Une croisée des chemins

11 décembre 2022

Par Li Yang, Chine

Je suis né et j’ai grandi à la campagne, dans une famille pauvre. Mes parents étaient des fermiers naïfs qui étaient souvent malmenés. Enfant, je me suis juré que j’arriverais à quelque chose, quand je serais adulte, que j’obligerais les autres villageois à nous voir sous un nouveau jour, et à arrêter de nous prendre de haut et de nous harceler. J’ai commencé à apprendre les arts martiaux à onze ans et, même si c’était fatigant et si je me suis blessé plusieurs fois, je ne me suis jamais dérobé à l’entraînement, quel que soit le temps qu’il faisait. Plus tard, parce que je voulais me mettre à mon compte et me distinguer, je me suis démené pour emprunter de l’argent, j’ai fait des cadeaux et cultivé des relations. En 1999, j’ai enfin réussi à fonder une école d’arts martiaux.

Après sa construction, je l’ai si bien gérée qu’elle n’a pas cessé de se développer et nos profits ont augmenté. J’ai gagné l’approbation des résidents des environs et mes parents, qui estimaient que j’avais honoré la famille, étaient très fiers de moi. Tous les élèves et leurs parents m’adulaient. Les responsables du Bureau municipal des sports et le maire de la ville m’appréciaient beaucoup et ils étaient tout sourire avec moi. L’admiration de tous me donnait l’impression d’être quelqu’un d’important qu’on respectait et mon désir de statut était pleinement satisfait. Il me semblait que j’avais enfin réussi et j’étais très heureux. Je participais à de nombreux événements pour donner une assise solide à l’école, je versais des pots-de-vin à divers départements et j’envoyais des cadeaux à des dirigeants pendant les vacances pour qu’ils me décernent des certificats de mérite et fassent la promotion de l’école. Pour gagner leurs faveurs, j’ai dit et fait bien des choses hypocrites, parce que je craignais que tout mon dur labeur pour établir mon école, mon statut et ma réputation soit réduit à néant si je commettais une bévue avec un fonctionnaire. J’étais constamment sur des charbons ardents et je ne pouvais pas me détendre. C’était épuisant, physiquement et mentalement, et une manière de vivre pénible. J’étais perplexe : mon école était florissante et j’avais obtenu renommée et gain, alors pourquoi la vie était-elle aussi difficile et fatigante ?

Puis, en mai 2012, j’ai accepté l’Évangile de Dieu Tout-Puissant des derniers jours. En rencontrant les frères et sœurs de l’Église de Dieu Tout-Puissant et en interagissant avec eux, j’ai vu que c’était un lieu exempt de rapports de pouvoir et d’argent, de tromperie et d’intrigues. Tous les frères et sœurs étaient concentrés sur la recherche de la vérité, ils étaient capables de s’ouvrir dans l’échange et d’apprendre des choses sur eux-mêmes quand ils manifestaient de la corruption, et de chercher la vérité pour la résoudre. C’était quelque chose que je ne voyais pas dans la société. J’ai senti que le chemin de la foi était le bon chemin à prendre dans la vie. En lisant les paroles de Dieu, j’ai appris que, dans les derniers jours, Dieu accomplissait l’œuvre de récompenser les bons et de punir les mauvais, que seuls ceux qui croyaient sincèrement en Lui et recherchaient la vérité jouiraient de Ses soins et de Sa protection, et seraient finalement sauvés et préservés à travers les grands désastres. Quant à ceux qui n’avaient pas la foi ou ne recherchaient pas la vérité, même s’ils géraient brillamment une affaire et gagnaient beaucoup d’argent, tous leurs efforts finiraient par être réduits à néant et ils ne pourraient pas sauver leur propre vie. Quand j’ai compris tout ça, je me suis moins concentré sur le développement de l’école et j’ai consacré mon temps libre à prêcher l’Évangile pour que davantage de gens puissent venir devant Dieu et accepter Son salut.

