Je crois en Dieu : pourquoi vénérer des gens ?

29 mai 2022

Par Youxin, Corée du Sud

Quand j’étais responsable du travail d’évangélisation de l’Église, notre équipe s’en sortait mal et j’étais très anxieuse. Puis Wu Ping a été transférée dans notre Église. J’avais entendu dire qu’elle était croyante depuis plus de vingt ans, qu’elle avait fait beaucoup de sacrifices pour Dieu, qu’elle avait prêché partout et affronté de nombreux dangers sans jamais renoncer. Je l’admirais beaucoup. Peu après, ma dirigeante a chargé Wu Ping de faire équipe avec moi pour le travail d’évangélisation et j’ai été ravie. La première réunion à laquelle elle a participé est gravée dans ma mémoire. Elle a raconté comment elle avait fait face aux perturbations des dirigeants religieux quand elle avait prêché l’Évangile, comment elle avait échangé et débattu avec eux, les laissant sans voix, et comment, en échangeant avec ceux qui avaient beaucoup de notions religieuses et de connaissances bibliques, elle avait dissipé leur confusion. Elle a aussi parlé des nombreuses difficultés qu’elle avait rencontrées en prêchant l’Évangile, du prix que d’autres frères et sœurs et elle avaient payé pour prêcher dans différentes régions, et du fait que les dirigeants supérieurs l’appréciaient, la cultivaient et lui confiaient des devoirs importants. Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est le moment où elle a parlé, les yeux emplis de larmes, de l’amour de Dieu pour l’homme, en disant qu’on devait se soucier de la volonté de Dieu, que quelles que soient les difficultés qu’on rencontrait, on devait prêcher l’Évangile des derniers jours, que c’était notre mission. Sur le coup, il m’a semblé qu’elle était pleine d’amour pour Dieu et ça m’a tout de suite inspiré du respect pour elle. J’avais l’impression qu’elle avait la foi depuis longtemps, qu’elle avait compris plus de vérités que nous, que sa stature était plus grande que la nôtre et qu’on avait des choses à apprendre d’elle.

Après ça, on a commencé à faire nos devoirs ensemble. En travaillant avec elle, j’ai remarqué qu’elle était vraiment capable de supporter les difficultés et qu’elle passait beaucoup de nuits blanches à assurer le suivi du travail et à résoudre des problèmes. Elle me signalait des erreurs et des oublis dans mon travail, et échangeait des chemins de pratique. Quand elle prêchait l’Évangile, elle donnait des exemples, employait des métaphores, avait des propos très incisifs, et elle réussissait à dissiper la confusion des gens. Quand elle parlait des insuffisances de son travail, dans les réunions, ses yeux s’emplissaient de larmes et elle disait à quel point elle était redevable envers Dieu. Parfois, quand ceux qui étaient chargés de l’abreuvement lui posait des questions, elle s’empressait de trouver le temps de les aider. Elle était aussi très bienveillante quand elle voyait que je ne me sentais pas bien. À cette époque, je l’ai appréciée de plus en plus. Plus tard, elle a été élue dirigeante d’Église. J’ai encore plus eu l’impression qu’elle avait la réalité de la vérité et je l’ai encore plus admirée. Je la voyais toujours courir de droite et de gauche pour aider les frères et sœurs à résoudre leurs problèmes, et j’avais l’impression qu’elle avait un rôle très important dans l’Église et qu’on n’aurait pas pu se passer d’elle. Quand des problèmes surgissaient, j’allais la trouver pour échanger, je notais avec empressements ses points de vue et ce qu’elle disait, puis je mettais en œuvre ce qu’elle avait suggéré. J’imitais même certains de ses comportements. Par exemple, en la voyant veiller tard, j’ai pensé que c’était une manière de souffrir pour son devoir, de la dévotion, et je me suis mise à veiller tard aussi. Parfois, il n’y avait aucune urgence et j’aurais pu aller me coucher plus tôt, mais je voyais Wu Ping veiller et j’en faisais autant. Je voyais qu’elle restait forte quand elle était traitée et qu’elle continuait à s’occuper de son devoir. Je pensais que c’était avoir une stature et la réalité. Quand j’étais traitée, ça me perturbait beaucoup et je voulais faire des dévotions et réfléchir mais, songeant au comportement de Wu Ping, je m’empressais de reprendre mon devoir sans me concentrer sur le fait d’apprendre des choses sur moi-même. Je vivais dans un état de vénération et d’adoration de Wu Ping, sans la moindre conscience. Puis Dieu a arrangé des situations qui m’ont permis de gagner peu à peu du discernement sur Wu Ping.

