Apprendre à se soumettre grâce à son devoir

28 janvier 2022

Par Novo, Philippines

En 2012, alors que je travaillais à Taiwan, j’ai accepté l’œuvre de Dieu Tout-Puissant des derniers jours. Par la suite, j’ai appris que j’étais l’un des premiers Philippins à l’accepter. J’étais enthousiaste, j’avais l’impression d’être béni. Après être rentré aux Philippines, en 2014, j’ai commencé à prêcher l’Évangile du Règne de Dieu Tout-Puissant dans mon pays. Bientôt, de nombreux Philippins ont accepté l’œuvre de Dieu des derniers jours. J’étais très content, et fier de pouvoir faire mon devoir de prédication de l’Évangile. Je me disais que prêcher l’Évangile et témoigner de Dieu était un devoir particulier, que tout le monde n’était pas capable de faire, parce qu’il faut comprendre certaines vérités pour cela. En général, quand je rencontrais mes frères et sœurs, ils m’enviaient d’avoir été parmi les premiers à accepter l’œuvre de Dieu. Ils pensaient que j’avais beaucoup de chance, et admiraient ma capacité à prêcher l’Évangile et témoigner de Dieu. Voir qu’ils m’enviaient et m’admiraient me donnait toujours un sentiment de supériorité, j’avais l’impression de mériter un devoir aussi important que celui de prêcher l’Évangile.

Un jour, j’ai appris que le frère chargé du travail quotidien et de la conduite au sein de l’Église devait faire renouveler son permis et qu’il ne pouvait pas prendre le volant pour le moment. Notre dirigeant savait que j’avais un permis, et il m’a demandé si je pouvais reprendre temporairement le devoir de ce frère, aller faire des achats en voiture pour l’Église, et me charger du travail quotidien. Aussitôt, j’ai été inquiet et angoissé. Je me suis dit : « Pourquoi veut-il soudain que je conduise ? Si je deviens chauffeur, que vont penser de moi mes frères et sœurs ? » Pour moi, prêcher l’Évangile et témoigner de Dieu était un devoir important, permettant d’amener devant Dieu beaucoup de gens qui désirent vivement Son apparition, mais conduire n’était qu’un travail quotidien, un devoir ordinaire, une corvée, au fond, qui ne permettait aucunement de témoigner de Dieu ou de se faire admirer. N’importe qui peut faire une simple corvée, mais tout le monde n’est pas capable de prêcher l’Évangile et de témoigner de Dieu. J’étais vraiment déçu qu’on me mette à un tel poste. Je me disais que ce devoir de conduite ne me convenait pas. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi ça m’arrivait, et je redoutais que mon dirigeant me force à conserver ce devoir. De nombreuses pensées négatives me venaient, je ne pouvais pas faire ce devoir sans discuter, je ne voulais même pas que mes frères et sœurs sachent que j’avais changé de devoir. Le lendemain, certains frères et sœurs m’ont salué en disant : « J’ai appris que tu faisais un devoir de conduite, maintenant ? » Les entendre dire ça m’a rendu vraiment honteux et m’a déprimé. Je ne voulais vraiment pas de ce devoir. Je me disais que je devais prêcher l’Évangile, cela pouvait me valoir une bonne réputation. Je ne voulais pas que mes frères et sœurs me regardent de haut. Je me sentais offensé et désobéissant, j’étais empli de pensées négatives, mais je faisais semblant que ça m’était égal. Je ne voulais pas qu’ils voient mes défauts et qu’ils me regardent de haut, alors je leur répondais en disant : « Ce sont les arrangements de Dieu, et je Lui en suis reconnaissant. » En disant ça, je me rendais compte que, même si je connaissais l’expression « Dieu est le Souverain sur toute chose », quand Dieu établissait effectivement un environnement, je n’admettais pas vraiment Sa souveraineté. Mes paroles et mon cœur ne s’accordaient pas. En apparence, j’étais obéissant, mais, en fait, je ne voulais pas accepter l’environnement créé par Dieu, ni lui obéir. Je ne pouvais pas m’empêcher de me dire : « Pourquoi fais-je subitement l’expérience de tout ça ? Le dirigeant n’a-t-il pas commis une erreur en me chargeant de conduire ? Ce devoir ne me convient pas du tout. Je devrais prêcher l’Évangile, comment puis-je être chauffeur ? » Je me sentais vraiment négatif. J’ai cru qu’il se disait que je ne convenais pas pour prêcher l’Évangile, et avait donc fait de moi un chauffeur. Puisque je considérais que, pour conduire, je n’avais besoin que de mes mains, que je n’avais pas besoin d’entrer dans la vie ni de chercher des principes de vérité, que ce n’était qu’un travail physique, je me suis contenté de conduire et de faire des achats pour l’Église comme on me le demandait. Au bout d’un certain temps, ne gagnant aucune entrée dans la vie, j’en avais assez, et je trouvais mon devoir de conduite de moins en moins supportable.

