Les paroles de Dieu ont réveillé mon esprit

24 février 2021

Par Nannan, États-Unis

Dieu tout-puissant dit : « À l’étape actuelle de l’œuvre de Dieu des derniers jours, Il ne Se contente plus d’accorder de la grâce ni les bénédictions à l’homme comme Il l’a fait avant et ne persuade pas non plus les hommes de continuer. Au cours de cette phase de l’œuvre, qu’a vu l’homme de tous les aspects de Son œuvre qu’il a expérimentés ? Il a vu Son amour, Son jugement et Son châtiment. À ce moment-là, Dieu édifie, soutient, illumine et guide l’homme, afin qu’il parvienne progressivement à connaître Ses intentions, Ses paroles et la vérité qu’Il octroie à l’homme. […] Le jugement et le châtiment de Dieu font que peu à peu les gens arrivent à connaître la corruption de l’humanité et son essence satanique. Ce que Dieu offre, Son éclairage de l’homme et Sa direction, tout cela permet à l’humanité de connaître de mieux en mieux l’essence de la vérité et de mieux savoir ce dont les gens ont besoin, quelle route ils doivent emprunter, leur raison de vivre, la valeur et le sens de leur vie, ainsi que comment cheminer sur la route qu’il leur reste à parcourir. […] Quand son cœur est réanimé, l’homme ne souhaite plus vivre avec un tempérament corrompu et dégénéré, mais cherche plutôt la vérité afin de Le satisfaire. Quand son cœur a été réveillé, l’homme est alors en mesure de rompre de façon décisive avec Satan, qui ne pourra plus lui nuire, ni le contrôler, ni le duper. Au contraire, l’homme peut participer de manière active à l’œuvre de Dieu et coopérer avec Ses paroles pour satisfaire Son cœur, arrivant par là même à Le craindre et à s’éloigner du mal. Tel est l’objectif originel de l’œuvre de Dieu » (« Dieu Lui-même, l’Unique VI », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai une certaine expérience de ce passage des paroles de Dieu.

En juin 2016, on m’a attribué un devoir à accomplir au sein de l’équipe de récitation anglophone, et j’en ai été vraiment heureuse parce que j’allais enfin pouvoir exercer mes compétences en anglais. Mes talents allaient être étalés au grand jour ! De retour chez moi, j’étais impatiente d’annoncer la bonne nouvelle à mes frères et sœurs. Et même, j’imaginais déjà leurs expressions d’envie quand ils l’apprendraient.

