Comment j’ai perdu mon arrogance

10 août 2020

Par Jingwei, États-Unis

Dieu Tout-Puissant dit : « Chaque étape de l’œuvre de Dieu, qu’il s’agisse de paroles sévères, de jugement ou de châtiment, perfectionne l’homme et est absolument appropriée. Jamais à travers les âges Dieu n’a accompli une œuvre telle que celle-ci ; aujourd’hui, Il œuvre en vous afin que vous appréciiez Sa sagesse. Bien que vous ayez souffert de quelque douleur au fond de vous, vos cœurs se sentent inébranlables et apaisés. Telle est votre bénédiction : être en mesure de profiter de cette étape de l’œuvre de Dieu. Indépendamment de ce que vous pourrez gagner à l’avenir, tout ce que vous voyez de l’œuvre que Dieu accomplit en vous aujourd’hui, c’est de l’amour. Si l’homme ne passe pas par le jugement et l’épurement de Dieu, ses actions et sa ferveur seront toujours superficielles, et son tempérament demeurera toujours inchangé. Peut-on considérer que cela revient à avoir été gagné par Dieu ? Aujourd’hui, bien que l’homme continue de briller par un comportement arrogant et vaniteux, son tempérament est beaucoup plus stable qu’avant. Dieu S’occupe de toi dans le but de te sauver, et même si tu ressens une certaine douleur à ce moment-là, le jour viendra où il se produira un changement dans ton tempérament. Ce jour-là, tu considèreras le passé et te rendras compte de la sagesse de l’œuvre de Dieu, et ce jour-là, tu seras capable de comprendre véritablement la volonté de Dieu » (« Ce n’est qu’en vivant des épreuves douloureuses que tu peux connaître la beauté de Dieu », dans La Parole apparaît dans la chair). Autrefois, je pensais que l’enthousiasme et le fait de payer un prix dans mon devoir me permettraient d’obtenir l’approbation de Dieu. Je ne cherchais pas à accepter le jugement et le châtiment de Ses paroles ni à changer mon tempérament. Je faisais juste mon devoir en étant arrogante et tyrannique. J’ai étouffé et blessé des frères et sœurs et nui au travail de l’Église. J’ai fini par comprendre que mon tempérament corrompu ne pourrait pas être purifié et changé et que je ne pourrais jamais bien faire mon devoir pour satisfaire Dieu sans Son jugement et Son châtiment. J’ai vraiment éprouvé que le jugement et le châtiment de Dieu sont notre salut.

En 2016, on m’a nommée scénographe. J’étais ravie. J’ai pensé : « J’ai étudié la décoration d’intérieur et j’ai plus de quatre ans d’expérience dans ce domaine. Je dois mettre à profit mes compétences professionnelles pour bien faire ce devoir et satisfaire Dieu. » Après ça, j’ai acquis des compétences avec des frères et sœurs et nous avons échangé sur les principes. Après quelque temps, j’ai commencé à obtenir des résultats. Quand quelqu’un me disait : « Vous avez fait du bon travail sur ce décor, il est très réaliste », même si je répondais que c’était grâce à l’orientation de Dieu, je pensais : « Évidemment. Ne sais-tu pas qui l’a conçu ? Je suis une professionnelle ! » J’ai commencé à me pavaner et à parler avec plus d’assurance. Quand je voyais que d’autres faisaient des erreurs, je les prenais de haut. J’ai arrêté de les consulter. J’estimais que puisque j’avais étudié la décoration, c’était inutile et je ne ferais que perdre mon temps car ils allaient suivre mes idées de toute façon. Je concevais les grandes lignes toute seule et j’en discutais avec le réalisateur.

