Un dirigeant d’Église n’est pas un officier

28 janvier 2022

Par Mathieu, France

Je m’appelle Mathieu et j’ai accepté l’œuvre de Dieu Tout-Puissant des derniers jours il y a trois ans. Je suis devenu un dirigeant d’Église en octobre 2020. J’ai compris que c’était une grande responsabilité et j’étais un peu stressé, mais j’étais aussi très fier. J’ai pensé que j’avais été élu pour ce devoir parce que j’avais un meilleur calibre que les autres. J’ai pris mon devoir très sérieusement, faisant de mon mieux pour échanger avec les autres et les aider à résoudre leurs problèmes dans leurs devoirs. Au fil du temps, j’ai commencé à me sentir capable de résoudre beaucoup de problèmes et je m’empressais, sans un moment d’hésitation, d’aller partout où l’on avait besoin de mon échange. Je voulais prouver à tout le monde que j’étais un excellent dirigeant et doué pour résoudre les problèmes.

Alors des antéchrists ont commencé à répandre des rumeurs dans l’Église. Ils colportaient les mensonges du Parti communiste blasphémant Dieu dans des réunions de groupes, déformant les faits, retournant les choses, jugeant le travail de la maison de Dieu. Ils voulaient égarer les gens et les éloigner de Dieu. J’organisais des réunions, j’échangeais le plus possible et j’avais l’impression d’être un commandant militaire qui dirigeait les troupes contre les factions ennemies. Je voulais prouver que je pouvais protéger les autres pour qu’ils voient que j’étais capable de porter un lourd fardeau, que j’étais responsable. Mais, en réalité, je me sentais vraiment faible. Je ne savais pas moi-même comment réfuter certaines des absurdités des antéchrists et elles m’affectaient aussi. Mais je ne voulais pas révéler ma faiblesse aux autres. Je voulais être grand et fort, pensant qu’un vrai dirigeant devait l’être. Je ne m’ouvrais jamais vraiment sur mon propre état, parce que je pensais qu’en montrant des signes de faiblesse, alors que j’étais dirigeant, je n’aurais plus l’air fort. Que penseraient de moi les autres ? Penseraient-ils que je ne pouvais que débiter des doctrines et que je manquais de la réalité de la vérité ? Je pensais qu’en tant que dirigeant d’Église, je devais être robuste, comme un président ou un commandant militaire. Je ne pouvais laisser personne voir ma faiblesse ! Alors, dans les réunions, je parlais toujours de ma compréhension « profonde » des paroles de Dieu et de ma propre expérience. Par exemple, j’expliquais comment les frères et sœurs pouvaient être plus efficaces dans leurs efforts d’évangélisation avec mon aide. Mais je minimisais mes échecs et mes corruptions pour vite passer aux choses que je réussissais. Si j’étais somnolent dans une réunion, je ne voulais pas l’admettre, et si j’avais un problème, je disais que j’allais trouver un chemin pour résoudre ma faiblesse en un rien de temps. Je racontais comment j’abreuvais les nouveaux croyants et leur donnais des occasions d’apprendre pour étaler mes bonnes actions. Quand je partageais mes expériences, j’aimais parler de mes sacrifices pour Dieu, je disais que je consacrais des nuits blanches à mon devoir en espérant que tout le monde m’admirerait. Sœur Marinette, ma partenaire, m’admirait vraiment, parce que je l’aidais toujours avec des paroles de Dieu pertinentes dans son état. J’étais vraiment ravi et satisfait quand elle exprimait son admiration. Les frères et sœurs qui se préparaient au devoir d’abreuvement m’admiraient aussi beaucoup. Une fois, une sœur m’a appelé pour me dire qu’elle était devenue efficace dans son devoir grâce à ce que je lui avais enseigné. Ҫa a vraiment nourri ma vanité. Je ne lui ai jamais dit que mon échange utile était dû à la direction de Dieu, qu’il venait de l’éclairage de Dieu et que toute la gloire devait Lui revenir. Certains frères et sœur disaient « Amen » après