La critique est nécessaire pour bien faire un devoir

28 janvier 2022

Par Xinlu, États-Unis

Il y a quelque temps, j’ai reçu un rapport d’une sœur sur une dirigeante et deux diacres. Elle disait que Sœur Xin, une dirigeante, ne faisait pas de travail concret, participait aux réunions de façon machinale et ne se souciait pas des états ni des difficultés des autres. Deux diacres avaient aussi des problèmes. J’ai songé que j’avais déjà échangé avec eux au sujet des problèmes mentionnés et que je les avais traités. Ils avaient gagné un peu de connaissance d’eux-mêmes et Sœur Xin avait même pleuré de regret. Je me suis dit que je pouvais les aider encore, qu’il n’était pas nécessaire de les renvoyer. J’étais sûre qu’ils étaient capables de travail concret. En plus, j’ai vu que la sœur qui avait rédigé le rapport avait obtenu les signatures de collaborateurs, mais ceux-ci n’étaient pas passionnés dans leur recherche et certains étaient sur le point d’être expulsés de l’Église. Les problèmes qu’ils rapportaient concernaient le comportement de ces trois personnes dans leur devoir. Une partie du rapport n’était pas parfaitement claire ni précise. Il m’est venu à l’esprit que la sœur qui avait rédigé la lettre pouvait être très arrogante. Que savait-elle ? Dénoncer d’un coup une dirigeante et deux diacres pour quelques petites choses… Qui ferait le travail de l’Église s’ils étaient renvoyés ? Cette sœur protégeait-elle le travail de l’Église ou le détruisait-elle ? J’ai pensé : « Je suis responsable de leur travail. Ne devrais-je pas le savoir mieux que personne, s’il y avait un problème, s’ils n’étaient pas capables de travail concret ? Ils ont des problèmes, mais aucun de nous n’a été perfectionné, alors qui ne commet aucune erreur ? Ce serait placer la barre trop haut pour les dirigeants, si on les dénonçait et les renvoyait dès qu’il y a un problème. » Plus j’y réfléchissais, plus j’ai pensé que la sœur qui avait rédigé le rapport avait un problème et je n’ai pas fait grand cas de cette lettre. Je voulais aborder ces problèmes avec la dirigeante et les diacres, les traiter un peu, les aider et m’en tenir là.

Deux ou trois jours plus tard, la dirigeante supérieure a subitement mentionné ce rapport. Comme je ne m’en étais pas occupée, elle m’a dit de le soumettre à l’Église pour qu’il fasse l’objet d’une discussion. J’ai accepté de le faire, mais je ne l’ai pas fait. Je pensais que ces gens étaient plutôt compétents dans leur travail. Alors serait-il approprié de rendre leurs problèmes publics pour que tout le monde en discute ? Leurs problèmes seraient-ils abordés convenablement ? Et si les autres pensaient qu’ils avaient trop de problèmes et n’acceptaient plus leur direction ? Ne devais-je pas protéger leur travail ? Je pouvais les aider en privé et les inciter à changer pour qu’ils fassent leur devoir convenablement. Dieu savait que je me montrais rebelle et rigide en refusant de faire ce que la dirigeante m’avait demandé. Elle est venue me trouver une nouvelle fois et a échangé en détail sur mes notions erronées et mon tempérament. Elle m’a posé une question : « La vérité règne dans la maison de Dieu et nous devons être justes envers tout le monde. Pourquoi protèges-tu des dirigeants et des diacres qui ont des problèmes ? Pourquoi ne prends-tu pas le parti de Dieu ? Former un cercle étroit, les protéger… C’est un chemin d’antéchrist ! Pourquoi ne traites-tu pas les autres selon les principes ? Tu ne crois pas le peuple élu de Dieu ? Tu ne crois pas que la vérité règne dans la maison de Dieu ? » Finalement, elle a souligné : « Tu protèges de faux dirigeants au lieu de les exposer et tu ne prends pas le parti de la vérité. » À ce moment-là, je ne pouvais pas l’accepter entièrement. Je débattais et raisonnais encore au fond de moi. J’avais déjà été étouffée par de faux dirigeants et j’avais personnellement été témoin du mal qu’ils pouvaient faire au travail de l’Église et à ses membres. Et leur comportement me mettait vraiment hors de moi. J’avais toujours renvoyé sur-le-champ ceux qui étaient exposés comme faux dirigeants. Comment pouvais-je protéger de faux dirigeants ? Elle a continué à disséquer la nature de mes actions, m’exposant comme une fausse dirigeante qui employait des philosophies sataniques au lieu de pratiquer la vérité. Elle a dit que je protégeais ces dirigeants comme les responsables du Parti communiste se protégeaient les uns les autres et que je serais un antéchrists si on me donnait du pouvoir. « Fausse dirigeante » et « antéchrist » : à chaque fois qu’elle a prononcé ces mots, mon cœur s’est serré. J’étais très contrariée et ça me semblait terriblement injuste. Je ne pouvais plus arrêter de pleurer. J’ai prié à travers mes larmes : « Ô Dieu, je sais que la dirigeante expose un problème bien réel, mais je ne peux pas le voir. S’il Te plaît, éclaire-moi et guide-moi pour que je me connaisse et que j’en tire la leçon qui convient. »

