Après que mes aspirations et mes désirs ont volé en éclats

1 janvier 2026

Par Fuli, Chine

Depuis que je suis petite, j’ai toujours eu un penchant particulier pour le dessin, et à l’école, je prenais toujours le temps de dessiner. Ma grand-mère et mon cousin louaient mon travail, en disant que j’avais dû être artiste dans une vie antérieure, et mes professeurs et mes camarades de classe louaient également mes œuvres. Mon cœur se gonflait de plaisir. Je voyais que lorsque des artistes célèbres organisaient des expositions, beaucoup de gens, attirés par leur réputation, venaient voir leurs œuvres et les couvraient d’éloges, et cela me rendait vraiment envieuse. Je rêvais qu’une fois grande, je pourrais moi aussi organiser un jour une exposition comme eux, et que les autres m’admireraient et me respecteraient. Quelle vie glorieuse ce serait ! Rien que de l’imaginer, c’était merveilleux. Plus tard, j’ai commencé à publier mes œuvres en ligne, et progressivement, j’ai gagné quelques fans. Certains voulaient que je leur donne des cours, tandis que d’autres me demandaient mes tarifs, et certains m’adressaient de nombreux éloges. Ma vanité s’en trouvait grandement satisfaite, et cela m’a encore plus convaincue que j’étais née pour vivre de l’art. Je croyais que je deviendrais sûrement une artiste célèbre un jour. Quelle vie glorieuse ce serait ! À l’été 2021, j’ai accepté l’œuvre de Dieu dans les derniers jours. Un jour, j’ai entendu une sœur dire dans un échange que la maison de Dieu avait besoin de personnes possédant toutes sortes de compétences pour faire des devoirs, et que si l’on pouvait contribuer à la diffusion de l’Évangile du Règne, ce serait un grand honneur. J’ai donc rapidement quitté l’école, pleine d’espoir de faire des devoirs liés à l’art. Le dirigeant a pris des dispositions pour que je sélectionne des sermons et je me suis sentie très réfractaire, me disant : « Pourquoi ne m’a-t-on pas confié de devoirs liés à l’art ? Je ne suis pas douée pour sélectionner des sermons, et je ne peux pas me distinguer de cette manière. » Plus tard, j’ai appris que l’Église n’avait pas besoin de plus d’artistes à ce moment-là, et aussi que mon style artistique n’était pas nécessaire dans la maison de Dieu pour le moment. J’ai été très déçue en apprenant cela, et je me suis dit qu’il fallait d’abord que je me soumette.

Au bout d’un moment, de nombreux problèmes sont apparus dans ma sélection de sermons, j’avais beaucoup de choses à apprendre. J’ai senti que ce devoir était difficile, et je me suis dit : « Si j’étais dans l’équipe artistique, je progresserais certainement plus vite qu’en ce moment, pas comme maintenant, où je suis occupée tous les jours, mais sans constater de résultats, et personne ne peut voir ma valeur. De plus, après plusieurs mois sans dessiner, j’ai déjà perdu la main ; et si je régresse et que je ne peux pas répondre aux exigences quand la maison de Dieu aura besoin de personnes douées pour l’art plus tard ? Je dois trouver des moyens de m’entraîner davantage, peut-être que j’aurai encore une chance de briller à l’avenir ! » Progressivement, je suis devenue moins attentive à la sélection des sermons. Parfois, même si j’étais assise devant l’ordinateur à lire des sermons, je pensais à la façon de rendre la texture d’un certain objet, et quand il n’y avait pas beaucoup de travail à faire, je prenais un crayon et je commençais à faire des croquis. J’ai même téléchargé une application de dessin sur mon téléphone et je dessinais dès que j’avais du temps libre. Parce que mon cœur n’était pas à mon devoir, le travail sur les sermons dont j’étais responsable n’a produit presque aucun résultat pendant plus de six mois. Plus tard, je me suis ouverte à mes sœurs quant à mon état, et elles ont échangé avec moi sur le fait qu’accomplir son devoir ne peut pas se baser sur des préférences personnelles. Elles ont aussi dit que l’Église avait plus qu’assez d’artistes à ce stade, et que je devais me concentrer sur mes devoirs textuels. J’ai été très déçue d’entendre cela, et je me suis dit : « Si je ne peux plus jamais dessiner, est-ce que mes plus de dix ans de dur labeur n’auront servi à rien ? Si je ne peux pas faire de devoirs liés à l’art, que puis-je faire d’autre ? Quel autre devoir peut me permettre de me distinguer ? » J’ai sombré dans un état de négativité et de découragement, et éprouvé de l’apathie vis-à-vis de mon devoir. Je pensais toujours au bon vieux temps où je pouvais dessiner, et j’avais même parfois l’impression de ne faire que passer le temps avec mon devoir. Comme je ne m’occupais pas de mes propres devoirs et que je ne prenais pas la peine d’acquérir les compétences requises, mes devoirs ne produisaient aucun résultat, alors en janvier 2023, j’ai été réaffectée.

