L’histoire de deux arrestations

28 janvier 2022

Par Zhou Yi, Chine

Un soir, en septembre 2002, un jeune frère et moi rentrions chez nous après avoir partagé l’Évangile quand, tout à coup, deux hommes qui se tenaient de part et d’autre de la route avec des lampes de mineurs, se sont approchés de nous. Ils nous ont coincés entre eux en nous aveuglant avec leurs lampes. L’un d’eux a sorti un document et dit : « Police ! » Ils ont arraché mon sac du panier de mon vélo et nous ont ordonné de nous accroupir pour être fouillés. J’étais très nerveux. Je ne savais pas comment ils allaient nous traiter. J’ai prié Dieu en silence pour Lui demander de me donner la foi. Je ne voulais pas être un Judas, quoi qu’il m’arrive. Je me suis souvenu de quelque chose que Dieu a dit : « La foi est comme un pont à tronc d’arbre unique : ceux qui se cramponnent totalement à la vie auront du mal à la traverser, mais ceux qui sont prêts à se sacrifier pourront traverser d’un pas assuré et sans inquiétude » (« Chapitre 6 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). Je savais que je devais m’en remettre à Dieu et avoir la foi, qu’être prêt à donner ma vie était le seul moyen de témoigner.

Les policiers nous ont poussés dans leur voiture. À un moment où ils ne regardaient pas, j’ai cassé mon téléavertisseur, puis je l’ai caché sous la banquette. Une fois au poste, les policiers nous ont emmenés dans un bureau et quelqu’un m’a montré mon téléavertisseur en criant : « Qui t’a autorisé à casser ça ? » Alors cinq ou six policiers m’ont encerclé et se sont mis à me frapper. Après m’avoir battu violemment un moment, ils m’ont jeté sur un banc si brutalement qu’une latte s’est cassée. Ils m’ont soulevé pour me jeter encore. J’avais la tête qui tournait et mal partout. J’ai prié Dieu sans arrêt pour Lui demander de me donner la force de supporter la douleur. Alors un policier a pris ma carte d’identité et m’a demandé mon nom. J’ai répondu qu’il était écrit sur la carte. Il m’a fusillé du regard et il a dit : « Réponds à la question ou je t’arracherai les mots de la bouche ! » Comme je me taisais, il a pris une corde en plastique aussi épaisse qu’une baguette et m’a ligoté avec, en commençant par les pieds. Ensuite, il a accroché un morceau de tableau à mon cou et m’a ordonné de rester debout, immobile. J’avais du mal à respirer. C’était vraiment horrible. Les policiers ont continué à m’interroger : « Qui est ton dirigeant ? Où as-tu prêché l’Évangile ? À qui as-tu parlé ? » Je n’ai rien dit. L’un d’eux a frappé le tableau suspendu à mon cou avec une chaussure. Les autres ont fait pareil avec des bâtons et m’ont menacé. Comme je gardais le silence, quelques-uns m’ont fait tomber à coups de pied, puis ils ont retiré la corde. Un policier s’est agenouillé sur mon dos. Il a tiré ma main droite par-dessus mon épaule et ma main gauche par-derrière. Ils m’ont menotté dans cette position. J’ai senti les os de mes bras craquer et je souffrais tant que je me suis mis à transpirer. Alors ils m’ont brutalement soulevé par les bras et ils ont attaché la corde aux menottes derrière mon dos en m’ordonnant de parler. Ils ont placé d’autres chaussures entre mon dos et les menottes. J’avais horriblement mal aux bras, comme s’ils allaient se casser. Je souffrais tant que je suis tombé par terre. Ils m’ont forcé à me relever et ont continué à m’interroger. J’ai pensé : « S’ils continuent à me torturer comme ça, je mourrai ou j’en garderai des séquelles. » J’étais de plus en plus terrifié et j’ai appelé Dieu sans arrêt : « Ô Dieu, s’il Te plaît, donne-moi de la foi et la détermination de supporter ça. Je veux témoigner pour Toi face à Satan. » Alors j’ai pensé à ces paroles de Dieu : « Lorsque tu fais face à des souffrances, tu dois pouvoir oublier la chair et ne pas te plaindre de Dieu. Quand Dieu Se cache de toi, tu dois être en mesure d’avoir la foi pour Le suivre, pour maintenir ton premier amour sans le laisser faiblir ou disparaître. Peu importe ce que Dieu fait, tu dois te soumettre à Son dessein et être plus disposé à maudire ta propre chair qu’à te plaindre de Lui. Lorsque tu fais face à des épreuves, tu dois satisfaire Dieu en dépit de tes larmes amères ou de ta réticence à te défaire de quelque chose que tu aimes. Cela seul est l’amour et la foi véritables » (« Ceux qui doivent être rendus parfaits doivent subir l’épurement », dans La Parole apparaît dans la chair). Dieu m’a donné de la foi et de la force. Je savais que Dieu se servait de cette torture pour me perfectionner. Je devais m’appuyer sur ma foi et témoigner pour Dieu, afin d’humilier Satan. Alors, j’ai pensé à d’autres paroles de Dieu : « Gardez simplement la tête haute ! N’ayez pas peur : Moi, votre Père, Je suis ici pour vous soutenir, et vous ne souffrirez pas. Tant que vous Me priez et M’implorez fréquemment, Je vous accorderai toute la foi » (« Chapitre 75 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). C’est vrai. Je crois en Dieu Tout-Puissant, qui règne sur l’univers et sur toutes choses. Si Dieu ne permettait pas que je meure, les policiers ne pouvaient pas me tuer. Ils m’ont torturé toute la nuit sans m’arracher un seul mot. L’un d’eux a hurlé : « Tu es têtu comme une mule ! » Puis il est parti. J’ai remercié Dieu en silence.

