Quatorze jours que je n’oublierai jamais

14 février 2023

Par Song Yang, Chine

En 2020, je faisais du travail textuel dans l’Église. Le 10 novembre, à 9 heures du matin, Sœur Su Jin et moi avons reçu, en urgence, une lettre d’un dirigeant supérieur nous informant que vers 2 heures du matin, la police avait mobilisé près de 2 000 officiers armés de mitraillettes pour mener des arrestations massives dans le chef-lieu. Les dirigeants et ouvriers, ainsi que certains frères et sœurs de notre Église ont été arrêtés. Les frères et sœurs de trois maisons d’accueil, à seulement 300 mètres de chez nous, ont tous été arrêtés. J’avais même habité dans l’une des maisons d’accueil en question il y a quelques mois. Quand j’ai lu cette lettre, ma respiration et les battements de mon cœur se sont aussitôt accélérés : si nous n’avions pas récemment déménagé, moi aussi j’aurais été arrêtée. En regardant la liste de ceux qui avaient été arrêtés, j’ai vu que j’étais très proche de beaucoup d’entre eux. Il y avait des caméras de surveillance partout dans les rues. Si la police visionnait les enregistrements, ne serais-je pas une cible facile ? En réalisant ça, je me suis sentie que je courais un grand danger et que je pouvais être arrêtée à tout moment. J’ai donc continué d’invoquer Dieu dans mon cœur : « Mon Dieu ! Je Te prie de veiller sur mon cœur et de m’instiller la foi pour que je puisse persévérer dans cette épreuve qui affecte mon devoir. » Après avoir prié, je me suis sentie un peu plus calme. Je me suis souvenue des paroles de Dieu : « Tu sais que toutes les choses dans l’environnement autour de toi sont là avec Ma permission ; Je les planifie toutes. Vois clairement et satisfais Mon cœur dans l’environnement que Je t’ai donné. Ne crains pas, le Dieu Tout-Puissant des armées sera sûrement avec toi ; Il vous soutient et Il est votre bouclier » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Déclarations de Christ au commencement, Chapitre 26). Dieu règne sur toute chose, Il est mon bouclier. Sans le consentement de Dieu, Satan ne peut me nuire. En prenant conscience de ça, j’ai été remplie de foi et de force, et je n’ai plus eu peur. Après ça, Su Jin et moi avons rapidement déménagé un peu plus loin, mais nous avons continué de faire notre devoir.

À cette époque-là, beaucoup de frères et sœurs accomplissaient leurs devoirs dans le chef-lieu, et après leur arrestation, nous avons perdu le contact avec eux. Notre dirigeante nous a écrit pour nous dire de contacter les membres locaux qui étaient au courant, et de reloger ceux qui n’avaient pas été arrêtés dans des endroits sûrs. Donc, j’ai donné aux frères et sœurs locaux les adresses des huit maisons d’accueil que je connaissais dans le secteur, et je leur ai dit d’essayer de prendre contact avec elles. Mais au bout de cinq jours, nous n’avions reçu que très peu de réponses. Nous n’avancions pas et avions atteint une impasse. Je me suis dit : « Il ne reste qu’une seule personne qui connaît bien ces maisons d’accueil : c’est moi. Su Jin n’est pas de la région et ne connaît pas bien le coin. Peut-être devrais-je lui dire que je peux aller enquêter moi-même ? » Mais aussitôt après, je me suis immédiatement rappelée que le chef-lieu était un endroit dangereux à ce moment-là. La police avait des yeux partout et il y avait des caméras haute définition capables d’identifier nos visages. Des officiers étaient venus chez moi auparavant pour me questionner au sujet de ma foi. De plus, beaucoup de ceux qui avaient été arrêtés me connaissaient. Parmi