Après avoir commencé à accomplir ce devoir, j’ai remarqué que les autres frères et sœurs lisaient l’anglais couramment et avec un très bon accent. Ils se parlaient souvent en anglais, et même durant les réunions et dans l’accomplissement de leurs devoirs, ils communiquaient tous en anglais. Or, mon niveau d’anglais était loin d’égaler le leur. J’ai été envieuse et anxieuse, mais je me suis dit qu’un jour, à condition d’étudier d’arrache-pied, je serais aussi bonne, ou même meilleure qu’eux ! J’ai donc décidé de me lever plus tôt et de veiller plus tard pour étudier l’anglais et apprendre le vocabulaire. Je cherchais constamment à être plus performante au travail. Chaque fois que j’entendais quelqu’un parler de son expérience professionnelle, je sortais mon stylo pour prendre des notes. Cependant, de nombreux mois se sont écoulés en un rien de temps et j’étais toujours celle de l’équipe qui progressait le moins vite et qui était la moins performante. Sachant que je ne m’acquittais pas de mes devoirs et que je devais souvent demander des conseils et de l’aide à des frères et sœurs plus jeunes, sans compter que la cheffe d’équipe m’attribuait souvent un travail de routine peu gratifiant, j’avais l’impression que l’équipe pourrait tout aussi bien se passer de moi. Cela m’a déprimée et déstabilisée. Par la suite, une nouvelle sœur est venue travailler dans notre équipe. Comme elle n’était pas familiarisée aux devoirs de notre équipe, on m’a demandé de l’aider. En secret, je me suis réjouie de ne plus être la moins qualifiée de l’équipe. Mais à ma grande surprise, je me suis aperçue que cette sœur était talentueuse et apprenait vite, si bien que son anglais s’est rapidement amélioré. Au bout de deux ou trois mois, elle me dépassait déjà. Cela m’a fait paniquer : « À ce rythme, je ne vais pas tarder à être de nouveau le pire membre de notre équipe. Il est normal que je ne fasse pas aussi bien que d’autres membres qui travaillent depuis plus longtemps. Et voilà que cette débutante est arrivée et qu’on me demande de l’aider, mais en un rien de temps elle est déjà devenue meilleure que moi. Quelle humiliation ! » Je luttais jour après jour pour un statut et pour le prestige et j’étais constamment mal à l’aise. Je passais mes journées à souffrir. Je me mettais à regretter les jours anciens, quand j’accomplissais mes devoirs dans ma ville d’origine. J’étais alors celle qui dirigeait les échanges et la programmation. Mes frères et sœurs étaient tous d’accord avec mes idées et les dirigeants de l’Église me tenaient en haute estime. J’avais été quelqu’un d’important, et maintenant j’étais tombée si bas ! Plus j’y pensais, plus j’étais blessée et chagrinée. Un jour, j’ai fini par aller me cacher dans les toilettes pour pleurer. Cette nuit-là, je n’ai pas cessé de me retourner dans mon lit sans pouvoir m’endormir. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser : « Je suis la plus mauvaise de mon équipe depuis le premier jour. Que doivent penser de moi les autres frères et sœurs ? Je ne veux pas rester ici. » Mais j’ai alors songé que j’avais fait devant Dieu le serment solennel de me dépenser pour Lui et de Lui rendre Son amour tant que je vivrais. Si je devais réellement abandonner mes devoirs, ne serait-ce pas revenir sur ma promesse ? Est-ce que je ne tricherais pas, et est-ce que je ne trahirais pas Dieu ? Bouleversée, j’ai prié Dieu : « Mon Dieu, je ne suis pas sûre de savoir comment me sortir de cette situation ni quelle leçon en tirer. S’il Te plaît, guide-moi et éclaire-moi. »