J’ai organisé une réunion le lendemain pour qu’on discute ouvertement de la dirigeante et des diacres dénoncés et qu’on les examine avec discernement. Les frères et sœurs n’ont pas bondi sur leurs problèmes, comme je l’avais imaginé. Ils ont échangé sur les problèmes du rapport avec justice et objectivité, en se servant d’exemples précis, pour examiner la manière dont ces gens accomplissaient leurs devoirs. Notre discussion sur Sœur Xin m’a complètement fait changer d’avis sur elle. Beaucoup d’entre eux ont dit que Sœur Xin ne faisait pas de travail concret, qu’elle agissait de manière machinale dans les réunions. Elle ne résolvait pas de vrais problèmes et ne surveillait pas le travail. Ils rencontraient tous des difficultés dans leur devoir, mais elle ne s’en souciait pas. Elle n’échangeait pas sur la vérité quand elle prenait des arrangements de travail ou changeait les devoirs des gens, alors ils devaient se débrouiller tout seuls, dans les situations difficiles, ou s’aider les uns les autres. La dirigeante était introuvable. Le comportement de Sœur Xin décevait vraiment les frères et sœurs. Ils se plaignaient tous de l’indifférence et du manque de travail concret de Sœur Xin. Ils m’ont aussi accusée. Les entendre tous parler ouvertement m’a fait un effet que je ne peux pas exprimer. Je me suis sentie coupable, j’ai eu honte et j’ai eu l’impression de recevoir une gifle. L’Église dont j’étais responsable avait une fausse dirigeante qui ne faisait pas de travail concret et je ne me doutais de rien. J’avais été si sûre de moi… Je pensais qu’elle cherchait la vérité et faisait vraiment le travail d’une dirigeante. Quand ses problèmes avaient été dénoncés, j’avais voulu l’aider en privé au lieu de les examiner et de les gérer. En quoi étais-je différente de Sœur Xin ? Je ne prenais pas les besoins des autres en considération et ne résolvais pas leurs problèmes et leurs difficultés. J’étais une fausse dirigeante, dans une position de force, qui ne faisait pas de travail réel. Les frères et sœurs ont ensuite abordé les problèmes des deux diacres, disant que Sœur Wang gérait les choses de manière émotionnelle et manquait de principes dans son devoir. Elle était aussi arrogante et se servait de sa position pour entraver les gens, allant jusqu’à les opprimer. Elle était vraiment éhontée, elle faisait beaucoup de mal aux frères et sœurs, et elle les étouffait dans leur devoir. Ce n’étaient pas les petits problèmes que j’imaginais, des choses qui pouvaient être résolues par un peu d’échange. J’ai eu honte quand j’ai entendu ce que tout le monde avait à dire. Leurs manières d’être de faux dirigeants et ouvriers qui ne travaillaient pas vraiment m’ont été exposées les unes après les autres. J’étais abasourdie. Ils avaient beaucoup de problèmes, au point de susciter la colère des autres, et je ne m’étais aperçue de rien. Comment faisais-je mon devoir ? N’était-ce pas un grave échec de ma part en tant que dirigeante ? Finalement, je me suis calmée pour prier et réfléchir sur mon problème.

Plus tard, j’ai lu un passage des paroles de Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « Les faux dirigeants ne font pas un vrai travail. Ils ne vont jamais non plus inspecter, superviser ni diriger les diverses spécialités de travail, ni effectuer des visites ponctuelles à différents groupes pour savoir ce qui se passe, vérifier que le travail avance et savoir quels problèmes ne sont pas encore réglés, si le superviseur du groupe est capable de faire son travail, comment les frères et sœurs réagissent au superviseur, ce qu’ils pensent de lui, si le chef ou le superviseur du groupe ne bride pas quelqu’un, si quelqu’un de talentueux ou cherchant la vérité n’est pas discrédité ou aliéné par d’autres, si une des personnes les plus naïves n’est pas victime d’intimidations, si ceux qui ont dénoncé et signalé de faux dirigeants ne sont pas réprimés ou contrôlés, si, lorsque les gens font des suggestions correctes, ces suggestions sont adoptées, et si le chef de groupe ou le superviseur n’est pas quelqu’un de mauvais ou qui aime donner aux autres du fil à retordre. Si de faux dirigeants ne s’acquittent d’aucune de ces tâches, ils doivent être remplacés. Supposons, par exemple, que quelqu’un rapporte à un faux dirigeant qu’un superviseur dévalorise souvent les gens et les bride, que les frères et sœurs aient leur opinion à son sujet, mais n’osent pas s’exprimer, que le superviseur trouve diverses excuses pour se défendre et se justifier et qu’il n’admette jamais ses erreurs. Pourquoi un tel superviseur n’a-t-il pas été remplacé rapidement ? Or le faux dirigeant dit : “C’est un problème d’entrée des gens dans la vie. Il est trop arrogant, mais les gens qui ont un petit calibre sont tous arrogants. Ce n’est pas grave, j’ai juste besoin d’échanger un peu avec lui.” Pendant l’échange, le superviseur dit ceci : “J’admets que je suis arrogant, j’admets qu’il y a des moments où je suis préoccupé par ma propre vanité et mon propre statut, mais il y a d’autres personnes qui ne sont pas bonnes dans ce domaine de travail, elles formulent souvent des suggestions sans valeur, et si je ne les écoute pas, ce n’est pas sans raison.” Le faux dirigeant est incapable de comprendre la situation dans son ensemble, il ne se soucie pas de savoir si le superviseur travaille bien, et encore moins à quoi ressemblent son humanité, son tempérament et sa quête. Il ne fait que déclarer allègrement : “Cela m’a été signalé, donc je garde un œil sur toi. Je te laisse une chance.” Après l’entretien, le superviseur dit qu’il veut se repentir, mais quant à savoir s’il se repent vraiment par la suite ou s’il ment et trompe les autres