Agir arbitrairement m’a fait du mal

11 décembre 2022

Par Zhou Xuan, Chine

À la fin de 2012, j’ai commencé à servir comme dirigeante d’Église. J’ai remarqué que tous les projets dans l’Église progressaient lentement et que seuls quelques membres pouvaient bien faire leur devoir. Sachant que je n’étais croyante que depuis peu de temps et que je ne comprenais pas bien comment sélectionner les ouvriers, je présentais souvent mes difficultés à Dieu dans la prière et recherchais les principes pertinents. Si je ne comprenais pas quelque chose, je cherchais et échangeais avec mes collaborateurs. Peu à peu, mon jugement sur les gens et les situations a commencé à s’améliorer, j’ai pu attribuer des devoirs aux gens en fonction de leurs points forts et nous avons commencé à voir des progrès dans le travail de l’Église.

Je me souviens qu’une fois en discutant du travail, j’ai suggéré de cultiver Sœur Li Zhi en tant que cheffe de groupe, mais plusieurs collaborateurs n’ont pas été d’accord avec mon point de vue, disant que Li Zhi était contrainte par sa famille et n’assumait pas la responsabilité de son devoir. Elle n’abreuvait pas les nouveaux arrivants en temps et en heure et même après plusieurs échanges, elle n’avait toujours pas progressé. Étant donné son attitude vis-à-vis de son devoir, elle n’était pas apte à servir comme cheffe de groupe. Je me suis dit : « Li Zhi est nouvelle dans la foi et la contrainte que sa famille exerce sur elle n’est qu’une faiblesse temporaire. Nous ne devons pas la délimiter comme inapte à être cultivée en nous basant juste sur une situation temporaire, nous devons la soutenir et l’aider avec amour. » Après cela, j’ai souvent soutenu Li Zhi, échangeant avec elle sur les intentions de Dieu et le sens de l’accomplissement d’un devoir. Peu à peu, l’état de Li Zhi s’est amélioré : elle a cessé d’être contrainte par sa famille et s’est mise à s’acquitter régulièrement de son devoir. Il y a eu aussi un frère qui avait un bon calibre, échangeait de façon claire et lucide sur la vérité et s’acquittait de son devoir de manière responsable, j’ai donc suggéré qu’il soit formé pour superviser le travail d’abreuvement. Mais la sœur dont j’étais la partenaire avait des doutes. Elle pensait que son tempérament arrogant serait contraignant pour les autres et que, pour le moment, il ne serait pas approprié de le former. Je me suis rappelé qu’un des principes était le suivant : « Ceux qui ont un tempérament arrogant mais qui peuvent accepter la vérité, et qui, par ailleurs, sont doués et de bon calibre, doivent être promus et cultivés. Il ne faut absolument pas les exclure » (« 135. Principes pour traiter les personnes présentant divers tempéraments arrogants », dans 170 principes de la pratique de la vérité). Ce frère avait un tempérament arrogant, mais il acceptait la vérité et quand les autres mentionnaient ses problèmes, il acceptait les critiques et apportait des changements. Donc, globalement, il satisfaisait aux principes pour être promu et cultivé. J’ai expliqué mon raisonnement en me référant à ce principe et plusieurs collaborateurs, m’ayant écoutée, ont été d’accord. Quand ce frère a été chargé du travail d’abreuvement, il a affiché d’excellents résultats dans son devoir et s’est avéré tout à fait capable dans son travail. Peu de temps après, il a été promu. Après ça, j’ai été assez contente de moi, pensant : « Je suis peut-être nouvelle dans la foi, mais j’ai un bon calibre et je suis une meilleure juge des gens et des situations que les autres collaborateurs. Si l’Église n’avait pas une connaisseuse comme moi, qui identifierait et cultiverait ces nouveaux talents ? » Pour chaque projet de l’Église, j’avais sagement délégué des membres, remplaçant les membres qui ne convenaient pas pour leurs postes, et le travail de l’Église n’a pas tardé à décoller. Quand les frères et sœurs avaient des problèmes, ils venaient tous me voir pour échanger et me demandaient mon avis. Certains m’ont même encensée en me disant : « Les anciens dirigeants de l’Église étaient des croyants de longue date, mais ils n’étaient pas capables de bien faire le travail de l’Église. Tu ne crois pas depuis longtemps, mais dès que tu es venue, le travail a commencé à décoller. Tu dois être une dirigeante talentueuse avec un bon calibre. » Quand j’ai entendu cela, j’ai été encore plus contente de moi, pensant que j’étais un talent vraiment rare dans l’Église.