Quand elle était dirigeante d’Église, elle était très active et ne s’épargnait aucun effort, mais les problèmes se multipliaient dans notre travail et l’Église était de moins en moins efficace. Un jour, la diaconesse d’abreuvement Sœur Yang m’a dit qu’elle avait décelé des problèmes dans le travail de Wu Ping, que celle-ci se chargeait de tout sans permettre aux frères et sœurs de pratiquer et qu’elle ne cultivait pas les talents. Comme elle faisait le travail des diacres et des dirigeants d’équipe, personne n’avait l’occasion de pratiquer. Au fil du temps, tout le monde avait fini par se sentir inutile et l’admirer beaucoup. Ce n’était pas une atmosphère saine. Sœur Yang m’a dit qu’elle voulait suggérer à Wu Ping de laisser plus d’occasions de pratiquer aux autres, afin qu’ils découvrent leurs lacunes et progressent plus vite. Alors eux aussi pourraient exploiter leurs talents et leur performance dans leurs devoirs s’améliorerait sûrement. L’idée de Sœur Yang me semblait excellente, alors je suis allée parler à Wu Ping avec elle. À ma grande surprise, Wu Ping a été très mécontente. Elle a fait la tête et n’a pas été d’accord avec nous. Elle a dit que les autres avaient trop de problèmes, qu’il serait compliqué de les former et que ça nous retarderait. Il valait mieux qu’elle fasse les choses elle-même. C’était plus efficace. Elle a expliqué ça avec éloquence et je n’ai pas su quoi dire sur le coup mais, quand j’y ai repensé ensuite, j’ai eu l’impression qu’elle n’avait pas géré les choses convenablement. On ne pouvait pas cultiver les gens en s’y prenant comme ça. Les frères et sœurs ne seraient pas formés, on serait dépendants d’elle et le travail ne serait pas bien fait. Mais alors j’ai pensé qu’on ne comprenait pas la vérité, qu’il ne servirait donc à rien qu’on essaie de suivre son rythme pour résoudre les problèmes, qu’on ne ferait que retarder le travail. Puisqu’elle comprenait mieux la vérité, il valait mieux qu’on la laisse s’occuper de tout. Alors Wu Ping a continué à être très active tous les jours, mais beaucoup de problèmes ont perduré. Les frères et sœurs étaient très passifs dans leurs devoirs et attendaient qu’elle résolve les problèmes. Beaucoup de gens étaient déprimés en permanence. Plus tard, une dirigeante supérieure a découvert qu’il y avait beaucoup de problèmes dans notre Église et a rassemblé des évaluations de Wu Ping, qui ont révélé qu’elle était très arrogante et tyrannique et qu’elle n’acceptait aucune suggestion. Elle était aussi suffisante, elle se vantait tout le temps et elle amenait les autres devant elle. Elle a été renvoyée sur-le-champ. La dirigeante a dit qu’on manquait de discernement et qu’on avait adulé Wu Ping aveuglément. Elle nous a recommandé de chercher les principes de la vérité dans nos devoirs et de ne vénérer aucune personne. J’ai alors pris conscience que j’avais adoré un être humain et que je n’avais donc pas eu une relation normale avec Dieu. J’ai pensé au huitième décret administratif : « Les gens qui croient en Dieu doivent obéir à Dieu et L’adorer. N’exalte pas, n’admire pas qui que ce soit ; ne donne pas la première place à Dieu, la deuxième aux personnes que tu admires et la troisième à toi-même. Personne ne doit occuper une place dans ton cœur, et tu ne dois pas considérer les gens – en particulier ceux que tu vénères – comme étant à égalité avec Dieu ou comme s’ils étaient Ses égaux. C’est intolérable pour Dieu » (« Les dix décrets administratifs qui doivent être respectés par les élus de Dieu à l’ère du Règne », dans La Parole apparaît dans la chair). Craignant d’avoir offensé le tempérament de Dieu, j’ai un peu pris peur. J’ai pensé à la manière dont j’avais admiré Wu Ping depuis que j’étais entrée en contact avec elle et m’en étais remise à elle, au lieu de chercher les principes de la vérité dans mon devoir. Je l’avais consultée à chaque fois que j’avais eu un problème et j’avais fait ce qu’elle suggérait. Je l’avais vraiment admirée et il n’y avait pas de place pour Dieu dans mon cœur. J’avais eu l’impression que notre travail n’aurait pas pu être accompli si elle n’avait pas été dans l’Église, comme si on avait pu se passer de la direction de Dieu et des principes de la vérité, mais pas d’elle. Étais-je seulement une croyante ? N’était-ce pas juste vénérer et suivre une personne ? Ҫa dégoûtait vraiment Dieu. Il n’était pas étonnant que je n’aie pas obtenu l’œuvre du Saint-Esprit dans mon devoir et que je n’aie fait aucun progrès sur une si longue période. Voulant changer d’état et arrêter d’adorer des gens, j’ai prié Dieu.