En avril 2024, j’ai été élue dirigeante d’Église. J’ai pensé au manque de respect dont j’avais fait preuve dans mon devoir, et au fait que Dieu m’offrait maintenant une autre chance en me permettant de faire un devoir de dirigeante. Je savais que c’était Dieu qui m’élevait, et j’ai résolu de faire ce devoir correctement. Chaque jour, je répondais dès que possible aux lettres qui nécessitaient une réponse, et j’échangeais pour résoudre les états et les problèmes des frères et sœurs. Un jour, le dirigeant nous a écrit pour dire qu’ils avaient besoin de personnes talentueuses pour l’étalonnage des couleurs. Mon cœur a recommencé à s’agiter, et je me suis dit : « Ce n’est pas des beaux-arts, mais ça pourrait être un tremplin pour réaliser mon rêve artistique. » Comme je n’avais pas étudié l’étalonnage des couleurs, je ne pouvais pas prendre en charge ce devoir. Mais je ne me suis pas découragée. Je me suis dit : « Peut-être que la maison de Dieu aura à nouveau besoin de personnes douées pour l’art à l’avenir, et alors j’aurai encore une chance. Je peux apprendre les styles artistiques que je ne maîtrise pas et acquérir plus de techniques de dessin. Alors j’aurai certainement l’espoir de faire des devoirs liés à l’art à l’avenir. » Donc, dans le cadre de mon devoir, je profitais de quelques moments volés à mon emploi du temps chargé pour regarder des vidéos sur les techniques de dessin, et parfois, deux ou trois heures passaient sans même que je m’en rende compte. Afin d’avoir plus de temps pour étudier l’art, à plusieurs reprises, j’ai reporté au lendemain la réponse à des lettres que j’aurais pu traiter le soir même. Je répondais aussi aux lettres de manière superficielle, et parfois je veillais tard et j’étais somnolente pendant la journée. Je me sentais vraiment coupable, et je pensais que je ne devrais pas retarder mon devoir pour le dessin. Mais après avoir fait quelques dessins et vu des progrès dans mes compétences, j’ai eu l’impression de me rapprocher de mon rêve, alors même le peu de culpabilité que j’avais ressenti a disparu. Parce que mon cœur était entièrement tourné vers le dessin, j’étais superficielle dans la mise en œuvre du travail, les difficultés de la prédication de l’Évangile n’étaient pas résolues, et le fait de cultiver les gens ne progressait pas non plus. Une sœur a souligné que je me montrais apathique vis-à-vis de mon devoir et que je manquais de loyauté. Ses paroles m’ont réveillée, alors j’ai prié Dieu, Lui demandant de me guider pour que je comprenne mon problème.

En cherchant, j’ai lu les paroles de Dieu : « Les gens ont en eux un instinct naturel. S’ils ne savent jamais quels sont leurs points forts, quels sont leurs centres d’intérêt et leurs passe-temps, ils ont l’impression de ne pas avoir la sensation d’exister, ils sont incapables de concrétiser leur propre valeur et ils éprouvent un sentiment d’inutilité. Ils sont incapables de faire la preuve de leur valeur. Par contre, une fois qu’une personne a découvert ses centres d’intérêt et ses passe-temps, elle les transformera en passerelles ou en tremplins pour concrétiser sa propre valeur. Elle est prête à payer le prix nécessaire pour poursuivre ses aspirations, pour vivre une vie qui a davantage de valeur, pour devenir quelqu’un d’utile, pour se distinguer de la foule et être vue, admirée, validée, et pour devenir quelqu’un d’extraordinaire. Ainsi, elle peut avoir une vie gratifiante, une carrière couronnée de succès dans ce monde, et voir ses aspirations et ses désirs satisfaits, vivant ainsi une vie de valeur. Quand elle regarde autour d’elle les foules animées, seuls quelques individus sont naturellement aussi doués qu’elle, seuls quelques individus se sont fixé des aspirations et des désirs ambitieux et ont, en fin de compte, réalisé ces choses grâce à leurs efforts incessants. Ils ont bâti leur carrière en faisant ce qu’ils aimaient faire, ils ont obtenu la gloire, le gain et le prestige qu’ils désiraient, ils ont fait la démonstration de leur valeur et concrétisé leur valeur personnelle. Voilà la poursuite des gens » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (8)). « Tu devrais apprendre à obéir quand des ajustements sont apportés au devoir qui t’est confié. Après t’être formé à ton nouveau devoir pendant un moment et avoir atteint des résultats en l’accomplissant, tu constateras que tu es davantage apte à accomplir ce devoir, et tu te rendras compte que c’était une erreur de choisir tes devoirs en fonction de tes propres préférences. Cela ne résout-il pas le problème ? Avant tout, la maison de Dieu s’arrange pour que les gens accomplissent certains devoirs