Ils m’ont soutenu au début. Ensuite, mon fils aîné a vu aux informations que le gouvernement opprimait et arrêtait des croyants. Il a commencé à s’opposer à ma foi, de crainte qu’elle nuise à l’école, et il a menacé de me dénoncer à la police. Aussi, un fonctionnaire avec lequel j’avais une assez bonne relation m’a averti : « La foi n’est pas autorisée dans ce pays. Tu devrais renoncer à la tienne. Si tu es arrêté, non seulement tu seras condamné, mais ton école sera sans doute fermée. Ҫa ne détruirait-il pas ta famille ? » Je lui ai répondu que c’était le vrai chemin et que j’étais bien décidé à conserver ma foi jusqu’au bout. N’ayant pas réussi à me convaincre, il a rapporté à ma femme certains des mensonges du Parti communiste calomniant l’Église de Dieu Tout-Puissant. Il lui a aussi dit que les croyants en l’Éclair Oriental étaient des cibles prioritaires du gouvernement, qu’on les arrêtait et que ça affectait leurs descendants, que leurs enfants ne pouvaient pas aller à l’université, entrer dans l’armée ni devenir fonctionnaire. Quand ma femme a entendu ça, elle s’est violemment disputée avec moi, parce qu’elle avait peur que ma foi nuise à nos enfants, et elle a menacé de demander le divorce. Ҫa m’a fait beaucoup de peine. Notre fils cadet avait déjà un diplôme d’études supérieures et un bon emploi. S’il perdait son emploi à cause de moi, il me le reprocherait certainement. De plus, l’école que je m’étais donné tant de mal à fonder était florissante. Si elle était un jour fermée à cause de ma foi en Dieu, toutes mes années de dur labeur auraient été vaines. Que penseraient de moi nos voisins ? Pendant quelque temps, j’en ai perdu l’appétit et le sommeil. Je me sentais très faible et malheureux, et j’ai même songé à abandonner ma foi. Mais, comme je savais que c’était le seul moyen d’obtenir le salut, je ne pouvais pas cesser de croire.

Plus tard, je me suis ouvert sur mon état au cours d’une réunion. La dirigeante a échangé avec moi sur de nombreuses paroles de Dieu, dont ce passage : « Dès lors que tu viens au monde en poussant ton premier cri, tu commences à accomplir ton devoir. Pour le plan de Dieu et pour Son ordination, tu assumes ton rôle et tu commences ton voyage dans la vie. Quels que soient tes antécédents et quel que soit le voyage qui t’attend, personne ne peut échapper à l’orchestration et aux arrangements que le Ciel a préparés, et aucun de nous n’a le contrôle de sa propre destinée, car seul Celui qui domine sur toutes les choses est capable d’une telle œuvre » (« Dieu est la source de la vie de l’homme », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Elle a échangé : « Tous nos destins sont entre les mains de Dieu et, dès l’instant de notre naissance, toutes les expériences qu’on fera dans cette vie, les revers et les difficultés qu’on rencontrera, sont prédéterminés par Dieu. Qu’on soit capables d’avoir la foi et d’accepter le salut de Dieu a aussi été prédéterminé par Lui. Dieu a permis qu’on soit des croyants en Chine et qu’on subisse cette oppression et ces difficultés, et Il Se sert de ces choses pour perfectionner la foi et la dévotion de Ses élus. Que tu sois arrêté ou non, que ton école soit fermée ou non, ce que seront les perspectives de tes enfants, tout ça est entièrement entre les mains de Dieu. Aucun humain ne peut le déterminer et le gouvernement n’a pas non plus le dernier mot. » Les paroles de Dieu et l’échange de la dirigeante m’ont éclairé. C’était vrai. J’avais déjà vécu la plus grande partie de ma vie et fait beaucoup d’expériences, et ce que j’avais vécu ne s’était pas passé comme je l’avais imaginé. Quand j’avais été dans l’armée, je m’étais entraîné dur, je m’en étais bien sorti et j’avais pensé que je gravirais les échelons, mais, à ma grande surprise, quelqu’un d’autre avait été promu. J’avais ensuite été confronté à toutes sortes de difficultés quand j’avais fondé l’école, mais j’avais fini par la faire tourner sans accroc et elle était maintenant florissante. Je n’avais pas décidé de ces succès et de ces échecs. En songeant à ça, je me suis rendu compte que toutes les expériences qu’on faisait dans la vie étaient déterminées par la règle de Dieu et qu’on n’avait pas notre mot à dire. Il ne servait à rien que je m’inquiète d’une éventuelle arrestation. Dieu avait décidé de ça depuis longtemps, alors je devais tout laisser entre Ses mains et me soumettre à Ses arrangements.