Après ça, il s’est passé des choses qui m’ont bien montré le vrai visage de Wu Ping. Après avoir été renvoyée, bien conscience que beaucoup l’adoraient, elle ne s’est toujours pas analysée dans les réunions et n’a rien appris sur elle-même. Elle a agi comme si elle avait été traitée injustement, disant qu’elle admirait sa partenaire, Sœur Zhou, et écoutait tout ce qu’elle disait. J’ai été choquée de la voir reporter la faute sur Sœur Zhou. Je me disais que la dirigeante avait clairement révélé et analysé ses problèmes, alors pourquoi Wu Ping ne se comprenait-elle pas et n’assumait-elle pas sa responsabilité ? C’était une manifestation de refus de la vérité. Plus tard, la dirigeante l’a de nouveau chargée de faire équipe avec moi pour le travail d’évangélisation. Même si je n’admirais plus autant Wu Ping, j’ai été ravie. On dit que même un chameau maigre est plus grand qu’un cheval et j’avais toujours l’impression que Wu Ping me surpassait. Mais, quand on a travaillé ensemble après ça, elle n’a plus été aussi facile à vivre et abordable qu’avant. Elle était très tendue. Quand on discutait du travail, elle n’écoutait aucune de mes suggestions et les rejetait souvent de but en blanc. Elle m’a évitée plusieurs fois pour aller discuter avec la sœur avec laquelle elle travaillait auparavant. Je me sentais vraiment étouffée et rejetée. Pendant un moment, nous n’avons obtenu aucun résultat dans notre devoir, alors je suis allée lui parler de nos problèmes de coordination. Elle n’a rien accepté et se sentait irréprochable, ce qui m’a abasourdie. Elle m’a juste dit : « Ne m’en veux pas d’être directe. Je n’ai pas l’habitude de travailler avec toi. Je n’ai pas aimé ta manière de travailler et ça m’a stressée. » Ҫa m’a déprimée d’entendre ça et j’ai eu l’impression de la gêner.

Quand la dirigeante a été informée de ces problèmes, elle a traité Wu Ping parce qu’elle était arrogante et n’acceptait pas la vérité. Puis, dans une réunion, Wu Ping a dit devant tout le monde qu’être traitée était l’amour de Dieu et elle a pleuré, disant qu’elle avait une dette envers Dieu parce qu’elle n’avait pas bien fait son devoir. Elle a donné l’impression de vraiment se connaître. Mais, dans nos interactions personnelles, elle exprimait sa négativité en répétant qu’elle était fichue et qu’elle n’avait plus le cœur de faire son devoir. Elle n’écoutait aucun de mes échanges. En particulier, quand la dirigeante a dit que des frères et sœurs avaient progressé et s’en étaient bien sortis dans leur devoir, Wu Ping a pensé que la dirigeante les estimait plus qu’elle, ce qui l’a encore plus déprimée. Quand on était seules, elle me demandait toujours si les autres se moquaient d’elle. J’étais très ennuyée à chaque fois qu’on parlait de ça. Je voyais qu’elle était déprimée, qu’elle n’allait pas bien physiquement ni mentalement, mais elle faisait toujours semblant d’être forte, dans les réunions, d’accepter la vérité et de se soucier de la volonté de Dieu. Ҫa me paraissait franchement épuisant. Parfois, je me demandais si c’était bien la personne que j’avais tant adorée. Elle n’avait pas l’air de posséder la réalité de la vérité. Elle était obsédée par la renommée et le statut et n’acceptait pas du tout la vérité. Quand des problèmes surgissaient, elle jouait la comédie au lieu d’apprendre quelque chose sur elle-même. Elle n’allait visiblement pas bien. Son état n’a pas cessé de se détériorer après ça. La dirigeante a échangé avec elle plusieurs fois. Wu Ping a eu l’air de l’accepter, mais elle n’a pas changé du tout. Elle haïssait même les autres et leur jetait des regards meurtriers. La dirigeante l’a traitée et a exposé ses problèmes, mais Wu Ping haïssait Dieu et Le blâmait dans son cœur. Elle ne pouvait pas s’empêcher de reporter toutes les fautes sur Lui. J’ai compris qu’elle avait une nature méchante, qu’elle haïssait Dieu et la vérité. C’était un démon, un antéchrist. Plus tard, elle n’a plus été autorisée à vivre une vie d’Église ni à accomplir des devoirs.