Un jour, un frère qui avait prêché l’Évangile avec moi m’a appelé et m’a demandé : « Mon frère, comment vas-tu ? T’es-tu habitué à ton nouveau devoir ? Nous aimerions aller quelque part. Quand auras-tu le temps de nous y conduire ? » Sa question m’a rendu triste et m’a embarrassé. Je me suis dit : « Peut-être que, pour mon frère, je ne suis qu’un chauffeur sans statut. Il me regarde clairement de haut. » Je me sentais malheureux et négatif, je n’avais aucune motivation dans mes devoirs. Je n’avais envie ni de lire les parole de Dieu, ni d’aller aux réunions, et je me demandais souvent ce que mes frères et sœurs pensaient de moi. Durant cette période, même si j’accomplissais mon devoir sans manifester la moindre désobéissance, intérieurement, j’étais tourmenté et je ne parvenais pas à accepter ce devoir. En théorie, je savais que, quoi qu’il arrive, je devais faire mes devoirs en tant qu’être créé, mais je ne parvenais pas à échapper à mon état négatif et passif. Peu à peu, je cessais de ressentir l’œuvre du Saint-Esprit, et je voyais mon devoir comme un travail matériel, je pointais à l’entrée et à la sortie, et j’attendais que la journée passe. Mon cœur était empli d’obscurité et de souffrance, je ne recevais aucun éclairage du Saint-Esprit dans les réunions, je me sentais vide. J’ai prié Dieu : « Ô Dieu, je sais que mon état d’esprit n’est pas le bon, mais quand je conduis et que je livre des achats, je me soucie encore de ce que mes frères et sœurs pensent de moi. Guide-moi, s’il Te plaît, pour que je puisse obéir et accepter ce devoir. »

Ensuite, j’ai lu des paroles de Dieu : Dieu Tout-Puissant dit : « Qu’est-ce que la vraie soumission ? Chaque fois que Dieu fait quelque chose qui va dans ton sens et que tout te semble satisfaisant et correct et que tu as pu te démarquer, tu as l’impression que c’est splendide, tu dis “merci mon Dieu” et tu peux te soumettre à Son orchestration et à Ses arrangements. Cependant, chaque fois que l’on t’affecte à un poste ordinaire où tu n’es jamais capable de te démarquer et où personne ne te remarque jamais, alors tu cesses d’être heureux et trouves cela difficile de te soumettre. […] En général, il est facile de se soumettre quand les conditions sont favorables. Si tu peux également te soumettre dans des circonstances défavorables où les choses ne vont pas comme tu le souhaites et où te sens blessé, des circonstances qui t’affaiblissent, te font souffrir physiquement et portent sérieusement atteinte à ta réputation, qui ne flattent pas ta vanité et ta fierté, et qui te font souffrir psychologiquement, alors tu as vraiment grandi » (L’échange de Dieu). Cette parole de Dieu a révélé la corruption dans mon cœur. Quand j’avais accepté l’œuvre de Dieu des derniers jours, je me suis souvenu que j’avais prié et dit : « Peu importe l’environnement arrangé par Dieu, même si je rencontre des difficultés ou si j’affronte de grandes épreuves, j’accepterai et j’obéirai. Quoi qu’il arrive, je suivrai Dieu. » Mais là, un véritable environnement était apparu, et je n’étais pas capable d’y obéir. J’ai soudain compris que mon obéissance à la souveraineté et aux arrangements de Dieu, ce n’était que des mots. Au début, quand l’Église m’avait chargé de prêcher l’Évangile, j’avais cru qu’il fallait être exceptionnel pour accomplir ce devoir, et qu’avoir un devoir aussi important me montrait sous un jour favorable. De plus, mes frères et sœurs me complimentaient et m’admiraient. J’aimais beaucoup mon devoir, je me montrais donc très enthousiaste et travaillais vraiment dur pour l’accomplir. Mais