qui ne sont pas basés sur leurs préférences, mais sur les besoins du travail et sur la condition qu’une personne puisse obtenir des résultats en accomplissant ce devoir. Diriez-vous que la maison de Dieu devrait arranger les devoirs en se basant sur les préférences de chacun ? Devrait-on utiliser les personnes en fonction de la satisfaction de leurs préférences personnelles ? (Non.) Laquelle de ces propositions concorde avec les principes de la maison de Dieu lorsqu’elle utilise des gens ? Laquelle concorde avec les vérités-principes ? Celle qui consiste à choisir les gens selon les besoins du travail dans la maison de Dieu et les résultats obtenus dans l’accomplissement de leurs devoirs. Tu as des penchants et des centres d’intérêt, et tu as le souhait modéré d’accomplir tes devoirs, mais tes souhaits, tes centres d’intérêt et tes penchants doivent-ils prévaloir sur le travail de la maison de Dieu ? Si tu insistes obstinément en disant : “Je dois faire ce travail. Si on ne m’autorise pas à le faire, je ne veux pas vivre, je ne veux pas accomplir mon devoir. Si on ne m’autorise pas à faire ce travail, je ne serai pas enthousiaste pour faire quoi que ce soit d’autre, et je n’y consacrerai pas non plus tous mes efforts”, cela ne démontre-t-il pas qu’il y a un problème dans ton attitude vis-à-vis de l’accomplissement du devoir ? N’est-ce pas là être totalement dépourvu de conscience et de raison ? » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 12 : Ils veulent se retirer lorsqu’ils n’ont aucun statut ou aucun espoir de gagner des bénédictions). Grâce à ces paroles de Dieu, j’en suis venue à comprendre que la raison pour laquelle j’étais si attachée à mes centres d’intérêt et à mes passe-temps était que j’avais toujours cherché à prouver ma propre valeur, et que je voulais me distinguer et avoir un sentiment de présence. En y repensant, je me suis dit que lorsque j’étais enfant, mes œuvres étaient souvent louées par mon entourage. J’avais donc eu l’impression d’avoir trouvé une plateforme pour me mettre en valeur, et rêvé de devenir artiste en grandissant. Quand le dirigeant m’avait confié la sélection des sermons, j’avais été mécontente et réticente. En particulier quand il y avait eu des difficultés dans la sélection des sermons, que mes devoirs n’avaient pas donné de bons résultats, et que je n’avais eu aucune occasion de me faire valoir, j’étais devenue encore moins motivée pour apprendre, et je n’avais pensé qu’à la manière d’améliorer mes compétences en dessin. J’avais mis de côté les sermons que j’étais censée sélectionner et, à la place, je m’étais entraînée au dessin en secret, dessinant même parfois jusqu’au petit matin, tout cela dans l’espoir de pouvoir un jour réaliser mon aspiration et de continuer à recevoir les louanges et l’admiration des autres. Quand j’avais découvert que la maison de Dieu n’avait pas besoin d’artistes pour le moment, et que je n’avais aucune occasion de me mettre en valeur, j’avais commencé à baisser les bras, à être négative et à me relâcher dans mon devoir. J’avais même eu l’impression que mon devoir était une perte de temps, et par conséquent, le travail sur les sermons s’en était trouvé retardé. Dieu dit : « Tu as des penchants et des centres d’intérêt, et tu as le souhait modéré d’accomplir tes devoirs, mais tes souhaits, tes centres d’intérêt et tes penchants doivent-ils prévaloir sur le travail de la maison de Dieu ? » Je me suis sentie profondément coupable. Les frères et sœurs voyaient que je venais de commencer ma formation au devoir textuel, et ils ont continué à tolérer mes manquements. Ils avaient passé dix mois à me cultiver, et ils avaient souvent échangé sur la vérité avec moi pour résoudre mes états, espérant que j’assume rapidement ce devoir. Mais qu’avais-je fait ? J’avais passé une grande partie de mon temps à dessiner, et j’avais traité un travail aussi important de manière superficielle, traînant des pieds à maintes reprises, et à la fin, j’avais retardé le travail de l’Église. J’avais toujours pensé que poursuivre des aspirations n’était pas avoir un tempérament corrompu et que je n’avais pas à m’attacher à résoudre ce tempérament, mais maintenant, je réalisais vraiment que pour essayer de satisfaire mes centres d’intérêt et mes passe-temps et de prouver ma valeur personnelle, j’avais traité mon devoir de manière superficielle et négligente. En agissant ainsi, je poursuivais mes propres aspirations aux dépens du travail de l’Église. Si Dieu n’avait pas révélé cela, je n’aurais jamais réalisé à quel point ma poursuite d’aspirations et de désirs pouvait être préjudiciable au travail de l’Église.