Environ deux heures sont passées. J’étais menotté de cette manière depuis si longtemps que mes poignets étaient enflés et que je ne sentais plus mes mains. Les policiers sont venus me retirer les menottes, qui s’étaient enfoncées dans ma chair. L’un d’eux m’a tenu pendant qu’un autre tirait sur mes bras pour les rapprocher. J’étais trempé de sueur. Mes doigts étaient si enflés que je ne pouvais plus les écarter. Ils étaient noirs et violets, de la couleur d’une aubergine. Après ça, les policiers m’ont entraîné vers une rangée de cages en métal. J’étais abasourdi. J’ai vu que la sœur plus âgée qui m’hébergeait et son mari, un incroyant, y étaient enfermés. La sœur semblait très frêle, à bout de force, et son mari avait le regard vide et une expression résignée. Voir ces deux personnes qui avaient plus de soixante-dix ans traitées de cette manière m’a horrifié. Je n’ai pas pu retenir mes larmes. Ils m’ont ordonné de me déshabiller, en ne me laissant garder que mon caleçon, puis ils m’ont enfermé dans l’une des cages et m’ont ordonné de rester debout sans fermer les yeux ni m’appuyer contre le mur. Quatre policiers se sont relayés, deux par deux, pour me surveiller. Ils n’arrêtaient pas de frapper les barreaux avec des barres en métal. Le vacarme faisait battre mon cœur à toute allure. J’étais sur le point de craquer et je sentais que j’étais entouré de démons de l’enfer. J’ai pensé : « S’ils me gardent là plus de quelques jours, je deviendrai fou, même s’ils ne me frappent pas. Vais-je mourir ici ? Si je meurs, que deviendront ma femme et mes enfants ? » Plus j’y pensais, plus j’en souffrais. Je ne pouvais pas m’empêcher de pleurer. Comprenant que mon cœur s’était éloigné de Dieu, je me suis empressé de prier. « Ô Dieu, s’il Te plaît, donne-moi de la foi et de la force. Je suis prêt à tenir bon pour Toi dans cette épreuve. » Je me suis souvenu d’un hymne des paroles de Dieu : « Ne te décourage pas, ne sois pas faible, et Je rendrai les choses claires pour toi. La route vers le royaume n’est pas si lisse ; rien n’est si simple ! Tu veux que les bénédictions viennent à toi facilement, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, tout le monde aura des épreuves amères à affronter. Sans de telles épreuves, le cœur aimant que vous avez pour Moi ne deviendra pas plus fort et vous n’aurez pas un amour vrai pour Moi. Même si ces épreuves sont constituées simplement de circonstances mineures, tout le monde doit passer à travers ; c’est juste que la difficulté des épreuves variera d’une personne à une autre. […] Ceux qui partagent Mon amertume partageront certainement Ma douceur. C’est Ma promesse et Ma bénédiction pour vous » (« La douleur des épreuves est une bénédiction de Dieu », dans Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). Les paroles de Dieu ont soutenu ma foi et j’ai compris que Dieu permettait ma souffrance, qu’elle contenait Sa bonne intention. Ma foi et mon amour ne pouvaient être perfectionnés que par ces difficultés et cette souffrance. C’était une bénédiction de Dieu. Dieu m’élevait en m’offrant cette occasion de témoigner pour Lui en face de Satan. Cette pensée m’a délivré de ma peur et m’a rendu déterminé à souffrir et à satisfaire Dieu.

Le lendemain après-midi, les policiers m’ont emmené dans une salle d’interrogatoire. Sept ou huit d’entre eux me sont tombés dessus dès que j’y suis entré. Ils ont menotté chacune de mes mains à une barre en métal pour me suspendre. L’un d’eux m’a demandé d’un ton menaçant : « Qui est ton dirigeant ? Où vit-il ? Qui as-tu évangélisé ? Parle ! On te laissera tranquille dès que tu nous auras parlé de ton Église. Sinon, tes souffrances ne s’arrêteront jamais. On peut vous battre à mort, vous autres croyants. Ce n’est même pas un crime. » L’un des policiers a écarté mes paupières pour me cracher dans l’œil avant d’éclater de rire. C’était un rire sinistre, qui semblait venir tout droit de l’enfer. Comme je ne parlais toujours pas, un policier maigre a pris un bâton en plastique d’un mètre de long, épais comme un rouleau à pâtisserie, et s’en est servi pour me frapper l’estomac. Le coup était si fort que je me suis balancé et le policier qui se trouvait derrière moi m’a donné un coup de pied. Mon corps se balançait d’avant en arrière en heurtant les barres en métal. Les menottes s’étaient encore enfoncées dans ma chair. C’était si douloureux que j’ai hurlé. Un policier a crié : « Vas-tu parler, oui ou non ? Crache le morceau ! » J’ai gardé le silence. Le policier maigre a levé le bâton en plastique pour me l’abattre sur la tête. J’en ai eu un vertige. Ma vue s’est troublée et je me suis évanoui. Quand je suis revenu à moi, j’étais couché par terre et quelqu’un n’arrêtait pas de me jeter de l’eau froide sur le visage. Quand ils ont vu que j’avais repris conscience, les policiers m’ont traîné jusqu’à la cage par les pieds et m’y ont enfermé. Je suis resté couché par terre, ravagé de douleur et incapable de bouger. Mes oreilles bourdonnaient et j’avais horriblement mal à la tête. Je me suis tâté le crâne et j’ai senti une énorme bosse. J’ai prié Dieu en silence : « Ô Dieu, c’est grâce à Ton grand pouvoir que j’ai survécu aujourd’hui. Je Te remercie ! »

