Comment poursuivre la vérité (4) Partie 2

Exemple 3 : Avoir l’air taciturne

Certaines personnes ne sont pas bavardes par nature. Dès leur plus jeune âge, elles n’aiment pas beaucoup parler. Quand elles interagissent avec les autres, elles parlent en termes simples, peu abondants, et quand il leur arrive beaucoup de choses, leurs pensées ne sont pas nombreuses, et leur langage pour les exprimer n’est pas riche. Même si elles s’expriment effectivement, c’est de façon très simple. De quel genre de problème s’agit-il ? (Il s’agit d’un problème qui concerne leur personnalité.) Il s’agit là d’un problème de personnalité inhérent à leurs conditions innées. Leur personnalité est, par nature, taciturne. Elles utilisent un langage simple, elles n’ont pas de pensées très complexes et elles sont réticentes à parler quand elles interagissent avec les autres. Quand on échange sur la vérité durant les réunions, elles se contentent d’écouter les autres parler, et c’est déjà bien si elles peuvent donner des réponses simples une fois que les autres ont fini de parler. Si tu leur demandes : « Qu’as-tu compris ? », elles diront : « Ma compréhension est semblable à la tienne. » Si tu leur demandes d’être précises, elles diront : « Je pense la même chose que toi, » et ensuite, elles n’ont rien de plus à ajouter. Il s’agit là simplement de leur personnalité. Si tu leur demandes d’en dire davantage, elles n’ont rien à ajouter. Cela fait partie de leurs conditions innées. Il y a des personnes d’un autre type qui, même si elles semblent ne pas avoir grand-chose à dire et si elles sont souvent taciturnes en apparence, aiment s’informer des ragots en privé, en disant des choses telles que : « De quelle zone pastorale viennent frère Untel ou sœur Unetelle ? J’ai entendu dire qu’il croyait en Dieu depuis huit ans. A-t-il jamais été dirigeant ? Quel âge a-t-il ? Est-il vrai qu’il a divorcé et qu’il a un enfant ? » De quel genre de manifestation s’agit-il là ? En apparence, ces personnes ne parlent pas beaucoup et elles n’aiment pas parler dans un cadre public. Leur langage n’est pas très riche et elles n’ont pas les mots pour communiquer normalement avec les autres. Cependant, à d’autres égards, elles ont beaucoup de choses à dire et elles aiment toujours se renseigner sur les autres, en disant des choses comme : « Cette personne s’est-elle fait opérer des paupières ? Sa peau est si claire, fréquente-t-elle souvent les instituts de beauté ? » ou : « Je vois qu’Untel se sert constamment d’un ordinateur dernier cri et qu’il ne porte que des vêtements de marque assez coûteux. Sa famille est-elle aisée ? Quel genre d’affaires sa famille fait-elle ? Son père est-il haut fonctionnaire ? » Quels problèmes ces manifestations concernent-elles ? (Elles concernent des problèmes posés par leur humanité.) Aimer s’informer des ragots, recueillir des renseignements sur des questions personnelles sans importance et discuter des affaires des autres : il s’agit là de manifestations qui se rapportent à l’humanité d’une personne. Ces manifestations sont-elles bonnes ? (Non.) En quoi ne sont-elles pas bonnes ? Quels problèmes posés par l’humanité concernent-elles ? Ces personnes n’ont blessé ou tourmenté personne, et elles n’ont pas non plus nui aux intérêts des autres, alors pourquoi ces manifestations sont-elles considérées comme mauvaises ? (Ces personnes veulent toujours être au courant des affaires des gens, elles fouinent constamment dans les affaires des autres dans leur dos. La raison de leur humanité pose problème.) Cela se rapporte à la raison de leur humanité. Si, par exemple, elles demandaient de façon franche et directe : « Frère Untel, quel âge as-tu ? » serait-ce là une manifestation normale de l’humanité ? (Oui.) Poser des questions de cette façon n’est-il pas ouvert et transparent ? N’est-ce pas approprié ? (Si.) Alors pourquoi certaines personnes ne posent-elles pas leurs questions ou ne disent-elles pas les choses directement à ceux qui sont concernés ? Pourquoi ces personnes ont-elles recours à des manœuvres louches dans le dos des autres ? Si un thème peut faire l’objet de questions ou de discussions en face à face, on