Plus tard, les frères et sœurs m’ont rappelé que je devais comprendre les manifestations de ma poursuite de la gloire et du gain, j’ai donc cherché des paroles de Dieu à ce sujet. J’ai lu ces paroles de Dieu : « L’attachement des antéchrists à leur réputation et à leur statut va au-delà de celui des gens normaux, et cela fait partie de leur tempérament-essence ; ce n’est ni un intérêt temporaire, ni l’effet transitoire de leur environnement : c’est quelque chose dans leur vie, leurs os, et c’est donc leur essence. C’est-à-dire que dans tout ce que font les antéchrists, leur première considération est leur propre réputation et leur propre statut, rien d’autre. Pour les antéchrists, la réputation et le statut sont leur vie et le but de toute leur vie. Dans tout ce qu’ils font, leur première considération est la suivante : “Qu’adviendra-t-il de mon statut ? Et de ma réputation ? Est-ce que faire cela me donnera une bonne réputation ? Cela élèvera-t-il mon statut dans l’esprit des gens ?” C’est la première chose à laquelle ils pensent, ce qui est une preuve suffisante qu’ils ont le tempérament et l’essence des antéchrists ; c’est pour cela qu’ils considèrent les choses de cette façon. On peut dire que pour les antéchrists, la réputation et le statut ne sont pas une exigence supplémentaire quelconque, encore moins des choses qui sont externes à eux et dont ils pourraient se passer. Cela fait partie de la nature des antéchrists, c’est dans leurs os, dans leur sang, et c’est inné. Les antéchrists ne sont pas indifférents à la question de savoir s’ils possèdent réputation et statut : telle n’est pas leur attitude. Alors, quelle est leur attitude ? La réputation et le statut sont intimement liés à leur vie quotidienne, à leur état quotidien, à ce qu’ils poursuivent au quotidien. Et donc, pour les antéchrists, le statut et la réputation sont leur vie. Peu importe comment ils vivent, peu importe l’environnement dans lequel ils vivent, leur travail, ce qu’ils poursuivent, leurs objectifs, la direction de leur vie, tout tourne autour d’une bonne réputation et d’un statut élevé. Et ce but ne change pas : ils ne peuvent jamais mettre de côté de telles choses. C’est là le vrai visage des antéchrists et leur essence. Vous pourriez les mettre dans une forêt vierge au fond des montagnes, et ils ne mettraient toujours pas de côté leur poursuite de la réputation et du statut. Vous pouvez les mettre dans n’importe quel groupe de gens, et tout ce à quoi ils pourront penser, ce sera toujours la réputation et le statut. Bien que les antéchrists croient aussi en Dieu, ils voient la poursuite de la réputation et du statut comme équivalente à la foi en Dieu et placent ces deux choses sur un pied d’égalité. C’est-à-dire qu’en marchant sur le chemin de la foi en Dieu, ils poursuivent aussi leur propre réputation et leur propre statut » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 9 (Partie III)). Dieu expose à quel point les antéchrists chérissent réellement la réputation et le statut, et peu importe le devoir qu’ils accomplissent ou ce qu’ils font, ils se demandent seulement si cela peut accroître leur réputation et leur prestige, et ils traitent la réputation et le statut comme leur propre vie. J’étais exactement comme cela. Dès mon plus jeune âge, j’avais été inspirée en voyant tant de gens admirer et vénérer des artistes célèbres, des pensées comme « Se distinguer des autres » et « Se faire un nom » s’étaient profondément enracinées dans mon cœur, et devenir une artiste de renom était devenu mon rêve. J’avais cherché à ce que mes œuvres se répandent dans le monde entier et qu’on s’en souvienne pendant des générations. Quand j’avais appris que mes talents pourraient être très utiles dans la maison de Dieu, j’avais immédiatement abandonné l’école, espérant utiliser mon devoir pour réaliser mes rêves artistiques. Quand une sœur avait dit qu’on n’avait pas besoin d’artistes pour le moment, j’avais quand même refusé d’abandonner, et j’avais continué à trouver du temps pour m’entraîner et améliorer mes compétences. J’avais traité mon devoir de manière superficielle et sans conviction, juste pour