eux, il y avait une sœur avec qui j’avais travaillé pendant plus de trois ans. Si on repérait ma présence alors que j’étais partie enquêter, ne pourrait-on pas m’arrêter à tout moment ? Si je mourais sous les coups de la police, ou si je ne pouvais pas supporter les tortures et devenais un Judas, toutes mes années de foi n’auraient-elles pas été vaines ? Quoi qu’il en soit, je ne pouvais pas y aller, et je devais attendre et voir. Mais ces pensées m’ont donné mauvaise conscience. J’ai donc prié Dieu en silence : « Ô Dieu ! Je sais que je devrais aller au chef-lieu pour vérifier certaines choses, mais j’ai peur d’être arrêtée. Je Te prie de me guider pour que je me comprenne mieux. »

En lisant les paroles de Dieu, j’ai mieux compris mon état à ce moment-là. Dieu Tout-Puissant dit : « Les antéchrists sont extrêmement égoïstes et méchants. Ils n’ont pas de véritable foi en Dieu, et encore moins de dévotion à Dieu ; quand ils rencontrent un problème, ils ne font que se protéger et se sauvegarder. À leurs yeux, rien n’est plus important que leur propre sécurité. Ils ne se soucient pas du tort causé au travail de l’Église : tant qu’ils sont encore en vie et n’ont pas été arrêtés, c’est tout ce qui compte. Ces gens-là sont extrêmement égoïstes, ils ne pensent pas du tout aux frères et sœurs, ni au travail de l’Église, ils ne pensent qu’à leur propre sécurité. Ce sont des antéchrists. […] Lorsque ceux qui sont fidèles à Dieu savent clairement qu’un environnement est dangereux, ils bravent néanmoins le risque pour assumer le travail consistant à faire face aux conséquences, et ils réduisent au minimum les pertes de la maison de Dieu avant de se retirer eux-mêmes. Ils ne donnent pas la priorité à leur propre sécurité. Dis-Moi, dans ce pays maléfique du grand dragon rouge, qui pourrait assurer qu’il n’y a aucun danger à croire en Dieu et à accomplir un devoir ? Quel que soit le devoir que l’on assume, cela comporte un certain risque, mais l’accomplissement du devoir est commandé par Dieu, et tout en suivant Dieu, on doit prendre le risque d’accomplir son devoir. Il faut faire preuve de sagesse et prendre des mesures pour assurer sa sécurité, mais il ne faut pas faire passer sa sécurité personnelle en premier. Il faut considérer la volonté de Dieu et faire passer en premier le travail de Sa maison et la diffusion de l’Évangile. Accomplir la commission de Dieu qui t’incombe est ce qui compte le plus, et cela vient en premier. Les antéchrists donnent la priorité à leur sécurité personnelle ; ils croient que rien d’autre n’a d’importance pour eux. Ils se moquent que quelque chose arrive à quelqu’un d’autre, peu importe qui cela peut être. Tant que rien de mal n’arrive aux antéchrists eux-mêmes, ils vont bien. Ils sont dénués de toute loyauté, ce qui est déterminé par la nature et l’essence de l’antéchrist » (« Section 9 (Partie II) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Après avoir lu ce que révélaient ces paroles de Dieu, j’ai éprouvé remords et humiliation. J’ai vu à quel point les antéchrists étaient incroyablement égoïstes et méprisables : face à des situations dangereuses, seule leur sécurité les intéresse, et ils ne se préoccupent pas des pertes de l’Église, sans parler de la vie des frères et sœurs. En comparant mon propre comportement à ce que Dieu avait exposé sur les antéchrists, j’ai compris que j’étais exactement comme eux : je savais pertinemment que si ceux qui n’avaient pas été arrêtés n’étaient pas relogés rapidement, ils risqueraient d’être arrêtés à tout