Après son départ, j’ai été perturbée un long moment. Je me demandais pourquoi je l’avais tant vénérée, au point de vouloir être comme elle. À chaque fois que je rencontrais quelqu’un qui parlait bien, qui était capable de souffrir et de tout dépenser pour Dieu, qui avait été arrêté et torturé sans trahir Dieu, je l’adorais vraiment. Pourquoi vénérais-je autant ces gens ? Par quelle idée étais-je gouvernée ? Puis j’ai lu deux passages de la parole de Dieu. « Certaines gens peuvent endurer des difficultés ; ils peuvent payer le prix ; leur comportement extérieur est très bon ; ils sont assez bien respectés et ils jouissent de l’admiration de tous. Diriez-vous que ce genre de comportement extérieur peut être considéré comme une pratique de la vérité ? Pourrait-on déterminer que de telles gens satisfont la volonté de Dieu ? Pourquoi est-ce que, maintes et maintes fois, en voyant ce genre d’individus, les gens pensent qu’ils satisfont Dieu, qu’ils marchent sur le chemin de la pratique de la vérité et qu’ils restent sur la voie de Dieu ? Pourquoi certaines gens pensent-ils de cette façon ? Il n’y a qu’une seule explication. Quelle est cette explication ? La voici : pour un grand nombre de personnes, certaines questions comme ce que signifie mettre la vérité en pratique, ce que signifie satisfaire Dieu et vraiment posséder la réalité de la vérité ne sont pas très claires. Donc, certaines personnes sont souvent trompées par ceux qui semblent spirituels, nobles, admirables et grands. Quant aux personnes qui peuvent parler de lettres et de doctrines avec éloquence et dont le discours et les actions semblent dignes d’admiration, ceux qu’ils trompent ne se sont jamais arrêtés à l’essence de leurs actions, aux principes qui fondent leurs actes, aux buts qu’elles poursuivent. En outre, ils n’ont jamais cherché à savoir si ces personnes se soumettent vraiment à Dieu, n’ont jamais déterminé non plus si oui ou non elles craignent Dieu et s’éloignent du mal authentiquement. Ils n’ont jamais discerné l’essence de l’humanité de ces personnes. Au contraire, depuis le moment de la première rencontre avec elles, peu à peu, ils en viennent à admirer ces personnes, à les vénérer et, à la fin, ces personnes deviennent leurs idoles. De plus, dans la pensée de certaines gens, ces idoles qu’ils adorent et qui, selon eux, peuvent abandonner leur famille et leur emploi, qui semblent en surface pouvoir payer le prix, sont les personnes qui satisfont vraiment Dieu, qui peuvent vraiment recevoir une bonne fin et une bonne destination. Dans leur pensée, ces idoles sont les personnes que Dieu loue » (« Comment connaître le tempérament de Dieu et les fruits que Son œuvre portera », dans La Parole apparaît dans la chair).