continuer à m’entraîner au dessin. J’ai vu que tout ce à quoi je pensais était de savoir comment me distinguer, et comment gagner une bonne réputation et un statut élevé, et si un devoir ne pouvait pas accroître ma réputation et mon statut, j’y résistais et le rejetais. Mon état n’était pas différent de celui d’un antéchrist qui poursuit la réputation et le statut. Que je sois positive ou négative, tout était motivé par l’anxiété quant aux gains et aux pertes liés à la réputation et au statut. Quand j’avais servi comme dirigeante d’Église et que j’avais vu que la maison de Dieu avait besoin de personnes douées pour l’étalonnage des couleurs, mon désir de réputation et de statut avait refait surface, et pour continuer à améliorer mes compétences en dessin, j’avais commencé à veiller tard pour m’entraîner. J’étais devenue de plus en plus laxiste, et même négligente, dans mon devoir, par conséquent, les problèmes des frères et sœurs n’avaient pas pu être résolus en temps voulu, et les divers travaux de l’Église avaient peu progressé. Mes frères et sœurs avaient essayé de m’aider à de nombreuses reprises, mais je n’avais pas pris leurs conseils à cœur, et en fin de compte, le travail de l’Église était resté inefficace pendant longtemps. En y repensant, je me suis rendu compte que le fait que je ne fasse pas de devoirs liés à l’art avait été arrangé et préordonné par Dieu, et que cela contenait Sa bonne intention. C’était pour m’empêcher de continuer sur le mauvais chemin de la poursuite de la réputation et du statut. Dieu ne m’enlevait pas mes centres d’intérêt et mes passe-temps, Il me sauvait. Après avoir compris cela, je me suis sentie très coupable, et je me suis sentie également mal à l’aise d’avoir vécu dans un état de rébellion pendant aussi longtemps. Si je continuais obstinément à poursuivre la réputation et le statut et que je ne faisais pas mon devoir correctement, je perdrais la chance de faire mon devoir et je serais éliminée par Dieu.

Plus tard, j’ai lu un passage des paroles de Dieu : « Les poursuites, les aspirations et les désirs que les gens ont établis au nom de leurs propres centres d’intérêt et passe-temps, pour le dire simplement, les ont menés, au bout du compte, à un chemin consistant à poursuivre la gloire et le gain. Même s’ils pensent peut-être qu’après avoir atteint leurs objectifs ultimes ils ont concrétisé leur valeur personnelle, obtenu une sensation de présence, et gagné et possédé à la fois la gloire et le gain, ils restent ignorants quant à leur avenir, leur destination et la valeur de l’existence humaine que les gens devraient vraiment comprendre. Quand ils atteignent un âge avancé, ils sentent de plus en plus que tout ce qu’ils ont toujours poursuivi est terriblement insaisissable et creux. Ce caractère creux et insaisissable de leurs poursuites apporte avec lui des vagues de vide et d’appréhension. C’est seulement dans la vieillesse que les gens s’aperçoivent que les aspirations et les désirs qu’ils ont poursuivis n’ont servi qu’à satisfaire leur vanité et à leur procurer une gloire et un gain temporaires, qui ne sont rien de plus qu’une consolation éphémère. Un tel réconfort se transforme vite en un genre de malaise et d’appréhension, parce que, lorsque les gens atteignent un âge avancé, ils ont davantage tendance à contempler leur avenir, ce qu’ils vont devenir et ce qui leur arrivera après leur mort » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (8)). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai compris que lorsque les gens poursuivent leurs centres d’intérêt et leurs passe-temps pour réaliser leurs propres aspirations et désirs, même s’ils gagnent l’admiration des autres, ce n’est qu’une gloire éphémère, et tout ce que cela peut faire, c’est de combler brièvement le vide dans le cœur des gens et de satisfaire leur vanité. Quand les gens font face à la mort, il n’y a que du malaise et de l’appréhension. J’ai repensé à l’époque où je dessinais : je passais des heures et des heures à terminer une œuvre et à la publier en ligne, et à la fin, tout ce que je recevais, c’était des commentaires élogieux que je lisais en moins d’une