Le troisième jour, les policiers m’ont torturé en se relayant pour m’épuiser. Ils me forçaient à rester debout dans la cage nuit et jour. Ils ne me laissaient pas dormir ni même fermer les yeux et ils ne me donnaient qu’un demi-bol de riz trempé dans de l’eau chaude par jour. J’étais épuisé après avoir été torturé si longtemps. Quand la fatigue devenait intolérable, je m’endormais debout. Alors les policiers frappaient sur les barreaux pour me réveiller en sursaut et me maintenir en état d’alerte. Ils me frappaient aussi avec un tige de bambou de trois mètres de long. Je ne pouvais me cacher nulle part dans cette cage. J’avais des bleus sur tout le corps. J’avais mal partout et mes pieds étaient enflés et engourdis. J’étais resté pieds nus sur du carrelage pendant tout ce temps. Mes talons étaient couverts de gerçures et me faisaient terriblement souffrir. À un moment, j’étais si fatigué que je n’ai pas pu m’empêcher de m’endormir. Alors les policiers sont entrés dans la cage avec un balai et m’ont frappé sauvagement, au moins une dizaine de fois. Comme je me suis protégé la tête par réflexe, mes mains se sont retrouvées enflées et couvertes de bleus. J’avais l’impression que ma tête allait exploser. Ils n’ont arrêté que quand ça les a fatigués. Alors ils m’ont ordonné de me lever. Je souffrais terriblement et j’avais peur de mourir sous la torture. Je ne voulais pas rester là une minute de plus. Avec un ongle, j’ai gravé une ligne dans le mur chaque jour. J’espérais sortir de cet enfer le plus vite possible. Je me demandais : « Combien de temps puis-je tenir si je ne leur dis rien et que je continue à m’affaiblir comme ça ? Que me feront-ils d’autre pour me torturer ? Si je leur fournis quelques informations, ils me laisseront peut-être partir et je n’aurai plus à subir tout ça. Mais, si je leur dis quelque chose, je deviendrai un Judas, je trahirai gravement Dieu et Il me maudira. » Je me sentais tellement mal que je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. À travers mes larmes, j’ai prié : « Ô Dieu, je ne le supporte plus, mais je ne peux pas dénoncer des frères et sœurs ni Te trahir. S’il Te plaît, donne-moi de la foi et de la force pour que je puisse témoigner dans cet environnement ! » Alors je me suis souvenu de ces paroles de Dieu : « Je n’accorderai plus de miséricorde à ceux qui M’ont été complètement infidèles en périodes de tribulation, car Ma miséricorde a ses limites. En outre, Je n’ai pas d’affection pour quiconque M’a déjà trahi et souhaite encore moins M’associer avec ceux qui trahissent les intérêts de leurs amis. Voilà Mon tempérament, quelle que soit la personne. Je dois vous dire ceci : quiconque brise Mon cœur n’aura pas droit à Ma clémence une seconde fois et quiconque M’a été fidèle restera toujours dans Mon cœur » (« Prépare suffisamment de bonnes actions pour ta destination », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai clairement senti que le tempérament de Dieu ne tolérait aucune offense et que je ne pouvais pas devenir un Judas et trahir Dieu, quoi qu’il m’arrive. Tout à coup, je me suis souvenu qu’il y avait un livre des paroles de Dieu et un carnet dans mon sac, quand j’avais été arrêté. Ils étaient entre les mains des policiers. Si je ne confessais pas, ils me tortureraient sans relâche et pouvaient même me tuer. Cette idée m’a rendu encore plus mal. J’étais rempli de sentiments contradictoires. Subitement, j’ai pensé que si je leur disais que je n’étais pas croyant, ils arrêteraient peut-être de m’interroger et de me torturer. Alors je n’aurais plus à souffrir autant. Je serais peut-être même relâché.