« Une seule cause fondamentale porte ces gens à agir dans l’ignorance, à adopter des points de vue ignorants ou des opinions et des pratiques unilatérales. Je vous en fais part aujourd’hui. La raison est la suivante : bien que les gens suivent Dieu, Le prient tous les jours et lisent Ses déclarations chaque jour, ils ne comprennent pas réellement Sa volonté. C’est la racine du problème. Si une personne comprenait le cœur de Dieu et savait ce qu’Il aime, ce qu’Il déteste, ce qu’Il veut, ce qu’Il rejette, quel genre de personnes Il aime, quel genre de personnes Il n’aime pas, quel genre de normes Il applique à Ses exigences à l’égard de l’homme, quel genre d’approches Il emprunte pour perfectionner l’homme, cette personne pourrait-elle encore avoir ses opinions personnelles ? De telles gens pourraient-ils simplement se mettre à adorer quelqu’un d’autre ? Un humain ordinaire pourrait-il devenir son idole ? Les gens qui comprennent la volonté de Dieu auront un point de vue un peu plus rationnel que cela. Ils ne vont pas idolâtrer arbitrairement une personne corrompue ni ne croiront, en marchant sur le chemin de la mise en pratique de la vérité, que l’adhésion aveugle à quelques simples règles ou principes équivaut à mettre la vérité en pratique » (« Comment connaître le tempérament de Dieu et les fruits que Son œuvre portera », dans La Parole apparaît dans la chair). Ces paroles de Dieu ont touché juste. J’ai compris que j’avais eu une mauvaise perspective dans ma foi pendant toutes ces années. Je pensais qu’être un croyant de longue date, payer un prix avec enthousiasme et travailler beaucoup, c’était pratiquer la vérité et avoir la réalité de la vérité. Je pensais que les personnes de ce genre apportaient de la joie à Dieu et pouvaient s’implanter dans Sa maison. Du coup, dans mes interactions avec Wu Ping, quand j’avais vu qu’elle croyait en Dieu depuis des années et qu’elle avait fait beaucoup de sacrifices, qu’elle avait beaucoup souffert pour prêcher l’Évangile et qu’elle était très éloquente dans son échange, j’avais été éblouie par son image prestigieuse et son comportement impressionnant, et je l’avais vénérée. J’ai enfin compris que j’avait été stupide et ignorante, et que ma perspective était absurde. Les sacrifices qu’on peut faire et la souffrance dans notre devoir ne sont que de bons comportements superficiels. Ҫa ne signifie pas qu’on a une bonne humanité, qu’on aime la vérité ni qu’on a la réalité de la vérité. Wu Ping avait été croyante pendant plus de vingt ans. Elle avait fait beaucoup de sacrifices et elle parlait bien, mais elle se servait de ces choses comme d’un capital personnel, se vantant toujours et amenant les gens devant elle. Elle était tout à fait incapable d’accepter et de pratiquer la vérité. Quels que soient les critiques et les échecs qu’elle essuyait, elle ne réfléchissait jamais sur elle-même et ne se repentait jamais vraiment. Quand elle était appréciée et avait un statut, elle avait de l’énergie pour son devoir. Elle pouvait s’y consacrer entièrement et veiller toute la nuit. Mais quand elle a été renvoyée, elle a perdu toute motivation. Elle est devenue résistante, elle se plaignait tout le temps et elle évacuait sa négativité en secret. Mais elle disait qu’elle avait une dette envers Dieu et semblait vraiment repentante, incitant les autres à penser qu’elle se souciait de la volonté de Dieu, qu’elle avait une stature et la réalité, afin que tout le monde l’admire. Après avoir été émondée et traitée, elle avait dit à tout le monde que c’était l’amour de Dieu, mais elle avait blâmé et haï Dieu en secret. N’était-elle pas un antéchrist qui haïssait Dieu et la vérité ? Maintenant, j’ai compris que le fait que quelqu’un ait la foi depuis longtemps, soit capable de faire des sacrifices et parle bien, ait de l’expérience et soit apprécié, ne signifiait pas qu’il avait la réalité de la vérité, et encore moins qu’il apportait de la joie à Dieu. Même si quelqu’un