73. Une honte dans mon passé

Par Li Yi, Chine

En août 2015, ma famille et moi avons déménagé dans le Xinjiang. J’avais entendu dire que le Parti communiste y avait mis en place des mesures strictes de surveillance et de contrôle, au nom de la lutte contre la violence et les troubles émanant de la population ouïghoure, donc c’était assez dangereux là-bas. À notre arrivée dans le Xinjiang, l’atmosphère était encore plus tendue que je ne l’avais imaginé. La police patrouillait partout et nous devions faire un scan corporel complet pour passer la sécurité chaque fois que nous allions au supermarché. Lorsque nous attendions le bus, des policiers, fusils attachés dans le dos, patrouillaient aux arrêts. Voir tout cela me rendait vraiment nerveuse. Le Parti communiste arrêtait et persécutait déjà les croyants, donc ajouter à cela ces mesures strictes de surveillance et de contrôle signifiait que je risquais d’être arrêtée ou tuée à tout moment. Vers le mois d’octobre, j’ai entendu dire que deux sœurs avaient été arrêtées alors qu’elles allaient distribuer des livres de paroles de Dieu et qu’elles avaient été condamnées à 10 ans de prison. J’en ai été assez choquée. Ce n’étaient pas des dirigeantes ni des ouvrières, mais elles avaient quand même été condamnées à une peine de 10 ans pour avoir distribué des livres de paroles de Dieu. J’étais responsable du travail de l’Église, donc si j’étais arrêtée, je serais condamnée à une peine d’au moins 10 ans. Des images de mes frères et sœurs se faisant torturer en prison me traversaient constamment l’esprit. J’avais vraiment peur et je craignais d’être arrêtée et torturée, moi aussi, ce qui serait certainement un sort pire que la mort. J’avais de plus en plus peur et je n’osais plus y penser davantage. Plus tard, j’ai entendu des frères et sœurs échanger sur la manière dont ils se tournaient vers Dieu et se fiaient à Lui pour accomplir leurs devoirs dans ce genre d’environnement, et sur la façon dont ils voyaient Sa souveraineté toute-puissante et ressentaient Ses soins et Sa protection. Cela m’a vraiment encouragée et m’a donné la foi pour surmonter cette situation.

En février 2016, j’ai appris que, dans l’une des Églises que je supervisais, il y avait un individu malfaisant nommé Wang Bing qui trouvait constamment à redire aux dirigeants, et perturbait gravement la vie d’Église. Ce problème devait être résolu dès que possible, sinon cela affecterait l’entrée dans la vie des frères et sœurs. Quelques collaborateurs et moi avons discuté de cette question et ils ont pensé que je devais me rendre à cette Église pour régler le problème. Mais j’avais un peu peur et je me suis dit : « Les sœurs condamnées à 10 ans de prison ont été arrêtées dans cette Église. Le Parti communiste a même rassemblé des villageois de la région pour annoncer la nouvelle, les intimidant et les menaçant pour les dissuader de croire en Dieu. C’est vraiment dangereux là-bas. Si j’y vais, serai-je arrêtée ? » Cela m’ayant traversé l’esprit, j’ai trouvé une excuse pour ne pas y aller. Mais ensuite, j’ai su qu’une de mes partenaires était prête à s’y rendre et j’ai eu un peu honte. Elle n’était pas croyante depuis longtemps et venait de commencer une formation de dirigeante. Il y avait vraiment beaucoup de problèmes dans cette Église et ce n’était pas un bon environnement. Comme je me sentais coupable à l’idée de la laisser y aller, j’ai dit : « Il vaut peut-être mieux que j’y aille. » Quand je suis arrivée dans cette Église, j’ai vu que Wang Bing était incapable d’échanger sur la moindre compréhension des paroles de Dieu lors des réunions et qu’il trouvait souvent à redire aux dirigeants, perturbant gravement la vie d’Église. J’ai discuté avec la prédicatrice et dit que je voulais d’abord restreindre Wang Bing et l’empêcher d’avoir des contacts avec les autres ou de les induire en erreur, puis échanger sur la vérité avec les frères et sœurs pour les aider à gagner en discernement au sujet de Wang Bing. Cela l’empêcherait de les perturber davantage et après cela, nous pourrions former Sœur Zhong Xin pour qu’elle reprenne le travail de l’Église le plus rapidement possible. Mais j’avais encore quelques inquiétudes et je savais qu’il faudrait probablement pas mal de temps pour résoudre complètement les problèmes dans cette Église. Environ la moitié des frères et sœurs de cette Église avaient été arrêtés, donc plus j’y passais du temps, plus je prenais de risques. J’ai pensé que la maison de Dieu avait échangé en disant que certains travaux d’Église pouvaient être différés dans des environnements très dangereux pour éviter de subir de plus grandes pertes. Puisque nous avions déjà décidé d’une solution au problème, j’ai pensé que je pouvais laisser la prédicatrice suivre et gérer les choses à partir de là. Je me suis donc dépêchée de déléguer les tâches restantes et je suis rentrée chez moi.

