Le choix d’un médecin

13 octobre 2022

Par Yang Qing, Chine

Quand j’étais jeune, ma famille était très pauvre. Ma mère, paralysée, était clouée au lit, et prenait des médicaments toute l’année, et mon père travaillait loin de chez nous. Les gens du village nous regardaient de haut, et mon frère et ma sœur étaient souvent harcelés par les scélérats du village. À l’âge de sept ans, j’ai été pourchassée et battue par une brute du village. J’ai eu si peur que je suis devenue cardiaque. Comme nous manquions d’argent pour me faire soigner, j’en ai gardé des séquelles. À partir de ce moment-là, j’ai décidé que, lorsque je serais grande, je deviendrais un excellent médecin, que je guérirais ma mère et moi-même, et que je gagnerais beaucoup d’argent pour que ma famille puisse bien vivre et être respectable.

Après mes études de médecine, j’ai été affectée dans un dispensaire de canton. Mais travailler dans cette petite clinique ne me satisfaisait pas, alors j’ai tout fait pour améliorer mes compétences professionnelles et pouvoir être transférée dans un hôpital de ville. Pour m’en assurer, j’ai approfondi mes études dans un grand hôpital, puis je me suis spécialisée. Après être retournée à la clinique, j’ai travaillé dur pour obtenir une promotion. Je travaillais pratiquement nuit et jour, et j’étais si fatiguée que j’en avais mal au dos. Quand je rentrais chez moi, je n’étais capable que de m’effondrer sur mon lit. Finalement, j’ai été transférée dans un hôpital spécialisé, en ville. Trois ans plus tard, j’ai de nouveau été promue, cette fois en tant que médecin. Comme je travaillais consciencieusement et de façon responsable, et que mes compétences étaient exceptionnelles, j’étais très appréciée à l’hôpital, et beaucoup de gens venaient me voir. Peu à peu, j’ai gagné plus d’argent, et j’ai pu financer le commerce de mon frère. Mes beaux-parents m’encensaient souvent devant les autres, et mon mari m’aimait également beaucoup. Tout cela flattait énormément ma vanité, et je me disais que ma vie était formidable.

Mais toutes ces choses ont un prix. Du fait de la pression professionnelle que j’avais longtemps subie et de mes horaires de travail et de repos irréguliers, je suis devenue insomniaque. Mes insomnies ont empiré peu à peu. J’avais beau prendre des médicaments, ils ne me faisaient aucun effet. Ensuite, j’ai commencé à avoir des problèmes gastriques et une spondylose lombaire, puis, rapidement, des problèmes cardiaques. Dès que j’entendais un enfant pleurer, j’avais la migraine, mon cœur palpitait et mes mains se mettaient à trembler. Des experts de l’hôpital provincial ont diagnostiqué une fibrillation ventriculaire, ce qui voulait dire que je ne supportais pas la moindre stimulation, et il n’y avait aucun traitement connu. On ne pouvait que contrôler cette maladie à l’aide de soins cardiovasculaires spécifiques. Cette nouvelle m’a fait l’effet d’une bombe. Ça m’a désespérée. Je me suis dit que, malgré ma jeunesse, j’avais une maladie incurable. À quoi allaient me servir l’argent et la gloire ? Ces choses ne soulageaient en rien mes souffrances. Puis j’ai pensé que je soignais les maladies des gens tous les jours, mais que j’étais incapable de me guérir moi-même. Tout cela m’a particulièrement tourmentée et rendue mélancolique. La nuit, quand je n’arrivais pas à dormir, je fixais le plafond et je pleurais en silence. Je me disais que vivre ainsi était trop difficile et épuisant. Je me sentais aussi vraiment sans défense. J’ai pensé que j’avais contracté cette maladie alors que ma vie ne faisait que commencer, et je ne savais pas ce qu’allait être ma vie, à l’avenir. À quoi bon continuer comme ça ?