simplement et continue à travailler comme avant, et quant à la nature de son travail, le faux dirigeant n’en tient aucun compte, ni n’essaye d’en savoir plus. […] Il ne peut pas dire que le superviseur l’a trompé, lui a fait un baratin. Il n’accorde aucune attention à ce que ses subordonnés rapportent au sujet du superviseur, il ne va pas réellement voir à quel point le problème de cette personne est sérieux, si le problème signalé par les subordonnés existe ou non, est réel ou non, si la personne doit être remplacée ou non : il ne tient pas compte de ces problèmes, mais continue de remettre les choses à plus tard. La réponse du faux dirigeant à ces problèmes est extrêmement molle, il agit et progresse très lentement, il continue à tergiverser et à donner aux gens une autre chance, comme si ces chances qu’il leur donne étaient très précieuses et très importantes, comme si elles pouvaient changer leur destin. Il ne lui est pas possible de voir la nature et l’essence de quelqu’un à travers ce qui se manifeste en lui, ni de juger quel genre de chemin cette personne suit en fonction de sa nature et de son essence, ni de voir si une personne est apte ou non à être un superviseur en fonction du chemin parcouru. Il ne peut pas voir les choses ainsi. Il ne connaît que deux astuces : attirer les gens pour discuter, et leur donner une autre chance. Cela compte-t-il comme un travail ? Les faux dirigeants considèrent leurs conversations avec les gens, les choses insignifiantes qu’ils leur disent, les mots creux et la doctrine, comme des choses très précieuses et très importantes. Ils ignorent que l’œuvre de Dieu ne consiste pas seulement à parler, mais aussi à traiter et émonder les gens, à les exposer, à les juger, à les éprouver et les épurer dans les cas graves, à les châtier et à les discipliner : ce n’est pas qu’une seule méthode. Alors pourquoi sont-ils si sûrs d’eux ? En parlant un peu de doctrine et en répétant quelques slogans, peuvent-ils convaincre les gens et les faire changer ? Comment pourraient-ils être si ignorants et si naïfs ? Corriger la mauvaise façon de faire de quelqu’un et son comportement corrompu pourrait-il être aussi facile ? Le problème des tempéraments corrompus des gens est-il si facile à résoudre ? Les faux dirigeants sont trop stupides et superficiels ! Pour résoudre le problème de la corruption des gens, Dieu n’utilise pas une seule méthode, mais un certain nombre : Il définit différents environnements pour mettre les gens à nu et les rendre parfaits. La manière de travailler des faux dirigeants est trop simple : ils attirent les gens pour converser avec eux, effectuent un petit travail idéologique, donnent aux gens un petit conseil et pensent que c’est du travail. C’est superficiel, n’est-ce pas ? Et quel problème se cache derrière cette superficialité ? N’est-ce pas de la naïveté ? Ils sont extrêmement naïfs, extrêmement naïfs dans leur vision des gens. Rien n’est plus difficile à corriger que les tempéraments corrompus des gens. Comme dit le proverbe : “Un léopard ne peut pas changer la couleur de ses taches.” Les faux dirigeants n’ont aucune perception de ces problèmes. Quand il s’agit du genre de superviseurs dans l’Église qui aiment donner aux gens du fil à retordre, qui perturbent le travail de l’Église ou qui brident toujours les gens, les faux dirigeants ne font que parler : quelques mots de traitement et d’émondage, et c’est tout. Ils ne sont pas prompts à réaffecter ni à remplacer les personnes. De même, la façon de faire des faux dirigeants cause un tort énorme au travail de l’Église et empêche souvent ce travail de progresser normalement, avec succès et efficacité ; et souvent, à cause des perturbations causées par les gens malveillants, elle occasionne des retards et des dommages, et des blocages : voilà quelles sont toutes les conséquences néfastes d’une utilisation incorrecte des gens par les faux dirigeants. En apparence, ces faux dirigeants ne font pas délibérément le mal comme les antéchrists, établissant délibérément leur propre fief et suivant leur propre chemin. Cependant, dans le cadre de leur travail, les faux dirigeants ne sont pas en mesure de résoudre rapidement les divers problèmes causés par les superviseurs, ils ne sont pas en mesure de réaffecter et de remplacer rapidement les superviseurs de qualité inférieure, ce qui nuit gravement au travail de l’Église, et tout cela est dû à la négligence des faux dirigeants » (« Identifier les faux dirigeants (3) », dans Sermons de Christ des derniers jours). En lisant ça, j’ai eu l’impression que les paroles de Dieu me jugeaient et m’exposaient personnellement. Quand j’ai reçu le rapport sur la dirigeante et les diacres, je l’ai traité de manière désinvolte. Je ne voulais pas vérifier les choses ni m’en occuper immédiatement. J’ai pensé que même si ces gens avaient des problèmes, ils étaient capables de travail réel et je pouvais les aider. Je n’avais pas les choses en main et, face au rapport, j’ai été très sûre de moi et j’ai campé sur ma position. Je ne me suis fiée qu’à mon propre jugement et je n’ai accordé aucune attention à ce que disaient les autres. J’ai même pensé que les auteurs de la lettre exagéraient et se montraient injustes. Je me suis rendu compte que je n’avais pas seulement été aveugle et incapable de