59. L’amertume d’être une personne complaisante

Par Frankie, Grèce

L’année dernière, Frère Gabriel, avec qui je prêchais l’Évangile sur les routes, a été démis de ses fonctions. Quand je l’ai interrogé à ce sujet, il m’a dit qu’il n’avait pas accompli correctement son devoir ces dernières années. Il avait fait les choses à sa façon et avec obstination, ce qui avait gravement perturbé le travail de l’Église, et il avait donc été démis de ses fonctions. J’étais désolé qu’il en soit arrivé là et de le voir rempli de tant de regrets et se sentir si mal. En repensant au travail effectué ensemble, j’avais remarqué qu’il faisait dans l’à-peu-près dans son travail et qu’il faisait les choses à sa façon. J’avais voulu lui en faire part, afin de l’aider à réfléchir et en prendre conscience, mais alors que j’étais sur le point d’ouvrir la bouche, j’ai hésité. Je me suis dit : « Le dirigeant l’a certainement largement exposé et émondé au moment de le démettre de ses fonctions, donc il doit déjà être très malheureux. Si j’en rajoute, ne vais-je pas retourner le couteau dans la plaie ? Ne va-t-il pas penser que je manque d’empathie ? De plus, le dirigeant doit avoir déjà relevé les problèmes que j’ai remarqués, je vais plutôt le réconforter. » Je lui ai donc dit : « Je suis sûr qu’avoir partagé l’Évangile durant toutes ces années sur les routes t’a apporté beaucoup d’expérience, ou du moins, d’importantes connaissances. Nombre de frères et sœurs dans cette Église, ici, sont de nouveaux croyants qui l’ont rejointe ces dernières années ; ils n’ont pas beaucoup d’expérience dans la diffusion de l’Évangile. Tu pourras aider tout le monde quand tu rentreras chez toi. » À ma grande surprise, il m’a répondu : « Frère, cela me fait de la peine que tu dises ça. Je pensais que tu aurais souligné mes problèmes et m’aurais aidé pour que je puisse réfléchir sur moi-même et développer une prise de conscience ; cela aurait été bénéfique pour ma vie. Mais, à l’inverse, tu m’encenses, alors que j’ai sombré à ce niveau-là, me laissant penser que mon renvoi n’est pas grave et que je suis plus capable que les autres. Tu es complaisant, tu agis comme un laquais de Satan, me poussant vers les enfers ! Ces belles paroles ne sont pas édifiantes pour les gens, alors ne les prononce plus. Ce n’est pas de l’amour. En réalité, c’est blessant et destructeur. » Quand le frère a dit ça, j’ai eu vraiment honte et tout ce que je voulais, c’était ramper jusqu’à un trou et m’y enfouir. J’avais bien conscience que les années de foi de Gabriel n’avaient pas apporté grand changement à son tempérament corrompu, et que son état constituait un danger. Non seulement je ne signalais pas ses problèmes ni ne l’aidais, ne disant que de belles choses, mais j’étais hypocrite, poli et flatteur d’une manière profane. N’étais-je pas simplement en train de jouer avec lui et de le duper ? La révocation de Gabriel était une bonne opportunité pour lui de réfléchir et de mieux se connaître. S’il parvenait à chercher la vérité, faire de l’introspection, et se repentir véritablement, alors son échec pourrait constituer un tournant décisif dans sa foi. Mais j’étais un obstacle majeur, débitant des balivernes pour jouer avec lui, le perturber et l’éconduire. Je me comportais comme un laquais de Satan. Dieu met tout en œuvre pour sauver les gens, tandis que Satan conspire et complote pour les perturber et les entraver, et les entraîner vers les enfers. Mes inepties ne faisaient que nuire à mon frère. À cette pensée, j’ai éprouvé une peur intense, j’ai donc repéré certaines paroles de Dieu, et grâce à ces paroles de Dieu, j’ai commencé à réfléchir et identifier mon problème.