Plus tard, la prédicatrice a signalé que Wang Bing devenait de plus en plus effronté et qu’il formait une faction au sein de l’Église pour attaquer les dirigeants, perturbant gravement la vie d’Église. J’ai échangé avec la prédicatrice sur certaines solutions, mais le problème est resté en suspens. Je me suis sentie un peu coupable. Gérer le désordre dans l’Église relevait de ma responsabilité, mais je n’étais pas disposée à résoudre ce problème de peur d’être arrêtée. Ce n’était pas juste. Mais ensuite, j’ai pensé qu’une sœur avait failli être arrêtée récemment alors qu’elle prenait le train pour se rendre à une réunion : « Que vais-je faire si je me fais arrêter pendant le trajet en train ? Je suis dirigeante, je ne peux pas faire mon travail si ma sécurité n’est pas assurée. » Alors j’ai continué à me défausser des problèmes de cette Église sur la prédicatrice. Mais comme ses capacités étaient limitées, ces problèmes sont restés sans solution.

En septembre 2016, de manière inattendue, j’ai reçu une lettre qui disait que quatre frères et sœurs de cette Église avaient été arrêtés. Une sœur, Zhong Xin, avait été férocement battue. Quelques jours plus tard, une autre lettre est arrivée disant que la police l’avait battue à mort. Cette nouvelle m’a frappée avec la force d’un tas de briques. Je n’ai tout simplement pas pu l’accepter. Je savais que les méthodes de torture du Parti communiste étaient absolument impitoyables, mais je n’aurais jamais imaginé que quelqu’un serait battu à mort par la police en l’espace de quelques jours. C’était terrifiant. J’ai eu l’impression que l’air autour de moi se figeait. Je ne pouvais plus contrôler mes émotions et j’ai éclaté en sanglots. Plus j’y pensais, plus j’étais bouleversée et je me demandais sans cesse comment c’était arrivé. Je savais depuis un moment qu’une personne malfaisante perturbait cette Église et que ses membres n’étaient pas en mesure de vivre une vie d’Église normale. J’étais dirigeante d’Église, mais je n’y étais pas allée résoudre complètement les problèmes, par peur d’être arrêtée. Si j’avais assumé un peu plus de responsabilités ou trouvé des moyens de coopérer avec les autres membres de l’Église, si j’avais résolu ces problèmes, si j’avais rappelé aux frères et sœurs de faire attention, peut-être que Zhong Xin n’aurait pas été arrêtée et battue à mort par la police. Sa mort m’a plongée dans un état de culpabilité intense. J’étais terrifiée et je me sentais opprimée. J’avais l’impression d’être dans un endroit vraiment effrayant et je pouvais à peine respirer. Mais je savais qu’à un moment aussi critique, je ne pouvais pas continuer à fuir, alors je me suis occupée en aidant la prédicatrice à faire face aux répercussions. Avant que nous puissions finir de nous occuper de la situation, j’ai appris que l’une de mes partenaires avait également été arrêtée et que la police avait obtenu des informations sur les principaux dirigeants et ouvriers de notre Église. J’avais été en contact fréquent avec ces frères et sœurs, donc si les policiers examinaient leurs images de surveillance, il était très probable qu’ils me trouveraient. J’avais vraiment peur d’être arrêtée à tout moment. Si j’étais condamnée et envoyée en prison, rien ne permettait de dire que je m’en sortirais vivante. Il était tout à fait possible que je finisse comme Zhong Xin, battue à mort par la police à un jeune âge. Plus j’y pensais, plus j’avais peur et moins j’étais disposée à faire mon devoir. Je ne voulais même plus rester à cet endroit. Parce que je n’avais jamais résolu cet état et que je n’étais pas parvenue pendant plusieurs mois à gérer le problème de la perturbation de l’Église par Wang Bing, j’ai fini par être renvoyée. Après mon renvoi, j’ai fait du travail textuel dans l’Église, mais j’avais encore l’impression que c’était dangereux d’être là. J’avais peur d’être arrêtée d’un jour à l’autre et je voulais vraiment retourner dans ma ville natale pour y faire mon devoir. Les frères et sœurs ont échangé avec moi, en espérant que je resterais et que je les aiderais à faire face aux conséquences de tout ce qui s’était passé. Mais j’étais tellement submergée par la peur que je n’ai pas du tout écouté leurs exhortations et que j’ai insisté pour partir.