travail concret, je m’étais aussi montrée ignorante et arrogante. J’avais échangé avec Sœur Xin sur son manque de travail concret deux mois plus tôt et elle avait exprimé du repentir. J’avais eu l’impression que j’avais fait mon travail, que le problème était résolu. Mais, en réalité, d’après ce que tout le monde disait, il n’y avait eu aucun changement. Ses larmes étaient fausses et je n’avais eu aucun discernement. Je voulais faire preuve de bonté, continuer à l’aider et lui donner d’autres chances. Et il y avait Sœur Wang… Elle était systématiquement arrogante et capricieuse, ce que des gens dénonçaient de temps à autre. Mais je pensais que ce n’était qu’une corruption passagère et je n’y ai pas accordé beaucoup d’attention. Il m’était arrivé d’échanger quelques mots avec elle et j’avais pensé avoir fait mon travail, qu’elle changerait. Je n’avais pas discerné son essence en me basant sur ces choses ni cherché comment gérer le problème selon les principes. Je n’avais pas la vérité et je ne voyais pas clairement les choses. Dieu avait arrangé les choses pour que le rapport des frères et sœur m’offre une chance de gagner en discernement, mais j’avais ignoré tout ça. Je m’étais montrée insensible à l’œuvre de Dieu et je ne m’étais pas fiée aux autres. Je m’étais entêtée à ne croire que mes propres yeux. Comme je n’avais pas géré le problème convenablement, une dirigeante m’avait aidée en me disant d’y réfléchir avec les autres pour qu’ils compensent mes déficiences. Mais je ne l’avais pas fait, de crainte que ça tourne mal. J’ai compris que j’étais vraiment très arrogante. La dirigeante et les diacres faisaient leurs devoirs depuis des années, mais ils n’avaient toujours pas changé après avoir été critiqués et disciplinés. Ҫa signifiait qu’ils n’acceptaient pas la vérité. Quel bien de nouveaux échanges et davantage d’aide pouvaient-ils faire ? Je croyais naïvement qu’un peu plus d’échange résoudrait le problème. Apparemment, dans mon cœur, je croyais que mon aide et mon échange accompliraient plus que les propres paroles de Dieu, que le jugement, le châtiment et la discipline des paroles de Dieu. C’était incroyablement déraisonnable et arrogant de ma part. C’est répugnant. À ce moment-là, il m’a semblé que le rapport, même s’il parlait des problèmes des autres, exposait aussi les miens. Il y avait de faux dirigeants et ouvriers juste sous mon nez, mais je ne les avais pas vus et je n’avais pas géré la situation. Ҫa avait retardé l’entrée dans la vie des frères et sœurs et freiné le travail de la maison de Dieu. J’agissais exactement comme les faux dirigeants qui ne font pas de travail concret que Dieu expose. J’ai commencé à descendre progressivement de mes grands chevaux.

En se basant sur leur performance, on a déterminé qu’ils étaient de faux dirigeants et ouvriers qui ne faisaient pas de travail concret et on les a renvoyés. J’avais fini de gérer le rapport, mais cette expérience était gravée dans mon cœur. En pensant à la manière dont la dirigeante m’avait réprimandée, en disant que je protégeais ces gens, que je refusais d’exposer de faux dirigeants et ouvriers, je me suis sentie coupable à un point inexprimable. Je me suis vraiment haïe. Comment avais-je pu faire une chose pareille ? Je me suis de nouveau présentée devant Dieu pour prier et chercher, en disant : « Ô Dieu, je suis très corrompue. Je ne suis pas capable de faire mon devoir comme Tu l’exiges. Je ne peux pas m’empêcher de faire des choses perturbatrices. Ô Dieu, je veux réfléchir profondément sur moi-même et résoudre mes problèmes grâce à la vérité, afin de me libérer de la corruption et de bien faire mon devoir. S’il Te plaît, guide-moi et éclaire-moi. » Après ma prière, j’ai repensé à ce que je m’étais dit quand j’avais reçu la lettre, à mon point de vue sur elle et mon attitude vis-à-vis d’elle. Je me suis souvenue que j’avais été très suffisante, vaniteuse et arrogante, à ce moment-là. J’avais envisagé les choses et pris toutes les décisions comme si j’étais omnisciente, sans prier ni chercher. Je n’avais pas le moindre doute concernant la manière de gérer le problème et je n’avais pas suivi les instructions de la dirigeante. J’avais l’impression de faire ce qu’il fallait. J’en ai frémi. Comment avais-je pu être aussi sûre de moi et vaniteuse ?

Deux passages des paroles de Dieu me sont venus à l’esprit. Dieu dit : « Si tu possèdes réellement la vérité, le chemin que tu emprunteras sera naturellement le bon chemin. Sans la vérité, il est facile de faire le mal, et tu le commettras involontairement. Par exemple, si tu as un tempérament arrogant et vaniteux, alors le fait de te dire de ne pas t’opposer à Dieu ne fait aucune différence, tu ne peux pas t’en empêcher, c’est incontrôlable pour toi. Tu ne le ferais pas exprès ; tu le ferais sous la domination de ta nature arrogante et vaniteuse. Ton arrogance et ta vanité te feraient mépriser Dieu et te Le feraient voir comme n’ayant pas d’importance ; elles feraient que tu t’exaltes, que tu t’affiches constamment, et, pour finir, que tu t’assoies à la place de Dieu et te rendes témoignage à toi-même. Tu transformerais tes propres idées, ta propre pensée et tes propres notions en vérités à adorer. Vois combien de mal est perpétré par les hommes sous la domination de leur nature arrogante et vaniteuse ! » (« Seulement en cherchant la vérité peux-tu obtenir des changements dans ton tempérament », dans Sermons de Christ des derniers jours). « Les idées humaines, en général, semblent être bonnes et correctes pour les gens et elles donnent l’impression qu’elles ne violeraient pas tellement la vérité. Les hommes sentent que le faire d’une telle façon, ce serait mettre la vérité en pratique : ils sentent que faire les choses de cette façon, ce serait se soumettre à Dieu. En fait, ils ne cherchent pas réellement Dieu ou ne prient pas Dieu à ce sujet et ils ne s’efforcent pas de bien le faire pour satisfaire la volonté de Dieu ni ne s’efforcent de bien le faire conformément à Ses exigences. Ils ne possèdent pas cette situation réelle, et ils n’en ont pas non plus un tel désir. C’est la plus grande erreur que les hommes font dans leur pratique. Tu crois en Dieu, mais tu ne gardes pas Dieu dans ton cœur. Comment cela n’est-il pas un péché ? Ne te trompes-tu pas toi-même ? Quelle sorte d’effets peux-tu récolter si tu continues à croire de cette façon ? De plus, comment la signification de la croyance peut-elle se manifester ? » (« Chercher la volonté de Dieu pour mettre la vérité en pratique », dans Sermons de Christ des derniers jours). Je connaissais déjà bien ces passages, mais ils m’ont particulièrement émue à ce moment-là. Le jugement et la révélation des paroles de Dieu m’ont permis de voir ma laideur très clairement. Les frères et sœurs avaient dénoncé la dirigeante et les diacres, et je n’avais affiché que du dédain. Je croyais les connaître et savoir de quoi ils étaient capables, je pensais que les autres avaient une perspective étroite tandis que j’avais une vue d’ensemble. Je croyais que faire les choses à ma façon serait meilleur pour notre travail. La dirigeante m’avait dit de gérer le rapport de manière transparente, mais je pensais que l’aborder publiquement inciterait les autres à développer des préjugés et nuirait au travail de l’Église. Je pensais que mon échange et mon aide dans les coulisses étaient l’approche la plus sage. J’ai conservé cette assurance pendant tout l’incident. J’étais sûre que faire les choses à ma façon était la meilleure approche. Je n’ai pas du tout prié ni cherché la volonté de Dieu. Je n’ai même pas compris que c’était un environnement que Dieu avait arrangé pour me faire réfléchir. Dieu n’avait pas de place dans mon cœur. Je croyais tout comprendre et posséder la vérité, comme si mes opinions personnelles pouvaient représenter les opinions propres de Dieu. Ne me plaçais-je pas dans la position de Dieu en Le méprisant complètement ? Je n’étais dirigeante que depuis quelques mois et je ne comprenais pas beaucoup de la vérité. C’était la première fois que je gérais un rapport. Malgré ça, j’avais la plus grande confiance en ma pensée et mon point de vue. J’ai ignoré les principes clairs de l’Église concernant l’évaluation des faux dirigeants, je me suis contentée de prendre des décisions en me basant sur l’impression que ces gens me faisaient et un travail superficiel. Je traitais les fruits de mon imagination comme la vérité et faisais la sourde oreille aux paroles de Dieu. Je n’avais pas Dieu dans mon cœur ; j’étais simplement arrogante au-delà de toute raison. Je croyais bien connaître ces gens. Je pensais que puisque j’avais échangé avec eux, les avais aidés, et qu’ils avaient gagné un peu de compréhension, on pouvait les maintenir à leurs postes. Mais leurs problèmes avaient déjà été disséqués et ils les avaient vus. Le fait qu’ils soient de nouveau exposés de cette manière signifiait qu’ils ne s’étaient pas repentis, n’avaient pas changé et n’acceptaient pas vraiment la vérité. Dieu a démoli les fruits de mon imagination par les faits. Je ne comprenais même pas ce qu’étaient la vraie connaissance de soi, le repentir ni le changement. Je croyais percevoir les choses clairement et avec justesse. Quand je pense à mon arrogance, je suis écœurée et j’ai honte. Dieu est le Seigneur de la création, l’incarnation de la vérité. Il règne sur tout, voit dans nos cœurs et nos esprits, mais Il n’est absolument pas arrogant. Il est humble et aimable. Mais j’avais été si corrompue par Satan que je n’avais ni ressemblance humaine ni véritable raison. Alors que je ne valais rien du tout, j’étais infiniment arrogante. J’agissais comme une bouffonne, vivant selon mon tempérament satanique. J’ai alors éprouvé un dégoût et un mépris profonds de moi-même, et j’ai aussi senti à quel point Dieu était saint. Dieu avait vu toutes mes pensées et tous mes actes depuis longtemps, et Il S’était servi de ce rapport pour révéler mon arrogance, pour montrer mes défauts, mon manque de principes et mon incapacité à faire le travail. J’ai été très reconnaissante envers Dieu pour Son jugement et Son châtiment, qui m’ont aidée à me connaître. Si la dirigeante ne m’avait pas directement rappelée à l’ordre, qui sait à quel point je me serais égarée et ce que j’aurais fait d’autre, à l’encontre des principes, qui aurait perturbé le travail de l’Église ? Dieu me donnait une chance de me repentir et de changer, et c’était Sa grâce particulière. J’ai pris la résolution d’apprendre à renoncer à moi-même dans mon devoir, de davantage me présenter devant Dieu pour chercher et de travailler en accord avec les principes.