Je souffrais, j’étais impuissante, et juste à ce moment-là, le salut du Seigneur Jésus est venu à moi. En croyant au Seigneur, la maladie du cœur et les insomnies dont je souffrais depuis des années se sont trouvées miraculeusement guéries. J’ai été très reconnaissante au Seigneur de m’accorder une grâce aussi immense. Afin de Lui rendre Son amour, j’ai activement participé aux réunions et prêché l’Évangile. En juillet 2006, j’ai accepté l’œuvre de Dieu Tout-Puissant des derniers jours et accueilli le retour du Seigneur. J’étais très enthousiaste. En mangeant et en buvant la parole de Dieu Tout-Puissant, j’ai compris le mystère des trois étapes de l’œuvre de Dieu, le but du plan de gestion de Dieu, et aussi que Dieu faisait l’œuvre du jugement dans les derniers jours pour nous sauver du péché et de l’influence obscure de Satan, pour nous permettre d’être sauvés par Dieu, et pour nous emmener finalement dans le royaume de Dieu. Dans les paroles de Dieu, j’ai vu l’espoir d’être sauvé et d’entrer au royaume des cieux, et la parole de Dieu Tout-Puissant a été comme de la nourriture pour mon âme affamée. Un jour, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu Tout-Puissant : « Es-tu conscient du fardeau sur tes épaules, de ta commission et de ta responsabilité ? Où est ton sens de la mission historique ? Comment serviras-tu adéquatement en maître à la prochaine ère ? As-tu un sens élevé de maîtrise ? Comment expliquerais-tu le maître de toutes choses ? Est-ce réellement le maître de toutes les créatures vivantes et de toutes les choses physiques dans le monde ? Quels plans as-tu pour la progression de la prochaine étape de l’œuvre ? Combien de gens attendent que tu sois leur berger ? Ta tâche est-elle lourde ? Ils sont malheureux, pitoyables, aveugles, et désorientés, gémissant dans les ténèbres. Où est le chemin ? Combien ils aspirent à ce que la lumière, comme une étoile filante, descende soudainement et dissipe les forces des ténèbres qui ont accablé les hommes depuis tant d’années. Qui peut savoir exactement dans quelle mesure ils espèrent anxieusement et comment ils languissent jour et nuit après cela ? Ces hommes qui souffrent profondément restent emprisonnés dans un cachot obscur, sans espoir d’être libérés, même un jour où la lumière illumine. Quand cesseront-ils de pleurer ? Le malheur de ces esprits fragiles, à qui l’on n’a jamais accordé le repos, est terrible, et ils ont longtemps été gardés attachés dans cet état par d’impitoyables liens et par l’histoire figée. Qui a entendu les cris de leurs gémissements ? Qui a observé leur état misérable ? As-tu jamais imaginé à quel point le cœur de Dieu est chagriné et anxieux ? Comment peut-Il supporter de voir l’humanité innocente, créée de Ses propres mains, endurer un tel tourment ? Après tout, les êtres humains sont les victimes qui ont été empoisonnées. Bien que l’homme ait survécu jusqu’à ce jour, qui aurait su que l’humanité a depuis longtemps été empoisonnée par le malin ? As-tu oublié que tu es l’une des victimes ? Dans ton amour pour Dieu, n’es-tu pas prêt à t’efforcer de sauver ces survivants ? N’es-tu pas prêt à consacrer toute ton énergie à rendre la pareille à Dieu qui aime l’humanité comme Sa propre chair et Son propre sang ? » (« Comment devrais-tu entreprendre ta future mission ? », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Cette parole de Dieu m’a inspirée. Il espère que nous nous lèverons et prêcherons l’Évangile de Dieu à ceux qui sont encore dans l’obscurité et qui désirent désespérément l’apparition de Dieu, pour qu’ils puissent revenir à la maison de Dieu, accepter le salut de Dieu, et ne plus souffrir des atteintes de Satan. L’amour de Dieu pour l’humanité est vraiment immense ! Songeant à la chance que j’avais d’entendre la voix du Seigneur et de L’accueillir, j’ai eu envie de prêcher l’Évangile aux membres de mon Église d’origine et de leur dire que Dieu était revenu. Alors j’ai prêché l’Évangile, tout en travaillant. À ce moment-là, grâce à la grande œuvre du Saint-Esprit, les dirigeants, les collaborateurs et certains croyants des cinq Églises de ma confession d’origine, ont accepté la nouvelle œuvre de Dieu et formé une nouvelle Église. J’ai été élue diaconesse et on m’a chargée du travail de l’Église. J’ai vu les bénédictions et la direction de Dieu, ce qui m’a enthousiasmée. J’ai pensé : « Je ferai de mon mieux pour accomplir le travail de l’Église, pour ramener plus de gens à la maison de Dieu. »

