45. Quitter l’hôpital psychiatrique

Par Xiaocao, Chine

En janvier 2012, j’ai accepté l’Évangile de Dieu Tout-Puissant des derniers jours. Après ma conversion, la grave lumbago et l’épaule bloquée dont je souffrais à cause du surmenage se sont miraculeusement améliorées. Mon mari et mon fils étaient ravis : avant, mes bras me faisaient tellement mal que je pouvais à peine les lever, même me brosser les cheveux ou m’habiller était difficile, et les médicaments ne me faisaient aucun effet. En voyant que j’allais mieux, ils soutenaient vraiment ma foi. Mais, quelques mois plus tard, mon mari a vu des mensonges que le Parti communiste avait diffusés sur Internet pour calomnier, attaquer et condamner l’Église de Dieu Tout-Puissant, et à partir de ce moment-là, il a commencé à s’opposer à ma foi. « Le gouvernement est contre ton Dieu, disait-il. Si tu te fais arrêter pour ça, ça nuira à la carrière de notre fils. Tu devrais y renoncer. » Un jour, alors que je rentrais après avoir prêché l’Évangile, il m’a dit avec une expression sévère : « La Brigade de la sécurité nationale m’a appelé pour me demander si tu étais croyante et m’a dit que tu devais lui donner tes livres sur Dieu si tu l’étais. La Brigade m’a aussi demandé d’identifier des gens sur des photos. Tu seras forcément arrêtée si tu continues à croire. » J’ai répondu : « La foi en Dieu est le bon chemin dans la vie et je n’ai rien fait d’illégal. Ils n’ont pas le droit ! » Il a dit : « Que tu es naïve ! Le PCC vous a dans le collimateur, vous autres croyants. Si tu continues à croire, tu seras arrêtée, brutalisée, et tu verras à quel point il est impitoyable. Tu dois arrêter de croire ! » Il deviendrait plus dur de suivre ce chemin si mon mari s’opposait à ma foi. J’ai prié Dieu dans mon cœur pour Lui demander de me guider à travers ce qui m’attendait. J’ai aussi décidé que je n’abandonnerais jamais ma foi, quelle que soit la manière dont mon mari y ferait obstacle.

Un jour, en décembre 2012, j’ai été arrêtée et détenue parce que quelqu’un de malveillant m’avait dénoncée pour avoir prêché l’Évangile. Le jour où on m’a relâchée, un policier m’a prévenue : « Une fois chez toi, tu as intérêt à laisser tomber ta foi. Sinon, tu seras condamnée quand on te prendra la main dans le sac, c’est certain ! » Environ une demi-heure plus tard, mon mari est venu me chercher. Il avait l’air très contrarié et il avait le regard mauvais. Il est allé directement au bureau de la police. Je ne sais pas ce qui s’y est dit. Quand nous sommes arrivés à la maison, mon frère, ma sœur et mon beau-frère se tenaient tous dans la cour. Mon frère était un dirigeant du comté et il avait vu sur Internet toutes sortes de mensonges du Parti communiste, qui condamnaient et blasphémaient l’Église. Il a essayé de me persuader d’abandonner ma foi et il a dit que si je n’y renonçais pas, cela aurait des répercussions sur mon fils, et aussi sur lui : cela lui ferait perdre son poste de fonctionnaire. Je savais qu’ils étaient certainement là pour essayer de me faire renoncer à ma foi, donc je me suis empressée de prier pour demander à Dieu de me protéger de ces perturbations. Mon frère m’a dit avec un grand sourire : « Tu devrais laisser tomber ces histoires de Dieu. Reste chez toi et ne fais pas de bêtises. Bien t’occuper de cette famille, voilà la meilleure chose que tu puisses faire. Ton fils a un bon emploi, qu’il risque de perdre si