quand le dirigeant a arrangé ce devoir de conduite pour moi, j’ai eu l’impression qu’après avoir été tenu en haute estime par tout le monde, j’étais devenu un chauffeur dont personne ne se souciait, et c’était très embarrassant. En plus, je pensais que conduire n’était pas important, que personne ne m’admirait pour ça. Si j’accomplissais ce devoir, mes frères et sœurs ne m’admireraient plus comme avant, donc du fond de mon cœur, je ne pouvais pas accepter ce devoir, je ne pouvais pas obéir à la souveraineté et aux arrangements de Dieu. J’avais même cru que mon dirigeant s’était trompé dans ses arrangements. Je prenais trop au sérieux ma dignité et mon statut, je faisais la fine bouche et traitais mes devoirs en me basant sur mes préférences. Je voulais un devoir me permettant de me montrer et d’être admiré, pas un devoir discret et invisible. Quand le devoir arrangé pour moi n’avait pas conduit les autres à m’admirer, mon cœur s’était empli de résistance et de plaintes. En apparence, je ne m’y opposais pas, mais intérieurement, je ne me résolvais pas à obéir, ce qui m’avait fait perdre l’œuvre du Saint-Esprit et vivre dans l’obscurité. Grâce à la parole de Dieu, j’ai compris que si je voulais obéir sincèrement à Dieu et avoir une vraie stature, je devais obéir aux arrangements de Dieu, quand l’environnement me convenait, mais aussi, et surtout, quand un environnement ne me convenait pas. Même si je perdais la face ou que mes frères et sœurs ne m’admiraient pas, je devais accepter et obéir.

Plus tard, dans une réunion, j’ai échangé ouvertement sur mon état, et mes frères et sœurs m’ont envoyé un passage de la parole de Dieu qui m’a aidé à comprendre la racine de ma désobéissance : Dieu Tout-Puissant dit : « Qu’est-ce que Satan utilise pour garder l’homme solidement sous son contrôle ? (La gloire et le gain.) Donc, Satan contrôle les pensées des hommes par la gloire et le gain, jusqu’à ce qu’ils ne pensent plus qu’à cela. Ils luttent pour la gloire et le gain, endurent des difficultés pour la gloire et le gain, supportent l’humiliation pour la gloire et le gain, sacrifient tout ce qu’ils ont pour la gloire et le gain, porteront des jugements et prendront des décisions pour la gloire et le gain. De cette façon, Satan attache l’homme avec des chaînes invisibles, dont ils n’ont ni la force ni le courage de se libérer. Alors, sans le savoir, ils portent ces chaînes et avancent avec beaucoup de difficulté. À cause de la gloire et du gain, l’humanité s’éloigne de Dieu, Le trahit et devient de plus en plus méchante. Ainsi, les générations sont détruites les unes après les autres par la gloire et le gain avec lesquelles Satan les a tentées. Si l’on regarde maintenant les actions de Satan, ses sombres motivations ne sont-elles pas abominables ? Peut-être qu’aujourd’hui vous ne pouvez toujours pas les percer à jour parce que vous pensez qu’il n’y a pas de vie sans gloire ni gain. Vous pensez que si les gens y renoncent, alors ils ne verront plus la voie à suivre, perdront de vue leurs objectifs et leur avenir deviendra sombre, obscur et lugubre. Cela dit, vous comprendrez tous un jour que la gloire et le gain sont des chaînes monstrueuses que Satan utilise pour attacher l’homme. Ce jour-là, tu résisteras totalement au contrôle de Satan et aux liens qu’il utilise pour t’enchaîner. Quand tu voudras te débarrasser de tout ce qu’il t’a inculqué, tu te sépareras entièrement de Satan et détesteras tout ce qu’il t’a imposé. C’est seulement alors que tu auras un véritable amour et un véritable désir pour Dieu » (« Dieu