devrait en parler ouvertement. Pourquoi chuchoter des secrets dans le dos des autres ? Cela n’implique-t-il pas une certaine attitude et une certaine méthode pour ce qui est de se conduire et de faire face aux choses ? Cette attitude et cette méthode sont-elles bonnes ? (Non.) Pourquoi considère-t-on que cette attitude et cette méthode ne sont pas bonnes ? Ces personnes qui aiment se renseigner en secret sur les choses aiment-elles fouiner dans la vie privée des autres et scruter les gens dans leur dos ? (Oui.) Pourquoi aiment-elles scruter les gens dans leur dos ? Si elles ont des questions à poser, pourquoi ne les posent-elles pas directement ? Est-il difficile de poser des questions en face-à-face ? Elles se disent qu’il n’est pas facile ou possible de poser des questions directement, alors elles se renseignent sur les autres dans leur dos. N’est-ce pas là la raison pour laquelle elles agissent ainsi ? (Si.) En réalité, certaines questions peuvent être posées directement, par exemple quand on demande à quelqu’un quelque chose comme : « Depuis combien d’années crois-tu en Dieu ? Es-tu allé à l’université ? Quel est ton niveau d’éducation ? Quel âge as-tu ? » Toutes ces questions peuvent être posées en face-à-face. Si certains individus ne veulent pas te répondre, alors ne leur pose pas de questions, et ne te renseigne pas sur eux dans leur dos non plus. Si tu penses que ces individus seraient prêts à partager certaines choses avec toi, ou si vous vous connaissez et qu’ils te font suffisamment confiance pour parler avec toi, alors tu peux leur poser des questions directement. Pourquoi insister pour se renseigner un peu partout sur eux dans leur dos ? Est-ce vraiment nécessaire ? Cela ne semble-t-il pas assez abject ? Ces personnes n’osent pas poser leurs questions directement parce qu’elles ont peur que leur interlocuteur ne leur réponde pas. Mais elles veulent à tout prix savoir et découvrir ces choses. Si elles ne les découvrent pas, elles sont mal à l’aise, mais une fois qu’elles obtiennent ces informations, elles sont rassurées intérieurement, comme si elles avaient trouvé un trésor. Quel genre de personnes sont-elles ? En prenant plaisir à se renseigner sur les affaires privées ou les informations personnelles des autres et à les saisir, ces personnes ont tendance à commérer et à juger les autres, n’est-ce pas ? (Oui.) Si tu crois que ton interlocuteur serait prêt à répondre à tes questions, tu peux les lui poser et découvrir ces choses directement. Si ton interlocuteur trouve que certaines de tes questions sont excessives et qu’elles vont au-delà de ce que tu devrais demander, et qu’il refuse de te répondre, ce n’est pas grave. S’il ne veut pas te répondre ou qu’il ne veut pas que tu saches certaines choses, alors ne te renseigne pas sur lui dans son dos pour autant. Si tu insistes pour avoir des informations sur quelqu’un d’autre ou pour connaître ses affaires privées, d’un côté, cet individu se mettra à te considérer avec méfiance : « Pourquoi veux-tu savoir ces choses ? Pourquoi essaies-tu de te renseigner sur moi dans mon dos ? Comptes-tu me contrôler, me tourmenter ou me trahir ? » Voilà un aspect des choses. D’un autre côté, en quoi est-il nécessaire que tu te renseignes sur les autres ? Quel droit as-tu de savoir des choses sur eux ? Veux-tu rassembler des informations sur tout le monde ? Tu dois tout savoir : es-tu spécialisé dans la collecte d’informations ? Est-ce ton travail ? La maison de Dieu n’a donné à personne une telle commission. Si tu essaies constamment de te renseigner sur les affaires privées des autres, que tu te renseignes sur des choses qu’ils ne veulent pas que tu saches, cela fait qu’ils te trouvent très énervant. Quelle est l’humanité de quelqu’un que les autres trouvent énervant ? À tout le moins, cette personne est dépourvue de toute honte. Comment les non-croyants qualifient-ils une telle personne ? Ils disent que c’est un scélérat téméraire. L’humanité de cette personne est abjecte, cette personne manque de dignité, et elle veut se renseigner sur tout, en se conduisant de manière inappropriée. N’est-elle pas ainsi ? (Si.) L’humanité des personnes de ce