Se réveiller du rêve de gagner des bénédictions

4 juillet 2025

Par Yifan, Chine

J’ai été atteinte d’asthme allergique quand j’avais 28 ans. À chaque crise, je n’arrivais pas à respirer et j’avais tellement l’impression de m’étouffer que ma tête commençait à tourner. La nuit, je ne pouvais même pas m’allonger ; je devais m’asseoir, adossée contre un support, et je devais rester dans cette position toute la nuit. À l’époque, je devais être fréquemment hospitalisée pour recevoir des soins, et la souffrance causée par ma maladie m’épuisait physiquement comme mentalement. Je me souviens qu’un jour, j’étais gravement malade et je ne pouvais pas respirer. Mon état ne s’améliorait pas après plus de dix jours d’hospitalisation, et je suffoquais encore et j’étais trempée de sueur malgré une perfusion et l’oxygène. L’hôpital ne pouvait pas traiter mon état, alors j’ai été transférée vers un plus grand hôpital. Ma famille m’a transportée sur un brancard et, dès que nous sommes arrivés à l’entrée de l’hôpital, je me suis évanouie. À ce moment-là, je me suis dit que c’était peut-être la fin, mais après dix jours de soins d’urgence, mon état était sous contrôle. Après avoir été autorisée à quitter l’hôpital, je me suis reposée chez moi. Je vivais chaque jour avec prudence, avec la crainte que le moindre écart ne déclenche à nouveau ma maladie. Un jour, je suis allée voir le docteur. Le docteur m’a dit : « Votre maladie est un défi médical. C’est déjà bien que nous puissions contrôler les symptômes, mais il n’y a aucune chance de guérison. Vous devriez toujours avoir des médicaments d’urgence sur vous car si le traitement est retardé, le pronostic vital peut être engagé. » Entendre cela a été assez démoralisant. Comment pouvais-je avoir une telle maladie si jeune ? Chaque fois que je pensais à cette période où j’avais été gravement malade et proche de la mort, je frémissais de peur. Après cela, j’ai passé plus de dix ans à chercher partout un traitement médical, mais aucun ne s’attaquait à l’origine du problème. Le tourment de la maladie m’a fait perdre espoir en la vie. En 2009, ma mère m’a prêché l’Évangile de Dieu des derniers jours. En lisant les paroles de Dieu, j’ai compris qu’il s’agissait de la dernière étape de Dieu dans Son œuvre de salut de l’humanité. Avoir l’opportunité d’accepter l’œuvre de Dieu des derniers jours de mon vivant était une grande bénédiction. Je me suis dit : « Tant que je poursuis correctement, soigner ma maladie ne devrait être qu’un détail pour Dieu. Je pourrai peut-être même voir la beauté du royaume ! » C’était comme une oasis dans le désert et j’ai retrouvé espoir en la vie. Après cela, j’ai commencé à faire mon devoir au sein de l’Église. Peu à peu, j’ai senti que ma maladie n’était plus aussi grave qu’avant. J’avais toujours des crises fréquentes, mais j’arrivais à les gérer avec quelques médicaments. Je remerciais sans cesse Dieu dans mon cœur, et j’étais encore plus motivée dans mon devoir. Un jour, j’ai rencontré une sœur qui croyait en Dieu depuis longtemps. Elle m’a dit qu’elle avait eu la même maladie que moi avant de trouver Dieu. Après avoir trouvé Dieu, elle a continué de faire son devoir au sein de l’Église, et sans s’en rendre compte, elle avait guéri de sa maladie. Je me suis dit : « Dieu a pu la soigner, alors Il peut certainement me soigner moi aussi. C’est juste que je n’ai pas encore payé un prix suffisant et que je ne suis pas digne. Quand je me serai dépensée davantage, Dieu ne me laissera pas tomber. »

Plus tard, j’ai assumé des devoirs textuels. Je me suis dit : « Pouvoir faire des devoirs textuels, c’est la grâce et l’élévation de Dieu, alors je dois y mettre tout mon cœur. Peut-être Dieu verra-t-Il ma volonté de payer un prix et soulagera-t-Il ma souffrance. Dieu est tout-puissant, et peut-être qu’Il peut me guérir complètement de ma maladie. » Dans cet esprit, je travaillais tous les jours du matin au soir, et mon devoir produisait également des résultats. En 2017, parce que certains médicaments perdaient de leur efficacité lorsqu’ils étaient utilisés à long terme, et que les médicaments plus efficaces étaient trop chers pour moi, je ne pouvais compter que sur les traitements hormonaux pour garder