Lui-même, l’Unique VI », dans La Parole apparaît dans la chair). Après avoir médité la parole de Dieu, j’ai compris que je n’arrivais pas à obéir aux devoirs qu’on me donnait parce que je croyais qu’ils nuisaient à ma dignité et à mon statut, et que ces dégâts étaient provoqués par Satan. Satan se sert de la gloire et du gain pour contrôler le cœur des gens. Cela les conduit à lutter et à tout sacrifier pour la gloire et le gain. Inconsciemment, je suivais également les philosophies de Satan dans ma vie. Je me suis souvenu que mes parents m’avaient appris, quand j’étais enfant, à mériter le respect et l’admiration d’autrui. Même dans ma jeunesse, je croyais donc devoir sortir du lot et être exceptionnel. La société et les médias encouragent aussi cette vision des choses, et j’avais vu que certaines personnes célèbres, riches et dotées d’un statut élevé étaient mieux traitées que les gens ordinaires. J’étais donc déterminé à réussir et à être admiré par tous. Même après avoir accepté l’œuvre de Dieu dans les derniers jours, j’avais vécu selon ces points de vue, j’avais accompli mes devoirs sans me concentrer sur la recherche de la volonté de Dieu ni la poursuite de la vérité, et pensé à tort que faire un devoir important, comme prêcher l’Évangile, était la seule façon d’obtenir l’admiration et le respect d’autrui. Je croyais que personne n’appréciait les devoirs des travailleurs. J’établissais une hiérarchie entre les devoirs, et je ne voulais faire que les devoirs qui me permettaient de me distinguer. Quand mon dirigeant avait arrangé pour moi que je conduise, en se basant sur nos besoins, du fond de mon cœur, je n’avais pas été capable de l’accepter ni d’obéir, j’avais pensé être fait pour prêcher l’Évangile, pas pour un devoir de conduite. Je ne me souciais que de mon image et de mon statut, je ne cherchais pas la volonté de Dieu, je ne tenais pas compte des besoins du travail d’Église. J’étais tellement égoïste et méprisable ! Vouloir poursuivre mon devoir de prédication de l’Évangile n’était pas vraiment tenir compte de la volonté de Dieu. Je me servais de ce devoir comme d’un tremplin pour obtenir l’admiration de tous. Je voulais l’utiliser pour m’afficher et me faire admirer, afin d’obtenir la gloire et le gain, et jouir du respect qu’il me valait. Quand le dirigeant avait arrangé un nouveau devoir pour moi, mon ambition d’être tenu en haute estime avait volé en éclats, j’avais alors reculé et j’avais même manqué d’énergie dans l’exécution de mon devoir. Je voyais que ces pensées et opinions sataniques s’étaient enracinées dans mon cœur, qu’elles étaient déjà devenues ma nature. Elles contrôlaient ce que je disais et faisais, ainsi que ma façon de traiter mes devoirs, je me rebellais contre Dieu et je Lui résistais à cause d’elles. Ma poursuite de la gloire et du gain m’avait fait perdre toute raison. J’ai songé à certains frères et sœurs, qui avaient eu un statut terrestre et le soutien de beaucoup de gens, mais qui, après avoir cru en Dieu et assumé leurs devoirs, avaient été capables de se libérer de leur réputation et de leur statut, d’accepter et d’obéir, quoi que l’Église ait arrangé pour eux, même des devoirs humbles. En me comparant à eux, j’ai eu honte. Je ne croyais pas véritablement en Dieu. Il n’y avait pas de place dans mon cœur pour Dieu, et même une obéissance de base envers Lui me faisait défaut. Maintenant, je comprenais à quel point il était indécent et méprisable de poursuivre la gloire et le gain. Si je continuais comme ça, je ne comprendrais jamais la vérité et, tôt ou tard, je serais éliminé.