mes échanges, ou « Mathieu a bien raison » ou « Je suis très reconnaissant envers Mathieu pour son échange ». Parfois, ils me parlaient avec une immense admiration et ils voulaient toujours connaître mon opinion sur leurs décisions dans leurs devoirs, me demandant : « Mathieu, est-ce que c’est bien ? » Je voyais bien que j’occupais une place importante dans leurs cœurs. Quand je voyais à quel point ils m’admiraient, ça me mettait un peu mal à l’aise, mais j’aimais le sentiment d’être admiré. Ҫa me rendait heureux. Puis, un jour, j’ai vu une vidéo de témoignage intitulée « Le mal qu’on fait en frimant ». Elle était très émouvante. Une sœur, une dirigeante, elle aussi, s’élevait toujours elle-même dans son devoir. Elle avait offensé le tempérament de Dieu et avait été disciplinée par une maladie. Le point essentiel était que son comportement dégoûtait Dieu. Des larmes ont roulé sur mon visage quand j’ai vu cette vidéo et je me suis rendu compte que je m’opposais à Dieu en frimant pour gagner l’admiration des autres. J’étais sur le chemin d’un antéchrist. Je ne m’étais jamais rendu compte que frimer pouvait être un problème aussi grave. Je me répétais : « J’ai provoqué la colère de Dieu. » J’étais terrifié et je ne savais pas quoi faire.

Puis j’ai lu ce passage des paroles de Dieu qui m’a aidé à comprendre ma corruption. Les paroles de Dieu disent : « S’exalter et témoigner de soi-même, se vanter, essayer de se faire apprécier : voilà ce dont l’humanité corrompue est capable. C’est ainsi que les gens réagissent instinctivement quand ils sont dominés par leur nature satanique, et c’est une chose commune à toute l’humanité corrompue. Comment les gens s’exaltent-ils et témoignent-ils d’eux-mêmes habituellement ? Comment atteignent-ils cet objectif ? Ils le font notamment en témoignant de leurs souffrances, du travail qu’ils ont accompli et de la façon dont ils se sont dépensés. Ils parlent de ces choses comme d’une forme de capital personnel. C’est-à-dire qu’ils utilisent ces choses-là comme un capital pour s’exalter, comme une monnaie qui leur procure une place plus élevée, plus stable et plus sûre dans l’esprit des gens, si bien que davantage de gens les estiment, les admirent, les respectent et même, les vénèrent, les idolâtrent et les suivent. Tel est l’effet ultime. Est-ce que les choses qu’ils font pour atteindre ce but – s’exalter et témoigner d’eux-mêmes – sont raisonnables ? Non. Elles sont au-delà du champ de la rationalité. Ces gens n’ont aucune honte : ils témoignent effrontément de ce qu’ils ont fait pour Dieu et combien ils ont souffert pour Lui. Ils se vantent même de leurs dons, de leurs talents, de leur expérience et de leurs compétences particulières, ou des techniques ingénieuses dont ils se servent pour se conduire et des moyens qu’ils utilisent pour manipuler les autres. Leur méthode, pour s’exalter et témoigner d’eux-mêmes, consiste à se vanter et à rabaisser les autres. Ils se dissimulent et se camouflent, également, cachant leurs points faibles, leurs lacunes et leurs échecs de telle sorte qu’on ne voie jamais que leur côté brillant. Quand ils n’ont pas le moral, ils n’osent même pas le dire aux autres : ils n’ont pas le courage de s’ouvrir et d’échanger avec eux, et quand ils font quelque chose de mal, ils font de leur mieux pour le masquer et le dissimuler. Ils ne mentionnent jamais le mal qu’ils ont causé à la maison de Dieu dans le cadre de l’accomplissement de leur devoir. Cependant, dès qu’ils ont apporté quelque contribution mineure ou obtenu quelque succès modeste, ils sont prompts à le faire remarquer. Ils sont impatients de faire savoir au monde entier combien ils sont capables, combien leur calibre est élevé, combien ils sont exceptionnels et combien ils valent mieux que le commun des mortels. N’est-ce pas là une façon de