Un jour, en mars 2007, la superviseuse m’a dit que j’allais être formée pour devenir dirigeante d’Église. J’ai un peu hésité. C’est une bonne chose, mais devenir dirigeant signifie être responsable du travail de toute l’Église, ce qui voulait dire que je n’allais peut-être pas avoir le temps de travailler et que je ne pourrais donc pas garder mon emploi. Les efforts que j’avais fait pendant toutes ces années n’auraient-ils alors pas été en vain ? De plus, mon mari allait forcément me causer des ennuis. Pensant cela, je n’ai pas accepté ce devoir, à l’époque. Ensuite, je me suis sentie vraiment coupable. J’avais sans cesse l’impression d’être redevable à Dieu. J’ai alors prié Dieu, en Lui demandant de me guider pour que je me connaisse moi-même. Après avoir prié, j’ai lu ce passage de la parole de Dieu : « Si Je déposais maintenant de l’argent devant vous et que Je vous laissais la liberté de choisir – sans vous condamner pour votre choix –, la plupart d’entre vous choisiraient l’argent et renonceraient à la vérité. Les meilleurs d’entre vous renonceraient à l’argent et choisiraient la vérité à contrecœur, tandis que certains, entre les deux, prendraient l’argent dans une main et la vérité dans l’autre. Votre vrai visage ne deviendrait-il pas alors évident ? Au moment de choisir entre la vérité et n’importe quelle chose à laquelle vous êtes fidèles, vous feriez tous ce choix et votre attitude resterait la même. N’est-ce pas le cas ? N’êtes-vous pas nombreux à avoir oscillé entre le bien et le mal ? Dans l’opposition entre le positif et le négatif, le noir et le blanc, vous êtes certainement conscients de ce que vous avez choisi entre la famille et Dieu, les enfants et Dieu, la paix et la dislocation, la richesse et la pauvreté, le prestige et la banalité, le soutien ou le rejet par autrui, et ainsi de suite. […] Toutes ces années de dévouement et d’efforts semblent ne M’avoir apporté qu’abandon et désespoir de votre part, mais l’espoir que Je place en vous grandit chaque jour qui passe, car Mon jour a été entièrement révélé devant tout le monde. Pourtant, vous persistez à rechercher des choses sombres et mauvaises, et vous refusez de lâcher prise. Quelle sera alors votre fin ? Y avez-vous déjà prêté une attention particulière ? Si l’on vous demandait de choisir à nouveau, pour quoi opteriez-vous ? » (« À qui es-tu fidèle ? », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). En réfléchissant à ces paroles de Dieu, j’ai eu particulièrement honte. C’était come si Dieu me jugeait personnellement. J’affirmais vouloir satisfaire Dieu, mais quand j’avais réellement à faire un choix, je rejetais mon devoir afin de garder mon emploi enviable de médecin. J’ai vu que ce que je chérissais le plus n’était pas Dieu, mais le prestige et le statut. Je suivais Satan, j’étais loyale envers Satan, et je me rebellais contre Dieu. En y réfléchissant, je me suis sentie très coupable. J’ai vraiment eu envie de faire un choix différent, de renoncer à mon travail et de me dépenser pour Dieu. Mais je savais aussi que si je démissionnais, ma famille ne serait certainement pas d’accord, et je n’arrivais toujours pas à me détacher de cela. Je n’ai pu que venir devant Dieu et prier, en Lui demandant de me guider et de m’aider. Après avoir prié, j’ai pensé à cet hymne de la parole de Dieu : « Une vie pleine de sens ». « Tu es un être créé : tu dois bien sûr adorer Dieu et chercher à vivre une vie qui a du sens. Puisque tu es un être humain, tu dois te dépenser pour Dieu et endurer toute souffrance ! Tu dois accepter volontiers et avec assurance les petites souffrances auxquelles tu es soumis aujourd’hui et vivre une vie significative, comme Job et Pierre. Vous êtes des gens qui suivent le bon chemin, ceux qui cherchent à s’améliorer. Vous êtes des gens qui se lèvent dans la nation du grand dragon rouge, ceux que Dieu appelle justes. N’est-ce pas la vie qui a le plus de sens ? » (Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). En chantant cet hymne, j’ai éprouvé un sentiment de cupabilité dans mon cœur. J’étais un être créé, tout ce que j’avais venait de Dieu. J’avais profité de la grâce infinie de Dieu, et reçu l’approvisionnement de tant de paroles de vie de Dieu, pourtant, je ne voulais pas rendre à Dieu Son amour. Au nom de mon emploi et de mon avenir, j’avais en fait refusé ce devoir. Comment pouvais-je prétendre avoir une conscience ? J’ai alors pensé à Job. Il était connu en Orient, et était très fortuné, mais il ne chérissait pas la gloire et la fortune. Il avait été capable d’obéir aux orchestrations et aux arrangements de Dieu même quand il avait tout perdu, il était resté ferme dans son témoignage et avait humilié Satan. Et Pierre, quand il avait entendu l’appel du Seigneur Jésus, avait tout quitté et suivi le Seigneur. Partout, il avait prêché et témoigné de l’Évangile du Seigneur Jésus, il avait poursuivi l’amour de Dieu et satisfait Dieu, et finalement il avait été perfectionné par Dieu. J’ai pensé : « Je dois les imiter, accepter mon devoir, renoncer à mes propres intérêts et ne pas penser à mes perspectives d’avenir. » Quand j’ai pensé à ça, j’ai prié Dieu en Lui demandant de me donner force et assurance, et de m’ouvrir un chemin. Plus tard, à cause du bruit que faisaient constamment les malades hospitalisés dans mon service, j’ai eu une crise cardiaque. J’ai saisi cette occasion pour demander à l’hôpital un congé maladie de six mois, et j’ai commencé à faire mon devoir à plein temps.