J’ai lu un passage des paroles de Dieu qui m’a aidée à comprendre les conséquences qu’avait le fait de traiter le rapport de cette manière, ainsi que certains principes pour gérer les problèmes. Dieu dit : « Tu es un dirigeant. Être un dirigeant, qu’est-ce que c’est ? C’est guider les gens dans l’apprentissage de leurs leçons, les aider à apprendre réellement des personnes, des situations et des choses auxquelles ils se retrouvent confrontés dans leur vie quotidienne, à faire réellement l’expérience des paroles de Dieu et à voir effectivement les choses et les personnes pour ce qu’elles sont vraiment. Une fois que l’on a trouvé en toi le calibre d’un dirigeant ou d’un ouvrier, une fois qu’on a trouvé en toi le calibre ou les conditions qui font que les gens sont nourris par la maison de Dieu, tu dois commencer à prendre les devants, à guider les frères et sœurs pour qu’ils apprennent à voir les différentes personnes, les différentes situations et les différentes choses de leur vie quotidienne pour ce qu’elles sont vraiment, de telle sorte qu’ils parviennent à comprendre la vérité, qu’ils sachent comment réagir aux différents types de personnes qui dérangent et perturbent le travail de l’Église et qu’ils sachent mettre la vérité en pratique et agir avec principe envers divers types de personnes. Tout cela, c’est ta responsabilité. […] Plus important encore, en tant que dirigeant ou ouvrier, tu dois être reconnaissant envers Dieu de t’avoir donné une telle opportunité, de te permettre de guider les frères et sœurs dans leur façon de traiter ensemble ces personnes, ces situations et ces choses, dans la compréhension de la manière dont ils doivent les identifier lorsqu’ils y sont confrontés, des leçons qu’ils doivent en tirer, des notions, imaginations et points de vue erronés qu’ils avaient concernant différents types de personnes avant que ces choses ne se produisent, et une fois qu’ils ont vécu certaines choses, des leçons qu’ils en ont tirées, des notions et points de vue erronés qui ont été corrigés, parvenant à une compréhension pure des paroles de Dieu, constatant que seules les paroles de Dieu sont la vérité et voyant comment ces paroles sont accomplies. Les leçons qu’ils en tirent doivent leur permettre d’être davantage en mesure d’appliquer les paroles de Dieu dans la façon dont ils se comportent envers les autres et d’être plus impartiaux dans la façon dont ils les voient, plutôt que de se fier aux apparences et à leurs propres imaginations. Ils verront les gens et les choses à travers les paroles de Dieu, ils utiliseront les paroles de Dieu pour évaluer l’humanité d’une personne et savoir s’il s’agit vraiment de quelqu’un qui recherche la vérité. Ils feront des paroles de Dieu la norme par laquelle ils mesureront tout, plutôt que de se fier à ce qu’ils voient, ressentent, conçoivent ou imaginent. Ce n’est qu’une fois qu’ils auront appris ces leçons que le travail d’un dirigeant ou d’un ouvrier sera efficace et que cette responsabilité aura été remplie. Une fois que tu te seras acquitté de ta responsabilité, les frères et sœurs en récolteront les bénéfices. Si tu as traversé beaucoup d’épreuves, mais que tu n’es pas capable de guider les frères et sœurs dans l’apprentissage des leçons ni de voir différentes personnes, différentes situations et différentes choses telles qu’elles sont vraiment, alors tu es aveugle, engourdi, insensé. Quand ces choses te sont arrivées, non seulement tu as eu du mal à les gérer, tu as été incapable de supporter ce travail, mais tu as également eu une influence sur la façon dont les frères et sœurs les ont vécues. Si tout ce que tu fais, c’est influencer la façon dont les frères et sœurs vivent ces choses, alors le problème n’est pas trop grave ; mais si tu ne le gères pas correctement, si tu échoues dans ton travail, que tu ne dis pas ce que tu devrais dire, que tu n’échanges pas sur une parole de vérité sur laquelle il faudrait échanger, que tu ne dis rien qui soit bénéfique ou édifiant pour les gens, si, lorsque ces personnes, ces situations et ces choses obstructives et perturbatrices apparaissent, de nombreuses personnes, non seulement sont incapables de recevoir la compréhension de Dieu, de réagir activement à ces choses et d’en tirer une leçon, mais ont de plus en plus de notions sur Dieu, se tiennent de plus en plus sur leurs gardes vis-à-vis de Dieu et sont de plus en plus méfiantes et soupçonneuses à Son égard, alors de ce point de vue, n’as-tu pas manqué de t’acquitter de ta responsabilité de dirigeant ou d’ouvrier ? Tu n’as pas accompli correctement le travail de l’Église, tu n’as pas rempli la mission que Dieu t’a confiée, tu n’as pas assumé la responsabilité d’un dirigeant ou d’un ouvrier, tu n’as pas éloigné les frères et sœurs du pouvoir de Satan : ils vivent encore selon des tempéraments corrompus, au milieu des tentations de Satan. Ne fais-tu pas du mal aux gens ? Quand tu deviens dirigeant ou ouvrier, tu dois t’acquitter de la responsabilité que Dieu t’a confiée, tu dois conduire les frères et sœurs devant Dieu, leur permettant de s’équiper de Ses paroles et des principes de la vérité, leur confiance en Dieu devenant toujours plus grande. Si tu n’as pas fait tout cela – si, quand il leur arrive quelque chose, les frères et sœurs se méfient encore plus de Dieu et cultivent encore plus de malentendus à Son propos, et que leur relation avec Dieu devient encore plus tendue et contradictoire – alors, n’as-tu pas facilité le mal ? N’est-ce pas de la malfaisance ? Non seulement tu n’as pas su aider les frères et sœurs à réussir une entrée positive et à apprendre une leçon, mais tu les as éloignés de Dieu. N’est-ce pas un grave problème ? (Si.) » (« Identifier les faux