La dirigeante a aussi échangé avec moi sur le fait que le vrai chemin avait été opprimé depuis l’Antiquité. Plus on s’approche du vrai chemin, plus les forces de Satan nous persécutent avec brutalité. Comment Satan pourrait-il se résigner au fait que Dieu sauve les gens ? Quand le Seigneur Jésus était venu œuvrer, le gouvernement romain et le monde religieux Lui avaient follement résisté, L’avaient opprimé, et Ses disciples avaient aussi été persécutés. Aujourd’hui, on croit au vrai Dieu, alors il est inévitable qu’on soit persécutés par le régime satanique dirigé par le Parti communiste. Et Dieu Se sert de cette persécution pour nous aider à gagner en discernement, afin qu’on voie clairement l’essence démoniaque du Parti qui s’oppose à Lui. Plus tard, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Pendant des milliers d’années, ce pays a été une terre d’ordures. Il est insupportablement sale, la misère abonde, les fantômes pullulent partout, trichant et trompant, portant des accusations sans fondement, étant impitoyables et vicieux, piétinant cette ville fantôme et la laissant jonchée de cadavres. L’odeur de la pourriture imprègne l’air et couvre le pays qui est fortement gardé. Qui peut voir le monde au-delà des cieux ? Le diable ligote fortement tout le corps de l’homme, il lui voile les yeux et lui scelle les lèvres fermement. Le roi des démons a tout saccagé pendant plusieurs milliers d’années jusqu’à nos jours alors qu’il surveille toujours la ville fantôme de près, comme si elle était un palais impénétrable de démons ; ces chiens de garde en meute, pendant ce temps, surveillent de leurs yeux vifs, craignant profondément que Dieu les prenne au dépourvu et les anéantisse tous, ne leur laissant aucun lieu de paix et de bonheur. Comment les gens d’une ville fantôme de ce genre pourraient-ils avoir déjà vu Dieu ? Ont-ils déjà joui du charme et de la beauté de Dieu ? Quelle idée ont-ils des choses du monde humain ? Lequel d’entre eux peut comprendre l’acharnement de Dieu ? Peu étonnant donc que Dieu incarné reste complètement caché : dans une société de ténèbres comme celle-là, où les démons sont impitoyables et inhumains, comment le roi des démons, qui tue les gens sans sourciller, pourrait-il tolérer l’existence d’un Dieu qui est beau, bon et saint ? Comment pourrait-il applaudir et acclamer l’arrivée de Dieu ? Ces laquais ! Ils rendent la gentillesse avec la haine, il y a longtemps qu’ils se sont mis à traiter Dieu en ennemi, ils abusent Dieu, ils sont sauvages à l’extrême, ils n’ont pas la moindre considération pour Dieu, ils saccagent et pillent, ils ont perdu toute conscience, ils vont à l’encontre de toute conscience et ils tentent l’innocent jusqu’à l’insanité. Ancêtres des anciens ? Leaders bien-aimés ? Ils s’opposent tous à Dieu ! Leur ingérence a tout laissé sous le ciel dans un état de ténèbres et de chaos ! Liberté de religion ? Les droits et intérêts légitimes des citoyens ? Tout cela n’est qu’une ruse pour camoufler le péché ! » (« L’œuvre et l’entrée (8) », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Ces paroles de Dieu m’ont montré que le Parti communiste était un parti athée, un ennemi de Dieu qui ne voulait pas que Dieu existe. Quand il prétend autoriser la liberté religieuse, il ne fait que tromper les gens et leur mentir. Il a peur que si les gens gagnent la foi, lisent les paroles de Dieu et apprennent la vérité, ils voient qu’il est le diable Satan qui fait du mal aux gens, puis qu’ils le délaissent et le rejettent. Alors son ambition et son objectif de contrôler les gens pour toujours seraient anéantis. Pour empêcher les gens de croire en Dieu et de Le suivre, il arrête et persécute follement les élus de Dieu, et il se sert des médias pour diffamer et calomnier l’Église de Dieu Tout-Puissant, allant jusqu’à menacer les proches des croyants, les incitant à les opprimer et se dresser contre eux, afin que les gens renoncent au vrai chemin, perdent le salut de Dieu et soient détruits en enfer avec lui. Le Parti communiste est incroyablement ignoble et mauvais ! Mes proches, trompés par le Parti, s’étaient mis à m’opprimer. Si je les suivais, je tomberais dans les pièges de Satan. Je ne devais pas me laisser duper. Quelle que soit la manière dont mes proches me feraient obstacle, je devais garder ma foi et continuer à faire mon devoir.

