Mes réflexions avant mon expulsion
Par Yan Xin, Chine En 2014, je travaillais à la production vidéo dans l’Église. Très vite, j’ai été promue cheffe de groupe. Pour bien...
Nous accueillons tous les chercheurs qui désirent ardemment l'apparition de Dieu !
Je gère les livres et les objets de l’Église. En général, je m’assure que les différents objets sont répertoriés et bien rangés, et que le registre des entrées et des sorties est bien tenu. J’ai peur que le désordre s’installe si je suis négligent. Frère Cameron, qui travaillait avec moi, était assez négligent et ne se souciait pas de l’ordre. Parfois, il se contentait de jeter les choses par terre ou de les empiler, alors j’étais toujours inquiet à cause de lui et je devais toujours vérifier son travail. À chaque fois que je voyais Cameron ranger quelque chose au mauvais endroit ou que je m’apercevais que le registre des entrées et des sorties pour les objets qu’il écrivait n’était pas clair, j’étais tellement impatient et en colère que je perdais mon sang-froid et n’échangeais pas pour l’aider. Au début, je me souciais de ses sentiments et je mesurais mon ton et le choix de mes mots, mais, au fil du temps, j’ai cessé de me soucier de ces choses et je lui disais à tout bout de champ qu’il avait mal fait ceci ou cela. Parfois, je me fâchais et je le grondais en disant : « Pourquoi mets-tu encore les choses au mauvais endroit ? Tu en mets une ici, l’autre là-bas. Ne peux-tu pas les remettre là où tu les as trouvées ? Ҫa ne te prendrait qu’un instant de nettoyer derrière toi, mais tu laisses tout traîner, et tu ne ranges jamais ensuite. »
Mon attitude envers Cameron a empiré. Parfois, je prenais un ton autoritaire pour lui ordonner de ranger le désordre. Je me souviens qu’un jour, alors que je vérifiais le registre des entrées et des sorties, j’ai découvert qu’il avait tellement mal corrigé certaines d’entre elles qu’elles étaient illisibles. La colère m’a tout de suite gagné et j’ai pensé : « Je ne peux même pas deviner ce qu’il a écrit là ! » Je suis allé le trouver aussitôt. Comme un professeur grondant un élève, je lui ai montré le registre et demandé ce qu’il avait écrit. Je lui ai dit : « Tu sais ce que j’ai envie de faire, là ? J’ai envie de montrer ces registres à la dirigeante pour qu’elle voie comment tu fais ton devoir et à quel point tu peux être négligent ! » Cameron a pris un air coupable et a dit qu’il ferait attention à l’avenir. Il a dit que c’était un accident et que quand il écrivait l’entrée, quelqu’un l’avait appelé pour qu’il gère un problème urgent et elle lui était sortie de l’esprit. Mais je ne l’ai pas laissé s’expliquer. J’ai dit avec colère : « Si ça se reproduit, je donnerai la fiche à la dirigeante et je la laisserai gérer ça ! » Peu après, j’ai vu qu’une des fiches de Cameron avait à nouveau une tache indistincte. Cette fois, je me suis encore plus fâché. Je suis allé interroger Cameron : « Je te l’ai déjà dit : si tu fais une erreur, réécris-la à un autre endroit, n’écris pas par-dessus. Regarde ta correction. Qui peut savoir ce que tu as écrit ? Si je ne peux pas le lire, il faut que je vienne te demander. C’est agaçant, non ? Si ça ne te dérange pas, moi si ! » Quand il a vu que j’étais de nouveau en colère, il a pris la fiche et il a dit : « Je vais le refaire, alors. » J’ai hurlé, furieux : « Ce n’est pas la peine ! Ҫa n’arrangera rien ! » Je suis parti sur ces mots, le laissant seul avec la fiche, complètement désemparé. À ce moment-là, je me suis rendu compte que j’étais allé un peu trop loin. Mais je n’y ai pas accordé beaucoup d’importance et les choses se sont tassées. Quelques jours plus tard, je me suis de nouveau énervé contre Cameron à cause d’un problème insignifiant. Il s’est énervé aussi et on s’est disputés.