dirigeants (20) », dans Sermons de Christ des derniers jours). Les paroles de Dieu m’ont frappée au cœur, comme s’Il m’exposait et me disséquait en personne. Aveugle, engourdi, insensé… C’était moi. Les dirigeants et les diacres ont besoin d’être surveillés par les frères et sœurs, et quand quelqu’un les dénonce, mon rôle de dirigeante consiste à guider les autres dans une recherche commune pour qu’on en tire une leçon et qu’on sache comment les traiter en accord avec les principes. Mais comment avais-je réagi à ce rapport ? Par le dédain, puis par la passivité. Je n’avais aucune intention de chercher la vérité. Je me suis juste demandé comment le gérer, sans songer à la volonté de Dieu ni à la manière de vraiment faire mon devoir. Les mots « Tu es un dirigeant », « ta responsabilité », « faire du mal aux gens », et « facilité le mal » m’ont vraiment ébranlée. J’ai dû me demander ce que j’avais fait en tant que dirigeante. Je ne m’étais pas servie de ce rapport pour chercher la vérité avec les autres, pour gagner du discernement et tirer une leçon, et je ne voulais même pas que les autres en entendent parler. Il me semblait que ces gens avaient trop de problèmes pour qu’ils soient exposés devant tout le monde. Puisque plus personne ne les écouterait, comment pourrions-nous travailler ? Quand j’y repense aujourd’hui, je vois que mon point de vue était simplement absurde. Quels problèmes de dirigeants ne pourraient pas être présentés à tous pour être discutés ouvertement ? Qu’ils soient encore dans cette position ou qu’ils aient été démis de leurs fonctions, leurs problèmes, quels qu’ils soient, et la question de savoir s’ils peuvent encore servir comme dirigeants ou diacres sont soumis à des principes dans la maison de Dieu. Tant qu’on échange clairement sur ces points, les frères et sœurs parviendront naturellement à une conclusion. Quel intérêt avais-je à les protéger ? N’essayais-je pas sciemment de cacher leurs problèmes personnels pour que les autres ne les découvrent pas ? En fait, je protégeais et dorlotais les dirigeants et les diacres. Présenter le rapport à tout le monde pour qu’il soit discuté ouvertement compenserait mes déficiences. Ainsi, je pourrais apprendre davantage de vérité, gagner en discernement et saisir les principes de mon devoir. Au début, je ne comprenais pas pourquoi j’avais besoin de faire ça et je ne pouvais pas vraiment m’y résoudre. Je ne comprenais pas cette requête de la dirigeante. Maintenant, je vois enfin à quel point ce genre de pratique est important. Il est très important pour nous tous de comprendre la vérité et de gagner en discernement. En réfléchissant sur moi-même, je me suis aperçu qu’en tant que dirigeante, je ne prenais pas l’initiative d’observer le travail des dirigeants et des diacres ni de découvrir les problèmes et de les gérer quand les autres les dénonçaient. J’agissais en me basant sur mes notions et mon arrogance, et je mettais le problème de côté. Ce n’était pas juste échouer à faire un travail concret, c’était protéger de faux dirigeants et ouvriers. Les frères et sœurs avaient rassemblé leur courage pour pratiquer la vérité et rédiger ce rapport, et je l’avais juste étouffé sans un mot. Ils ont vu que leur rapport sur les problèmes de la dirigeante et des diacres ne menait à rien, que ces personnes problématiques pouvaient rester en place et continuer à faire le mal, alors ils n’auraient pas osé dénoncer d’autres problèmes à l’avenir. Ils avaient sans doute pensé que nous autres, les prétendus dirigeants, nous couvrions les uns les autres comme des fonctionnaires, et que la vérité ne régnait pas dans la maison de Dieu. Je réprimais la justice, j’empêchais les gens de pratiquer la vérité et de défendre le travail de l’Église. Je n’aidais pas les autres à entrer dans la vérité, je ne les encourageais pas à pratiquer la vérité et je ne les amenais pas devant Dieu. Je réprimais la justice, j’étouffais leur enthousiasme pour la pratique de la vérité, je les incitais à avoir peur de pratiquer la vérité et d’intervenir pour exposer les problèmes des dirigeants. À cause de ça, des gens ont mal compris Dieu et Sa maison. N’éloignais-je pas les gens de Dieu pour les mener sur un chemin mauvais de renoncement à Dieu ? Plus j’y ai pensé, plus je me suis rendu compte que j’étais perturbatrice et que je causais des ravages. Comment avais-je pu être aussi stupide ? N’était-ce pas ce que faisaient les faux dirigeants ? En repensant à la critique de la dirigeante, j’ai su dans mon cœur qu’en me traitant de fausse dirigeante et d’antéchrist, elle avait révélé ma nature et mon essence, mon tempérament satanique. J’étais arrogante et je manquais de principes dans mon devoir. Je protégeais de faux dirigeants et ouvriers, je faisais obstacle à l’entrée dans la vie des frères et sœurs et je nuisais au travail de la maison de Dieu. Si la dirigeante ne m’avait pas exposée à temps, j’aurais continué à étouffer les rapports des autres et à protéger les dirigeants et les diacres qui ne faisaient pas de travail concret. En repensant à l’environnement que Dieu avait arrangé, j’ai compris que m’exposer de cette manière était me sauver. Ҫa visait à purifier et changer ma corruption. Si je n’avais pas été traitée de cette manière, je n’aurais pas perçu la gravité de mon arrogance. Si on fait les choses à notre manière, qu’on ne cherche pas les principes de la vérité dans notre devoir et qu’on n’a pas un cœur de vénération pour Dieu, on risque fort de trébucher et de tomber. Quand je l’ai compris, j’ai remercié Dieu du fond du cœur pour Son jugement et Sa révélation, et j’ai prié en silence, prête à me repentir, à renoncer à moi-même pour pratiquer la vérité et à suivre les principes dans mon devoir.