ma maladie sous contrôle. Je me suis dit : « Pendant toutes ces années, je n’ai pas été contrainte par cette maladie et j’ai persisté dans l’exécution de mon devoir. Peut-être Dieu verra-t-Il ma dépense et me guérira un jour de ma maladie. Je pourrai alors faire mon devoir comme quelqu’un de normal. Ce serait merveilleux ! » Tandis que je rêvais de cela, non seulement ma maladie ne s’est pas améliorée, mais elle s’est aggravée. Des effets secondaires ont commencé à apparaître car cela faisait longtemps que je prenais un traitement hormonal, et mon corps a commencé à gonfler. Voyant mon état, le superviseur n’a pas eu d’autre choix que de m’envoyer me faire soigner chez moi. Je me sentais extrêmement négative et misérable, et je me disais : « Ma maladie est devenue très grave. Je ne sais même pas si je vivrai jusqu’à demain, et encore moins si je verrai les magnifiques scènes du royaume de Dieu à l’avenir. » Alors que je pensais à cela, sans même que je m’en rende compte, des larmes ont commencé à couler sur mon visage et j’ai commencé à me plaindre dans mon cœur : « Ô Dieu ! Pendant toutes ces années, j’ai bravé vents et marées pour faire mon devoir, surmontant de nombreuses épreuves et payant un prix. Mon devoir a également produit des résultats, alors pourquoi ne m’as-Tu pas protégée ? Si je meurs ainsi, toute ma dépense n’aura-t-elle pas été insignifiante ? Dieu, utilises-Tu cette maladie pour me révéler et m’éliminer ? Si j’avais su que cela se produirait, je me serais concentrée sur le traitement de ma maladie et j’aurais pris soin de mon corps. Je n’aurais alors pas terminé ainsi. » Plus j’y réfléchissais, plus je me sentais lésée. Après cela, j’ai arrêté de manger et de boire les paroles de Dieu, ainsi que de prier. Je vivais dans le flou tous les jours, comme un cadavre ambulant. Je me sentais très éloignée de Dieu, comme s’Il m’avait abandonnée. J’avais très peur, alors j’ai prié Dieu : « Dieu, je sais que mon état est mauvais, mais je ne sais pas quelle leçon je dois apprendre. S’il Te plaît, éclaire-moi et guide-moi afin que je comprenne mon problème. »

Un jour, j’ai lu les paroles de Dieu et j’ai gagné une certaine connaissance de mon problème. Dieu Tout-Puissant dit : « Quand les hommes commencent à croire en Dieu, lesquels d’entre eux n’ont pas leurs buts, leurs motivations et leurs ambitions propres ? Même si une partie des hommes croient en l’existence de Dieu et l’ont vue, leur croyance en Lui comporte toujours ces motivations. Leur but ultime, par cette croyance, est de recevoir des bénédictions et les choses qu’ils veulent de Lui. Dans les expériences de vie des gens, ils se disent souvent : “J’ai abandonné ma famille et ma carrière pour Dieu, et que m’a-t-Il donné ? Je dois en faire l’addition pour le confirmer. Ai-je reçu des bénédictions récemment ? Je me suis beaucoup dépensé pendant cette période, j’ai couru sans relâche, et j’ai énormément souffert. Dieu m’a-t-Il fait la moindre promesse en échange de ce que j’ai fait pendant cette période ? S’est-Il souvenu de mes bonnes actions ? Quelle sera mon issue ? Puis-je recevoir des bénédictions ?…” Au fond de lui-même, chaque individu fait fréquemment et continuellement ce genre de calculs, nourrissant des motivations, des ambitions et une mentalité transactionnelle lorsqu’il sollicite des choses de Dieu. C’est-à-dire que, dans son cœur, l’homme teste constamment Dieu, manigançant sans cesse des projets à Son sujet, “plaidant” sans cesse la cause de sa propre issue devant Lui et essayant de Lui extraire une déclaration et de voir si Dieu lui donnera ce qu’il veut. Alors qu’il poursuit Dieu, l’homme ne traite pas Dieu en tant que Dieu. Il a toujours cherché à négocier avec Dieu, en sollicitant sans cesse des choses de Lui, et en Le pressant même à chaque pas, essayant de prendre le bras quand on lui donne le petit doigt. En même temps qu’il essaie de marchander avec Dieu, l’homme argumente aussi avec Lui. Il y a même des gens qui, lorsque les épreuves leur arrivent ou qu’ils se trouvent dans certaines situations, deviennent souvent faibles, négatifs, peu sérieux dans leur travail et n’ont que des plaintes concernant Dieu. Dès qu’il a commencé à croire en Lui, l’homme L’a considéré