moment. Le travail de l’Église subirait aussi des pertes et serait entravé. J’étais la seule à bien connaître ces maisons d’accueil, il était donc de mon devoir de m’en occuper. Mais à un moment aussi important, je ne prenais en compte que ma propre sécurité. J’avais peur d’être arrêtée et torturée, je n’étais donc pas disposée à préserver les intérêts de l’Église et la sécurité des autres. J’étais tellement égoïste et dépourvue d’humanité ! Puis j’ai vu ces paroles de Dieu. « Que l’homme cherche vraiment Dieu ou non est déterminé par le test de son travail, c’est-à-dire par les épreuves de Dieu, et n’a rien à voir avec la décision prise par l’homme lui-même. Dieu ne rejette personne sur un coup de tête ; tout ce qu’Il fait convainc l’homme complètement. Il ne fait rien qui est invisible à l’homme, ou aucune œuvre qui ne peut pas convaincre l’homme. Que la croyance de l’homme soit vraie ou non est prouvé par les faits, et ne peut pas être décidé par l’homme. Que “le blé ne puisse devenir de l’ivraie, et que l’ivraie ne puisse devenir du blé” ne fait pas de doute. Tous ceux qui aiment vraiment Dieu resteront dans le royaume à la fin et Dieu ne maltraitera pas quelqu’un qui l’aime vraiment » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, L’œuvre de Dieu et la pratique de l’homme). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai compris que nous allions inévitablement affronter des dangers et des épreuves en faisant notre devoir sur la terre athée du PCC. Dieu nous permet de faire l’expérience de ces épreuves pour nous tester, et pour perfectionner notre foi et notre amour. Ceux qui croient vraiment en Dieu et se soucient de Sa volonté sont capables d’attaquer de front des défis quand le travail de l’Église est mis en péril, de supporter leurs propres fardeaux et de préserver le travail de l’Église, en s’appuyant sur Dieu et en usant de sagesse pour mettre de l’ordre par la suite. Le devoir auquel je faisais face ce jour-là était un test de la part de Dieu, pour voir si j’avais foi en Lui, si je Lui étais loyale et si j’avais le sens des responsabilités vis-à-vis du travail de l’Église. Je devais cesser d’être aussi égoïste et méprisable, ne considérant que mes propres intérêts. Une telle attitude ne ferait que blesser et décevoir Dieu. Dès que j’ai compris la volonté de Dieu, je n’ai plus eu peur : j’étais prête à examiner et corriger la situation dans le chef-lieu.

Yang Le et moi y sommes allées ensemble, et nous avons logé provisoirement chez les membres de sa famille qui n’étaient pas croyants. Quand je me suis rendue à la première maison d’accueil, j’ai trouvé porte close, et une banderole accrochée au mur blasphémait et discréditait l’Église. Un voisin âgé m’a dit que la police avait arrêté tous les résidents quelques jours auparavant. Je me suis donc dépêchée d’aller à la deuxième maison, mais la porte était également fermée et il y avait la même banderole accrochée au mur. J’ai réalisé que les résidents de cette maison avaient aussi été arrêtés. J’ai continué de marcher, et alors que je traversais un carrefour, j’ai vu une voiture de police pleine d’officiers, le gyrophare allumé, qui était arrêtée sur le bas-côté de la route. Il y avait très peu de piétons autour. Une fois de plus, j’étais un peu craintive et je me suis dit : « Ma dirigeante, Li Juan, a été arrêtée non loin d’ici, et j’ai vécu dans cette maison pendant plus de deux ans. Il y a trois mois, j’y faisais des allers-retours tous les jours. Si la police me reconnaît, ne vais-je pas me rendre