La parole de Dieu dit : « Si tu entretiens de bonnes relations avec un frère ou une sœur, et que ces derniers te demandent de leur signaler leurs défauts, comment devrais-tu t’y prendre ? Cela tient à ta façon d’aborder le sujet. Ton approche est-elle basée sur les vérités-principes, ou utilises-tu des philosophies pour traiter avec le monde ? Si tu vois clairement qu’ils ont un problème, mais que tu ne leur dis pas directement afin d’éviter de nuire à ta relation, et que tu inventes même des excuses en disant : “Ma stature est insuffisante pour le moment et je ne comprends pas complètement tes problèmes. Quand je comprendrai, je te répondrai”, qu’advient-il alors ? Cela implique une philosophie pour traiter avec le monde. N’est-ce pas là essayer de berner les autres ? Tu devrais parler dans la mesure de ce que tu peux voir clairement, et si quelque chose ne te paraît pas évident, dis-le. Cela revient à dire ce qui est dans ton cœur. Si tu as certaines pensées et que certaines choses sont évidentes pour toi, mais que tu as peur d’offenser les autres, que tu es terrifié à l’idée de blesser leurs sentiments, et que tu décides de ne rien dire, alors, tu vis suivant une philosophie pour traiter avec le monde. Si tu découvres que quelqu’un a un problème et s’est égaré, même si tu ne peux aider cette personne avec amour, tu dois au moins souligner le problème pour qu’elle puisse y réfléchir. Si tu ignores son problème, n’est-ce pas là la blesser ? » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, C’est seulement en poursuivant la vérité que l’on peut résoudre ses notions et ses incompréhensions au sujet de Dieu). Et il y avait ce passage au sujet des gens rusés : « Ils n’ont pas d’amour pour les choses positives, ils n’aspirent pas à la lumière et ils n’aiment pas le chemin de Dieu ou la vérité. Ils aiment suivre les tendances mondaines, ils sont épris de prestige, d’avantages et de statut, ils adorent sortir du lot, ils adorent le prestige, les avantages et le statut, et ils vénèrent les personnages grands et illustres, mais en réalité, ce qu’ils vénèrent, ce sont des démons et Satan. Ce qu’ils ont à cœur de poursuivre, ce n’est pas la vérité ou les choses positives. Au contraire, ils révèrent la connaissance. […] Ils utilisent les philosophies de Satan, sa logique, ils utilisent tous ses stratagèmes, toutes ses ruses, dans tous les contextes, afin de soutirer aux gens leur confiance personnelle, de les amener à les vénérer et à les suivre. Ce n’est pas le chemin que doivent emprunter ceux qui croient en Dieu. Non seulement ces gens-là ne seront pas sauvés, mais ils subiront aussi la punition de Dieu : il ne peut y avoir le moindre doute à ce sujet » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, On ne peut être sauvé par la croyance en la religion ou par la participation aux cérémonies religieuses). Les paroles de Dieu ont exposé entièrement la vérité de mes intentions et de ma corruption. Les problèmes de Gabriel m’apparaissaient clairement : il avait été négligent dans son devoir et n’y avait pas mis son cœur. Il n’était pas persévérant dans son travail ni n’avait de principes. Il faisait ce que bon lui semblait, et avait perturbé le travail de l’Église. J’avais voulu lui faire plaisir, et comme j’avais eu peur de l’offenser, je n’avais jamais souligné cela. À présent qu’il avait été démis de ses fonctions, et qu’il s’était ouvert à moi en échangeant sur ses échecs, j’aurais dû parler de ses problèmes et échanger sur la volonté de Dieu pour l’aider à se connaître et à se repentir auprès de Dieu. Cela aurait été vraiment aimant, bénéfique et édifiant pour lui. Mais je cherchais à plaire aux gens en ne disant que des balivernes. N’étais-je pas simplement en train de le tromper pour qu’il m’apprécie ? Je voulais qu’il pense que lorsqu’il avait échoué, c’était le dirigeant qui l’avait émondé et exposé, mais que c’était moi qui avais réchauffé son cœur et l’avais réconforté. Alors, il m’aurait été reconnaissant et aurait eu une bonne image de moi. Lors de mes interactions avec mon frère, je me servais des philosophies profanes des incroyants telles que : « Si vous frappez les autres, ne les frappez pas au visage ; si vous critiquez les autres, ne critiquez pas leurs défauts », « Prononcez de bonnes paroles en harmonie avec les sentiments et la raison des autres, car la franchise agace autrui », « Ne pas parler des défauts de bons amis engendre une longue et bonne amitié », etc. Ce n’est vivre que selon des paroles mondaines, et elles ne sont que des philosophies totalement sataniques. Les interactions entre incroyants respectent toujours les manières de Satan