La lumière scintillante de la vie dans l’obscur repaire des monstres
Par Lin Ying, province du Shandong Mon nom est Lin Ying, et je suis une chrétienne de l’Église de Dieu Tout-Puissant. Avant de croire en...
Nous accueillons tous les chercheurs qui désirent ardemment l'apparition de Dieu !
Un jour de novembre 2002, à midi, j’étais chez moi en train de préparer un repas, quand j’ai soudain entendu une série de coups rapides à la porte. J’ai ouvert la porte et j’ai trouvé quatre hommes et une femme qui se tenaient dehors. L’un d’entre eux est venu vers moi et m’a demandé : « Êtes-vous Wang Le ? Croyez-vous en Dieu Tout-Puissant ? » Avant que je puisse répondre, il m’a vite montré sa pièce d’identité et il a dit : « Nous appartenons au Bureau de la sécurité publique. Quelqu’un a signalé que vous croyez en Dieu Tout-Puissant et que vous êtes dirigeante d’Église. Nous sommes ici pour enquêter. » Avant que je puisse répondre, ces cinq individus ont fait irruption chez moi et se sont mis à fouiller la cour et les chambres. Ils ont trouvé un reçu de 50 yuans pour une offrande, un exemplaire de La Parole apparaît dans la chair, deux cassettes et un petit enregistreur, et ils m’ont dit sévèrement : « Voilà des preuves ! » Après avoir dit cela, ils m’ont poussée dans une voiture de police et emmenée.
Au commissariat, les policiers m’ont conduite dans une salle d’interrogatoire, au deuxième étage, et ils m’ont menottée, en me suspendant par les mains au tuyau d’un radiateur. Je ne pouvais me tenir debout que sur la pointe des pieds. Tout mon poids tirant sur mes poignets, ces derniers ont commencé à me faire mal de manière insupportable. J’ai surpris un policier qui disait : « Cette fois, nous avons attrapé une dirigeante. » Mon cœur s’est serré dans ma gorge et j’ai pensé : « Ils savent que je suis dirigeante, donc ils vont certainement me torturer pour m’arracher des informations sur mes frères et sœurs. Que va-t-il se passer si je ne supporte pas la torture ? » Je n’ai pas osé y penser davantage et j’ai vite prié Dieu, en Lui demandant de me donner foi et sagesse, et de m’aider à rester ferme dans mon témoignage. Je suis restée suspendue comme cela pendant plus de quatre heures, sans pouvoir poser les pieds par terre, avec les menottes qui se resserraient de plus en plus. Mes mains se sont trouvées comprimées jusqu’à ce qu’elles deviennent noires et violettes, et que la douleur soit insupportable et mes jambes sont également devenues enflées et engourdies. Je me suis dit que j’allais avoir du mal à tenir et j’ai commencé à me sentir faible intérieurement, ne sachant pas combien de temps j’allais rester suspendue là. Je n’ai pas osé laisser mon cœur s’éloigner de Dieu ne serait-ce qu’un instant. J’ai pensé à ces paroles de Dieu : « Je ne serai plus miséricordieux envers ceux qui ne M’ont montré aucune loyauté pendant les périodes de tribulation, car Ma miséricorde ne s’étend que jusque-là. En outre, Je n’aime pas ceux qui M’ont déjà trahi et J’aime encore moins fréquenter ceux qui trahissent les intérêts de leurs amis. Voilà Mon tempérament, quelle que soit la personne. Je dois vous dire ceci : quiconque brise Mon cœur n’aura pas droit à Ma clémence une seconde fois et quiconque M’a été loyal restera toujours dans Mon cœur » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Prépare suffisamment de bonnes actions pour ta destination). Ces paroles de Dieu m’ont fait comprendre que le tempérament de Dieu ne tolérait aucune offense, et que si je vendais mes frères et sœurs et trahissais Dieu, je ne recevrais jamais le pardon de Dieu et serais certainement abhorrée et éliminée par Lui. J’ai décidé que la police aurait beau me torturer, je ne deviendrais jamais un Judas !