de mon plein gré ? » J’ai été saisie d’angoisse et n’ai cessé d’invoquer Dieu pour qu’Il me donne du courage. Comme j’étais déjà juste à côté de la voiture de police, je ne pouvais pas faire un détour. Il fallait juste que je passe à côté l’air de rien. Ce n’est qu’après l’avoir passée que j’ai pu finalement me détendre un peu. J’ai regardé tout autour, et après m’être assurée que je n’étais pas suivie, je me suis rendue à la maison suivante. Comme pour les deux maisons précédentes, la porte était fermée et la même banderole blasphématoire flottait à l’extérieur de la maison. J’avais l’impression que toutes mes forces avaient quitté mon corps. Déjà, j’avais découvert que des frères et sœurs de trois maisons avaient été arrêtés, et je ne savais pas ce qui était arrivé à ceux des autres maisons. Mais en plus, des banderoles étaient accrochées aux murs, dans toutes les rues et à toutes les intersections, des patrouilles, des voitures de police et des policiers en civil étaient déployés dans chaque rue et ruelle, et il y avait des caméras de surveillance partout. Est-ce que la police me remarquerait si j’allais voir les autres maisons ? Je n’osais pas y aller. Les jambes lourdes, je suis retournée péniblement à la maison de la famille de Yang Le. J’avais les larmes aux yeux. J’ai dit à Yang Le avec grande tristesse : « Il y a eu une descente de police dans ces trois maisons. Qu’est-ce qu’on doit faire maintenant ? » Elle a répondu : « Le chemin le plus sage est de prier Dieu et de se reposer sur Lui. » Alors, nous nous sommes agenouillées toutes les deux pour prier, demandant à Dieu de nous donner courage et foi pour remettre les choses en ordre. Après le dîner, nous sommes allées à la quatrième maison. Sœur Meng Fan a été choquée de nous voir et nous a précipitamment attirées à l’intérieur. Elle a dit que les trois sœurs qu’elle avait hébergées avaient toutes été relogées avec succès. Le 10 novembre, à 5 heures du matin, alors que les trois sœurs dormaient encore, trois officiers sont venus fouiller la maison. Ils avaient même les photocopies des cartes d’identité des trois sœurs et affirmaient qu’elles faisaient de la fraude en ligne. Ils ont demandé à Meng Fan et à son mari s’ils reconnaissaient les sœurs. Son mari a répondu qu’ils habitaient sans doute de l’autre côté de la rue, à l’étage. Ce n’est qu’à ce moment-là que la police est partie. Quand Meng Fan est allée fermer la porte, elle a vu 60-70 policiers se précipiter vers l’appartement du haut, de l’autre côté de la rue. C’est comme ça que toutes les trois ont échappé à l’arrestation. Quand j’ai su qu’elles avaient toutes déménagé, des larmes de joie ont coulé sur mes joues et je n’ai cessé de remercier Dieu. Quand j’ai vu que Meng Fan avait fait tout son possible pour garantir la sécurité des sœurs dans ce moment difficile, alors que je n’avais fait que me protéger de manière égoïste et méprisable, j’ai eu honte. Tandis que je rentrais à la maison à pied, je pensais au fait que les trois sœurs avaient bel et bien évité une rencontre rapprochée avec la police, et que cela était dû à l’autorité et à la souveraineté de Dieu. C’est seulement parce que Dieu avait aveuglé les officiers que les trois sœurs n’avaient pas été arrêtées et qu’elles avaient été relogées sans encombre. J’ai compris que tout était soumis au règne de Dieu. Sans la permission de Dieu, Satan aura beau être méchant, il ne pourra pas nous nuire. Plus j’y pensais, plus je me rendais compte que Dieu était tout-puissant et sage, et donc ma foi se renforçait.