dans le monde, et leurs paroles sont toujours flatteuses et hypocrites. Ils jouent la comédie, éprouvent les autres, rusent dans tout ce qu’ils disent, et ne prononcent pas un seul mot qui soit vrai ou authentique. Je croyais depuis longtemps et j’avais tant mangé et bu de la parole de Dieu, mais je n’arrivais toujours pas à dire une seule chose qui soit vraie. Au lieu de cela, j’employais des philosophies sataniques tout comme un incroyant le faisait, et j’étais un vaisseau pour Satan, devenant de plus en plus fuyant et retors. J’étais vraiment pathétique ! Cela m’a fait penser à ces paroles de Dieu : « Si le discours et la conduite d’un croyant sont toujours aussi désinvoltes et immodérés que ceux d’un incroyant, alors il est encore plus mauvais que l’incroyant ; il est le démon typique » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Avertissement à ceux qui ne pratiquent pas la vérité). « Plus tu es en présence de Dieu, plus tu auras d’expériences. Si tu es encore dans le monde comme une bête, la bouche professant ta croyance en Dieu, mais le cœur ailleurs, et si tu étudies encore les philosophies mondaines de la vie, alors tout ton labeur précédent n’aura-t-il pas servi à rien ? » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Au sujet de l’expérience). En repensant à mes années de foi, j’ai réalisé que je n’avais pas obtenu la vérité et que je n’étais pas devenu quelqu’un de simple, d’honnête, mais que je m’accrochais toujours à ma manière profane de vivre. Je n’étais pas quelqu’un qui aimait la vérité ou acceptait la vérité. Je suis venu devant Dieu et j’ai prié : « Dieu, je suis si retors ! Je veux me repentir et cesser de vivre selon des philosophies mondaines, sataniques. »

Suite à cette expérience et cette leçon, j’ai réussi à être plus vigilant dans mes interactions avec les autres, et je me suis entraîné à parler d’une façon qui pourrait être bénéfique pour les gens, plutôt que d’aborder les problèmes de manière détournée pour plaire aux gens. Mais comme j’étais si profondément corrompu par Satan, je ne pouvais m’empêcher d’essayer de plaire de nouveau aux gens quand mes intérêts personnels étaient en jeu.

À l’époque, je travaillais avec Frère Hudson sur la production vidéo. Il avait des opinions très tranchées et était bien meilleur que moi au travail. Je me disais que je devais être modeste pour qu’il n’ait pas l’impression que j’étais un ignorant arrogant. Donc, au cours de nos devoirs, à chaque fois que nos opinions différaient, j’essayais de m’en tenir à « L’harmonie est un trésor, la patience, c’est du génie », afin d’éviter de porter atteinte à notre relation et de bien m’entendre avec lui. Parfois, je remarquais des erreurs dans les vidéos sur lesquelles il travaillait, et je suggérais de les corriger, mais il estimait que ce que j’avais mentionné n’était pas un problème. Il donnait juste une excuse ou son opinion. Même si je n’étais pas complètement d’accord avec lui, je craignais qu’une discussion plus poussée nous mène à une impasse ou initie une querelle, et que tout le monde dise que j’étais arrogant, suffisant et têtu. Donc, je n’ai pas insisté. Nous avons travaillé ensemble de cette manière pendant quelques mois, mais quand nos vidéos sont sorties, il restait encore des problèmes ici et là, et la plupart des problèmes étaient ceux que j’avais soulevés au départ. Par conséquent, nous avons dû refaire les vidéos. Hudson a fini par être révoqué en raison de son arrogance, sa suffisance et son obstination. Même si les vidéos ont finalement été achevées, je ne me sentais pas tranquille ni en paix à ce sujet. Au contraire, j’éprouvais malaise et culpabilité. J’essayais toujours de plaire aux gens dans mon devoir, préservant une harmonie superficielle, craignant d’offenser les autres, et je ne respectais pas les principes. Je n’avais pas réellement rempli ma fonction en tant que partenaire et j’entravais le travail de production vidéo. Je me sentais vraiment très mal. Puis la dirigeante est venue me parler et m’a exposé en disant : « Tu n’as pas respecté les vérités-principes dans ton travail avec tes frères et sœurs. Tu savais clairement que le point de vue d’Hudson pendant la production n’était pas correct, mais tu as continué à le suivre aveuglément pour éviter le conflit et préserver ton image. Par conséquent, les vidéos ont dû être refaites et cela a retardé l’avancement du travail. » Puis elle dit : « Tu as tendance à aller selon le vent. Tu dois chercher la vérité et corriger ça tout de suite. » Cela a été dur pour moi à entendre. J’ai prié et j’y ai réfléchi pendant les quelques jours qui ont suivi, et j’ai lu la parole de Dieu.