type est-elle bonne ou mauvaise ? (Leur humanité est mauvaise.) Leur humanité, à tout le moins, n’est pas bonne. Voilà une manifestation qui entre dans la catégorie correspondant au fait de ne pas avoir une bonne humanité : c’est se comporter de façon inappropriée et avoir sans cesse recours à des manœuvres louches. En apparence, ces personnes semblent polies, respectueuses et courtoises envers toi, elles semblent bien élevées et convenables dans leur façon de se conduire. Cependant, dans ton dos, elles ont recours à des manœuvres louches, se renseignent sur ton âge, tes origines familiales et d’autres aspects te concernant, sans en discuter ouvertement avec toi ou sans te le demander directement. Quand elles interagissent et bavardent avec les autres, elles ne sont pas franches ou directes, au contraire, elles ont sans cesse recours à des manœuvres louches dans le dos des gens, et font des choses qui ne peuvent être exposées au grand jour. Elles réfléchissent constamment aux affaires privées des autres et à ce que les autres pensent, au juste, elles sont toujours préoccupées par de telles questions. L’humanité des personnes de ce type n’est pas bonne, et dans n’importe quel groupe, de telles personnes sont détestées par tout le monde. Ce n’est pas que les gens ne veulent pas que tu saches des choses personnelles sur eux ou qu’ils te cachent quelque chose, c’est que ton humanité et ta façon de te conduire et de faire face aux choses font que les autres te détestent. La raison pour laquelle les gens te détestent, c’est que ta façon de te conduire et de faire face aux choses est quelque peu sordide. Les tactiques que tu utilises sont abjectes et sordides, au lieu d’être appropriées et transparentes. Certaines personnes semblent n’avoir aucun problème quand elles interagissent avec les autres en face-à-face, mais elles agissent constamment de manière furtive dans leur dos. Dès que quelqu’un s’éloigne, elles allument vite son ordinateur pour voir avec qui il a bavardé, ce dont il a discuté, ce qu’il a écrit dans son journal, et les réflexions qu’il a. Parfois, quand quelqu’un a un mot de passe sur son ordinateur, elles essaient de le lui soutirer en disant : « As-tu changé le mot de passe de ton ordinateur ? Je viens de remplacer le mien par 1234567, peut-être que tu devrais changer le tien, toi aussi. » Dans quel but disent-elles cela ? Ce qu’elles veulent dire, c’est : « Je te donne mon mot de passe, tu devrais me donner le tien, toi aussi, pour que je puisse regarder dans ton ordinateur. » Certaines personnes osent même fouiller dans le sac et les affaires des autres quand ils ne sont pas là. Par exemple, si elles voient quelqu’un porter un nouveau casque audio et qu’elles veulent savoir quelle est la qualité du son de ce casque, elles pourraient oser prendre le casque et l’essayer quand la personne n’est pas là. Si tu demandes ouvertement à emprunter le casque de cet individu et qu’il accepte, alors tu peux légitimement l’essayer. Si l’individu refuse, alors tu ne devrais pas essayer ce casque. N’est-ce pas là la façon appropriée de gérer la situation ? Que les autres soient d’accord ou non, tu devrais gérer les situations ouvertement, devant eux, et non dans leur dos. Les personnes de ce type en sont tout simplement incapables, elles ont toujours recours à des manœuvres louches. Dans quelle mesure ? Dès que tu t’éloignes, elles fouillent immédiatement dans tes affaires, elles vérifient ce que tu as écrit dans tes notes de dévotion spirituelle et elles les recopient vite, de peur de rater quelque chose. En apparence, elles semblent aspirer à la vérité, mais leurs actes en coulisses sont sordides. Quand elles voient que tu as acheté un nouvel ordinateur, elles éprouvent de la jalousie. En public, elles disent que ce nouvel ordinateur est formidable et rapide, mais intérieurement, elles pensent : « Rapide ? J’espère qu’un beau matin il tombera en panne ! » Un jour, tu mentionnes que ce nouvel ordinateur ne marche pas bien et qu’il est lent, et en secret, elles sont transportées de joie : « Ça t’apprendra à utiliser un nouvel ordinateur ! Je n’ai même pas eu la possibilité d’en utiliser un, alors