Le matin suivant, je suis allée voir deux autres maisons pour vérifier, et j’ai appris que les frères et sœurs de ces maisons avaient tous été arrêtés. Je me suis donc dépêchée de retourner là où je logeais. À ma grande surprise, Yang Le a dit que ses proches et ses voisins demandaient si nous étions croyantes. Elle a aussi dit qu’un grand nombre d’officiers s’étaient déployés dans le chef-lieu il y a quelques jours, et qu’ils avaient arrêté beaucoup de croyants. Là-bas, les gens nous suspectaient. En apprenant ça, nous nous sommes dit que nous n’étions plus en sécurité là-bas. J’ai donc décidé de retourner dans ma résidence, dans les montagnes. J’ai fait part à Su Jin de ce que j’avais appris pendant que j’étais dans le chef-lieu. Après m’avoir écoutée, elle a répondu : « Certains restent encore introuvables. Se pourrait-il qu’ils aient aussi été arrêtés ? Nous devrions retourner au chef-lieu pour enquêter. » En l’entendant dire que nous devions retourner au chef-lieu, j’ai acquiescé extérieurement, mais au fond de moi, je ne voulais pas y retourner. J’ai pensé : « Si tu veux y aller, vas-y, mais moi, je n’irai certainement pas. Une fois, ça suffit ! Si j’y retourne et que la police me repère, qu’est-ce qui va se passer ? Si on m’arrête, on va me torturer et me tourmenter ! » Mais je me suis sentie égoïste et méprisable d’avoir de telles pensées. Je savais pertinemment que Sœur Su Jin n’était pas de la région et ne pouvait pas y aller seule. Comment pouvais-je être si déraisonnable en lui laissant une tâche aussi dangereuse ? Quand j’étais allée au chef-lieu, j’avais été témoin de la sagesse et de la toute-puissance de Dieu, et j’avais personnellement fait l’expérience de Sa protection. J’avais même déclaré devant Dieu que je désirais aider à remettre de l’ordre par la suite. Pourquoi me rétractais-je maintenant ? Plus tard, j’ai réfléchi à ce qui avait pu en être la cause. Je suis alors tombée sur ces paroles de Dieu. « Tous les humains corrompus vivent pour eux-mêmes. Chacun pour soi, Dieu pour tous : tel est, en résumé, la nature humaine. Les gens croient en Dieu pour eux-mêmes ; quand ils renoncent à des choses et se dépensent pour Dieu, c’est afin d’être bénis, et quand ils Lui sont fidèles, c’est afin d’être récompensés. En somme, ils font tout cela dans le but d’être bénis, récompensés, et d’entrer dans le royaume des cieux. Au sein de la société, les gens travaillent pour leur profit personnel, et dans la maison de Dieu, ils accomplissent un devoir afin d’être bénis. C’est pour gagner des bénédictions que les gens renoncent à tout et qu’ils peuvent supporter beaucoup de souffrances : il n’y a pas de meilleure preuve de la nature satanique de l’homme » (La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours », Troisième partie). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai compris que, même si je voulais protéger le travail de l’Église, quand j’étais confrontée à un danger, je voulais inconsciemment confier mon devoir à quelqu’un d’autre et préserver mes propres intérêts. J’étais contrôlée par des toxines sataniques telles que « Chacun pour soi, Dieu pour tous ». Je vivais selon ces toxines sataniques et j’étais incroyablement égoïste et méprisable. Je ne pensais qu’à ma propre sécurité, et je ne tenais pas du tout compte du travail de l’Église ni de la sécurité des frères et sœurs. Je savais pertinemment qu’il nous restait encore quelques maisons à vérifier, et je ne savais pas si les frères et sœurs avaient été arrêtés. Mais vu que j’avais peur d’être arrêtée et torturée, je ne voulais pas aller au chef-lieu. Je ne tenais absolument pas compte de la volonté de Dieu. J’avais également bien conscience que Su Jin n’était pas de la région, et qu’elle ne connaissait pas bien les alentours du chef-lieu. Mais afin de préserver ma propre sécurité, j’avais même pensé lui transférer ce travail dangereux, tandis que je me serais tenue à l’écart et hors de vue. Comme j’étais égoïste et méprisable ! En en prenant conscience, je me suis méprisée et je n’ai pas voulu continuer à vivre de manière aussi ignoble et répugnante.