comme une corne d’abondance, un couteau suisse, et il s’est vu comme Son plus grand créancier, comme si c’était son droit et son obligation inhérents que de solliciter de Dieu des bénédictions et des promesses, tandis que protéger l’homme, prendre soin de lui et pourvoir à ses besoins étaient les responsabilités dont Dieu devait s’acquitter. Telle est la conception fondamentale des trois mots “croyance en Dieu” chez tous ceux qui croient en Lui et telle est leur compréhension la plus profonde de ce concept » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, L’œuvre de Dieu, le tempérament de Dieu et Dieu Lui-même II). « La relation de l’homme avec Dieu n’est qu’une relation non déguisée d’intérêt personnel. C’est une relation entre un bénéficiaire et un donneur de bénédictions. Pour le dire simplement, c’est la relation entre un employé et un employeur. L’employé travaille dur seulement pour recevoir les récompenses accordées par l’employeur. Il n’y a pas de lien affectif dans ce type de relation fondée sur l’intérêt personnel, seulement une transaction ; il n’y est pas question d’aimer ni d’être aimé, seulement de charité et de miséricorde. Il n’y a pas de compréhension, il n’y a que de l’indignation réprimée avec impuissance et de la tromperie. Il n’y a pas d’intimité, seulement un gouffre infranchissable. Maintenant que les choses en sont arrivées là, qui peut inverser un tel cours ? Et combien de personnes sont capables de comprendre véritablement à quel point cette relation est devenue critique ? Je crois que lorsque les gens se plongent dans l’atmosphère joyeuse du fait d’être bénis, personne ne peut imaginer à quel point une telle relation avec Dieu est embarrassante et insupportable à voir » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Annexe 3 : L’homme ne peut être sauvé que dans le cadre de la gestion de Dieu). En lisant les paroles de Dieu, je me suis sentie transpercée au cœur, bouleversée, honteuse et humiliée. Toutes ces années où j’avais cru en Dieu, même quand je souffrais de ma maladie, je m’étais levée tôt et j’avais travaillé jusqu’à tard pour faire mon devoir, et même si j’avais semblé être dévouée à Dieu, faire preuve de considération envers Ses intentions et chercher à Le satisfaire, ma véritable intention avait été d’utiliser ma dépense et mes réussites comme un capital pour que Dieu me guérisse de ma maladie. Je voyais ces choses comme une monnaie d’échange pour garantir mon salut et entrer dans le royaume de Dieu. Tout ce que je faisais était pour mes propres bénédictions et avantages, et j’essayais de négocier avec Dieu. Je ne menais pas vraiment mon devoir à bien pour satisfaire Dieu. Ma maladie était incurable et des années de douleur et de souffrance m’avaient fait perdre la volonté de vivre, mais l’Évangile de Dieu était venu à moi dans ma douleur et mon désespoir. Voyant l’autorité et le pouvoir de Dieu, j’avais placé mes espoirs en Lui. En particulier quand j’avais vu une sœur se rétablir après avoir trouvé Dieu, j’avais pensé que tant que je serais prête à endurer de la souffrance et à payer un prix dans mon devoir, Dieu ne me laisserait pas tomber. Je pensais que non seulement Il me guérirait de ma maladie mais qu’Il m’emmènerait également dans Son royaume pour jouir de la vie éternelle. Alors indépendamment du devoir que l’Église arrangeait pour moi, je l’acceptais et je me soumettais, je prenais mes médicaments pour gérer ma maladie et je ne remettais jamais mon devoir à plus tard. Mais quand ma maladie s’est aggravée au lieu de s’améliorer, et que j’ai même été confrontée à la menace de la mort, je me suis immédiatement retournée contre Dieu, car j’avais l’impression que Dieu était injuste envers moi. Je vivais dans un état négatif où je me plaignais de Dieu et Le comprenais mal. Je ne lisais pas les paroles de Dieu et je ne priais pas non plus, et je regrettais même ma dépense passée. En m’observant à la lumière de l’exposition des paroles de Dieu, j’ai compris que ma relation avec Dieu était une relation non déguisée d’intérêt, comme la relation entre un employé et un employeur. Mon labeur et mes sacrifices avaient visé à obtenir des avantages de Dieu, j’avais utilisé Dieu et je L’avais trompé. Je