tant mieux si tu ne le peux pas non plus ! » Leur esprit est rempli de pensées abjectes et sordides qui ne supportent pas d’être exposées au grand jour. Certaines personnes voient qu’un individu a un beau vêtement, et elles veulent l’essayer, elles aussi. Mais au lieu d’en faire la demande ouvertement, elles ne peuvent s’empêcher d’attendre d’avoir l’occasion de mettre ce vêtement en secret, quand son propriétaire n’est pas là. Elles se regardent dans le miroir en pensant qu’elles ont fière allure, mais dès qu’elles entendent les bruits de pas de l’individu qui revient, elles enlèvent rapidement le vêtement et le remettent à sa place. Même si les manœuvres louches des personnes de ce type et leur façon de gérer les situations n’impliquent pas forcément un tempérament corrompu ou ne sont pas aussi graves qu’un tempérament corrompu, l’attitude de ces personnes vis-à-vis de leur façon de se conduire et de gérer les situations, et la façon dont elles traitent les gens, sont assez répugnantes et détestables, et cela affecte la vie normale des autres à un niveau ou à un autre. Par conséquent, on peut dire que les personnes de ce type ont un problème grave quant à leur humanité. Grave à quel point ? Leur façon de se conduire n’est pas appropriée, elles ont recours à de nombreuses manœuvres louches en coulisses, et leur façon de gérer les situations est glauque et sordide. Elles sont toujours cachottières, elles n’agissent jamais ouvertement, et elles font toujours les choses dans le dos des gens. Quand les autres ne sont pas là, qu’ils ne sont pas attentifs, ou quand personne ne peut voir ou découvrir ce qu’elles font, elles agissent furtivement. L’humanité des personnes de ce type n’est pas bonne. Ces personnes vivent toujours dans des recoins sombres, plongées dans une atmosphère ténébreuse, incapables de faire face à la lumière ou aux autres. Leur humanité est abjecte et sordide. Ces manifestations de leur humanité abjecte sont-elles instinctives ? (Non.) Cela les gêne d’agir devant les autres. Elles préfèrent agir dans leur dos, et quand elles agissent dans le dos des autres, elles ne font preuve d’absolument aucune retenue. Cela a-t-il quoi que ce soit à voir avec leur personnalité ? (Non.) Si tu disais que ces manœuvres louches, ou ce que ces personnes révèlent et vivent dans leur humanité, se rapportent à un certain aspect des tempéraments corrompus, ce ne serait pas exact. Cependant, leurs manœuvres louches sont incessantes. En apparence, il semble qu’elles n’aient commis aucune erreur grave, et quand l’Église leur confie un devoir, la plupart du temps, elles y mettent tout leur cœur et se montrent obéissantes. Elles semblent même assez convenables, en apparence. Mais en coulisses, c’est une autre histoire : dès que personne ne regarde, comme des souris, elles se mettent à avoir recours à des manœuvres louches et à se livrer à toutes sortes de frasques. Ces personnes ne sont-elles pas exactement comme des souris ? Réfléchissez-y, si c’est là leur humanité et la façon dont elles interagissent avec les autres et font face aux choses, si le caractère moral de leur humanité est de ce genre et qu’elles ont ce genre d’humanité-essence, comment traitent-elles Dieu et la vérité ? Traitent-elles Dieu et la vérité de la même façon qu’elles traitent les gens ? (Oui.) Elles ont aussi recours à des manœuvres louches en coulisses, n’est-ce pas ? Elles essaient par tous les moyens possibles d’éviter la supervision des dirigeants et des ouvriers, en agissant d’une certaine façon devant eux et d’une autre dans leur dos. Elles n’acceptent pas l’examen de Dieu, et elles n’acceptent pas non plus la vérité dans les profondeurs de leur cœur. Quoi que disent les paroles de Dieu, elles les abordent à leur façon, en recourant à des manœuvres louches et en faisant certaines choses pour la forme, de sorte qu’extérieurement, personne ne peut voir le moindre problème ou le moindre méfait. En apparence, elles semblent ne rien faire de mal et pratiquer la vérité, mais en coulisses, elles ont déjà eu recours à leurs manœuvres louches, et elles ont déjà fait du tort en secret, sans que personne ne le sache. Elles ne