tu continues. Il te haïrait pour toujours. » Puis mon beau-frère m’a crié dessus en gesticulant : « Avoir foi en Dieu ? Où est Dieu ? Je ne crois pas en Lui et j’ai une très bonne vie ! » Ensuite, mon mari a dit avec colère : « Il n’a pas été facile pour notre fils d’obtenir un bon emploi, de se faire remarquer. Et s’il perdait son emploi à cause de ta foi ? » Ma sœur s’est approchée et a fait pression sur moi : « Tu devrais laisser tomber tout ça. Ton mari est gentil avec toi et ton fils a un bon emploi. Ҫa devrait te suffire. Contente-toi de prendre soin de ta famille. » En entendant ça, j’ai pensé : « Mon mari et moi avons travaillé dur pour financer les études de notre fils. Il a trouvé un emploi bien payé, ce qui n’est pas facile. Le PCC se sert de l’emploi de mon fils pour m’intimider et me pousser à trahir Dieu, et s’il perd vraiment son emploi à cause de ça, ne me haïra-t-il pas jusqu’à la fin de sa vie ? » Mais renoncer à ma foi, ce serait trahir Dieu ! En tant que croyante, j’avais appris quelques vérités. Vénérer Dieu en tant qu’être créé était parfaitement naturel et justifié et c’était le bon chemin à suivre. Dieu avait guéri mes blessures. Après avoir profité d’autant de bénédictions accordées par Dieu, je ne pouvais pas manquer de conscience à ce point-là. J’ai donc prié Dieu en silence dans mon cœur : « Ô Dieu, ma famille essaie de me forcer à renoncer à ma foi et je me sens très mal. S’il Te plaît, donne-moi de la foi et de la force. » Alors je me suis souvenue de ces paroles de Dieu : « Dans chaque étape du travail que Dieu fait à l’intérieur des gens, à l’extérieur, tout apparaît comme des interactions entre les personnes, comme nées des arrangements humains ou d’une perturbation humaine. Mais, dans les coulisses, chaque étape de travail, tout ce qui arrive, est un pari que Satan a fait avec Dieu et requiert que les gens restent fermes dans leur témoignage en faveur de Dieu. Considérez quand Job a été éprouvé, par exemple : dans les coulisses, Satan faisait un pari avec Dieu, et ce qui est arrivé à Job est venu des actions des hommes et des perturbations des hommes. Derrière chaque étape du travail que Dieu fait en vous, il y a le pari de Satan avec Dieu. Derrière tout cela, il y a une bataille » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Ce n’est qu’en aimant Dieu que l’on croit vraiment en Dieu). J’ai compris que derrière ma famille qui se liguait contre moi, c’était Satan qui me tentait et m’attaquait. Ma famille avait été dupée par les rumeurs et les mensonges du Parti et se servait de l’emploi de mon fils pour faire pression sur moi afin que je trahisse Dieu. Je ne pouvais pas tomber dans le piège de Satan et je devais témoigner pour Dieu. L’emploi de mon fils, quel qu’il soit, était entièrement présidé et arrangé par Dieu. Personne ne pouvait changer ça. Alors j’ai dit : « Avoir la foi est juste et approprié, et c’est le bon chemin dans la vie. Je n’ai violé aucune loi. C’est parce que le Parti communiste est malfaisant qu’il m’a arrêtée et qu’il vous a mêlés à ça. Vous ne devriez pas m’opprimer avec lui ni faire obstacle à ma foi. Vous savez tous qu’avant que je ne croie en Dieu, mes blessures étaient si graves que je ne pouvais même pas m’occuper de moi. J’ai complètement guéri après avoir gagné la foi et c’est entièrement le fruit de la grâce de Dieu. Si je trahissais Dieu, aurais-je même une conscience ? Non