À sept heures du soir environ, j’avais la tête qui tournait, tout mon corps était atrocement douloureux et j’avais du mal à respirer. Les policiers ont vu que j’étais sur le point de m’effondrer et ils ont finalement libéré un de mes bras, et j’ai enfin pu me tenir debout sur mes pieds. À ce stade, un officier de police m’a crié dessus : « Bon, crache le morceau ! À qui est-allé l’argent des offrandes de l’Église ? Où habite la personne mentionnée sur le reçu ? » Voyant que je ne disais rien, il a continué : « Même si tu ne parles pas, nous avons déjà fait des recherches détaillées sur toi. Nous te filons et enquêtons sur toi depuis pas mal de temps ! » Puis il a pris une feuille de papier sur la table, et il a lu à haute voix des détails sur la durée de ma foi en Dieu, où je vivais, quels devoirs je faisais, et d’autres informations. J’ai pensé : « Comment en savent-ils autant ? Quelqu’un m’a-t-il trahie comme un Judas ? » Cette pensée m’a beaucoup angoissée, et j’ai vite baissé la tête, me demandant comment répondre. Le policier m’a fixée intensément, et il a sorti une photo, en demandant si je reconnaissais la personne sur le cliché. J’ai jeté un coup d’œil et dit : « Je ne reconnais pas cet homme. » Le policier a dit avec un sourire faux : « Es-tu certaine de ne pas le reconnaître ? Sais-tu qui t’a dénoncée aujourd’hui ? C’est la personne sur cette photo. » J’ai vu que l’individu sur le cliché était une personne malfaisante qui avait été expulsée de l’Église. Le policier a alors mentionné le nom d’une autre sœur, en demandant si je la reconnaissais, et j’ai dit que je ne la reconnaissais pas non plus. Le policier a ajouté d’un ton sec : « Laisse-moi te dire une chose. Même si tu ne parles pas, les documents religieux que nous avons trouvés chez toi et les témoins dont nous disposons suffisent pour te faire condamner à trois ans de rééducation par le travail. Nous te donnons une chance d’avouer, et plus vite tu avoueras, plus vite tu pourras rentrer chez toi ! » À ce moment-là, une policière lui a fait signe de détacher mon bras qui était encore suspendu, et avec un air faussement inquiet, elle m’a tendu un verre d’eau, puis elle a pris ma main et a dit : « Ma chérie, asseyons-nous sur le canapé et discutons. J’ai vu que tes deux enfants étaient vraiment mignons, et ils sont encore en pleine croissance. En tant que mère, tu dois assumer tes responsabilités et t’assurer qu’ils prennent des repas équilibrés, parce que s’ils ne mangent pas bien, cela affectera leurs études. Nous autres mères portons beaucoup de choses sur nos épaules. Ton mari est un homme bien, il se brise les reins pour gagner de l’argent, il te permet de rester à la maison pour t’occuper des enfants. Comment peux-tu supporter de négliger d’aussi bons enfants ? N’as-tu pas l’impression de leur être redevable ? » Les paroles de cette policière m’ont rendue un peu faible, j’ai eu l’impression que je ne m’étais pas bien occupée de mes enfants et que je leur étais vraiment redevable. Voyant que je ne disais rien, la policière s’est approchée de moi, elle m’a tapoté l’épaule, et elle a ajouté : « Ma chérie, le mieux serait que tu avoues simplement. Dis-nous ce que tu sais et nous te renverrons tout de suite chez toi, tu pourras aller t’occuper de tes enfants. » Elle a dit également : « Tu ne comprends pas la loi, donc tu pourrais penser qu’avouer va t’impliquer davantage, mais ce n’est vraiment pas le cas. Du moment que tu nous dis simplement ce que tu sais, nous nous contenterons d’enregistrer ta déclaration et tu pourras rentrer chez toi. » J’ai pensé : « Tout cela n’est que mensonge et tromperie. Tu ne dis cela que pour me faire trahir Dieu, et je refuse de tomber dans le panneau ! Mais si je finis réellement par être condamnée à trois ans de rééducation par le travail, que va-t-il arriver à mes enfants ? Ils sont encore si jeunes, comment vivront-ils, sans moi pour m’occuper d’eux ? » Ces pensées m’ont beaucoup bouleversée, alors j’ai prié Dieu en silence. Je me suis souvenue de ces paroles de Dieu : « Qui peut vraiment et complètement se dépenser pour Moi et offrir tout ce qu’il est pour Moi ? Vous manquez tous d’enthousiasme ; vos pensées tournent en rond, vous pensez à votre foyer, au monde extérieur, à la nourriture et aux vêtements. Malgré le fait que tu es ici devant Moi à faire des choses pour Moi, au fond de toi tu penses toujours à ta femme, à tes enfants et à tes parents à la maison. Est-ce que toutes ces choses sont ta propriété ? Pourquoi ne Me les confies-tu pas ? N’as-tu pas suffisamment foi en Moi ? Ou as-tu peur que Je fasse des arrangements inappropriés pour toi ? » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Déclarations de Christ au commencement, Chapitre 59). Oui, Dieu règne sur toutes choses. La destinée et les souffrances de mes enfants avaient toutes été prédéterminées par Dieu, et aucune personne ne pouvait changer cela. Je devais confier mes enfants à Dieu. Il était vraiment méprisable que la police utilise mon affection pour eux afin de m’inciter à trahir Dieu ! Cet environnement était un test émanant de Dieu, et Il observait les choix que je faisais. C’était également l’occasion pour moi de rendre témoignage à Dieu, et je devais rester ferme dans mon témoignage pour Le satisfaire. Comprenant cela, j’ai prié Dieu en silence : « Ô Dieu ! Je suis prête à remettre entièrement mes enfants entre Tes mains. S’il Te plaît, aide-moi à surmonter la faiblesse de la chair et à rester ferme dans mon témoignage pour faire honte à Satan. » Après avoir prié, j’ai gagné la foi, et les policiers ont eu beau essayer de me tenter, je suis restée silencieuse. Voyant que je ne disais rien, la policière a immédiatement changé d’expression. Elle m’a tirée du canapé, en me lançant un regard furieux, et elle a dit : « J’ai essayé d’être gentille, mais