils puissent me prendre ? Si quelqu’un d’autre était choisi, pourrais-je me montrer à nouveau ? Je me suis dit que je ne pouvais pas en parler. Alors que j’avais baissé la tête, perdue dans mes pensées, la dirigeante m’a demandé d’échanger sur ma situation récente. Tout en balbutiant, j’ai passé ça sous silence : « De mon côté, ça va. Quand je rencontre des difficultés, je sais prier Dieu et chercher la vérité pour les résoudre… » J’ai eu le sentiment que je venais de faire quelque chose de honteux et j’ai été anxieuse. Je me suis mise à transpirer. Ayant remarqué que j’essuyais ma sueur, la dirigeante m’a fait apporter une tasse d’eau chaude et m’a gentiment demandé si j’étais enrhumée. Je lui ai répondu : « Je ne sais pas pourquoi, mais je suis anxieuse et je transpire. » En réalité, je savais très bien que c’était parce que j’avais à nouveau menti et je n’avais pas pratiqué la vérité. J’ai prié Dieu en silence : « Ô Dieu, j’ai menti encore et encore, refusant obstinément de pratiquer la vérité. Je suis vraiment rigide et rebelle. S’il Te plaît, guide-moi pour que je puisse pratiquer la vérité et être une personne honnête. »

La sœur Liu a alors proposé qu’on chante un cantique des paroles de Dieu. « L’honnêteté signifie donner son cœur à Dieu ; ne jamais Le tromper en quoi que ce soit ; être ouvert avec Lui en toutes choses ; ne jamais cacher la vérité ; ne jamais faire ce qui trompe les supérieurs et leurre les inférieurs ; et ne jamais faire ce qui n’a le but que de s’attirer des faveurs de Dieu. Bref, être honnête, c’est s’abstenir de toute impureté dans ses actions et ses paroles et ne tromper ni Dieu ni l’homme. Si tes paroles sont truffées d’excuses et de justifications sans valeur, alors Je dis que tu es quelqu’un qui est extrêmement réticent à mettre la vérité en pratique. Si tu as reçu beaucoup de confidences que tu hésites à partager et si tu ne veux pas du tout dévoiler tes secrets, c’est-à-dire tes difficultés, devant les autres en vue de chercher le chemin de la lumière, alors Je dis que tu es quelqu’un qui ne recevra pas facilement le salut et qui ne sortira pas facilement des ténèbres. Si la recherche du chemin de la vérité te plaît bien, alors tu es quelqu’un qui demeure toujours dans la lumière » (« Dieu bénit ceux qui sont honnêtes », dans Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). Tout en chantant ce cantique, j’étais stressée et j’avais honte. J’avais prié avant la réunion parce que je voulais avouer que j’avais menti et été malhonnête, mais quand je me suis aperçue que la dirigeante choisissait quelqu’un pour travailler avec elle, je n’ai rien voulu révéler. J’ai eu peur que la dirigeante et les collaborateurs sachent que je n’avais fait aucun travail concret et que j’avais même menti, qu’ils me trouvent trop sournoise et ne me choisissent pas pour le poste. Je perdrais alors ma chance de devenir dirigeante. J’étais vraiment malhonnête ! Dieu voit tout. Je peux duper les autres, mais duper Dieu ? J’ai surtout pensé à ces paroles : « Si tu as reçu beaucoup de confidences que tu hésites à partager et si tu ne veux pas du tout dévoiler tes secrets, c’est-à-dire tes difficultés, devant les autres en vue de chercher le chemin de la lumière, alors Je dis que tu es quelqu’un qui ne recevra pas facilement le salut et qui ne sortira pas facilement des ténèbres. » J’étais encore plus mal à l’aise. Est-ce que je n’étais pas réticente à partager beaucoup de confidences, comme le disait Dieu ? Je savais parfaitement que j’ignorais les spécificités du travail d’abreuvement, mais quand la dirigeante m’a interrogée, j’ai donné le change et j’ai sciemment menti, et quand je suis revenue dans l’église, je ne me suis pas confiée aux autres pour révéler ma corruption et les manques dans mon travail. Je me suis efforcée de camoufler mes mensonges et de les perpétuer tout en paraissant accomplir mon devoir. Est-ce