En avril 2017, à cause de mon comportement, l’Église m’a empêchée d’assister aux réunions et m’a obligée à m’isoler et à réfléchir sur moi-même chez moi. Je n’ai pas pu retenir mes larmes quand j’ai appris cette nouvelle. Cependant, comme j’avais abandonné mon devoir et déserté l’Église à un moment aussi critique, je savais que c’était ce que je méritais. Je pouvais y voir la justice de Dieu et j’étais prête à me soumettre. Un jour, au cours de mes dévotions, j’ai lu ceci dans les paroles de Dieu : « Si tu joues un rôle important dans la diffusion de l’Évangile et que tu désertes ton poste sans la permission de Dieu, il n’y a pas de plus grande transgression. Cela ne compte-t-il pas comme un acte de trahison envers Dieu ? (Si.) Alors, comment, à votre avis, Dieu devrait-Il traiter les déserteurs ? (Ils doivent être mis à l’écart.) Mettre à l’écart la personne signifie l’ignorer, la laisser faire ce qu’elle veut. Si les gens qui sont mis à l’écart éprouvent de la repentance, il est possible que Dieu voie que leur attitude est suffisamment repentante et qu’Il veuille toujours qu’ils reviennent. Mais envers ceux qui désertent leur devoir – et seulement envers ces personnes – Dieu n’a pas cette attitude. Comment Dieu traite-t-Il de telles personnes ? (Dieu ne les sauve pas. Il les méprise et les rejette.) C’est entièrement correct. Plus précisément, les gens qui accomplissent un devoir important ont été mandatés par Dieu et s’ils abandonnent leur poste, donc même si, vis-à-vis de Dieu, ils ont bien agi auparavant ou par la suite, ce sont des gens qui L’ont trahi, et il ne leur sera plus jamais laissé la possibilité d’accomplir un devoir » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Évangéliser est le devoir auquel sont tenus par honneur tous les croyants). « Dieu déteste au plus haut point les gens qui abandonnent leurs devoirs ou les traitent à la légère, ainsi que les différents comportements, actions et manifestations de trahison contre Dieu, parce que parmi les divers contextes, personnes, sujets et choses arrangés par Dieu, le rôle que jouent ces gens consiste à entraver le progrès de l’œuvre de Dieu, à lui nuire, à le retarder, à le perturber ou à l’affecter. Et pour cette raison, que ressent Dieu et comment réagit-Il vis-à-vis des déserteurs et des gens qui Le trahissent ? Quelle est Son attitude ? (Il les déteste.) Rien que du dégoût et de la haine. Éprouve-t-Il de la pitié ? Non, Il ne pourrait jamais éprouver de la pitié. Certains disent : “Dieu n’est-Il pas amour ?” Pourquoi Dieu n’aime-t-Il pas de telles personnes ? Ces personnes ne sont pas dignes d’amour. Si tu les aimes, alors ton amour est insensé, et ce n’est pas parce que tu les aimes que Dieu les aime : tu peux les chérir, mais Dieu ne le fait pas, car chez de telles personnes il n’y a rien qui mérite d’être chéri. Et ainsi, Dieu abandonne résolument ces personnes et ne leur donne aucune seconde chance. Est-ce raisonnable ? Non seulement c’est raisonnable, mais c’est avant tout un aspect du tempérament de Dieu, et c’est aussi la vérité » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Évangéliser est le devoir auquel sont tenus par honneur tous les croyants). Le jugement et la révélation de ces paroles de Dieu m’ont fait profondément honte. Zhong Xin avait été battue à mort et ma partenaire avait été arrêtée. À un moment aussi important, j’aurais dû travailler avec les frères et sœurs pour faire face aux répercussions de cette situation, mais au lieu de cela, je m’étais simplement enfuie. N’importe quelle personne possédant la moindre conscience n’aurait pas fait ce genre de chose. Je ne pouvais pas me pardonner de l’avoir fait. J’avais cru que quoi que je fasse de mal, Dieu aurait pitié et me pardonnerait, tant que je me repentais devant Lui. Mais c’est alors que je me suis rendu compte que tout cela relevait d’une notion et de mon imagination. Dieu dit qu’Il abandonne ceux qui renoncent à leurs devoirs et qui Le trahissent à un moment critique, et qu’Il ne leur donnera aucune seconde chance. En lisant ces paroles de Dieu, j’ai appris que Sa miséricorde et Son pardon suivaient des principes. Dieu n’accordera pas Ses pardons et Sa miséricorde à n’importe qui, quoi qu’on ait fait pour L’offenser. Depuis le moment où j’avais fui, j’avais eu l’impression que Dieu m’avait abandonnée. Je n’avais pas la paix dans mon cœur et j’étais remplie de regrets. Je ne sais vraiment pas combien de fois j’ai prié, ni la quantité de larmes que j’ai versées à ce sujet. Que Dieu m’ait abandonnée ou non, je voulais rendre service pour Lui, afin de rembourser ma dette, et je savais que, quelle que soit la manière dont Il me traiterait et quoi qu’Il fasse, ce serait juste. Ce que j’avais fait était si blessant pour Dieu que je ne me plaindrais pas, même s’Il m’envoyait en enfer pour cela. J’avais fait certains sacrifices au cours de mes années de croyance et je voulais poursuivre le salut. Je n’aurais jamais imaginé que, face aux arrestations et aux persécutions perpétrées par le Parti communiste, je craindrais la mort, j’abandonnerais mon devoir et je trahirais Dieu, commettant ainsi une grave transgression. À cette pensée, j’ai été vraiment malheureuse et désespérée. Je n’arrêtais pas de pleurer et j’étais submergée par les remords. J’aurais aimé ne pas avoir insisté pour partir, avoir continué à faire mon devoir et m’être occupée des conséquences des arrestations avec les autres à ce moment crucial. Alors, je ne vivrais pas dans une telle détresse et dans un tel tourment. Ce n’était pas ainsi que je voulais que les choses se passent ! Mais à ce stade, il était trop tard. J’avais semé le vent, alors je devais récolter la tempête. Je me détestais de craindre la mort et d’être aussi égoïste et vile. Quelqu’un comme moi n’était pas digne du pardon et de la miséricorde de Dieu. J’avais le sentiment que, puisque l’Église ne m’avait pas expulsée, je devais rendre service du mieux que je le pouvais, afin de compenser ma transgression. Après cela, dans mon devoir, je suis allée partout où les dirigeants arrangeaient pour moi que j’aille, même si l’on m’envoyait soutenir des Églises dans des environnements dangereux. Après avoir fait cela pendant un certain temps, j’ai pu obtenir certains résultats dans mon travail. Mais je n’ai jamais voulu parler de la mort de Zhong Xin ni de la façon dont j’avais fui l’Église à un moment aussi crucial. Je voulais m’en protéger et l’oublier, mais j’en étais incapable. J’avais l’impression que c’était profondément gravé dans mon cœur et que cela ne disparaîtrait jamais. Chaque fois que cette pensée me venait à l’esprit, cela me faisait mal et je me sentais vraiment coupable.