a cru longtemps et travaillé dur, s’il ne pratique pas la vérité et n’a pas changé ses tempéraments sataniques, il résiste à Dieu, fondamentalement, et il finira par être éliminé. Ҫa accomplit ce que le Seigneur Jésus a dit : « Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » (Matthieu 7:22-23). Plus tard, j’ai pensé à ces paroles de Dieu : « Peu M’importe que ton travail soit méritant, que tes compétences soient impressionnantes, que tu Me suives de près, que tu sois célèbre ou que ton attitude se soit améliorée ; tant que tu n’as pas fait ce que J’ai exigé, tu ne pourras jamais gagner Mon éloge. Oubliez toutes vos idées et vos calculs le plus vite possible et commencez à considérer Mes exigences sérieusement. Sinon, Je réduirai tout le monde en cendres afin de mettre fin à Mon œuvre, et au pire, Je réduirai à néant Mes années d’œuvre et de souffrance, car Je ne peux pas amener dans Mon royaume ou faire entrer dans l’ère suivante Mes ennemis et des gens qui empestent le mal et ont l’apparence de Satan » (« Les transgressions conduiront l’homme en enfer », dans La Parole apparaît dans la chair). « Je décide de la destination de chaque homme, non en fonction de l’âge, de l’ancienneté, du degré de souffrance et encore moins du degré auquel il attire la pitié, mais plutôt selon qu’il possède ou non la vérité. Il n’y a pas d’autre option que celle-ci. Vous devez vous rendre compte que tous ceux qui ne respectent pas la volonté de Dieu seront punis. C’est un fait immuable » (« Prépare suffisamment de bonnes actions pour ta destination », dans La Parole apparaît dans la chair). Ces paroles de Dieu m’ont beaucoup émue. Pour déterminer la destination de quelqu’un, Dieu n’examine pas ses efforts, sa quantité de travail ni s’il s’est bien comporté, mais s’il a la vérité. Dieu ne juge pas les gens sur leur apparence, mais sur leur essence. Il examine s’ils aiment la vérité et peuvent la mettre en pratique, s’ils se soumettent à Lui et accomplissent Sa volonté. J’ai compris que Dieu avait vraiment un tempérament juste et saint. Il juge les gens selon des normes et des principes, sans qu’aucun sentiment n’interfère. Dieu ne décidera pas que quelqu’un est juste ou bon parce qu’il est enthousiaste, qu’il contribue ou qu’il souffre. Par ailleurs, même si quelqu’un est un croyant de longue date, a beaucoup travaillé ou est réputé, s’il ne pratique pas la vérité et n’a pas changé ses tempéraments, il est destiné à être éliminé par Dieu. Quand j’ai compris ça, j’ai bien vu à quel point j’étais ignorante et pathétique. Durant mes années de foi, je n’avais pas cherché la vérité ni compris la volonté de Dieu. Ma foi n’était basée que sur des notions et je n’avais pas cessé de vénérer des gens. J’ai mesuré à quel point j’avais été aveugle et stupide. Plus tard, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu. « Dans toute l’humanité, il n’y a personne qui puisse servir de modèle pour les autres parce que les hommes sont fondamentalement semblables et ne sont pas différents les uns des autres, présentant peu de traits pour les distinguer les uns des autres. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, les hommes demeurent encore incapables de connaître pleinement Mes œuvres. Ce n’est que lorsque Mon châtiment descendra sur toute l’humanité que les hommes, à leur insu, se rendront compte de Mes œuvres, et sans que Je ne fasse quoi que ce soit ou que Je ne contraigne personne, les hommes finiront par Me connaître et ainsi témoigneront de Mes œuvres. Tel est Mon plan, c’est l’aspect de Mes œuvres qui est manifesté et c’est ce que l’homme doit connaître » (« Chapitre 26 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). Ces paroles de Dieu sont parfaitement claires. Les gens sont corrompus par Satan et nous avons une essence satanique. Nous ne manifestons qu’un tempérament satanique. Aucun de nous ne mérite d’être vénéré. Si je l’avais compris plus tôt, je n’aurais vénéré ni idolâtré personne.