Après cela, j’ai présidé les travaux de plusieurs autres Églises. Parfois, lorsque les dirigeants supérieurs procédaient à des sélections, ils me demandaient mon avis. J’ai été de plus en plus convaincue que j’avais ce qu’il fallait pour être dirigeante : J’avais un bon calibre, j’étais douée pour sélectionner les talents et je pouvais résoudre les problèmes selon les principes. J’avais de plus en plus confiance en moi. Après cela, chaque fois que je pensais avoir bien évalué la situation, je prenais seule une décision sans consulter les autres collaborateurs. J’avais le sentiment de comprendre mieux qu’eux les principes et d’avoir de meilleures idées. Même si je discutais avec eux, on finirait à coup sûr par suivre mon plan, donc il était inutile d’en discuter. Quand des collaborateurs faisaient des suggestions, je les trouvais moins bonnes que mes idées, je les rejetais directement et suivais mon propre plan.

Un jour, alors que l’Église avait besoin qu’un membre garde nos livres, j’ai suggéré un nouvel arrivant, Zheng Ye, car je savais qu’il était d’une bonne humanité. Un collaborateur m’a avertie : « Zheng Ye est nouveau dans la foi, et sa femme n’est pas croyante. S’il y avait soudain un imprévu, je ne sais pas s’il serait capable de protéger les livres. » Sur le moment, j’ai pensé que ma suggestion avait été rejetée et j’ai été un peu mal à l’aise. J’ai pensé : « C’est moi la dirigeante : serais-je vraiment incapable de trouver quelqu’un pour garder les livres ? Ce n’est quand même pas un dirigeant qu’on doit choisir, alors pourquoi mettre la barre si haut ? » Je n’ai pas écouté l’avis du collaborateur et j’ai chargé Zheng Ye de garder les livres. Une des sœurs, quand elle l’a su, m’a traitée ainsi : « Sur la base de quel principe as-tu nommé Zheng Ye ? Nous devons trouver une maison sûre pour y garder les livres. Zheng Ye est nouveau dans la foi, il n’a pas une base solide et sa femme s’oppose à sa foi. S’il arrivait quelque chose, est-ce que ça ne serait pas préjudiciable au travail de l’Église ? » Je n’étais pas d’accord, j’ai pensé : « Sur la base des principes, Zheng Ye pourrait ne pas convenir, mais il est d’une bonne humanité et désireux de faire son devoir. Vous n’en faites pas un peu trop, les amis ? C’est si grave ? » Je lui ai donc répondu : « J’ai déjà échangé avec lui. Si tu peux trouver quelqu’un qui convienne mieux, on retiendra ton choix. » Voyant que je n’acceptais pas du tout son idée, elle n’a pas pris la peine d’insister. Peu de temps après, Zheng Ye s’est disputé avec sa femme, elle a jeté tous les livres et certains livres ont été abîmés. Nous avons été obligés de veiller tard pour déménager les livres. Par la suite, mes collaborateurs m’ont traitée pour ne pas avoir agi selon les principes et avoir suivi mes propres convictions, avec pour résultat des livres abîmés. Ils m’ont dit que je devais réfléchir longuement et sérieusement à ce qui s’était passé. J’ai accepté pour la forme, mais au fond de moi je me suis dit : « C’était une simple erreur. Je l’ai nommé en me basant sur la situation de l’Église à ce moment-là. Qui aurait su qu’il se produirait ce genre de chose ? » Après cela, j’ai continué à faire mon devoir à ma manière. Quand on discutait de nos travaux, je rejetais d’emblée les avis de mes collaborateurs et je gérais les choses comme je l’entendais. Peu à peu, j’ai contraint mes collaborateurs et ils n’ont plus osé émettre d’avis sur ce que j’avais déjà décidé.