Voyant ma détermination à suivre Dieu, mon fils aîné à redoublé d’efforts pour me persécuter. Un jour, il m’a chassé de l’école devant les élèves. Il a hurlé, furieux : « Le gouvernement n’autorise pas la religion, mais tu persistes à croire ! Si tu es arrêté, toute la famille sera impliquée, même mes enfants. En quoi est-ce acceptable ? Si tu veux garder ta foi, tu dois quitter l’école et ne pas nous entraîner là-dedans. » Je n’en ai pas cru mes oreilles. Comment mon propre fils pouvait-il me dire quelque chose d’aussi cruel et me chasser, juste parce que je croyais en Dieu ? Ҫa m’a vraiment blessé. Si j’étais chassé de l’école, n’aurais-je pas versé mon sang, ma sueur et mes larmes pour elle en vain ? Qui m’appellerait encore « Maître » et m’admirerait ? Je ne pourrais plus jouir de ces choses et je redeviendrais un fermier banal. Comment pourrais-je faire face à mes amis et à mes connaissances ? Ces pensées me faisaient incroyablement souffrir. Où irais-je, si mon fils me jetait dehors ? J’ai envisagé de l’écouter. Quand cette pensée m’est venue, j’ai songé à ces paroles de Dieu : « Si les gens n’ont aucune confiance, il ne leur est pas facile de continuer sur ce chemin. Tout le monde peut maintenant voir que l’œuvre de Dieu n’est pas du tout conforme aux notions et à l’imagination des gens. Dieu a tellement œuvré et a prononcé tellement de paroles, et même s’il est possible que les gens reconnaissent que ces paroles sont la vérité, des notions sur Dieu peuvent encore émerger en eux. Si les gens souhaitent comprendre la vérité, et la gagner, ils doivent avoir la confiance en eux nécessaire, et la volonté de défendre ce qu’ils ont déjà vu et ce qu’ils ont acquis de leurs expériences. Quoi que Dieu fasse chez les gens, ils doivent préserver ce qu’ils possèdent eux-mêmes, être sincères devant Dieu et continuer à Lui être dévoués jusqu’à la fin. C’est le devoir de l’humanité. Les gens doivent respecter ce qu’ils devraient faire » (« Tu devrais maintenir ta dévotion à Dieu », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). « Ne te décourage pas, ne sois pas faible, et Je rendrai les choses claires pour toi. La route vers le royaume n’est pas si lisse ; rien n’est si simple ! Tu veux que les bénédictions viennent à toi facilement, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, tout le monde aura des épreuves amères à affronter. Sans de telles épreuves, le cœur aimant que vous avez pour Moi ne deviendra pas plus fort et vous n’aurez pas un amour vrai pour Moi. Même si ces épreuves sont constituées simplement de circonstances mineures, tout le monde doit passer à travers ; c’est juste que la difficulté des épreuves variera d’une personne à une autre » (« Déclarations de Christ au commencement », chap. 41, dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Ces paroles de Dieu m’ont aidé à me calmer. C’était vrai. Le chemin de la foi n’est pas sans heurt. Nous devons subir des épreuves et il est difficile de rester sur le chemin si on manque d’assurance. Si je devenais négatif et battais en retraite à cause de cette oppression, où serait mon assurance ? Avant de croire en Dieu, quand j’étais dans le monde, à essayer de me distinguer, je menais une vie difficile, épuisante et sans perspective. J’avais eu la chance d’obtenir cette opportunité unique : découvrir que Dieu était venu sauver l’humanité. Comment pouvais-je y renoncer avec nonchalance ? Comment Dieu aurait-Il pu me sauver, dans ce cas ? Le Seigneur Jésus a dit : « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » (Matthieu 6:26). Dieu crée les oiseaux, qui ne sèment pas et ne récoltent pas, mais Il leur permet quand même de survivre. Dieu m’ouvrirait un chemin. Je croyais que si mon fils me chassait de la maison, Dieu me guiderait et je n’aurais rien à craindre. Cette pensée m’a donné une assurance nouvelle et je ne me suis plus senti entravé par mon fils. Voyant que je restais inébranlable dans ma foi, mon fils m’a conduit à l’entrée de l’école, furieux. Je n’ai pas eu d’autre choix que de quitter l’école et d’aller m’installer chez mes parents pendant quelque temps.