s’exalter et de témoigner de soi-même ? S’exalter et témoigner de soi-même, est-ce dans les limites raisonnables d’une humanité normale ? Non. Quand les gens font cela, quel tempérament cela révèle-t-il donc, habituellement ? Le tempérament arrogant en est une des principales manifestations, suivie par la malhonnêteté, et cela consiste à faire tout ce qu’il est possible de faire pour être tenu en haute estime par les autres. Leurs histoires sont totalement inattaquables : leurs paroles reflètent clairement des motivations et des plans, ils ont trouvé un moyen de cacher le fait qu’ils se mettent en valeur, mais le résultat de ce qu’ils disent, c’est que les gens ont tout de même l’impression qu’ils sont meilleurs que les autres, que personne ne les égale, que tous les autres leur sont inférieurs. Or, ce résultat n’est-il pas obtenu par des moyens sournois ? Quel tempérament est au cœur de tels moyens ? Et n’y a-t-il pas là de la méchanceté ? C’est là un genre de tempérament méchant » (« Ils font leur propre éloge et témoignent à leur propre sujet », dans Exposer les antéchrists). Lire les paroles de Dieu m’a frappé droit au cœur. Je voyais très clairement ce qui se cachait en moi. Je voulais me donner une image d’homme fort, de personne parfaite. Quand j’échangeais sur mon expérience, j’étalais mes actes « héroïques », je parlais de mes réussites, mais presque jamais de mes échecs. Si j’étais faible, négatif ou confronté à des problèmes, ou même si j’étais dans le pire des états, je disais juste : « Je vais bien. Je vis une petite épreuve, mais je la surmonterai avec l’aide de Dieu. » Mais, en réalité, je souffrais vraiment. Je racontais toujours que je souffrais pour mon devoir, montrant à quel point j’étais responsable. Mais ce n’était pas conforme à la réalité. Quand je faisais des sacrifices dans mon devoir, c’était surtout dans l’intérêt de mon nom et de mon statut. Voir l’admiration des autres éveillait quelque chose dans mon cœur et je savais que ce n’était pas bon. Néanmoins, je n’avais toujours rien fait pour y mettre un terme. Je n’avais pas dit aux gens qu’ils ne devaient pas m’admirer parce que je voulais leur admiration et leur louange, et même surpasser Dieu dans leurs cœurs. N’étais-je pas aussi arrogant que l’archange ? Je n’amenais pas les autres devant Dieu, je les amenais devant moi-même. Quand je me suis aperçu que je pouvais prendre la place de Dieu dans les cœurs des frères et sœurs, j’ai tremblé de peur et su dans mon cœur que Dieu détestait mon comportement. Confronté aux faits, j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, j’ai frimé. J’ai voulu que les autres me voient comme quelqu’un d’un haut niveau et quelqu’un qui pouvait résoudre tous leurs problèmes. J’usurpe Ta gloire. Ô Dieu, je veux me repentir devant Toi. » J’étais plein de regret. J’ai ensuite écrit une lettre d’excuses, dans laquelle j’ai révélé mon vrai visage et mon autoglorification, et je l’ai envoyée à tous les groupes de réunion. J’ai aussi dit à tout le monde sans équivoque qu’il ne fallait pas m’admirer. Je connaissais quelques personnes qui m’admiraient particulièrement, alors je leur ai envoyé des messages individuels pour me disséquer. Quelques jours plus tard, Sœur Marinette m’a dit franchement qu’elle m’avait admiré et que j’avais occupé une place importante dans son cœur. J’ai eu vraiment honte d’entendre ça et je l’ai pris comme une preuve de ma malfaisance. À cet instant, j’ai vu ma propre laideur. J’avais frimé pour gagner l’admiration des autres. J’avais perdu toute raison. En quoi était-ce faire un devoir ? Dieu m’avait élevé à une position de dirigeant et c’était comme ça que je L’en remerciait ? Je n’avais jamais eu aussi honte. Malgré ça, je n’ai pas vraiment cherché la vérité pour résoudre ma corruption, alors j’y suis vite retombé.

