Quand maman est en prison

28 janvier 2022

Par Zhou Jie, Chine

J’avais quinze ans quand on s’est enfuies de la maison, ma mère et moi. Je me souviens qu’on est parties tard, un soir, en 2002. Tout à coup, ma mère m’a chuchoté que la police venait l’arrêter, qu’on n’était pas en sécurité et qu’on devait partir immédiatement. On s’est dépêchées de ramasser quelques affaires et on a quitté la maison en catastrophe. On n’y est jamais retournées depuis. C’est pour ça qu’elle ne m’a pas emmenée avec elle. Elle m’a confiée à des membres de la famille pendant qu’elle se cachait dans une autre ville. Ma mère les avait beaucoup aidés quand était commerçante, mais ils étaient inquiets, maintenant qu’on avait des ennuis, et ils ne voulaient pas s’impliquer. Ils ne voulaient pas m’accueillir. Ils sont allés jusqu’à lancer des piques à ma mère en lui disant que sa foi en Dieu lui avait fait perdre sa maison et qu’elle ne pouvait même pas s’occuper de sa fille. Ils voulaient que ma mère m’emmène avec elle. J’étais furieuse qu’ils comprennent si mal ma mère. Le problème venait clairement de la police, ce n’était pas de la faute de ma mère. J’avais envie de m’en aller sur-le-champ. Je ne voulais pas rester une minute de plus. J’espérais que ma mère pourrait vite revenir me chercher. Après le départ de ma mère, ça a été très dur pour moi, au début. J’avais l’impression de ne pouvoir compter sur personne et je souffrais beaucoup. Ma mère m’élevait seule parce que mes parents avaient divorcé quand j’avais trois ans. Ma mère et moi étions très soudées. On ne se séparait jamais. À chaque fois que je pensais que ma mère ne pouvait plus s’occuper de moi, je me mettais à pleurer. Quand je me sentais triste et impuissante, je priais Dieu. Je disais : « Cher Dieu, ma mère ne peut plus s’occuper de moi. Donne-moi de la force, s’il Te plaît. » Après une prière, je suis tombée sur un passage des paroles de Dieu qui disait : « Ne crains pas, le Dieu Tout-Puissant des armées sera sûrement avec toi ; Il vous soutient et Il est votre bouclier » (« Chapitre 26 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). « Progresse courageusement ; Je suis ton roc de force, alors compte sur Moi ! » (« Chapitre 10 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont rendu les choses plus claires. Ma mère n’était plus à mes côtés, mais Dieu se tenait auprès de moi et je pouvais m’en remettre à Lui. Comme je ne pouvais plus compter sur ma mère et que je ne pouvais pas me laisser abattre par cette épreuve, je devais apprendre à être forte. Même si la situation devenait très difficile, je devais m’en remettre à Dieu et persévérer. Plus tard, je suis allée vivre dans la famille de Sœur Zhang. Les trois membres de sa famille sont tous croyants. Nous n’avions aucune relation familiale, mais ils m’ont très bien traitée. Il arrivait souvent que la fille de Sœur Zhang me lise les paroles de Dieu et échange sur la vérité. Même si ma mère n’était pas auprès de moi, je ne me sentais pas seule. J’aimais beaucoup la compagnie de mes frères et sœurs.