croient pas à l’examen de Dieu et ne l’acceptent pas, et par conséquent, elles n’acceptent pas la vérité. Qu’est-ce que cela implique ? Cela implique des tempéraments corrompus. Quand elles traitent Dieu, la vérité et leur devoir en ayant ce genre d’humanité et en utilisant cette façon d’interagir avec les autres et de faire face aux situations, les manifestations spécifiques de leur humanité qu’elles révèlent impliquent des tempéraments corrompus. Qu’est-ce qui est inclus dans ces tempéraments corrompus ? À tout le moins, cela inclut de la fourberie. Si leurs actes sont encore plus secrets et fourbes, qu’est-ce que cela implique ? (Cela empire jusqu’à relever de la malveillance.) Cela implique de la fourberie et de la malveillance au sein de leurs tempéraments corrompus. De plus, au fond de leur cœur, elles ont sans cesse des doutes quant à la vérité et quant à l’examen de Dieu. C’est profondément enraciné en elles. Elles pensent : « Personne ne sait ce que je fais en coulisses. Je n’ai vu Dieu nulle part, donc Dieu ne le sait certainement pas non plus, je suis la seule à savoir. » Cela n’implique-t-il pas également un tempérament corrompu ? À quel aspect des tempéraments corrompus cela se rapporte-t-il ? (Est-ce à l’intransigeance ?) Elles ont effectivement un tempérament intransigeant en elles. Alors, l’essence de ces pensées est-elle une aversion pour la vérité ? (Oui.) Leur attitude envers la vérité est une attitude de résistance et d’opposition. En plus d’être intransigeantes, elles ont une aversion particulière pour la vérité, ce qui constitue un problème grave. Dès lors que tout cela implique un tempérament corrompu, c’est plus grave qu’une simple humanité médiocre. Cela implique une rébellion contre Dieu, une opposition à Dieu, et l’essence d’une opposition à la vérité. Cela implique l’attitude d’une personne vis-à-vis de Dieu et de la vérité. Dès lors que cela implique un tempérament corrompu, cela implique les vérités-principes et la nécessité de résoudre les tempéraments corrompus à l’aide de la vérité.

Exemple 4 : Se soucier des apparences

Certaines personnes sont naturellement grandes et ont une silhouette gracieuse, et elles ont en outre des traits bien proportionnés, purs, raffinés, que les autres trouvent agréables. Quoi qu’elles portent, les gens les admirent et disent : « Elles sont vraiment comme des publicités de magazine vivantes, elles sont si belles, si jolies, si éblouissantes ! » Cela relève-t-il de leurs conditions innées, de leur humanité ou de leurs tempéraments corrompus ? (Il s’agit là de leur apparence naturelle.) Elles sont nées belles. Parce qu’elles sont naturellement séduisantes et qu’elles ont une belle silhouette, dès leur plus jeune âge, leurs aînés les ont louées, leurs camarades de classe les ont enviées et leurs parents les ont particulièrement adorées. Chaque jour, leurs parents les habillaient bien, et jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge de quatre ou cinq ans, elles étaient habillées en petite fille un jour et en petit garçon le lendemain. Bref, elles étaient aimées comme des petits jouets précieux. En grandissant, elles deviennent particulièrement attachées à leur apparence flatteuse. Élevées dans un environnement de vie moderne et privilégié, elles prennent l’habitude de bien s’habiller. En particulier, après avoir accédé à diverses idées concernant la mode, elles commencent à aimer assortir les couleurs, les coupes de vêtements et les styles. Elles s’habillent avec beaucoup de goût, et leur contenance respire le raffinement. Même un simple t-shirt et un jean ont l’air différents sur elles, et quand elles y associent des chaussures aux couleurs harmonieuses, leur style devient encore plus impressionnant. Elles sont absolument éblouissantes et incroyablement belles. Ne serait-ce que les voir est un régal pour les yeux. Chaque fois qu’elles apparaissent dans un lieu public ou dans la rue, elles sont assurées de faire tourner bien des têtes. Du fait qu’elles sont nées avec un physique attrayant et qu’elles ont cette condition innée, qu’elles savent bien s’habiller, que leur contenance exsude un raffinement particulier, quelle