Ce soir-là, penser à ma situation difficile m’a rendu très malheureux. J’ai prié Dieu : « Ô Dieu, je ne sais pas quelle est Ta volonté dans tout ça. Je crois en Toi et je suis sur le bon chemin, alors pourquoi mon fils me traite-t-il de cette façon ? S’il Te plaît, guide-moi pour que je comprenne Ta volonté. » Puis j’ai pensé à un passage que des frères et sœurs avaient partagé avec moi : « Dans chaque étape du travail que Dieu fait à l’intérieur des gens, à l’extérieur, tout apparaît comme des interactions entre les personnes, comme nées des arrangements humains ou d’une interférence humaine. Mais, dans les coulisses, chaque étape de travail, tout ce qui arrive, est un pari que Satan a fait avec Dieu et requiert que les gens restent fermes dans leur témoignage en faveur de Dieu. Considérez quand Job a été éprouvé, par exemple : dans les coulisses, Satan faisait un pari avec Dieu, et ce qui est arrivé à Job est venu des actions des hommes et de l’ingérence des hommes. Derrière chaque étape de travail que Dieu fait en vous, il y a le pari de Satan avec Dieu. Derrière tout cela, il y a une bataille » (« Ce n’est qu’en aimant Dieu que l’on croit vraiment en Dieu », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). En méditant ces paroles de Dieu, j’ai vu que le problème auquel j’étais confronté était, en apparence, que mon fils avait été trompé par les mensonges du Parti communiste, ce qui l’avait incité à m’opprimer, m’entraver et me chasser de l’école. Mais, derrière ces apparences, c’était Satan qui perturbait et manipulait les choses pour voir ce que je choisirais : préserver mes relations familiales, protéger ma renommée et mon statut et trahir Dieu, ou bien renoncer à mes intérêts personnels et continuer à suivre Dieu. Je m’inquiétais de ma situation et j’étais bouleversé parce que je n’avais pas une vraie foi en Dieu ni la détermination de renoncer à tout. Satan se servait de mes points faibles ‒ mes affections, la réputation et le statut ‒ pour me faire renoncer à Dieu, Le trahir, de manière à me ruiner et m’engloutir. C’était si pernicieux et maléfique ! Je me suis senti un peu mieux quand j’ai compris ça. J’ai décidé que quoi que ma famille fasse pour m’arrêter et quelles que soient les difficultés que je rencontrerais, je resterais fort dans ma foi, je suivrais Dieu jusqu’au bout et j’humilierais Satan !