J’ai été renvoyée peu de temps après, parce que je n’arrivais à rien dans mon devoir. À ce moment-là, j’ai beaucoup réfléchi et je me suis demandé pourquoi j’avais échoué. J’ai pensé à la manière dont j’avais été coincée dans un état de vénération de Wu Ping. Parce qu’elle avait la foi depuis longtemps, qu’elle avait prêché l’Évangile pendant des années, beaucoup souffert et accumulé beaucoup d’expérience, j’avais pensé qu’elle devait comprendre la vérité et avoir la réalité. Par conséquent, j’avais toujours essayé d’imiter son comportement et je lui avais soumis toutes les questions que je me posais. Quoi qu’elle dise, je l’avais accepté sans réfléchir et j’avais fait ce qu’elle suggérait. Dieu n’avait pas du tout de place dans mon cœur. Je n’avais pas cherché la vérité quand j’avais rencontré des problèmes et je manquais de principes. J’avais juste écouté une personne, Wu Ping. Je suivais une personne au lieu de suivre Dieu. C’est exactement comme Dieu le dit : « Ce que tu admires, ce n’est pas l’humilité de Christ, mais ces faux bergers de grande réputation. Tu n’adores pas la beauté ou la sagesse de Christ, mais plutôt ces libertins qui se vautrent dans la saleté du monde. Tu ries de la douleur de Christ qui n’a pas de place où reposer Sa tête, mais tu admires ces cadavres qui courent après des offrandes et vivent dans la débauche. Tu n’es pas prêt à souffrir aux côtés de Christ, mais tu te jettes volontiers dans les bras de ces antéchrists imprudents, bien qu’ils ne te procurent que de la chair, des mots et du contrôle. Même maintenant, ton cœur est toujours tourné vers eux, vers leur réputation, vers leur statut, vers leur influence. Et pourtant, tu continues à maintenir une attitude par laquelle tu trouves l’œuvre de Christ difficile à avaler et tu n’es pas prêt à l’accepter. Voilà pourquoi Je dis que tu manques de foi pour reconnaître Christ. La raison pour laquelle tu L’as suivi jusqu’à ce jour, c’est que tu n’avais pas d’autre option. Une série d’images sublimes dominent à jamais dans ton cœur ; tu ne peux pas oublier toutes leurs paroles et actions, ni leurs paroles et leurs mains influentes. Ils sont toujours suprêmes et toujours des héros dans vos cœurs. Mais ce n’est pas le cas de Christ d’aujourd’hui. Il est toujours insignifiant dans ton cœur et Il est toujours indigne de révérence. Car Il est bien trop ordinaire, Il a beaucoup trop peu d’influence et Il est loin d’être noble » (« Es-tu quelqu’un qui croit véritablement en Dieu ? », dans La Parole apparaît dans la chair). Ces paroles de Dieu ont révélé mon véritable état. J’ai repensé à mes années de foi. J’avais juste adulé les gens qui avaient un calibre et des dons autour de moi, ceux qui étaient soutenus et appréciés. J’avais considéré leurs paroles et leurs actes comme des choses à imiter, sans jamais chercher la volonté de Dieu, si c’était ce que Dieu voulait ni si ça s’accordait avec les principes de la vérité. J’avais vénéré et suivi les gens aveuglément, et même voulu être comme eux. J’avais toujours été sur le mauvais chemin, voulant souffrir et travailler le plus possible. Dans mon devoir, j’avais compté sur le calibre et l’expérience, sans jamais me concentrer sur la recherche de la vérité ni mon entrée dans la vie, alors je n’avais pas appris beaucoup de vérité pendant mes années de foi et ma vie en avait pâti. J’ai vraiment senti à quel point j’avais été ignorante et pathétique. Alors que Dieu nous a donné tant de paroles, je ne les avais presque pas gardées à l’esprit. Mais je gardais en tête tout ce que Wu Ping disait, toutes ses opinions, et je les appliquais sur-le-champ. Je m’en remettais toujours à elle dans mon devoir, mais Dieu n’avait pas de place dans mon cœur. Toute cette affaire avec Wu Ping m’a pleinement exposée. Surtout, après son renvoi, ses problèmes avaient été mis en lumière et je les connaissais. Ҫa ne m’avait pas empêchée d’avoir toujours une haute opinion d’elle quand on avait retravaillé ensemble. J’avais continué à m’en remettre à elle dans mes devoirs, en pensant que même un chameau maigre était plus grand qu’un cheval et en ayant l’impression qu’elle valait mieux que moi, même si elle avait des problèmes. Voilà comment je voyais les choses. J’ai trop vénéré une personne. Je ne cherchais pas les principes de la vérité dans mes interactions et n’avais aucun discernement. Je regardais les choses en me basant sur des mensonges sataniques. Quand de plus en plus de problèmes de Wu Ping avaient été exposés, par la suite, je n’avais pas gagné en discernement. J’avais continué à la suivre et à être étouffée par elle. Du coup, j’étais dans un état de négativité et de souffrance constant. Je l’avais vraiment mérité. J’avais admiré Wu Ping et je m’en étais remise à elle dans mon devoir, et qu’est-ce que ça m’avait apporté ? De la tromperie, de la contrainte et du rejet. Je souffrais, je me sentais étouffée et je m’éloignais de Dieu. J’avais la foi, mais je ne m’en remettais pas à Dieu, je ne L’admirais pas et je ne cherchais pas du tout la vérité. Je ne faisais que vénérer et suivre une personne. J’étais une imbécile sans discernement. À cette époque, j’avais connu des échecs, et c’était la justice et le salut de Dieu pour moi. Cette révélation m’a incitée à examiner de près le mauvais chemin sur lequel j’étais et mes idées erronées, et permis de chercher la vérité pour résoudre ces problèmes. J’ai aussi éprouvé l’importance de la recherche de la vérité. Quand Dieu dit : « Ceux qui ne cherchent pas la vérité ne peuvent pas suivre jusqu’au bout », c’est bien vrai. Ceux qui ne cherchent pas la vérité sont destinés à être exposés et éliminés par Dieu. Mon propre échec et l’échec de la personne que j’admirais en sont la meilleure preuve.