Ensuite, j’ai lu des paroles de Dieu : Dieu Tout-Puissant dit : « Entrer dans la réalité de vérité n’est pas une question simple. La clé consiste à se concentrer sur la recherche de la vérité et sur la mise en pratique de la vérité. Tu dois garder ces choses dans ton cœur tous les jours. Quels que soient les problèmes que tu rencontres, ne défends pas toujours tes propres intérêts ; apprends plutôt à chercher la vérité et l’introspection. Peu importe les corruptions qui se manifestent en toi, tu ne peux pas les laisser sans les réprimer ; c’est mieux si tu peux réfléchir à ton essence corrompue et la reconnaître. Si, dans les situations du quotidien, tes pensées s’attardent sur la manière de corriger ton tempérament corrompu, sur la manière de pratiquer la vérité et sur ce que sont les principes de vérité, alors tu es capable d’apprendre comment utiliser la vérité pour résoudre tes problèmes conformément aux paroles de Dieu. Ce faisant, tu réaliseras des changements dans ton tempérament, et ainsi tu entreras progressivement dans la réalité de la vérité. Si ton esprit est rempli de pensées sur la manière d’atteindre une position plus élevée ou d’agir devant les autres, ou de faire en sorte qu’ils t’admirent, alors tu es sur le mauvais chemin. Cela veut dire que tu fais des choses pour Satan ; tu rends service. Si ton esprit est rempli de pensées sur la manière dont il te faut changer pour être de plus en plus comme un humain, être en accord avec les intentions de Dieu, être capable de te soumettre à Lui et de Le vénérer, montrer de la retenue et accepter Son examen de tout ce que tu fais, alors ta situation s’améliorera de plus en plus. C’est ce que signifie être quelqu’un qui vit devant Dieu. De ce fait, il y a deux chemins : l’un met simplement l’accent sur le comportement, l’accomplissement de ses propres ambitions, désirs, intentions et plans, ce qui signifie vivre devant Satan et vivre sous son domaine. L’autre chemin met l’accent sur la manière de satisfaire la volonté de Dieu, d’entrer dans la réalité-vérité, de se soumettre à Dieu et de n’avoir aucune incompréhension ni désobéissance vis-à-vis de Lui, afin que l’on révère Dieu et que l’on accomplisse correctement son devoir. Voilà quelqu’un qui vit toujours devant Dieu » (« On ne peut posséder l’humanité normale qu’en pratiquant la vérité », dans Sermons de Christ des derniers jours). Après avoir lu ces paroles, j’ai compris que si je voulais gagner la vérité et échapper à la corruption, je ne devais plus poursuivre un objectif erroné. Que je puisse ou non m’afficher, ou être admiré par les autres dans mon devoir, je devais accepter ce devoir et l’accomplir loyalement. Voilà l’attitude envers le devoir et la raison que les êtres créés devraient avoir. Si j’accomplissais mes devoirs uniquement pour obtenir le respect de mes frères et sœurs, cela voulait dire que je travaillais au service de Satan, car Satan amène les gens à poursuivre la gloire, le gain et le statut, à s’écarter de Dieu et à trahir Dieu. Si je ne renonçais pas à mon objectif, qui était de poursuivre la gloire et le gain, si je ne changeais pas mon tempérament corrompu, alors, en fin de compte, je ne pouvais qu’être éliminé. Poursuivre la vérité et un changement de tempérament, accepter les arrangements de Dieu, renoncer à mes idées de poursuite de la gloire et du gain, agir selon les exigences de Dieu et bien faire mes propres devoirs, c’était la seule façon de vivre devant Dieu, et ces poursuites constituaient la seule façon de changer mes tempéraments corrompus. Ayant compris ça, j’ai su dans quelle direction je devais aller. J’ai su que je devais poursuivre la vérité dans ma croyance en Dieu et dans mes devoirs, et j’ai été prêt à accepter mes devoirs. Peu importe si on m’admirait ou non, je devais accomplir mes devoirs du mieux possible.