La dirigeante a découvert qu’on n’arrivait pas à travailler harmonieusement, alors elle a échangé avec moi et m’a lu ce passage de la parole de Dieu : « Quel que soit le devoir que fasse un antéchrist, quelle que soit la personne avec qui il coopère, il y aura toujours des conflits et des disputes. Certains peuvent dire : “S’il est chargé du nettoyage et qu’il range les locaux tous les jours, qu’est-ce qui l’empêche d’être coopératif avec les autres ?” Il s’agit d’un problème de tempérament : quelle que soit la personne avec laquelle il interagit ou avec laquelle il travaille, il la méprisera toujours, souhaitant toujours la sermonner, faisant en sorte qu’elle fasse ce qu’il dit. Diriez-vous qu’une telle personne peut être coopérative avec les autres ? Elle ne peut être coopérative avec personne, car son tempérament corrompu est trop sévère. Non seulement, elle ne peut pas coopérer avec les autres, mais elle est toujours en train de sermonner et de contraindre les autres d’en haut – elle souhaite toujours s’asseoir sur les épaules des gens et les forcer à obéir. Il ne s’agit pas d’un simple problème de tempérament – il s’agit également d’un grave problème d’humanité. Elle n’a ni conscience ni raison. […] Certaines conditions doivent être remplies pour que les gens puissent s’entendre normalement : avant de pouvoir coopérer, ils doivent au moins avoir de la conscience et de la raison, et être patients et tolérants. Pour pouvoir coopérer dans l’exécution d’un devoir, les personnes doivent avoir le même esprit ; elles doivent s’appuyer sur les forces de l’autre et compenser leurs propres faiblesses, être patientes et tolérantes et avoir une ligne de conduite de base. C’est ainsi que l’on peut s’entendre en harmonie, et même s’il y a parfois des conflits et des différends, la coopération peut se poursuivre, et au moins aucune inimitié n’apparaît. Si une personne n’a pas une telle ligne de conduite, n’est pas consciencieuse ou raisonnable, et fait les choses dans une optique de profit, recherchant uniquement le profit, souhaitant toujours profiter aux dépens des autres, la coopération sera impossible. Il en est ainsi chez les personnes malfaisantes et chez les rois démons, qui s’affrontent entre eux sans relâche. Les différents esprits malfaisants du domaine spirituel ne s’entendent pas entre eux. Si les démons peuvent parfois former des alliances, il s’agit avant tout d’une exploitation mutuelle pour atteindre leurs propres objectifs. Leurs alliances sont temporaires, et bientôt, elles volent en éclats d’elles-mêmes. Il en est de même pour les personnes. Les personnes dépourvues d’humanité sont des brebis galeuses qui ruinent le groupe ; seules les personnes dotées d’une humanité normale sont celles avec qui il est facile de coopérer, elles sont patientes et tolérantes envers les autres, capables de tenir compte des opinions d’autrui et de mettre de côté leur statut dans le travail qu’elles accomplissent, pour le faire en discutant avec d’autres. Elles aussi ont des tempéraments corrompus, et souhaitent toujours que les autres les écoutent – elles aussi ont cette intention – mais parce qu’elles ont de la conscience et de la raison, qu’elles peuvent chercher la vérité, qu’elles se connaissent elles-mêmes, qu’elles sentent que ce n’est pas convenable, et par conséquent se font des reproches, et qu’elles sont capables de se restreindre, leurs manières et leurs moyens d’agir vont changer, petit à petit. Ainsi, elles seront capables de coopérer avec les autres. Elles révèlent un tempérament corrompu, mais ce ne sont pas des personnes malfaisantes, et elles n’ont pas l’essence des antéchrists. Elles n’auront pas de problèmes majeurs à coopérer avec les autres. Si elles étaient des personnes malfaisantes ou des antéchrists, elles seraient incapables de coopérer avec les autres. C’est ainsi que sont tous les antéchrists et les personnes malfaisantes que la maison de Dieu exclut. Ils sont incapables de coopérer avec qui que ce soit, et ils sont tous révélés et éliminés en conséquence » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 8 : Ils font en sorte que les autres ne se soumettent qu’à eux, et non à la vérité ou à Dieu (Partie I)). Après avoir lu cette parole de Dieu, la dirigeante