seulement j’ai récupéré de mes blessures depuis que j’ai gagné la foi, mais j’ai aussi compris tant de vérités, mon cœur est plein et j’éprouve tant de joie. Ce sont toutes des choses merveilleuses. Mais vous ne comprenez pas et vous vous tenez du côté du Parti communiste, en vous opposant à ma foi. Vous êtes juste confus et vous ne pouvez pas distinguer le bien du mal ! Même si vous vous y opposez, je suis fermement engagée sur mon chemin de foi. » Fou de rage, mon mari a dit en brandissant son index : « Tu es un cas désespéré ! » Alors mon frère et lui ont échangé un regard et sont allés ensemble derrière la maison. J’étais perplexe. De quoi parlaient-ils si sournoisement ? Peu après, ils sont revenus et mon frère a jeté un coup d’œil à ma sœur, puis il a dit avec un demi-sourire : « Allons chercher quelque chose à manger ! » Ma sœur et son gendre se sont approchés de moi et m’ont entraînée vers la voiture en me tenant chacun une main. Je sentais que quelque chose clochait. J’ai essayé de me dégager et j’ai dit que je ne voulais aller nulle part, mais ils m’ont juste poussée dans la voiture. Le véhicule s’est arrêté après environ une demi-heure de trajet et, à ma grande surprise, nous étions devant un hôpital psychiatrique. Mon frère et mon mari sont sortis de la voiture. J’ai voulu fuir, mais j’étais renfermée à l’intérieur. Je les ai vus se diriger vers le bureau de l’hôpital et je me suis sentie furieuse et écœurée. Je n’en revenais pas qu’ils m’aient amenée dans un endroit pareil. Quelle cruauté de leur part. Des soi-disant êtres chers ! Je me suis souvenue que, quand il était venu me chercher au poste de police, mon mari avait parlé aux policiers à l’intérieur en tête à tête un moment, et que les membres de ma famille avaient échangé des regards entendus quand ils avaient dit qu’on allait manger quelque part. J’ai compris que c’était sans doute un plan fomenté par la police. Ils agissaient de la sorte pour me faire trahir Dieu. J’étais incroyablement contrariée, les yeux remplis de larmes. Indignée, j’ai dit à ma sœur : « Vous m’amenez ici pour qu’on me tourmente, juste parce que je crois en Dieu. C’est vous qui êtes fous ! Ce que vous faites est une offense envers le Ciel et la raison. Vous n’échapperez pas à ce que vous méritez ! » À ce moment-là, deux aides-soignants sont sortis de l’hôpital, équipés de sangles pour m’immobiliser. Mon mari et mon frère se sont contentés de me regarder sans dire un mot. Ҫa m’a brisé le cœur et désespérée. Même dans mes pires cauchemars, je n’aurais jamais imaginé que mon frère et mon mari, juste pour protéger leurs intérêts et éviter d’être impliqués, écouteraient vraiment les mensonges du Parti communiste et me feraient interner dans un hôpital psychiatrique où je serais tourmentée, sans se soucier que je vive ou que je meure, alors que j’allais parfaitement bien. Ce n’étaient pas des êtres chers : c’étaient des démons ! Quand cette idée m’est venue, je n’ai plus pu retenir mes larmes. Je ne voulais même pas les regarder. Indignée, j’ai dit aux aides-soignants : « Je n’ai aucun problème ! Ils m’ont amenée ici par la ruse pour que je sois traitée comme une malade mentale tout simplement parce que je crois en Dieu. Vous ne vous êtes même pas renseignés. Pourquoi m’attachez-vous ? » Mais ils m’ont complètement ignorée. Ils m’ont admise en tant que patiente gravement perturbée et m’ont enfermée dans le service N°1.