J’ai été profondément touchée par deux passages en particulier. Dieu Tout-Puissant dit : « Qui de l’humanité tout entière ne bénéficie pas d’une attention de la part du Tout-Puissant ? Qui ne vit pas sous la prédestination du Tout-Puissant ? La vie et la mort de l’homme adviennent-elles par son propre choix ? L’homme a-t-il le contrôle de son propre destin ? Beaucoup de gens désirent la mort, mais elle est loin d’eux ; beaucoup de gens veulent être forts dans la vie et redoutent la mort, pourtant, à leur insu, le jour de leur mort approche, les plongeant dans l’abîme de la mort […] » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, Les paroles de Dieu à l’univers entier, Chapitre 11). « Comment ces disciples du Seigneur Jésus sont-ils morts ? Parmi les disciples, certains ont été lapidés, traînés derrière un cheval, crucifiés la tête en bas, démembrés par cinq chevaux ; ils sont morts de toutes sortes de manières. Quelle a été la raison de leur mort ? Ont-ils été légalement exécutés pour leurs crimes ? Non. Ils ont été condamnés, battus, injuriés et mis à mort parce qu’ils répandaient l’Évangile du Seigneur, et ils ont été rejetés par les gens du monde ; c’est ainsi qu’ils ont été martyrisés. […] En fait, c’est ainsi qu’a eu lieu leur mort physique et qu’ils sont décédés ; c’est ainsi qu’ils ont quitté le monde d’ici-bas, mais cela ne signifie pas que leur fin a été la même. Quels qu’ont pu être les moyens de leur mort et de leur départ ou la façon dont cela s’est passé, ce n’est pas ainsi que Dieu a défini la fin de ces vies, de ces êtres créés. Tu dois voir cela clairement. Au contraire, ce sont les moyens dont ils se sont servis pour condamner ce monde et témoigner des actions de Dieu. […] La famille, la richesse et les possessions matérielles de cette vie sont toutes des choses externes ; la seule chose interne à l’être est la vie. Pour chaque personne vivante, la vie est la chose la plus digne d’être chérie, la chose la plus précieuse, et il se trouve que ces gens ont pu offrir ce qu’ils avaient de plus précieux, la vie, comme une confirmation et un témoignage de l’amour de Dieu pour l’humanité. Jusqu’au jour de leur mort, ils n’ont pas renié le nom de Dieu ni Son œuvre, et ils ont utilisé les derniers moments de leur vie pour témoigner de l’existence de ce fait. N’est-ce pas la plus haute forme de témoignage ? C’est la meilleure façon de faire son devoir ; c’est ce que signifie assumer sa responsabilité. Quand Satan les a menacés et terrorisés, et, à la fin, même quand il leur a fait payer le prix de leur vie, ils n’ont pas abjuré, ils sont restés fidèles à leur responsabilité. C’est ce que signifie accomplir son devoir dans la plus grande mesure possible. Qu’est-ce que je veux dire par là ? Est-ce que je veux que vous témoigniez de Dieu et évangélisiez de la même façon ? Tu n’as pas forcément à faire cela, mais tu dois comprendre que c’est ta responsabilité, que si Dieu a besoin que tu le fasses, tu dois l’accepter comme une obligation morale » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Évangéliser est le devoir auquel sont tenus par honneur tous les croyants). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai compris que le destin de l’homme était entièrement entre Ses mains. Dieu prédétermine et contrôle la vie et la mort de chacun. Que je sois arrêtée ou non dans le chef-lieu et torturée dépendait entièrement de Dieu. J’ai repensé aux apôtres de l’ère de la Grâce qui se sont sacrifiés pour le Seigneur Jésus : ils ont été lapidés, traînés à mort par des chevaux, et crucifiés la tête en bas pour Dieu. Quand ils ont été menacés de mort, ils n’ont pas été limités par des forces obscures, et ont finalement tenu bon dans leur témoignage envers Dieu. Ils ont offert à Dieu ce qu’ils possédaient de plus cher : leur propre vie. Ils n’ont jamais renié le nom de Dieu, même mourants. Et ils ont témoigné de Dieu devant l’humanité malfaisante, atteignant leur mission dans la vie et accomplissant leurs devoirs en tant qu’êtres créés. C’était significatif et cela a été loué par Dieu. À ce moment-là, mes frères et sœurs étaient en danger, et si, à cette période cruciale, je n’assumais pas mes responsabilités parce que je protégeais mes propres intérêts, et que cela causait l’arrestation des frères et sœurs et entravait le travail de l’Église, alors je transgressais devant Dieu. Ce serait une souillure dans mon dossier en tant que croyant, et je finirais certainement par le regretter. Je devais cesser de penser à ma propre sécurité, et découvrir rapidement ce qu’il était advenu de ces frères et sœurs. Même si, au final, on m’arrêtait et me torturait à mort, ma mort aurait du sens et Dieu me louerait et S’en souviendrait. En prenant conscience de ça, je me suis sentie plus calme et sereine.