Un jour, je suis allée dans une autre Église pour renvoyer une dirigeante nommée Zhang Fan. Avant de la renvoyer, j’aurais dû échanger sur sa performance globale dans son devoir et la disséquer, et la renvoyer ensuite. Mais ensuite, j’ai songé que, lorsque j’avais déjà échangé avec elle à propos de sa performance, elle n’avait pas accepté ce que je disais et avait même ergoté sur des détails. J’ai donc pensé qu’il ne servait à rien d’échanger avec elle et que je devais juste la renvoyer directement. Après cela, j’ai organisé une réunion avec Zhang Fan et plusieurs autres diaconesses et j’ai brièvement expliqué pourquoi elle devait être renvoyée. Mais Zhang Fan ne cédait pas, elle ne cessait d’argumenter avec moi et elle m’a même demandé : « Sois claire avec moi : sur la base de quel principe m’as-tu renvoyée ? » Je me suis dit : « Je t’ai déjà expliqué les problèmes avec ton comportement, mais tu continues à pinailler et à discuter et tu essayes de me mettre en défaut. Tu ne te connais pas du tout, et j’ai mieux à faire qu’échanger avec toi. » Je l’ai donc simplement ignorée. Wang Chen m’a adressé ce rappel : « Zhang Fan peut être très pinailleuse : tu devrais tout de même échanger avec elle sur les principes et bien lui faire comprendre pourquoi elle a été renvoyée. » Bien que je sache que Wang Chen avait raison, j’ai pensé que Zhang Fan, en tant que dirigeante d’Église, était bien au courant de ces principes et qu’il n’était donc pas nécessaire de perdre du temps avec elle à ce propos. Donc, j’ai juste lu un passage des paroles de Dieu sur la façon de traiter le travail des dirigeants, mais en le lisant je me suis sentie un peu coupable. Je me servais des paroles de Dieu pour la réprimer, je ne résolvais pas son problème. Ce n’était pas bien. Mais ensuite, j’ai songé que si je ne le lisais pas, je ne pourrais pas la garder sous contrôle. Quand j’ai fini ce passage, il régnait un silence de mort et Zhang Fan restait là, muette, bouillant de colère. J’ai pensé que la question était réglée, mais à ma surprise, au cours d’une réunion, Zhang Fan a dit que certains dirigeants et ouvriers ne suivaient pas les principes, si bien que d’autres dirigeants et ouvriers se sont sentis contraints et ont perturbé le travail de l’Église. J’ai eu un peu peur. Tout cela résultait de ma façon d’agir arbitraire et non conforme aux principes, mais j’ai simplement reconnu que ça n’allait pas, sans réfléchir sérieusement à la question.

Par la suite, en renvoyant une autre dirigeante, je me suis de nouveau abstenue de préciser aux frères et sœurs les raisons de ce renvoi. Certains frères et sœurs n’avaient pas de discernement vis-à-vis de cette dirigeante et ont souvent affirmé au cours des réunions que je n’avais pas suivi les principes en renvoyant cette dirigeante. Il en est résulté une situation chaotique dans l’Église. Ayant appris la situation, une sœur m’a avertie : « Tu ferais mieux de te dépêcher d’aller échanger avec eux, sinon la situation dans l’Église va devenir de plus en plus chaotique. » Je n’ai pas été d’accord, j’ai pensé : « Les faux dirigeants doivent être renvoyés, je n’essayais pas de punir qui que ce soit, alors pourquoi en font-ils toute une affaire ? » Parce que je n’agissais pas selon les principes, que je ne réfléchissais pas sur moi-même et ne me connaissais pas, je trouvais mon devoir de plus en plus laborieux. Je ne recevais plus l’éclairage et la direction de Dieu et en participant au travail de l’Église, j’étais souvent confuse. Je ne savais pas quoi dire à Dieu dans ma prière quotidienne et les Églises dont j’avais la charge n’obtenaient pas de bons résultats dans leur travail. Je commençais à m’apercevoir que je ne pourrais peut-être plus gérer ce devoir.