Cependant, ces six mois de congés se sont vite écoulés, et le directeur de mon hôpital m’a demandé de revenir travailler. À l’époque, il y avait pas mal de travail d’évangélisation à faire à l’Église, alors j’en ai discuté avec mon mari et j’ai décidé de ne retourner travailler que l’année suivante. Mais deux mois plus tard, l’hôpital m’a demandé avec insistance de revenir travailler, sinon je risquais de perdre mon poste. Mon mari a également commencé à m’inciter à retourner travailler. À ce stade, je me suis mise à m’inquiéter : « Que devais-je faire ? Si je ne retournais pas travailler, j’allais être licenciée à la fin de l’année. Dans ce cas, mes années de labeur n’auraient-elles pas été en vain ? Mais si je retournais travailler, j’aurais moins de temps pour faire mon devoir. Si je ne me donnais pas corps et âme à mon devoir, le travail de l’Église s’en trouverait affecté. » Après avoir réfléchi, j’ai refusé de retourner à l’hôpital. Mon mari n’arrivant pas à me convaincre, il a appelé mon frère et sa femme pour leur demander de s’en charger. Mon frère a dit : « Force-la à rester à la maison, ne la laisse pas sortir. Si tu n’arrives pas à la contrôler, casse-lui les jambes. Même si elle est paralysée, tant qu’elle restera à la maison, elle pourra conserver son poste. Si elle perd son poste, nous perdrons tout. » Entendre ça m’a brisé le cœur. J’ai pensé : « Parce que je crois en Dieu et que je suis le bon chemin, voilà comment vous me traitez. Autrefois, quand je réussissais dans mon travail, vous étiez tous ravis de profiter de mon succès et vous m’adressiez de grands sourires. Maintenant que vous ne pouvez plus profiter de moi parce que je crois en Dieu et que je fais mon devoir, vous vous unissez pour m’empêcher de le faire et vous me dites des choses cruelles. » Plus j’y ai réfléchi, plus ça m’a contrariée. J’ai senti que l’attachement humain se résumait à de l’indifférence. Puis j’ai songé : « Que vais-je faire si l’hôpital me renvoie vraiment ? » J’ai prié Dieu en silence, puis je me suis souvenue de ce passage de la parole de Dieu : « Mes intentions t’ont été révélées et tu ne dois pas les ignorer. Au lieu de cela, tu dois leur consacrer toute ton attention et mettre tout le reste de côté pour suivre de tout cœur. Je te garderai toujours entre Mes mains. Ne sois pas constamment timide et ne te laisse pas toujours contrôler par ton mari ou ta femme ; tu dois permettre que Ma volonté soit accomplie » (« Déclarations de Christ au commencement », chap. 9, dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Cette parole de Dieu m’a donné force et assurance. Dieu est le créateur et Dieu est souverain sur toutes choses. Que je sois ou non renvoyée de l’hôpital dépendait des arrangements souverains de Dieu. Je croyais que Dieu allait m’ouvrir un chemin. Je ne pouvais pas être contrôlée par mon mari. Quelles que soient les persécutions de ma famille, je voulais rester ferme pour satisfaire Dieu. J’ai songé à l’amour et au désintéressement de Dieu, et j’ai été encore plus motivée. Dieu dit : « Dieu Se soucie toujours de la survie de l’humanité, pourtant l’homme ne contribue jamais rien à la lumière ou à la justice. Même si l’homme fait un effort pendant un certain temps, cet effort ne peut pas supporter un seul coup, car l’effort de l’homme est toujours pour lui-même et non pour les autres. L’homme est toujours égoïste, tandis que Dieu est toujours désintéressé » (« Il est très important de comprendre le tempérament de Dieu », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). L’humanité corrompue est toujours égoïste, mais Dieu est désintéressé. Quelle que soit la façon dont Dieu œuvre, tout ce qu’Il fait, Il le fait dans l’intérêt de la vie des gens, et pour nous aider à comprendre la vérité et nous conduire sur le droit chemin dans la vie, pour que nous puissions être sauvés par Lui. Quoi que Dieu fasse pour les gens, Il ne nous demande jamais rien. Il fait tout cela pour nous en secret. Pendant ce temps, tout ce que je faisais, je le faisais pour moi-même, dans mon propre intérêt. Je savais que bien faire mon devoir et bien m’occuper du travail de l’Église était ma responsabilité et mon obligation, mais je craignais, en perdant mon travail, de perdre ma renommée, ma fortune et l’harmonie qui régnait dans ma famille, alors j’avais rejeté ce devoir. J’étais égoïste, méprisable et je n’avais aucune humanité ! Qui plus est, du fait des persécutions de ma famille, j’avais également gagné une certaine compréhension des émotions qui règnent entre les gens. Autrefois, ma famille m’avait bien traitée parce que j’avais un bon travail. Je pouvais les aider et donner une bonne image d’eux, alors ils m’accueillaient avec des sourires. Mais maintenant que je prêchais l’Évangile et que je risquais de perdre mon emploi, ils n’avaient plus rien à gagner, alors ils me persécutaient et me limitaient. En quoi y a-t-il de l’amour entre les gens ? Il n’y a que des transactions et des échanges. L’amour au sein d’une famille est également basé sur les intérêts. Ils ne faisaient que me forcer à poursuivre l’argent, la gloire et le plaisir charnel. Ce n’était pas de l’amour qu’ils me portaient. Cela me nuisait et me détruisait. Quand j’ai compris ça, je n’ai plus voulu servir Satan. Je voulais simplement bien faire mon devoir et rendre à Dieu Son amour.