Un jour, j’ai lu dans les paroles de Dieu quelque chose qui a fait la lumière sur mon état. Dieu Tout-Puissant dit : « Les antéchrists font tout leur possible pour préserver leur sécurité. Ce qu’ils se disent, c’est ceci : “Je dois absolument garantir ma sécurité. Peu importe qui se fait prendre, ce ne doit pas être moi.” En la matière, ils viennent souvent devant Dieu en prière, ils supplient que Dieu leur évite d’avoir des ennuis. Ils estiment que, quoi qu’il en soit, ils effectuent bel et bien le travail d’un dirigeant d’Église, et que Dieu devrait les protéger. Pour leur propre sécurité et pour éviter d’être arrêtés, échapper à toute persécution et se situer dans un environnement sûr, les antéchrists implorent et prient souvent pour leur propre sécurité. Ce n’est que lorsqu’il s’agit de leur propre sécurité qu’ils comptent vraiment sur Dieu et s’offrent à Lui. Ils ont une vraie foi quand il s’agit de cela et leur confiance en Dieu est réelle. Ils ne se soucient de prier Dieu que pour Lui demander de protéger leur sécurité, sans accorder la moindre pensée au travail de l’Église ni à leur devoir. Dans leur travail, la sécurité personnelle est le principe qui les guide. Si un lieu est sûr, alors les antéchrists choisiront cet endroit pour y travailler et, en effet, ils sembleront proactifs et positifs, exhibant leur grand “sens des responsabilités” et leur grande “loyauté”. Mais si un travail comporte des risques et est susceptible d’être confronté à des incidents, d’avoir pour conséquence que son exécutant sera découvert par le grand dragon rouge, ils cherchent des excuses et le refusent, et trouvent ainsi une occasion d’y échapper. Dès qu’il y a danger, ou dès qu’il y a un risque de danger, ils réfléchissent aux moyens de s’y soustraire et d’abandonner leur devoir, sans se soucier des frères et sœurs. Ils ne pensent qu’à se mettre à l’abri du danger. Ils peuvent déjà y être préparés dans le cœur : dès qu’un danger apparaît, ils abandonnent immédiatement le travail qu’ils étaient en train de faire, sans se soucier de la façon dont se déroule le travail de l’Église, ni de la perte que cela peut occasionner aux intérêts de la maison de Dieu, ni de la sécurité des frères et sœurs. Ce qui compte pour eux, c’est de fuir. Ils ont même “un as dans leur manche”, un plan pour se protéger : dès qu’ils sont en danger ou qu’ils sont arrêtés, ils disent tout ce qu’ils savent, se disculpent et se dégagent de toute responsabilité pour préserver leur propre sécurité. Voilà le plan qu’ils ont à portée de main. Ces gens ne veulent pas subir de persécutions pour avoir cru en Dieu : ils ont peur d’être arrêtés, torturés et condamnés. Le fait est qu’ils ont depuis longtemps succombé à Satan dans leur cœur. Ils sont terrifiés par le pouvoir du régime satanique, et encore plus effrayés par des choses telles que la torture et les interrogatoires sévères qui leur sont infligés. Par conséquent, avec les antéchrists, si tout se passe bien et qu’il n’y a aucune menace pour leur sécurité, que celle-ci n’est pas en jeu, et qu’aucun danger n’est possible, ils peuvent offrir leur zèle et leur “loyauté”, et même leurs atouts. Mais si les circonstances sont défavorables et qu’ils peuvent être arrêtés à tout moment pour avoir cru en Dieu et avoir fait leur devoir, et que leur croyance en Dieu peut avoir pour conséquence qu’ils soient renvoyés de leur poste officiel ou abandonnés par leurs proches, alors ils seront exceptionnellement prudents, ne prêcheront pas l’Évangile, ne porteront pas témoignage à Dieu et ne feront pas leur devoir. Lorsqu’il y a le moindre risque de problèmes, ils deviennent craintifs. Au plus léger signe de difficultés, ils souhaitent immédiatement rendre à l’Église leurs livres de paroles de Dieu et tout ce qui concerne la croyance en Dieu, afin de rester en sécurité et d’en sortir sains et saufs. Ces personnes ne sont-elles pas dangereuses ? Si elles étaient arrêtées, ne deviendraient-elles pas des Judas ? Les antéchrists sont si dangereux qu’ils peuvent devenir des Judas à tout moment : il y a toujours la possibilité qu’ils trahissent Dieu. De plus, ils sont égoïstes et méprisables à l’extrême. C’est déterminé par la nature-essence des antéchrists » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Section 9 (Partie II)). « Les antéchrists sont extrêmement égoïstes et méprisables. Ils n’ont pas de véritable foi en Dieu, et encore moins de loyauté envers Dieu ; quand ils rencontrent un problème, ils ne font que se protéger et se sauvegarder. À leurs yeux, rien n’est plus important que leur propre sécurité. Tant qu’ils peuvent vivre et ne se font pas arrêter, ils ne