Comment je suis devenue une fausse dirigeante

6 décembre 2022

Par Xinchun, Corée du Sud

Fin 2019, on m’a confié la responsabilité des vidéos pour l’Église. À l’époque, cela m’a beaucoup stressée. Vidéaste, c’est un travail de pro et je n’avais aucune formation. À l’idée d’être confrontée à un métier inconnu, je sentais mon estomac se nouer. Quand j’assurais le suivi du travail, les responsables du groupe soulevaient souvent des questions techniques, et moi je restais là à écouter sans rien comprendre. Quand ils n’étaient pas d’accord, ils me demandaient avis et conseils, et cela me stressait beaucoup car j’étais incapable de voir le problème. Je risquais parfois une suggestion basée sur mon intuition, sans être jamais suivie. Cela me remplissait chaque fois de honte. Dirigeante, j’étais pourtant incapable de voir le problème, et de suggérer des modifications. Que pouvaient bien penser de moi les frères et sœurs ? Après plusieurs de ces déconvenues, je n’ai plus voulu participer à ces discussions professionnelles. Je me disais : « Je ne m’y connais pas et il est trop tard pour apprendre. Ce sont eux qui font les vidéos, donc je vais les laisser discuter des aspects professionnels de cette tâche. Je ne leur suis d’aucune aide dans ce domaine, mais je peux les aider davantage pour leur entrée dans la vie. S’ils sont dans un état normal, ils seront productifs au travail, donc je fais mon devoir… Et comme ça, je ne me ridiculiserai pas devant eux. » Forte de cette idée, je les ai laissés discuter du travail, sans y prendre part.

Après quelque temps, j’ai constaté que la production vidéo était très lente, que certains problèmes de principe se posaient, et que les frères et sœurs ne coopéraient pas harmonieusement. Plusieurs sœurs ont accusé la responsable du groupe, Sarah, d’autoritarisme. Les autres devaient souvent l’écouter, ce qui entraînait des reprises interminables des vidéos. J’ai pensé : « Sarah a un bon calibre. Bien qu’un peu arrogante par tempérament, elle est très compétente. Il est normal pour ceux qui ont un certain capital d’être arrogant, échanger avec elle devrait suffire. » Et donc, en me servant de la parole de Dieu, j’ai échangé avec elle sur la manière de coopérer avec les autres et les leçons qu’elle devait tirer. Sur le moment, Sarah s’est déclarée prête à accepter mes paroles et à pratiquer la vérité. Peu après, Sœur Elsie m’a dit qu’elle avait beaucoup travaillé pour faire une vidéo, mais que quand Sarah l’avait vue, elle avait complètement rejeté son approche, sans négociation possible. Très affectée, Elsie m’a demandé comment elle devait réagir. J’ai pensé : « Son idée de vidéo a été rejetée. Est-elle pour autant inadéquate, ou est-ce Sarah qui est trop arrogante ? » J’aurais aimé que Elsie m’expose son concept de vidéo, pour que je puisse comprendre exactement le problème. Mais je me suis dit que puisque je ne comprenais pas ce métier, je risquais de ne pas comprendre le problème, et que penserait-elle alors de moi ? Je me suis dit : « Tant pis, laissons-les discuter des problèmes techniques entre elles. Je vais me contenter d’échanger avec Elsie sur son état et lui dire de considérer cela comme un émondage et un traitement. Si elle peut adopter la bonne perspective, son problème de coopération avec Sarah sera résolu. » J’ai donc échangé avec Elsie, lui conseillant d’accepter les conseils des