Sans crier gare, mon mari m’a interdit de quitter la maison. Il m’a même menacée : « Si tu n’acceptes pas de retourner travailler, je ne te laisserai pas croire en Dieu et je ne laisserai pas ceux qui croient en Dieu venir chez nous. » Il m’a également dit que si je perdais mon emploi, il ne faudrait pas lui reprocher sa dureté. Après l’avoir entendu dire ça, j’ai pensé : « Si je n’accepte pas ses exigences, il va m’enfermer à la maison. Je ne pourrai pas avoir une vie d’Église ni accomplir mon devoir. » J’ai donc dû lui promettre que je retournerais travailler à l’hôpital. Mais le directeur de l’hôpital craignait que le bruit que faisaient les patients me fasse avoir une autre crise cardiaque, alors j’ai été transférée dans le service de consultations externes du centre hospitalier. Même quand il n’y avait rien à faire, je devais rester dans mon bureau, donc je ne pouvais pas faire mon devoir. Chaque jour, je restais seule dans mon bureau, à m’agiter. Je pensais à tout le travail urgent qu’il y avait à faire à l’Église, alors que j’étais coincée là. Je savais que le travail de l’Église allait être retardé et que la vie de mes frères et sœurs allait en pâtir, alors je me sentais vraiment coupable. Je soutenais que je voulais bien faire mon devoir pour satisfaire Dieu, mais dès que mon mari m’avait persécutée et entravée, j’avais cédé. Comment pouvais-je dire que j’étais fidèle et obéissante à Dieu ? Plus j’y pensais, plus je me sentais triste, jusqu’à ce que je ne puisse plus empêcher mes larmes de couler. À ce moment-là, j’ai prié Dieu : « Dieu, je veux faire mon devoir et me dépenser pour Toi, mais je suis limitée par mon mari et mon environnement. S’il Te plaît, donne-moi force et assurance. » Après avoir prié, j’ai lu ce passage de la parole de Dieu : « Quand les gens auront une compréhension authentique du tempérament de Dieu, quand ils pourront voir que le tempérament de Dieu est réel, qu’il est vraiment saint et vraiment juste et quand ils pourront louer la sainteté et la justice de Dieu du fond du cœur, alors ils connaîtront vraiment Dieu et ils auront gagné la vérité. Ce n’est que lorsque les gens connaissent Dieu qu’ils vivent dans la lumière. Et l’effet d’une vraie connaissance de Dieu est que l’on est capable de L’aimer vraiment et de vraiment Lui obéir. Chez les personnes qui comprennent la vérité et obtiennent la vérité, il y a un réel changement dans leur vision du monde et leur vision de la vie, à la suite de quoi un réel changement se produit également dans leur tempérament de vie. Lorsque les gens ont les bons objectifs de vie, sont capables de poursuivre la vérité et se comportent selon la vérité, lorsqu’ils se soumettent absolument à Dieu et vivent selon Ses paroles, lorsqu’ils se sentent en paix et illuminés au plus profond de leur âme, lorsque leur cœur est dénué d’obscurité et qu’ils peuvent vivre entièrement libres