C’était en 2003. Ma mère répandait l’Évangile dans une autre ville. Un jour, elle m’a envoyé une lettre pour me dire qu’elle voulait me voir et elle m’a donné rendez-vous à une heure et un endroit précis. J’étais si heureuse, quand j’ai reçu sa lettre, que j’ai à peine fermé l’œil cette nuit-là. Le jour du rendez-vous, je suis arrivée à l’heure. Une heure plus tard, elle n’était toujours pas là. J’ai appelé son bipeur plusieurs fois, mais elle n’a pas répondu. Finalement, je l’ai attendue de midi à 20 heures et elle n’est jamais venue. J’étais très déçue et je pressentais que quelque chose n’allait pas. Le lendemain, mon dirigeant m’a informée que huit frères et sœurs avaient été arrêtés la veille, alors qu’ils répandaient l’Évangile, et que ma mère était parmi eux. Il m’a ordonné de détruire immédiatement le bipeur dont je me servais pour contacter ma mère. Cette nouvelle m’a beaucoup inquiétée. J’ai prié Dieu encore et encore pour Lui demander de la protéger et de l’aider à témoigner. À cette époque, je ne pouvais pas m’empêcher de pleurer dès que je pensais à ma mère. Je me demandais souvent si elle était battue ou torturée. Elle devait beaucoup souffrir en prison. Quand serait-elle relâchée ? Je m’inquiétais tellement que je me suis évanouie, un jour. Quand je suis revenue à moi, j’ai titubé jusqu’à ma chambre en m’appuyant contre le mur, puis je me suis allongée et j’ai pleuré en pensant à ma solitude et à mon impuissance. Au moment où j’étais le plus malheureuse, c’est Dieu qui m’a guidée. Je me suis souvenue d’un hymne : « Pendant mon épurement, Ton cœur a mal pour moi. Tes paroles apportent ce qui me manque ; quand je suis triste, elles me réconfortent. […] » (« L’amour de Dieu a fait fondre mon cœur », dans Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). J’ai clairement vu que c’était l’orientation de Dieu. J’ai tout de suite compris que je n’étais pas seule, que Dieu était avec moi. Ma mère ne pouvait pas être auprès de moi à cause de la persécution du grand dragon rouge. Elle ne pouvait pas s’occuper de moi et me réconforter, mais Dieu était à mes côtés. Dans mes heures les plus sombres, Dieu était là pour me réconforter. Je sentais qu’Il était tout près et j’ai compris qu’Il était le seul sur lequel je pouvais vraiment m’appuyer. J’ai pensé : « Si Dieu peut me guider comme ça, Il peut sûrement aussi aider ma mère à traverser ses difficultés. » Quand je l’ai compris, j’ai retrouvé un peu le moral et la situation de ma mère m’a un peu moins inquiétée. Plus tard, j’ai pu voir ma mère. Elle purgeait une peine de quatre mois et ne pouvait quitter la prison que grâce à une relation. Quand on s’est vues, elle s’inquiétait beaucoup pour moi et m’a donné de nombreux conseils. On a échangé, on s’est encouragées mutuellement et on s’est juré de toujours suivre Dieu et accomplir nos devoirs, quoi qu’il nous arrive.

Je me souviens que c’était en septembre. Ma mère répandait encore l’Évangile dans une autre ville. J’avais entendu dire qu’une sœur qui avait un devoir important avait été arrêtée et que beaucoup de gens qui étaient en contact avec elle devaient se déplacer parce qu’ils étaient en danger. Je me suis demandé qui cette sœur pouvait être. Alors mon dirigeant est venu me dire que je devais détruire la carte SIM dont je me servais pour contacter ma mère. J’ai compris tout de suite que c’était elle qu’on avait arrêtée. Je savais qu’on l’avait arrêtée parce qu’elle imprimait des livres des paroles de Dieu, cette fois, et qu’elle risquait d’être sauvagement battue et torturée. Pendant les jours suivants, j’ai été très inquiète et j’ai perdu le sommeil. Peu après, j’ai appris que plus de vingt frères et sœurs avaient déjà été arrêtés et qu’ils avaient tous été torturés. Quand j’ai entendu ça, je me suis encore plus inquiétée. Ma mère était-elle torturée à l’instant même ? Était-elle morte ou vivante ? Ma mère était en grand danger, mais je ne pouvais que m’inquiéter et paniquer. Je ne pouvais rien faire pour elle. C’était horrible. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que ma mère n’aurait peut-être pas été arrêtée et torturée si elle ne s’était pas chargée d’un devoir aussi dangereux. C’est si dur et si dangereux de croire en Dieu en Chine ! J’étais très faible à cette époque. J’étais distraite, perdue, et je n’avais envie de rien faire. Je n’avais aucune énergie et je n’étais pas motivée dans mon devoir. Chaque jour, je ne faisais que prier Dieu pour Lui demander de protéger ma mère.