se soucient pas de l’importance du tort causé au travail de l’Église. Ces gens-là sont extrêmement égoïstes, ils ne pensent pas du tout aux frères et sœurs, ni au travail de l’Église, ils ne pensent qu’à leur propre sécurité. Ce sont des antéchrists » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Section 9 (Partie II)). Le jugement et la révélation de ces paroles de Dieu m’ont percé le cœur. Je n’avais nulle part où me cacher, je ne pouvais pas m’échapper. J’étais exactement le genre de personne que Dieu décrivait, qui ne se souciait que de se protéger face au danger, qui était égoïste et méprisable, qui n’avait aucune considération pour le travail de l’Église et pour la vie des frères et sœurs. J’ai repensé à mon arrivée dans le Xinjiang, quand j’avais vu à quel point les choses étaient terribles là-bas. Quand j’avais compris que je risquais d’être arrêtée ou de perdre la vie à tout moment, j’avais regretté d’y être allée faire mon devoir. Quand j’avais appris qu’il y avait une personne perverse qui perturbait les choses dans l’une des Églises, j’avais trouvé des excuses pour ne pas y aller, par peur d’être arrêtée et torturée, alors qu’il fallait résoudre ce problème de toute urgence. Plus tard, j’avais fini par y aller, à contrecœur, mais comme je ne pensais qu’à ma propre sécurité, j’étais repartie avant que les problèmes ne soient résolus. J’étais bien consciente qu’il y avait des problèmes graves dans cette Église et qu’il fallait que j’y aille pour les régler, mais j’avais peur de la mort, alors j’avais utilisé ma position pour donner des ordres, au lieu de faire un travail réel. J’avais même poussé les autres frères et sœurs à s’en occuper pendant que je me cachais, traînant mon ignoble existence. En conséquence, les problèmes de cette Église n’avaient pas été résolus pendant plusieurs mois. J’avais même trouvé une excuse « raisonnable », à savoir qu’en tant que dirigeante, je devais assurer ma propre sécurité pour faire mon travail, mais en fait, je n’avais fait que trouver un prétexte pour fuir face au danger. Et quand Zhong Xin avait été arrêtée et battue à mort par la police, je n’avais encore pensé qu’à ma propre sécurité et je m’étais inquiétée de savoir si j’allais être arrêtée et torturée à mort. J’avais même voulu trouver une occasion d’abandonner mon devoir et de quitter cet endroit dangereux. Après avoir été renvoyée, je n’avais pas voulu aider à gérer les conséquences de tout ce qui s’était passé et je m’étais dépêchée de retourner dans ma ville natale. Les frères et sœurs ne m’avaient pas réprimandée, mais au fond de moi, j’avais ressenti l’abandon, le dégoût et la condamnation de Dieu à mon égard. Ce que j’avais le plus regretté, c’était que l’Église m’ait donné la chance d’être dirigeante et qu’elle m’ait confié tant de frères et sœurs. Pourtant, lorsque le désastre avait frappé, je m’étais simplement enfuie, sans me soucier de savoir si les autres vivraient ou mourraient, et sans penser à la façon dont le travail de l’Église serait entravé. J’étais une lâche déserteuse et une traîtresse, et je faisais l’objet des moqueries de Satan. Plus encore, cette transgression était devenue une blessure éternelle au plus profond de mon cœur. Grâce à tout cela, j’ai compris que j’étais une couarde sans aucune humanité, qui vivait de manière égoïste et vile ! Ces paroles de Dieu ont fait mouche, et elles ont révélé les arrière-pensées méprisables cachées au plus profond de mon cœur. Je ne pouvais pas continuer à fuir la réalité. À ce moment-là, j’ai pris profondément conscience d’avoir commis un grave péché en trahissant Dieu et de ne pas mériter Son salut. J’ai aussi pensé à la façon dont Dieu S’était fait chair à deux reprises et avait tout donné pour sauver l’humanité. Il y a deux mille ans, le Seigneur Jésus avait été crucifié afin de racheter l’humanité. Maintenant, dans les derniers jours, Dieu a pris chair une nouvelle fois pour sauver l’humanité corrompue, mettant Sa vie en jeu pour apparaître et œuvrer dans la tanière du grand dragon rouge, constamment poursuivi et persécuté par le Parti communiste. Mais Dieu n’a jamais renoncé à sauver l’humanité. Il a continué à exprimer des vérités pour nous abreuver et nous nourrir. Dieu a tout donné pour l’homme : Son amour pour nous est si réel, si désintéressé ! Mais j’étais incroyablement égoïste et vile. Dans mon devoir, je ne faisais que me protéger et j’ignorais totalement le travail de l’Église. J’étais vraiment redevable à Dieu et je ne méritais pas de vivre devant Lui. Alors, tout ce que j’ai voulu, c’est rendre service à Dieu. De cette façon, j’espérais pouvoir atténuer un peu mes péchés.