et sans retenue en présence de Dieu, alors seulement ils mènent une vie humaine authentique et alors seulement ils deviennent ceux qui possèdent la vérité et de l’humanité. En plus, toutes les vérités que tu as comprises et gagnées viennent des paroles de Dieu et de Dieu Lui-même. Ce n’est que quand tu auras gagné l’approbation du Dieu Très-Haut, le Seigneur de la création, et qu’Il dira que tu es un être créé qualifié qui vit une ressemblance humaine, que ta vie aura plus de sens que tout. Avoir l’approbation de Dieu signifie que tu as obtenu la vérité et que tu es quelqu’un qui possède la vérité et de l’humanité » (« Comment connaître la nature de l’homme », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Après avoir contemplé cette parole de Dieu, j’ai compris que, dans la vie, poursuivre la vérité, connaître Dieu et gagner l’approbation du Créateur étaient les seules choses que l’on pouvait considérer comme glorieuses. Seul cela était la vraie vie, et c’était ce que je devais choisir. J’avais désespérément étudié la médecine, à la poursuite de la gloire et de la fortune mondaines. Ayant réussi, j’avais été appréciée par mes dirigeants et mes collègues, et tenue en haute estime par ma famille et mes amis, mais quel bien cela m’avait-il fait ? Quelles que soient la gloire ou l’aisance matérielle dont j’avais bénéficié, ces choses n’avaient pu combler le vide de mon âme. Mon corps s’était retrouvé fatigué et malade, ma vie était restée dénuée de sens et triste, et je n’avais ressenti ni paix ni joie. J’ai pensé que, après avoir accepté l’œuvre de Dieu Tout-Puissant des derniers jours, en mangeant et en buvant les paroles de Dieu, en vivant une vie d’Église, et en accomplissant mon devoir, sans m’en rendre compte, j’avais commencé à comprendre la vérité. J’avais su comment me conduire, comment vénérer Dieu, comment me débarrasser de mes tempéraments corrompus et vivre une humanité normale. Tout cela m’avait particulièrement détendue et soulagée. J’avais compris que les gens étaient des êtres créés, et que les gens ne pouvaient obtenir la paix et le bonheur qu’en vivant en présence de Dieu et en saisissant la vérité. Autrement, quelle que soit la façon dont les gens vivaient, leur vie était toujours vide et pleine de souffrance. À ce stade, j’ai compris que Dieu avait permis les persécutions que ma famille m’avait infligées. Grâce à cet environnement, j’avais été forcée de venir devant Dieu pour me fier à Lui et de chercher la vérité, ce qui m’avait permis de voir clairement la douleur que l’on ressentait quand on vivait sous la domination de Satan, et de choisir de suivre Dieu et de prendre le chemin de la poursuite de la vérité. Quand j’ai compris les bonnes intentions de Dieu, mon cœur s’est trouvé éclairé. J’ai aussi été libérée des contraintes de la famille, j’ai quitté l’hôpital, et fait mon devoir à plein temps dans l’Église.