tu n’as pas écouté. Tu viens de te mettre dans une situation bien pire ! Je vais te montrer comment je vais m’occuper de toi ! » En disant cela, elle s’est mise à me traîner par les cheveux, en tirant et en jurant : « On dirait que tu ne demandes qu’à être battue ! » À ce stade, un policier a ramassé un livre de paroles de Dieu et il me l’a écrasé sur le visage, en m’insultant tandis qu’il me frappait : « Crache le morceau ! Depuis combien d’années es-tu dirigeante ? À qui sont allées les offrandes de l’Église ? Dis-nous ce que tu sais. Si tu n’avoues pas, je m’assurerais que tu passes le reste de ta vie en prison, et que tu ne revoies jamais ton mari et tes enfants ! » J’ai répondu calmement : « Je ne sais pas de quoi vous parlez. » L’expression de l’officier de police s’est assombrie et il m’a donné un coup de poing à la joue, puis il s’est mis à faire pleuvoir les coups sur mon visage, comme s’il était devenu fou. J’ai perdu le compte du nombre de fois qu’il m’a giflée. L’une de mes dents s’est déchaussée, du sang coulait de mon nez et du coin de ma bouche, et ma tête me lançait et enflait. J’ai été prise de vertige et de confusion, restant là, chancelante et peinant à m’agripper au mur pour ne pas tomber. J’avais l’impression que je n’allais pas pouvoir tenir beaucoup plus longtemps, et j’ai pensé : « Si ça continue, vont-ils finir par me battre à mort ? Même si je ne suis pas tuée et qu’ils m’estropient, comment vais-je vivre le restant de mes jours ? Je devrais peut-être simplement leur dire quelque chose sans importance ? » Mais juste au moment où j’allais parler, j’ai subitement pensé au destin de Judas pour avoir trahi le Seigneur Jésus. J’ai pris peur et j’ai vite prié Dieu : « Dieu, ma chair est si faible, s’il Te plaît, veille sur mon cœur, donne moi foi et force, et guide-moi pour que je reste ferme dans mon témoignage. » Après avoir prié, j’ai pensé à un hymne intitulé : « Je désire voir le jour de la gloire de Dieu » : « Avec les exhortations de Dieu dans mon cœur, je ne m’agenouillerai jamais devant Satan. Bien que nos têtes puissent rouler et que notre sang puisse couler, la colonne vertébrale du peuple de Dieu ne peut pas ployer. Je porterai un témoignage retentissant pour Dieu et humilierai les démons et Satan. La douleur et les difficultés sont prédestinées par Dieu, et je serai fidèle et me soumettrai à Lui jusqu’à la mort. Plus jamais je ne ferai pleurer ni S’inquiéter Dieu. J’offrirai mon amour et ma loyauté à Dieu et accomplirai ma mission pour Le glorifier » (Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). Cet hymne m’a donné foi et force. Je ne pouvais pas être une chiffe molle. Cette souffrance était une bénédiction de Dieu, et la police aurait beau me torturer, je resterais ferme dans mon témoignage et ne cèderais jamais à Satan ! Je sentais Dieu tout près de moi, Il m’aidait et me guidait à tout moment, Il était mon roc, ce qui a profondément ému mon cœur. Le policier a vu que je n’allais pas parler, alors il m’a frappé violemment dans le bas du dos, ce qui m’a fait hurler de douleur. J’ai eu l’impression qu’il m’avait brisé les reins. Je me suis recroquevillée au sol, incapable de bouger. Malgré la douleur, j’ai levé les yeux vers le policier et, de rage, j’ai dit : « Je ne crois en Dieu que pour poursuivre la vérité et être une bonne personne, je n’ai rien fait d’illégal. Alors, pourquoi me battez-vous comme ça ? » En serrant les dents, le policier a répondu : « Je te bats parce que tu crois en Dieu Tout-Puissant. Même te regarder est déplaisant. Toi et ceux de ton acabit, vous êtes tous des criminels politiques ! » J’ai dit : « Notre foi consiste simplement à nous réunir et à lire les paroles de Dieu. Nous ne nous mêlons pas du tout de politique. Vous ignorez ceux qui se droguent, ceux qui trichent et ceux qui escroquent les autres, mais vous vous en prenez à ceux qui croient en Dieu. Où est la justice ? » Le policier a répondu : « Les toxicomanes et les escrocs ne se soucient que de leurs propres intérêts, mais vous autres, vous êtes différents. Si nous ne vous arrêtons pas, plus personne n’écoutera le Parti communiste s’ils vous imitent en croyant en Dieu ! » À ce moment-là, le capitaine de la Brigade de sécurité nationale m’a montrée du doigt et il a dit aux autres policiers : « Si elle n’avoue pas, notre mission ne sera pas achevée et nous n’aurons pas nos primes. Nous ne pouvons pas la laisser s’en tirer comme ça. Continuez à la frapper jusqu’à ce qu’elle parle ! » Deux policiers se sont alors mis à me rouer de coups au visage, m’ouvrant une lèvre, qui s’est mise à saigner abondamment. Ils ont continué à me frapper et à me réprimander : « Si tu n’avoues pas, je vais te battre jusqu’à ce que tu deviennes aveugle, sourde et muette, et te laisser handicapée à vie ! Tu vas regretter de ne pas être morte ! » Au bout de plus de dix minutes, les deux policiers qui m’avaient battue ont fini par s’épuiser et s’asseoir sur le canapé, à bout de souffle, une cigarette à la bouche. Puis ils ont essayé de me persuader en évoquant mon mari et mes enfants. Ils m’ont menacée en disant que, si je n’avouais pas, je serai condamnée à réclusion à perpétuité. J’ai pensé : « La durée de ma peine ne dépend pas de vous, elle est entre les mains de Dieu. Même si je suis condamnée à la prison à vie, je dois rester ferme dans mon témoignage ! » Tard cette nuit-là, les policiers ne m’ayant toujours pas arraché la moindre information sur l’Église, ils ont quitté la salle d’interrogatoire, dépités. J’ai été torturée pendant plus de dix heures ce jour-là, sans une goutte d’eau ni de quoi manger. Tout mon corps était faible et douloureux, et mes jambes n’avaient plus la force de me porter. Plus tard dans la nuit, deux policiers m’ont traînée dans une voiture et m’ont transportée dans un centre de détention.