Quand on m’a promue cheffe d’équipe, j’ai traité mes frères et sœurs avec encore plus de mépris. Un jour, alors qu’on créait un décor de restaurant, Frère Zhang, un membre de l’équipe, a dit : « La porte d’entrée n’est pas assez haute. Ça ne rend pas bien. » Je n’ai rien voulu savoir. J’ai pensé : « J’ai créé plein de décors de restaurants. Tu crois que je ne sais pas de quelle hauteur doit être la porte ? Tu n’as pas fait beaucoup de décors et tu n’as pas étudié la décoration d’intérieur, mais tu donnes des conseils à une professionnelle ? » J’ai rejeté sa suggestion avec impatience et obligé tout le monde à faire ce que je voulais. Quand le caméraman a vu la porte, il a dit qu’elle était trop basse, qu’elle limitait le champ et qu’il ne pouvait pas filmer comme ça. Il a fallu faire une nouvelle porte. Plus tard, alors qu’on devait faire un placard, j’ai demandé à Frère Chen de le fabriquer sur la base d’un croquis que j’avais dessiné. Il a dit : « La partie centrale est trop large. Ça ne rend pas bien. Si on la faisait plus étroite ? » J’ai pensé : « J’ai fait des recherches sur Internet et ce sont les bonnes proportions. Fais ce que je te dis et ça ira. » Campant sur ma position, j’ai répondu : « Qu’est-ce que tu racontes ? Fais-le comme je l’ai dessiné ! » Au final, tout le monde a dit que la partie centrale était trop large et que ça ne rendait pas bien. Frère Chen a dû modifier le placard, ce qui a retardé le tournage. Ça ne m’a pas dérangée ni incitée à réfléchir sur moi-même. J’ai pensé : « À qui n’arrive-t-il jamais de faire des erreurs ? Perdre un peu de temps et de matériaux n’est pas très grave. »

Un jour, après une réunion, Frère Zhang m’a dit : « Je te trouve assez obstinée quand tu travailles avec les autres, depuis quelque temps. Tu n’écoutes pas nos suggestions et tu les rejettes, même quand elles sont valables. Tu es condescendante, tu étouffes les gens et tu veux que tout soit fait à ta manière. Ce sont les expressions d’un tempérament arrogant. » J’ai accepté sa critique tout en pensant : « Je suis arrogante, mais ce n’est pas un gros problème. » Quelques jours plus tard, Frère Liu m’a aussi traitée à cause de mon arrogance. Il a dit que je n’écoutais pas les autres et que je les étouffais. Je me suis braquée avant même qu’il ait fini. J’ai pensé : « Vous ne m’arrivez pas à la cheville. Comment osez-vous me traiter ? » Plus j’y pensais, moins je l’acceptais. Je me trouvais même des excuses dans mes prières. À force, j’ai déprimé et mon esprit s’est assombri. Je suis devenue désorganisée dans mon travail, mais je ne réfléchissais toujours pas sur moi-même. Un jour, je me suis cognée contre un cadre de chaise en métal. Je me suis fait une longue entaille qui a nécessité sept points de suture. J’ai bien compris que ce n’était pas un accident, mais un effet de la volonté de Dieu. J’ai enfin calmé mon cœur et réfléchi. Quand les frères et sœurs faisaient des suggestions utiles, je n’étais jamais convaincue. J’étais incapable d’acceptation et de soumission. J’étais extrêmement rigide. J’ai prié Dieu pour Lui demander de m’aider à connaître mon tempérament corrompu.