En décembre 2021, j’ai de nouveau été élue dirigeante d’Église. Cependant, pensant que j’avais trahi Dieu et que je ne méritais pas d’être dirigeante, j’ai raconté à une dirigeante, les larmes aux yeux, comment j’avais déserté l’Église auparavant. La dirigeante m’a répondu : « C’était il y a des années et tu es encore coincée dans cet état de négativité et d’incompréhension. Il te sera difficile d’obtenir l’œuvre du Saint-Esprit de cette façon. » Je me suis également demandé pourquoi j’étais aussi déprimée quant à ma transgression, après tout ce temps, et comment je pouvais résoudre mon état. Après cela, j’ai fait un effort pour prier et chercher. J’ai lu ceci dans les paroles de Dieu : « Même lorsqu’il y a des moments où tu as le sentiment que Dieu t’a quitté et que tu as été plongé dans les ténèbres, n’aie pas peur : tant que tu es toujours en vie, et non en enfer, tu as toujours une chance. Toutefois, si tu es comme Paul, qui a obstinément suivi le chemin d’un antéchrist, et finalement témoigné que, pour lui, vivre c’est le Christ, c’est fini pour toi. Si tu peux revenir à la raison, tu as encore une chance. Quelle chance as-tu ? La chance de pouvoir venir devant Dieu, et de pouvoir toujours Le prier et chercher, en disant : “Ô Dieu ! Éclaire-moi pour que je comprenne cet aspect de la vérité, et cet aspect du chemin de la pratique.” Tant que tu fais partie des fidèles de Dieu, tu as l’espoir du salut et tu pourras aller jusqu’au bout. Ces paroles sont-elles assez claires ? Es-tu toujours susceptible d’être négatif ? (Non.) Quand les gens comprennent la volonté de Dieu, leur chemin est large. S’ils ne comprennent pas Sa volonté, il est étroit, il y a des ténèbres dans leur cœur et ils n’ont aucun chemin à parcourir. Voici comment sont ceux qui ne comprennent pas la vérité : ils ont l’esprit étroit, ils coupent toujours les cheveux en quatre, ils se plaignent toujours de Dieu et Le comprennent mal. En conséquence, plus ils avancent, plus leur chemin disparaît. En fait, les gens ne comprennent pas Dieu. Si Dieu traitait les gens comme ils l’imaginaient, la race humaine aurait été détruite depuis longtemps » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Comment identifier la nature-essence de Paul). « Je ne veux voir personne se sentir comme si Dieu l’avait laissé pour compte, l’avait abandonné ou lui avait tourné le dos. Je voudrais seulement vous voir tous emprunter le chemin qui consiste à poursuivre la vérité et chercher à comprendre Dieu, allant hardiment de l’avant avec une volonté sans faille, sans crainte, sans fardeau. Quels que soient les torts que tu as commis, peu importe à quel point tu t’es égaré ou tu as mal agi, ne laisse pas cela devenir un fardeau ou un boulet que tu doives traîner dans ta quête de compréhension de Dieu. Poursuis ta marche en avant. Le salut de l’homme occupe toujours une place dans le cœur de Dieu. Cela ne change jamais : c’est la partie la plus précieuse de Son essence » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, Dieu Lui-même, l’Unique VI). « Dieu S’est fâché contre les Ninivites parce que leurs actes pervers étaient montés jusqu’à Lui ; à ce moment-là, Sa colère découlait de Son essence. Cependant, lorsque la colère de Dieu se dissipa et qu’Il accorda de nouveau Sa tolérance aux habitants de Ninive, tout ce qu’Il révéla était toujours Sa propre essence. La totalité de ce changement était due à un changement dans l’attitude de l’homme envers Dieu. Pendant toute cette période, le tempérament de Dieu, qui ne peut être offensé, n’a pas changé et l’essence tolérante de Dieu n’a pas changé ; l’essence aimable et miséricordieuse de Dieu n’a pas changé. Quand les gens commettent des actes pervers et offensent Dieu, Il leur fait subir Sa colère. Quand les gens se repentent vraiment, le cœur de Dieu change et Sa colère cesse. Quand les gens continuent à s’opposer obstinément à Dieu, Sa colère est incessante et Sa colère les écrase petit à petit jusqu’à ce qu’ils soient détruits. C’est l’essence du tempérament de Dieu. Indépendamment du fait que Dieu exprime la colère ou la miséricorde et la bonté, c’est la conduite, le comportement et l’attitude de l’homme envers Dieu au plus profond de son cœur qui dictent ce qui est exprimé par la révélation du tempérament de Dieu » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, Dieu Lui-même, l’Unique II). J’ai vraiment été émue en lisant ces paroles de Dieu et je me suis sentie profondément redevable envers Lui. Je me suis rendu compte que j’avais mal compris Dieu pendant toutes ces années. C’est la volonté de Dieu de sauver l’humanité dans toute la mesure du possible. Dieu n’abandonnerait pas quelqu’un à cause d’une transgression momentanée, Il lui donnerait de nombreuses occasions de se repentir. Il en était allé exactement de même des habitants de Ninive : Dieu avait seulement dit qu’Il les détruirait parce qu’ils faisaient le mal, qu’ils Lui résistaient et Le mettaient en colère. Mais avant de détruire Ninive, Dieu avait envoyé Jonas partager Sa parole avec les habitants, leur donnant ainsi une dernière chance de se repentir. Lorsqu’ils s’étaient sincèrement repentis, la colère de Dieu s’était muée en pardon et en miséricorde, et Dieu leur avait pardonné leurs mauvaises actions. Grâce à cela, j’ai pu voir le grand amour et la grande miséricorde de Dieu pour l’homme. La profonde colère et la généreuse miséricorde de Dieu suivent des principes et changent entièrement selon l’attitude que les gens ont envers Lui. Même si les paroles de jugement et de révélation de Dieu sont dures, et même si elles condamnent et maudissent, elles ne constituent pas une véritable confrontation, elles ne sont une confrontation que par les mots. La volonté de Dieu était que je comprenne Son tempérament juste qui ne peut être offensé, que j’aie un cœur qui craint Dieu, que je me repente vraiment, que je Lui sois fidèle et que je fasse bien mon devoir à tout moment et en toutes circonstances. À ce moment-là, j’ai compris que j’étais vraiment intransigeante et rebelle. J’avais mal compris Dieu pendant des années, émettant des jugements sur moi-même sur la base de mes propres notions et de mon imagination, et me piégeant moi-même dans une impasse. Dieu n’avait pas réellement renoncé à me sauver. Je comprenais mal les bonnes intentions qui se cachaient derrière Son salut. Cela m’a rappelé quelque chose que Dieu avait dit : « La miséricorde et la tolérance de Dieu ne sont pas rares – la vraie repentance de l’homme l’est » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, Dieu Lui-même, l’Unique II). Bien que Dieu ait majesté et colère, bien qu’Il nous juge et nous révèle, et même, qu’Il nous condamne et nous maudisse, Il est plein d’amour et de miséricorde. Je me suis sentie vraiment coupable et pleine de regrets quand j’ai compris le désir de Dieu de sauver l’humanité. Je ne voulais pas continuer à fuir mes transgressions passées ou continuer à mal comprendre Dieu et me méfier de Lui. J’étais prête à me repentir. Je voulais utiliser la leçon de cet échec pour me mettre en garde. Je m’étais montrée égoïste, vile et j’avais eu peur de la mort. Face au danger, j’étais devenue une déserteuse, je n’avais pas tenu compte du travail de l’Église. J’ai compris que ma peur de la mort était ma plus grande faiblesse et que je devais chercher la vérité pour résoudre et abandonner cette peur.