autres, de prendre l’initiative de pratiquer la vérité et de coopérer avec les autres sans se laisser gouverner par sa propre image… Mes paroles n’ont pas apaisé Elsie et elle est partie frustrée. Après son départ, j’étais aussi très triste, parce que je savais que son problème n’était pas résolu. Je voulais voir quel était le problème avec la vidéo de Elsie, mais je craignais de ne pas voir le problème et de paraître incompétente. Je me suis dit : « Tant pis, laissons-les échanger et résoudre le problème toutes seules. » Je suis ensuite allée échanger avec Sarah pour résoudre son état. Je lui ai fait remarquer qu’elle était arrogante, lui ai demandé de travailler en harmonie avec les autres et d’apprendre de leurs forces, et lui ai dit que même quand elle avait de bonnes suggestions, elle devait en discuter avec les autres. À l’avenir, Sarah m’a promis de faire du changement sa priorité, mais après ça elle est restée arrogante, toujours convaincue que ses opinions valaient mieux que celles des autres. Elle pensait toujours avoir une expérience et des compétences supérieures, que les autres lui étaient inférieurs, et elle voulait toujours avoir le dernier mot dans les travaux collectifs. Parfois, quand les frères et sœurs se mettaient d’accord sur un plan de production, elle le rejetait complètement s’il était différent de ce qu’elle-même voulait, puis elle demandait à ce qu’il soit refait selon ses préférences. Si les autres trouvaient son plan inadapté, elle n’acceptait jamais aucune suggestion, elle les écartait et les considérait comme inutiles. Les frères et sœurs ne pouvaient pas communiquer avec elle et devaient souvent refaire son travail. L’état de tout le monde se dégradait de plus en plus et tous vivaient dans la négativité. En voyant que Sarah était arrogante et arbitraire, ce qui affectait sérieusement le progrès du travail, j’étais très tourmentée, parce que je ne pouvais pas gérer les problèmes professionnels. Je pressentais vaguement que Sarah n’acceptait pas la vérité, ne se repentait pas, ne changeait pas et ne pouvait donc pas continuer d’occuper la fonction de dirigeante de groupe. Mais je savais qu’elle était meilleure que les autres sur le plan professionnel. Qui pourrait donc la remplacer à ce poste si on le lui retirait ? Indécise, je voulais en référer aux dirigeants au-dessus de moi, mais je craignais qu’en voyant les dégâts que j’avais causés à notre travail, ils ne prennent la décision de me renvoyer. Après un débat intérieur, j’ai décidé d’échanger à nouveau avec elle. Je suis donc retournée voir Sarah. J’ai souligné son arrogance, j’ai dénoncé son attitude arbitraire et sa volonté d’avoir le dernier mot et je lui ai dit que c’était se comporter en antéchrist. Après m’avoir entendue, elle n’a pas dit un mot. Clairement, elle n’était pas convaincue. Après ça, elle a continué à faire les choses à sa manière, à souvent frimer et rabaisser les autres, et la plupart des frères et sœurs subissaient sa contrainte et ne voulaient pas coopérer avec elle. À cause des perturbations et des nuisances qu’elle causait, le travail de vidéo était entravé, et à la fin, je n’ai eu d’autre choix que de faire remonter le problème à mes supérieurs. Après leur enquête, Sarah a été démise de ses fonctions de dirigeante de groupe et j’ai été renvoyée pour ne pas avoir fait de travail concret ou résolu de problèmes pratiques.