n’avais jamais vraiment traité Dieu en tant que Dieu. J’ai repensé à ma maladie grave durant ma vingtaine, et j’ai su que sans la protection de Dieu, je serais décédée il y a longtemps. Comment aurais-je pu continuer de vivre autrement ? C’était Dieu qui m’avait octroyé une deuxième vie et qui m’avait permis de vivre jusque-là. Mais au lieu d’être reconnaissante, j’avais utilisé ma dépense pour exiger des bénédictions et la grâce de Dieu. J’avais vraiment manqué d’humanité et je n’étais pas digne du salut de Dieu. J’ai pensé à Paul. S’il avait trimé et s’était sacrifié, ce n’était pas pour satisfaire Dieu, mais pour gagner des bénédictions et une couronne. À la fin, dans sa rébellion, il a dit : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée » (2 Timothée 4:7-8). Il a offensé le tempérament de Dieu. Si je ne me repentais et ne changeais pas, et si je continuais d’exiger des bénédictions et la grâce de Dieu, je finirais, comme Paul, détestée, abandonnée et éliminée par Dieu. Reconnaissant cela, j’ai ressenti encore plus de regrets et je me suis détestée pour avoir cru en Dieu pendant tant d’années sans poursuivre la vérité. J’avais pris le mauvais chemin dans ma poursuite de bénédictions. J’ai prié Dieu : « Dieu, pendant toutes ces années où j’ai cru en Toi, je ne T’ai montré aucun amour et je n’ai pas essayé de Te le rendre en retour. J’ai seulement tenté de T’utiliser. J’ai été entièrement dépourvue d’humanité ! Dieu, je souhaite me rebeller contre mon intention erronée et arrêter d’essayer de négocier avec Toi. »

Après cela, j’ai pu contrôler ma maladie de façon relative grâce à des médicaments et à des traitements par inhalation. En avril 2022, j’ai repris mes devoirs textuels. J’ai chéri cette opportunité. Durant cette période, je faisais mon devoir du mieux que je pouvais et de tout mon cœur, et les résultats de mon devoir étaient plutôt bons. En un clin d’œil, on était en septembre 2023, et mon asthme avait soudainement empiré. Les médicaments et les injections étaient inefficaces et je n’ai pas eu d’autre choix que d’aller me faire soigner à l’hôpital régional. Après beaucoup de difficultés, mon état s’est finalement stabilisé. Mais peu après, mon asthme s’est à nouveau déclenché. Je ne pouvais qu’inspirer, mais pas expirer, ce qui me donnait des vertiges et des étourdissements, et je me sentais constamment en danger de mort. Je n’avais pas d’autre choix que de rentrer chez moi pour me rétablir. L’idée de rentrer chez moi me décourageait énormément et me laissait sans espoir, et je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater en sanglots. Je me suis dit : « J’ai travaillé si dur dans mon devoir, supporté tant de souffrance, et payé le prix fort, alors pourquoi ma maladie empire-t-elle de plus en plus ? Pourquoi Dieu ne tient-Il pas compte de ma volonté de faire mon devoir pour me protéger et me guérir ? Dieu ne voit-Il donc pas mon cœur ? » Plus j’y réfléchissais, plus je me sentais lésée, et j’estimais que Dieu me traitait de façon injuste. Je n’avais plus le moindre espoir concernant l’avenir. Non seulement il était improbable que je guérisse de ma maladie, mais je sentais aussi que mon espoir de gagner le salut et d’accéder au royaume était devenu encore plus maigre. À cette époque-là, une sœur m’a trouvé un passage des paroles de Dieu correspondant à mon état : « Lorsque Dieu fait en sorte que tu contractes une maladie, qu’elle soit grave ou mineure, Son but n’est pas de te faire faire l’expérience des tenants et des aboutissants de la maladie, le mal que la maladie te fait, les divers désagréments et les difficultés que la maladie te cause et les divers sentiments qu’elle te fait avoir. Son but n’est pas que tu fasses l’expérience de la maladie pendant que tu es malade. Son but est plutôt que tu tires des leçons de la maladie, que tu apprennes à saisir les intentions de Dieu, que tu connaisses les tempéraments corrompus que tu révèles et les mauvaises attitudes que tu as envers Dieu lorsque tu es malade, et que tu apprennes comment te soumettre à la souveraineté et aux arrangements de Dieu afin de pouvoir atteindre une véritable soumission à Dieu et d’être capable de rester ferme dans ton témoignage : c’est