Le peu de connaissance que j’ai des tempéraments d’antéchrist

11 décembre 2022

Par Vladhia, France

J’ai été élue dirigeante d’Église en 2021. Durant un moment, j’ai eu des problèmes avec nos travaux d’abreuvement. Certaines personnes chargées de l’abreuvement ne venaient pas régulièrement aux réunions et quand elles y assistaient, elles échangeaient à peine. Ne sachant pas comment résoudre ce problème, j’en ai parlé à Sœur Lucy, une dirigeante. Un jour, elle a ajouté à notre groupe de réunion un prédicateur, Frère Matthieu. Je savais qu’il comprenait mieux la vérité que moi, et il m’avait déjà aidée dans mon travail. Cependant, je n’étais pas très contente de le voir rejoindre notre groupe, et ma première pensée a été de me demander s’il ne venait pas me surveiller. S’il découvrait des problèmes et qu’il m’exposait, je craignais de perdre la face et que les autres ne me voient pas vraiment comme une dirigeante, je ne voulais donc pas qu’il supervise mon travail. Plus tard, j’ai remarqué que Sœur Lucy ajoutait Frère Matthieu à plusieurs autres groupes importants dans l’Église, et que les frères et sœurs lui envoyaient tous des messages de bienvenue. Cela m’a encore plus contrariée. J’ai eu le sentiment qu’il venait probablement prendre ma place.

Ce soir-là, Frère Matthieu a participé à une réunion pour les nouveaux arrivants. Ils ont écouté attentivement ses échanges et ont parlé avec lui avec enthousiasme, mais mon échange a eu l’air de les laisser indifférents. J’ai été vraiment jalouse de Matthieu et je n’ai rien voulu dire de plus. J’ai eu le sentiment qu’avec lui présent, plus personne n’avait besoin de moi. Tout le monde était si heureux après avoir entendu l’échange de Matthieu. Ils n’arrêtaient pas de remercier Dieu. Certains ont même dit qu’ils ne s’étaient jamais sentis aussi éclairés lors des réunions, et que son échange leur apportait énormément. J’étais vraiment en colère d’entendre les frères et sœurs dire cela et j’avais le sentiment qu’ils n’accordaient aucune attention à ma présence, comme si je n’avais jamais échangé avec eux. Je me sentais humiliée, et j’avais même du ressentiment envers les frères et sœurs, j’avais l’impression qu’ils avaient oublié tout ce dont je leur avais parlé. En concluant la réunion, Matthieu a résumé certaines choses pour nous. Je ne voulais pas parler, et je ne voulais pas entendre tout le monde lui faire des éloges. Je voulais mettre fin à la réunion aussi vite que possible et m’éloigner de tout cela. C’est alors que Matthieu m’a demandé ce que je pensais de la réunion. Ne voulant pas participer à la discussion, j’ai juste répondu de façon sommaire. Matthieu a alors parlé de certains problèmes qu’il avait découverts. Il a dit que mon échange était assez général et peu clair, que les autres ne l’avaient pas compris et que personne n’y avait répondu, et que ce genre de réunion n’était pas productif. En entendant cela, je me suis sentie réfractaire. Pourquoi fallait-il qu’il mette en lumière mes problèmes ? Il était certainement venu exprès pour me cibler. S’il avait l’intention de me renvoyer, qu’il le dise directement ! J’ai commencé à avoir des préjugés contre lui.