minute. Ce que je ressentais n’était qu’un sentiment de satisfaction passager. Et pour cette brève satisfaction, je consacrais encore plus de temps à créer de meilleures œuvres. Mais est-ce que ça en valait vraiment la peine ? Je me sentais souvent jalouse, peinée et anxieuse parce que mon talent pour le dessin était inférieur à celui des autres, et quand mon travail recevait quelques éloges, cela me rendait très heureuse et enthousiaste. Mais plus tard, quand il finissait par être noyé dans la masse sur Internet, je me sentais de nouveau perdue et vide. Puis j’ai pensé aux artistes célèbres : bien que certaines de leurs œuvres soient devenues très connues et qu’ils aient gagné l’admiration et la vénération des gens, n’avaient-ils pas fini par mourir dans le vide ? Ils n’avaient compris aucune vérité. Je me suis aussi souvenue d’une histoire que j’avais lue : Alexandre le Grand est réputé pour être l’un des commandants les plus victorieux du monde, ayant atteint à la fois la gloire et le gain. Pourtant, avant de mourir, il avait ordonné que ses mains soient placées à l’extérieur de son cercueil, pour montrer au monde que peu importe son statut, sa richesse, sa gloire, ses gains ou son prestige, face à la mort, une personne quitte quand même ce monde les mains vides, et elle ne peut rien emporter avec elle. À ce stade, en lisant les paroles de Dieu, j’en suis venue à comprendre que ce qui est le plus significatif, c’est que les gens mènent à bien leur devoir d’êtres créés de leur vivant, et que si je continuais à poursuivre la gloire et le gain, alors j’emprunterais un chemin vide de sens, et finalement, un chemin menant à la destruction. En pensant à cela, j’ai senti que la poursuite de la réputation et du statut était totalement dénuée de sens.

En cherchant, j’ai lu d’autres paroles de Dieu : « Certains demandent : “Puisque je ne peux pas réaliser mes poursuites, mes aspirations et mes désirs, et que je les ai tous abandonnés, que devrais-je faire pour ce qui est de mes centres d’intérêt et de mes passe-temps ?” Cela ne concerne que toi. Même s’il se peut que tu aies des centres d’intérêt et des passe-temps, tant qu’ils ne perturbent pas ta poursuite normale, qu’ils n’interfèrent pas avec l’accomplissement de ton devoir et l’achèvement de ta mission, et qu’ils n’affectent pas tes objectifs de vie ou le chemin que tu prends, alors tu peux conserver ces centres d’intérêt et ces passe-temps. […] Pourquoi Dieu donne-t-Il aux gens certains centres d’intérêt et certains passe-temps ? C’est pour rendre ta vie humaine un peu plus riche et plus haute en couleur, pour que ta vie puisse être accompagnée de certains éléments de divertissement et de loisir, sans affecter le fait que tu suis le bon chemin dans la vie, et pour rendre ta vie moins austère, moins terne et monotone. Par exemple, quand le moment est venu de chanter des hymnes lors des réunions, quelqu’un qui est capable de jouer d’un instrument de musique peut accompagner les chants en jouant du piano ou de la guitare. Si personne ne pouvait jouer, alors tout le monde serait privé de ce plaisir. Si quelqu’un peut fournir un accompagnement, alors le résultat sera bien meilleur que de chanter a cappella, et tout le monde en profitera. En même temps, cela élargit les horizons, cela enrichit les expériences, la vie gagne en substance, les gens ont l’impression que la vie est plus belle et leur humeur devient plus joyeuse. C’est bénéfique à la fois à leur humanité normale et au chemin qu’ils prennent dans leur croyance en Dieu. Par exemple, si tu aimes dessiner, quand la vie des frères et sœurs devient monotone, tu peux faire des dessins humoristiques et représenter les expressions négatives et le visage de certaines personnes, ainsi que leurs remarques négatives, sous forme de dessins humoristiques, puis compiler ces dessins pour en faire un livret à partager avec tout le monde, notamment ces personnes négatives. Quand elles verront ce livret et diront : “Houlà, est-ce un dessin de moi ?”, elles glousseront et seront contentes, et elles ne seront plus négatives. N’est-ce pas là une bonne chose ? Cela n’aura pas demandé beaucoup