m’a rappelé : « Pour bien s’entendre avec les gens, on doit au moins les respecter. Si tu cries sur Cameron comme ça et le réprimandes tout le temps, c’est que tu n’as pas le respect le plus élémentaire pour lui. N’est-ce pas exagérément arrogant de ta part ? Tu méprises tout ce qu’il fait, et tu ne lui passes rien. Est-ce convenable ? Cameron est occupé et il a une mauvaise mémoire. Il est inévitable qu’il y ait des problèmes. Ne devrais-tu pas le traiter plus convenablement et l’aider davantage ? En plus, il n’arrête pas de progresser. Mais tu lui cries tout le temps dessus. C’est un tempérament corrompu. C’est également un problème d’humanité. Ne regardes-tu pas la paille dans l’œil de ton frère sans voir la poutre qui est dans le tien ? » Puis la dirigeante m’a lu un autre passage de la parole de Dieu qui dit : « Qu’en pensez-vous : est-il difficile de coopérer avec les autres ? En réalité, ça ne l’est pas. On pourrait même dire que c’est facile. Mais pourquoi les gens ont-ils toujours l’impression que c’est difficile ? Parce qu’ils ont des tempéraments corrompus. Pour ceux qui possèdent l’humanité, la conscience et la raison, coopérer avec les autres est relativement facile, et ils peuvent ressentir que c’est quelque chose de joyeux. C’est parce que ce n’est facile pour personne d’accomplir des choses par soi-même, et peu importe le secteur dans lequel on travaille, ou ce que l’on fait, il est toujours bon d’avoir quelqu’un qui signale les choses et propose son aide ; c’est beaucoup plus facile que de faire les choses par soi-même. De même, il y a des limites aux capacités du calibre des gens ou à ce qu’ils peuvent eux-mêmes expérimenter. Personne ne peut maîtriser tous les domaines : il est impossible pour une personne de tout savoir, d’être capable de tout faire, de tout accomplir ; c’est impossible, et tout le monde devrait posséder une telle raison. Et donc, quoi que tu fasses, que ce soit important ou non, tu auras toujours besoin de quelqu’un pour t’aider, pour te donner des indications et des conseils, ou pour faire les choses en coopération avec toi. C’est le seul moyen d’être sûr que tu feras les choses plus correctement, que tu feras moins d’erreurs et que tu seras moins susceptible de t’égarer : c’est une bonne chose » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 8 : Ils font en sorte que les autres ne se soumettent qu’à eux, et non à la vérité ou à Dieu (Partie I)). Après avoir lu ces paroles de Dieu, la dirigeante a encore échangé un moment et elle a fini par me demander : « Si tu gérais les objets tout seul, pourrais-tu le faire sans jamais commettre la moindre erreur ? » J’ai répondu, honteux : « Non. » La dirigeante a dit : « Bien sûr que non. Personne ne sait tout et tout le monde a besoin d’un partenaire pour accomplir ses devoirs. Si tu n’es pas capable de coopérer harmonieusement, comment peux-tu bien faire ton devoir ? Tu dois méditer ça et réfléchir sur tes propres problèmes. »
Quand je suis revenu, je me sentais très mal. Comment avais-je pu ne pas voir que j’avais un si gros problème ? J’avais toujours cru que j’avais une bonne humanité et que je m’entendais bien avec mes frères et sœurs mais, depuis que je coopérais avec Cameron dans mon devoir, j’étais toujours présomptueux et je pensais que mes idées et mes actions étaient les bonnes. Je lui avais imposé ma volonté et je l’avais forcé à faire ce que je voulais. Je ne l’avais pas aidé en échangeant sur la vérité, je m’étais juste fâché, je l’avais accusé et réprimandé. Je n’avais aucune humanité ou raison. J’avais toujours eu l’impression d’être meilleur que mon frère, alors je l’avais pris de haut. Je le trouvais désagréable et je n’avais pas réussi à aborder ses points forts et ses points faibles correctement. Je m’étais mis en avant à tout bout de champ et je l’avais rabaissé. À la base, Cameron et moi étions tous les deux responsables de la gestion des objets de l’Église, mais je n’avais discuté de rien avec lui. J’étais égocentrique, j’avais toujours eu le dernier mot et donné des ordres à Cameron. Je l’avais souvent grondé et lui avais fait la morale comme s’il était un enfant. J’avais un tempérament trop arrogant et Dieu détestait ça ! J’ai compris que j’étais arrogant et que