Ensuite, je suis allée prendre mon téléphone et j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Dans votre recherche, vous avez trop de notions, d’espoir et d’avenir qui sont personnels. L’œuvre actuelle vise à s’occuper de votre désir de statut et de vos désirs extravagants. Les espoirs, le statut et les notions sont tous des représentations classiques d’un tempérament satanique. Ces choses existent dans le cœur des gens entièrement parce que le poison de Satan ronge toujours les pensées des gens, et les gens sont toujours incapables de se débarrasser de ces tentations de Satan. Ils vivent au milieu du péché, mais ils ne croient pas que ce soit le péché, et tout de même ils pensent : “Nous croyons en Dieu, alors Il doit nous accorder des bénédictions et tout arranger pour nous de manière appropriée. Nous croyons en Dieu, donc nous devons être supérieurs aux autres, et nous devons avoir plus de statut et plus d’avenir que quiconque. Puisque nous croyons en Dieu, Il doit nous donner une infinité de bénédictions. Sinon, cela ne s’appellerait pas croire en Dieu.” Pendant de nombreuses années, les pensées sur lesquelles les gens ont compté pour leur survie ont rongé leur cœur au point qu’ils sont devenus traîtres, lâches et méprisables. Non seulement ils manquent de volonté et de détermination, mais ils sont aussi devenus cupides, arrogants et obstinés. Ils manquent absolument de toute détermination qui transcende leur être et, plus encore, ils n’ont pas du tout de courage pour ébranler les restrictions de ces influences sombres. Les pensées et la vie des gens sont tellement pourries que leurs perspectives sur la foi en Dieu sont encore insupportablement ignobles, et même lorsque les gens parlent de leurs perspectives sur la croyance en Dieu, c’est tout simplement insupportable à entendre. Les gens sont tous lâches, incompétents, méprisables et fragiles. Ils ne sentent pas de dégoût pour les forces des ténèbres et ils ne sentent pas d’amour pour la lumière et la vérité ; au contraire, ils font tout leur possible pour les expulser » (« Pourquoi ne voulez-vous pas être un faire-valoir ? », dans La Parole apparaît dans la chair). Ces paroles de Dieu expliquaient parfaitement ma situation ! Si je souffrais tant et si, même, je résistais à l’accomplissement de mes devoirs et voulais y renoncer et trahir Dieu, n’était-ce pas parce que mon désir de statut n’avait pas été satisfait ? Depuis que j’avais rejoint l’équipe, si j’avais étudié l’anglais d’arrache-pied pour être meilleure dans mon travail, la raison à cela était simplement que je voulais faire mes preuves et me distinguer. En voyant la nouvelle sœur progresser si rapidement, je m’inquiétais à l’idée qu’elle allait me dépasser et que j’allais être une fois de plus le plus mauvais élément de l’équipe. Je passais tout mon temps à me préoccuper de mon statut et j’étais extrêmement malheureuse. J’ai contemplé ces paroles de Dieu : « les pensées sur lesquelles les gens ont compté pour leur survie ont rongé leur cœur », puis, je me suis demandé : « Pourquoi est-ce que je lutte pour un statut ? Quelles sont les idées qui me rendent si malheureuse ? » Ce n’est qu’après avoir médité les paroles de Dieu que je me suis rendu compte que je vivais en suivant des maximes sataniques comme « Se distinguer des autres et honorer ses ancêtres », « L’homme cherche à s’élever ; l’eau coule vers l’aval » et « Je suis mon propre seigneur à travers le ciel et la terre. » Depuis notre plus jeune âge, nos maîtres nous apprennent à exceller, à être les meilleurs parmi les meilleurs. J’admirais et enviais toujours les personnalités réputées et prestigieuses, et je voulais être comme elles. Partout où j’étais, j’avais toujours voulu qu’on ait une haute opinion de moi, et plus j’étais admirée, soutenue et louée, mieux c’était. Je pensais que c’était le moyen de vivre une vie agréable et qui ait un sens. Quand je n’obtenais pas l’admiration et la louange des autres, ma vie était misérable et j’étais déprimée. Après avoir commencé à m’acquitter de mes devoirs dans la maison de Dieu, j’avais continué à poursuivre ces objectifs. Or, quand je ne progressais pas beaucoup ou quand je n’étais pas louée et admirée, je devenais pessimiste et j’étais découragée et démoralisée. Je songeais même à renoncer à mes devoirs et à trahir Dieu. J’étais devenue complètement absorbée par mon obsession du prestige. Je souffrais dans toutes sortes d’épreuves et menais toutes sortes de batailles pour l’atteindre, au point que tout mon univers tournait autour de ce seul but. C’est alors que je me suis rendu compte que je ne poursuivais pas les bons objectifs. Je ne m’acquittais pas de mes devoirs pour poursuivre la vérité et rendre à Dieu Son amour, je ne le faisais que pour satisfaire mon désir de prestige et de statut.