La parole de Dieu dit : « Selon toute apparence, les mots prononcés par les antéchrists semblent particulièrement gentils, cultivés et distingués. Tous ceux qui violent le principe, qui interrompent et perturbent le travail de l’Église, ne sont ni exposés ni critiqués, peu importe qui ils sont : les antéchrists ferment les yeux sur eux, et font ainsi croire aux gens qu’ils sont magnanimes en toutes choses. Toutes les corruptions et tous les actes malfaisants sont accueillis avec bienveillance et tolérance. Les antéchrists ne se mettent pas en colère et ne deviennent pas furieux, ils ne se fâchent pas et ne blâment pas les gens quand ceux-ci font quelque chose de mal et nuisent aux intérêts de la maison de Dieu. Peu importe qui commet le mal et perturbe le travail de l’Église, ils n’y prêtent pas attention, comme si cela n’avait rien à voir avec eux, et ils n’offensent jamais les gens à cause de ça. Qu’est-ce qui préoccupe les antéchrists le plus ? Combien de personnes les admirent, et combien de personnes les voient souffrir, et les admirent pour cela. Les antéchrists pensent que la souffrance doit toujours servir à quelque chose : quels que soient les épreuves qu’ils endurent, le prix qu’ils paient, les bonnes actions qu’ils font, l’attention, la considération et l’amour qu’ils portent aux autres, tout cela doit être fait devant les autres, beaucoup de gens doivent le voir. Et pourquoi agissent-ils comme cela ? Pour séduire les gens, pour susciter chez davantage de gens admiration et approbation vis-à-vis de leurs actions, leur comportement, leur caractère. Il y a même des antéchrists qui essaient de se faire passer pour de bonnes personnes grâce à ces comportements en apparence positifs, afin que davantage de personnes viennent demander leur aide. […] Non seulement leurs actions inspirent de la vénération dans le cœur des gens, mais elles leur donnent aussi une place dans le cœur de ces gens. Les antéchrists espèrent prendre la place de Dieu. Tel est leur but quand ils font ces choses-là. Manifestement, leurs actions ont déjà produit des premiers résultats : les antéchrists ont désormais une place dans le cœur de ces gens qui manquent de discernement, et il y a maintenant des gens qui les vénèrent et les admirent, ce qui était précisément l’objectif des antéchrists » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Section 9 (Partie X)). Dieu montre que les antéchrists sont particulièrement maléfiques et méprisables. Ils sont doués pour bien jouer la comédie et dire de belles choses pour se camoufler et gagner le cœur des gens, leur faisant croire qu’eux seuls sont tolérants et compréhensifs, pour que les autres cherchent auprès d’eux le réconfort. Cela éloigne les gens de Dieu de plus en plus, et les antéchrists prennent la place de Dieu dans leur cœur. C’était exactement mon cas. Les frères et sœurs avaient besoin de se faire mutuellement remarquer des choses et de s’aider pendant leurs devoirs, mais j’évitais de faire quoi que ce soit de blessant simplement pour préserver ma propre réputation. J’avais repéré des problèmes dans les vidéos d’Hudson, et pourtant je n’avais pas respecté les vérités-principes ; j’avais juste suivi le mouvement. Je souhaitais plaire aux gens et ne mettais pas en pratique la vérité. Je ne voulais pas que tout le monde pense que j’étais arrogant, mais plutôt que j’étais tolérant, compréhensif et attentif aux opinions des autres. Je voulais rendre heureux tous les gens avec qui j’interagissais afin qu’ils m’aiment et aient une bonne image de moi. Pour atteindre mon objectif ignoble, je n’épargnais même pas le travail de l’Église, essayant de préserver une image positive. J’étais si égoïste ! Grâce au jugement et à la révélation de Dieu, j’ai compris qu’en voulant plaire aux gens, j’étais sur le chemin d’un antéchrist. Cette prise de conscience m’a empli de culpabilité. Par la suite, j’ai continué à réfléchir. En repensant à tout ce temps où j’avais été croyant, je m’étais toujours montré agréable avec les autres. Chaque fois que je voyais quelqu’un qui semblait bienveillant, cultivé et raffiné, j’essayais de l’imiter et de le copier. Je cherchais à paraître plus décontracté et accessible pour préserver mon image dans l’esprit de mes frères et sœurs. Je ne prenais presque jamais la parole quand je voyais des problèmes chez les autres ou quand ils révélaient leur tempérament corrompu, par peur de les embarrasser ou de les exposer. Je me souviens quand j’étais diacre d’évangélisation, je m’efforçais toujours d’être discret et de parler avec humilité. Quand je voyais que les autres bâclaient leur devoir et ne respectaient pas les principes, j’avais peur que tout le monde pense que j’étais insensible si je soulevais le problème, et que cela casserait mon image de « type sympa ». Donc, en vertu d’un prétendu amour, je choisissais mes mots, j’étais doux et parlais de manière indirecte quand j’essayais d’aider les autres. Je n’exposais jamais quelqu’un directement ni ne l’aidais à identifier la gravité de ses actes. Je ne faisais que lui donner un indice de façon détournée. Quand je devais congédier quelqu’un, je savais que cela l’offenserait et ne savais donc pas quoi dire. Je faisais de mon mieux pour faire en sorte que les autres proposent d’échanger à ma place, évitant dès que je le pouvais de le faire moi-même. Ainsi, je faisais tout mon possible pour gérer et préserver mon statut et mon image, et les frères et sœurs disaient que je ne me donnais jamais des airs et qu’il était facile de bien s’entendre avec moi. Ils m’ont même recommandé pour un poste de dirigeant, car j’avais « une bonne humanité » et n’opprimais pas les autres. J’en éprouvais tant d’autosatisfaction ! Les antéchrists se comportent bien en apparence afin d’éconduire et d’attirer les gens. N’avais-je pas, au fond, les mêmes intentions et objectifs ? Je n’avais jamais réfléchi à mes intentions méprisables ni à ma nature corrompue, et j’estimais qu’il n’y avait pas de mal à vouloir plaire aux gens. Ainsi, les autres m’approuvaient et me soutenaient, et ils avaient une bonne opinion de moi : cela semblait être une formidable façon de vivre. Mais je voyais à présent qu’en voulant plaire aux gens, je m’engageais dans un chemin des plus secret et opaque, afin d’éconduire les autres et de les attirer. Je suivais le chemin des antéchrists !