Peu de temps après, des frères et sœurs m’ont dénoncée par lettre, m’accusant d’agir imprudemment et de ne pas accepter du tout la vérité. Une dirigeante supérieure, apprenant ma situation, m’a exposée et traitée ainsi : « En tant que dirigeante d’Église, en t’occupant d’une chose aussi importante que choisir et renvoyer des gens, tu n’as pas consulté les collaborateurs, tu n’as pas cherché les principes mais tu as agi arbitrairement, suivant ton propre plan. Quand des frères et sœurs t’ont lancé un avertissement, tu n’as rien voulu savoir. Tu es trop arrogante et suffisante. Quand tu as échouée et que tu as été exposée, tu n’as pas réfléchi sur toi-même et tu as continué d’agir à ta guise. Ton comportement arbitraire a plongé la vie de l’Église dans le chaos et la vie des frères et sœurs en a souffert. Compte tenu de ton comportement, tu n’es plus apte à servir comme dirigeante. Quand tu es mobilisée dans cette compétence, les pertes l’emportent sur les gains. » En entendant la dirigeante m’exposer et me traiter ainsi, je me suis sentie vidée et coupable et j’ai fondu en larmes. Je me suis demandé : « Comment ai-je réussi à gâcher autant le travail de l’Église ? » Non seulement je n’avais pas fait mes devoirs en tant que dirigeante, mais j’avais aussi perturbé le travail de l’Église. Je voulais juste trouver un endroit où me cacher. En revenant chez moi, j’étais dans un état second. Je pensais que comme j’avais agi arbitrairement dans mon devoir, été irréfléchie et perturbé le travail de l’Église, Dieu me mépriserait à coup sûr. Dieu sauverait-Il quelqu’un comme moi ? Plus j’y pensais, plus je me sentais mal et je ne sais même pas comment j’ai réussi à renvenir chez moi. Je me suis agenouillée sur mon lit et j’ai prié Dieu : « Mon Dieu ! Je ne sais pas comment j’en suis arrivée là. Je n’ai aucune connaissance de moi-même. Ô Dieu ! Je sais qu’il y a des leçons à tirer de mon renvoi, mais je suis trop engourdie. Éclaire-moi et guide-moi pour que je me connaisse moi-même et que je comprenne Tes intentions. »

Durant mes dévotions, j’ai pensé à un hymne de paroles de Dieu que je chantais souvent : « Vous ne recevez que le châtiment, le jugement et des coups impitoyables, mais sachez ceci : dans ces coups cruels, il n’y a pas la moindre punition. Quelle que soit la sévérité de Mes paroles, ce qui s’abat sur vous, ce ne sont que quelques paroles qui vous paraissent peut-être tout à fait cruelles, et quelle que soit l’intensité de Ma colère, ce qui vous arrive, ce sont encore des paroles d’enseignement, et Je ne veux pas vous faire de mal ou vous mettre à mort. Tout cela n’est-il pas vrai ?

Le jugement juste est porté pour purifier l’homme et l’épurement cruel est fait pour le débarrasser de ses souillures ; les paroles sévères et le châtiment sont tous les deux faits pour la purification et le salut. Qu’avez-vous à dire à l’encontre de ce châtiment et de ce jugement ? N’avez-vous pas toujours profité du salut, du début à la fin ? Vous avez vu Dieu incarné et vous avez découvert Son omnipotence et Sa sagesse ; en outre, vous avez connu les coups et la discipline répétés. Cependant, n’avez-vous pas également reçu la grâce suprême ? » (« Le jugement et le châtiment de Dieu sont pour sauver l’humanité », dans Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). Ces paroles de Dieu m’ont vraiment touchée. C’est juste. L’œuvre de Dieu dans les derniers jours consiste à juger et châtier. Qu’il s’agisse de châtier, de discipliner, de traiter ou d’exposer, Il fait tout cela pour purifier et sauver l’humanité. J’ai peut-être éprouvé un grand malaise quand j’ai été renvoyée, mais c’était l’occasion idéale de réfléchir sur moi-même et d’en venir à me connaître. C’était l’amour et le salut de Dieu. Je ne pouvais pas me méprendre sur l’intention de Dieu. Cette prise de conscience m’a permis de me sentir un peu plus en paix. Je voulais juste chercher la vérité, réfléchir sur moi-même, me connaître et me repentir sincèrement aussi vite que possible.