Tous les couloirs, toutes les portes et toutes les fenêtres du service N°1 avaient des barreaux. Ma chambre faisait quatre ou cinq mètres carrés et elle était complètement vide. Il n’y avait qu’un lit avec un édredon sale qui était couvert de taches d’urine. L’odeur âcre de l’urine flottait dans la pièce. Il y avait une salle de bains mixte dans le couloir, qui était toujours verrouillée. Je devais trouver un aide-soignant à chaque fois que j’avais envie d’aller aux toilettes et, s’ils étaient occupés, ils refusaient d’ouvrir la porte. Il fallait que je me retienne. Les lamentations des patients résonnaient en permanence dans l’hôpital. Parfois ils chantaient ou pleuraient ou se mettaient à crier : « Laissez-moi sortir ! Laissez-moi sortir ! » Ils cognaient aussi les barreaux tout le temps. L’endroit semblait peuplé de fantômes gémissants et de loups hurlants. Ҫa me glaçait le sang. « Quel genre d’endroit pour les humains est-ce là ? Dès que j’ai été relâchée par la police, ma propre famille m’a emmenée me faire tourmenter dans un asile. Je suis tombée de Charybde en Scylla. Comment suis-je censée vivre comme ça ? Sans la persécution du PCC, ma famille ne me traiterait pas de cette façon. » Plus j’y pensais, plus je me sentais mal et, accablée par le chagrin, je me mettais à pleurer. En pleurant, je pensais aux réunions avec les frères et sœurs, où nous chantions des hymnes et louions Dieu. Je n’aspirais qu’à lire les paroles de Dieu et faire mon devoir avec eux, mais je ne pouvais pas sortir et je ne savais pas combien de temps on me garderait ici. Quand mes souffrances s’achèveraient-elles ? J’ai adressé cette prière à Dieu : « Ô Dieu, je suis enfermée avec des malades mentaux. Je souffre terriblement. Mon Dieu, je ne sais pas comment traverser ça. Guide-moi, s’il Te plaît. » Après avoir prié, je me suis souvenue d’un passage des paroles de Dieu : « Parce qu’elle est entreprise sur une terre qui s’oppose à Dieu, toute l’œuvre de Dieu se heurte à de terribles obstacles, et l’accomplissement de nombre de Ses paroles demande du temps ; ainsi, les hommes sont épurés grâce aux paroles de Dieu, ce qui constitue également un élément de souffrance. Il est extrêmement difficile pour Dieu d’accomplir Son œuvre dans le pays du grand dragon rouge. Cependant, c’est grâce à cette difficulté que Dieu accomplit une étape de Son œuvre : rendre manifestes Sa sagesse et Ses prodigieuses réalisations, et saisir cette occasion pour rendre complet ce groupe de personnes » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, L’œuvre de Dieu est-elle aussi simple que l’homme l’imagine ?). J’ai compris qu’en Chine, les croyants devaient subir de nombreuses persécutions du PCC parce que le Parti était l’ennemi mortel de Dieu et qu’il ne permettait pas aux gens d’avoir la foi et de suivre Dieu. Le Parti arrête et persécute frénétiquement les croyants, répand toutes sortes de rumeurs et de mensonges et condamne l’Église de Dieu Tout-Puissant pour tromper ceux qui ne connaissent pas la vérité. Il implique les membres des familles des croyants, détruisant leurs emplois et leurs perspectives de carrière, suscitant la haine des croyants au sein de leur famille pour forcer les croyants à trahir Dieu. Le Parti est abominablement maléfique. Bien que subir ce genre de persécution de la part du Parti me cause une immense douleur, cela me permettait de discerner l’essence maléfique du Parti communiste et c’était aussi Dieu qui mettait ma foi à l’épreuve. Je devais m’en remettre à Lui et témoigner de Lui. Quand cette pensée m’est venue, j’ai prié Dieu pour Lui demander de rester auprès de moi et de me protéger de l’affliction de Satan et des esprits malins. Plus le grand dragon rouge m’opprimait, plus ma foi en Dieu grandissait.