L’après-midi du quatrième jour, les policiers m’ont emmené dans une salle d’interrogatoire et m’ont dit : « Tu ferais bien de parler bientôt. Plus vite tu parleras, plus vite tu seras libre. » Ils m’ont aussi dit que le jeune frère qui avait été arrêté avec moi avait déjà tout confessé et qu’ils l’avaient relâché. Alors ils ont apporté un livre des paroles de Dieu, une Bible et mon carnet et ils m’ont demandé s’ils m’appartenaient. Je n’ai pas répondu. L’un d’eux m’a donné plusieurs coups de pied dans la cuisse et m’a pincé le torse très fort en continuant à m’interroger d’un ton haineux. J’ai dit : « Je vous l’ai déjà dit. Je venais de trouver les choses qui étaient dans ce sac. Je ne suis pas un croyant. » Ils ne m’ont pas cru. Ils m’ont giflé brutalement, puis m’ont donné des coups de pied et de poing. Ils m’ont ramené dans la cage et m’ont forcé à rester debout. J’étais fou de rage, exaspéré. Je n’avais pas imaginé qu’ils me garderaient prisonnier si je leur disais que je n’étais pas croyant. Après être resté debout toute la journée et toute la nuit, je me sentais si épuisé que je ne savais pas combien de temps je tiendrais encore. Je souffrais terriblement. Je priais Dieu sans relâche dans mon cœur. J’éprouvais le besoin d’être avec Lui à chaque instant. Alors que j’atteignais un point critique, les policiers ont sorti un exemplaire de « Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux » et un carnet. Ils ont ouvert le livre à la page du « Chant des vainqueurs » et m’ont demandé d’en copier un passage cinq fois. Je savais qu’ils voulaient se servir de mon écriture comme preuve pour m’inculper, alors je l’ai altérée quand j’ai copié le passage. Le passage des paroles de Dieu que j’ai copié était : « Avez-vous déjà accepté les bénédictions qui vous ont été données ? Avez-vous déjà cherché à obtenir les promesses qui vous ont été faites ? Sous la direction de Ma lumière, vous briserez sûrement l’emprise des forces des ténèbres. Au milieu de l’obscurité, vous ne perdrez sûrement pas la lumière qui vous guide. Vous serez sûrement maîtres de toute la création. Vous serez sûrement des vainqueurs devant Satan. À la chute du royaume du grand dragon rouge, vous resterez sûrement debout au milieu des foules innombrables pour rendre témoignage à Ma victoire. Vous tiendrez sûrement ferme et serez inébranlables au pays de Sinim. Par les souffrances que vous supportez, vous hériterez de Mes bénédictions et rayonnerez sûrement Ma gloire dans l’univers entier » (« Cantique des vainqueurs », dans Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). En le copiant, j’ai chanté l’hymne en silence dans mon cœur. Plus je l’ai chanté, plus j’ai été ému. Au moment où j’étais le plus faible, Dieu S’est arrangé pour que la police me mettre Ses propres paroles entre les mains. Je Lui en ai été profondément reconnaissant. Cette partie m’a spécialement touché : « À la chute du royaume du grand dragon rouge, vous resterez sûrement debout au milieu des foules innombrables pour rendre témoignage à Ma victoire. » Elle a renforcé ma foi et toutes mes souffrances ont disparu. Elle m’a aussi donné la force de témoigner pour Dieu à travers la persécution brutale du grand dragon rouge. J’avais les joues inondées de larmes et j’ai fait cette prière dans mon cœur : « Ô Dieu, quand j’étais tout à fait désespéré, en me nourrissant et soutenant par Tes paroles, Tu m’as donné de la foi et de la force. Je Te remercie du fond du cœur ! Maintenant, je sais que ma souffrance a un sens. Je ne veux pas trahir Tes intentions sincères à mon égard. Je veux T’offrir un témoignage retentissant devant Satan. »

Le 9 septembre, deux policiers sont entrés dans la cage et ont posé une bouteille pleine d’un liquide incolore devant moi. Ils m’ont dit en souriant : « Comment te sens-tu ? Tu dois avoir soif, non ? Vas-y, bois ! » En voyant leurs sourires mielleux, j’ai compris que c’était une autre ruse. J’ai eu peur que cette boisson me fasse perdre ma lucidité et dénoncer des frères et sœurs malgré moi. J’ai secoué la tête. Face à mon refus, ils ont vraiment montré les crocs. Le policier maigre m’a tordu le bras derrière le dos et m’a serré le cou de son autre main pour me pousser dans la salle d’interrogatoire. Cinq ou six autres policiers sont arrivés. Ils m’ont forcé à m’allonger par terre sur le dos. Je me suis empressé d’appeler Dieu : « Ô Dieu, ces policiers maléfiques veulent me forcer à boire le contenu de cette bouteille et j’ai peur que ça me fasse livrer des informations sur l’Église. Ô Dieu, protège-moi, s’il Te plaît. Je préfère mourir que de dénoncer mes frères et sœurs ou de Te trahir. » Je me suis senti plus fort après ma prière. Quatre policiers avaient posé un pied sur mes mains et mes jambes et un policier joufflu me tenait la tête à deux mains. Un autre policier m’a versé le contenu de la bouteille dans la bouche. Comme je refusais de boire, ils se sont servis d’une barre en métal pour m’écarter les mâchoires et maintenir ma bouche ouverte. J’ai lutté de toutes mes forces et j’ai fini par réussir à tout recracher. Voyant ça, le policier joufflu m’a giflé plusieurs fois. Les autres m’ont marché sur les mains, puis ils ont écrasé mes bras avec leurs pieds pour que mon sang s’accumule dans mes mains. Mes mains ont enflé. Elles se sont engourdies et j’avais si mal que j’arrivais à peine à respirer. J’ai serré les dents, tenu bon et appelé Dieu Tout-Puissant dans mon cœur pour qu’Il me protège. La douleur s’est rapidement calmée. Les policiers ont continué à me marcher dessus et à m’écraser, mais je souffrais beaucoup moins. Je me sentais en paix. J’étais incroyablement reconnaissant envers Dieu. J’ai pensé à des paroles de Dieu : « Quand les gens sont tristes, Je viens les réconforter, et quand ils sont faibles, Je viens les assister. […] Quand ils pleurent, J’essuie leurs larmes » (« Chapitre 27 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). Dieu m’a délivré de ma douleur et apporté la paix.