Un jour, j’ai lu un passage des paroles de Dieu qui disait : « Quand Job a perdu son bétail qui couvrait les montagnes et une quantité de richesses incalculables, et quand son corps s’est couvert d’un ulcère malin, ce fut grâce à sa foi. Quand il pouvait entendre Ma voix et voir Ma gloire, Moi, l’Éternel, c’était grâce à sa foi. Que Pierre puisse suivre Jésus-Christ, c’était dû à sa foi. Qu’il puisse être cloué sur la croix pour Moi et donner un témoignage glorieux, c’était aussi dû à sa foi. […] Les gens ont tellement reçu grâce à leur foi, mais ce n’est pas toujours une bénédiction. Ils ne reçoivent peut-être pas le genre de bonheur et de joie que David a ressentis, ou ne sont pas approvisionnés en eau par l’Éternel comme ce qui est arrivé à Moïse. Par exemple, Job a été béni par l’Éternel grâce à sa foi, mais il a aussi enduré le désastre. Que tu sois béni ou endures un désastre, il s’agit de deux événements bénis. Sans la foi, tu ne serais pas capable de recevoir cette œuvre de la conquête, encore moins de voir les actes de l’Éternel affichés devant tes yeux aujourd’hui. Tu ne serais pas capable de voir et tu serais encore moins capable de recevoir » (« La vérité intérieure de l’œuvre de la conquête (1) », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai pensé : « C’est vrai, tout est entre les mains de Dieu, qu’on soit béni ou qu’on subisse un désastre. Les difficultés et les épreuves que nous traversons dans notre foi sont les manières dont Dieu nous élève et nous teste. » Comme pour Job. Satan avait fait un pari avec Dieu. Il avait parié qu’il pourrait inciter Job à renier et à abandonner Dieu en lui retirant ses enfants et son bétail et en couvrant son corps d’ulcères. Dieu S’est aussi servi de ce supplice pour tester Job et perfectionner sa foi. Non seulement Job n’a pas blâmé Dieu, mais il L’a loué et a dit : « Nous recevons de Dieu le bien, et nous ne recevrions pas aussi le mal ! » (Job 2:10). « L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » (Job 1:21). Job a témoigné pour Dieu et gagné Sa louange. Il a même entendu la voix de Dieu dans une tempête. Finalement, il a gagné une foi plus authentique en Dieu, ce qui était une encore plus grande bénédiction de Sa part. En apparence, il était désastreux que le grand dragon rouge fasse du mal à ma mère, mais Dieu Se servait en réalité de cette situation pour nous tester et perfectionner notre foi. C’était l’élévation de Dieu. Tout à coup, j’ai compris que Satan m’observait et que Dieu attendait que je fasse connaître ma position. Ils attendaient de voir si je perdrais ma foi en Dieu, Le renierais et Le trahirais parce que ma mère avait été arrêtée. Quand je l’ai compris, j’ai décidé de prendre le parti de Dieu, de ne pas Le blâmer ni Le trahir, et d’accomplir mon devoir pour Le satisfaire. Dès que j’ai compris l’intention de Dieu, je me suis moins inquiétée pour ma mère. J’étais prête à me soumettre aux orchestrations et aux arrangements de Dieu.

Elle a été condamnée à deux ans de rééducation par les travaux forcés. J’ai été choquée quand je l’ai appris. Deux ans, c’est très long. Les conditions de vie et la nourriture en prison sont horribles et il faut travailler tous les jours. Comment ma mère allait-elle supporter ces conditions infernales et ces mauvais traitements ? Elle avait déjà plus de cinquante ans. Son corps pouvait-il encaisser cette nouvelle torture ? Un jour, j’ai lu un passage des paroles de Dieu qui disait : « Dès lors que tu viens au monde en poussant ton premier cri, tu commences à accomplir ton devoir. Pour le plan de Dieu et pour Son ordination, tu assumes ton rôle et tu commences ton voyage dans la vie. Quels que soient tes antécédents et quel que soit le voyage qui t’attend, personne ne peut échapper à l’orchestration et aux arrangements que le ciel a préparés, et aucun de nous n’a le contrôle de sa propre destinée, car seul Celui qui domine sur toutes les choses est capable d’une telle œuvre » (« Dieu est la source de la vie de l’homme », dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont aidée à comprendre que chaque personne avait un rôle et un but dans sa vie, et que le cours que sa vie prenait était prédéterminé par Dieu depuis longtemps. Ma mère avait un rôle à jouer et une mission à accomplir. Deux ans en prison, c’était très long, mais il fallait qu’elle le subisse. Ce qu’elle souffrirait et la manière dont son corps le supporterait dépendaient de Dieu. Dieu avait permis que ma mère soit arrêtée, emprisonnée et maltraitée par le grand dragon rouge afin de la mettre à l’épreuve. Dieu lui donnait une chance de témoigner pour Lui. Je devais en être fière. J’avais aussi des leçons à tirer de cette situation. Je devais apprendre à ne pas me plaindre ni blâmer Dieu face aux difficultés, à me soumettre et à accomplir mon devoir. Quand j’ai compris les intentions de Dieu, je L’ai prié pour Lui dire que ma mère était entre Ses mains et Lui demander de la protéger en prison, afin qu’elle puisse témoigner.