Le lendemain, un aide-soignant a voulu me faire prendre un médicament. Exaspérée, je lui ai dit : « Je n’ai aucun problème. Je suis tout à fait normale et je ne prendrai pas ça. » J’ai insisté : je ne le prendrais pas. Le troisième jour, une personne gravement perturbée a été admise et on m’a transférée dans le service N°3, parce que le service N°1 n’avait plus de lits disponibles. Ce service était moins strictement contrôlé. Je pouvais quitter ma chambre pour participer à des activités. J’ai vu que certains patients avaient des pantalons si usés qu’on voyait leurs fesses, que leurs visages et leurs cous étaient crasseux et qu’ils avaient les cheveux tout emmêlés. Certaines personnes avaient des vêtements si sales qu’ils semblaient huileux. C’était répugnant. Il y avait deux autres patientes dans ma chambre, dans ce service. L’une avait le regard vide et le visage inexpressif, et il arrivait qu’elle parle toute seule. L’autre faisait les cent pas dans le couloir tous les matins en fumant. Elles me faisaient vraiment peur. Je craignais qu’au cours d’une crise, elles me frappent ou me tirent les cheveux quand j’étais distraite, ou qu’elles m’étouffent dans mon sommeil, alors je ne dormais jamais profondément. Tous les soirs, je priais Dieu en silence encore et encore pour Lui demander de me protéger. C’était mon seul moyen de me détendre assez pour dormir de manière un peu reposante. Un aide-soignant venait tous les jours pour nous donner nos médicaments, une par une. Ils surveillaient pour voir si on les avalait bien, alors je devais les prendre. Parfois, quand ils regardaient ailleurs, je m’en débarrassais. Une autre patiente l’a vu et m’a dit : « Tu ne dois pas faire ça. Une fois, un aide-soignant m’a surprise en train de jeter des médicaments. Il m’a giflée plusieurs fois, puis il m’a enfoncé un tube en plastique dans le nez et m’a fait prendre les médicaments de cette manière. C’était très douloureux. » Je n’ai jamais su si cette femme m’avait dénoncée aux aides-soignants, mais après ça, le personnel de l’hôpital a surveillé les patients de plus près quand ils prenaient leurs médicaments. Les aides-soignants se tenaient près d’une table carrée de soixante centimètres de haut pour superviser l’opération. Ils nous faisaient ouvrir la bouche et se servaient d’une lampe de poche pour s’assurer qu’on avait bien avalé les médicaments. Il a bien fallu que je prenne les pilules.

Quelques jours plus tard, le directeur de l’hôpital est venu inspecter les chambres et m’a demandé tout à coup : « Le grand désastre se produira-t-il le 21 ? » J’ai trouvé sa question très étrange et j’ai dit : « Seul Dieu peut dire quand le désastre viendra. » Il a répondu : « Je vois que tu ne vas vraiment pas bien. On doit augmenter ta posologie. » Après ça, j’ai dû prendre deux pilules au lieu d’une. J’étais furieuse. Le directeur avait doublé ma posologie sur un coup de tête sans savoir si j’avais réellement un problème. Il n’avait aucun respect pour la vie humaine. Un hôpital devrait être un endroit où l’on soigne les maladies, mais c’était devenu un endroit où le Parti communiste pouvait persécuter les chrétiens. Ils me faisaient du mal avec malveillance, juste à cause de ma foi. J’ai haï le Parti jusqu’au bout des ongles.

Après dix jours de traitement, j’ai commencé à me sentir très faible. Même marcher devenait difficile. J’ai pensé que ça ne faisait que quelques jours que je prenais ce médicament et que j’étais déjà dans cet état. Je craignais qu’en continuant à le prendre, il me rende malade alors que je ne l’étais pas en arrivant. Et, à force de voir des malades mentaux tous les jours, d’être malheureuse et déprimée, j’avais l’impression que j’étais sur le point de développer des troubles mentaux à cause de ces tourments. Plongée dans cet environnement, je priais souvent Dieu, Lui demandant de me guider et de me donner de la foi. Je me souviens qu’une fois, après avoir prié, j’ai pensé au Seigneur Jésus qui a fait sortir Lazare du tombeau. Lazare était mort depuis quatre jours et son corps commençait à sentir mauvais, mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts avec quelques paroles. Dieu est tout-puissant. Il préside le destin de l’humanité. Ma vie n’était-elle pas elle aussi entre les mains de Dieu ? J’ai pensé à des paroles de Dieu : « Pour tout ce qui se produit dans l’univers, J’ai toujours le dernier mot. Y a-t-il quelque chose qui ne soit pas dans Mes mains ? » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Les paroles de Dieu à l’univers entier, Chapitre 1). Le fait que le traitement me rende folle ou non et le moment de ma libération étaient entre les mains de Dieu. Je devais traverser ça grâce à ma foi et en m’en remettant à Dieu. Cette pensée m’a donné de la foi et j’ai eu moins peur.