absolument essentiel. Dieu veut te sauver et te purifier par la maladie. Que veut-Il purifier chez toi ? Il veut purifier tous tes désirs et exigences extravagants que tu imposes à Dieu, et même purifier les divers calculs, jugements et plans que tu fais à tout prix pour survivre et te garder en vie. Dieu ne te permet pas de faire des projets, Il ne te permet pas de juger, et Il ne te permet pas de désirer quoi que ce soit d’extravagant de Sa part : Il exige seulement que tu te soumettes à Lui et que, dans ta pratique et l’expérience de soumission, tu en arrives à connaître ta propre attitude envers la maladie et ton attitude vis-à-vis de ces conditions physiques qu’Il te donne, ainsi que tes souhaits personnels. Lorsque tu apprends à connaître ces choses, tu peux alors comprendre à quel point il est bénéfique pour toi que Dieu ait mis en place les circonstances de la maladie pour toi et qu’Il t’ait donné ces conditions physiques, et tu peux ressentir à quel point elles sont utiles pour changer ton tempérament, pour que tu atteignes le salut, et pour ton entrée dans la vie. C’est pourquoi, lorsque la maladie te frappe, il ne faut pas toujours te demander comment t’en débarrasser, y échapper ou la rejeter. […] Tu ne peux pas dire : “Si je suis guéri de cette maladie, alors je croirai que c’est grâce au grand pouvoir de Dieu, mais si je ne suis pas guéri, alors je ne serai pas content de Dieu. Pourquoi Dieu m’a-t-Il donné cette maladie ? Pourquoi ne guérit-Il pas cette maladie ? Pourquoi est-ce moi qui ai contracté cette maladie et pas quelqu’un d’autre ? C’est inacceptable ! Pourquoi dois-je mourir si tôt et si jeune ? Comment se fait-il que d’autres personnes puissent continuer à vivre ? Pourquoi ?” Il n’y a pas de “pourquoi”, c’est l’orchestration de Dieu. Il a arrangé et planifié les choses ainsi. Il n’y a aucune raison et tu ne dois pas demander pourquoi. Demander pourquoi est un discours rebelle, et ce n’est pas une question qu’un être créé doit poser. Si tu demandes pourquoi, alors on ne peut que dire que tu es trop rebelle, trop intransigeant. Lorsque quelque chose ne te satisfait pas, ou que Dieu ne fait pas ce que tu désires ou ne te laisse pas faire ce que tu veux, tu es malheureux, tu es mécontent et tu demandes toujours pourquoi. Alors, supposons que Dieu te demande : “En tant qu’être créé, pourquoi n’as-tu pas bien fait ton devoir ? Pourquoi n’as-tu pas accompli ton devoir avec dévouement ?” Comment vas-tu réagir ? Si tu dis : “Il n’y a pas de pourquoi, je suis comme ça”, cette réponse est-elle acceptable ? (Non.) Il est acceptable que Dieu te parle de cette façon, mais il n’est pas acceptable que tu parles à Dieu de cette façon. Tu prends une mauvaise position et tu es complètement dénué de raison » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (3)). Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai gagné une certaine compréhension de l’intention de Dieu. Dieu ne voulait pas que je vive dans ma maladie et que j’appréhende les tenants et les aboutissants de la maladie, ni que je cherche anxieusement à échapper à ma maladie. Les maladies peuvent être soignées, mais la question de savoir si elles peuvent être guéries ou si elles menaceront ma vie n’est pas déterminée par les humains. Cela dépend de la souveraineté et de la préordination de Dieu. Je devais me soumettre à la souveraineté et aux arrangements de Dieu, réfléchir aux tempéraments corrompus et aux points de vue erronés que j’avais révélés du fait de ma maladie, et chercher la vérité pour résoudre ces choses. C’était le sens de la raison que je devais posséder. J’ai pensé au fait que je ne m’étais pas du tout soumise à Dieu dans ma maladie. Lorsque mon état de santé avait empiré et que je ne pouvais pas faire mes devoirs, ou même quand ma vie était en danger, je m’étais plainte au lieu de chercher la vérité. Je m’étais plainte de Dieu car Il n’avait pas tenu compte de ma souffrance et de ma dépense et Il ne m’avait pas protégée, et j’avais cru que Dieu était injuste. Même si des expériences précédentes m’avaient permis de mieux comprendre qu’il était erroné d’essayer de négocier avec Dieu, il n’y avait eu aucune véritable transformation. Dieu connaissait mes lacunes et mes défauts, et à travers la récurrence de ma maladie, Il avait à nouveau exposé mes intentions méprisables dans ma croyance en Lui. Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai compris à quel point mes intentions d’obtenir des bénédictions étaient profondément enracinées. La récurrence de ma maladie contenait la bonne intention de Dieu, et était venue purifier mes corruptions et mes impuretés. Mais je n’avais pas compris l’œuvre de Dieu et je m’étais plainte que Dieu ait été injuste. J’avais mal compris Dieu et je pensais qu’Il souhaitait m’éliminer par le biais de ma maladie. Et j’ai constaté qu’après toutes ces années de foi, je ne connaissais toujours pas Dieu du tout. J’étais véritablement pauvre, pitoyable et aveugle ! Je comprenais à présent que même si j’avais en apparence beaucoup souffert de cette maladie, l’intention minutieuse de Dieu se cachait derrière, que c’était mon salut de la part de Dieu et que le but était de m’inviter à réfléchir sur moi-même et à me connaître dans ma maladie. Si tout cela n’était pas arrivé, j’aurais continué avec la perspective erronée qui sous-tendait ma poursuite, je me serais éloignée un peu plus des exigences de Dieu et j’aurais fini par emprunter un chemin sans retour. Prenant conscience de cela, mon cœur s’est éclairé et j’ai arrêté de me plaindre de Dieu et de mal Le comprendre.

Plus tard, j’ai lu les paroles de Dieu et j’ai gagné une certaine compréhension du tempérament juste de Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « La justice n’est en aucun cas l’équité ou le fait d’être raisonnable. Il ne s’agit pas d’égalitarisme, ni de te donner ce que tu mérites pour ton travail, ni de te payer pour tout travail que tu as effectué, ni de te donner ton dû selon les efforts que tu as déployés. Cela n’est pas la justice, c’est simplement être équitable et raisonnable. Très peu de gens sont capables de connaître le tempérament juste de Dieu. Imaginons que Dieu ait détruit Job après que Job Lui a porté témoignage : cela aurait-il été juste ? En fait, cela l’aurait été. Pourquoi appelle-t-on cela la justice ? Comment les gens envisagent-ils la justice ? Si quelque chose est conforme aux notions des gens, il leur est très facile de dire que Dieu est juste. En revanche, s’il y a quelque chose qu’ils considèrent comme n’étant pas conforme à leurs notions, si c’est quelque chose qu’ils sont incapables de comprendre, alors il leur est difficile de dire que Dieu est juste. Si Dieu avait détruit Job à l’époque, les gens ne diraient pas qu’Il est juste. En réalité, que les hommes aient été corrompus ou non, et qu’ils l’aient été profondément ou non, Dieu doit-Il Se justifier quand Il les détruit ? Doit-Il expliquer aux gens sur quelle base Il le fait ? Dieu doit-Il dire aux gens les lois qu’Il a ordonnées ? Cela n’est pas nécessaire. Aux yeux de Dieu, une personne qui est corrompue et qui est susceptible de Lui résister est dénuée de toute valeur ; quelle que soit la manière dont Dieu la traite, cela sera approprié, et tout cela sera conforme à Ses arrangements. Si tu étais déplaisant à Ses yeux et qu’Il disait qu’Il n’avait pas besoin de toi après ton témoignage et que par conséquent, Il te détruisait, serait-ce Sa justice ? Cela le serait également. Tu ne peux peut-être pas le comprendre pour le moment du point de vue des faits, mais tu dois le comprendre doctrinalement. Que diriez-vous, la destruction de Satan par Dieu est-elle l’expression de Sa justice ? (Oui.) Et s’Il permettait à Satan de survivre ? Vous n’osez pas vous prononcer, n’est-ce pas ? L’essence de Dieu est justice. Bien qu’il ne soit pas facile de comprendre ce qu’Il fait, tout ce qu’Il fait est juste ; c’est simplement que les gens ne le comprennent pas. Quand Dieu a donné Pierre à Satan, comment Pierre a-t-il répondu ? “L’humanité est incapable de comprendre ce que Tu fais, mais tout ce que Tu fais contient Tes bonnes intentions ; la justice l’habite entièrement. Comment pourrais-je ne pas Te louer pour Ta sagesse et pour Tes actes ?” Tu dois voir maintenant que la raison pour laquelle Dieu ne détruit pas Satan au temps de Son salut pour l’homme est qu’il faut que les humains voient clairement comment Satan les a corrompus et