Plus tard, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Du point de vue des notions humaines, ils ont payé un prix vraiment élevé pour répandre l’œuvre de Dieu, mais en fin de compte, ils ont été tués par Satan. Cela ne concorde pas avec les notions humaines, mais c’est précisément ce qui leur est arrivé. C’est ce que Dieu a permis. Quelle vérité peut-on y chercher ? Que Dieu ait permis qu’ils meurent de cette façon relevait-il de Sa malédiction et de Sa condamnation, ou bien de Son plan et de Sa bénédiction ? Ni l’un ni l’autre. Qu’est-ce que c’était ? Quand on pense aujourd’hui à la mort de ces gens, cela fait mal au cœur, et pourtant, c’est la réalité. Ceux qui croyaient en Dieu sont morts de cette façon, comment l’expliquer ? Quand nous évoquons ce sujet, vous vous mettez à leur place, alors votre cœur s’attriste-t-il et éprouvez-vous une secrète douleur ? Vous pensez : “Ces gens ont fait leur devoir pour diffuser l’Évangile de Dieu et devraient être considérés comme de bonnes gens, alors comment se fait-il qu’ils aient connu une telle fin et obtenu un tel résultat ?” En fait, c’est ainsi qu’a eu lieu leur mort physique et qu’ils sont décédés ; c’est ainsi qu’ils ont quitté le monde d’ici-bas, mais cela ne signifie pas que leur fin a été la même. Quels qu’ont pu être les moyens de leur mort et de leur départ ou la façon dont cela s’est passé, ce n’est pas ainsi que Dieu a défini la fin de ces vies, de ces êtres créés. Tu dois voir cela clairement. Au contraire, ce sont les moyens dont ils se sont servis pour condamner ce monde et témoigner des actions de Dieu. Ces êtres créés se sont servis de leur si précieuse vie, ils ont utilisé le dernier moment de leur vie pour témoigner des actions de Dieu, pour témoigner de la grande puissance de Dieu et pour déclarer à Satan et au monde que les actions de Dieu sont justes, que le Seigneur Jésus est Dieu, qu’Il est le Seigneur, et la chair incarnée de Dieu. Même jusqu’au dernier moment de leur vie, ils n’ont jamais renié le nom du Seigneur Jésus. N’était-ce pas une forme de jugement sur ce monde ? Ils ont donné leur vie pour proclamer au monde, pour confirmer aux êtres humains que le Seigneur Jésus est le Seigneur, que le Seigneur Jésus est Christ, qu’Il est la chair incarnée de Dieu, que l’œuvre de rédemption qu’Il a faite pour toute l’humanité permet à l’humanité de continuer de vivre. Ce fait est à jamais immuable. Ceux qui ont été martyrisés pour avoir répandu l’Évangile du Seigneur Jésus, dans quelle mesure ont-ils accompli leur devoir ? Jusqu’à l’ultime mesure ? Comment l’ultime mesure a-t-elle été manifestée ? (Ils ont offert leur vie.) C’est juste, ils ont payé le prix de leur vie. La famille, la richesse et les possessions matérielles de cette vie sont toutes des choses externes ; la seule chose liée à l’être est la vie. Pour chaque personne vivante, la vie est la chose la plus digne d’être chérie, la chose la plus précieuse, et il se trouve que ces gens ont pu offrir ce qu’ils avaient de plus précieux, la vie, comme une confirmation et un témoignage de l’amour de Dieu pour l’humanité. Jusqu’au jour de leur mort, ils n’ont pas renié le nom de Dieu ni Son œuvre, et ils ont utilisé les derniers instants de leur vie pour témoigner de l’existence de ce fait. N’est-ce pas la plus haute forme de témoignage ? C’est la meilleure façon de faire son devoir ; c’est ce que signifie assumer sa responsabilité. Quand Satan les a menacés et terrorisés, et, à la fin, même quand il leur a fait payer le prix de leur vie, ils n’ont pas abandonné leurs responsabilités. C’est ce que signifie accomplir son devoir dans la plus grande mesure possible. Qu’est-ce que Je veux dire par là ? Est-ce que Je veux que vous témoigniez de Dieu et répandiez Son Évangile de la même façon ? Tu n’as pas forcément à faire cela, mais tu dois comprendre que c’est ta responsabilité, que si Dieu a besoin que tu le fasses, tu dois l’accepter comme quelque chose que tu es tenu par l’honneur de faire » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Évangéliser est le devoir auquel sont tenus par honneur tous les croyants). En lisant ces paroles de Dieu, j’ai eu vraiment honte. Les saints à travers les âges ont donné leur vie et versé leur sang pour répandre l’Évangile du Seigneur Jésus. D’innombrables saints ont été martyrisés pour Dieu. Ils ont été lapidés à mort, traînés à mort par des chevaux, brûlés vifs ou crucifiés la tête en bas. De nombreux missionnaires savaient qu’en venant en Chine ils risquaient d’être tués, mais ils ont tout de même risqué leur vie pour venir prêcher ici. Et maintenant, de nombreux croyants ont été torturés et persécutés à mort par le Parti communiste