Un soir, deux semaines plus tard, j’ai pensé à appeler ma famille pour voir s’il me serait possible de sortir plus tôt. Le lendemain matin, mon mari est venu à l’hôpital. Je lui ai dit que cet endroit n’était pas fait pour les humains, que toute personne saine d’esprit deviendrait folle en y restant trop longtemps et qu’il devait me faire sortir de là. Il a appelé mon frère pour qu’ils en discutent et j’ai entendu mon frère dire au téléphone : « Elle doit renoncer à sa foi ! Fais-lui d’abord jurer par écrit qu’elle renonce à sa foi. Ensuite, elle pourra sortir. Elle peut mourir là-bas si elle garde sa foi. » Je n’aurais jamais imaginé que mon frère puisse dire une chose pareille. C’était vraiment glaçant. Quel genre de famille était-ce ? Ce n’était qu’un diable ! Voyant que mon mari n’avait pas l’intention de me laisser sortir, j’ai pensé : « S’il m’oublie et m’abandonne ici pour que je n’en sorte jamais, comment pratiquerai-je ma foi ? » J’ai donc fait semblant d’accepter. Après m’avoir ramenée à la maison, il me suivait tous les jours en permanence. Il ne me laissait pas aller à des réunions ni lire les paroles de Dieu. Parfois, pendant ma sieste, il venait même voir si je lisais les paroles de Dieu. J’en étais réduite à les lire en secret sur mon lecteur MP5 quand il était occupé à autre chose. Puis, un matin, il m’a surprise alors que je rechargeais l’appareil. Il me l’a pris et a hurlé, furieux : « Comment peux-tu encore croire ? Si on t’attrape, que tu vas en prison et que notre fils perd son emploi à cause de toi, comment pourras-tu le regarder en face ? Tu n’as plus le droit de suivre Dieu ! » En disant ça, il m’a poussée brutalement et ma tête a heurté le côté du lit avec un bruit sourd. Je me suis dit : « Je ne fais que croire en Dieu. Je n’ai rien fait de mal, mais c’est comme ça qu’il me traite. Non seulement il m’a fait interner, mais il lève la main sur moi et m’interdit de lire les paroles de Dieu. » Me sentant de plus en plus mal, j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, mon mari me contraint de manière horrible et je suis faible. Je ne sais pas comment rester sur ce chemin. Guide-moi, s’il Te plaît. » Après avoir prié, j’ai pensé à ces paroles de Dieu : « Aujourd’hui, la plupart des gens n’ont pas cette connaissance. Ils croient que la souffrance est sans valeur, ils sont rejetés par le monde, leur vie familiale est troublée, ils ne sont pas aimés de Dieu et leurs perspectives sont sombres. La souffrance de certaines personnes atteint un degré extrême, et leurs pensées se tournent vers la mort. Ce n’est pas le véritable amour pour Dieu ; ces gens sont des lâches, ils ne sont pas persévérants, ils sont faibles et impuissants ! Dieu désire ardemment que l’homme L’aime, mais plus l’homme L’aime, plus grande est la souffrance de l’homme ; plus l’homme L’aime, plus grandes sont les épreuves de l’homme. […] Ainsi, au cours de ces derniers jours, vous devez rendre témoignage à Dieu. Quelle que soit votre souffrance, vous devez marcher jusqu’au bout, et même à votre dernier souffle, vous devez toujours être fidèles à Dieu et être à la merci de Dieu ; ce n’est que de cette façon qu’on aime vraiment Dieu et qu’on laisse un témoignage fort et retentissant » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Ce n’est qu’en vivant des épreuves douloureuses que tu peux connaître la beauté de Dieu). En méditant ces paroles de Dieu, j’ai compris clairement que même si les contraintes et les tribulations auxquelles j’étais confrontée me causaient des souffrances, sans l’apparition de ces circonstances, je ne verrais pas ma véritable stature, et je ne serais pas en mesure d’avoir une véritable foi. Il y avait de la valeur dans le fait de subir ces épreuves. Pourtant, je ne comprenais pas la volonté de Dieu, et parce que je ne pouvais pas supporter la souffrance, je suis devenue négative et faible. J’ai vu à quel point j’étais lâche. La révélation des faits m’a aussi permis