Comme je ne pouvais pas rester longtemps chez mes parents, il fallait que je retourne dans l’école. Après mon retour, j’ai continué à participer à des réunions et à prêcher l’Évangile. Quand ils ont vu que je continuais à pratiquer ma foi, mon fils aîné et sa femme m’ont encore plus opprimé. Ils répétaient qu’ils allaient me jeter dehors, prendre le contrôle des finances de l’école et me laisser sans un sou. Ils me disaient aussi des choses horribles en permanence. J’étais souvent trop bouleversé pour manger. Pendant un moment, j’ai été constamment en colère, j’ai eu du mal à manger, et ma santé en a vraiment pâti. Il arrivait que ma vue se brouille quand je marchais et j’ai failli m’évanouir plusieurs fois. J’ai déclaré une gastrite érosive et je souffrais tellement le soir que je ne pouvais trouver un peu de soulagement qu’en pressant un coussin contre mon estomac. Quand je n’arrivais pas à m’endormir, je sortais et je contemplais les gymnases, les bureaux, la cafétéria et les dortoirs que j’avais construits, l’école que j’avais bâtie au prix de tant d’efforts. Ҫa pesait vraiment sur moi. Je ne m’étais pas douté du chemin que je devrais parcourir, des efforts que je devrais faire pour gagner les faveurs des gens et de ce qu’il me faudrait endurer pour fonder cette école. Maintenant que j’avais atteint un certain succès, j’en étais dépouillé par mon propre fils. C’était l’œuvre de ma vie. Si je gardais ma foi, je risquais de tout perdre. Quand j’y pensais de cette manière, j’avais l’impression qu’on me transperçait le cœur. Je me suis senti très faible, à cette période, et je pleurais toujours en secret pendant la nuit. En larmes, je priais Dieu : « Ô Dieu, je vais perdre cette école que j’ai consacré ma vie à bâtir et je n’arrive pas à y renoncer. S’il Te plaît, aide-moi à surmonter cette situation. »

Plus tard, les frères et sœurs ont partagé avec moi des paroles de Dieu qui m’ont donné un chemin de pratique. Les paroles de Dieu disent : « Maintenant, tu dois être en mesure de voir clairement le chemin précis que Pierre a choisi. Si tu le vois clairement, alors tu pourras être certain de l’œuvre accomplie aujourd’hui, et donc, tu ne te plaindras pas ni ne seras passif, ou même dans l’attente de quoi que ce soit. Tu devrais ressentir l’état d’esprit de Pierre à cette époque : il était frappé par la douleur, il ne demandait plus un avenir ou des bénédictions. Il ne cherchait pas le profit, le bonheur, la gloire, ou la fortune dans le monde ; il ne cherchait qu’à vivre une vie qui soit la plus riche de sens, ce qui revenait à rendre à Dieu Son amour et à consacrer à Dieu ce qu’il avait véritablement de plus précieux. Alors il serait satisfait dans son cœur » (« Comment Pierre en est-il arrivé à connaître Jésus », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Méditer ces paroles de Dieu m’a ouvert les yeux. Autrefois, Pierre avait été opprimé par sa famille pour sa foi, lui aussi. Ses proches voulaient qu’il se fasse un nom et qu’il apporte la gloire à sa famille, mais il ne les avait pas laissés l’entraver. Quand le Seigneur Jésus l’avait appelé, il avait renoncé à tout pour suivre le Seigneur et poursuivre une vie pleine de sens. L’expérience de Pierre m’a éclairé. Pierre avait une foi sincère en Dieu et avait été capable de renoncer à tout pour Le suivre. Il avait recherché la vérité, il en était venu à connaître et aimer Dieu et, finalement, il avait gagné l’approbation de Dieu. Je n’étais pas un croyant depuis longtemps et ma compréhension de la vérité était superficielle, mais le fait de penser au malheur dans lequel m’avait plongé ma poursuite de la renommée et du statut, puis d’observer le chemin emprunté par Pierre, qui lui avait valu l’approbation de Dieu, m’a beaucoup inspiré. J’ai voulu suivre l’exemple de Pierre, renoncer à la renommée et à la réputation, et rechercher la vérité. Après ça, j’ai décidé de quitter l’école et de continuer à pratiquer ma foi et à faire un devoir.