que soit la manière dont elles s’habillent, les hommes comme les femmes aiment particulièrement interagir avec elles et les fréquenter. Les gens s’assoient volontiers près d’elles pour parler et bavarder, et pour interagir étroitement avec elles, de sorte que leur beauté puisse leur apporter du plaisir. Est-ce leur faute ? (Non.) Du fait de leur condition innée favorable, les gens tolèrent toujours tous les problèmes, défauts ou imperfections qu’elles peuvent avoir. Par conséquent, partout où elles vont, elles sont particulièrement bien reçues et appréciées. Même si elles disent quelque chose de désagréable, les autres trouvent quand même que c’est agréable à entendre. Quand elles s’emportent ou qu’elles font la tête, les gens s’en fichent ou ne sont pas offensés ; ils se disent même que c’est comme recevoir une récompense d’elles. Ces expériences s’accumulant, leur condition innée leur donne un sentiment de supériorité. Elles se mettent à penser : « Être belle, avoir une contenance raffinée et être bien habillée me permet d’être appréciée partout où je vais, c’est fantastique ! Cette société, ce genre humain, accordent vraiment de la valeur à cela. Il semble que cette condition innée, que je dois à mes parents, soit mon capital. Trouver du travail est plus facile, et pendant un examen, si je veux tricher en copiant sur quelqu’un, il me suffit de lui adresser un regard et il mettra ses réponses à ma disposition. » Nombre de gens du sexe opposé les poursuivent, et parmi les gens du même sexe qu’elles, il y en a aussi beaucoup qui les traitent bien et qui louent constamment leur beauté et leur physique attrayant. Au fil du temps, cela leur fait apprécier de plus en plus cet avantage. Cet avantage leur vaut de nombreuses facilités, de nombreux bénéfices et des tas de traitements de faveur, ce qui leur permet de profiter de nombreuses choses. Donc, dans ce genre d’environnement, elles se mettent à avoir certaines exigences vis-à-vis d’elles-mêmes. Elles refusent de sortir de chez elles sans s’être maquillées, et il suffit qu’elles aient un bouton pour ne pas oser être vues. Elles font attention à leur régime alimentaire, elles évitent les aliments épicés et la sauce soja, en s’inquiétant : « Quand ce bouton va-t-il s’en aller ? Je ne peux pas le faire éclater, j’ai peur que cela laisse une cicatrice. Mais si je ne le fais pas, les individus du sexe opposé, qui m’admiraient auparavant, vont-ils le voir et penser que je ne suis plus séduisante, que je ne suis plus la personne de leurs rêves ? Vont-ils se montrer indifférents à mon égard ? Que devrais-je faire ? Je suppose que je vais devoir attendre jusqu’à ce que ce bouton s’en aille avant de pouvoir sortir. Je ne peux absolument pas laisser les gens me voir ainsi. Cela anéantirait l’image parfaite qu’ils ont de moi dans leur esprit. » Certaines personnes doivent assortir à la perfection les couleurs, la coupe et le style de leur tenue. Avant de sortir, elles doivent s’examiner dans le miroir sous tous les angles, et certaines vont même jusqu’à prendre des selfies pour s’assurer qu’elles sont parfaites au soleil ou sous un éclairage artificiel, en vérifiant que des aspects tels que leur peau, leur teint, leur coiffure, leurs vêtements et leur maintien soient agréables au regard et suscitent la sympathie des autres, et alors seulement elles se sentent prêtes à sortir. Même après qu’elles ont commencé à faire un devoir, elles conservent ce mode de vie. Si, du fait de circonstances particulières, elles n’ont pas pris de douche ce jour-là, et que quelqu’un du sexe opposé s’approche, elles l’évitent rapidement. Elles se disent que si elles n’ont pas pris de douche, elles ne sont pas présentables. Parce qu’elles ont autant d’exigences quant à leur contenance et à leur comportement, cela affecte leur vie quotidienne. Si elles vont quelque part où elles ne peuvent pas prendre de douche, elles sont bouleversées et souffrent beaucoup, elles sont incapables de manger ou de bien dormir. Elles pensent : « Que vais-je faire si je ne peux pas prendre de douche ? Je n’ai jamais passé plus de trois jours sans prendre de douche. Si je commence à sentir mauvais, les