Plus tard, Frère Matthieu a proposé de trouver des passages de la parole de Dieu ayant un rapport avec les problèmes des nouveaux arrivants pour les réunions. Nous pourrions avoir plus de flexibilité dans les échanges et utiliser des exemples ou partager des petites anecdotes pour leur permettre de comprendre les paroles de Dieu. Je me suis dit qu’un tel échange serait trop détaillé et je n’étais pas du tout d’accord, mais tous les autres ont vraiment apprécié ses suggestions. Dans la soirée, nous avons co-présidé une autre réunion et j’ai eu peur que Matthieu me critique une nouvelle fois. J’ai pensé que je pourrais prendre note des problèmes que posait son échange et les signaler à la fin de la réunion. Mais à ma grande surprise, les nouveaux croyants ont aimé ce genre de réunion et les exemples donnés dans cet échange les ont aidés à mieux comprendre les paroles de Dieu. C’était une réunion fructueuse. Je n’ai pas trouvé de défaut. Cependant, quand Matthieu a posé des questions aux participants, certains n’ont pas répondu, ce qui a créé un moment gênant. J’ai été vraiment contente et j’ai senti que j’avais enfin trouvé un de ses problèmes. J’ai noté ce défaut, afin de pouvoir moi aussi le critiquer. Quand est arrivé le moment de mon échange, j’ai voulu faire de mon mieux pour partager les points clés de ce que j’avais compris, faire de mon mieux pour surpasser Frère Matthieu et amener les autres à m’admirer. Mais très vite, je me suis retrouvée en train d’échanger sur un autre sujet. C’était pour moi quelque chose de vraiment important et il fallait qu’ils le comprennent, donc j’ai continué. Après la réunion, Frère Matthieu a de nouveau exposé mes problèmes, disant que dans mon échange, je m’étais éloignée du sujet, si bien qu’il était difficile pour tout le monde de comprendre le thème principal de la réunion de ce jour. Il m’a également invitée à réfléchir sérieusement au thème de notre réunion. Une sœur a également dit que mon échange était trop long et qu’elle n’était pas capable d’en saisir l’essentiel. Entendre tout cela m’a rendue malheureuse, et je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Je me suis demandé pourquoi il n’arrêtait pas de parler de mes erreurs, ce que les autres allaient penser de moi après ça et s’ils allaient encore me respecter. Sur le moment, j’ai été vraiment en colère contre Frère Matthieu et j’ai eu le sentiment qu’il me rendait la vie difficile intentionnellement, qu’il voulait que tout le monde voie mes défauts. J’ai voulu qu’il parte et qu’il ne se joigne plus à nos réunions. Mais j’avais tout de même conscience que je ne devais pas penser de cette façon. J’ai prié Dieu : « Dieu Tout-Puissant, je sais que j’ai une leçon à tirer de cela, mais je suis vraiment en colère contre Frère Matthieu. Il m’est très difficile d’accepter ses suggestions. Comment dois-je comprendre cette situation ? Ô Dieu, aide-moi à rester calme et guide-moi pour que je me connaisse moi-même et que je ne fasse rien pour T’offenser. »

Le lendemain, j’ai cherché des paroles de Dieu pour résoudre mon problème. J’ai lu ces deux passages : « Il y en a qui ont toujours peur que les autres soient meilleurs qu’eux et leurs soient supérieurs, qu’ils soient estimés alors qu’eux-mêmes sont négligés. Cela les conduit à s’en prendre aux autres et à les exclure. N’est-ce pas là de la jalousie envers les autres, plus compétents ? Un tel comportement n’est-il pas égoïste et méprisable ? De quelle sorte de tempérament s’agit-il ? De la malice ! Les gens qui ne pensent qu’à leurs intérêts, ne satisfont que leurs propres désirs, n’ont aucune considération pour les autres ni pour les intérêts de la maison de Dieu ont un tempérament mauvais, et Dieu ne les aime pas » (« On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). « Dès qu’il s’agit de réputation, de statut, ou de ce qui vous donne de la visibilité, si, par exemple, vous entendez dire que la maison de Dieu prévoit de cultiver une variété de talents, le cœur de chacun d’entre vous bondit d’anticipation et chacun de vous a toujours envie de se faire un nom et d’être reconnu. Tout le monde veut se battre pour le statut et la réputation, et tout le monde en a honte, mais les gens se sentent coupables s’ils ne le font pas. Ils ressentent de la jalousie et de la haine quand ils voient quelqu’un sortir du lot, ils éprouvent du ressentiment et ont l’impression que c’est injuste, et ils pensent : “Pourquoi ne puis-je pas me démarquer ? Pourquoi est-ce que ce sont toujours d’autres qui récoltent la gloire ? Pourquoi n’est-ce jamais mon tour ?” Et quand ils éprouvent du ressentiment, ils essaient de le réprimer, mais en vain. Ils prient Dieu et se sentent mieux pendant un moment, mais quand ils se retrouvent à nouveau dans ce genre de situation, ils n’arrivent encore pas