Un jour, en décembre 2007, quand je suis rentrée à la maison après avoir fait mon devoir, mon mari s’est vraiment mis en colère. Il a dit : « L’hôpital a appelé. Si tu ne retournes pas travailler, tu seras licenciée. Tu dois retourner travailler tout de suite. Si tu perds ton poste, tu vas perdre ta retraite et tous tes avantages ! » Entendre ça m’a un peu perturbée. J’ai pensé : « C’est vrai. J’ai toujours rêvé d’être un bon médecin et de me faire un nom. Après m’être donné tout ce mal, j’ai à la fois la gloire et la fortune. Si j’abandonne maintenant, il ne me restera rien du tout ! » Cette pensée m’a fait douter de ce que je devais faire, alors j’ai prié Dieu en silence : « Dieu, je croyais avoir renoncé au prestige, à la fortune et au statut. Mais maintenant que je dois réellement renoncer à mon travail, j’éprouve encore un peu de tristesse. Dieu, s’il Te plaît, aide-moi à comprendre la vérité et à ne pas être gouvernée par ces choses. » Après avoir prié, j’ai lu ce passage de la parole de Dieu : « Satan contrôle les pensées des hommes par la gloire et le gain, jusqu’à ce qu’ils ne pensent plus qu’à cela. Ils luttent pour la gloire et le gain, endurent des difficultés pour la gloire et le gain, supportent l’humiliation pour la gloire et le gain, sacrifient tout ce qu’ils ont pour la gloire et le gain, porteront des jugements et prendront des décisions pour la gloire et le gain. De cette façon, Satan attache les hommes avec des chaînes invisibles, dont ils n’ont ni la force ni le courage de se libérer. Alors, sans le savoir, ils portent ces chaînes et avancent avec beaucoup de difficulté. À cause de la gloire et du gain, l’humanité s’éloigne de Dieu, Le trahit et devient de plus en plus méchante. Ainsi, les générations sont détruites les unes après les autres par la gloire et le gain avec lesquelles Satan les a tentées. Si l’on regarde maintenant les actions de Satan, ses sombres motivations ne sont-elles pas abominables ? Peut-être qu’aujourd’hui vous ne pouvez toujours pas les percer à jour parce que vous pensez qu’il n’y a pas de vie sans gloire ni gain. Vous pensez que si les gens y renoncent, alors ils ne verront plus la voie à suivre, perdront de vue leurs objectifs et leur avenir deviendra sombre, obscur et lugubre. Cela dit, avec le temps, vous comprendrez tous un jour que la gloire et le gain sont des chaînes monstrueuses que Satan utilise pour attacher l’homme. Ce jour-là, tu résisteras totalement au contrôle de Satan et aux liens qu’il utilise pour t’enchaîner. Quand tu voudras te débarrasser de tout ce qu’il t’a inculqué, tu te sépareras entièrement de Satan et détesteras tout ce qu’il t’a imposé. C’est seulement alors que tu auras un véritable amour et un véritable désir pour Dieu » (« Dieu Lui-même, l’Unique VI », dans La Parole, vol. 2, « Sur la connaissance de Dieu »). Ce n’est qu’après avoir lu cette parole de Dieu que j’ai compris à quel point Satan m’avait atteinte. La gloire et le gain étaient devenus ma vie, et tout cela était devenu un obstacle qui m’avait empêchée de poursuivre la vérité. Dès mon enfance, mes parents m’avaient appris à « me distinguer des autres » et à « honorer nos ancêtres », et j’avais cru qu’en ayant la gloire et le gain, j’avais une vie significative et de grande valeur. J’avais considéré la gloire, le gain et le statut comme des choses positives, et que c’étaient les seuls objectifs que je devais poursuivre dans la vie, alors j’avais résolument poursuivi la gloire, le gain, l’argent et le plaisir. En fin de compte, je n’avais fait que me tourmenter moi-même jusqu’à l’épuisement. Le prestige et le statut ne sont que des ruses dont se sert Satan pour corrompre et dévorer les gens. J’ai pensé à un collègue, qui était mort tragiquement en poursuivant la gloire et la fortune. Il dirigeait le service des consultations externes et se consacrait à sa carrière en travaillant dur. Il rentrait toujours tard chez lui. Il restait soigner des patients pour gagner davantage d’argent. Il avait finalement obtenu gloire et argent, mais une nuit, ayant terminé très tard, il était rentré chez lui à pied complètement épuisé. Une voiture l’avait percuté et il était mort. J’avais eu une autre collègue, qui était devenue infirmière en chef très jeune. Aux yeux des autres, son avenir n’avait pas de limites, mais elle travaillait trop. En rentrant chez elle, elle parlait encore de son travail avec ses collègues. Elle a traversé une voie ferrée alors qu’elle était distraite, et elle a été tuée par un train qui roulait à toute vitesse, alors qu’elle avait moins de trente ans. En pensant aux expériences de mes collègues, je me suis mise à trembler de peur. Ces gens étaient eux aussi très admirés et estimés par les membres de l’hôpital. Mais sans l’attention et la protection de Dieu, à quoi servent la gloire et la fortune ? Prestige et statut sont en fait les moyens dont Satan use pour corrompre les gens et leur nuire. Ce sont des pièges tendus par Satan pour tenter les gens et les amener à poursuivre âprement la gloire et la fortune pendant toute leur vie, afin qu’ils finissent éloignés de Dieu et du salut du Créateur. J’avais souffert de l’esclavage et des contraintes du prestige et du statut, je n’avais donc jamais pu faire le bon choix, entre mon emploi et mon devoir. Quelle honte cela avait été ! L’œuvre de Dieu dans les derniers jours de sauver les gens est une occasion unique, et maintenant que j’avais accepté le vrai chemin à l’aide de la grâce de Dieu, je ne chérissais pourtant pas l’occasion d’accomplir mon devoir pour obtenir la vérité. Si je ratais cette chance, n’allais-je pas simplement me détruire moi-même ? Ne serait-ce pas simplement stupide ?