Il y avait une réunion en ligne à laquelle participaient aussi d’autres dirigeants d’Église. J’avais l’impression que l’échange des frères et sœurs était simpliste et ça me perturbait. Je trouvais leur échange peu profond et je pensais que les autres dirigeants ne disaient rien d’élevé. Je voulais leur montrer ce qu’était un bon échange, partager ma propre compréhension avec tout le monde pour qu’ils puissent apprendre beaucoup de ce que j’avais à dire. Je voulais leur montrer le chemin. Alors j’ai préparé mentalement ce que je voulais dire. J’ai réfléchi à ce que je pouvais dire d’éclairant pour me détacher du lot et offrir un échange qui ait du poids. J’ai réfléchi à la manière de formuler mon échange pour le mettre en valeur. Je voulais vraiment prouver que j’avais une compréhension plus élevée pour que les autres reconnaissent ma perspicacité. J’ai utilisé beaucoup d’exemples et de métaphores pour que les autres voient que je pouvais offrir un échange riche et détaillé. Quand j’ai terminé, j’ai été ravi d’entendre tout le monde dire « Amen ». Ensuite, j’ai regardé la fenêtre de chat pour voir si les frères et sœurs avaient dit du bien de mon échange. Alors qu’on avait presque fini, Frère Zen a échangé sans citer les paroles de Dieu, comme on le fait toujours pour tout baser sur elles. À la place, il s’est référé à mon échange et il a dit qu’on devait faire les choses en se basant dessus. Il s’est servi de mon échange comme seule base de sa compréhension. J’ai vu que je m’exaltais encore, incitant les autres à m’idolâtrer. Je me suis senti très mal à l’aise, à ce moment-là. Je me suis souvenu de paroles de Dieu sur lesquelles ont avait échangé récemment. Les paroles de Dieu disent : « Si les frères et sœurs doivent être capables de se confier, de s’entraider et de se soutenir mutuellement, alors chacun doit parler de ses véritables expériences personnelles. Si tu ne dis rien sur tes véritables expériences personnelles, si tu ne fais que répéter des paroles limpides de doctrine, des phrases accrocheuses et des platitudes sur la foi en Dieu, et que tu ne t’ouvres pas du tout à propos de ce que tu as dans ton cœur, alors tu n’es pas une personne honnête et tu es incapable d’être une personne honnête » (« La pratique la plus fondamentale pour être une personne honnête », dans Sermons de Christ des derniers jours). « Quand vous rendez témoignage à Dieu, vous devriez principalement parler davantage de la manière dont Dieu juge et châtie les gens, des épreuves qu’Il utilise pour épurer les gens et changer leurs tempéraments. Vous devriez aussi parler de toute la corruption qui a été révélée dans votre expérience, de tout ce que vous avez enduré et de la manière dont vous avez été finalement conquis par Dieu ; parler de toute la connaissance réelle que vous avez de l’œuvre de Dieu et de la manière dont vous devriez rendre témoignage à Dieu et Lui rendre Son amour. Vous devriez mettre du contenu dans ce genre de langage tout en le formulant de manière simple. Ne parlez pas de théories creuses. Parlez de façon plus terre-à-terre ; parlez avec votre cœur. C’est ainsi que vous devez vivre. Ne vous munissez pas de théories creuses qui paraissent profondes dans l’effort de vous mettre en valeur ; ce faisant, vous avez l’air très arrogant et absurde. Vous devez parler davantage de choses réelles tirées de votre expérience réelle qui sont authentiques, et avec votre cœur ; c’est des plus profitable pour les autres et des plus convenable de voir » (« Seulement en cherchant la vérité peux-tu obtenir des changements dans ton tempérament », dans Sermons de Christ des derniers jours). « Si tu ne poursuis pas la vérité, que tu essayes toujours de gagner les gens à ta cause, que tu souhaites toujours satisfaire tes propres ambitions et désirs et combler ta propre aspiration à un statut, alors tu suis le chemin des antéchrists. Le chemin des antéchrists est-il en harmonie avec la vérité ? (Non.) Qu’est-ce qui est en contradiction avec la vérité ? Au nom de quoi ces gens agissent-ils ? (Au nom du statut.) Qu’est-ce qui se manifeste chez les gens qui agissent au nom d’un statut ? Certains disent : "Ils prononcent toujours des paroles de doctrine, ils ne communiquent jamais la réalité de