Ils m’ont ramené dans la cage et je suis resté allongé sur le dos. Au bout d’un moment, mon estomac m’a brûlé et j’ai commencé à me sentir étourdi et désorienté. Mais j’étais parfaitement clair dans mon cœur. J’ai supposé que c’était l’effet de la drogue qu’ils m’avaient administrée. Je me suis rendu compte que quelqu’un approchait et j’ai ouvert les yeux avec difficulté. J’ai vu un policier joufflu se servir de menottes pour me secouer la tête. Il a dit : « Je suis le chef de la police et nous, qui sommes au Parti communiste, nous soucions des gens. Il faut que je te dise que ta fille a eu un accident de voiture et qu’elle est à l’hôpital, dans un état grave. En tant que père, peux-tu ne pas aller la voir ? Parle-nous de ton Église et on t’emmènera à l’hôpital. Si tu passes ton temps à prêcher l’Évangile en négligeant ta famille, qui s’occupera de ta femme et de ta fille ? Dis-nous ce qu’on veut savoir et tu pourras rejoindre ta famille. » J’ai prié Dieu en silence : « Ô Dieu, les policiers font maintenant semblant d’être gentils pour me perturber. Ils essaient de jouer sur mes sentiments pour ma fille pour m’inciter à Te trahir. Ô Dieu, s’il Te plaît, guide-moi pour que je triomphe de cette tentation de Satan. » Comme je ne disais rien, le chef de la police a poursuivi : « Ta fille est aux urgences et elle a besoin de toi tout de suite. Parle-nous ! Donne-nous juste les noms de quelques autres croyants et on te laissera voir ta fille… » Il a continué comme ça pendant une demi-heure et j’ai commencé à hésiter. Si je refusais de parler, me tortureraient-ils jusqu’à ce que je meure ? Pouvais-je dénoncer quelqu’un qui n’était pas très important ? Ils me laisseraient peut-être partir… Subitement, ces paroles de Dieu me sont venues à l’esprit : « Je vous le dis, même si vos chairs sont périmées, vos serments ne peuvent pas être périmés. À la fin, Je vous condamnerai en Me basant sur vos serments » (« Vous êtes tous tellement ignobles de caractère ! », dans La Parole apparaît dans la chair). Je me suis souvenu que j’avais juré à Dieu de ne jamais Le trahir. Ma détermination commençait à faiblir à cause d’un peu de souffrance charnelle. N’était-ce pas tromper Dieu ? Ce que Dieu voulait, à cet instant, c’était que je témoigne pour Lui devant Satan. Satan attendait aussi de voir ce que je ferais. Je ne pouvais pas laisser tomber Dieu. Je L’ai prié : « Ô Dieu, je ne serai pas un Judas, même si je dois mourir ! » Quand j’ai été prêt à donner ma vie pour témoigner pour Dieu, Satan a été humilié et vaincu une nouvelle fois. Le chef de la police a continué pendant une éternité, mais je n’ai rien dit et il a fini par s’esquiver.