Après mon renvoi, j’ai admis que j’étais de faible calibre, que je ne connaissais pas le métier et ne pouvais pas faire de travail concret. Mais je ne comprenais pas réellement mes propres problèmes. Plus tard, lorsque j’ai lu l’échange de Dieu sur la manière de discerner les manifestations des faux dirigeants, j’ai commencé à réfléchir et à comprendre exactement ce que j’avais fait. « Les faux dirigeants savent bien faire un travail superficiel, mais ils ne font jamais un vrai travail. Ils ne vont jamais non plus inspecter, superviser ni diriger les diverses spécialités de travail, ni effectuer des visites ponctuelles à différents groupes pour savoir ce qui se passe, vérifier que le travail avance et savoir quels problèmes ne sont pas encore réglés, si le superviseur du groupe est compétent, comment les frères et sœurs rendent compte du superviseur ou l’évaluent, si le chef ou le superviseur du groupe ne bride pas quelqu’un, si quelqu’un de talentueux ou cherchant la vérité n’est pas discrédité ou aliéné par d’autres, si une des personnes les plus naïves n’est pas victime d’intimidations, si ceux qui ont dénoncé et signalé de faux dirigeants ne sont pas dévalorisés ou écartés, si, lorsque les gens font des suggestions correctes, ces suggestions sont adoptées, et si le chef de groupe ou le superviseur n’est pas quelqu’un de mauvais ou qui aime donner aux autres du fil à retordre. Si de faux dirigeants ne s’acquittent d’aucune de ces tâches, ils doivent être remplacés. Supposons, par exemple, que quelqu’un rapporte à un faux dirigeant qu’un superviseur dévalorise souvent les gens et les bride. Le superviseur a fait une erreur mais ne laisse pas les frères et sœurs faire des suggestions, et cherche même des excuses pour se justifier et se défendre, sans jamais admettre son erreur. Un tel superviseur ne devrait-il pas être immédiatement démis de ses fonctions ? Ce sont des problèmes que les dirigeants doivent résoudre immédiatement. Certains faux dirigeants ne permettent pas aux superviseurs de divers groupes – des superviseurs qu’ils ont nommés – d’être exposés, quels que soient les problèmes qui surviennent dans le travail de ces superviseurs. Si quelqu’un expose les problèmes d’un superviseur, le faux dirigeant essaie de cacher ou de dissimuler les faits réels, en disant : “C’est un problème d’entrée des gens dans la vie. Il est normal qu’il ait un tempérament arrogant : les gens qui ont un petit calibre sont tous arrogants. Ce n’est pas grave, j’ai juste besoin d’échanger un peu avec lui.” Pendant l’échange, le superviseur dit ceci : “J’admets que je suis arrogant, j’admets qu’il y a des moments où je suis préoccupé par ma propre vanité et mon propre statut et où je n’accepte pas les suggestions, mais il y a d’autres personnes qui ne sont pas bonnes dans ce domaine de travail, elles formulent souvent des suggestions sans valeur, et si je ne les écoute pas, ce n’est pas sans raison.” Le faux dirigeant n’essaye pas de comprendre la situation dans son ensemble, il ne se soucie pas de savoir si le superviseur travaille bien, et encore moins à quoi ressemblent son humanité, son tempérament et sa quête. Il ne fait que déclarer allègrement : “Cela m’a été signalé, donc je garde un œil sur toi. Je te laisse une chance.” Après l’entretien, le superviseur dit qu’il veut se repentir, mais quant à savoir s’il se repent vraiment par la suite ou s’il ment et trompe les autres simplement, le faux dirigeant n’en tient aucun compte » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). « La manière de travailler des faux dirigeants est trop simple et superficielle : ils attirent les gens pour converser avec eux, effectuent un petit travail idéologique, donnent aux gens un petit conseil et pensent que c’est du vrai travail. C’est superficiel, n’est-ce pas ? Et quel problème se cache derrière cette superficialité ? N’est-ce pas de la naïveté ? Les faux dirigeants sont extrêmement naïfs, extrêmement naïfs dans leur vision des gens et des choses. Rien n’est plus difficile à corriger que les tempéraments corrompus des gens. Un léopard ne peut pas changer ses taches. Les faux dirigeants n’ont aucune perception de ce problème. De ce fait, quand il s’agit du genre de superviseurs dans l’Église qui sont constamment des perturbateurs, qui brident toujours les gens, qui aiment donner aux gens du fil à retordre, les faux dirigeants ne font que parler : quelques mots de traitement et d’émondage, et c’est tout. Ils ne sont pas prompts à réaffecter ni à remplacer les personnes. La façon de faire des faux dirigeants cause un tort énorme au travail de l’Église et empêche souvent le travail de l’Église de progresser normalement, sans heurts et efficacement parce qu’il est freiné, retardé et abîmé par