Peu après, une sœur de l’Église a parlé de certains problèmes de Sœur Xiao, une dirigeante, à l’improviste. Elle faisait les choses sans discuter avec les autres, sans principes. Quand j’ai entendu parler de ce comportement, j’ai pensé que je venais juste de la nommer dirigeante, qu’elle n’avait que deux mois de pratique et que les autres frères et sœurs avaient une haute opinion d’elle. Ils disaient qu’elle était sincère dans son devoir, et j’avais l’impression qu’elle obtenait de bons résultats et qu’elle faisait du travail concret. Le problème de Sœur Xiao était-il grave ? Avait-elle besoin de davantage d’aide et de tolérance ? J’avais du mal à croire que Sœur Xiao puisse être si vite exposée comme fausse dirigeante. Puis j’ai lu un passage des paroles de Dieu. Dieu dit : « Dans votre expérience de vie, chacun des sujets doit être examiné. Tous les sujets doivent être considérés en profondeur, conformément aux paroles de Dieu et à la vérité, afin que vous sachiez les traiter en parfaite conformité avec la volonté de Dieu. Les choses qui proviennent de votre propre volonté peuvent alors être abandonnées. Vous saurez comment faire les choses conformément à la volonté de Dieu, et alors, vous les ferez. Vous aurez le sentiment que tout suit son cours naturel, et cela vous semblera extrêmement simple. C’est ainsi que les gens qui ont la vérité font les choses. Alors, tu pourras vraiment montrer aux autres que ton tempérament a changé, et ils verront que tu as certainement accompli de bonnes actions, que tu fais les choses selon le principe, et que tu fais toute chose correctement. Il s’agit là de quelqu’un qui comprend la vérité et qui, effectivement, possède une certaine ressemblance humaine. Assurément, la parole de Dieu a porté ses fruits en l’homme » (« Seulement en cherchant la vérité peux-tu obtenir des changements dans ton tempérament », dans Sermons de Christ des derniers jours). Les paroles de Dieu sur les principes de la pratique sont très claires. Nous ne devons pas agir selon notre bon vouloir, mais chercher la vérité, voir les choses en accord avec les paroles de Dieu, les gérer et résoudre les problèmes en accord avec les principes. Voilà ce qu’est suivre la volonté de Dieu. J’avais vu l’évaluation de Sœur Xiao et discuté avec elle de son devoir à l’occasion, mais je n’avais pas beaucoup de contacts avec elle et je ne la connaissais pas bien. Puisque quelqu’un avait fait un rapport, je devais le prendre au sérieux, le comprendre en détail, gagner en discernement grâce aux paroles de Dieu et gérer les choses en me basant sur les principes. Je ne pouvais pas suivre mon propre jugement aveuglément. J’ai demandé à des frères et sœurs qui connaissaient bien Sœur Xiao de rédiger des évaluations et quand je les ai vus, ligne après ligne, expliquer comment elle échouait à faire un travail concret, j’ai eu honte une fois de plus. Elle m’avait toujours donné l’impression d’être assez concrète mais, en réalité, elle tyrannisait les gens dans son devoir. Elle n’était pas du tout pragmatique, elle ne gérait pas les problèmes concrets et elle ne parlait que de ses réussites. Je croyais qu’elle faisait un travail concret, mais les faits m’ont vraiment ouvert les yeux et j’ai eu le sentiment d’avoir été trompée. À cet instant, j’ai vu de quoi j’étais réellement faite. Je n’avais pas la réalité de la vérité ni aucun discernement face aux autres. Mon arrogance a subitement diminué. J’ai pensé à des paroles de Dieu : « […] guider les frères et sœurs pour qu’ils apprennent à voir les différentes personnes, les différentes situations et les différentes choses de leur vie quotidienne pour ce qu’elles sont vraiment, de telle sorte qu’ils parviennent à comprendre la vérité, qu’ils sachent comment réagir aux différents types de personnes qui dérangent et perturbent le travail de l’Église et qu’ils sachent mettre la vérité en pratique et agir avec principe envers divers types de personnes. Tout cela, c’est ta responsabilité » (« Identifier les faux dirigeants (20) », dans Sermons de Christ des derniers jours). J’ai pensé aux résultats positifs que j’avais obtenus la dernière fois que j’avais mis ça en pratique. Je savais qu’on devait chercher la vérité ensemble, quand les frères et sœurs avaient un problème, et en tirer une vraie leçon. Plus tard, on a discuté du comportement de Sœur Xiao au cours d’une réunion de l’Église tout entière et tout le monde était d’avis, en se basant sur les paroles de Dieu, qu’elle était une fausse dirigeante qui ne faisait pas de travail concret. Certains frères et sœurs la pensaient assez capable, mais ils ont appris, grâce à l’échange, à évaluer l’aptitude des gens à servir comme dirigeants. Ils ont compris que, pour juger un dirigeant, il ne fallait pas se demander s’il avait l’air enthousiaste et actif, mais s’il faisait un travail concret et pouvait résoudre les vrais problèmes de l’Église. On a aussi parlé de certains de ses comportements et trouvé des paroles de Dieu pour échanger sur son tempérament, son essence et le chemin qu’elle empruntait. En plus de gagner en discernement, tout le monde a pu le prendre comme un avertissement. Faire ça m’a vraiment apaisée et m’a donné une compréhension plus profonde du travail qu’un dirigeant doit faire pour guider et aider vraiment les frères et sœurs.

Ces derniers temps, des frères et sœurs m’ont rapporté toutes sortes de problèmes de dirigeants. Pour certains, ce sont des gens que je connais un peu, mais je n’ose pas m’en remettre à ma prétendue compréhension pour les juger arbitrairement, être aussi effrontée qu’avant, agir à ma façon avec arrogance et entêtement. J’ai une attitude plus humble et bien meilleure. Et je ne suis plus aussi désinvolte et sûre de moi quand des problèmes se présentent. Je suis capable de gagner une compréhension concrète, de discuter avec les autres et d’agir consciemment en accord avec les paroles de Dieu et les principes. Si je n’avais pas été traitée par la dirigeante et jugée par les paroles de Dieu, je n’aurais jamais vu ma propre arrogance et je ne me serais jamais reniée. Je n’aurais pas compris l’importance de la recherche de la vérité et du respect des principes en toutes choses pour les dirigeants. Être traitée de cette manière a rendu un immense service à ma vie. Dieu soit loué !

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