Pendant mes dévotions matinales, j’ai lu ces paroles de Dieu : « Si tu considères les autres comme inférieurs à toi, alors tu es suffisant, vaniteux et d’aucun bénéfice pour qui que ce soit » (« Chapitre 22 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). « Ne crois pas être un prodige naturel depuis la naissance, juste un peu moins élevé que les cieux, mais infiniment plus élevé que la terre. Tu es loin d’être plus intelligent que n’importe qui d’autre, et l’on pourrait même dire que c’est simplement adorable à quel point ta bêtise dépasse celle de tous les gens raisonnables sur terre, car tu as une trop haute opinion de toi-même et tu n’as jamais éprouvé un sentiment d’infériorité, comme si tu pouvais percevoir Mes actions jusque dans leur détail le plus infime. En fait, tu es quelqu’un qui manque fondamentalement de rationalité, car tu n’as aucune idée de ce que J’ai l’intention de faire et tu es encore moins conscient de ce que Je suis en train de faire actuellement. Je dis donc que tu n’es même pas l’égal d’un vieil agriculteur qui travaille la terre, un agriculteur qui n’a pas la moindre perception de la vie humaine et qui pourtant met toute sa confiance dans les bénédictions du ciel alors qu’il cultive la terre. Tu ne penses pas une seconde à ta vie, tu ne sais rien de la renommée et encore moins as-tu la moindre connaissance de toi-même. Tu es tellement “au-dessus de tout cela” ! » (« Ceux qui n’apprennent pas et restent ignorants ne sont-ils pas des bêtes ? », dans La Parole apparaît dans la chair). Je me suis sentie coupable après cette lecture. J’avais l’impression que chaque mot m’exposait. Depuis que j’étais scénographe, je me croyais indispensable parce que je connaissais le métier et que j’avais de l’expérience. J’étais hautaine avec les frères et sœurs. Je pensais qu’ils ne méritaient pas mon attention parce que j’étais la professionnelle. J’avais le dernier mot sur tout et je ne voulais pas discuter avec les autres. J’estimais que c’était une perte de temps parce qu’ils ne connaissaient rien à la décoration. Quand il m’arrivait de le faire à contrecœur, je croyais être la mieux informée et celle qui avait la meilleure vision d’ensemble. Je rejetais toutes leurs suggestions sans y réfléchir. Je n’avais pas le moindre respect pour les autres. Quand les frères et sœurs ont dit que j’étais arrogante et m’ont incitée à réfléchir, j’ai résisté au lieu de l’accepter. J’ai compris que je ne révélais que de l’arrogance. Obéissant à mon tempérament arrogant, je prenais les autres de haut, je les étouffais et leur faisais du mal. J’étais arrogante et tyrannique dans mon travail, je forçais les autres à m’écouter, je les obligeais à refaire des choses et je perturbais le travail de l’Église. Je faisais vraiment le mal ! Quand je m’en suis aperçue, j’ai un peu pris peur. J’ai prié Dieu pour me repentir. Je ne voulais plus être gouvernée par mon arrogance.

Après ça, je me suis mise de côté dans mon devoir et j’ai davantage écouté les autres pour compenser mes défauts. Parfois, quand je dessinais quelque chose, les frères et sœurs avaient beaucoup d’idées qui différaient des miennes. J’étais tentée de les rejeter, mais je me rendais compte que j’étais de nouveau arrogante. Je priais Dieu dans mon cœur pour Lui demander de m’aider à renoncer à moi-même et à ne plus obéir à mon tempérament corrompu. Je voulais suivre les suggestions les plus utiles au travail de la maison de Dieu. Quand j’ai commencé à accepter les idées des autres, je me suis aperçue que nos accessoires marchaient mieux, qu’ils étaient plus fonctionnels et qu’on les fabriquait plus vite. J’ai goûté à la douceur de la pratique des paroles de Dieu. Dieu bénit ceux qui pratiquent la vérité. Mais je ne comprenais pas vraiment ma nature arrogante. Je ne me connaissais pas assez. Quelques mois plus tard, j’ai vu que nos décors plaisaient à tout le monde et que mon travail portait ses fruits. Avant que je m’en rende compte, mon tempérament arrogant a réapparu.

Un jour, alors qu’on devait créer l’intérieur d’une personne riche, j’ai pensé : « Quelqu’un comme ça possèderait des objets luxueux qui reflèteraient son statut. » J’ai fait arranger le décor comme je le voulais. Frère Zhang m’a fait remarquer que c’était trop moderne, que ça ne cadrait pas avec l’âge du personnage. Ça m’a contrariée. J’ai pensé : « Qu’en sais-tu ? Tu manques de flexibilité. Nous devons créer ce décor en fonction du statut du personnage, sans nous limiter à une certaine époque. Ce que je pense, c’est que tu ne connais pas le style de ces maisons. Tes idées sont démodées. » Je lui ai répondu : « Je connais bien cette époque. Fais-moi confiance. » Peu après, Frère Chen m’a aussi dit que les fenêtres étaient trop modernes. Ça m’a énervée. Je me suis demandé pourquoi ils étaient aussi arriérés et inflexibles. J’ai contenu ma colère et soutenu mon point de vue. Frère Chen n’a pas insisté. Quand nous avons fini le décor, le réalisateur m’a surprise en disant qu’il n’était pas réaliste, qu’il était trop tape-à-l’œil et qu’il n’était pas en accord avec l’âge du personnage. Nous avons dû le refaire. Au lieu d’accepter la critique, j’ai pensé qu’ils n’appréciaient pas mon talent. Mais, comme tout le monde était d’accord, j’ai accepté de refaire le décor à contrecœur.