Les révélations des paroles de Dieu m’ont montré que ma quête était malavisée. Par la suite, j’ai lu ce passage de Ses paroles : « Pour chacun de vous qui accomplit son devoir, quelle que soit la profondeur de ta compréhension de la vérité, si tu souhaites entrer dans la réalité-vérité, alors le moyen le plus simple de pratiquer t’est de penser aux intérêts de la maison de Dieu dans tout ce que tu fais et d’abandonner tes désirs égoïstes, ton intention, tes motivations, ton prestige et ton statut. Fais passer les intérêts de la maison de Dieu en premier. C’est le moins que tu puisses faire. […] En plus, si tu peux remplir tes responsabilités, accomplir tes obligations et devoirs, laisser de côté tes désirs égoïstes, renoncer à tes propres intentions et motifs, tenir compte de la volonté de Dieu, et mettre en premier les intérêts de Dieu et de Sa maison, alors, après en avoir fait l’expérience quelque temps, tu sentiras que c’est une bonne manière de vivre : c’est une vie franche et honnête, sans qu’on y soit quelqu’un d’abject ni bon à rien et on y vit correctement et honorablement plutôt qu’en y étant étroit d’esprit ou méchant. Tu sentiras que c’est ainsi qu’une personne devrait vivre et agir. Peu à peu, le désir de ton cœur de satisfaire tes propres intérêts s’atténuera » (« Offre à Dieu un cœur vrai, et tu pourras obtenir la vérité », dans Récits des entretiens de Christ des derniers jours). En lisant ces paroles de Dieu, je me suis rendu compte qu’il n’était pas important d’être admirée. Se soumettre à la souveraineté et aux plans de Dieu, participer au travail de la maison de Dieu, pratiquer la vérité et s’acquitter de ses devoirs, voilà ce qui était réellement important, et c’était ainsi qu’on vivait ouvertement et honnêtement. Ayant compris la volonté de Dieu, je me suis sentie formidablement soulagée. J’étais encore la personne la moins performante de notre équipe, mais cela ne me mettait plus autant mal à l’aise. Et quand quelque chose nuisait à mon prestige et à mon statut, je n’étais plus aussi ébranlée que je l’avais été. Je priais Dieu consciemment, je renonçais à mes mauvaises motivations, et j’étais capable de m’assagir et d’accomplir mes devoirs. Mais le venin de Satan était profondément enraciné en moi et était devenu ma nature même. La compréhension ne suffisait pas pour m’en débarrasser. J’avais encore besoin d’être davantage jugée et épurée pour être purifiée et changée.

Notre cheffe d’équipe avait désigné les sœurs Liu et Zhang pour superviser notre travail parce qu’elles avaient toutes les deux de solides compétences professionnelles. J’étais à la fois envieuse et jalouse. Diriger les autres frères et sœurs me paraissait être une marque de prestige. Pourquoi ne pouvais-je pas être comme elles ? Moi, tout ce que je pouvais faire, c’était ce travail prenant qui ne demandait aucune qualification. Par la suite, on m’a recommandée pour accomplir la tâche d’arrosage dans l’équipe en aidant les autres à résoudre leurs difficultés. Mais je n’étais pas du tout enthousiasmée par cette perspective et je méprisais cette tâche. J’avais l’impression qu’on ne l’attribuait qu’à ceux qui n’avaient pas de réelles compétences. Si notre équipe s’en sortait bien, tout le monde dirait que c’était grâce à ces deux sœurs. Qui allait un jour remarquer que je travaillais dans les coulisses, échangeant sur la vérité pour résoudre des problèmes ? Comme je n’étais pas dans le bon état d’esprit et que je ne pouvais pas obtenir l'œuvre du Saint-Esprit, je ne pouvais tout simplement pas me sentir motivée à accomplir mes devoirs et parfois, je me disais : « Comment se fait-il que mon calibre ne soit pas à la même hauteur que celui de toutes les autres ? À quoi suis-je bonne ? Quand pourrai-je pleinement valoriser mes compétences ? » J’ai commencé à être de plus en plus réticente et agitée. Assez vite, chaque fois que Sœur Zhang me demandait en passant de fermer une porte ou d’ouvrir une fenêtre, j’avais envie de me mettre en colère. Je pensais : « Ça fait combien de temps que tu es croyante ? Tu es juste un petit peu plus compétente, c’est tout. Est-ce que ça te permet de me commander ? » J’ai fini par ignorer Sœur Zhang quand elle me parlait. Parfois, quand elle me posait une question, je faisais simplement semblant de ne pas l’avoir entendue. Lorsque je lui répondais, c’était de manière peu aimable. Quand je voyais que cela la contrariait, j’étais mal à l’aise, mais dès qu’il s’agissait de statut et de prestige, je laissais tout de même mes émotions prendre le dessus.