à surmonter cela. N’est-ce pas le signe d’une stature immature ? Quand les gens sont plongés dans ces états, ne sont-ils pas tombés dans le piège de Satan ? Ce sont les chaînes de la nature corrompue de Satan qui lient les humains. Si une personne s’est débarrassée de ces tempéraments corrompus, n’est-elle pas alors libre et délivrée ? Réfléchissez-y : pour éviter de tomber dans des états de rivalité pour la notoriété et le profit – pour vous libérer de ces états corrompus, vous libérer des contraintes et des entraves du statut et de la réputation – quelles vérités devez-vous comprendre ? Quelles réalités de la vérité devez-vous posséder pour accéder à la liberté et à l’émancipation ? Premièrement, vous devez voir que Satan utilise le statut et la réputation pour corrompre les gens, les piéger, les maltraiter, les dégrader et les plonger dans le péché ; de plus, ce n’est qu’en acceptant la vérité que les gens peuvent renoncer, mettre de côté leur réputation et leur statut. […] Tu dois apprendre à abandonner et mettre de côté ces choses, à recommander les autres et à leur permettre de se démarquer. Ne lutte pas ni ne te hâte à tirer avantage dès que tu as l’occasion de te démarquer ou d’obtenir de l’honneur. Tu dois être capable de laisser ces choses-là de côté, mais tu ne dois pas retarder l’accomplissement de ton devoir. Sois une personne qui travaille en secret et qui ne s’affiche pas devant les autres tandis que tu accomplis fidèlement ton devoir. Plus tu mettras de côté ton prestige et ton statut, et plus tu te détacheras de tes propres intérêts, plus tu deviendras paisible, plus il y aura de lumière à l’intérieur de ton cœur et plus ta condition s’améliorera. Plus tu luttes et entres en compétition, plus ta condition sera sombre. Si tu ne le crois pas, fais un essai et constate par toi-même ! Si tu veux inverser ce genre d’état corrompu, si tu ne veux pas être contrôlé par ces choses, tu dois chercher la vérité et comprendre clairement l’essence de ces choses, puis les mettre de côté et les abandonner. Sinon, plus tu luttes, plus les ténèbres t’encercleront, et la jalousie et la haine dans ton cœur augmenteront, et tu auras un désir plus fort d’acquérir. Plus ton désir d’acquérir sera ardent, moins tu seras capable de le faire, et en ne pouvant pas acquérir, ta haine augmentera. À mesure que ta haine augmentera, tu deviendras plus sombre à l’intérieur. Plus tu seras sombre à l’intérieur, plus tu accompliras ton devoir médiocrement, et moins tu seras utile à la maison de Dieu. C’est un cercle vicieux où tout est interconnecté. Si tu n’arrives jamais à accomplir ton devoir correctement, alors, progressivement, tu seras rejeté » (« On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Les paroles de Dieu décrivent vraiment de façon évidente les comportements jaloux et envieux. Les gens sont envieux, rejettent et combattent ceux qui sont meilleurs qu’eux. C’est un tempérament satanique. J’étais exactement comme ça : bien trop envieuse. En voyant que les autres approuvaient toujours l’échange et les suggestions de Frère Matthieu, j’avais envie de rivaliser avec lui. Cela me mettait dans un mauvais état, cela me rendait malheureuse et me plongeait dans les ténèbres. Avant l’arrivée du frère Matthieu, je présidais toujours les réunions. Les gens chargés de l’abreuvement venaient m’interroger au sujet des problèmes qu’ils rencontraient, et tous m’admiraient. Ils me demandaient souvent mon avis sur ce dont il fallait discuter lors des réunions, et ils attendaient avec impatience mon échange dans les réunions pour les aider à résoudre les problèmes. Mais par la suite, mon échange ne résolvant pas leurs problèmes, ils ne pouvaient pas améliorer leur abreuvement des nouveaux croyants. Ils devenaient négatifs et ne voulaient plus parler en réunion. Quand Frère Matthieu est venu leur donner une vraie direction pour leur abreuvement et leur a montré un chemin de pratique, cela leur a réellement été utile et profitable. Ils ont tous voulu entendre son échange. J’aurais dû m’en réjouir. J’aurais pu utiliser cela pour réfléchir à mes problèmes et à mes lacunes. Au lieu de cela, non seulement je n’ai pas réfléchi sur moi-même, mais je n’ai pas cessé de lutter pour ma renommée et mon statut. Il était clair qu’il me manquait beaucoup et que j’étais incapable d’accomplir des travaux pratiques, mais je n’ai voulu être abreuvée ou soutenue par personne d’autre. Je voulais être la seule dirigeante dans l’Église pour que tout le monde m’admire et n’écoute que moi. Je me souciais uniquement de ma renommée et de mon statut, et je n’accordais aucune considération au travail de l’Église. Cette situation a exposé mon désir de statut et ma corruption. J’ai dit une prière, demandant à Dieu de m’éclairer pour que je réfléchisse vraiment sur moi-même.