Un an et demi plus tard, j’ai appris que ma mère avait été libérée plus tôt et je l’ai contactée. Pour ne pas être suivies et surveillées par la police, on a décidé de se voir dans un sauna. Ce jour-là, je suis arrivée une heure en avance. Mon cœur battait la chamade. J’étais impatiente de voir ma mère. Je n’ai pas quitté la porte des yeux. Finalement, à travers une fenêtre, j’ai vu une femme d’âge mûr très maigre. Quand elle est entrée, elle a dit à un employé que sa fille l’attendait à l’intérieur. En l’entendant parler, je me suis demandé : « Est-ce bien la voix de ma mère ? » Il m’a fallu un moment pour l’admettre. Je ne l’aurais pas reconnue du tout si elle n’avait pas parlé. Autrefois, ma mère était une femme élégante, qui se tenait bien droite. Elle avait perdu beaucoup de poids et elle s’était voûtée. Elle avait beaucoup changé. Je me suis précipitée auprès d’elle en criant : « Maman ! » Ma mère s’est tournée vers moi. Elle avait le visage si émacié que je ne l’ai pas reconnue. Elle avait le teint cireux et elle semblait fragile et abattue. Elle avait le regard vide, comme quelqu’un qui avait été surmené. J’ai failli craquer quand je l’ai vue dans cet état. Je ne pouvais pas imaginer ce qu’elle avait subi en prison. Le seul fait d’y penser m’était insupportable. Mes yeux se sont emplis de larmes. Ma mère s’est assise à côté de moi, m’a pris la main et m’a demandé comment ces dernières années s’étaient passées pour moi. Elle m’a dit qu’elle s’était beaucoup inquiétée pour moi, quand elle était en prison, et qu’elle avait souvent prié pour moi. Elle avait peur que je ne supporte pas ce traumatisme et que je me détourne de Dieu. Quand je lui ai dit que je croyais toujours en Dieu et que j’accomplissais mon devoir, ça l’a rendue très heureuse. Mon cœur s’est serré, dans le vestiaire, quand j’ai découvert à quel point ma mère avait maigri. Lorsqu’elle s’est retournée, j’ai vu une cicatrice sur sa clavicule gauche. La cicatrice était noire et l’os était enfoncé, au milieu, comme s’il avait été cassé. Voir ça m’a été insupportable. J’ai ravalé mes larmes et je lui ai demandé : « D’où vient cette cicatrice ? As-tu été battue ? As-tu encore mal ? » Comme ma mère avait peur que je m’inquiète, elle m’a répondu qu’elle allait bien et que la blessure avait guéri. Je n’ai appris que des années plus tard que ma mère avait été brutalement torturée après son arrestation. Un policier bien entraîné l’avait frappée à l’épaule plus de trente fois. Il lui avait cassé et fêlé plusieurs os, démis l’épaule et déplacé plusieurs vertèbres. Heureusement, grâce à la protection de Dieu, ma mère a complètement guéri par miracle et tous ses os se sont ressoudés. Même les médecins de la prison ont été surpris par la rapidité de sa guérison.