suite de l’interférence de quelques personnes méchantes : ce qui est une conséquence grave du fait que les faux dirigeants agissant par émotion, violant les principes de la vérité et employant les mauvaises personnes. En apparence, ces faux dirigeants ne font pas délibérément le mal comme les antéchrists et n’établissent pas délibérément leur propre fief en suivant leur propre chemin. Cependant, dans le cadre de leur travail, les faux dirigeants ne sont pas en mesure de résoudre rapidement les divers problèmes causés par les superviseurs, ils ne sont pas en mesure de réaffecter et de remplacer rapidement les superviseurs de groupes de qualité inférieure, ce qui nuit gravement au travail de l’Église, et tout cela est dû à la négligence des faux dirigeants » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). Lorsque j’ai lu ces paroles de Dieu, je me suis sentie particulièrement triste et abattue. J’ai senti que le faux dirigeant décrit par Dieu, c’était moi. Dieu révèle que les faux dirigeants ne font pas de travail concret, ne contrôlent, ne supervisent et ne guident jamais le travail et n’examinent jamais le travail pour comprendre les vrais problèmes et assurer le suivi de tâches spécifiques. Quand quelqu’un signale des problèmes avec les superviseurs, ils ne mènent jamais d’enquête approfondie, ils ne discernent pas l’essence et l’effet de leur travail, et ne font qu’échanger avec ces superviseurs en se cantonnant au travail idéologique. Ils pensent que cela résout le problème, ce qui les empêche de muter à temps les superviseurs incompétents, causant de sérieux dégâts au travail. Mon comportement à l’époque était précisément ce que Dieu révélait. Je ne m’impliquais pas souvent dans le travail, et j’allais rarement me renseigner sur le progrès du travail ou proposer mes conseils. Je savais que la production de vidéos était lente, et que des gens avaient signalé que Sarah était arrogante et imposait sa manière de voir, au détriment du travail. Or je me contentais d’échanger avec elle sur son état et je laissais le problème perdurer. Je ne me renseignais pas sur la nature des problèmes au centre de leurs conflits au cours du processus de production de vidéos, et j’échangeais simplement avec eux sur le fait qu’ils devaient connaître leurs tempéraments corrompus et en tirer les leçons. Je pensais que l’échange et le travail idéologique revenaient à résoudre les problèmes et à faire un travail concret, mais je ne me renseignais pas sur les vrais problèmes qui entravaient le progrès du travail et ne les résolvais pas. La dirigeante de groupe qui causait les perturbations n’était pas transférée ou traitée, et elle pouvait continuer à déranger et entraver le travail de production de vidéos. N’étais-je pas la fausse dirigeante révélée dans la parole de Dieu ? À l’époque, plus d’un frère ou d’une sœur m’ont dit qu’ils étaient entravés par Sarah. Il fallait qu’elle approuve tous les concepts et les plans de production de vidéos. Si elle ne prenait pas part au processus de décision, elle annulait la décision prise par d’autres, et les frères et sœurs devaient l’attendre pour tout, ce qui ralentissait beaucoup le travail. À cette époque, elle détenait déjà le pouvoir dans le groupe et avait le dernier mot. Les frères et les sœurs signalaient constamment les problèmes qu’elle posait, mais j’étais aveugle et ignorante. Je n’avais que rarement une compréhension profonde du travail et ne regardais qu’à la surface des problèmes, ce qui m’empêchait de discerner les sérieux problèmes causés par Sarah. Je pensais que ses compétences professionnelles étaient bonnes, mais que son tempérament était un peu arrogant, et donc qu’échanger un peu avec elle lui permettrait de réfléchir sur elle-même et de mieux se connaître. Mais comme je ne pouvais pas voir la nature de ce qu’elle faisait, tout ce que je faisais, c’était échanger avec des mots creux, ce qui ne résolvait pas du tout les vrais problèmes. Résultat, pendant six mois, elle avait entravé beaucoup de gens par sa négativité et la production de vidéos était faible et inefficace, le travail de vidéos s’en trouvant sérieusement freiné et perturbé. Ce n’est qu’alors que j’ai vu clairement que parce que je n’avais ni fait de travail concret, ni transféré la dirigeante de groupe problématique, le travail avait souffert de dégâts massifs. J’étais véritablement une fausse dirigeante. Au début, j’ai pensé avoir échoué parce que j’étais de faible calibre et ne connaissais pas le métier. Ce n’est qu’après avoir lu la parole de Dieu que j’ai compris que le fait de ne pas essayer de comprendre les difficultés et de ne pas résoudre les vrais problèmes n’était pas seulement une question de faible calibre, mais aussi de manque de travail concret.