Quelques jours plus tard, d’anciens camarades de l’armée se sont mis très en colère quand ils ont appris que mon fils m’avait chassé de l’école et ils ont fait des suggestions pour que je la récupère. Des amis et des parents à moi ont aussi protesté contre cette injustice, et le secrétaire du village m’a aidé en me fournissant un certificat officiel qui attestait que j’avais bâti l’école seul et qu’elle m’appartenait pleinement. Quand j’ai appris tout ça, j’ai pensé qu’avec ce certificat et si mes amis militaires m’aidaient à récupérer l’école, je pourrais regagner mon ancien prestige. Mais je me suis rendu compte que j’étais de nouveau tenté de poursuivre la renommée et le statut, alors j’ai prié Dieu en silence pour Lui demander de me donner la force de renoncer à la chair. Après ma prière, j’ai pensé à l’expérience de Job. Tout ce qu’il possédait lui avait été pris du jour au lendemain, mais, même si c’était vraiment douloureux, il n’avait pas compté sur sa propre force pour les récupérer. À la place, il avait prié et s’était soumis aux arrangements de Dieu. Ce que je possédais était loin de valoir ce que Job avait possédé, mais si j’essayais de le récupérer par moi-même, au lieu de prier et de chercher avec Dieu face à cette situation, aurais-je la moindre soumission envers Dieu ? Si je récupérais l’école et passais mes journées à la gérer, je n’aurais pas l’énergie de pratiquer ma foi et de bien faire mon devoir. Maintenant que mon fils m’avait pris l’école, je pouvais pratiquer ma foi et faire mon devoir de tout mon cœur. C’était une chose merveilleuse et c’était le chemin que Dieu m’ouvrait. Cette pensée a beaucoup illuminé mon cœur. J’ai compris que je n’avais jamais réussi à renoncer à l’école parce que j’étais trop profondément corrompu et que je me souciais trop de la réputation et du statut.