En pensant à la manière dont la dirigeante m’avait exposée et traitée pour avoir agi arbitrairement et imprudemment, j’ai cherché des passages des paroles de Dieu pertinents à manger et boire et à méditer. J’ai lu des paroles de Dieu qui disent : « Certains aiment faire les choses seuls, sans en discuter avec personne ni en parler à personne. Ils font simplement les choses comme bon leur semble, sans se soucier de ce que les autres pourraient en penser. Ils se disent : “Je suis le dirigeant, et vous êtes les élus de Dieu, donc vous devez suivre ce que je fais. Faites exactement ce que je dis, c’est ainsi que ça doit être.” Ils n’informent pas les autres lorsqu’ils agissent : il n’y a aucune transparence dans leurs actes. Ils aspirent toujours à quelque chose en privé et agissent en secret. Tout comme le grand dragon rouge, qui maintient son monopole de parti unique au pouvoir, ils souhaitent toujours embobiner et contrôler les autres, qu’ils considèrent comme insignifiants et sans valeur. Ils veulent toujours avoir le dernier mot sur les questions, sans discuter ni communiquer avec les autres, et ils ne consultent jamais les avis des autres. Que pensez-vous de cette approche ? Est-ce la possession d’une humanité normale ? (Non.) N’est-ce pas la nature du grand dragon rouge ? Le grand dragon rouge est dictatorial et arbitraire. Ceux qui ont ce type de tempérament corrompu ne sont-ils pas la progéniture du grand dragon rouge ? » (« À propos de la coopération harmonieuse », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). « Pour accomplir ton devoir de façon satisfaisante, peu importe depuis combien d’années tu crois en Dieu, peu importe l’étendue du devoir fourni, ou combien de fois tu as contribué à la maison de Dieu, ou même ton degré d’expérience dans le cadre de ton devoir. L’élément principal que Dieu examine, c’est le chemin qu’une personne emprunte. En d’autres termes, Il regarde l’attitude des gens vis-à-vis de la vérité et des principes, ainsi que l’orientation, l’origine et l’impulsion qui se trouvent derrière leurs actes. Dieu Se concentre sur ces aspects ; ce sont eux qui déterminent le chemin que tu empruntes. Si, au cours de l’accomplissement de ton devoir, ces choses positives n’apparaissent pas du tout en toi, et que les principes, le chemin et la base de ton action sont tes propres pensées, objectifs et schémas, que ton impulsion est de protéger tes propres intérêts et de sauvegarder ta réputation et ta situation, que ton mode opératoire consiste à prendre des décisions, à agir seul et à avoir le dernier mot, sans jamais débattre avec les autres ni coopérer harmonieusement, et sans jamais écouter de conseils quand tu as fait une erreur, et encore moins à chercher la vérité, alors comment Dieu te verra-t-Il ? Tu n’es pas encore au niveau si tu accomplis ton devoir de cette façon ; tu n’as pas fait le premier pas sur le chemin de la quête de la vérité, car, lorsque tu fais ton travail, tu ne cherches pas le principe de la vérité et tu agis constamment comme bon te semble, en faisant ce qui te plaît. C’est la raison pour laquelle la plupart des gens n’accomplissent pas leur devoir de manière satisfaisante » (« Comment accomplir son devoir de façon satisfaisante ? », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Les paroles de Dieu m’ont vraiment frappée, à mesure que je méditais ces passages. Elles expliquaient qu’être arrogant et égoïste et agir arbitrairement, c’était la nature du grand dragon rouge. Le point de vue de telles personnes sur la poursuite et les chemins qu’elles suivent sont tous en contradiction avec Dieu. L’Église m’avait offert la possibilité de servir comme dirigeante, pas comme bureaucrate. On m’avait confié une responsabilité et on voulait que je suive la volonté de Dieu, que je travaille en harmonie avec les autres pour bien faire le travail de l’Église et que je m’acquitte de mon devoir. Mais au lieu de cela, j’ai considéré le travail de l’Église comme ma propre affaire privée. Lorsque j’ai commencé à obtenir des résultats dans mon travail et que j’ai acquis un peu d’expérience dans la sélection de talents, je pensais que j’avais un bon calibre, des compétences de travail exceptionnelles et que j’étais un bon juge des situations et des personnes. Surtout après que des frères et sœurs ont commencé à venir me poser des questions, je me suis mise sur un piédestal et j’ai cru comprendre la vérité mieux qu’eux. Je ne pouvais pas descendre de mes grands chevaux et je croyais que tout le progrès dans le travail de l’Église était de mon fait, et que les frères et sœurs m’étaient tous inférieurs et n’avaient pas le droit d’exprimer des opinions. Mes avis devaient être prioritaires pour tout travail nécessitant une discussion. Alors, quand les frères et sœurs m’ont fait remarquer que je m’étais égarée dans mon travail, je ne leur ai accordé aucune attention et j’ai continué à faire les choses à ma manière. Parfois, quand ils exprimaient des avis différents, je les rejetais sans même y réfléchir. J’insistais pour qu’ils suivent mon plan et parfois, j’allais de l’avant avec mes plans sans consulter d’abord mes collaborateurs. Parce que j’avais persisté à choisir pour garder les livres quelqu’un qui n’était pas en accord avec les principes, et que je n’avais pas écouté quand mes collaborateurs m’avaient avertie et mise en garde, les livres ont été abîmés. Malgré cela, je ne réfléchissais toujours pas sur moi-même. J’ai renvoyé Zhang Fan sans mentionner ses problèmes ni échanger à ce sujet, ce qui l’a amenée à être rancunière, indocile et à chercher des fautes. Il en est résulté de graves perturbations et le chaos dans la vie de l’Église. Dans mes devoirs, je n’accordais pas la priorité à la recherche de la vérité et ne guidais pas les autres pour les faire entrer dans la réalité de la vérité. Au lieu de cela, j’ouvrais la voie en violant les principes, je forçais tout le monde à suivre mes ordres, je ne leur permettais pas d’exprimer des avis divergents et je voulais avoir le dernier mot sur tout. Est-ce que je n’agissais pas comme une autocrate ? En tant que responsable d’Église, je comprenais clairement que nous devions travailler selon des principes, mais je les ignorais, suivant ma propre voie et voulant toujours avoir le dernier mot. N’étais-je pas en train de me dresser contre Dieu ? Chacun de mes actes trahissait mon tempérament d’antéchrist. En réfléchissant à ma façon d’agir, j’ai compris que tous mes comportements répugnaient à Dieu. Si je ne me repentais pas et ne rectifiais pas ma conduite, ne finirais-je pas comme les antéchrists ?