d’efforts, pourtant cela les aura aidées à sortir de leur négativité assez facilement. Durant son temps libre, dessiner, jouer d’un instrument de musique, discuter d’art ou explorer l’art dramatique et jouer divers personnages, y compris différentes sortes de gens négatifs, différentes sortes d’individus arrogants, et les diverses manifestations des antéchrists qui agissent de manière arbitraire, peut aider les gens à améliorer leur discernement et à élargir leurs horizons. N’est-ce pas une bonne chose ? En quoi ces centres d’intérêt et ces passe-temps ne sont-ils pas utiles ? Ils sont bénéfiques aux gens. Cependant, si tu produis des aspirations et des désirs du fait de tes centres d’intérêt et de tes passe-temps, et que ces derniers ont pour effet de te guider vers un chemin sans retour, alors ils ne sont pas bons pour toi. Mais si tu appliques tes centres d’intérêt et tes passe-temps à ta vie, d’une façon qui est pertinente pour ton humanité, qui rend ta vie plus riche et haute en couleur, et qui te rend plus amusant et joyeux, qui te fait vivre en étant plus fort, libre et libéré, alors tes centres d’intérêt et tes passe-temps auront un effet positif, ils bénéficieront à tout le monde et contribueront à ton édification, tout en n’affectant pas l’accomplissement de ton devoir ni l’achèvement de ta mission. Bien entendu, dans une certaine mesure, ils t’aideront à accomplir ton devoir » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (8)). « Ceux qui ont un point fort ne devraient pas en être fiers, et ceux qui n’en ont pas ne devraient pas être jaloux. Ce que Dieu donne, personne ne peut le reprendre, même si tu n’en veux pas, tu ne peux pas le rejeter. Dieu t’a simplement rendu habile dans ce domaine, et grâce à ce point fort, Il te fournit un moyen de subsistance ou un métier pour gagner ta vie. C’est la grâce de Dieu » (La Parole, vol. 7 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (10)). Après avoir lu ces paroles de Dieu, j’ai compris l’intention de Dieu quand Il donne aux gens des talents et des passe-temps. Par le passé, j’avais toujours pensé que Dieu m’avait donné un talent pour l’art, que la seule façon pour moi de remplir ma fonction était de faire des devoirs liés à l’art, et que faire d’autres devoirs n’était pas ma mission. Mais en lisant les paroles de Dieu, j’ai finalement réalisé que ce point de vue était fallacieux. Dieu préordonne les talents, les centres d’intérêt et les passe-temps des gens pour enrichir leur vie, afin que la vie des gens ne soit pas terne et monotone. Par exemple, quand j’étais à l’école, je réalisais des bandes dessinées dès que j’avais du temps libre, et cela détendait mon esprit tendu et apaisait mon humeur troublée. D’un autre côté, les talents, les centres d’intérêt et les passe-temps sont aussi un moyen de subsistance accordé par Dieu, leur permettant d’avoir une compétence pour gagner de l’argent et subvenir à leurs besoins dans ce monde. Dieu donne aux gens des centres d’intérêt et des passe-temps pour les aider à mieux vivre, mais cela ne signifie pas qu’ils doivent faire des devoirs liés à ces centres d’intérêt ou travailler dans des domaines apparentés. J’ai lu dans les paroles de Dieu : « Ce que tu as, les autres ne peuvent pas te l’enlever ; ce que tu n’as pas, tu ne peux pas t’en emparer ni l’obtenir en rivalisant avec les autres » (La Parole, vol. 7 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (12)). L’une de mes inquiétudes s’en est trouvée dissipée. Je m’étais toujours inquiétée de régresser si je ne m’entraînais pas au dessin pendant longtemps, et que je serais alors incapable de faire des devoirs liés à l’art. En fait, que je puisse ou non faire ce genre de devoir était entièrement préordonné par Dieu, et tout ce que j’avais à faire était de me soumettre aux arrangements de Dieu. Puisque je faisais maintenant un devoir de dirigeante, je devais assumer ce devoir et faire de mon mieux pour le mener à bien, et je pouvais utiliser mes centres d’intérêt et mes passe-temps pour me détendre et m’amuser pendant mon temps libre, mais quand j’étais occupée par mes devoirs, je devais me concentrer sur eux.