j’obligeais toujours les autres à m’écouter, mais je ne savais pas comment résoudre ce problème. J’ai prié Dieu et j’ai cherché des passages pertinents de Sa parole. J’ai lu ces paroles de Dieu : « Les antéchrists ont toujours le désir et l’ambition de contrôler et de conquérir les autres. Ce problème est plus grave que celui de leur incapacité à coopérer avec qui que ce soit. Selon vous, quel genre de personnes aime contrôler et conquérir les autres ? Quel genre de personnes a l’ambition et le désir de contrôler et de conquérir les autres ? Je vais vous donner un exemple. Les personnes qui aiment particulièrement le statut aiment-elles contrôler et conquérir les autres ? Ne sont-elles pas de l’espèce des antéchrists ? Elles induisent en erreur, contrôlent et soumettent les autres, qui ensuite les adorent et les écoutent. Elles gagnent ainsi l’estime et le respect des gens, et amènent les gens à les vénérer et à les admirer. N’y a-t-il donc pas une place pour elles dans le cœur des gens ? Si les gens n’étaient pas convaincus par elles et ne les approuvaient pas, les vénéreraient-ils ? Absolument pas. Ainsi, après avoir acquis un statut, ces personnes doivent encore convaincre les autres, les rallier complètement et faire qu’ils les admirent. Ce n’est qu’alors que les gens les vénéreront. Ceci est un genre de personne. Il y en a un autre – les personnes qui sont particulièrement arrogantes. Elles traitent les gens de la même manière : elles commencent par subjuguer les gens, obligeant tout le monde à les vénérer et à les admirer. Ce n’est qu’alors qu’elles sont satisfaites. Les personnes très méchantes aiment aussi contrôler les autres, que les gens les écoutent, qu’ils gravitent autour d’elles et fassent des choses pour elles. Qu’il s’agisse de personnes très arrogantes ou de personnes aux tempéraments méchants, une fois qu’elles ont pris le pouvoir, elles deviennent des antéchrists. Les antéchrists ont toujours l’ambition et le désir de contrôler et de conquérir les autres ; dans leurs rencontres avec les gens, ils veulent toujours découvrir la façon dont les autres les voient, s’il y a une place pour eux dans le cœur des autres, et si les autres les admirent et les adorent. S’ils rencontrent quelqu’un qui est doué pour le fayotage, la flatterie et la servilité, ils sont très heureux ; ils commencent alors à prendre de la hauteur, à faire la leçon aux gens et à bavarder sur des idées grandiloquentes, à inculquer aux gens des règles, des méthodes, des doctrines et des notions. Ils font en sorte que les gens acceptent ces choses comme étant la vérité, et vont même jusqu’à les enjoliver : “Si tu peux accepter ces choses, tu es quelqu’un qui aime et poursuit la vérité.” Les personnes sans discernement penseront que ce qu’ils disent est raisonnable, et bien que ce soit indistinct pour elles, et qu’elles ne sachent pas si c’est conforme à la vérité ou non, elles sentent seulement qu’il n’y a rien de mal dans ce qu’ils disent, et que cela n’enfreint pas la vérité. Et ainsi, elles obéissent aux antéchrists. Si quelqu’un est capable de discerner un antéchrist et peut l’exposer, cela agacera l’antéchrist qui, sans ménagement, le blâmera, le condamnera et le menacera, avec une démonstration de force. Ceux qui n’ont pas de discernement se laissent entièrement subjuguer par l’antéchrist et l’admirent du fond du cœur, ce qui fait naître en eux une vénération de l’antéchrist, une dépendance envers lui et même de la crainte. Ils ont le sentiment d’être asservis par l’antéchrist, comme s’ils étaient mal à l’aise intérieurement s’ils perdaient la direction, les enseignements et les reproches de l’antéchrist. Sans ces choses, c’est comme s’ils n’avaient aucun sentiment de sécurité, et que Dieu pourrait ne plus vouloir d’eux. Ensuite, chacun a appris à surveiller l’expression de l’antéchrist lorsqu’il agit, de peur que l’antéchrist soit mécontent. Ils cherchent tous à lui plaire ; ces personnes sont bien décidées à suivre l’antéchrist. Dans leur travail, les antéchrists prêchent les formules et les doctrines. Ils sont doués pour enseigner aux gens à adhérer à certains règlements ; ils ne disent jamais aux gens quelles sont les vérités-principes auxquelles ils doivent adhérer, pourquoi ils doivent agir