Ensuite, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu Tout-Puissant : « Né dans une terre si souillée, l’homme a été gravement empoisonné par la société. Il a été influencé par l’éthique féodale et formé dans des “instituts d’enseignement supérieur”. La pensée arriérée, la moralité corrompue, le point de vue mauvais sur la vie, la philosophie infâme, l’existence absolument sans valeur, le mode de vie et les coutumes dépravés ont tous gravement envahi le cœur de l’homme, ainsi que sérieusement miné et attaqué sa conscience. En conséquence, l’homme s’éloigne de plus en plus de Dieu et s’oppose de plus en plus à Lui. Le tempérament de l’homme devient plus vicieux chaque jour et il n’y a pas une seule personne qui soit disposée à renoncer de bon gré à quoi que ce soit pour Dieu, pas une seule qui Lui obéisse de bon gré, ni, par ailleurs, une seule qui cherche de bon gré Son apparition. Au contraire, sous le domaine de Satan, l’homme ne fait que chercher le plaisir, se livrant à la corruption de la chair en terrain boueux. Même quand ils entendent la vérité, ceux qui vivent dans les ténèbres ne pensent pas à la mettre en pratique et ne sont pas enclins non plus à chercher Dieu, même s’ils ont vu Son apparition. Comment une humanité aussi dépravée aurait-elle la moindre chance de salut ? Comment une humanité aussi décadente pourrait-elle vivre dans la lumière ? » (« Avoir un tempérament inchangé, c’est être en inimitié envers Dieu », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Ces paroles de Dieu révélaient précisément mon état. Depuis mon enfance, mes parents et mes professeurs m’avaient enseigné des choses comme « L’homme se débat vers le haut ; l’eau coule vers le bas », « Sans effort, pas de réconfort » et « Se distinguer des autres et honorer ses ancêtres ». Ces philosophies sataniques s’étaient profondément enracinées dans mon cœur, ce qui m’avait donné une perspective erronée sur la vie et les valeurs. J’avais pensé qu’essayer de me distinguer, d’être meilleur que les autres et de gagner de la réputation et du statut était la seule manière de vivre avec de l’intégrité et de la valeur. J’avais été prêt à endurer n’importe quoi pour me faire un nom. Quand j’avais fondé l’école d’arts martiaux, chaque journée avait été épuisante et j’avais employé l’argent que j’avais gagné à la sueur de mon front à obtenir les faveurs des fonctionnaires, leur léchant les bottes, les amadouant et vivant sans aucune dignité. J’avais envoyé des cadeaux pour les vacances à divers chefs de départements et j’avais craint de m’attirer des ennuis si je commettais le moindre faux pas. Préserver ces relations complexes épuisait mon corps et mon esprit, mais j’y étais embourbé et je n’avais pas pu m’en extraire. Les gens qui m’entouraient s’étaient mis à faire des choses scandaleuses après avoir gagné une renommée et un statut, se laissant corrompre, fréquentant des prostituées et s’adonnant au jeu sans aucune limite. Voilà comment Satan corrompt les gens et leur nuit. Si mon fils m’avait pris l’école que j’avais bâtie de mes mains, c’était aussi parce qu’il était gouverné par la renommée et le gain. Pour obtenir ces choses, il avait méprisé l’amour filial. Ҫa m’a rappelé les anciennes familles impériales dans lesquelles les frères, les pères et les fils s’étaient entretués pour s’emparer du trône. C’était Satan qui corrompait les gens par ses absurdités et ses mensonges, au point qu’ils perdaient toute humanité et toute raison. À ce moment-là, j’ai compris que la renommée et le gain étaient les chaînes avec lesquelles Satan tenait l’humanité. Si nous suivons les philosophies de Satan en cherchant la renommée et le gain, nous devenons de plus en plus corrompus et notre vie de plus en plus douloureuse. Alors que j’étais profondément embourbé dans la renommée et le gain, c’étaient les paroles de Dieu qui m’avaient montré que rechercher la vérité était le bon chemin dans la vie et le genre de vie qui avait le plus de sens. Mais j’avais été lié et entravé par des philosophies sataniques, alors quand j’avais perdu les plaisirs de l’argent, de la réputation et du statut, j’avais eu du mal à y renoncer et j’avais été malheureux. J’avais même songé à porter plainte pour récupérer ces choses. J’avais été si insensé ! Si j’avais poursuivi sur cette voie, j’aurais continué à être blessé par Satan et j’aurais fini par être détruit avec lui. Le Seigneur Jésus a dit : « Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? Ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? » (Matthieu 16:26). C’est vrai. Quels que soient la quantité d’argent ou le statut que quelqu’un possède, ça ne lui permettra pas d’acheter la vérité et la vie ! J’ai perdu les possessions, la réputation et le statut que j’avais consacré l’essentiel de ma vie à acquérir, mais, grâce à cette expérience, j’ai vu comment ces choses faisaient du mal aux gens et les conséquences terrifiantes de leur poursuite. J’ai aussi perçu la signification et la valeur de la recherche de la vérité, et j’ai été capable de renoncer à la renommée et au gain pour suivre Dieu et faire un devoir. C’étaient l’amour de Dieu et Son salut pour moi. Quand j’ai compris la volonté de Dieu, je n’ai plus voulu disputer quoi que ce soit à mon fils ni le poursuivre en justice. Je ne me suis plus soucié que de me soumettre à la règle de Dieu, de rechercher la vérité et de faire un devoir.

Depuis, je prêche l’Évangile dans l’Église et, même si je ne suis plus admiré par les autres, je me sens bien plus en paix dans mon cœur et chaque journée est très satisfaisante. Je suis certain, dans mon cœur, qu’avoir la foi et suivre Dieu est le meilleur choix et la manière de vivre la plus chargée de sens. Dieu soit loué !

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