Un matin, j’ai vu Sœur Liu et Sœur Zhang partir en mission. Elles portaient des tenues élégantes et raffinées, cela m’a contrariée et je les ai jalousées. J’ai pensé : « Vous deux, vous récoltez toute la gloire pendant que je reste à trimer dans des tâches ingrates ici, en coulisses. Personne ne saura jamais combien je travaille dur. […] » Quand les sœurs sont revenues, ce soir-là, tout le reste de l’équipe s’est précipité pour les accueillir, et certaines sœurs leur ont même préparé un dîner. Au début, j’ai aussi voulu aller les accueillir et leur demander comment les choses s’étaient passées dans leur travail, mais quand j’ai vu comme tout le monde s’intéressait à elles, j’ai de nouveau été jalouse et je me suis dit : « Ces deux-là récoltent toute la gloire une fois de plus et maintenant, j’ai l’air encore plus inutile. » À cette pensée, j’y ai renoncé et je suis retournée tout droit dans ma chambre. N’arrivant pas à me calmer, j’ai prié Dieu : « Mon Dieu, mon obsession du statut a une fois de plus montré son horrible visage. Je voudrais renoncer à mon désir de prestige et de statut, mais je n’y arrive pas. Montre-moi comment me libérer de la servitude de la réputation et du statut. »

Le lendemain, une des sœurs a vu que je n’allais pas bien et m’a lu le passage suivant : « Dès qu’il s’agit de position, de contenance ou de réputation, le cœur de chacun bondit d’anticipation et il faut toujours se démarquer, être célèbre, être glorifié. Personne n’est prêt à céder, voulant plutôt toujours être dans le rapport de force, bien que l’affrontement soit embarrassant et non autorisé dans la maison de Dieu. Cependant, sans rapport de force, tu n’es toujours pas content. Voir quelqu’un se démarquer suscite la jalousie, un sentiment de haine et l’impression que c’est injuste. “Pourquoi ne puis-je pas me démarquer ? Pourquoi est-ce toujours lui qui se démarque et n’est-ce jamais mon tour ?” Il y a alors du ressentiment. Un effort est fait pour le réprimer, mais ça ne réussit pas. Tu pries Dieu et tu te sens mieux pendant un moment, mais ensuite, dès que tu te retrouves à nouveau dans ce genre de situation, tu n’arrives pas à surmonter cela. Est-ce que cela n’est pas le signe d’une stature immature ? N’est-ce pas un piège quand quelqu’un tombe dans ces conditions ? Ce sont les chaînes de la nature corrompue de Satan qui lient les humains » (« Offre à Dieu un cœur vrai, et tu pourras obtenir la vérité », dans Récits des entretiens de Christ des derniers jours). Ces paroles de Dieu m’ont révélé que je n’avais pas vraiment changé mes objectifs. Je cherchais encore la renommée et le statut et je voulais encore surpasser les autres. Possédée par ces idées, je voulais toujours me démarquer, me faire remarquer et accomplir des tâches importantes ou nécessitant des compétences. Je pensais que c’était le seul moyen de me faire respecter et apprécier par les autres et d’être approuvée, et finalement bénie par Dieu. Je méprisais tout travail qui me paraissait peu important et je considérais même avec dédain mes devoirs d’arrosage. Constatant que ces deux sœurs se voyaient attribuer des tâches importantes, tandis qu’on ne me confiait que des tâches insignifiantes qui ne seraient jamais remarquées, j’étais jalouse et pleine de ressentiment et même, je me plaignais, reprochant à Dieu de ne pas m’avoir donné un meilleur calibre ou davantage de talents. Combien j’étais déraisonnable ! Parce que mon désir de statut n’avait pas été satisfait, je ne consacrais pas beaucoup d’efforts à mon devoir et je m’énervais même contre mes sœurs pour évacuer mon insatisfaction. Sans aucun doute, c’était frustrant et blessant pour mes sœurs. Plus j’y réfléchissais, plus je me sentais coupable. Je me suis rendu compte à quel point j’avais été égoïste et dénuée d’humanité.