de telle manière, quelles sont les intentions de Dieu, quels arrangements la maison de Dieu a pris pour le travail, quel est le travail le plus essentiel et le plus important, ou quel est le travail principal à faire. Les antéchrists ne disent absolument rien sur ces choses qui sont de la plus grande importance. Ils n’échangent jamais sur la vérité lorsqu’ils font et organisent le travail. Ils ne comprennent pas eux-mêmes les vérités-principes, et tout ce qu’ils peuvent faire, c’est enseigner aux gens à adhérer à quelques règlements et doctrines – et si les gens vont à l’encontre de leurs paroles et de leurs règlements, ils devront faire face à la réprimande et au blâme des antéchrists. Les antéchrists travaillent souvent sous la bannière de la maison de Dieu, réprimandant les autres et leur faisant la leçon depuis une position élevée. Certaines personnes sont même tellement troublées par leur discours qu’elles se sentent redevables envers Dieu en n’agissant pas selon les exigences des antéchrists. Ces personnes ne sont-elles pas tombées sous le contrôle des antéchrists ? (Elles le sont.) De quel genre de comportement s’agit-il de la part des antéchrists ? C’est un comportement d’asservissement » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 8 : Ils font en sorte que les autres ne se soumettent qu’à eux, et non à la vérité ou à Dieu (Partie I)). Dieu décrivait précisément mon état. À travailler avec Cameron, je l’avais trouvé facile à vivre. Si quelque chose n’allait pas dans le travail, il acceptait mes critiques et n’essayait pas d’objecter. Je le trouvais doux et facile à bousculer, alors j’avais été autoritaire avec lui et j’avais le dernier mot sur tout. Souvent, quand je discutais de certaines choses avec lui, je le faisais juste machinalement. À la fin, je décidais de ce qu’il fallait faire. Aussi, certaines des précautions que j’avais formulées pour manipuler les objets ne semblaient pas problématiques et contribuaient à les gérer, mais je ne les avais pas formulées en me basant sur des principes pertinents. Je les avais plutôt créées pour répondre aux problèmes de Cameron. On pouvait dire qu’elles étaient sur-mesure. À chaque fois qu’il n’arrivait pas à suivre ces précautions, j’avais une excuse pour l’accuser et le réprimander et il n’avait aucun moyen de protester. Comme la fois précédente, lorsqu’il n’avait pas rempli la fiche selon mes instructions, je l’avais réprimandé sans hésiter et forcé à faire ce que je voulais. Je me suis souvenu de ce qu’il avait dit ce jour-là : « Dès que je te vois ranger les choses, j’essaie de t’éviter. J’ai peur que tu me critiques encore si je ne le fais pas bien. » Cette idée m’a rendu très triste. Le tempérament satanique que je révélais jetait une ombre sur le cœur de mon frère et le contraignait. Comme la parole de Dieu l’expose : « Si les gens vont à l’encontre de leurs paroles et de leurs règlements, ils devront faire face à la réprimande et au blâme des antéchrists. Les antéchrists travaillent souvent sous la bannière de la maison de Dieu, réprimandant les autres et leur faisant la leçon depuis une position élevée. Certaines personnes sont même tellement troublées par leur discours qu’elles se sentent redevables envers Dieu en n’agissant pas selon les exigences des antéchrists. Ces personnes ne sont-elles pas tombées sous le contrôle des antéchrists ? » J’ai finalement compris que mon problème était grave. Depuis que Cameron était mon partenaire, mon tempérament d’antéchrist était révélé. Je n’avais aucun statut pour le moment, mais si j’en avais un, ne me serait-il pas encore plus facile de contraindre et de contrôler les gens ? À ce moment-là, ne serais-je pas un antéchrist ? Généralement, je ne m’attachais pas à chercher la vérité ni à réfléchir sur moi-même. Je manifestais souvent un tempérament corrompu sans en avoir conscience. J’étais incroyablement insensible. J’ai pensé à ces paroles de Dieu : « Tu es un membre de la maison de Dieu, et pourtant, quand tu fais les choses, tu ne cherches jamais la vérité, tu ne pratiques pas la vérité même si tu la comprends, tu suis toujours ton impétuosité, tu exposes toujours ce qui existe naturellement en toi, tu révèles toujours tes tempéraments corrompus, et tu agis selon des