Puisque la carotte et le bâton avaient échoué tous les deux, les policiers ont changé de tactique pour m’humilier et me tourmenter. Un jour, trois policiers se sont plantés devant ma cage. L’un d’eux a dit sur un ton très bizarre : « Sais-tu ce qui est le plus douloureux dans la vie ? Je vais te le dire : c’est de perdre le dernier petit bout de liberté personnelle. » À partir de là, ils m’ont interdit d’aller aux toilettes. J’avais besoin d’aller aux toilettes de toute urgence, mais ils ne me le permettaient pas. Quand je ne l’ai plus supporté, j’ai dû uriner dans mes vêtements. En voyant ça, deux policiers sont entrés dans la cage avec un balai et m’ont frappé sur la tête en criant : « Si tu te pisses encore dessus, on te fera boire ton urine ! » Je me suis dit : « Je vais vraiment perdre la tête, si ça continue. Si je faisais semblant d’être devenu fou, peut-être qu’ils arrêteraient de m’interroger et me tortureraient moins. » J’ai commencé à faire semblant d’être devenu fou. Je fixais parfois un endroit au hasard, parfois les policiers. Quand ils criaient mon nom, je faisais semblant de ne pas entendre. Au lieu de demander à aller aux toilettes quand j’en avais envie, je me pissais dessus. Ils ont commencé à épier mes moindres gestes et expressions pour essayer de savoir si je simulais. Ils m’ont retiré mon caleçon et m’ont emmené dans le couloir, complètement nu. Quand des policières sont passées à côté de moi, ils se sont mis sur le côté et se sont moqués de moi. J’étais vraiment humilié et furieux. Je haïssais ces bêtes habillées en homme ! Après environ vingt minutes, ils m’ont ramené dans la cage. Je souffrais terriblement et j’avais l’impression d’avoir perdu toute dignité. Je mourais d’envie de les attaquer. Au pire, ils me tueraient, et je ne subirais plus d’humiliation si j’étais mort. Alors j’ai pensé au moment où le Seigneur Jésus a été crucifié et à ce que Dieu a dit : « Sur la route de Jérusalem, Jésus était en agonie, comme si un couteau était tourné dans Son cœur, mais Il n’avait pas la moindre intention de revenir sur Sa parole ; une puissante force Le poussait toujours de l’avant, où Il serait crucifié. Finalement, Il a été cloué sur la croix et est devenu la ressemblance de la chair pécheresse, achevant l’œuvre de la rédemption de l’humanité. Il S’est libéré des chaînes de la mort et de l’Hadès. Devant Lui, la mortalité, l’enfer et l’Hadès ont perdu leur puissance et ont été vaincus par Lui. […] Tout au long de Sa vie, Il a enduré des souffrances incommensurables pour Dieu et Il a été tenté par Satan un nombre incalculable de fois, mais Il ne S’est jamais découragé » (« Comment servir en harmonie avec la volonté de Dieu », dans La Parole apparaît dans la chair). L’amour de Dieu m’a profondément ému. J’ai pensé au Seigneur Jésus, qui avait été ridiculisé et humilié par les soldats romains. Ils L’ont fouetté et Lui ont mis une couronne d’épines. Ils Lui ont même fait faire l’ascension du Golgotha avec la croix sur Son dos et ils ont fini par L’y clouer. Afin de racheter l’humanité de ses péchés, Il a subi une incroyable humiliation sans Se plaindre et Il était prêt à Se placer entre les mains de Satan. Dieu Tout-Puissant est apparu et œuvre dans les derniers jours. Il a été traqué par le gouvernement, condamné et blasphémé par le monde religieux et rejeté par cette ère. Malgré toute cette humiliation, Il continue à exprimer des vérités pour sauver l’humanité. L’amour de Dieu pour nous est si grand ! Penser à l’amour de Dieu m’a fait prendre conscience de mon égoïsme et de mon ignominie. J’étais un être humain corrompu, qui suivait Dieu à la recherche du salut, mais il suffisait qu’on m’embarrasse un peu pour que je veuille mourir. Ce n’était pas un témoignage ! J’ai pensé au Seigneur Jésus disant : « Vous boirez la coupe que je dois boire » (Marc 10:39). J’ai compris qu’en cette période sombre et maléfique, on ne pouvait pas suivre Dieu sans être humilié, mais c’était aussi partager les épreuves et le royaume de Christ. En m’humiliant et me tourmentant, les policiers montraient juste à quel point ils étaient maléfiques et bestiaux. En réalité, ils s’humiliaient eux-mêmes. Le lendemain, ils ont fait venir un médecin pour qu’il vérifie si j’étais vraiment devenu fou. Il est entré dans la cage, s’est accroupi sur une planche, et il a braqué le faisceau d’une petite lampe de poche dans mes yeux pendant environ cinq secondes, puis il l’a bougé rapidement pour voir si mes pupilles réagissaient. Il a fait ça deux ou trois fois. Ensuite, il a soulevé l’un de mes bras et a fait glisser une paire de ciseaux sous mon aisselle. Normalement, je n’aurais pas pu m’empêcher de rire en étant chatouillé comme ça mais, à ma grande surprise, je n’ai rien senti à ce moment-là. Le médecin a regardé les policiers, il a secoué la tête, puis il est parti. Après ça, ils ont arrêté de m’interroger, mais ils ont continué à me torturer et ne m’ont laissé dormir que deux ou trois heures par jour.

Deux semaines se sont écoulées. Un jour, les policiers m’ont emmené dans un bureau et m’ont demandé de signer un verdict qui me condamnait à un an de rééducation par les travaux forcés pour évangélisation illégale et perturbation de l’ordre social. Comme je refusais de signer, deux policiers ont saisi ma main et m’ont forcé à mettre l’empreinte de mon pouce sur le document. J’ai prié : « Ô Dieu, j’ai vraiment vu à quel point le Parti communiste était maléfique et sauvage. Je méprise ces démons et je jure sur ma vie que le Parti sera mon ennemi mortel pour toujours. Ô Dieu, quelle que soit la dureté de la vie en prison, je suis prêt à témoigner et à humilier Satan. » Le lendemain, j’ai été abasourdi quand les policiers m’ont annoncé qu’ils me renvoyaient chez moi. Cette nouvelle m’a profondément ému. Plus tard, j’ai appris que les camps de travail n’acceptaient pas les malades mentaux et que les policiers avaient été obligés de me relâcher.