J’ai continué de réfléchir sur moi-même : « Pourquoi suis-je réticente à en apprendre plus sur le travail ? » Ce n’est qu’en me rappelant certains de mes pensées et de mes comportements à l’époque que j’ai réalisé que j’avais toujours eu une vision fautive. Je sentais que je ne comprenais pas le métier et donc je voulais éviter les problèmes le concernant, sans chercher à le connaître ou l’apprendre. Je craignais de discuter des problèmes avec les gens qui comprenaient et de passer alors pour une ignorante. Je ne voulais donc même pas assumer la responsabilité du travail, alors que j’aurais dû. Plus tard, j’ai lu dans la parole de Dieu : « La principale caractéristique du travail des faux dirigeants est qu’ils bavardent sur la doctrine et répètent des slogans. Ayant donné leurs instructions, ils s’en lavent les mains. Ils ne se posent aucune question, ensuite, sur la manière dont le projet progresse ; ils ne demandent pas si des problèmes, des anomalies ou des difficultés sont survenus. Ils considèrent le travail comme terminé aussitôt qu’ils l’ont transmis. En réalité, en tant que dirigeant, une fois que sont fixées les arrangements de travail, tu dois suivre l’avancement d’un projet. Même si tu es un profane dans ce domaine, même si tu n’y connais rien, tu peux trouver un moyen de mener à bien ce genre de travail. Tu peux trouver quelqu’un de compétent, qui comprend le travail en question, pour examiner la situation et formuler des suggestions. Tu peux identifier les principes appropriés à partir de ses suggestions, et ainsi tu seras capable de suivre le travail. Que tu sois habitué ou non au type de travail en question et que tu le comprennes ou non, tu dois au moins le présider, en assurer le suivi, enquêter et poser des questions pour savoir comment il progresse. Tu dois garder la maîtrise de ces choses : c’est ta responsabilité, c’est le rôle que tu dois jouer. Ne pas assurer le suivi du travail, ne rien faire de plus une fois qu’il a été transmis – t’en laver les mains – c’est la manière dont les faux dirigeants font les choses. Ne rien entreprendre de particulier pour assurer le suivi du travail – n’avoir aucune compréhension et aucune maîtrise de son avancement – est aussi la manifestation d’un faux dirigeant » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). Grâce à la parole de Dieu, j’ai compris que ne pas assurer le suivi de tâches spécifiques sous le prétexte que je ne comprenais pas le métier et ne pas résoudre les problèmes pratiques qui se posaient dans le travail, c’était la manifestation d’une fausse dirigeante irresponsable et incapable d’assumer. En tant que dirigeante, le moins que l’on puisse faire est de diriger le travail et d’en assurer le suivi, de se tenir informée de son progrès et d’identifier et résoudre les problèmes qui s’y posent. Même si l’on ne connaît pas le métier, on peut demander avis et conseil auprès de ceux qui s’y connaissent, et on peut coopérer avec les autres pour compenser ses propres lacunes. Ainsi, on peut faire du bon travail. Mais en ce qui me concerne, dans les domaines impliquant un travail professionnel, je craignais d’être méprisée par mes frères et sœurs si je n’arrivais pas à le diriger moi-même, et donc pour cacher mes insuffisances et mes manquements, maintenir mon image et mon statut, sous prétexte de ne pas connaître le métier, je l’ai évité et n’ai pas participé à des tâches spécifiques. Quand un problème se posait dans la production et que les frères et sœurs entraient en conflit et ne pouvaient pas bien coopérer, entraînant l’arrêt des progrès, au lieu de véritablement résoudre les choses, j’adoptais une approche distante. N’étais-je pas précisément la fausse dirigeante révélée par la parole de Dieu ? En fait, tout le travail de la maison de Dieu implique les principes de vérité. Maîtriser simplement une connaissance professionnelle ne suffit pas pour l’appliquer correctement. En tant que dirigeante, même si vous ne connaissez pas le métier, vous devez connaître les principes pertinents de vérité, de