Par la suite, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Sans la vérité, il est facile de faire le mal, et tu le commettras involontairement. Par exemple, si tu as un tempérament arrogant et vaniteux, alors le fait de te dire de ne pas t’opposer à Dieu ne fait aucune différence, tu ne peux pas t’en empêcher, c’est incontrôlable pour toi. Tu ne le ferais pas exprès ; tu le ferais sous la domination de ta nature arrogante et vaniteuse. Ton arrogance et ta vanité te feraient mépriser Dieu et te Le feraient voir comme n’ayant pas d’importance ; elles feraient que tu t’exaltes, que tu te mettes constamment en valeur ; elles te feraient mépriser les autres, elles ne laisseraient dans ton cœur que toi-même ; ton arrogance et ta vanité te priveraient de la place de Dieu dans ton cœur et elles finiraient par t’amener à prendre la place de Dieu et à exiger que les gens se soumettent à toi, et elles te feraient vénérer tes propres pensées, idées et notions comme la vérité. Tant de mal est perpétré par les hommes sous la domination de leur nature arrogante et vaniteuse ! » (« Ce n’est qu’en cherchant la vérité qu’on peut réaliser un changement de tempérament », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Grâce à ces paroles de Dieu, je me suis rendu compte que si je suivais mon propre plan et agissais arbitrairement, c’était parce que ma nature était trop arrogante. J’avais une trop haute opinion de moi-même, pensant que j’étais meilleure que les autres et jugeais mieux les gens et les situations. Je n’avais de respect pour personne. Quand je discutais du travail avec les collaborateurs, je pensais toujours avoir raison et si quelqu’un n’était pas d’accord, je n’écoutais jamais. Même lorsque j’ai provoqué des troubles et des situations chaotiques dans l’Église à cause de mon arrogance et de ma suffisance, je n’ai pas accepté de m’humilier, convaincue que ce n’était qu’une erreur ponctuelle. Lorsqu’une sœur m’adressait un avertissement, au lieu de réfléchir sur moi-même pour me connaître, je pensais que les autres faisaient tout un plat pour rien. J’ai compris que j’étais vraiment arrogante. Où était ma rationalité ? Les résultats que j’avais obtenus au travail et les bons choix que j’avais faits étaient le résultat de la direction de Dieu et l’effet que Ses paroles avaient produit en moi. Si je n’avais pas l’éclairage et la direction de Dieu ni les principes de la maison de Dieu, je ne serais capable de rien. Pourtant, je m’attribuais tout le mérite et j’utilisais ces résultats comme capital pour alimenter mon arrogance et ma suffisance. J’étais éhontée. Si ma dirigeante ne m’avait pas sévèrement exposée et renvoyée, je n’aurais jamais réfléchi sur moi-même. Ce n’est que là que j’ai reconnu que si j’étais exposée et renvoyée, c’était la manière dont Dieu veillait sur moi. Autrement, qui sait quel autre mal j’aurais perpétré à cause de mon tempérament arrogant ? Ayant pris conscience de tout cela, j’ai vraiment été effrayée et honteuse et j’ai prié Dieu : « Ô mon Dieu ! Je ne veux plus vivre selon mon tempérament arrogant ni agir de façon arbitraire et irréfléchie. Guide-moi pour que je trouve un chemin de pratique. »