Plus tard, nous avons eu besoin d’un lit en briques des années 80. J’ai pensé que ça nous coûterait cher, mais Frère Zhang a dit qu’on pourrait économiser beaucoup d’argent s’il la faisait lui-même et qu’il avait une idée précise en tête. Je n’ai eu que mépris pour cette idée. Si nous le faisions nous-mêmes, ce serait moins coûteux mais moins solide. Ne serait-ce pas du gaspillage d’énergie ? J’ai aussi dit au réalisateur que l’idée de Frère Zhang ne marcherait pas. Le réalisateur a trouvé mon budget trop élevé et supprimé la scène avec le lit en briques. Plus tard, Frère Zhang a fait une autre suggestion. Je lui ai fait la leçon en pensant qu’il ne comprenait rien et se montrait obstiné. Une sœur a vu que je le brimais et a dit que j’étais arrogante. Je ne l’ai pas accepté. Même quand je discutais avec le réalisateur, je restais arrogante et inflexible. Du coup, il arrivait que les décors ne répondent pas à nos besoins et qu’on doive les refaire. Ça retardait le tournage.

J’ai vite été démise de mes fonctions. Le dirigeant m’a dit : « D’après les frères et sœurs, tu es arrogante, tu fais les choses à ta manière, tu as le dernier mot sur tout et tu les traites avec condescendance. Tu te comportes comme si tu étais la patronne et qu’ils étaient tes sous-fifres. Ils se sentent tous étouffés. » J’ai été abasourdie. Je n’imaginais pas que les autres me trouvaient aussi arrogante et déraisonnable. J’étais si bouleversée que je n’ai pas entendu ce que le dirigeant a dit d’autre. J’ai été malheureuse pendant quelques jours. Je ne mangeais plus et je dormais mal. Dans ma réflexion, une phrase des paroles de Dieu m’est venue à l’esprit : « Chacun de vous devrait réexaminer sa manière de croire en Dieu » (« Connaître Dieu est le chemin vers la crainte de Dieu et l’éloignement du mal », dans La Parole apparaît dans la chair). Je l’ai méditée et j’ai pensé : « Ça fait cinq ans que je crois en Dieu, mais je n’ai jamais vraiment réfléchi sur moi-même. Je me suis montrée très arrogante sans m’en apercevoir. Il faut que je réfléchisse sincèrement sur moi-même. » J’ai fait cette prière : « Ô Dieu, guide-moi et éclaire-moi pour que je connaisse mon tempérament corrompu, que je réussisse à me haïr et à renoncer à moi-même. Je désire me repentir. » Un jour, je suis allée sur le plateau de tournage pour faire une commission. J’ai vu un lit en briques de style années 80 qui avait été fait comme Frère Zhang l’avait suggéré. Il avait coûté moins de la moitié de mon budget initial. Frère Zhang et les autres avaient aussi fabriqué beaucoup d’accessoires en carton. Ils rendaient bien et leur avaient fait économiser du temps, de l’énergie et des matériaux. J’ai eu honte. J’ai compris à quel point j’avais été arrogante, ce qui avait gravement retardé le tournage. J’ai commencé à me demander : « Pourquoi étais-je si arrogante ? Pourquoi voulais-je que les autres m’écoutent ? Quelle est la vraie cause de ce comportement ? »