J’ai été surprise de voir quelque chose de similaire se produire trois mois plus tard. Lors d’une réunion de travail, Frère Matthieu m’a demandé comment allaient les nouveaux membres de l’Église. Je me suis un peu énervée. Je me suis dit qu’en tant que prédicateur, il devait être au courant de toutes les situations de l’Église, alors pourquoi me posait-il la question ? Et en me demandant de m’exprimer devant tant de gens, n’était-il pas intentionnellement en train de me rabaisser, pour que j’admette ne pas pouvoir bien faire le travail d’abreuvement ? J’ai donné une réponse rapide et impétueuse à sa question sans entrer du tout dans les détails, et je me suis assurée de mentionner certaines difficultés et de lui demander comment les gérer. Mais dès que j’ai eu fini de parler, je l’ai regretté. J’essayais intentionnellement de rendre les choses difficiles pour Frère Matthieu, et c’est une chose honteuse à faire. Je me suis demandé pourquoi je ne pouvais pas me contrôler quand il exposait mes lacunes devant les autres, mais que j’éprouvais du ressentiment envers lui. Je voulais même noter ses problèmes dans ses échanges pour l’exposer devant tout le monde, en guise de vengeance. Je savais qu’être dans cet état était dangereux, mais je ne savais pas pourquoi j’étais aussi furieuse après Frère Matthieu. Un soir, j’ai lu un témoignage intitulé « Exposée pour ce que je suis. » Des paroles de Dieu y étaient citées, et cela m’a permis de mieux comprendre. Dieu Tout-Puissant dit : « Quel est l’objectif principal d’un antéchrist quand il attaque et exclut un contestataire ? Il cherche à créer dans l’Église une situation où il n’y a aucune voix contraire à la sienne, où son pouvoir, son statut de dirigeant et ses paroles sont absolus. Tout le monde doit le respecter, et même si l’on a une opinion différente, on ne doit pas l’exprimer, mais la laisser pourrir dans son cœur. Quiconque ose être ouvertement en désaccord avec lui devient l’ennemi de l’antéchrist, et celui-ci usera de tous les moyens pour lui rendre la vie difficile, et s’empressera de le faire disparaître. C’est l’une des façons dont l’antéchrist attaque et exclut un contestataire pour consolider son statut et protéger son pouvoir. Il pense : “C’est bien que tu aies des opinions différentes, mais tu ne peux pas en parler partout à ta guise, et encore bien moins compromettre mon pouvoir et mon statut. Si tu as quelque chose à dire, tu peux me le dire en privé. Si tu le dis devant tout le monde et me fais perdre la face, c’est que tu veux qu’on te remette à ta place et que je vais devoir m’occuper de toi.” Quel genre de tempérament est-ce là ? Les antéchrists ne permettent pas aux autres de parler librement. Si ces derniers ont un avis, que ce soit sur l’antéchrist ou sur quoi que ce soit d’autre, ils doivent le garder pour eux : ils doivent considérer le visage de l’antéchrist. Sinon, l’antéchrist les considérera comme des ennemis, les attaquera et les exclura. Quel genre de nature est-ce là ? C’est une nature d’antéchrist. Et pourquoi les antéchrists font-ils cela ? Ils n’autorisent pas l’Église à avoir des voix alternatives, ils n’acceptent aucun contestataire dans l’Église, ils n’autorisent pas les élus de Dieu à échanger ouvertement sur la vérité ni à identifier les gens. Ce qu’ils craignent le plus, c’est d’être exposés et identifiés. Ils essaient en permanence de consolider leur pouvoir et le statut qu’ils ont dans le cœur des gens, et qu’ils ne souhaitent jamais voir ébranlés. Ils ne pourraient jamais tolérer quoi que ce soit qui puisse menacer ou affecter leur orgueil, leur statut et leur valeur de dirigeants. N’est-ce pas là une manifestation de la nature vicieuse des antéchrists ? Non contents du pouvoir qu’ils possèdent déjà, ils le consolident, le sécurisent et cherchent la domination éternelle. Ils veulent non seulement contrôler le comportement des autres, mais aussi leur cœur. Le mode opératoire des antéchrists vise entièrement à protéger leur pouvoir et leur statut, il résulte uniquement de leur désir de s’accrocher au pouvoir » (« Section 2 : Ils attaquent et excluent les contestataires », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). J’étais exactement dans le même