que je faisais mon devoir ? Je ne me souciais que de protéger ma réputation et mon statut. J’essayais de tromper Dieu et de duper les autres. Et une fois de plus, pour avoir ce nouveau poste, je suis revenue sur mon vœu de façon éhontée, trichant avec Dieu et avec les hommes. Je n’ai pas cessé de mentir et d’être malhonnête ! Et puis, j’ai pensé à ces paroles de Dieu : « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin » (Matthieu 5:37). « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge » (Jean 8:44). Je savais parfaitement que Dieu aime les gens honnêtes, mais je n’ai pas cessé de mentir et de couvrir mes mensonges, essayant de tromper Dieu et mes frères et sœurs. En quoi ai-je été différente de Satan ? Est-ce que j’avais la moindre once d’humanité ? Si je ne me repentais pas et ne changeais pas, je savais que je connaîtrais la même fin que Satan. Cette pensée m’a effrayée, et j’ai donc prié Dieu et rassemblé mon courage pour sacrifier ma réputation. J’ai révélé en détail le mensonge et la dissimulation que j’avais pratiqués et mes motifs ignobles, sournois, en n’oubliant rien. Ayant été totalement franche, je me suis sentie débarrassée d’un grand poids et soudain, bien plus détendue. J’étais libérée et à l’aise au fond de moi.

Les frères et sœurs ne m’ont pas méprisée, et la dirigeante m’a même lu un passage des paroles de Dieu. « Quand des gens s’engagent dans la tromperie, quelles intentions en découlent ? Quelle sorte de tempérament révèlent-ils ? Pourquoi sont-ils capables d’exprimer ce genre de tempérament ? Quelle en est la source ? C’est que les gens considèrent leurs propres intérêts comme plus importants que tout le reste. Ils s’engagent dans la tromperie pour que cela leur profite à eux-mêmes, et leurs tempéraments trompeurs sont ainsi révélés. Comment ce problème devrait-il être résolu ? D’abord, tu dois renoncer à tes propres intérêts. Faire en sorte que les gens renoncent à leurs propres intérêts est la chose la plus difficile à faire. La plupart des gens ne recherchent rien d’autre que le profit ; les intérêts des gens, c’est leur vie, et leur faire renoncer à ces choses-là équivaut à les forcer à renoncer à leur vie. Alors, que devrais-tu faire ? Tu dois apprendre à renoncer à la douleur qu’il y a à se défaire des intérêts que tu aimes, à t’en détacher, à la subir et à l’endurer. Une fois que tu auras enduré cette douleur et renoncé à quelques-uns de tes intérêts, tu te sentiras un peu soulagé et un peu libéré et, de cette façon, tu vaincras ta chair. Cependant, si tu t’accroches à tes intérêts et n’arrives pas à t’en détacher, en disant : "J’ai été malhonnête, et alors ? Dieu ne m’a pas puni, alors qu’est-ce que les hommes peuvent me faire ? Je ne renoncerai à rien !" Quand tu ne renonces à rien, personne d’autre ne subit de pertes ; c’est toi-même qui finis par être perdant. Quand tu reconnais ton propre tempérament corrompu, il s’agit, en fait, d’une occasion pour toi d’entrer, de progresser et de changer ; c’est une chance pour toi de venir devant Dieu et d’accepter Sa surveillance, Son jugement et Son châtiment. Il s’agit, en plus, d’une occasion pour toi d’atteindre le salut. Si tu renonces à chercher la vérité, cela équivaut alors à renoncer à l’occasion d’atteindre le salut et d’accepter le jugement et le châtiment. […] Si des gens choisissent de pratiquer la vérité, alors, même s’ils ont perdu leurs intérêts personnels, ils gagnent le salut de Dieu et la vie éternelle. Ces gens-là sont les plus intelligents. Si des gens profitent au détriment de la vérité, alors ce qu’ils perdent, c’est la vie et le salut de Dieu ; ces gens-là sont les plus stupides. Quant à ce qu’une personne choisira à la fin – ses intérêts personnels ou la vérité –, il s’agit d’une question qui révèle davantage une personne qu’aucune autre question. Ceux qui aiment la vérité choisiront la vérité ; ils choisiront de se