Après ça, j’ai lu un autre passage de la parole de Dieu : Dieu Tout-Puissant dit : « Aujourd’hui, le devoir que vous accomplissez, grand ou petit, dans la maison de Dieu n’est pas le fruit du hasard, qu’il implique un travail physique ou intellectuel et soit réalisé à l’extérieur ou à l’intérieur de l’église. Ce n’est pas toi qui le choisis, mais Dieu qui le commande. C’est uniquement grâce à la mission de Dieu que tu es touché, que tu reçois ce sens du devoir et des responsabilités et que tu es capable de faire ce devoir. Parmi les incroyants, nombreux sont ceux qui sont attirants, intelligents ou compétents. Mais Dieu les favorise-t-Il ? (Non.) Dieu ne favorise que votre groupe. Il vous fait assumer toutes sortes de rôles, de devoirs et de responsabilités dans Son œuvre de gestion. Quand, au bout du compte, Son plan de gestion prendra fin et sera achevé, quelle gloire et quel honneur ce sera ! Ainsi, lorsque, dans l’exercice de leur mission aujourd’hui, les gens connaissent une petite difficulté, doivent abandonner certaines choses et se sacrifier, en paient le prix, perdent leur statut, leur renommée et leur fortune dans le monde, il semble que Dieu leur ait retiré ces choses. Or, ils ont gagné autre chose de plus grand et de meilleur. Qu’ont-ils gagné de Dieu ? Tu n’es une vraie personne qu’une fois que tu as correctement accompli ton devoir, que tu as rempli la mission que Dieu t’a confiée, que tu consacres ta vie entière à ta mission et à ta tâche et que tu vis une vie qui en vaut la peine ! Et pourquoi dis-Je que tu es une vraie personne ? Parce qu’Il t’a choisi. Il t’a permis d’accomplir le devoir d’une créature de Dieu sous Sa direction et ta vie ne peut avoir de plus grande valeur ou signification » (« Les principes de la pratique pour la soumission à Dieu », dans Sermons de Christ des derniers jours). « Si tu souhaites être dévoué dans tout ce que tu fais pour satisfaire la volonté de Dieu, tu ne peux pas simplement accomplir un devoir ; tu dois accepter toute commission que Dieu te confère. Qu’elle corresponde à tes goûts et s’inscrive parmi tes intérêts ou non, ou qu’elle soit quelque chose que tu n’apprécies pas ou n’as jamais fait auparavant, ou bien quelque chose de difficile, tu devrais quand même l’accepter et t’y soumettre. Non seulement tu dois l’accepter, mais tu dois coopérer de manière proactive, te renseigner à son sujet et obtenir l’entrée. Même si tu souffres et n’as pas été en mesure de te démarquer et de briller, tu dois quand même engager ta dévotion. Tu dois la considérer comme ton devoir à accomplir, pas comme une affaire personnelle, mais comme ton devoir. Comment les gens devraient-ils comprendre leurs devoirs ? Le devoir d’une personne émerge quand le Créateur, Dieu, lui donne une tâche à faire. Les tâches que Dieu te confie, les commissions que Dieu te donne : voilà tes devoirs. Quand tu les poursuivras comme tes objectifs et que tu auras véritablement un cœur qui aime Dieu, pourras-tu encore y opposer un refus ? (Non.) Ce n’est pas une question de savoir si tu peux ou non – tu ne dois pas les refuser. Tu dois les accepter. C’est le chemin de pratique. Qu’est-ce que le chemin de pratique ? (Être profondément dévoué en toute chose.) Être dévoué en toute chose pour satisfaire la volonté de Dieu. Où réside le point central ici ? Il est “en toute chose”. “Toute chose” ne veut pas forcément dire des choses que tu aimes ou pour lesquelles tu es doué, encore moins des choses qui te sont familières. Parfois, tu ne seras pas bon dans quelque chose, parfois tu auras besoin d’apprendre, parfois, tu rencontreras des difficultés, et parfois tu devras souffrir. Cependant, peu importe la tâche, à partir du moment où elle est commissionnée par Dieu, tu dois l’accepter de Sa part, la considérer comme ton devoir, être dévoué à l’accomplir et satisfaire la volonté de Dieu : tel est le chemin de la pratique. Quoi qu’il t’arrive, tu dois toujours rechercher la vérité, et une fois que tu as la certitude de savoir quel genre de pratique est conforme à la volonté de Dieu, tu dois t’y consacrer. Ce n’est qu’en agissant ainsi qu’on pratique la vérité, ce n’est qu’en agissant ainsi qu’on entre dans la réalité-vérité » (« Les gens ne peuvent véritablement être heureux qu’en étant honnêtes », dans Sermons de Christ des derniers jours). Après avoir lu cette parole de Dieu, j’ai compris qu’un devoir ne se présentait jamais par