À notre arrivée, il était déjà deux heures du matin, les policiers ont dit aux surveillantes qui étaient de garde que j’étais membre de l’Éclair Oriental leur ordonnant de faire en sorte que la détenue en chef « prenne bien soin de moi ». Quand je suis arrivée dans la cellule, l’une des policières a murmuré quelque chose que je n’ai pas entendu à la détenue en chef. Celle-ci a crié pour réveiller les autres détenues endormies et m’a jetée au sol. Elle leur a hurlé : « Battez-la ! Elle est membre de l’Éclair Oriental. » Six détenues se sont ruées vers moi. Certaines m’ont donné des coups de pied, d’autres m’ont tiré les cheveux, et tout ce que pouvais faire, c’était me couvrir la tête de mes mains, me recroqueviller, et les laisser me frapper. La détenue en chef se tenait sur le côté et me réprimandait : « Qui t’a fait rejoindre l’Éclair Oriental ? Pourquoi ton Dieu ne vient-Il pas te sauver ? Si tu cesses de croire en Dieu, nous arrêterons de te battre. » Battue et me tordant de douleur au sol, j’ai pris conscience que lorsque les policiers avaient dit à la détenue en chef de « prendre bien soin de moi », ils lui demandaient de me torturer. Je détestais ces démons du fond du cœur ! On m’a frappée pendant plus d’une demi-heure, puis la détenue en chef m’a fait asseoir près des toilettes pendant la garde de nuit. On m’avait tellement torturée que je n’avais même pas la force de lever la tête. Je ne pouvais bouger que lentement et je m’appuyais contre le mur des toilettes. Juste au moment où je m’assoupissais, j’entendais de temps en temps des détenues se lever pour utiliser les toilettes, et certaines me donnaient des coups de pied après avoir fini d’uriner. La puanteur des toilettes me donnait envie de vomir. Depuis mon enfance, mes parents avaient toujours été très doux avec moi, et après mon mariage, mon mari s’était montré bon avec moi. Personne ne m’avait jamais traitée ainsi. Simplement parce que je croyais en Dieu, j’étais soumise à ces tortures et à cette humiliation abjectes. Je me sentais profondément lésée. Je ne savais pas si les détenues allaient continuer à me battre, ni combien de temps j’aurais à rester à cet endroit, ni si je serais capable de le supporter. Plus j’y pensais, plus je me sentais mal, et je n’ai pas pu m’empêcher de fondre en larmes. À cet instant, j’ai pensé à l’hymne intitulé : « Cherche à aimer Dieu, quelle que soit ta souffrance » : « Au cours de ces derniers jours, vous devez rendre témoignage à Dieu. Quelle que soit l’ampleur de votre souffrance, vous devez marcher jusqu’au bout, et même à votre dernier souffle, vous devez toujours être loyaux à Dieu et à la merci des orchestrations de Dieu ; ce n’est que de cette façon qu’on aime vraiment Dieu et seulement là est le témoignage fort et retentissant » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Ce n’est qu’en vivant des épreuves douloureuses que tu peux connaître la beauté de Dieu). En réfléchissant à ces paroles de Dieu, j’ai pris concience que lorsque je n’étais pas confrontée aux arrestations et à la persécution, je croyais vraiment que ma foi en Dieu était très forte, et que j’étais toujours en première ligne dans tout ce qui se passait dans l’Église. Quand je faisais mes devoirs, je pouvais endurer des souffrances que les autres ne pouvaient pas supporter, et je me considérais toujours comme la personne qui aimait le plus Dieu. Mais désormais, ayant été arrêtée et torturée, je voyais à quel point exactement ma stature était faible. Il suffisait d’un peu de souffrance et d’humiliation pour que je veuille échapper à cet environnement, ce qui montrait que je n’avais aucune obéissance, et très peu foi en Dieu. Je me suis également souvenue que, chaque fois que j’étais faible, Dieu utilisait Ses paroles pour me guider et me diriger, Il m’aidait à discerner les stratagèmes de Satan, encore et encore. L’amour de Dieu est réellement formidable. J’ai pris une résolution : « Tant que je respirerais, je ne cèderais jamais à Satan ! »
Le lendemain, à l’aube, la détenue en chef s’est levée, est allée aux toilettes, et m’a donné un coup de pied, en me disant de me lever et de nettoyer les toilettes. Après avoir été torturée par la police pendant plus de dix heures, tout mon corps souffrait le martyre, je n’avais même pas la force de parler, et encore moins de nettoyer les toilettes. Voyant que je ne bougeais pas, la détenue en chef a demandé à ses co-détenues de me battre à nouveau. J’ai été frappée au sol, à peine consciente. Une détenue condamnée pour meurtre a dit avec cruauté : « Ne la laissez pas s’en tirer aussi facilement. Obligez-la à se lever et à nettoyer les toilettes ! » Après qu’elle a dit cela, quelques détenues m’ont traînée jusqu’aux toilettes, et ont forcé mes mains dans la cuvette. En baissant les