dans quelle mesure il les a corrompus, et comment Dieu les purifie et les sauve. En fin de compte, quand les hommes auront compris la vérité, vu clairement la face hideuse de Satan et contemplé le péché monstrueux de leur corruption par Satan, Dieu détruira Satan, leur montrant Sa justice. Le moment de la destruction de Satan contient le tempérament et la sagesse de Dieu. Tout ce que Dieu fait est juste. Même si les humains ne sont pas capables de percevoir cela, ils ne doivent pas porter de jugements à leur guise. S’Il fait quelque chose qui leur semble déraisonnable, ou s’ils ont une quelconque notion à ce sujet et qu’ils disent alors qu’Il n’est pas juste, ils se montrent extrêmement déraisonnables » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Troisième partie). Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai pris conscience que je n’avais pas du tout compris le tempérament juste de Dieu. J’avais interprété la justice de Dieu comme l’équité et la raison perçues par l’humanité corrompue. Je pensais que, puisque je croyais en Dieu, que j’avais payé un prix et que je m’étais dépensée, Dieu devait me guérir de ma maladie et m’octroyer grâces et bénédictions. Quand les choses étaient conformes à mes notions, je considérais Dieu comme juste, mais quand Dieu ne me bénissait pas et que les choses n’étaient pas conformes à mes notions et à mon imagination, je pensais que Dieu était injuste. Je mesurais la justice de Dieu uniquement en fonction des bénédictions et des avantages que je gagnais, ce qui est complètement incohérent avec la vérité. Ces points de vue étaient vraiment déformés ! En réalité, peu importe combien on abandonne ou se dépense après avoir trouvé Dieu, ce que l’on souffre ou le coût que l’on supporte, c’est tout ce qu’un être créé doit faire. Quant à la façon dont Dieu traite les gens – qu’Il donne la grâce et les bénédictions, ou qu’Il guérisse les maladies du corps – c’est la prérogative de Dieu, et l’humanité corrompue n’a aucun droit d’exiger que Dieu fasse ceci ou cela. Les gens doivent accepter et se soumettre, car voilà la raison à avoir. Mais j’avais eu la présomption d’exiger de Dieu qu’Il me guérisse au vu de ma dépense. N’étais-je pas en train d’essayer d’escroquer Dieu ? L’idée selon laquelle après avoir cru en Dieu, je m’étais sacrifiée et dépensée, et donc Dieu devait veiller à ce que tout se passe bien pour moi et guérir ma maladie, et s’Il ne le faisait pas, Il était injuste – n’était-ce pas seulement mes propres notions ? Si Dieu me guérit, alors il s’agit de Sa justice, et s’Il ne me guérit pas, alors il s’agit aussi de Sa justice. Peu importe à quel point ma maladie devient grave, même si Dieu me laisse mourir, il s’agit de la justice de Dieu. Je ne pouvais pas voir le tempérament juste de Dieu du point de vue de mes intérêts personnels, je devais le voir du point de vue de Son essence. Dieu est le Créateur, et Son essence est la justice. Quelle que soit la manière dont Il nous traite, elle est appropriée et juste. J’ai réfléchi au fait que Dieu a remis Pierre à Satan. Pierre était capable d’accepter sans se plaindre de Dieu et sans mal Le comprendre, et il a même dit : « L’humanité est incapable de comprendre ce que Tu fais, mais tout ce que Tu fais contient Tes bonnes intentions ; la justice l’habite entièrement. Comment pourrais-je ne pas Te louer pour Ta sagesse et pour Tes actes ? » Je ne suis qu’un petit être créé, et quoi que Dieu me fasse, c’est approprié. Qu’Il me guérisse ou non, qu’Il me donne ou non une bonne issue ou destination, je dois l’accepter et me soumettre car cela montre que je possède humanité et raison. Comprenant cela, j’ai prié Dieu : « Dieu, avant, je ne comprenais pas Ton tempérament juste, et je le mesurais en fonction de mes propres notions et de mon imagination. Je comprends désormais que tout ce que Tu fais est juste. Même si je ne guéris pas de ma maladie et si je meurs, Tu es quand même juste et je Te remercierai et Te louerai quand même ! »