Un jour, au cours de mes dévotions, j’ai lu un passage des paroles de Dieu qui m’a vraiment touché : « Quelle est la conséquence lorsque les gens pensent toujours à leur intérêt personnel, lorsqu’ils essaient toujours de protéger leur orgueil et leur vanité, lorsqu’ils révèlent un tempérament corrompu sans chercher la vérité pour le corriger ? C’est qu’ils n’ont pas d’entrée dans la vie, c’est qu’ils manquent de vrai témoignage d’expérience. Et c’est dangereux, n’est-ce pas ? Si tu ne pratiques jamais la vérité, si tu n’as aucun témoignage d’expérience, alors en temps voulu tu seras exposé et banni. À quoi servent les gens sans témoignage d’expérience dans la maison de Dieu ? Ils sont voués à faire n’importe quel devoir de façon médiocre et à être incapables de faire quoi que ce soit correctement. Sont-ils autre chose que des déchets ? Si les gens ne pratiquent jamais la vérité après des années de croyance en Dieu, ils sont des non-croyants, ils sont mauvais. Si tu ne pratiques jamais la vérité et si tes transgressions deviennent de plus en plus nombreuses, alors ton sort est scellé. Il est clair que toutes tes transgressions, le chemin erroné que tu empruntes et ton refus de te repentir, tout cela s’accumule en une multitude de mauvaises actions ; et donc, ton sort, c’est d’aller en enfer : tu seras puni. Pensez-vous que ce soit une question triviale ? Si tu n’as pas été puni, tu ne sauras pas à quel point c’est terrifiant. Quand le jour viendra où tu feras vraiment face à la calamité et que tu seras confronté à la mort, il sera trop tard pour les regrets. Si, dans ta foi en Dieu, tu n’acceptes pas la vérité, si tu crois en Dieu depuis des années mais qu’il n’y a eu aucun changement en toi, la conséquence ultime est que tu seras banni et abandonné » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Troisième partie). J’étais toujours un type sympa, mais je ne pratiquais pas la vérité. Quand je coopérais avec les autres, c’était toujours au détriment des intérêts de l’Église que je parvenais à mon dessein diabolique d’appâter les autres et de gagner leur cœur. Tout ce que je faisais était diabolique. Si je continuais comme ça, je finirais par être banni et puni par Dieu ! Grâce aux paroles de Dieu, j’ai pu ressentir Son tempérament juste et à quel point ceux qui ne pratiquaient pas la vérité Le dégoûtaient. Je voulais me repentir immédiatement, chercher un chemin de pratique, et corriger mon tempérament avide de plaire aux autres.

J’ai lu dans la parole de Dieu : « Lorsque ta relation avec Dieu sera devenue normale, alors tu auras aussi une relation normale avec les gens. Pour construire une relation normale avec Dieu, tout doit être construit sur le fondement des paroles de Dieu, il faut que tu sois capable d’accomplir ton devoir selon les paroles de Dieu et ce que Dieu demande, tu dois rectifier tes vues et tu dois rechercher la vérité en toutes choses. Tu dois pratiquer la vérité quand tu la comprends, et indépendamment de ce qui t’arrive, tu dois prier Dieu et chercher avec un cœur qui obéit à Dieu. En pratiquant ainsi, Tu pourras maintenir une relation normale avec Dieu. En même temps que tu accomplis correctement ton devoir, tu dois également veiller à ne rien faire qui ne profite à l’entrée dans la vie des élus de Dieu et à ne rien dire qui soit inutile aux frères et sœurs. À tout le moins, tu ne dois rien faire qui aille contre ta conscience et tu ne dois absolument rien faire de honteux. Ce qui se rebelle ou résiste à Dieu, en particulier, tu ne dois absolument pas le faire, et tu ne dois rien faire qui perturbe le travail ou la vie de l’Église. Sois juste et honorable en tout ce que tu fais et assure-toi que chacune de tes actions soit présentable devant Dieu. Bien que la chair puisse être faible quelquefois, tu dois être capable de placer les intérêts de la maison de Dieu en premier, sans convoiter de bénéfices personnels, sans rien faire d’égoïste ou de méprisable, en réfléchissant souvent sur toi-même. De cette manière, tu pourras souvent vivre devant Dieu et ta relation avec Dieu deviendra tout à fait normale » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Comment est ta relation avec Dieu ?). « Pour tous ceux qui accomplissent un devoir, quelles que soient la profondeur ou la superficialité de leur compréhension de la vérité, la manière la plus simple de pratiquer l’entrée dans la vérité-réalité est de penser aux intérêts de la maison de Dieu en tout, et d’abandonner ses désirs égoïstes, ses intentions personnelles, ses