gens me regarderont-ils de haut ? Mon image ne sera-t-elle plus parfaite ? Ne serai-je plus la personne de leurs rêves ? Que devrais-je faire ? » Si elles se trouvent quelque part où les conditions de vie sont médiocres et les repas insuffisamment nutritifs ou équilibrés, elles se mettent à s’inquiéter : « Cela va-t-il affecter ma peau ? Va-t-elle devenir rêche ou vieillir ? Est-ce que je vais avoir des rides ? Je ne peux pas rester ici, il faut que je m’en aille ! » Le sentiment de supériorité que leur confère leur condition innée rend leur vie particulièrement compliquée, les faisant vivre d’une façon particulièrement épuisante et restreinte. Elles s’inquiètent énormément de l’opinion des autres à leur sujet, elles s’inquiètent particulièrement de la façon dont les autres évaluent leur tenue, leur contenance et leur allure, elles se sentent vraiment concernées par la façon dont les autres les perçoivent ; au point d’atteindre quelle proportion ? Au point que cela affecte leur vie normale, leur travail et l’accomplissement de leur devoir. Le sentiment de supériorité qui vient de leur apparence les a rendues très superficielles, très soucieuses de leur physique et très soucieuses de la façon dont les autres les perçoivent. De quel genre de problème s’agit-il ? Toutes ces manifestations constituent-elles une attitude correcte pour ce qui est de gérer les problèmes dans la vie quotidienne ? (Non.) S’agit-il là de points de vue déformés qu’elles ont acquis tout au long de leur vie quotidienne ? (Oui.) Alors, à quoi se rapportent ces manifestations ? (Elles se rapportent à leur humanité.) Quel aspect de leur humanité cela concerne-t-il ? Quel est le problème posé par leur façon de se conduire ? S’agit-il de superficialité ? (Oui.) La superficialité est un problème au sein de leur humanité. Quoi d’autre ? La vanité, le fait de se soucier de la façon dont les autres les perçoivent, le désir d’être la personne la plus parfaite aux yeux des autres, et une fragilité et une incapacité particulières à endurer des souffrances. De plus, il y a également de l’égoïsme. Pour préserver leur image, elles font en sorte que tout le monde s’occupe d’elles et les serve, alors qu’elles refusent d’endurer la moindre souffrance. Le sentiment de supériorité que leur confère leur apparence naturelle les amène à vouloir que tout le monde gravite autour d’elles. La préoccupation centrale de leur vie quotidienne, et l’objectif qu’elles visent, sont de préserver leur apparence. Un jour, par exemple, en prenant une photo, quelqu’un remarque qu’elles ont un fragment de laitue coincé entre les dents quand elles sourient. À partir de cet instant, elles cessent de manger des légumes à feuilles. Même si c’est là la seule possibilité qu’elles ont, et qu’elles n’ont pas d’autre choix que d’en manger, elles se rincent immédiatement la bouche après avoir mangé et elles doivent absolument vérifier dans un miroir pour voir si elles n’ont rien de coincé entre les dents avant d’oser sortir et d’aller voir les autres. S’agit-il là d’un problème au sein de leur humanité ? (Oui.) Ces problèmes courants de la vie quotidienne relèvent du cadre de l’humanité et ils ne se sont pas aggravés au point d’atteindre le niveau d’un tempérament corrompu. Les problèmes qu’elles gèrent se rapportent tous uniquement à des aspects de la vie humaine : elles essaient de préserver leur beauté, et l’attention considérable que les autres leur accordent, en se concentrant sur leur apparence physique et leurs exigences intérieures. Quoi qu’elles fassent, qu’il s’agisse de manger, de bien s’habiller ou d’endurer des souffrances et de payer un prix, quand elles gèrent ces problèmes, leurs points de vue et leur attitude sont tous orientés vers le fait de préserver leur image, de sorte qu’elles soient toujours agréables à regarder, et elles s’assurent que les autres aient une bonne image d’elles et qu’elles suscitent une attention considérable. Cela concerne-t-il leur humanité ? (Oui.) Toutes ces manifestations concernent leur humanité : ces personnes montrent que leur humanité est excessivement superficielle.

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