la vérité, ils parlent toujours pour eux-mêmes, ils n’exaltent jamais Dieu et ne Lui portent jamais témoignage. Les gens chez qui de telles choses sont exposées agissent pour le statut." Pourquoi prononcent-ils des paroles de doctrine ? Pourquoi n’exaltent-ils pas Dieu et ne témoignent-ils pas de Dieu ? Parce que, dans leurs cœurs, il n’y a que le statut et la position : Dieu est totalement absent. Ces gens-là idolâtrent le statut et l’autorité, la position est pour eux d’une importance énorme, la position et le statut sont devenus leur vie. Dieu est absent de leur cœur, ils ne craignent pas Dieu, encore moins Lui obéissent-ils. Ils ne font que s’exalter eux-mêmes, témoigner d’eux-mêmes et se mettre en valeur pour gagner l’admiration des autres. Ainsi, ils se vantent souvent d’eux-mêmes, de ce qu’ils ont fait, des souffrances qu’ils ont endurées, de la manière dont ils ont satisfait Dieu, de l’indulgence dont ils ont fait preuve lorsqu’ils ont été traités, tout cela dans le but de gagner la sympathie et l’admiration des autres. Ces gens-là sont du même type de personnes que les antéchrists, ils suivent le chemin de Paul. Et quelle est leur fin ultime ? (Ils deviennent des antéchrists et sont éliminés.) » (« Il faut avoir un chemin de pratique spécifique pour corriger ses tempéraments corrompus », dans Sermons de Christ des derniers jours). J’ai vu grâce aux paroles de Dieu que je devais ouvrir mon cœur et partager mon expérience réelle, parler franchement, éviter les paroles creuses et les platitudes inutiles qui ne servent qu’à frimer. Un vrai dirigeant partage son expérience et sa compréhension des paroles de Dieu personnelles, guidant les autres pour qu’ils comprennent la vérité et les amenant devant Dieu. Les antéchrists échangent des paroles creuses pour frimer, pour s’attirer louange et admiration et pour amener les autres devant eux-mêmes. Quant à moi, je ne faisais que débiter des théories creuses sans donner un chemin de pratique aux gens. Je n’avais résolu aucun problème réel. Mon but n’était pas d’aider les autres à comprendre la vérité et à entrer dans la réalité des paroles de Dieu, mais de les inciter à me vénérer. Les conséquences étaient très claires. Ils m’admiraient tant qu’ils se servaient de mon échange comme référence au lieu de témoigner des paroles de Dieu. Ils disaient toujours des choses comme « Grâce à l’échange de Mathieu » ou « Comme Frère Mathieu a dit ». J’ai pensé à Paul, qui était toujours prétentieux et ne témoignait jamais des paroles du Seigneur Jésus. Ҫa a incité les croyants à aduler les paroles de Paul et à en témoigner pendant 2 000 ans. Ne faisais-je pas la même chose que Paul, sur le même chemin d’antéchrist qui s’oppose à Dieu ? J’ai eu très peur et je me suis haï. J’ai fait une prière : « Ô Dieu, Je commets la même erreur. Tes paroles m’ont montré le chemin, mais je suis toujours Satan en satisfaisant ma vanité. De nouveau, je joue le rôle de Satan. Ô Dieu, s’il Te plaît, aide-moi, s’il Te plaît, sauve-moi ! »

Un soir, en me préparant pour une réunion, j’ai vu ce passage : « Quel est le plus grand tabou dans le service de l’homme à Dieu ? Le sais-tu ? Certaines personnes qui servent de dirigeants veulent toujours s’efforcer d’être différents, d’être de loin supérieurs au reste et de concevoir de nouveaux trucs qui feront voir à Dieu à quel point ils sont habiles. Cependant, ils ne se concentrent pas sur la compréhension de la vérité et l’entrée dans la réalité des paroles de Dieu : ils s’efforcent toujours de frimer. N’est-ce pas précisément la révélation d’une nature arrogante ? […] En servant Dieu, les gens désirent faire de grands pas, accomplir de grandes choses, livrer de grands discours, faire un travail excellent, tenir de très bonnes réunions et être de grands dirigeants. Si tu as toujours ces grandes ambitions, tu enfreindras les décrets administratifs de Dieu ; les gens qui font cela mourront rapidement. Si tu n’es pas bien élevé, pieux et prudent dans ton service à Dieu, alors tôt ou tard, tu offenseras Son tempérament » (« Sans la vérité, on est susceptible d’offenser Dieu », dans Sermons de Christ des derniers jours). Ces paroles de Dieu m’ont paralysé. Grâce à cette révélation, j’ai vu mon ambition folle et