sorte à pouvoir guider et contrôler le travail. Certains dirigeants ne comprennent pas d’emblée le métier, mais ils étudient sérieusement et maîtrisent les principes de vérité pertinents. Ils peuvent ensuite guider et contrôler concrètement le travail, qui s’améliore continuellement. En effet. À ce stade, je me suis demandé : « J’ai toujours dit que je ne comprenais pas l’aspect professionnel, mais l’ai-je étudié ? Ai-je fourni l’effort et payé le prix requis ? Quand je ne savais pas comment contrôler les choses, ai-je recherché les principes de vérité ? » Je n’ai rien fait de tout cela. J’ai avancé à tâtons à mon poste, sans faire de progrès, je n’ai pas essayé d’apprendre des autres ou de rechercher les principes de vérité quand je ne comprenais pas les choses, et j’ai maintenu ma réputation et mon statut sous couvert de ne pas comprendre le métier, ce qui signifiait que nombre de problèmes et de difficultés ne pouvaient être résolus rapidement tandis que mes frères et sœurs accomplissaient leur devoir, ce qui impactait sérieusement le travail de vidéo. Tout cela engendré par le fait que j’ânonnais des slogans, ne faisais pas de travail concret et ne résolvais pas les problèmes pratiques.

Plus tard, j’ai aussi lu dans la parole de Dieu : « Quand Dieu demande aux gens de mettre de côté le statut et le prestige, ce n’est pas parce qu’Il les prive du droit de choisir : c’est plutôt parce que, tout en poursuivant le prestige et le statut, les gens perturbent et dérangent le travail de l’Église et l’entrée dans la vie des élus de Dieu, et ils peuvent même avoir une influence sur la manière dont les autres mangent et boivent les paroles de Dieu et comprennent la vérité, obtenant ainsi le salut de Dieu. C’est un fait incontestable. Quand les gens poursuivent leur prestige et leur statut, il est certain qu’ils ne rechercheront pas la vérité et n’accompliront pas sincèrement leur devoir. Ils ne parleront et n’agiront que pour le prestige et le statut et tout le travail qu’ils feront, sans aucune exception, sera fait pour ces choses. Se comporter et agir de cette manière est évidemment emprunter le chemin des antéchrists ; cela perturbe et dérange l’œuvre de Dieu, et toutes les conséquences de ce comportement entravent la diffusion de l’Évangile du Règne et la libre circulation de la volonté de Dieu au sein de l’Église. On peut donc dire avec certitude que le chemin emprunté par ceux qui poursuivent le prestige et le statut est le chemin de la résistance contre Dieu. C’est une résistance intentionnelle contre Lui, un reniement de Lui, c’est coopérer avec Satan dans la résistance et l’opposition à Lui. Telle est la nature de la poursuite du statut et du prestige par les gens. Le problème avec les gens qui poursuivent leurs propres intérêts est que les buts qu’ils poursuivent sont les buts de Satan, ce sont des buts qui sont mauvais et injustes. Lorsque les gens poursuivent des intérêts personnels comme le prestige et le statut, ils deviennent involontairement l’outil de Satan, ils deviennent un canal pour Satan et, de plus, ils deviennent l’incarnation de Satan. Ils jouent un rôle négatif dans l’Église. Sur le travail de l’Église, sur la vie normale de l’Église et sur la poursuite normale des élus de Dieu, l’effet qu’ils exercent est de déranger et de nuire : ils ont un effet défavorable et négatif » (« Section 9 : Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie I) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). En considérant les paroles de Dieu, j’ai vu que tout ce que je faisais dans mon devoir, c’était maintenir mon image et mon statut et que je ne garantissais pas du tout le travail de l’Église, ce qui lui causait des dommages. Je craignais que d’autres me méprisent si je ne comprenais pas le métier, et donc pour cacher mes lacunes je ne participais pas aux discussions de travail et n’assurais le suivi d’aucune tâche spécifique. Même quand je voyais que la dirigeante de groupe était arbitraire et dérangeait le travail, je n’arrivais pas à résoudre cela. Je craignais