Je me suis souvenue de ce passage de la parole de Dieu : « Comme des personnes normales qui sont en quête de l’amour pour Dieu, l’entrée dans le royaume afin de faire partie du peuple de Dieu constitue votre véritable avenir et une vie qui est d’une extrême valeur et d’une grande signification ; personne n’est plus béni que vous. Pourquoi dis-Je cela ? Parce que ceux qui ne croient pas en Dieu vivent pour la chair, et ils vivent pour Satan, mais aujourd’hui vous vivez pour Dieu et vivez pour faire la volonté de Dieu. C’est pourquoi Je dis que vos vies sont de la plus haute signification » (« Connaître la plus nouvelle œuvre de Dieu et suivre Ses pas », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Cette parole de Dieu m’a donné un chemin de pratique. À présent, poursuivre l’accomplissement du devoir d’un être créé dans l’Église est le chemin correct à choisir dans la vie, et il s’agit là de la vie la plus significative. Auparavant, j’avais été corrompue et trompée par Satan, et j’avais vécu selon des philosophies sataniques. J’avais poursuivi de tout cœur la gloire et la fortune et subi les tromperies et les atteintes de Satan. La parole de Dieu m’a montré les conséquences et l’essence de la poursuite de la gloire, de la fortune et du statut, et fait comprendre que c’était là la façon dont Satan corrompait et dévorait les gens. Désormais, l’œuvre de Dieu des derniers jours touche à sa fin, le plan de gestion de Dieu arrive à son terme, et le grand désastre a déjà commencé. Nous ne pouvons survivre à ce désastre qu’en poursuivant la vérité. Si je ne poursuivais pas la vérité, et si je consacrais le peu de temps qui me restait à poursuivre la gloire et la fortune, en fin de compte, je ne pourrais jamais gagner la vérité et la vie données par Dieu, et je ne serais pas sauvée par Dieu. Alors ma croyance en Dieu aurait été pour rien, et j’allais le regretter pour le restant de mes jours. Exactement comme le Seigneur Jésus l’a dit : « Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Matthieu 16:26). Je savais que je devais chérir cette occasion unique. Je ne pouvais plus m’affairer par souci de ma chair. Durant cette période critique de l’œuvre de Dieu pour sauver les gens, je devais saisir l’occasion de poursuivre la vérité et de faire mon devoir en tant qu’être créé. C’était la façon de vivre la plus précieuse et la plus significative. Avec cette idée en tête, j’ai décidé de quitter mon poste et de faire mon devoir à plein temps. Quand j’ai fait part à mon mari de ma décision, il m’a répondu, l’air impuissant : « Au cours des dernières années, j’ai essayé par tous les moyens de te faire retourner au travail et garder ton poste. Je voulais juste que tu gagnes plus d’argent pour que nous puissions bien vivre. Mais dans ton cœur, il n’y a que ton Dieu. Je ne peux plus te contrôler. À toi de décider, à l’avenir. » Ensuite, je suis allée à l’hôpital pour entamer la procédure de démission. Le directeur de mon hôpital a essayé de m’en empêcher, encore et encore, en disant : « Être médecin est un emploi sûr, cet hôpital ne fermera jamais ses portes. En ce moment, il est très difficile d’obtenir un poste hospitalier. De plus, tu es une employée essentielle ici, tu as un bel avenir devant toi. Les salaires augmentent, et il va y avoir toutes sortes d’avantages supplémentaires. Réfléchis-y soigneusement ! » Je savais que c’était là la tentation de Satan, Satan voulait se servir de mon directeur pour m’éloigner de Dieu et m’amener à Le trahir. Je n’allais pas succomber aux ruses de Satan. J’ai donc expliqué ma décision à mon directeur, qui n’a pu qu’accepter ma démission. Quand j’ai renoncé à mon poste et que je me suis de nouveau investie dans mon devoir, j’ai éprouvé un profond soulagement. Je n’étais plus limitée et contrôlée par le travail, et j’avais plus de temps pour manger et boire la parole de Dieu et faire mon devoir. La direction des paroles de Dieu m’a libérée de l’esclavage et des contraintes de la gloire et du statut, et elle m’a donné une bonne orientation dans la vie.

Voulez-vous accueillir le Seigneur pour devenir la personne la plus chanceuse du monde ? Contactez-nous pour trouver le chemin.

Contenu connexe

Laisser un commentaire

Contactez-nous par WhatsApp