méthodes humaines et tes tempéraments sataniques corrompus. La conséquence ultime de tout cela sera que tu commettras le mal et que tu résisteras à Dieu. Si tu restes constamment impénitent et que tu ne t’engages pas sur le chemin de la poursuite de la vérité, tu ne feras qu’être révélé et éliminé » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Les tempéraments corrompus ne peuvent être résolus qu’en acceptant la vérité). Je me suis souvenu de la manière dont j’avais traité Cameron. Pour évacuer mon mécontentement en échange d’un soulagement temporaire, je ne m’étais absolument pas soucié des sentiments de mon frère. Quand je m’étais énervé parce que la fiche de Cameron était illisible, je lui avais fait la morale comme à un enfant qui aurait fait une bêtise. Il était resté assis là, sans dire un mot, et quand il avait reconnu qu’il avait tort, j’avais froidement rejeté ses excuses. Cette image était gravée dans mon esprit, impossible à oublier. Quand j’y pensais, j’éprouvais une culpabilité et une douleur indicibles. Je me suis demandé : « Comment ai-je pu traiter mon frère comme ça ? Je n’ai jamais échangé avec lui, ne l’ai jamais aidé, qui suis-je donc pour le gronder ? Comment ai-je le culot de l’appeler mon frère ? » Chaque question m’a laissé sans voix. Autrefois, j’avais toujours cru que c’était Cameron qui était à blâmer, qu’il avait trop de défauts et me causait trop d’ennuis. Je me rends compte à présent que c’était moi qui avais le vrai problème. C’était moi qui n’avais pas changé, même après plusieurs rappels, et c’était moi qui étais trop arrogant et n’avais aucune humanité. En proie à un profond remords, j’ai prié Dieu en silence et j’ai dit que je voulais me repentir.
Par la suite, j’ai cherché comment traiter mes frères et sœurs conformément aux principes. Dans la parole de Dieu, j’ai lu ce passage : « Les interactions entre frères et sœurs doivent être régies par des principes. Ne vous focalisez pas toujours sur les problèmes qui existent chez les autres, mais examinez-vous plutôt vous-mêmes régulièrement, et ensuite avouez-leur proactivement quelles sont les choses que vous avez faites ayant causé une perturbation ou un préjudice à leur égard, et apprenez à vous ouvrir et à échanger. De cette façon, vous pouvez parvenir à une compréhension mutuelle. En outre, quoi qu’il vous arrive, vous devriez considérer les choses en vous basant sur les paroles de Dieu. Si les frères et sœurs sont capables de comprendre les vérités-principes et de trouver un chemin de pratique, ils seront d’un seul cœur et d’un seul esprit, et les relations entre eux seront normales. Ils ne seront pas aussi froids, insensibles et cruels que les non-croyants, ils se débarrasseront de leur mentalité de suspicion et de méfiance mutuelles et ils ne seront plus contraints par leurs tempéraments corrompus. Les frères et sœurs entretiendront des relations relativement intimes, ils seront capables de se soutenir et de s’aimer, et ils seront capables de tolérance et de compassion les uns envers les autres au lieu de s’exclure entre eux et d’être envieux les uns des autres, de se mesurer les uns aux autres, de rivaliser secrètement et d’être peu disposés à céder face aux autres. Comment une personne peut-elle bien faire ses devoirs si elle interagit avec les autres à la manière des non-croyants ? Non seulement cela aura un impact sur son entrée dans la vie, mais cela blessera et affectera aussi les autres. […] Quand les gens vivent selon leurs tempéraments corrompus, il leur est très difficile de se calmer devant Dieu, et il leur est très difficile de pratiquer la vérité et de vivre selon les paroles de Dieu. Pour vivre devant Dieu, tu dois d’abord apprendre à réfléchir sur toi-même et à te connaître, et prier sincèrement Dieu. Ensuite, tu dois apprendre à bien t’entendre avec les frères et sœurs, apprendre à être tolérant et indulgent envers les autres, et être capable de voir les points forts et les mérites d’autrui. En plus de cela, tu dois apprendre à accepter l’opinion des autres et les choses qui sont justes. Ne sois pas complaisant envers toi-même, n’aie pas d’ambitions ni de désirs et ne pense pas toujours que tu es meilleur que les autres, en te considérant ensuite comme un personnage