mon désir de réaliser de grandes choses. Je voulais présider les réunions pour étaler mon éloquence. J’adorais frimer et je ne ratais jamais une occasion de le faire. Je voulais être admiré et que les autres disent : « Frère Mathieu organise de merveilleuses réunions ! Il n’y a pas de meilleur dirigeant que lui ! » Poussé par ces désirs, je courais d’une réunion à la suivante, travaillant, rassemblant, résolvant des problèmes. J’adorais ce genre de commandement. Mais quand j’ai lu : « Si tu as toujours ces grandes ambitions, tu enfreindras les décrets administratifs de Dieu ; les gens qui font cela mourront rapidement. » j’ai tremblé et ressenti une peur profonde dans mon cœur. Je croyais satisfaire Dieu et je me suis rendu compte que je Le dégoûtais. Je me dégoûtais aussi. Je voulais juste accomplir quelque chose de grand et faire des prêches élevés. Je ne cherchais pas à témoigner de Dieu ni à pratiquer la vérité et je ne me chargeais pas d’un fardeau pour la vie des frères et sœurs. Tout ce que je faisais visait à m’exalter et à obtenir une place spéciale dans les cœurs des autres. C’est une offense contre les décrets administratifs de Dieu, qui spécifient : « L’homme ne doit pas se magnifier ni s’exalter. Il doit adorer et exalter Dieu. » « Les gens qui croient en Dieu doivent obéir à Dieu et L’adorer. N’exalte pas, n’admire pas qui que ce soit ; ne donne pas la première place à Dieu, la deuxième aux personnes que tu admires et la troisième à toi-même. Personne ne doit occuper une place dans ton cœur, et tu ne dois pas considérer les gens – en particulier ceux que tu vénères – comme étant à égalité avec Dieu ou comme s’ils étaient Ses égaux. C’est intolérable pour Dieu » (« Les dix décrets administratifs qui doivent être respectés par les élus de Dieu à l’ère du Règne », dans La Parole apparaît dans la chair). Je n’avais pas seulement offensé les décrets administratifs en m’exaltant moi-même J’avais fait pire : j’avais mené les autres sur le mauvais chemin et les avais incités à résister à Dieu parce qu’ils admiraient une personne. Les conséquences sont graves et mettent vraiment Dieu en colère. J’étais terrifié. J’ai pensé que Dieu ne pouvait pas me pardonner d’avoir offensé Son tempérament. Je souffrais terriblement. J’ai prié : « Ô Dieu, je souffre vraiment. Je ne savais pas que je provoquais Ta colère et j’aimerais me repentir. Ô Dieu, s’il Te plaît, aide-moi à comprendre Ta volonté. »

Alors que j’étais égaré dans ma terreur, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Aujourd’hui, Dieu vous juge, vous châtie et vous condamne, mais tu dois savoir que le but de ta condamnation est de t’aider à te connaître toi-même. Il condamne, maudit, juge et châtie pour que tu puisses te connaître toi-même, afin que ton tempérament puisse changer et, en plus, pour que tu puisses connaître ta valeur et voir que toutes les actions de Dieu sont justes et conformes à Son tempérament et aux exigences de Son œuvre, qu’Il œuvre en accord avec Son plan de salut pour l’homme, et qu’Il est le Dieu juste qui aime, sauve, juge et châtie l’homme. Si tu sais seulement que ton statut est vil, que tu es corrompu et désobéissant, mais ne sais pas que Dieu veut rendre Son salut évident en te jugeant et en te châtiant aujourd’hui, alors tu n’as aucun moyen d’acquérir de l’expérience et tu peux encore moins continuer à progresser. Dieu n’est pas venu pour tuer ou détruire, mais pour juger, maudire, châtier et sauver. En attendant que Son plan de six mille ans arrive à terme, avant qu’Il révèle clairement la fin de chaque catégorie d’homme, le salut sera le but de l’œuvre de Dieu sur terre ; son seul but est de rendre complets, totalement complets, tous ceux qui L’aiment et de les ramener sous Sa domination » (« Tu devrais mettre de côté les bénédictions du statut et comprendre la volonté de Dieu d’apporter le salut à l’homme », dans La Parole apparaît dans la chair). Lire ça m’a apaisé. J’avais cru offenser Dieu d’une manière impardonnable, mais ce n’était pas le cas. Dieu me disciplinait, mais Il ne me haïssait pas. Il voulait que je change. Je voyais la justice de Dieu, Sa tolérance et Sa miséricorde. Je savais que je devais chercher la vérité et résoudre ma corruption, cette fois.