Par la suite, j’ai vu la soumission de Job à Dieu dans les paroles de Dieu et j’ai été profondément émue. Dieu dit : « Job ne tentait pas de négocier avec Dieu, il ne Lui formulait aucune exigence et ne sollicitait rien de Lui. Il louait Son nom du fait de la grande puissance et de l’autorité de Dieu exerçant Sa souveraineté sur toutes choses, et cela ne dépendait pas du fait qu’il gagne des bénédictions ou qu’il reçoive de l’adversité. Il croyait que, peu importe que les gens reçoivent des bénédictions ou de l’adversité de la part de Dieu, la grande puissance et l’autorité de Dieu ne changeront pas, et donc, qu’indépendamment des circonstances dans lesquelles on se trouve, le nom de Dieu doit être loué. Si l’homme est béni par Dieu, c’est grâce à Sa souveraineté. Quand l’adversité s’abat sur l’homme, c’est aussi du fait de la souveraineté de Dieu. La grande puissance et l’autorité de Dieu règnent sur tout ce qui concerne l’homme et l’arrangent. Les impondérables du sort de l’homme sont la manifestation de Sa grande puissance et de Son autorité, et quel que soit le point de vue sous lequel on l’envisage, le nom de Dieu devrait être loué. C’est ce dont Job a fait l’expérience et ce qu’il en est venu à savoir tout au long de sa vie. Toutes ses pensées et ses actions sont parvenues aux oreilles de Dieu et sont arrivées devant Lui, et Dieu leur accordait de la valeur. Dieu chérissait cette connaissance de Job et chérissait Job pour avoir un tel cœur. Ce cœur attendait toujours l’ordre de Dieu, où qu’il soit, et peu importe l’heure ou l’endroit, il accueillait tout ce qui lui arrivait. Job n’exigeait rien de Dieu. Il exigeait de lui-même d’attendre tous les arrangements qui venaient de Dieu, de les accepter, de les affronter et de s’y soumettre. Job croyait que c’était son devoir et tout cela était précisément ce que Dieu voulait » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, L’œuvre de Dieu, le tempérament de Dieu et Dieu Lui-même II). Après avoir lu les paroles de Dieu, mon cœur s’est éclairé et j’ai trouvé un chemin de pratique. Job croyait en Dieu sans essayer de négocier avec Lui, et qu’il reçoive des bénédictions ou subisse de l’adversité, il était capable de louer Dieu. C’était parce qu’il reconnaissait l’autorité de Dieu en toutes choses et dans toutes ses propres expériences, et qu’il savait que c’était le grand pouvoir de Dieu qui arrangeait et régnait souverainement sur tout. Peu importe qu’une personne reçoive finalement des bénédictions ou subisse de l’adversité, elle doit se soumettre à la souveraineté et aux arrangements du Créateur de façon inconditionnelle. Job possédait humanité et raison ; il n’a rien demandé à Dieu. Il s’imposait plutôt de toujours attendre, d’accepter et de se soumettre à tout ce qui venait de Dieu. Job était honnête, gentil et avait une foi véritable en Dieu ; finalement, il est resté ferme dans son témoignage au cours de ses épreuves et a obtenu l’approbation de Dieu. Je voulais également imiter Job et, que ma maladie s’améliore ou non, et quelle que soit ma fin, je me soumettrais aux arrangements et aux orchestrations de Dieu et je ne ferais plus mes propres choix. J’ai prié Dieu : « Dieu, avant, je ne comprenais pas la vérité. J’étais toujours soucieuse de savoir si je guérirais de ma maladie ou si j’aurais une bonne issue ou destination, et je vivais dans une grande souffrance. Aujourd’hui, je suis prête à me remettre entre Tes mains, et, que je reçoive des bénédictions ou que je subisse de l’adversité, je me soumettrai à Ta souveraineté et à Tes arrangements. » Après que mon point de vue a quelque peu évolué, j’ai éprouvé un fort sentiment d’apaisement et de libération. Ensuite, j’ai essayé un remède traditionnel populaire chinois pour prendre soin de ma santé, et contre toute attente, ma condition s’est vraiment stabilisée, et j’ai pu faire mes devoirs normalement.

Cette expérience m’a fait comprendre que si je n’avais pas été révélée à travers la maladie, je n’aurais pas pu reconnaître mes intentions méprisables de poursuivre des bénédictions. Bien que j’aie physiquement souffert à cause de ma maladie, j’ai gagné une certaine compréhension des perspectives fallacieuses qui sous-tendent ma poursuite, et j’ai fait l’expérience d’un certain changement. C’était l’amour et le salut de Dieu pour moi ! Dieu soit loué !

La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.

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