Nous avons dû nous séparer peu après parce que ma mère venait juste d’être libérée et qu’elle était sans doute surveillée par la police. Nous avons dû nous séparer un moment pour ma sécurité. Ҫa a été très dur pour moi, cette fois-là, parce que je voulais rester auprès d’elle et prendre soin d’elle. Mais, à cause de la persécution du grand dragon rouge, je n’ai même pas pu remplir mes responsablités de fille. Je me suis sentie très coupable. Sur le chemin du retour, des images du corps amaigri de ma mère et de sa cicatrice se sont bousculées dans ma tête. Chacune me faisait horriblement souffrir. Je n’arrivais pas à imaginer comment ces policiers l’avaient torturée et brutalisée. J’étais folle de rage. Le grand dragon rouge est si cruel et maléfique ! Un passage des paroles de Dieu m’est venu à l’esprit : « Peu étonnant donc que Dieu incarné reste complètement caché : dans une société de ténèbres comme celle-là, où les démons sont impitoyables et inhumains, comment le roi des démons, qui tue les gens sans sourciller, pourrait-il tolérer l’existence d’un Dieu qui est beau, bon et saint ? Comment pourrait-il applaudir et acclamer l’arrivée de Dieu ? Ces laquais ! Ils rendent la gentillesse avec la haine, ils dédaignent Dieu depuis longtemps, ils abusent Dieu, ils sont sauvages à l’extrême, ils n’ont pas la moindre considération pour Dieu, ils saccagent et pillent, ils ont perdu toute conscience, ils vont à l’encontre de toute conscience et ils tentent l’innocent jusqu’à l’insanité. Ancêtres des anciens ? Leaders bien-aimés ? Ils s’opposent tous à Dieu ! Leur ingérence a tout laissé sous le ciel dans un état de ténèbres et de chaos ! Liberté de religion ? Les droits et intérêts légitimes des citoyens ? Tout cela n’est qu’une ruse pour camoufler le péché ! » (« L’œuvre et l’entrée (8) », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai clairement vu l’essence cruelle, démoniaque et qui résiste à Dieu du grand dragon rouge. Ces policiers avaient brutalement attaqué une femme d’âge mûr, juste parce qu’elle croyait en Dieu, sans se soucier qu’elle vive ou meure. Ҫa me mettait très en colère. Puisque Dieu a créé l’humanité, il est évident que nous devons croire en Lui et Le vénérer. Mais le grand dragon rouge ne recule devant rien pour torturer et brutaliser les gens afin qu’ils renient et trahissent Dieu. Il est si méprisable, maléfique et cruel ! Autrefois, je pensais que les fonctionnaires et les policiers étaient des gens bien. Ce n’est qu’après avoir été persécutée par le grand dragon rouge que j’ai compris qu’en disant que les citoyens ont des droits et la liberté de croyance, ils ne font que tricher et mentir. Ils arrêtent, persécutent, torturent et battent frénétiquement les croyants et n’aspirent qu’à les tuer tous. Ils ne sont qu’une meute de démons qui résistent à Dieu. Je les hais tous du fond du cœur. Je veux offrir mon cœur à Dieu, Le suivre et accomplir mon devoir.

En 2013, ma mère a été arrêtée une fois de plus. Au début, j’étais un peu inquiète. Je me suis demandé : « Maman sera-t-elle torturée une fois de plus ? Sera-t-elle condamnée à une peine de prison ? Son corps pourrait-il supporter un autre emprisonnement ? » Dès que je me suis posé ces questions, j’ai pris conscience que ma mère avait été arrêtée avec la permission de Dieu. Je devais me soumettre et chercher l’intention de Dieu. J’ai pensé aux paroles de Dieu qui disent : « Avez-vous déjà accepté les bénédictions qui vous ont été données ? Avez-vous déjà cherché à obtenir les promesses qui vous ont été faites ? Sous la direction de Ma lumière, vous briserez sûrement l’emprise des forces des ténèbres. Au milieu de l’obscurité, vous ne perdrez sûrement pas la lumière qui vous guide. Vous serez sûrement maîtres de toute la création. Vous serez sûrement des vainqueurs devant Satan. À la chute du royaume du grand dragon rouge, vous resterez sûrement debout au milieu des foules innombrables pour rendre témoignage à Ma victoire. Vous tiendrez sûrement ferme et serez inébranlables au pays de Sinim. Par les souffrances que vous supportez, vous hériterez de Mes bénédictions et rayonnerez sûrement Ma gloire dans l’univers entier » (« Chapitre 19 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont aidée à comprendre que ma mère avait été arrêtée avec Sa permission. Dieu Se sert de la persécution du grand dragon rouge pour perfectionner notre foi, nous donner la vérité et nous permettre de témoigner pour Lui. J’ai aussi écouté des échanges de frères et sœurs sur des croyants qui avaient été arrêtés plusieurs fois et qui, quand ils avaient été condamnés à la prison par le PCC, avaient cessé d’être entravés par l’influence ténébreuse de Satan. Même s’ils avaient été arrêtés plusieurs fois, ils croyaient toujours en Dieu et accomplissaient leurs devoirs, quand ils étaient relâchés, en se sentant libérés. C’était le salut de Dieu. Dès que j’ai compris l’intention de Dieu, je me suis sentie bien plus sereine. J’ai prié Dieu pour ma mère. Je Lui ai demandé de l’aider à ne pas craindre l’influence du grand dragon rouge et à Lui porter un témoignage retentissant. Je ne savais pas combien de temps je serais séparée de ma mère, cette fois, mais j’étais en paix dans mon cœur. Peu après, je me suis entièrement consacrée à l’accomplissement de mon devoir.