de voir certaines choses clairement. Pour me pousser à abandonner ma foi en Dieu, mon mari ne se souciait pas que je vive ou que je meure, m’ayant personnellement emmenée dans un asile et m’ayant même frappée à présent. J’ai clairement vu qu’il était un démon qui haïssait Dieu et s’opposait à Lui. Je me suis souvenue de ce que Dieu avait dit : « Les croyants et les incroyants ne sont pas compatibles, mais plutôt opposés les uns aux autres » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Dieu et l’homme entreront dans le repos ensemble). Mon mari et moi appartenions à des espèces de gens différentes et suivions des chemins différents. Je continuerais à suivre Dieu, quelle que soit la manière dont mon mari m’opprimerait. Je ne me laisserais plus entraver par lui. Alors je lui ai dit : « Divorçons. Tu es sur un chemin mondain, tu recherches l’argent, et je suis sur un chemin de foi. Nous sommes sur des chemins différents et nous n’avons rien en commun. Puisque tu as peur pour notre fils, on devrait divorcer. Alors ma foi n’aura plus d’effet sur vous deux. Je n’ai besoin d’aucun de nos biens. Je n’ai besoin que d’une chambre, d’un endroit où vivre. Tant que je peux suivre Dieu, tout ira bien. » Il a repris : « Je sais que tu es quelqu’un de bien. Je ne veux pas divorcer. » J’ai répondu : « Si tu ne veux pas divorcer, alors donne-moi ma liberté. Je suis une croyante et tu ne peux pas me faire obstacle. » Il a rétorqué : « Tu peux avoir ta liberté, mais à condition que tu jures par écrit que tu arrêtes de croire en Dieu Tout-Puissant ! » J’ai répondu : « Je dois garder ma foi. Je ne peux pas signer cet accord. » Il est resté sans voix. Après ça, voyant qu’il ne pouvait pas m’empêcher de croire, il s’est moins opposé au fait que je pratique ma foi. J’ai pu vivre une vie d’Église et faire un devoir normalement.

Un certain temps s’est écoulé. Puis un soir, je suis allée voir une sœur qui vivait tout près pour discuter de l’abreuvement des nouveaux croyants. Mon fils est arrivé alors qu’on venait de s’asseoir et a dit à la sœur, furieux : « C’est toi qui convertis ma mère ! » Puis il a essayé de la frapper. Je l’ai aussitôt ceinturé pour le retenir. Il m’a traînée à la maison dans une crise de rage et m’a dit avec colère : « Tu dois arrêter ça. Regarde ce qu’ils disent de ton Église sur Internet ! » Alors il a répété quelques-uns des mensonges calomnieux du Parti communiste sur l’Église de Dieu Tout-Puissant. Ensuite, il a hurlé : « Papa, appelle l’hôpital psychiatrique et renvoie-la là-bas ! » J’ai cru que ma tête allait exploser quand je l’ai entendu dire ça. Je n’aurais jamais imaginé que mon fils enverrait sa propre mère à l’asile juste pour préserver son emploi. C’était cruel ! J’ai entendu mon mari appeler l’hôpital et quelqu’un dire au téléphone qu’ils n’avaient plus de place. Mon mari, après avoir raccroché, a dit : « Appelons la police et laissons-les l’emmener. » Mon fils a répondu : « Elle ne peut pas être enfermée là-bas. Et si on la gardait dans la pièce obscure où on élevait des lapins ? » Alors ils m’ont portée de force dans cette pièce, ont fermé la porte en fer et sont partis. Voir à quel point mon mari et mon fils avaient été trompés par le Parti et se montraient brutaux envers moi a été vraiment glaçant, et j’ai encore plus haï le Parti communiste du fond du cœur. J’ai pensé aux paroles de Dieu : « Pendant des milliers d’années, ce pays a été une terre d’ordures. Il est insupportablement sale, la misère abonde, les fantômes pullulent partout, trichant et trompant, portant des accusations sans fondement, étant impitoyables et vicieux, piétinant cette ville fantôme et la laissant jonchée de cadavres. L’odeur de la pourriture imprègne l’air et couvre le pays qui est fortement gardé. Qui peut voir le monde au-delà des cieux ? Le diable ligote fortement tout le corps de l’homme, il lui voile les yeux et lui scelle les lèvres fermement. Le roi des démons a tout saccagé pendant