pour avoir répandu l’Évangile du Règne, ils ont ainsi sacrifié leur vie pour rendre à Dieu un témoignage retentissant. Ils ont été persécutés au nom de la justice et leur mort à tous étaient significatives et approuvées par Dieu. Auparavant, je n’avais jamais été capable de voir ces choses clairement et je n’avais eu aucune compréhension de la souveraineté toute-puissante de Dieu. J’avais juste peur de la mort et pensé que tout finirait quand je mourrais. J’avais abandonné mon devoir, vécu une existence ignoble et trahi Dieu face aux folles persécutions du Parti communiste. C’était devenu une grave transgression et une tache permanente sur ma foi. J’ai alors compris que tout ce que nous affrontons dans la vie et toutes les souffrances que nous endurons étaient ordonnés par Dieu. Nous ne pouvons pas y échapper. Si Dieu permettait que je meure, je devais m’y soumettre et suivre les pas des saints qui ont sacrifié leur vie pour témoigner de Dieu à travers l’histoire. Cette pensée m’a permis d’affronter la mort correctement et m’a davantage donné foi en Dieu. Quoi que j’affronte à l’avenir, j’étais prête à m’appuyer sur Dieu et à rester ferme dans mon témoignage, et je n’abandonnerais pas mon devoir ni ne trahirais Dieu à nouveau.

Le 6 juillet 2022, ma partenaire est venue me voir et elle m’a dit avec nervosité : « Il s’est passé quelque chose. Trois dirigeants ont été arrêtés. » En entendant cela, j’ai été mal à l’aise. Ces trois dirigeants avaient été en contact avec beaucoup de gens et de familles d’accueil, et l’un d’eux nous avait contactées quelques jours plus tôt. Nous avons dû faire face immédiatement aux conséquences de leur arrestation, pour éviter des pertes encore plus importantes. Mais j’avais quand même un peu peur. Si ces frères et sœurs étaient surveillés, je risquais de tomber dans le piège de la police en entrant en contact avec eux. Mais ensuite, j’ai pensé à la douloureuse leçon que j’avais apprise quand j’avais déserté l’Église la dernière fois, et à la manière dont j’avais trahi Dieu et offensé Son tempérament. C’était une douleur que je n’oublierais jamais et je ne voulais pas répéter la même erreur. Alors je n’ai pas cessé de prier Dieu : « Ô Dieu, je promets de rester fidèle à mon devoir face à cette situation et de ne pas m’enfuir. S’il Te plaît, donne-moi foi et force. »

Après cela, je me suis dépêchée d’informer les frères et sœurs qu’ils devaient être en état d’alerte maximale et j’ai transféré les livres de paroles de Dieu dans des endroits sûrs. Puis il m’est venu à l’esprit que ma maison n’était pas sûre non plus, alors j’ai décidé de rentrer chez moi et de dire à ma belle-mère d’aller louer une chambre ailleurs. Juste au moment où j’approchais de l’entrée, j’ai vu deux jeunes hommes vêtus de noir et je n’ai pas osé entrer. Plus tard, j’ai appris que ma belle-mère avait déjà été arrêtée et que ces hommes en noir étaient des policiers. J’ai aussi découvert que la sœur qui était allée dire aux autres de déménager en même temps que moi n’était pas revenue et qu’elle avait probablement été arrêtée. Les circonstances ne me permettaient pas d’y réfléchir beaucoup et je me suis empressée de gérer les répercussions avec la sœur qui était ma partenaire. J’ai découvert plus tard qu’il s’agissait d’une opération d’arrestations coordonnée par le Parti communiste et que 27 personnes avaient été arrêtées entre la nuit du 5 et la journée du 6. Face à cette terrible situation, j’ai su que Dieu me donnait une chance de faire un choix différent. Auparavant, j’avais déserté, trahissant ainsi Dieu. Je ne pouvais pas décevoir Dieu de nouveau, cette fois-ci, je devais m’appuyer sur Lui, faire mon devoir et travailler avec les autres pour faire face aux conséquences de ces arrestations. Après cela, j’ai continué à gérer la situation avec mes frères et sœurs. Pratiquer de cette façon m’a fait me sentir plus à l’aise.

Quand je parle de ma transgression aujourd’hui, je suis capable de faire face au fait que je suis une personne égoïste et méprisable qui a peur de la mort, et de le reconnaître. Je ne veux plus être ce genre de personne. Je veux que cette transgression soit comme une sonnette d’alarme, qu’elle me rappelle de ne pas répéter la même erreur. Maintenant, quand je vois des frères et sœurs dans un état similaire, je leur propose d’échanger pour qu’ils puissent comprendre le tempérament juste de Dieu qui ne peut pas être offensé et prendre cela comme un avertissement. Cette transgression est toujours gravée dans mon cœur et me fait encore mal, mais elle est aussi devenue l’une des expériences que je chéris le plus dans ma vie.

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