yeux, j’ai vu que les toilettes étaient remplies d’excréments, et l’odeur infâme m’a donné la nausée et m’a fait vomir. Les détenues se tenaient sur le côté et se couvraient le nez en riant bruyamment. Leur rire était sinistre et terrifiant, et semblait provenir de l’enfer. Elles n’ont pas cessé de m’humilier pour autant. La meurtrière m’a saisie le bras, et forcé à nettoyer les toilettes avec mes mains, en m’avertissant : « Si tu ne rends pas ces toilettes impeccables, je te tuerai ! Si une croyante comme toi est battue à mort ici, tout le monde s’en moque ! » J’ai nettoyé les toilettes, puis on m’a fait m’agenouiller sur le sol et passer la serpillère, et dès que j’ai fini de laver le devant de la cellule, la détenue en chef a délibérément sali de nouveau la zone fraîchement nettoyée, puis elle m’a ordonné : « Retourne passer la serpillère. Si ce n’est pas propre, ne pense même pas que tu vas pouvoir manger ! » Je n’ai eu d’autre choix que de retourner passer la serpillère à nouveau. À l’heure du repas, juste au moment où j’allais saisir un petit pain cuit à la vapeur, la détenue en chef me l’a arraché, elle l’a brisé en morceaux, qu’elle a jetés au sol, et a donné des coups de pied dans les morceaux, en disant : « Si tu n’avoues pas correctement, tu crois que tu mérites de manger des petits pains ? Tout ce que tu mérites, c’est de mourir de faim ! » C’est ainsi que les choses se passaient, les détenues me faisant nettoyer les toilettes et laver le sol tous les jours, et la nuit, elles ne me laissaient pas dormir.
Le matin du quatrième jour, les policiers sont revenus pour m’interroger à nouveau. On était en plein hiver, et dès que je suis entrée dans la salle d’interrogatoire, les policiers m’ont arraché ma veste en coton matelassé et ont dit avec agressivité : « Si tu n’avoues pas, on va te laisser mourir de froid aujourd’hui ! » Je ne portais qu’un pull fin et je tremblais de tous mes membres. Les policiers m’ont traînée jusqu’au mur et ils m’ont suspendue au radiateur, mes orteils touchant à peine le sol. Au bout d’une heure environ, le capitaine de la Brigade de sécurité nationale est entré, il m’a décrochée du radiateur, il m’a souri et a dit : « Je ne frappe jamais les gens, je veux que tu parles et que tu me dises la vérité. Vas-tu rédiger tes propres aveux ou veux-tu me les dicter ? Ces derniers jours, nous avons enquêté de nouveau sur ta situation. Tu es dirigeante, et nous avons maintenant des témoins pour le prouver, mais nous voulons que tu le reconnaisses toi-même. Si tu avoues, nous te renverrons tout de suite chez toi, dans ta famille. » Une policière s’est également assise en face de moi, répétant ce qu’il disait, puis elle a ajouté : « Nous sommes allés chez toi, ton mari avait l’air malheureux et tes enfants réclamaient leur mère. Comment peux-tu supporter de les abandonner, en tant que mère ? Es-tu digne d’être mère ? Allez, dépêche-toi de nous dire ce qui se passe dans l’Église. Nous te renverrons tout de suite chez toi pour que tu retrouves ta famille. » Je me suis sentie très partagée en entendant ce que les policiers disaient : « Devrais-je simplement avouer, pour pouvoir rentrer à la maison et m’occuper de mes enfants ? » Puis j’ai pensé à la fin de Judas et j’ai pris conscience que c’était un stratagème de Satan. Les policiers tentaient d’utiliser l’affection pour me pousser à trahir Dieu. Leurs méthodes étaient vraiment méprisables ! Ne pas pouvoir prendre soin de mes enfants ni assumer mes responsabilités en tant que mère était entièrement de leur faute. Faire mon devoir et croire en Dieu est parfaitement naturel et justifié, et je n’avais rien fait d’illégal, mais ils m’avaient arrêtée et torturée sans aucune raison valable, et maintenant, ils faisaient semblant d’être des gens biens, en disant que je n’étais pas une bonne mère parce que je ne m’occupais pas de mes enfants. Ils déformaient les faits et faisaient passer le blanc pour du noir et inversement ! Mes enfants étaient mon talon d’Achille, je devais donc prier davantage et me fier à Dieu. Je ne pouvais pas trahir Dieu à cause de mes liens affectifs et devenir un Judas sans conscience. Voyant que je ne disais rien, le capitaine de la Brigade de sécurité nationale m’a parlé d’une voix vraiment douce : « Est-ce que cela vaut la peine de souffrir pour ta foi en Dieu Tout-Puissant ? Les autres nous ont déjà informés de ta croyance en Dieu. N’est-il pas stupide de ne pas avouer et de continuer à protéger les autres ? » J’ai répondu fermement : « Ce qu’ils ont dit ou non n’a rien à voir avec moi. Je ne sais rien et je ne connais personne ! » Dès que j’ai fini de dire cela, le capitaine, furieux, a tapé du poing sur la table : « Si tu n’avoues pas, tu seras réellement condamnée à trois ans de rééducation par le