plusieurs milliers d’années jusqu’à nos jours alors qu’il surveille toujours la ville fantôme de près, comme si elle était un palais impénétrable de démons […]. Ancêtres des anciens ? Leaders bien-aimés ? Ils s’opposent tous à Dieu ! Leur ingérence a tout laissé sous le ciel dans un état de ténèbres et de chaos ! Liberté de religion ? Les droits et intérêts légitimes des citoyens ? Tout cela n’est qu’une ruse pour camoufler le péché ! » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, L’œuvre et l’entrée (8)). Le Parti arrête et persécute les chrétiens, répand toutes sortes de rumeurs et de calomnies sur l’Église de Dieu Tout-Puissant et implique les familles des croyants. Trompée par le Parti, ma famille était devenue sa complice en réprimant ma foi. Elle était allée jusqu’à me faire interner dans un hôpital psychiatrique où j’avais été tourmentée, et voilà qu’à présent elle m’enfermait. Une famille parfaitement heureuse en était réduite à ça. Le Parti était le vrai meneur et j’ai haï ce diable du fond du cœur. Peu après, mon fils a apporté un tabouret, s’est assis devant la porte en fer et a dit : « Tu dois arrêter de croire en Dieu, maman. Tu as travaillé très dur quand tu avais ton commerce et il n’a pas été facile de financer mes études. Maintenant, je travaille et j’ai un peu d’argent. Et si je t’offrais un voyage ? » Quand il a dit ça, j’ai compris que c’était une ruse de Satan, alors je lui ai dit : « Avant de devenir croyante, je voulais juste gagner de l’argent. C’était une manière difficile et épuisante de vivre. Maintenant que j’ai trouvé Dieu et compris certaines vérités, ma vie est bien plus libre et plus heureuse. Ne pouvez-vous pas me laisser tranquille, tous les deux ? Je garderai ma foi, même si tu me rejettes en tant que mère et que ton père et moi divorçons. Je me suis dévouée à ce chemin. » Il est parti sans rien répondre. J’étais très reconnaissante envers Dieu d’avoir renforcé ma foi et je me sentais vraiment inébranlable et en paix. Je me suis mise à chanter cet hymne : « Vrai Dieu Tout-Puissant, mon cœur T’appartient. La prison peut seulement contenir mon corps, mais ne peut pas m’empêcher de Te suivre. Souffrance douloureuse, route cahoteuse, sous la direction de Tes paroles, mon cœur est sans peur, en compagnie de Ton amour, mon cœur est rassasié » (Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux, Un choix sans regret). En chantant cet hymne, je sentais Dieu à mes côtés. Même assise dans cette petite pièce sombre, ne voyant rien autour de moi, je n’étais pas malheureuse. Le lendemain matin, à ma grande surprise, mon fils a ouvert la porte, m’a laissée sortir et a dit : « On va te laisser tranquille, maintenant, maman. Tu peux faire ce que tu veux. » Quand il a dit ça, j’ai su que Satan avait été humilié et vaincu, et j’ai remercié Dieu.

Avoir été arrêtée par le Parti communiste et opprimée par ma famille m’a aidée à voir pleinement l’essence démoniaque du Parti qui s’oppose à Dieu. Il arrête et persécute les croyants, il répand toutes sortes de rumeurs et de mensonges pour tromper les gens, ce qui conduit les croyants à subir la contrainte et l’obstruction de leur famille. C’est le meneur qui détruit les familles des chrétiens. Pour leurs propres intérêts, mon mari et mon fils ont suivi le Parti, réprimé ma foi et m’ont même fait interner sans se soucier que je vive ou que je meure. J’ai bien vu que leur essence s’opposait à Dieu, et je ne les laisserai plus m’entraver. Cette expérience m’a montré que seul Dieu nous aime et que seul Dieu peut nous sauver. Quand j’étais au comble du malheur et du désespoir, Dieu S’est servi de Ses paroles pour m’éclairer, me réconforter, m’encourager et me guider dans cette période difficile. Maintenant, j’ai éprouvé personnellement que seul l’amour de Dieu est véritable. Je veux suivre Dieu et faire mon devoir correctement, et je ne le regretterai jamais.

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