important, obligeant les autres personnes à faire ce que tu dis, à t’obéir, à t’admirer, à t’exalter : c’est anormal. […] Alors comment Dieu traite-t-Il les gens ? Dieu ne regarde pas l’apparence des gens, qu’ils soient grands ou petits. Il regarde plutôt si leur cœur est bon, s’ils aiment la vérité, s’ils L’aiment et s’ils se soumettent à Lui. C’est sur cela que Dieu fonde la manière dont Il traite les gens. Si les gens peuvent aussi agir ainsi, ils seront capables de traiter les autres de manière juste, ce qui est en accord avec les vérités-principes. Tout d’abord, nous devons comprendre les intentions de Dieu et savoir comment Dieu traite les gens, et ensuite, nous aurons des principes et des voies à suivre pour traiter les gens » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Troisième partie). Oui. Quand on interagit en accomplissant nos devoirs, on doit au moins vivre une humanité normale, se soutenir et s’aider les uns les autres, être tolérant et patient, prendre soin les uns des autres, échanger sur la vérité pour aider les gens quand ils vont à l’encontre des principes, et dans les cas graves, on peut les exposer et les émonder. C’est la seule manière de faire les choses conformément aux principes. Les frères et sœurs viennent de différents endroits et les circonstances de vie, l’expérience, l’âge et le calibre des uns et des autres diffèrent. Quels que soient leurs défauts et leurs lacunes, on doit les traiter convenablement, ne jamais leur en demander trop, et être prévenant et tolérant avec eux. Cameron était généralement très occupé avec la maintenance. Par ailleurs, il n’était pas doué pour gérer le registre des entrées et des sorties. J’aurais dû assumer plus de responsabilités et me montrer plus compréhensif, et je n’aurais pas dû le forcer à faire les choses à ma manière. Je n’avais absolument aucune humanité. Mon frère était doué pour la maintenance, consciencieux dans ses travaux de réparation, et il ne craignait pas de souffrir dans son devoir. Dans ce domaine, il était bien supérieur à moi. Mais je n’avais pas regardé les points forts de mon frère. Je m’étais concentré sur ses lacunes, je l’avais accusé et réprimandé. J’avais été si arrogant et stupide !
Après cela, j’ai consciemment changé mon état et pratiqué selon les principes. Quand il y a eu de nouveaux problèmes, j’ai été plus calme et je me suis montré plus compréhensif envers Cameron. Un jour, je suis allé faire une commission et je devais rester sur place pendant un moment, et Cameron est resté gérer les choses tout seul. Quelques jours plus tard, j’ai appelé Cameron pour savoir comment ça se passait. Il a répondu calmement et prudemment : « À ton avis ? Ҫa se passe exactement comme tu l’imagines. » Je me suis senti très contrarié d’entendre ça. Pourquoi mon frère disait-il une chose pareille ? N’était-ce pas parce que la manière dont je le traitais autrefois provenait de mon tempérament corrompu, et que je lui avais donné l’impression qu’il était nul et qu’il ne pouvait rien faire bien ? Plus j’y ai pensé, plus ça m’a fait souffrir, mais ça a renforcé ma détermination à pratiquer la vérité et à changer. J’ai réconforté Cameron en disant : « Contente-toi de repérer ce qui n’est pas à sa place et prends le temps de ranger. Tu es généralement pris par d’autres tâches, alors il est inévitable qu’il y ait un peu de désordre. Si tu n’as vraiment pas le temps de ranger, on le fera ensemble quand je reviendrai. » Après le coup de fil, j’ai pensé que Cameron ne s’en sortirait pas tout seul, alors j’ai demandé à d’autres personnes de l’aider. Quand il s’était passé ce genre de choses, précédemment, je l’avais toujours grondé et réprimandé pour ses erreurs. Maintenant, quand les mêmes choses se produisent à nouveau, je peux les aborder correctement et je peux aussi échanger avec lui et l’aider. Cela me permet de me sentir en paix et serein. Même si c’est un petit changement, je suis heureux, parce qu’il me semble que c’est un bon début. Je crois que si je pratique et que j’entre grâce aux paroles de Dieu, je réussirai à me débarrasser de mon tempérament corrompu. Dieu Tout-Puissant soit loué !
La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.
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