Le lendemain matin, pendant mes dévotions, j’ai lu ceci dans les paroles de Dieu : « Si tu possèdes réellement la vérité, le chemin que tu emprunteras sera naturellement le bon chemin. Sans la vérité, il est facile de faire le mal, et tu le commettras involontairement. Par exemple, si tu avais de l’arrogance et de la vanité, tu trouverais cela impossible de t’empêcher de défier Dieu ; tu te sentirais obligé de Le défier. Tu ne le ferais pas exprès ; tu le ferais sous la domination de ta nature arrogante et vaniteuse. Ton arrogance et ta vanité te feraient mépriser Dieu et te Le feraient voir comme n’ayant pas d’importance ; elles feraient que tu t’exaltes, que tu t’affiches constamment, et, pour finir, que tu t’assoies à la place de Dieu et te rendes témoignage à toi-même. En fin de compte, tu transformerais tes propres idées, ta propre pensée et tes propres notions en vérités à adorer. Vois combien de mal est perpétré par les hommes sous la domination de leur nature arrogante et vaniteuse ! » (« Seulement en cherchant la vérité peux-tu obtenir des changements dans ton tempérament », dans Récits des entretiens de Christ). Je me suis sentie très mal quand j’ai lu ça. Je connaissais mon tempérament arrogant, mais j’ignorais tout des conséquences de l’arrogance. J’ai enfin compris grâce aux paroles de Dieu et en réfléchissant sur mes actes qu’elle m’incitait à faire le mal et à résister à Dieu. À cause de ma nature arrogante et parce que j’avais quelques compétences, j’avais une très haute opinion de moi-même et je méprisais les autres. Je pensais avoir toujours raison et que personne ne me valait, que tout le monde devait m’obéir. Si je disais « On va à gauche », personne n’avait le droit d’aller à droite ni de me contredire. Je brimais tous ceux qui ne m’écoutaient pas. J’étais obstinée et tyrannique. Je prenais la voie d’un antéchrist. Ces paroles de Dieu : « Ton arrogance et ta vanité te feraient mépriser Dieu et te Le feraient voir comme n’ayant pas d’importance, » en particulier, m’ont fait réfléchir à la manière dont je frimais dans mon devoir. Je ne cherchais jamais la volonté de Dieu ni les principes de la vérité. Quand les autres faisaient une suggestion, je ne me demandais jamais si elle était le fruit de l’orientation de Dieu. Si ce n’était pas mon idée, je ne l’écoutais pas. J’ai compris que je n’avais aucune révérence pour Dieu. J’étais si arrogante que je traitais les autres avec mépris et qu’il n’y avait pas de place pour Dieu dans mon cœur. Dans la foi, j’aurais dû me soumettre à la vérité et à l’œuvre du Saint-Esprit. Les suggestions des frères et sœurs, même quand elles vont à l’encontre de mes idées, peuvent venir du Saint-Esprit. Je dois les accepter et les envisager avec un cœur qui craint Dieu. Si elles sont en accord avec la vérité et servent le travail de la maison de Dieu, je dois y obéir et les mettre en pratique. Rejeter quelque chose qui vient de l’éclairage et de l’orientation du Saint-Esprit, c’est entraver l’œuvre de l’Esprit et résister à Dieu. Ça offense le tempérament de Dieu. J’ai accompli mon devoir par arrogance et j’ai été autoritaire. J’ai étouffé des frères et sœurs et mis au rancart d’excellentes idées. Ça a perturbé le travail de l’Église. Qu’on me démette de mes fonctions était le fruit du tempérament juste de Dieu. En pensant au mal que j’avais fait à mes frères et sœurs, et aux dégâts que j’avais causés dans le travail de l’Église, j’ai été remplie de regret et de culpabilité. J’ai vraiment haï ma corruption. En même temps, j’étais pleine de gratitude envers Dieu. S’Il ne m’avait pas durement jugée et châtiée en raison de mon arrogance et de mon obstination, je ne me serais pas connue et j’aurais continué à Lui résister.