motivations, sa fierté et son statut. Fais passer les intérêts de la maison de Dieu en premier, c’est bien le moins que l’on doive faire. Si quelqu’un qui accomplit un devoir ne peut même pas en faire autant, alors comment peut-on dire de lui qu’il accomplit son devoir ? Ce n’est pas accomplir son devoir. Tu dois d’abord penser aux intérêts de la maison de Dieu, tenir compte de la volonté de Dieu et prendre en considération le travail de l’Église. Donne la priorité à ces considérations avant toute chose ; c’est seulement après cela que tu peux penser à la stabilité de ton statut ou à la façon dont les autres te considèrent. Ne sentez-vous pas que cela devient un peu plus facile si vous procédez en deux étapes et que vous faites des compromis ? Si tu pratiques ainsi un moment, tu auras l’impression qu’il n’est pas si difficile de satisfaire Dieu. De plus, tu devrais être capable d’assumer tes responsabilités, de répondre à tes obligations et d’accomplir tes devoirs, et de mettre de côté tes désirs, intentions et motivations égoïstes. Tu dois tenir compte de la volonté de Dieu, et faire passer en premier les intérêts de la maison de Dieu, le travail de l’Église, et le devoir que tu es censé accomplir. Après en avoir fait l’expérience quelque temps, tu sentiras que c’est une bonne manière de se comporter. C’est mener une vie franche et honnête, et ne pas être quelqu’un d’abject et de vil. C’est vivre de façon juste et honorable, plutôt que d’être méprisable, abject et bon à rien. Tu sentiras que c’est ainsi qu’une personne devrait agir et que c’est l’image que cette personne devrait vivre » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu). En lisant la parole de Dieu, j’ai compris que seuls ceux qui cherchent la vérité en toute chose et se tiennent du côté de Dieu, qui renoncent à leurs désirs personnels, et qui défendent le travail de l’Église, vivent à la ressemblance humaine et peuvent avoir des relations normales avec les autres. Par la suite, j’ai commencé à m’entraîner à donner la priorité, dans chaque situation, à la protection des intérêts de l’Église, et j’ai essayé de satisfaire la volonté de Dieu par mes paroles et mes actes. Après avoir appliqué cela pendant un moment, j’ai remarqué que j’avais de nombreuses occasions de pratiquer la vérité dans la vie quotidienne et dans mon devoir. Par exemple, lors des réunions, je constatais que certains énonçaient des paroles et des doctrines, ou s’écartaient du sujet. Ou bien, d’autres radotaient pendant leur échange, prolongeant la durée de notre réunion. Cela nuisait à notre vie d’Église, mais le dirigeant d’Église ne le signalait pas ni ne le rectifiait. Au début, je ne voulais rien dire, mais j’éprouvais une sorte de culpabilité : pourquoi voulais-je encore essayer de plaire aux gens ? J’ai prié Dieu immédiatement, renonçant à mon intention erronée. Vers la fin de la réunion, j’ai soulevé les problèmes que j’avais identifiés et j’ai proposé des solutions. J’ai senti à quel point renoncer à moi-même et défendre le travail de l’Église de cette manière m’apportait énormément de paix. De même, un frère que je connaissais très bien a été démis de ses fonctions. Il m’a dit que c’était parce qu’il avait aspiré au confort, qu’il avait été fourbe et fuyant, et inefficace dans son devoir. Au départ, j’ai voulu le réconforter et faire en sorte qu’il ait une bonne opinion de moi, mais j’ai ensuite réalisé que je devais, cette fois, mettre en pratique la vérité. J’ai donc calmé mon cœur et considéré ce que je devais dire pour permettre l’édification de ce frère. J’ai pensé à nos précédentes interactions. Son désir de confort s’était clairement manifesté dans son devoir. Je n’ai pas mâché mes mots : j’ai souligné les problèmes de comportement dont il avait fait preuve pendant son devoir et lui ai transmis les paroles de Dieu adéquates. Il m’a remercié et a ajouté que cela l’avait aidé que je lui dise tout ça. J’ai éprouvé beaucoup de sérénité et de paix après avoir agi ainsi.

Grâce au jugement et à la révélation des paroles de Dieu, j’ai vu que si je continuais de vivre selon les philosophies mondaines de Satan, je ne ferais que devenir plus fuyant et retors ; je raterais l’échelon le plus bas de ce que signifiait être humain, et je finirais par blesser les autres et moi-même. J’ai aussi appris que vivre selon les paroles de Dieu et me comporter conformément aux vérités-principes est la seule façon d’avoir de l’humanité et d’être une personne vraiment bonne.

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