À ce moment-là, je suis tombée par hasard sur un autre passage des paroles de Dieu qui m’a profondément encouragée et influencée. Dieu Tout-Puissant dit : « En Chine continentale, il est chaque jour dangereux de croire en Dieu et de Le suivre. C’est un environnement exceptionnellement dur pour cela, dans lequel on peut être arrêté à tout moment. Vous avez tous fait l’expérience d’être traqués : et ne l’ai-Je pas faite, Moi aussi ? Vous et Moi avons vécu dans le même environnement, donc vous savez que dans cet environnement, Je ne pouvais pas éviter de Me cacher souvent. Il y avait des moments où Je devais changer de lieu deux ou trois fois par jour. Il y a même eu des moments où Je devais Me rendre quelque part où Je n’aurais pas imaginé devoir aller un jour. Les moments les plus difficiles étaient ceux où Je n’avais nulle part où aller : Je tenais une congrégation le jour, puis le soir, Je ne savais pas où l’on pouvait être en sécurité. Parfois, après avoir fait beaucoup d’efforts pour trouver un endroit, Je devais repartir le lendemain, car le grand dragon rouge s’y ruait. Que pensent les gens qui ont une foi sincère, quand ils voient une telle scène ? “Que Dieu étant venu sur terre dans la chair pour sauver l’homme, c’est le prix qu’Il a payé. C’est l’une des souffrances qu’Il a endurées, et cela accomplit parfaitement Ses paroles qui disent : ‘Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas un lieu où Il puisse reposer Sa tête.’ Il en est vraiment ainsi, et Christ incarné subit personnellement de telles souffrances, tout comme l’homme.” Tous ceux qui croient vraiment en Dieu peuvent voir à quel point Son œuvre de salut de l’homme est ardue et pour cela, ils aimeront Dieu et Le remercieront pour le prix qu’Il paie pour le bien de l’humanité » (« Section 10 (Partie III) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Ces paroles de Dieu m’ont profondément touchée. Dieu est descendu du ciel pour Se faire humble comme un humain, S’incarnant en Chine, un pays résistant à Dieu, afin d’accomplir l’œuvre du salut de l’humanité. Le PCC a essayé de Le chasser par tous les moyens ; le monde religieux L’a condamné et rejeté. Mais Dieu ne S’est jamais préoccupé de Sa propre sécurité, et Il a continué à exprimer la vérité pour nous abreuver et nous nourrir, espérant que nous comprendrions la vérité, renoncerions aux tempéraments corrompus et vivrions une ressemblance humaine. Dès lors que j’ai compris l’amour désintéressé de Dieu pour l’humanité et Sa sincérité en essayant de nous sauver, je me suis sentie vraiment honteuse et coupable, et je me suis détestée pour mon manque de raison et d’humanité. J’avais profité des paroles de Dieu pendant tant d’années, mais quand on avait eu besoin de moi pour améliorer et protéger le travail de l’Église, à la place, je m’étais protégée moi-même, peu disposée à faire un quelconque sacrifice. Je ne méritais pas le salut de Dieu et j’étais même dépourvue de la moindre ressemblance humaine. Je ne voulais pas continuer à mener une vie méprisable, inutile, et j’étais prête à renoncer à ma chair et à faire de mon mieux pour collaborer avec Su Jin pour remettre de l’ordre par la suite.