hasard, qu’il n’était pas non plus arrangé par n’importe qui. Il émanait de la souveraineté et de la détermination de Dieu. Même si conduire n’était pas un devoir que j’aimais ou qui m’intéressait, il avait été arrangé pour moi selon les besoins du travail d’Église, je ne pouvais pas choisir selon mes préférences. Je n’avais aucun raison de le refuser, même s’il me faisait souffrir, ou si je n’étais pas admiré. Je devais me montrer sage et obéir, car ce devoir venait de Dieu. Dieu m’avait donné un devoir, ce qui signifiait qu’Il m’avait confié une responsabilité et une mission, quelle que soit la difficulté, je devais accomplir mon devoir de tout mon cœur, faire mon devoir en tant qu’être créé, et accomplir la commission de Dieu. Vivre de cette façon est important, ce n’est pas en vain. Avant, j’étais hypnotisé par la gloire et le gain. Ne comprenant pas la souveraineté de Dieu, je ne pouvais pas traiter correctement mon devoir, et je hiérarchisais les devoirs. La vérité est qu’aucun devoir n’est meilleur ou pire dans la maison de Dieu, nous jouons simplement des rôles différents. Prêcher l’Évangile ou conduire une voiture sont des parts importantes du travail d’Église. Qu’importe le devoir que nous accomplissons dans Sa maison, Dieu veut que nous poursuivions l’entrée dans la vie. Si j’accomplissais mes devoirs pour être admiré et gagner la gloire et le gain, je ne ferais pas le devoir d’un être créé, je manigancerais dans mon propre intérêt. Même si j’étais admiré par d’autres, Dieu n’approuverait pas. Quand mon dirigeant a arrangé mon devoir en tant que chauffeur, même si je n’avais aucun statut parmi les gens et que le travail était un peu fatiguant, cet environnement m’a appris à obéir, il m’a aidé à comprendre la vérité, et il m’a permis, peu à peu, d’abandonner mon désir de gloire et de gain. C’était là le salut de Dieu pour moi. En fait, en y réfléchissant, quand je conduisais pour m’occuper des affaires de l’Église, j’ai eu diverses occasions de tenir compte des intérêts de la maison de Dieu, toutes nécessitaient de chercher la vérité et d’agir selon les principes. N’était-ce pas là une bonne occasion de pratiquer la vérité et de faire mon devoir pour satisfaire Dieu ? Quand j’ai compris ça, j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, pardonne mon ignorance. Je T’ai déçu de bien des façons. À partir de maintenant, je vais tout laisser à Tes arrangements, accepter Ton observation, et accomplir mes devoirs avec un cœur plein d’amour pour Toi. » Après avoir prié, j’ai eu l’impression d’être libéré, d’avoir l’assurance suffisante pour bien faire mon devoir.

Un jour, j’ai emmené mes frères et sœurs faire des achats pour l’Église. Je les ai regardés choisir les marchandises avec soin, en comparant les prix et la qualité, pour que les intérêts de la maison de Dieu n’en souffrent pas. Je me suis rappelé que, depuis que j’avais commencé à conduire, parce que mon désir d’être admiré n’était pas satisfait, j’avais eu une mauvaise attitude envers mon devoir. Je m’étais contenté de faire ce qui avait été arrangé chaque jour, sans vraiment réfléchir, et je n’avais jamais songé à bien faire mon devoir. Quand je faisais des courses, je visais rarement un bon rapport qualité prix, j’achetais juste ce qui me semblait acceptable. Je n’y mettais presque jamais autant de soin. Je n’y mettais vraiment pas tout mon cœur. Je ne voulais plus être un exécutant. Par la suite, je ne me suis plus soucié d’être admiré par les autres dans mes devoirs. À la place, j’ai réfléchi sérieusement à mes devoirs et aux intérêts de l’Église, et je me suis montré prudent et circonspect quand je faisais des achats pour l’Église. Quand j’accomplissais mes devoirs de cette façon, je me sentais en paix, ce n’était plus fatiguant. J’ai beaucoup appris de cette expérience, j’ai compris que Dieu m’avait donné un devoir que je n’aimais pas pour me faire réfléchir et voir que ma poursuite de la réputation et du statut était erronée. Dieu me conduisait sur le chemin de la poursuite de la vérité. Tout cela était l’amour de Dieu pour moi. J’ai fait l’expérience des bonnes intentions de Dieu, et vu que, quelles que soient les façons dont Dieu arrangeait les choses, même quand cela ne correspondait pas à mes notions, ces arrangements bénéficiaient tous à ma vie. Je ne pouvais plus me rebeller contre Dieu. Je devais devenir obéissant envers Lui pour Le satisfaire.