Ensuite, j’ai cherché ce qui concernait mon problème et j’ai trouvé ce passage des paroles de Dieu : « Comment, alors, te débarrasses-tu de ton caractère arbitraire et irréfléchi ? Disons, par exemple, qu’il t’arrive quelque chose et que tu as tes propres idées et tes propres plans ; avant d’avoir déterminé ce qu’il faut faire, tu dois rechercher la vérité et tu dois au moins échanger avec tout le monde sur ce que tu penses et crois à ce sujet, en demandant à tout le monde de te dire si tes pensées et tes plans sont corrects et conformes à la vérité, en demandant que tout le monde fasse les vérifications finales pour toi. C’est la meilleure méthode pour se débarrasser de ce qui est arbitraire et irréfléchi. D’abord, tu peux éclairer ton point de vue et chercher la vérité ; c’est la première étape que tu mets en pratique pour résoudre l’arbitraire et l’irréflexion. La deuxième étape survient quand d’autres personnes expriment des opinions divergentes : quelle pratique peux-tu mettre en place pour éviter d’être arbitraire et irréfléchi ? Tu dois d’abord avoir une attitude d’humilité, mettre de côté ce que tu crois être juste et laisser tout le monde échanger. Même si tu crois que ta façon de faire est la bonne, tu devrais arrêter d’insister. C’est une forme d’amélioration ; cela démontre une attitude de recherche de la vérité, de négation de soi et de satisfaction de la volonté de Dieu. Une fois que tu as cette attitude, en même temps que tu n’adhères pas à ta propre opinion, tu dois prier, rechercher la vérité auprès de Dieu, puis chercher une base dans les paroles de Dieu, déterminer comment agir sur la base des paroles de Dieu. C’est la pratique la plus appropriée et la plus juste. Lorsque les gens recherchent la vérité et soulèvent un problème pour que tout le monde échange et cherche une réponse, c’est là que le Saint-Esprit apporte l’éclairage. Dieu éclaire les gens suivant les principes, Il fait le point sur ton attitude. Si tu campes obstinément sur tes positions indépendamment du fait que tes idées soient justes ou erronées, Dieu te dissimulera Sa face et t’ignorera ; Il fera en sorte que tu te heurtes à un mur, Il t’exposera et révélera ton visage hideux. Si, par contre, ton attitude est correcte, ni insistante dans ton sens, ni suffisante, ni arbitraire ou irréfléchie, mais que tu as une attitude de recherche et d’acceptation de la vérité, que tu échanges là-dessus avec tout le monde, alors le Saint-Esprit Se mettra à œuvrer parmi vous, et peut-être te conduira-t-Il vers la compréhension grâce aux paroles de quelqu’un. Parfois, quand le Saint-Esprit t’éclaire, il t’amène à comprendre le cœur d’une question en quelques mots ou phrases seulement, ou en te donnant un sens. Tu te rends compte à cet instant que ce à quoi tu t’accrochais est erroné et, au même moment, tu comprends la manière la plus appropriée d’agir. En ayant atteint un tel niveau, as-tu réussi à éviter de faire le mal et de subir les conséquences d’une erreur ? Comment y parvient-on ? Tu n’y parviens que lorsque tu as un cœur qui craint Dieu et que tu cherches la vérité avec un cœur d’obéissance. Une fois que tu auras reçu l’éclairage du Saint-Esprit et déterminé les principes de pratique, ta pratique sera conforme à la vérité et tu seras capable de satisfaire la volonté de Dieu » (La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours », Troisième partie). Ces paroles de Dieu traçaient un chemin de pratique. Pour résoudre son arrogance, sa suffisance et son insouciance, le plus important est d’avoir un cœur qui craint Dieu, une attitude de recherche de la vérité et la volonté de coopérer harmonieusement avec les autres. Confronté à des problèmes, on doit discuter avec les autres et parvenir à un accord avant d’aller de l’avant. Si les autres expriment un avis différent, on doit apprendre à s’abaisser et chercher la vérité et les principes avec les autres. Personne n’est parfait. Aucun des projets de l’Église ne peut être réalisé par une seule personne, ils requièrent tous une coopération et des discussions pour être réalisés correctement. Cet échec m’a permis de vraiment comprendre combien il était important de chercher la vérité et de travailler conformément aux principes dans son devoir. Travailler de cette façon me permettrait d’éviter de provoquer des interruptions et des perturbations. Celui qui est arrogant, suffisant, arbitraire et insouciant, aussi intelligent qu’il puisse être, n’obtiendra pas de bons résultats et ne fera que provoquer des interruptions et des perturbations dans le travail de l’Église. Quelque temps après, quand les frères et sœurs ont vu que je m’étais repentie et que j’avais un peu changé tout en faisant mon devoir, ils m’ont de nouveau choisie comme dirigeante d’Église. Songeant que je voulais toujours avoir le dernier mot dans mon devoir et que cela avait été très préjudiciable aux autres et m’avait laissé beaucoup de regrets, j’ai fait une promesse à Dieu : je n’agirais plus arbitrairement et ne forcerais plus les autres à se soumettre à moi, et je coopérerais harmonieusement avec eux.