Nous sommes arrivées au chef-lieu dans l’après-midi du 24 novembre. Avec l’aide d’une sœur, nous avons appris qu’à l’exception de ces trois sœurs, tous les autres frères et sœurs avaient été arrêtés. En apprenant ça, j’ai été vraiment bouleversée. Et cette nuit-là, je n’ai pas arrêté de me retourner dans mon lit, ne trouvant pas le sommeil. Le gouvernement avait mobilisé de gros moyens pour arrêter énormément de frères et sœurs, et beaucoup d’autres frères et sœurs avaient été obligés de fuir leur domicile pour échapper aux arrestations. Le PCC est vraiment démoniaque ! C’est exactement comme Dieu le révèle. « Pendant des milliers d’années, ce pays a été une terre d’ordures. Il est insupportablement sale, la misère abonde, les fantômes pullulent partout, trichant et trompant, portant des accusations sans fondement, étant impitoyables et vicieux, piétinant cette ville fantôme et la laissant jonchée de cadavres. L’odeur de la pourriture imprègne l’air et couvre le pays qui est fortement gardé. Qui peut voir le monde au-delà des cieux ? Le diable ligote fortement tout le corps de l’homme, il lui voile les yeux et lui scelle les lèvres fermement. Le roi des démons a tout saccagé pendant plusieurs milliers d’années jusqu’à nos jours alors qu’il surveille toujours la ville fantôme de près, comme si elle était un palais impénétrable de démons ; ces chiens de garde en meute, pendant ce temps, surveillent de leurs yeux vifs, craignant profondément que Dieu les prenne au dépourvu et les anéantisse tous, ne leur laissant aucun lieu de paix et de bonheur. Comment les gens d’une ville fantôme de ce genre pourraient-ils avoir déjà vu Dieu ? Ont-ils déjà joui du charme et de la beauté de Dieu ? Quelle idée ont-ils des choses du monde humain ? Lequel d’entre eux peut comprendre l’acharnement de Dieu ? Peu étonnant donc que Dieu incarné reste complètement caché : dans une société de ténèbres comme celle-là, où les démons sont impitoyables et inhumains, comment le roi des démons, qui tue les gens sans sourciller, pourrait-il tolérer l’existence d’un Dieu qui est beau, bon et saint ? Comment pourrait-il applaudir et acclamer l’arrivée de Dieu ? Ces laquais ! Ils rendent la gentillesse avec la haine, il y a longtemps qu’ils se sont mis à traiter Dieu en ennemi, ils abusent Dieu, ils sont sauvages à l’extrême, ils n’ont pas la moindre considération pour Dieu, ils saccagent et pillent, ils ont perdu toute conscience, ils vont à l’encontre de toute conscience et ils tentent l’innocent jusqu’à l’insanité. Ancêtres des anciens ? Leaders bien-aimés ? Ils s’opposent tous à Dieu ! Leur ingérence a tout laissé sous le ciel dans un état de ténèbres et de chaos ! Liberté de religion ? Les droits et intérêts légitimes des citoyens ? Tout cela n’est qu’une ruse pour camoufler le péché ! » (La Parole, vol. 1 : L’apparition et l’œuvre de Dieu, L’œuvre et l’entrée (8)). À travers cette expérience, j’ai vraiment pris conscience de l’essence démoniaque du PCC qui est pleine de résistance à Dieu, et de sa nature diabolique qui déteste la vérité. Afin de renforcer son pouvoir et son autorité, le PCC dupe les gens en prétendant défendre la liberté de culte, alors qu’en réalité, il arrête et persécute les chrétiens arbitrairement, cherchant à réprimer en profondeur l’œuvre de Dieu dans les derniers jours. Le PCC est une bande de démons qui méprisent Dieu et Lui résistent. Ce sont les ennemis de Dieu. Je déteste le PCC, ce vieux démon, de tout mon cœur. Plus il nous opprime, plus je suis déterminée à faire mon devoir et à couvrir Satan de honte.

Après ça, d’autres frères et sœurs se sont manifestés pour assumer du travail d’Église, et la vie d’Église est peu à peu revenue à la normale. En l’espace d’une dizaine de jours, j’ai pris conscience, dans une certaine mesure, de ma véritable stature et de mon tempérament égoïste, méprisable et corrompu. J’ai aussi vu la souveraineté toute-puissante de Dieu, et ma foi a grandi. Je n’aurais jamais rien pu atteindre de tout cela dans un environnement paisible et sûr.

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