Plus tard, ma mère m’a dit que quand le policier avait regardé son dossier pour voir si elle récidivait, il n’avait étrangement rien trouvé. Ma mère m’a dit qu’au cours de ses deux arrestations précédentes, elle avait éprouvé personnellement que Dieu l’avait guidée à travers les difficultés et avait accompli des œuvres miraculeuses. Elle avait aussi gagné une meilleure compréhension de la souveraineté toute-puissante de Dieu et sa foi en Dieu était devenue plus forte. Quand le policier lui avait demandé comment les croyants répandaient l’Évangile, ma mère avait ouvertement témoigné de l’œuvre de Dieu. À travers l’expérience de ma mère, j’ai vu à quel point Dieu était sage. Il Se sert de la persécution du grand dragon rouge pour nous donner du courage, de la sagesse et de la foi, et pour nous faire gagner du discernement afin de nous permettre de voir l’essence démoniaque du grand dragon rouge, de le mépriser et de l’abandonner complètement. Le grand dragon rouge n’est qu’un pion entre les mains de Dieu. Il se sert de toutes les méthodes possibles pour perturber et saboter l’œuvre de Dieu, mais ses efforts ne font que contribuer au perfectionnement des élus de Dieu. C’est un tigre de papier ! Ayant été témoin de la toute-puissance et de la sagesse de Dieu, j’ai été encore plus déterminée à Le suivre et à éprouver Son œuvre. Ça m’a fait penser aux paroles de Dieu qui disent : « Quand Je commence officiellement Mon œuvre, tous les gens se déplacent comme Je Me déplace, de sorte que les gens à travers l’univers s’occupent en étant en phase avec Moi, il y a de la “jubilation” à travers l’univers et l’homme est stimulé par Moi. En conséquence, le grand dragon rouge lui-même est fouetté dans un état de frénésie et de confusion par Moi et il sert Mon œuvre et, bien qu’il soit réticent, il est incapable de suivre ses propres désirs, n’ayant aucun autre choix que de se soumettre à Mon contrôle. Dans tous Mes plans, le grand dragon rouge est Mon faire-valoir, Mon ennemi et aussi Mon serviteur ; en tant que tel, Je n’ai jamais relâché Mes “exigences” pour lui. Par conséquent, la dernière étape de l’œuvre de Mon incarnation est accomplie dans sa maison. De cette façon, le grand dragon rouge est plus apte à faire convenablement du service pour Moi, ce par quoi Je le conquerrai et finirai Mon plan » (« Chapitre 29 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair).

La persécution du grand dragon rouge m’a peut-être fait souffrir davantage que d’autres enfants mais, malgré les difficultés et les moments de faiblesse, je suis devenue plus forte. Ces expériences ont eu beaucoup de valeur pour moi. Elles m’ont donné la conviction profonde que seul Dieu est toujours là pour m’aider et m’offrir un véritable soutien. Tant que nous ne perdons pas foi en Dieu, Il nous guide dans les moments difficiles et nous pouvons témoigner de Son œuvre. Je suis prête à m’en remettre à Dieu pour Le suivre résolument, accomplir mon devoir et Lui rendre Son amour !

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