Plus tard, j’ai lu les paroles de Dieu et j’ai trouvé un chemin de pratique. Dieu dit : « Si tu n’as pas encore commencé à poursuivre la vérité et que tu te contentes de penser à lâcher prise dans ton cœur, ce n’est pas du tout la même chose que de lâcher prise véritablement. Te préparer à lâcher prise et véritablement lâcher prise sont deux situations distinctes, il y a une différence entre les deux, malgré tout. Par conséquent, la chose la plus importante est de commencer à poursuivre la vérité et cela ne devrait pas changer, quel que soit le moment, c’est la chose la plus importante. […] Tous les gens normaux ont des aspirations et des désirs, surtout ceux qui ont quelques dons ou forces. Où trouve-t-on des personnes qui sont contentes d’être seules et qui se résignent volontiers à mener une vie banale ? On ne trouve des personnes comme ça nulle part. Tout le monde veut sortir du lot, faire quelque chose de son existence, avoir une certaine aura et rendre sa vie plus confortable. Si tu veux abandonner les aspirations et les désirs personnels, atteindre le salut et mener une vie pleine de sens, alors tu dois accepter la vérité, poursuivre la vérité et te soumettre à l’œuvre de Dieu. Ainsi, tu auras de l’espoir. Écouter les paroles de Dieu et suivre Dieu est la seule possibilité » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (8)). Ces paroles de Dieu nous indiquent un chemin clair. La seule façon de renoncer à ces aspirations et à ces désirs est de poursuivre la vérité, en considérant ces centres d’intérêt et ces passe-temps selon les paroles de Dieu, et en nous plaçant dans la bonne position. Même si j’ai certains points forts ou certains dons, aux yeux de Dieu, je ne suis que l’un de Ses êtres créés, sans rien de spécial. Selon Dieu, la valeur d’une personne ne se mesure pas à la quantité de talent qu’elle possède, mais à sa capacité à poursuivre la vérité et à sa véritable soumission à Dieu. Si une personne peut se soumettre à Dieu et mener à bien son devoir, elle a de la valeur aux yeux de Dieu, mais si une personne ne poursuit pas la vérité ou ne se soumet pas à Dieu, alors même si elle réalise ses aspirations et ses désirs et acquiert une vaste renommée, elle reste totalement sans valeur aux yeux de Dieu. Quel que soit le devoir que Dieu a arrangé pour moi, je dois abandonner mes désirs et mes exigences et mener à bien mon devoir actuel. Voilà la raison qu’un être créé devrait avoir. Quand j’ai réalisé cela, j’ai prié Dieu, disposée à renoncer à la réputation et au statut et à me consacrer à mon devoir, et à utiliser mon temps limité pour réfléchir davantage aux paroles de Dieu, et pour réfléchir davantage à la manière de résoudre les problèmes de mes frères et sœurs. Quand j’ai pratiqué de cette manière, j’ai pu identifier certains problèmes dans le travail, chercher la vérité pour les résoudre, et aussi faire quelques gains.

À la mi-novembre, j’ai reçu une lettre du dirigeant me demandant quelques-unes de mes œuvres, et disant que la maison de Dieu avait besoin de personnes douées pour le dessin. Quand j’ai lu cette lettre, je n’ai pu m’empêcher d’éprouver un frémissement dans mon cœur. C’était vraiment une occasion unique pour moi ! Je voulais vraiment faire des devoirs liés à l’art, mais je savais que mes devoirs actuels étaient très prenants et que je ne pouvais pas me permettre de les retarder, alors j’ai prié Dieu, Lui demandant de calmer mon cœur, afin que je puisse traiter correctement mes centres d’intérêt et mes passe-temps sans me laisser entraîner par mes propres choix, et que je puisse me soumettre aux orchestrations et aux arrangements de Dieu. Après avoir prié, mon cœur s’est beaucoup calmé, et j’ai pu me concentrer sur mon devoir l’esprit tranquille. Quand je n’étais pas occupée par mon devoir, je me suis rapidement mise au travail sur les œuvres que je devais soumettre. Quelques jours après avoir soumis mes œuvres, j’ai été surprise de recevoir une lettre du dirigeant disant que je pouvais rejoindre l’équipe artistique pour suivre une formation. Quand j’ai reçu cette nouvelle, je me suis sentie à la fois heureuse et redevable envers Dieu. J’ai repensé à la façon dont je m’étais montrée difficile et irrévérencieuse dans mes devoirs, et je me suis sentie encore plus honteuse. J’ai aussi compris que peu importe le devoir que nous faisons, l’intention de Dieu est toujours de sauver et de perfectionner les gens, et que je continue à faire des devoirs liés à l’art ou que je sois réaffectée à d’autres devoirs, j’ai été disposée à faire de mon mieux pour mener à bien mes devoirs et pour suivre le chemin de la poursuite de la vérité. Dieu soit loué !

La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.

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