J’ai lu un autre passage des paroles de Dieu : « En tant que personne honnête, tu dois d’abord mettre ton cœur à nu afin que tout le monde puisse le sonder, voir tout ce que tu penses et apercevoir ton vrai visage ; tu ne dois pas te déguiser ou te faire plus beau que tu ne l’es. Alors seulement, les gens te feront confiance et te considéreront comme honnête. C’est la pratique la plus fondamentale, et une condition préalable pour être une personne honnête. Tu fais toujours semblant, simules toujours la sainteté, la vertu, la grandeur, et tu simules de hautes qualités morales. Tu ne laisses pas les gens voir ta corruption et tes échecs. Tu présentes aux gens une fausse image afin qu’ils croient que tu es respectable, grand, dévoué, impartial et altruiste. C’est mensonger. Ne te déguise pas et ne te mets pas en valeur ; au contraire, mets-toi à nu et mets ton cœur à nu pour que les autres te voient. Si tu peux mettre ton cœur à nu pour que les autres le voient et mettre à nu toutes tes pensées et tous tes projets – aussi bien positifs que négatifs –, alors, n’es-tu pas honnête ? Si tu peux te mettre à nu pour que les autres te voient, alors Dieu aussi te verra et dira : "Tu t’es mis à nu pour que les autres te voient, donc tu es aussi sûrement honnête devant Moi." Si tu te mets à nu seulement devant Dieu, quand tu es loin du regard des autres, et si tu prétends toujours être grand et vertueux, ou juste et altruiste en leur compagnie, alors que pensera et dira Dieu ? Il dira : "Tu es véritablement trompeur, tu es purement hypocrite et insignifiant et tu n’es pas une personne honnête." Dieu te condamnera de cette manière. Si tu désires être une personne honnête, alors, peu importe ce que tu fais devant Dieu ou les autres, tu dois être capable de t’ouvrir et de te mettre à nu. Cela est-il facile à atteindre ? Cela exige du temps ; cela exige une lutte intérieure, et nous devons pratiquer continuellement. Progressivement, nos cœurs s’ouvriront et nous serons capables de nous mettre à nu » (« La pratique la plus fondamentale pour être une personne honnête », dans Sermons de Christ des derniers jours). Ce passage m’a aidé à comprendre ce que Dieu attendait de moi. Il voulait que je sois une personne honnête. C’est-à-dire que je devais apprendre à exposer ma corruption et mes vrais pensées aux autres pour qu’ils voient mes faiblesses et mes difficultés. Si je continuais à m’exalter sans révéler mes échecs et mes points faibles, ne faisant que construire une fausse image de moi par mes échanges, ce serait un mensonge. Ce ne serait honnête ni envers les autres ni envers Dieu. Ce jour-là, j’ai vu que je devais absolument être une personne honnête. J’ai aussi gagné une certaine compréhension de mes idées erronées. Je pensais qu’un dirigeant devant être un personne héroïque, sans faiblesse, comme un directeur dans le monde, sur un échelon supérieur, meilleur que les autres. Mais ce n’est pas ce que Dieu veut. Dieu veut des gens simples et honnêtes. De telles personnes sont capables de s’ouvrir concernant leurs défauts, elles aiment et pratiquent la vérité. Elles se concentrent sur l’entrée dans la vie des frères et sœurs et cherchent les principes de la vérité au lieu de chercher à réaliser leurs ambitions. Je me suis souvenu de ce que le Seigneur Jésus a dit : « Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. […] Ne vous faites pas appeler directeurs ; car un seul est votre