Après cette expérience, j’ai pensé que subir toutes ces tortures sans dénoncer aucun frère ou aucune sœur signifiait que j’avais une certaine stature. Je l’ai cru jusqu’à ce que je lise ce passage des paroles de Dieu : « L’homme ne Me connaît tout simplement pas dans Ma chair ; plus encore, il n’a pas pu se comprendre lui-même, lui qui habite dans un corps charnel. Pendant tant d’années, les êtres humains M’ont trompé, Me traitant comme un étranger. Si souvent, ils M’ont fermé “la porte de leur maison” au nez ; si souvent, debout devant Moi, ils ne M’ont prêté aucune attention ; si souvent, ils M’ont renié devant les hommes ; si souvent, ils M’ont renié devant le diable ; et si souvent, ils M’ont attaqué avec leurs chicanes. Pourtant, Je ne tiens pas compte des faiblesses de l’homme ni n’applique pas la loi du talion sur la base de sa désobéissance. Tout ce que J’ai fait, c’est trouver les remèdes à ses maux afin de le guérir de ses maladies incurables, lui permettant ainsi de recouvrer la santé, pour qu’il puisse en arriver à Me connaître » (« Chapitre 12 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). Surtout, les mots « si souvent, ils M’ont renié devant le diable » m’ont frappé et fait me sentir terriblement coupable. J’ai senti que c’était tout à fait moi. J’étais quelqu’un qui avait renié Dieu devant le diable. Quand j’avais été arrêté et brutalement torturé, j’avais prétendu que je n’étais pas croyant pour essayer d’échapper à un peu de souffrance physique. Alors que j’avais la foi depuis des années, je n’avais pas reconnu le Dieu auquel je croyais. C’était pathétique. Quel genre de foi était-ce ? Comment pouvais-je me considérer chrétien ? J’ai senti que j’étais un vrai bon à rien, égoïste et méprisable. J’ai pensé aux épreuves que Job avait traversées. Il avait perdu tout ce qu’il possédait et ses enfants, et son corps était couvert d’ulcères. Même sa femme l’a trahi et lui a demandé de renoncer à sa foi, mais il a continué à défendre le nom de l’Éternel Dieu en disant : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » (Job 1:21). À travers les âges, quand des saints ont été persécutés, ils ont témoigné au nom de Dieu, même quand ils étaient martyrisés. Mais j’avais prétendu ne pas être croyant quand on m’avait persécuté. En particulier, je n’avais pas reconnu le nom de Dieu Tout-Puissant. J’avais été faible et inutile. Je m’étais agrippé avidement à la vie. Le Seigneur Jésus a dit : « C’est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 10:32-33). Plus j’y pensais, plus je le regrettais et me sentais coupable. J’avais l’impression que je ne méritais pas de vivre devant Dieu. J’ai dit une prière : « Ô Dieu, quand les policiers m’ont torturé, je n’ai jamais reconnu que j’étais un croyant devant le diable. J’ai vu que je tenais trop à ma vie et j’ai laissé Satan rire. Je suis très faible et lâche. Je ne suis pas digne de Te suivre ni de manger et boire Tes paroles. » Ҫa a été une période très difficile pour moi. Je sentais que je n’avais pas porté un bon témoignage, que c’était une souillure et que je ne méritais pas de vivre devant Dieu.

Plus tard, j’ai lu des articles de témoignages de frères et sœurs qui avaient été arrêtés et qui n’avaient jamais renié ni trahi Dieu, même sous la torture. C’est celui d’une sœur d’une trentaine d’années qui m’a le plus profondément marqué. Elle a été torturée pendant neuf jours et neuf nuits sans jamais pouvoir fermer les yeux. Ils l’ont frappée dans la bouche avec des menottes, lui saccageant la bouche, mais elle n’a jamais dit un mot. Elle a été torturée plus brutalement que moi, mais elle n’a jamais renié le nom de Dieu. J’ai eu honte en me comparant à elle. J’ai vu que ma stature était très petite, que j’étais vraiment faible. Je me suis demandé pourquoi j’avais renié le Dieu auquel je croyais quand on m’avait torturé. N’était-ce pas parce que j’avais peur d’être torturé à mort ? Plus tard, j’ai lu ceci dans les paroles de Dieu : « Lorsque les hommes sont prêts à sacrifier leur vie, tout devient insignifiant, et personne ne peut l’emporter sur eux. Qu’est-ce qui pourrait être plus important que la vie ? Ainsi, Satan devient incapable de faire plus chez les hommes, il ne peut rien faire avec l’homme. Même si, dans la définition de la “chair”, on dit que la chair est corrompue par Satan, si les gens se livrent réellement et ne sont pas conduits par Satan, alors personne ne peut l’emporter sur eux » (« Chapitre 36 » d’Interprétations des mystères des paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai compris que Satan s’était emparé de ma peur de la mort pour m’attaquer et pour m’inciter à renier Dieu et à échouer dans mon témoignage. La vérité, c’est que la vie et la mort sont entre les mains de Dieu. Le fait que je sois battu à mort ou non dépendait de la règle de Dieu et je devais accepter Son plan. Même si je perds la vie, je témoignerai pour Dieu et Il le commémorera. Ҫa vaut la peine de mourir pour ça. J’ai prié Dieu : « Ô Dieu, si on m’arrête une nouvelle fois, quelle que soit la torture que je subis, je suis prêt à témoigner et à Te satisfaire. »

Puis, en décembre 2012, j’ai encore été arrêté, avec cinq frères et sœurs, alors qu’on partageait l’Évangile. Dans la voiture de police, j’ai prié Dieu sans arrêt : « Ô Dieu, je crois que Ta bonne intention est derrière cette nouvelle arrestation. Je suis prêt à témoigner pour Toi devant Satan. » Quand on est arrivés au poste, les policiers nous ont demandé à qui appartenaient les livres. Je me suis souvenu que, dix ans plus tôt, je n’avais pas admis que j’étais un croyant ni fourni un véritable témoignage. Je savais que je devais dire tout de suite que j’étais chrétien, cette fois, au lieu de renier Dieu pour m’agripper à mon existence honteuse. Les policiers nous ont emmenés dans le hall pour nous enregistrer un par un. Ils ont vérifié nos identités et nos adresses, puis ils ont pris nos empreintes et celles de nos pieds. Je leur ai donné mon vrai nom, mais ils n’ont pas trouvé de dossier sur moi dans leur système. Ils ont dû déterrer de plus vieux dossiers pour trouver des informations sur moi. Je me suis aperçu que mon enregistrement de résidence avait été supprimé et qu’ils n’avaient aucune trace de mon arrestation précédente. J’ai remercié Dieu en silence. À ce moment-là, il y avait un policier dans le hall qui blasphémait Dieu sans arrêt, jurait et disait : « Où est l’être divin ? Où est donc ce Dieu ? Si vous voulez croire en quelque chose, croyez en moi ! » Je lui ai lancé avec colère : « Vous blasphémez Dieu. C’est un péché qui ne sera pardonné ni dans ce monde ni dans le suivant ! » Il a levé le poing pour me frapper. J’étais très nerveux et j’ai prié. Alors, trois ou quatre autres policiers l’ont retenu et emmené dehors. J’ai rassemblé mon courage et dit : « Autrefois, tout le monde reconnaissait et même vénérait le Ciel. On disait : “Les hommes agissent, les cieux observent” et “L’homme propose, Dieu dispose”. Dieu a créé les cieux, la terre et toutes choses. Dieu règne sur les quatre saisons, Il commande le vent, la pluie, la neige et tout le reste. Tout ce qui croît le fait grâce à Dieu et notre survie dépend du fait qu’Il nous nourrisse et prenne soin de nous. Personne ne peut se séparer de la règle du Ciel. C’est un fait ! » Les policiers m’ont écouté, puis sont partis sans dire un mot.