travail. Nous t’avons arrêtée pour que tu changes, alors cesse d’insister autant pour mal agir. Dépêche-toi simplement d’avouer ce que tu sais ! Tout ce que tu as mangé et bu aujourd’hui était fourni par le Parti communiste, n’est-ce pas ? » En entendant cela, je l’ai sévèrement réfuté : « Le Dieu auquel nous croyons est l’unique vrai Dieu qui a créé le ciel, la terre et toutes choses. Les quatre saisons – printemps, été, automne et hiver – sont toutes gérées par Dieu. Tout ce que vous mangez et buvez est fourni par Dieu, n’est-ce pas ? Sans la provision et la nourriture de la création de Dieu pour l’humanité, aurais-tu pu vivre jusqu’à aujourd’hui ? » Dès que j’ai fini de parler, son visage s’est assombri sous le coup de la colère. Il m’a montrée du doigt et, entre ses dents, il a dit : « Je t’ai dit tant de choses aujourd’hui et tu n’en as pas écouté un seul mot. Tu es vraiment au-delà de la rédemption ! » Finalement, il est parti dans un accès de rage. Peu après, deux autres officiers de police sont entrés et ils m’ont aussitôt suspendue de nouveau au radiateur. Un policier m’a frappé le dos avec une matraque électrique et j’ai instinctivement essayé d’éviter le coup, mais chaque mouvement faisait mordre les dents des menottes dans ma chair, provoquant une douleur atroce. Le policier me réprimandait tout en me frappant : « Veux-tu toujours devenir une martyre ? Même si nous ne te battons pas à mort aujourd’hui, nous te condamnerons à la prison à vie ! » Puis il a attrapé mes cheveux et a projeté ma tête contre le mur. L’impact m’a étourdie et désorientée, une grosse bosse a immédiatement commencé à se former sur mon front, et mes yeux se sont mis à gonfler horriblement. Ensuite, il a de nouveau attrapé mes cheveux et a commencé à me donner des coups de poing comme s’il frappait un sac de sable. J’ai hurlé de douleur. J’avais l’impression que mes os se brisaient et que ma poitrine se bloquait, ce qui rendait ma respiration difficile. Il me battait tout en jurant, et il a dit : « Tu as été pervertie par Dieu. Voyons si ta bouche est plus dure que mes poings. D’une façon ou d’une autre, nous allons te forcer à parler aujourd’hui ! » En disant cela, il m’a donné un violent coup de poing à la tête. Tout est devenu noir et j’ai immédiatement perdu connaissance. Je ne sais pas combien de temps il m’a fallu pour me réveiller. L’officier de police m’a crié dessus : « Tu fais encore semblant d’être morte ? Si tu n’avoues pas, je vais t’emmener dehors et te donner à manger aux chiens de garde ! » Je savais que ma vie ou ma mort étaient entre les mains de Dieu. Sans la permission de Dieu, les policiers ne pouvaient rien me faire. Même s’ils torturaient mon corps et prenaient ma vie, mon âme était entre les mains de Dieu. Cette pensée a atténué mon sentiment de peur. J’ai pris une décision : « Même si on me bat à mort, je resterai ferme dans mon témoignage. Je ne deviendrai jamais un Judas ! »
On m’a suspendue au radiateur pendant trois jours et trois nuits. Comme j’étais restée suspendue aussi longtemps, mes jambes et mes pieds ont gonflé. La douleur qui allait de ma taille jusque dans mes jambes est devenue insupportable, alors j’ai prié Dieu : « Dieu, je ne sais pas combien de temps je peux encore résister. Je crains de ne pas pouvoir supporter cette torture. Dieu ! Prends ma vie, s’il Te plaît. Je préfères mourir plutôt que devenir un Judas. » Après avoir prié, j’ai ressenti un frison dans tout le corps. J’ai perdu toute sensation dans les jambes et les pieds et je n’ai plus éprouvé aucune douleur. J’ai été témoin des actes miraculeux de Dieu, tandis qu’Il m’ôtait ma douleur, et je n’ai cessé de remercier Dieu dans mon cœur. Le lendemain matin, quand les policiers ont vu que je ne disais toujours rien, ils m’ont crié dessus : « Combien de temps crois-tu pouvoir encore résister ? Regarde ton visage : il est vraiment enflé, tu n’as même pas l’air humaine ! Pour éviter de trahir l’Église, tu endures tout cela, en abandonnant ton mari et tes enfants. Crois-tu vraiment que cela en vaille la peine ? » Puis il a ajouté : « Si tu te moques de ta propre vie, c’est une chose. Mais pense à tes enfants et à ton mari. Ils attendent que tu rentres à la maison. Avoue simplement, avec honnêteté, et tu n’auras plus à endurer cette douleur. » En entendant ces paroles, j’ai éprouvé une rage profonde, et j’ai pensé : « C’est clairement vous qui m’empêchez de croire en Dieu, qui m’arrêtez, qui brisez ma famille et m’empêchez de rentrer chez moi. Vous employez même la torture pour me tourmenter, et ensuite vous m’accusez d’abandonner mes enfants et mon mari au nom de ma foi. C’est le monde à l’envers ! Comme un voleur criant “Au voleur !” » Je me suis souvenue de ce que Dieu avait dit : « Pendant des milliers d’années, ce pays a