Directeur, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé » (Matthieu 23:8-12). Je n’avais pas cessé de jouer un rôle depuis que j’étais dirigeant dans l’espoir que les gens m’idolâtrent. Je me suis rendu compte que j’étais vraiment loin de ce que Dieu exigeait. Un dirigeant joue le rôle d’un serviteur, un serviteur qui a une énorme responsabilité. Il ne doit jamais perdre de vue sa responsabilité, qui consiste à abreuver et soutenir les frères et sœurs, à chercher la vérité pour les aider à résoudre des problèmes. Un dirigeant n’est pas un officier et il n’est au-dessus de personne. Dieu est le Créateur et tous les humains sont des êtres créés, quelle que soit leur position. Nous devrions tous vénérer le Créateur. À ce moment-là, j’ai compris mon rôle et ma responsabilité. J’ai compris que je devais rester à la place d’un être créé et faire correctement mon devoir. À partir de là, j’ai changé d’état d’esprit et j’ai commencé à m’efforcer d’être honnête. Quand je remarquais que je m’exaltais, je m’ouvrais et je prenais soin d’exposer ma corruption et mes défauts. C’était parfois douloureux, mais ça ne montrait à quel point j’étais malhonnête, en réalité. J’avais usé de tant de subterfuges et tant trompé les autres… Plus je me suis ouvert, plus j’ai vu mon vrai visage et ma vraie stature. J’ai compris que je n’étais rien. Dans tous mes échanges, je m’étais placé sur un piédestal, j’avais encouragé et aidé les gens avec de la doctrine. Désormais, je commençais à révéler mon véritable état aux frères et sœurs, à être franc. J’avais les mêmes difficultés qu’eux, les mêmes genres de corruption qu’eux, et j’étais un dirigeant, mais nous étions semblables. Nous avions juste des devoirs différents. En faisant ça, je n’ai pas eu l’impression d’être plus intelligent que les autres. À la place, j’ai pu apprendre de leurs expériences et être éclairé par leurs échanges. Avant, j’accordais peu d’attention aux échanges des autres, supposant avec arrogance que c’était moi qui les éclairais. Grâce aux paroles de Dieu, j’ai développé une relation plus proche avec les autres, ce qui m’a permis de mieux les comprendre et de voir leurs états. J’ai vu que les arrangements de Dieu me permettaient de gagner beaucoup grâce aux autres tandis que je les aidais. J’ai appris beaucoup de choses grâce à nos échanges. J’ai arrêté d’être aussi hautain et vaniteux. J’ai été capable de traiter les autres comme des égaux, plus raisonnablement et normalement, et il m’arrivait d’oublier complètement mon statut de dirigeant pendant que j’échangeais. Je suis très reconnaissant envers Dieu pour ce changement en moi.

Il m’arrive encore de me surprendre à frimer de temps à autre, et ça me montre à quel point Satan m’a corrompu. Ce n’est pas un problème passager, c’est dans mes os et dans mon sang. Sans la provision de la vérité, sans le jugement et le châtiment de Dieu, j’aurais continué à garder les frères et sœurs sous mon contrôle et à rivaliser avec Dieu. C’est un fait. Il est très dangereux d’échouer à changer. Ce n’est que grâce à la vérité que j’ai pu me libérer de mon tempérament satanique. Sans ça, je serais devenu un antéchrist et j’aurais été condamné. Grâce à la direction de Dieu, j’ai changé de perspective. Maintenant, j’ai une vision plus pure de mon devoir de dirigeant. Surtout, Dieu me sauve d’être contrôlé par mon tempérament satanique. Dieu Tout-Puissant soit loué !

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