état que ce que Dieu exposait. Quand Matthieu révélait mes défauts et mes lacunes, je voulais le réfuter et me venger. Ce sont là des comportements d’antéchrist. J’avais déjà reconnu que j’adorais le statut et que j’étais arrogante, mais je n’avais pas de réelle connaissance de moi-même. Au plus profond de moi, je pensais qu’être dirigeante d’Église voulait dire que j’étais capable et que j’avais du calibre, et que même s’il y avait des lacunes dans mon devoir, j’étais tout de même capable de faire le travail d’Église et je ne serais pas renvoyée. Quand j’ai vu qu’on ajoutait Frère Matthieu à toute une série de réunions, j’ai eu le sentiment que ma position était menacée, comme si un rival était soudain apparu pour me remplacer. Je l’ai haï et je l’ai rejeté. Je ne me suis pas du tout souciée de ce dont les frères et sœurs avaient besoin et je n’ai pas tenu compte du travail de l’Église. Je me suis juste furtivement disputée avec Frère Matthieu pour sécuriser ma position. C’était un tempérament mauvais. Il a souligné mes problèmes, et ne pouvant pas l’accepter, je me suis opposée à lui. J’ai même voulu me venger de lui et donner une mauvaise image de lui. Je me suis sentie humiliée quand il a de nouveau pointé mes erreurs du doigt et je suis devenue furieuse contre lui, voulant même me débarrasser de lui. Or, en fait, il mettait la vérité en pratique. Il y avait vraiment eu des oublis dans mon travail, et beaucoup de principes que je ne saisissais pas. C’est pourquoi il m’enseignait une meilleure façon de travailler. Mais au lieu de lui faire bon accueil, je n’arrêtais pas de chercher ses problèmes pour pouvoir le critiquer devant tout le monde. Je ne partageais aucun détail avec lui quand il m’interrogeait sur mon travail, mais je lui posais exprès des questions pour donner une mauvaise image de lui. Avant, je pensais que j’étais juste jalouse de lui. Mais je me suis rendu compte, grâce à la révélation des paroles de Dieu, que j’affichais un tempérament d’antéchrist. Je voulais m’en prendre à lui et me venger pour protéger ma renommée et mon statut. J’aurais probablement fait quelque chose d’encore pire si j’en avais eu l’occasion. Quand j’ai constaté mon tempérament d’antéchrist, j’ai été à la fois choquée et effrayée. Je savais que si je continuais comme cela, Dieu me chasserait certainement, parce que Dieu ne sauvera pas les antéchrists. J’ai prié Dieu pour me repentir : « Ô Dieu Tout-Puissant, je n’ai pas bien fait un travail de dirigeante. J’ai lutté sans réserve pour ma renommée et mon statut et j’étais même capable de faire le mal, d’attaquer et me venger. Dans ma conduite, j’ai endossé le rôle de Satan. Ô Dieu, je veux me repentir. »

Après cela, j’ai lu un passage des paroles de Dieu qui m’a permis de voir de façon plus claire mon tempérament corrompu. « L’attachement des antéchrists à leur statut et à leur prestige va au-delà de celui des gens normaux, et fait partie de leur tempérament et de leur essence ; ce n’est pas un intérêt temporaire, ni l’effet transitoire de leur environnement : c’est quelque chose dans leur vie, leurs os, et c’est donc leur essence. C’est-à-dire que dans tout ce que fait un antéchrist, sa première considération est son propre statut et son propre prestige, rien d’autre. Pour un antéchrist, le statut et le prestige sont sa vie et le but de toute sa vie. Dans tout ce qu’il fait, sa première considération est la suivante : “Qu’adviendra-t-il de mon statut ? Et de mon prestige ? Est-ce que faire cela me donnera du prestige ? Cela élèvera-t-il mon statut dans l’esprit des gens ?” C’est la première chose à laquelle il pense, ce qui est une preuve suffisante qu’il a le tempérament et l’essence des antéchrists ; autrement, il ne réfléchirait pas à ces problèmes. On peut dire que pour un antéchrist, le statut et le prestige ne sont pas une exigence supplémentaire quelconque, encore moins quelque chose d’étranger dont il pourrait se passer. Ils font partie de la nature des antéchrists, ils sont dans leurs os, dans leur sang, ils leur sont innés. Les antéchrists ne sont pas indifférents à la question de savoir s’ils possèdent un statut et du prestige : telle n’est pas leur attitude. Alors, quelle est leur attitude ? Le statut et le prestige sont intimement liés à leur vie quotidienne, à leur état quotidien, à ce qu’ils recherchent au quotidien. Et donc, pour les antéchrists, le statut et le prestige sont leur vie. Peu importe comment ils vivent, peu importe l’environnement dans lequel ils vivent, leur travail, ce pour quoi ils luttent, leurs objectifs, la direction de leur vie, tout tourne autour d’une bonne réputation et d’un poste élevé. Et ce but ne change pas : ils ne peuvent jamais mettre de côté de telles choses. C’est là le vrai visage des antéchrists et leur essence » (« Section 9 : Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie III) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Ce passage des paroles de Dieu a révélé ce que je poursuivais depuis le début, ainsi que ma nature et mon essence. Ce dont je me souciais le plus, c’étaient ma renommée et mon statut. Dans mes interactions avec les autres et dans tout ce que je faisais, je me souciais toujours de laisser une bonne impression, de m’attirer le respect. C’est ce que l’on m’avait appris depuis toute petite, et j’avais toujours cherché à être la meilleure. Au lycée, je rivalisais constamment avec les autres dans mes efforts pour être l’élève la plus accomplie, la plus remarquable de ma classe, pour que les autres m’admirent et prennent modèle sur moi. Quand j’ai rejoint l’Église, j’étais encore totalement obnubilée par ma réputation et mon statut, je voulais toujours être admirée. Je pensais que l’Église m’attribuait un devoir parce que j’avais des capacités particulières et que je pourrais faire avancer les choses rapidement et correctement. Plus tard, quand j’ai été dirigeante, je suis devenue encore plus arrogante et suffisante. Je voulais toujours afficher mes capacités à travers l’échange, mais je ne me souciais pas d’apprendre à réparer mes manquements dans mon devoir. Quand Frère Matthieu a souligné mes lacunes, j’ai eu le sentiment que j’allais perdre la face, ainsi que l’admiration des frères et sœurs. Ne pouvant pas l’accepter, j’ai voulu l’attaquer et me venger. En mangeant et buvant les paroles de Dieu, j’ai vu que tout ce que j’avais fait, c’était pour protéger ma renommée et mon statut, ce qui est dégoûtant pour Dieu. J’ai demandé à Dieu de me sauver de ce tempérament corrompu.

Après cela, les frères et sœurs m’ont envoyé des paroles de Dieu. « L’arrogance est la source du tempérament corrompu de l’homme. Plus les gens sont arrogants, plus ils sont irrationnels, et plus ils sont irrationnels, plus ils sont susceptibles de résister à Dieu. En quoi ce problème est-il grave ? Non seulement les gens dotés d’un tempérament arrogant considèrent tous les autres comme inférieurs à eux, mais, pire que tout, ils sont même condescendants à l’égard de Dieu et n’ont aucune crainte de Dieu dans le cœur. Même si les gens peuvent donner l’impression de croire en Dieu et de Le suivre, ils ne Le traitent pas du tout comme Dieu. Ils ont toujours le sentiment de détenir la vérité et se tiennent en haute estime. Voilà l’essence et la source du tempérament arrogant, et il provient de Satan. Par conséquent, le problème de l’arrogance doit être résolu. Avoir l’impression d’être meilleur que d’autres : voilà un sujet insignifiant. Le problème crucial, c’est que le tempérament arrogant chez quelqu’un empêche de se soumettre à Dieu, à Sa règle et à Ses arrangements ; un tel individu se sent toujours enclin à rivaliser avec Dieu au sujet du pouvoir sur les autres. Ce genre de personne ne vénère pas Dieu le moins du monde, sans parler d’aimer Dieu ou de se soumettre à Lui » (La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours », Troisième partie). « Que personne ne se croie parfait, distingué et noble ou différent des autres : tout cela est le résultat du tempérament arrogant des hommes et de leur ignorance. Se croire toujours unique, c’est le résultat d’un tempérament arrogant. N’être jamais capable d’accepter ses insuffisances ni de regarder en face ses erreurs et ses échecs, c’est le résultat d’un tempérament arrogant. Ne jamais accepter que les autres soient supérieurs ou plus forts que soi, c’est le résultat d’un tempérament arrogant ; ne jamais permettre aux autres d’être supérieurs