Un jour, en discutant du travail d’abreuvement avec les collaborateurs dans une certaine Église, j’ai trouvé que Wang Chen était responsable, talentueuse dans son travail et qu’elle devait être cultivée en tant que diaconesse d’abreuvement. Mais deux partenaires n’ont pas été d’accord : ils ont trouvé que, bien que Wang Chen soit assez responsable et talentueuse comme ouvrière, elle n’avait pas beaucoup d’expérience de la vie et face à des problèmes, elle ne donnait pas la priorité à la recherche des principes de la vérité, et qu’elle n’était donc pas un bon choix pour la supervision du travail d’abreuvement. Quand j’ai entendu ça, j’ai senti la rage monter en moi : « C’est moi la dirigeante ici : vous pensez savoir juger les gens mieux que moi ? » Alors que j’allais réitérer mon point de vue, je me suis soudain aperçue qu’une fois de plus, je révélais mon tempérament arrogant et voulais agir arbitrairement. Me souvenant de mon échec précédent, j’ai prié Dieu, Lui demandant de m’aider à m’abaisser et à agir conformément aux principes. Après ma prière, je me suis rendu compte que si nous choisissions la mauvaise personne pour l’abreuvement, cela nuirait beaucoup à l’entrée dans la vie des frères et sœurs et que je devais donc procéder avec prudence. Après cela, j’ai cherché les principes pour promouvoir et former les gens avec les autres, et après m’être réunie et avoir échangé avec Wang Chen, j’ai trouvé qu’elle manquait vraiment d’expérience de la vie, que confrontée à des problèmes, elle ne réfléchissait pas sur elle-même, ne se connaissait pas, ne cherchait pas la vérité pour les résoudre et n’était pas apte au travail d’abreuvement. Finalement, j’ai été d’accord avec les avis des autres. J’ai été bien plus à l’aise en pratiquant de cette manière. En repensant à mon expérience, subir les conséquences d’une façon d’agir arbitraire m’a apporté beaucoup de douleur émotionnelle, de regret et de haine de moi-même. Cela m’a aussi permis de reconnaître mon tempérament arrogant et de me rendre compte que dans mon devoir, je ne devais pas agir en fonction de mes propres idées seulement, que je devais chercher davantage les intentions de Dieu, travailler selon les principes et exalter Dieu par-dessus tout. Ce n’est qu’ainsi que je recevrai les conseils de Dieu et ne m’égarerai pas. Dieu soit loué !

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