été une terre d’ordures. Il est insupportablement sale, la misère abonde, les fantômes pullulent partout, trichant et trompant, portant des accusations sans fondement, étant impitoyables et vicieux, piétinant cette ville fantôme et la laissant jonchée de cadavres. L’odeur de la pourriture imprègne l’air et couvre le pays qui est fortement gardé. Qui peut voir le monde au-delà des cieux ? […] Ancêtres des anciens ? Leaders bien-aimés ? Ils s’opposent tous à Dieu ! Leur ingérence a tout laissé sous le ciel dans un état de ténèbres et de chaos ! Liberté de religion ? Les droits et intérêts légitimes des citoyens ? Tout cela n’est qu’une ruse pour camoufler le péché ! » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, L’œuvre et l’entrée (8)). Le Parti communiste prétend défendre la liberté de croyance, mais sur le plan interne, il réprime, arrête et persécute impitoyablement les chrétiens, dans le but de détruire l’œuvre de Dieu, d’amener les gens à ne pas croire en Dieu ou à ne pas L’adorer, et de contrôler tout le monde pour que les gens obéissent au parti et qu’ils finissent par périr avec lui. Après avoir fait l’expérience de la cruauté et des tortures du Parti communiste, j’ai vu sa véritable essence malveillante. C’est un démon qui s’oppose à Dieu et qui nuit aux gens, et je me suis mise à le haïr profondément. J’ai décidé de me rebeller complètement contre le grand dragon rouge et de le rejeter. À cette pensée, j’en ai oublié la douleur dans mes poignets, et j’ai eu désespérément envie de m’agenouiller pour épancher mon cœur devant Dieu. À ce moment-là, mon corps s’est subitement affaissé, et les menottes se sont miraculeusement ouvertes. Je me suis agenouillée au sol, en pleurant et en priant silencieusement : « Dieu ! J’ai vu Tes actes merveilleux. Même si ma chair est faible, Tu as toujours été à mes côtés, veillant sur moi et me protégeant, Ton amour est si réel ! » Le capitaine de la Brigade de sécurité nationale a été stupéfait de me voir comme cela. J’ai terminé ma prière, puis, alors que deux officiers de police allaient s’avancer pour me remettre les menottes, le capitaine a crié nerveusement : « Ne bougez pas, reculez ! » Les deux officiers de police ont eu si peur qu’ils n’ont pas osé bouger. Le capitaine leur a alors ordonné : « Elle prie et nous jette un sort, reculez vite ! » Les deux policiers ont légèrement reculé, restant là, n’osant pas bouger, les yeux fixés sur moi, comme figés. Pendant une demi-heure environ, la pièce est restée silencieuse. Plus tard, l’un des policiers a ramassé les menottes et a demandé : « Comment se sont-elles ouvertes ? Se pourrait-il que le Dieu auquel elle croit existe réellement ? Ces menottes ne sont pas cassées ! Je n’y crois pas. Mettons-lui une autre paire de menottes et suspendons-la ! » En disant cela, ils m’ont de nouveau menottée et suspendue. Les deux policiers ont ensuite fait osciller mon corps comme une balançoire, et à chaque balancement, les menottes s’enfonçaient dans ma chair. Mes mains semblaient déchirées par la douleur aiguë, et je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater en sanglots. Les policiers se tenaient là, avec un sourire moqueur, et ils ont dit : « Tu pleures encore ? Ton Dieu n’est-Il pas censé accomplir des miracles ? Tu as encore mal ? Nous allons te casser les bras aujourd’hui ! » Voyant que ces démons prenaient plaisir à tourmenter les gens, j’ai cessé de pleurer, et j’ai pris une décision : « Même s’ils me torturent à mort, je dois rester ferme dans mon témoignage ! » En fin de compte, les policiers ont vu qu’ils ne m’arrachaient aucune preuve, et ils ont dit d’un air découragé : « Nous l’avons interrogée pendant trois jours et trois nuits sans rien obtenir. Étant donné qu’elle est déjà à moitié morte, donnons-lui donc trois ans de rééducation par le travail ! » Puis les policiers m’ont reconduite au centre de détention.
De retour dans la cellule, les détenues ont été stupéfaites de voir que j’avais été battue à ce point. Elles murmuraient entre elles, incrédules : « Comment ont-ils pu battre quelqu’un comme cela ? Nous, meurtrières et toxicomanes, nous nous attendons à recevoir de tels coups, mais ce n’est qu’une croyante, elle n’a rien fait d’illégal et se fait battre de cette façon. Comme ce monde est un endroit affreux ! » Une détenue m’a dit : « Tu as un sacré courage de croire en Dieu. À en juger par tes paroles et tes actes, il est clair que tu es une bonne personne. J’ai tué des gens, alors je n’aurai jamais la possibilité de croire en Dieu dans cette vie, mais dans la prochaine, moi aussi je croirai en Dieu et serai une bonne personne. » En entendant les détenues dire ces choses, j’ai su qu’il ne s’agissait pas de ma propre bonté, mais de l’effet des paroles de Dieu qui me guidaient.