aussi que les dirigeants au-dessus de moi ne découvrent que je ne faisais pas de travail concret et me congédient. Je ne prenais donc pas l’initiative de faire remonter le problème et de chercher des solutions, et je restais passive alors que le travail de l’Église en pâtissait. Je dissimulais grossièrement les faits, trahissant ceux qui étaient au-dessus et au-dessous de moi et faisant croire aux gens que le travail que je supervisais ne souffrait d’aucun problème et était normal, de sorte à pouvoir protéger ma position de dirigeante. Mais alors que je faisais mon possible pour protéger mon image et mon statut, mes frères et sœurs étaient entravés, ne pouvaient pas du tout avancer dans leur devoir, vivaient dans la douleur, leur vie en étant directement affectée, et le travail était sérieusement entravé. Mais je ne faisais attention à rien de tout cela. N’était-ce pas là les manifestations d’une fausse dirigeante ? Alors que je réfléchissais à ces choses, j’ai eu un peu peur, mais j’ai aussi éprouvé du remords et des regrets. Je me suis détestée d’être si égoïste et déloyale. Rien de tout cela n’avait pénétré ma conscience ! Le travail vidéo est une facette clé du travail de l’Église. J’occupais des fonctions très importantes, pourtant je négligeais la volonté de Dieu, je préservais mon image et mon statut en toute chose et désorganisais et perturbais le travail de l’Église. La pensée de tous mes comportements dans mon devoir et des dommages que j’avais causés au travail de l’Église était aussi douloureuse qu’un coup de poignard en plein cœur. J’avais trop honte pour me présenter devant Dieu. En pleurs et pleine de remords, j’ai prié Dieu : « Mon Dieu, j’ai été fourbe, j’ai joué des tours dans mon devoir et n’ai pas fait de travail concret. Le préjudice que j’ai causé au travail de l’Église ne pourra jamais être compensé. Je veux me repentir devant Toi dans mon futur devoir et je Te demande de m’inspecter ! »

Plus tard, j’ai trouvé des moyens de pratiquer et d’entrer dans la parole de Dieu. « Comment être quelqu’un d’ordinaire et de normal ? Comment les gens peuvent-ils, comme le dit Dieu, assumer la juste place d’un être créé, comment peuvent-ils ne pas essayer d’être surhumains ou d’être quelque personnalité remarquable ? Comment devez-vous pratiquer pour être des gens ordinaires et normaux ? Comment cela peut-il être accompli ? […] Tout d’abord, ne te laisse pas prendre à ton propre titre. Ne dis pas : “Je suis le dirigeant, je suis le chef d’équipe, je suis le superviseur, personne ne connaît mieux ce métier que moi, personne ne comprend mieux les compétences que moi.” Ne te laisse pas étourdir par ton titre autoproclamé. Dès que tu le ferais, tu te retrouverais pieds et poings liés et ce que tu dirais et ferais en serait affecté ; ta pensée et ton jugement normaux en seraient également affectés. Il faut que tu te libères des chaînes de ce statut : abaisse-toi d’abord au-dessous de cette position officielle que tu t’imagines avoir et tiens-toi à la place d’une personne ordinaire. Si tu fais cela, ton attitude deviendra normale. Tu dois également te dire : “Je ne sais pas comment faire ceci et je ne comprends pas cela non plus, je vais devoir faire des recherches et étudier” ou “Je n’en ai jamais fait l’expérience, donc je ne sais pas quoi faire.” Lorsque tu seras capable de dire ce que tu penses vraiment et de parler honnêtement, tu auras un sens normal. Les autres te connaîtront tel que tu es vraiment et auront ainsi de toi une vision normale, tu ne seras pas obligé de jouer la comédie et il n’y aura pas non plus une grande pression sur toi, et tu seras donc en mesure de communiquer normalement avec les gens. Vivre ainsi est libre et facile : quiconque trouve la vie épuisante l’a lui-même rendue épuisante. Ne fais pas semblant et ne te dissimule pas derrière une façade. Commence par parler librement de ce que tu penses au fond de toi, de tes vraies pensées, afin que tout le monde en soit conscient et les comprenne. En conséquence, tes préoccupations et les barrières