soumettre devant Dieu et de Le suivre. Ils préfèrent abandonner leurs propres intérêts. Peu importe la souffrance qui les attend, ils sont déterminés à porter témoignage pour satisfaire Dieu. Voilà l’itinéraire fondamental de la pratique de la vérité et de l’entrée dans la réalité de la verité » (« Récits des entretiens de Christ »). Entendre ces paroles m’a fait du bien. J’ai pensé que j’avais menti et triché sans arrêt principalement parce que je me souciais trop de ma réputation et de mon poste, et parce que j’avais une nature sournoise. J’avais été éduquée et endoctrinée par Satan depuis que j’étais petite, et j’avais absorbé un grand nombre de ses poisons, comme « Chacun pour soi, Dieu pour tous », « Un arbre vit grâce à son écorce, tout comme un homme vit sur sa face », « Un mensonge devient la vérité s’il est répété dix mille fois », « L’homme ne peut rien accomplir sans dire de mensonges », « Réfléchis avant de parler, et puis parle avec réserve », etc. Ces philosophies sataniques étaient devenues mes lois de survie. Je les avais suivies, devenant plus égoïste, malhonnête et fausse. Je ne me souciais jamais que de mes propres intérêts et je ne pouvais pas m’empêcher de mentir et de tromper à cette fin. Même si je me sentais coupable et m’en voulais d’avoir menti, et que je voulais me repentir devant Dieu et m’ouvrir aux autres, ma peur d’être humiliée et ridiculisée faisait que je me protégeais et affichais une fausse façade. Je ne voulais pas m’ouvrir ni révéler mes motivations sournoises et ma conduite malhonnête. Je manquais surtout de courage pour laisser ma fierté de côté et être honnête, pensant que dès que je dirais la vérité, les autres me verraient telle que je suis et n’auraient plus d’estime pour moi. Je préférais me débattre dans les ténèbres et la souffrance plutôt que pratiquer la vérité et être honnête. J’ai compris combien j’étais corrompue par Satan ! Si Dieu ne m’avait pas démasquée ainsi, sans le jugement et la révélation de Ses paroles, je n’aurais jamais compris à quel point ma nature était sournoise et je n’aurais pas trouvé la motivation pour pratiquer la vérité et révéler mon vrai moi. Je me suis aperçue que le jugement et le châtiment étaient la façon dont Dieu me protégeait et me sauvait, et j’ai compris l’importance de poursuivre la vérité et de pratiquer l’honnêteté.

À partir de ce moment-là, j’ai décidé de toujours dire la vérité et d’être une personne honnête. Au bout d’un moment, j’ai constaté qu’une dirigeante qui se joignait à nous dans les réunions pouvait parfois être arrogante et suffisante, et n’acceptait pas facilement les conseils des autres. Plusieurs fois, j’ai voulu lui en parler, mais je me suis dit : « Si elle accepte ce que je lui dis, pas de problème, mais sinon, qu’est-ce qu’elle pensera de moi ? » J’ai décidé d’attendre, pour voir. Un jour, elle m’a demandé : « Ma sœur, ça fait maintenant un certain temps qu’on se connaît. Si tu vois un problème chez moi, fais-le moi savoir. Ça me serait utile. » Je l’ai regardée et j’ai failli lui répondre : « Je n’ai rien remarqué. Tu es magnifique. » Mais je me suis rendu compte que ce serait mensonger, alors j’ai prié Dieu et je me suis préparée à accepter Son examen. Je ne pouvais pas m’empêcher de mentir et de tricher, suscitant le dégoût de Dieu. J’ai donc été franche et je lui ai parlé de son problème. Elle m’a écoutée, puis elle a rapidement fait oui de la tête et m’a répondu : « Grâces soient rendues à Dieu ! Si tu ne me l’avais pas dit, je ne m’en serais jamais rendu compte. Il faut vraiment que je réfléchisse sur moi-même et que je comprenne ça. » J’ai été vraiment contente de voir qu’elle était capable de l’accepter. Je me suis sentie énormément apaisée et soulagée, et j’ai réellement vu combien il était merveilleux de pratiquer la vérité et d’être une personne honnête !

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