Le lendemain après-midi, ils m’ont emmené dans une salle d’interrogatoire isolée. Ils m’ont forcé à m’asseoir sur une chaise du tigre, menotté les mains séparément et attaché les jambes. Deux projecteurs très lumineux éclairaient mon visage de chaque côté. La pièce avait une atmosphère sinistre. Deux policiers me fixaient et j’ai commencé à être très nerveux. J’ai prié Dieu pour Lui demander de me donner de la foi. L’un des policiers m’a dit en me regardant droit dans les yeux : « Les gens comme toi répandent l’Évangile partout en disant qu’un grand désastre approche. Ne perturbez-vous pas l’ordre social ? » J’ai répondu : « L’Apocalypse, dans la Bible, prédit qu’un grand désastre se produira dans les derniers jours. C’est un fait incontestable. Nous prêchons l’Évangile et témoignons pour Dieu afin que les gens acceptent la vérité et puissent être sauvés. Nous voulons sauver les gens. En quoi est-ce un crime ? Le grand désastre se produira très bientôt. Si vous refusez d’ouvrir les yeux et continuez à arrêter et à persécuter des chrétiens, vous faites obstacle à l’œuvre du salut de Dieu. C’est travailler contre Dieu et offenser Son tempérament. Dieu vous punira. » Voyant leurs airs crispés, je leur ai récité un passage des paroles de Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « Celui qui défie l’œuvre de Dieu sera envoyé en enfer ; tout pays qui défie l’œuvre de Dieu sera détruit ; toute nation qui s’élève pour s’opposer à l’œuvre de Dieu sera exterminée de cette terre et cessera d’exister. J’exhorte les peuples de toutes les nations, de tous les pays et même de tous les secteurs à écouter la voix de Dieu, à voir Son œuvre et à prêter attention au destin de l’humanité, afin de faire de Dieu le plus saint, le plus honorable, le plus élevé et le seul objet d’adoration parmi l’humanité et pour permettre à l’humanité tout entière de vivre sous Sa bénédiction » (« Dieu préside au destin de toute l’humanité », dans La Parole apparaît dans la chair). En entendant les paroles de Dieu, l’un d’eux a regardé dans le vide, parfaitement immobile. L’autre a baissé la tête et dit : « Nous avons fait beaucoup de choses horribles. Ton Dieu Tout-Puissant ne voudrait pas de nous. » Cette réaction m’a permis de mesurer la force des paroles de Dieu et m’a donné encore plus de foi. J’ai dit : « Vous pourriez arrêter de faire le mal, d’arrêter et de persécuter des chrétiens et de faire obstacle à l’œuvre de Dieu pour sauver l’humanité. Dieu est juste. Il nous traite et nous récompense en fonction de nos actions. » Après ça, les policiers m’ont laissé lire leurs notes, m’ont détaché et m’ont laissé partir. Ils m’ont relâché juste comme ça. C’était tellement inattendu que j’avais du mal à y croire. Comme je me demandais quels ruses ils avaient encore dans leurs manches, quand je suis parti, j’ai fait des détours en vélo pour m’assurer que personne ne me suivait chez moi.

Avoir été arrêté et persécuté par le Parti communiste ne m’a pas laissé le moindre doute sur son essence perverse et maléfique. Je sais que tous ses membres sont des démons qui résistent à Dieu. C’est la force la plus maléfique et la plus ténébreuse de Satan sur cette terre. Je le rejette et je le maudis de tout mon cœur. Ҫa m’a aussi permis de reconnaître la toute-puissance, la souveraineté et les actes merveilleux de Dieu. Si j’ai survécu à cette attaque du Parti communiste, c’est entièrement grâce au soin et à la protection de Dieu. Quand j’étais désespéré, les paroles de Dieu m’ont éclairé, guidé et donné le courage de tenir bon. Quand j’ai témoigné pour Dieu, Satan a été humilié et vaincu. Ҫa m’a montré le pouvoir et l’autorité des paroles de Dieu et ça m’a donné davantage foi en Dieu. J’ai vu que la sagesse de Dieu se sert toujours des ruses de Satan et que le grand dragon rouge n’est qu’un pion entre les mains de Dieu, un outil qui permet à Dieu de perfectionner Ses élus. Cette expérience et cette compréhension ont été la bénédiction et la grâce de Dieu. Je remercie Dieu Tout-Puissant !

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