Plus tard, j’ai lu un autre passage des paroles de Dieu : « Bien souvent, les pensées, les actes et la mentalité des gens qui sont doués et talentueux ne cadrent pas avec la vérité, mais eux-mêmes n’en ont pas conscience. Ils se disent toujours : “Voyez comme je suis intelligent, j’ai fait des choix si judicieux ! J’ai pris de si sages décisions ! Aucun de vous ne peut m’égaler.” Ils vivent constamment dans un état de narcissisme et de contentement de soi. Il leur est difficile de faire silence dans leur cœur et de réfléchir à ce que Dieu leur demande, à ce qu’est la vérité et à ce que sont les principes de la vérité. Il leur est difficile d’entrer dans la vérité et dans les paroles de Dieu, et il leur est difficile de trouver ou de saisir les principes pour mettre la vérité en pratique et d’entrer dans la réalité de la vérité » (« Ce dont vivent simplement les gens », dans Récits des entretiens de Christ). Les paroles de Dieu m’ont montré que, si on compte sur nos talents et nos points forts dans la vie, on devient plus arrogant et suffisant et on prend ces choses pour la vérité sans chercher les principes de la vérité. Comme je pensais avoir des compétences, j’imaginais qu’ils ne pouvaient pas se passer de moi. En réalité, certains faisaient très bien leur devoir sans expérience professionnelle et fabriquaient même des accessoires bien mieux que moi. Je me croyais perspicace, douée et pleine de bonnes idées, mais j’ai tout compliqué. Les choses que je faisais étaient inutiles et devaient souvent être refaites, ce qui nous faisait perdre du temps, de l’énergie et de l’argent. J’ai compris qu’en comptant sur mon talent sans chercher les principes de la vérité, je manquais de l’œuvre du Saint-Esprit et ne pouvais pas bien faire mon devoir. Si quelqu’un a le cœur au bon endroit, Dieu l’éclairera et le guidera. Dieu accorde une sagesse qu’aucun humain ne peut imaginer. J’ai compris que ces talents et compétences dont j’étais si fière n’avaient aucune valeur. Vouloir en tirer parti était très arrogant et déraisonnable. J’ai eu si honte de moi ! Alors j’ai dit cette prière à Dieu : « Je ne veux plus être gouvernée par mon tempérament arrogant. Je veux résolument chercher et pratiquer la vérité, et bien faire mon devoir. »

Plus tard, on m’a confié le devoir d’abreuver les nouveaux croyants. J’ai travaillé avec les autres en faisant profil bas. J’ai cherché la volonté de Dieu quand il arrivait quelque chose et davantage écouté les suggestions des autres. Un jour, un frère de l’équipe m’a dit : « Ta manière d’abreuver et de soutenir les frères et sœurs est un peu rigide. Elle n’est pas très efficace. Il vaudrait mieux que tu te concentres sur les faiblesses de chacun. » Je n’étais pas très convaincue. Puisque j’apportais toute mon expérience, comment pouvais-je mal m’y prendre ? Alors que je m’apprêtais à lui répondre sèchement, j’ai pris conscience que mon arrogance réapparaissait. J’ai prié Dieu en silence, puis ce passage de Ses paroles m’est venu à l’esprit : « Quand d’autres personnes expriment des opinions divergentes : quelle pratique peux-tu mettre en place pour éviter d’être entêté ? Tu dois d’abord avoir une attitude d’humilité, mettre de côté ce que tu crois être juste et laisser tout le monde échanger. Même si tu crois que ta façon de faire est la bonne, tu devrais arrêter d’insister. Cela, avant tout, est une forme d’amélioration ; cela démontre une attitude de recherche de la vérité, de négation de soi et d’accomplissement de la volonté de Dieu. Une fois que tu as cette attitude, en même temps que tu n’adhères pas à ta propre opinion, tu pries. Comme tu ne fais pas la différence entre le bien et le mal, tu permets à Dieu de te révéler et de te dire quelle est la chose la meilleure, la plus convenable à faire. Comme tout le monde participe à l’échange, le Saint-Esprit vous apporte à tous l’éclairage » (L’échange de Dieu). Autrefois, j’étais trop arrogante et obstinée. J’étouffais les autres et je perturbais le travail de la maison de Dieu. J’ai compris que je ne pouvais pas continuer à étouffer les gens et à résister à Dieu. Je devais écouter les suggestions des autres, les accepter et m’y soumettre, puis chercher la volonté de Dieu. C’est le seul moyen d’être guidé par Dieu. Alors j’ai écouté ce frère avec patience et je me suis aperçue que mes méthodes pouvaient être améliorées. L’approche qu’il suggérait était plus flexible et adaptable. Je l’ai mise en pratique et j’ai découvert qu’elle était très efficace. Après ça, quand des frères et sœurs m’ont donné des conseils, je ne m’y suis plus opposée. Je les ai acceptés, j’y ai réfléchi et j’ai discuté avec les autres pour trouver un meilleur chemin de pratique. Par la suite, ils ont tous dit que cette forme d’abreuvement leur avait beaucoup apporté. Je me suis sentie apaisée. Je savais que c’était l’orientation de Dieu et que je ne pouvais que Le remercier et Le louer. J’ai aussi éprouvé les bénédictions que Dieu nous accorde quand on pratique les principes de la vérité au lieu de faire son devoir avec arrogance.

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