Les policiers n’ont rien obtenu en m’interrogeant et ils m’ont finalement condamnée à trois ans de rééducation par le travail. Quand j’ai appris que je devais purger trois années de plus, je me suis sentie très faible, ne sachant pas quand tout cela allait prendre fin, alors j’ai prié Dieu, en Lui demandant de me guider pour que je reste ferme dans mon témoignage. J’ai pensé à cet hymne tiré des paroles de Dieu : « Seuls ceux qui ont une vraie foi obtiennent l’approbation de Dieu » : « Quand Moïse a frappé le rocher et qu’a jailli l’eau donnée par l’Éternel, ce fut grâce à sa foi. Quand David a joué de la lyre avec son cœur rempli de joie pour Me louer, l’Éternel, ce fut grâce à sa foi. Quand Job a perdu son bétail qui couvrait les montagnes et une quantité de richesses incalculables, et quand son corps s’est couvert d’un ulcère malin, ce fut grâce à sa foi. Quand il a pu entendre Ma voix et voir Ma gloire, l’Éternel, ce fut grâce à sa foi » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, La vérité intérieure de l’œuvre de la conquête (1)). J’ai pensé à Job, à David et à Moïse, qui ont vu les actes merveilleux de Dieu du fait de leur foi. Aujourd’hui, j’endurais ces souffrances à cause de ma foi en Dieu. Dieu permettait cela et j’étais disposée à m’y soumettre et à en faire l’expérience.
En juin 2003, les policiers m’ont transférée dans un camp de travail. Durant mon séjour dans ce camp, je me suis levée chaque matin à cinq heures, j’ai travaillé de dix-sept à dix-huit heures par jour, et j’ai souvent dû faire des heures supplémentaires jusqu’à deux ou trois heures du matin. Si je ne faisais pas bien le travail, on me forçait à rester debout en guise de punition et ma peine était prolongée, et je ne pouvais pas me reposer tant que le travail n’était pas terminé. Chaque soir, avant d’aller dormir, je devais mémoriser les règles du camp, et si je n’y arrivais pas, on ne m’autorisait pas à dormir. Le travail physique accablant à long terme, ajouté au stress mental, me faisait tourner la tête chaque jour, et avec ma pression artérielle élevée, avec mes douleurs cardiaques fréquentes, mes crises de panique dès que j’étais surprise, et une hernie discale, j’avais terriblement mal, mais les policiers ne me donnaient que certains médicaments, avant de m’obliger à continuer à travailler. Dans le camp, de travail, nous étions comme des esclaves, entièrement à la merci des policiers, il n’y avait ni droits de l’homme ni liberté. La seule chose qui me réconfortait, c’était qu’il y avait plus de dix sœurs qui croyaient en Dieu dans le camp, et nous nous glissions discrètement des notes les unes aux autres pour partager des paroles et des chants de Dieu, nous encourageant mutuellement. Une sœur m’a glissé une lettre, et quand j’ai vu cette lettre des frères et sœurs, et des paroles de Dieu recopiées à la main, cela m’a fait chaud au cœur et émue. J’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Que Pierre puisse suivre Jésus-Christ, ce fut grâce à sa foi. Qu’il puisse être cloué sur la croix pour Moi et donner un témoignage glorieux, ce fut aussi grâce à sa foi. Quand Jean a vu l’image glorieuse du Fils de l’homme, ce fut grâce à sa foi. Quand il a vu la vision des derniers jours, ce fut d’autant plus grâce à sa foi » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, La vérité intérieure de l’œuvre de la conquête (1)). J’étais tellement émue que je n’ai pu m’empêcher de pleurer. Dieu connaissait ma faiblesse, et plus encore, les besoins de mon âme. Il avait arrangé que cette sœur m’envoie la lettre d’encouragement et de soutien, et Il me guidait et me dirigeait avec Ses paroles, me donnant foi et force. J’ai ressenti à quel point l’amour de Dieu était véritablement immense, et la souffrance ne m’a plus semblé aussi pénible qu’auparavant.
En septembre 2005, j’ai été libérée et je suis rentrée chez moi. À cause des tortures, j’ai développé une maladie cardiaque grave et de l’hypertension, et par temps pluvieux, mes bras, ma taille et mes jambes me faisaient terriblement mal, et à cause de l’utilisation prolongée des menottes, mes poignets ne pouvaient toujours pas soulever des objets lourds. Bien que j’aie été libérée après ma peine, la police a continué à envoyer des gens pour me suivre et me surveiller, et a chargé les membres de ma famille et mes voisins de garder un œil sur mes déplacements à tout moment. À intervalles réguliers, elle envoyait des gens chez moi pour me demander si je croyais encore en Dieu, et si je n’étais pas là, ils demandaient où j’étais passée. Je ne pouvais pas faire mes devoirs normalement ni assister aux réunions, ce qui m’a causé beaucoup de stress. Ayant été personnellement arrêtée et persécutée par le Parti communiste, j’ai vu le caractère méprisable et cruel de ce Parti, et j’ai clairement reconnu son essence diabolique qui résiste à Dieu et Le hait. Je l’abhorre et je le rejette de tout mon cœur, et en même temps, je remercie Dieu de m’avoir guidée pas à pas pour que je perce à jour les stratagèmes de Satan, ce qui a renforcé ma foi, et m’a permis de surmonter les blessures des démons et de sortir vivante de leur repaire. J’ai vraiment goûté à l’amour et au salut de Dieu, et je suis déterminée à faire tout mon possible pour bien faire mes devoirs et rendre Son amour à Dieu.
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