et suspicions entre les autres et toi seront toutes éliminées. Tu es également entravé par autre chose. Tu te considères toujours comme le chef de l’équipe, comme un dirigeant, comme un ouvrier, ou comme quelqu’un qui a un titre et un statut : si tu dis que tu ne comprends pas quelque chose ou que tu ne peux pas faire quelque chose, ne te dénigres-tu pas ? Quand tu mets de côté ces entraves dans ton cœur, quand tu cesses de te considérer comme un dirigeant ou un ouvrier, que tu arrêtes de penser que tu es meilleur que les autres et que tu as le sentiment d’être une personne ordinaire semblable à toutes les autres, que tu trouves qu’il y a des domaines dans lesquels tu es inférieur aux autres, lorsque tu échanges sur la vérité et les questions liées au travail en adoptant cette attitude, l’effet est différent, et l’ambiance est également différente. Si, au fond de toi, tu as toujours des appréhensions, si tu te sens toujours stressé et entravé et que tu as envie de te débarrasser de ces choses, mais que tu n’y arrives pas, alors tu peux le faire avec efficacité en priant Dieu sérieusement, en réfléchissant sur toi-même, en voyant tes lacunes, en t’efforçant d’atteindre la vérité et en mettant la vérité en pratique » (« Chérir les paroles de Dieu est le fondement de la croyance en Dieu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Après ma lecture des paroles de Dieu, mon cœur était illuminé. Par le passé, je m’étais toujours mise en position de dirigeante. J’avais toujours voulu prétendre tout connaître pour que les autres m’admirent, et je ne voulais pas que les autres voient mon vrai côté. Je croyais que pour être une dirigeante, je devais être au-dessus des autres et omnipotente. C’était une erreur. En fait, je n’étais pas bien meilleure que d’autres. Mon tempérament corrompu était le même que celui de mes frères et sœurs, et j’étais incapable de voir clairement et de comprendre certaines choses. Être dirigeante était juste une chance de pratiquer. Je devais abandonner mon titre, être honnête, m’ouvrir vraiment à mes frères et sœurs et coopérer avec tout le monde sur un pied d’égalité dans l’accomplissement de nos devoirs. Si je ne comprenais pas quelque chose, je devais l’admettre et laisser ceux qui savent échanger plus. De cette manière, je pourrais résoudre des problèmes professionnels en temps et en heure, tout en compensant mes propres lacunes. Si je ne pouvais pas voir clairement ou comprendre un problème, je devais le faire remonter à temps pour éviter des problèmes graves plus tard.

J’ai maintenant été choisie pour diriger à nouveau l’Église. Je suis très reconnaissante et je sais que c’est l’occasion de me repentir. Je ne peux réparer mes fautes passées, donc mon seul souhait est de faire de mon mieux dans l’avenir. Je me suis prêté un serment à moi-même : Je ferai tout ce que je peux et dois faire pour bien remplir ce devoir, et si je laisse mon tempérament corrompu me rendre à nouveau irresponsable dans mon devoir, j’espère rencontrer le châtiment et la punition de Dieu. Il y a de nombreuses tâches dans mon devoir actuel sur lesquelles je ne connais pas grand-chose. Parfois, quand les frères et sœurs viennent me voir pour discuter du travail, je ne comprends pas bien et je ressens le désir d’éviter la discussion et de ne pas y participer, mais quand je pense aux leçons de mes échecs passés, je suis un peu effrayée. Je prie rapidement Dieu, Lui demandant de me maintenir calme, capable d’écouter soigneusement et de travailler avec mes frères et sœurs pour identifier des manières de résoudre les problèmes. Après avoir ajusté mon état et m’être engagée dans ces tâches en portant un fardeau, je peux non seulement trouver le problème, mais parfois faire aussi des suggestions raisonnables. Quand je n’arrive pas à voir clairement ou à résoudre des questions de principe, je les signale à mes supérieurs et demande de l’aide. De cette manière, le travail n’est pas retardé et le problème est rapidement résolu.

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