à soi ou plus forts que soit, c’est le résultat d’un tempérament arrogant ; ne jamais accepter que les autres aient de meilleures pensées, formulent de meilleures suggestions ou aient de meilleures idées que soi, et quand c’est le cas, devenir négatif, ne pas vouloir parler, être affligé, découragé et troublé, tout cela est le résultat d’un tempérament arrogant. Un tempérament arrogant peut te pousser à protéger ta réputation et te rendre incapable d’accepter l’orientation des autres, de te confronter à tes insuffisances et d’accepter tes propres échecs et tes erreurs. En outre, quand quelqu’un est meilleur que toi, cela peut susciter de la haine et de la jalousie dans ton cœur et tu peux te sentir gêné, au point de ne plus avoir envie de faire ton devoir et de l’accomplir de façon négligente. Un tempérament arrogant peut susciter en toi ces comportements et ces pratiques. Si vous êtes capables, peu à peu, de vous plonger plus profondément dans tous ces détails, d’y réussir des percées et de mieux les comprendre, et si vous êtes ensuite capables d’abandonner progressivement ces pensées et d’abandonner ces notions et idées erronées et même ces comportements erronés, s’ils ne vous limitent pas et si, dans l’accomplissement de votre devoir, vous êtes capables de trouver le rang qui vous convient, d’agir selon des principes et d’accomplir le devoir que vous pouvez et devez accomplir, alors, avec le temps, vous serez capables de mieux accomplir vos devoirs. Il s’agit là de l’entrée dans la réalité de la vérité. Si tu peux entrer dans la réalité de la vérité, tu auras, aux yeux des autres, une apparence humaine et on dira : “Cette personne se conduit selon son rang et fait son devoir de façon sensée. Elle ne se base pas sur son naturel, sur son impétuosité ni sur son tempérament corrompu et satanique pour faire son devoir. Elle agit avec retenue, elle a un cœur qui vénère Dieu, elle aime la vérité, et sa conduite et ses expressions montrent qu’elle a renoncé à sa chair et à ses préférences.” Comme il est merveilleux de se conduire ainsi ! Lorsqu’il arrive qu’on mentionne tes défauts, non seulement tu es capable de les accepter, mais tu es optimiste, tu affrontes tes insuffisances et tes faiblesses avec assurance. Ton état d’esprit est tout à fait normal, éloigné des extrêmes, libre de tout emportement. Avoir une apparence humaine, n’est-ce pas cela ? Seules de telles personnes ont du bon sens » (« Les principes que l’on doit suivre dans sa conduite », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Ces paroles de Dieu exposent la source du problème. Notre corruption vient en grande partie d’une nature arrogante. Mon tempérament arrogant était la raison pour laquelle j’étais envieuse et réfractaire vis-à-vis de Frère Matthieu et n’acceptais pas ses suggestions. Je vivais dans l’arrogance et ne voyais pas mes propres erreurs. Même si ses suggestions m’étaient bénéfiques, je ne les acceptais pas. Je refusais son aide et ses conseils, m’efforçant de protéger ma renommée et mon statut. Je ne pensais pas du tout à la façon de procéder pour bien faire mon devoir. Il y avait clairement des difficultés dans le travail et je ne faisais pas du bon travail, et pourtant j’étais arrogante et réfractaire. Je n’avais vraiment aucune conscience de moi-même. Frère Matthieu soulignait un certain nombre de problèmes concrets qui étaient autant de lacunes dans mon devoir. Au lieu de l’accepter et de réfléchir sur moi-même, je cherchais la petite bête avec lui. Or, en réalité, son échange était réellement pratique et utile aux nouveaux croyants pour comprendre la vérité. Il leur était plus utile et bénéfique que les réunions que j’avais présidées auparavant. Confrontée aux faits, je ne pouvais pas reconnaître que Frère Matthieu était plus qualifié que moi, mais j’éprouvais envers de lui du ressentiment et de l’envie. J’étais vraiment arrogante, suffisante et déraisonnable. Je pensais trop à moi-même. Je voulais toujours être la meilleure de tous et être adulée. C’est le tempérament de l’archange, et cela va à l’encontre de Dieu. J’ai dit une prière dans mon cœur, prête à rechercher la vérité et à changer mon tempérament corrompu, à être une personne raisonnable.