Deux mois plus tard, j’ai fait équipe avec Wang Li pour le travail d’évangélisation. J’avais entendu dire qu’après avoir gagné la foi, elle avait renoncé à un très bon emploi pour faire son devoir, qu’elle était vraiment capable de travailler d’arrache-pied et qu’elle avait un bon calibre. Comme elle avait fait beaucoup de travail d’évangélisation, elle était très expérimentée. Je la connaissais depuis un moment et j’avais vu qu’elle se souciait beaucoup du travail de l’Église. Elle échangeait très activement dans les réunions et elle semblait à l’aise, quelles que soient les circonstances ou le nombre de personnes présentes. Elle parlait très calmement et sans crainte. Elle échangeait activement pour aider tous ceux qui rencontraient des problèmes et tout le monde l’appréciait beaucoup. J’avais l’impression qu’elle cherchait vraiment la vérité et je l’admirais. Je me suis réjouie d’avoir l’occasion de travailler avec elle, mais je me suis souvenue de mon échec précédent, de la manière dont j’avais estimé le calibre et les dons de Wu Ping, ce qui m’avait incitée à la vénérer et à la suivre. J’avais pris le mauvais chemin et ça avait nui à ma vie. Je savais que, dans mes interactions avec Wang Li, je ne pouvais pas envisager les choses sur la base de mes idées erronées et je devais l’aborder en accord avec les principes de la vérité. Puisque Wang Li avait un bon calibre et de l’expérience en évangélisation, j’avais beaucoup à apprendre d’elle pour compenser mes lacunes. Mais c’était aussi une personne corrompue, avec des tempéraments corrompus et des défauts. Je ne devais pas la vénérer et m’en remettre à elle. S’il y avait des problèmes ou des erreurs dans son devoir, je ne devais pas la suivre aveuglément. Je devais conserver du discernement et la traiter selon les principes de la vérité. Plus tard, pendant nos discussions, j’ai remarqué que la plupart des suggestions de Wang Li n’étaient pas très concrètes. Avec d’autres sœurs, nous pensions qu’elles ne marcheraient pas, mais Wang Li ne voulait rien lâcher. Elle se braquait dès qu’on ne partageait pas son avis sur quelque chose, alors on restait longtemps dans une impasse, ce qui retardait vraiment les progrès du travail. Peu à peu, j’ai vu que Wang Li était très arrogante et têtue, et qu’elle devenait grincheuse quand ses suggestions étaient rejetées. Elle boudait, ce qui étouffait les autres. Elle perturbait l’équipe d’évangélisation et entravait les progrès du travail. J’ai parlé de son comportement à la dirigeante. Celle-ci a exposé et disséqué les problèmes de Wang Li, qui ne l’a pas accepté. Elle a ensuite été transférée à un autre devoir. Je me suis vraiment sentie en paix quand ça s’est produit. J’ai eu le sentiment d’avoir enfin corrigé mes idées erronées et de ne plus vénérer ni suivre les gens, comme je le faisais avant. J’ai aussi été très reconnaissante envers Dieu pour avoir arrangé ces situations qui m’ont permis de gagner en discernement et de retenir ces leçons. Dieu soit loué !

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