Peu de temps après, mon frère a obtenu son nouveau permis, et il est revenu se charger de la conduite, alors le dirigeant m’a chargé de gérer les affaires générales. En apprenant cette nouvelle, je me suis dit : « Cette fois, je ne dois pas laisser mes préférences dicter ma façon de traiter mes devoirs. Je dois accepter, et obéir aux orchestrations et arrangements de Dieu. Je sais que c’est une nouvelle chance de pratiquer que Dieu me donne, pour me perfectionner grâce à Sa parole et Son œuvre, pour me permettre de vivre et de pratiquer Ses paroles dans plusieurs devoirs différents. » Du fait de ma précédente expérience, je n’ai plus eu de pensées négatives dans mon nouveau devoir. Je n’ai plus méprisé ce devoir et n’ai plus cherché à être admiré par autrui. À la place, je l’ai accompli de façon réaliste, et j’ai essayé de satisfaire la volonté de Dieu. J’ai lu ces paroles de Dieu : Dieu Tout-Puissant dit : « Pour tous ceux qui remplissent leur devoir, quelle que soit leur compréhension profonde ou superficielle de la vérité, la manière la plus simple de pratiquer pour entrer dans la réalité de la vérité est de penser aux intérêts de la maison de Dieu en tout, et d’abandonner les désirs égoïstes, les intentions personnelles, les motifs, la réputation et le statut. Fais passer les intérêts de la maison de Dieu en premier. C’est le moins que l’on puisse faire. Si quelqu’un qui accomplit son devoir ne peut même pas en faire autant, alors comment peut-on dire qu’il accomplit son devoir ? Cela n’est pas accomplir son devoir. Tu dois d’abord considérer les intérêts de la maison de Dieu, considérer les intérêts propres de Dieu, considérer Son œuvre et donner la priorité à ces considérations ; c’est seulement après cela que tu peux penser à la stabilité de ton statut ou à la façon dont les autres te voient. Ne crois-tu pas que cela devient un peu plus facile si tu procèdes par étapes et fais des compromis ? Si tu persévères un moment, tu auras l’impression qu’il n’est pas difficile de plaire à Dieu. En plus, tu devrais être capable de remplir tes responsabilités, d’accomplir tes obligations et devoirs, de laisser de côté tes désirs égoïstes, de renoncer à tes propres intentions et motifs, de tenir compte de la volonté de Dieu, et de mettre en premier les intérêts de Dieu et de Sa maison. Après en avoir fait l’expérience quelque temps, tu sentiras que c’est une bonne manière de vivre : c’est une vie franche et honnête, sans qu’on y soit quelqu’un d’abject ni bon à rien et on y vit correctement et honorablement plutôt qu’en y étant étroit d’esprit ou méchant. Tu sentiras que c’est ainsi qu’une personne devrait vivre et agir. Peu à peu, le désir de ton cœur de satisfaire tes propres intérêts s’atténuera » (« Offre à Dieu un cœur vrai, et tu pourras obtenir la vérité », dans Sermons de Christ des derniers jours). Cette parole de Dieu a illuminé mon cœur. Quand nous accomplissons notre devoir, nous devons accepter l’observation de Dieu, nous libérer de nos désirs, offrir en sacrifice un cœur sincère, agir au bénéfice de la maison de Dieu, et faire de notre mieux tout ce que nous devons faire. C’est là accomplir le devoir d’un être créé, vivre honnêtement, et faire ce que les gens sont censés faire. En pratiquant de la sorte, je me suis senti résolu et à l’aise. Je suis très heureux dans mon devoir désormais, et j’ai gagné beaucoup. Je sais que sans avoir été exposé par les faits et par le jugement de la parole de Dieu, je n’aurais pas reconnu ma propre corruption. Pour traiter ma corruption, ma rébellion et mes vues erronées sur la poursuite, Dieu m’a mis dans un environnement que je n’aimais pas, pour me permettre de me connaître moi-même, et pour me faire comprendre quels attitudes et points de vue sur les devoirs étaient conformes à la volonté de Dieu. Après avoir fait cette expérience, j’ai aussi compris que le devoir que je faisais était arrangé par Dieu, qu’il était basé sur mes besoins en matière d’entrée dans la vie, et que je devais donc accepter et obéir, accomplir mes devoirs de tout mon cœur et de tout mon esprit, poursuivre la vérité quand j’accomplissais mes devoirs, et devenir quelqu’un qui obéit véritablement à Dieu et gagne Son approbation.

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