Plus tard, dans mes dévotions, j’ai lu ceci dans les paroles de Dieu : « Voici le genre d’atmosphère qui doit régner au sein de l’Église : tout le monde doit être concentré sur la vérité et faire tout son possible pour l’atteindre. Peu importe que les gens soient âgés ou jeunes, ou qu’ils soient ou non des croyants chevronnés. Peu importe, également, qu’ils aient un calibre élevé ou non. Ces choses-là n’ont pas d’importance. Devant la vérité, les gens sont tous égaux. Ce dont il faut s’assurer, c’est de savoir qui parle correctement et conformément à la vérité, qui pense aux intérêts de la maison de Dieu, qui porte le plus lourd fardeau dans le travail de la maison de Dieu, qui comprend la vérité le plus clairement, qui partage un sens de la justice et qui est prêt à en payer le prix. De telles personnes doivent être soutenues et applaudies par leurs frères et sœurs. Cette atmosphère de droiture qui provient de la quête de la vérité doit prévaloir au sein de l’Église. Ainsi, vous obtiendrez l’œuvre du Saint-Esprit et Dieu accordera Ses bénédictions et Sa direction. Si l’atmosphère qui prévaut au sein de l’Église est celle où règnent les mensonges, les chicaneries, les rancunes, les jalousies et les querelles, alors le Saint-Esprit ne fera certainement pas son œuvre en vous. Lutter les uns contre les autres et se combattre en secret, tromper, duper et comploter, voilà une atmosphère malfaisante ! Si une telle atmosphère prédomine au sein de l’Église, alors le Saint-Esprit ne fera assurément pas Son œuvre » (« Seul celui qui accomplit son devoir de tout son cœur, de tout son esprit et de toute son âme aime Dieu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). « Aujourd’hui, tous ceux qui ne peuvent pas accepter l’observation de Dieu ne peuvent pas recevoir Son approbation, et ceux qui ne connaissent pas le Dieu incarné ne peuvent pas être rendus parfaits. Regarde tout ce que tu fais et vois si cela peut être apporté devant Dieu. Si tu ne peux pas apporter devant Dieu tout ce que tu fais, cela montre que tu es un malfaiteur. Les malfaiteurs peuvent-ils être rendus parfaits ? Tout ce que tu fais, chaque action, chaque intention et chaque réaction, doit être apporté devant Dieu. Même ta vie spirituelle quotidienne – tes prières, ton intimité avec Dieu, la manière dont tu manges et bois les paroles de Dieu, ton échange avec tes frères et sœurs et ta vie dans l’Église, et ton service en partenariat – peut être apportée devant Dieu pour être observée par Lui. C’est une telle pratique qui t’aidera à mûrir dans la vie » (« Dieu rend parfaits ceux qui sont selon Son propre cœur », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Ces paroles de Dieu m’ont apporté à la fois du réconfort et un chemin de pratique. Dieu nous demande de ne pas être envieux ni en rivalité dans l’Église, mais de nous concentrer sur la recherche de la vérité. Nous devons écouter tous ceux dont les paroles sont conformes à la vérité. Frère Matthieu exposait mes insuffisances pour me permettre de bien faire le travail d’abreuvement des nouveaux croyants. Il ne protégeait pas des relations interpersonnelles. Il échangeait quand il voyait un problème, guidant les gens pour qu’ils se connaissent eux-mêmes. Quand il montrait de la corruption, il était franc à ce sujet, n’essayant pas d’amener les gens à l’admirer. Il était capable de rechercher la vérité et de soutenir le travail de l’Église, et je devais apprendre de lui pour compenser mes insuffisances, ne pas être jalouse, réfractaire, et encore moins lui trouver un défaut par vengeance. J’ai vu aussi que recevoir des conseils et être critiquée, c’était la protection et le salut de Dieu pour moi, me permettant de connaître ma corruption et de corriger mes erreurs. Dieu nous observe, espérant que nous ferons les choses conformément aux principes. Je me suis sentie prête à accepter l’examen de Dieu, à examiner ma corruption, à changer rapidement et à agir selon les principes.

Je ne suis plus jalouse de Frère Matthieu. Je suis capable d’accepter son échange et ses conseils. Dans les réunions, quand je pose des questions aux autres, j’organise ce que je veux dire afin que ce soit plus clair pour les frères et sœurs. Quand ils se taisent et ne participent pas activement à l’échange, je me concentre plus sur la communication interactive avec eux. Pour rendre les réunions plus efficaces, je communique davantage avec les autres à l’avance pour savoir quels sont leurs problèmes concrets et pour les résoudre en échangeant sur les paroles de Dieu. De façon générale, je tâche aussi de lire davantage les paroles de Dieu et de m’équiper de la vérité pour être plus utile dans la résolution de leurs difficultés. Ce petit changement que j’ai réalisé, c’est le salut de Dieu. Dieu Tout-Puissant soit loué !

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