Par la suite, je suis tombée sur ce passage des paroles de Dieu : « Les hommes veulent toujours avoir une renommée ou être des célébrités ; ils souhaitent acquérir une grande réputation et un grand prestige et faire honneur à leurs ancêtres. Ces choses sont-elles positives ? Elles ne sont pas du tout conformes à des choses positives ; en plus, elles vont à l’encontre de la loi de domination de Dieu sur le destin de l’humanité. Pourquoi dirais-Je cela ? Quel genre de personne Dieu veut-Il ? Veut-Il une personne éminente, une célébrité, une personne noble ou une personne très importante ? (Non.) Mais alors, quel genre de personne Dieu veut-Il ? Il veut une personne qui a les pieds bien ancrés au sol et qui cherche à être une créature de Dieu qualifiée, qui peut accomplir le devoir d’une créature et qui peut rester à une place humaine » (« Seules la recherche de la vérité et la confiance en Dieu peuvent corriger un tempérament corrompu », dans Récits des entretiens de Christ des derniers jours). En réfléchissant à ces paroles de Dieu, je me suis rendu compte que Dieu voulait non pas des gens élevés ni des talents renversants, mais des gens qui aient les pieds sur terre et soient capables de s’acquitter de leurs devoirs en tant que Ses créatures. Dieu ne me demandait pas d’être d’un grand calibre ni d’avoir des compétences professionnelles de premier ordre, Il me demandait seulement de rester à ma place et de faire de mon mieux pour m’acquitter de mes devoirs. Et c’était à ma portée. Dieu donne à chacun un calibre différent et des talents différents. Tant que nous faisons au mieux de nos capacités, que nous nous entraidons et travaillons ensemble, nous nous acquittons de nos devoirs et satisfaisons Dieu.

J’ai aussi lu ces paroles de Dieu : « Je décide de la destination de chaque homme, non en fonction de l’âge, de l’ancienneté, du degré de souffrance et encore moins du degré auquel il attire la pitié, mais plutôt selon qu’il possède ou non la vérité. Il n’y a pas d’autre option que celle-ci. Vous devez vous rendre compte que tous ceux qui ne respectent pas la volonté de Dieu seront punis. C’est un fait immuable » (« Prépare suffisamment de bonnes actions pour ta destination », dans La Parole apparaît dans la chair). Dieu est un Dieu juste : qui Il loue et quelle fin et quelle destination Il décide pour chaque personne, cela ne dépend pas du fait que la personne ait ou non du prestige ou du renom, ni du nombre de gens qui la soutiennent ou l’approuvent, ni de ce que l’on peut tirer d’elle. Plutôt, tout cela dépend si elle pratique ou non la vérité, si elle se soumet à Dieu et si elle s’acquitte de ses devoirs en tant que créature de Dieu. Prenons par exemple les grands prêtres, les scribes et les pharisiens. Ils avaient un statut et de l’influence, ils étaient idolâtrés et suivis par beaucoup de gens, mais quand le Seigneur Jésus est venu accomplir Son œuvre, ils n’ont pas du tout cherché la vérité ni accepté l’œuvre de Dieu. Ils ont même condamné le Seigneur Jésus et Lui ont résisté furieusement pour protéger leur statut et leurs revenus, et finalement ils L’ont crucifié et ont subi les malédictions et la punition de Dieu. J’ai aussi pensé à Noé : il a construit l’arche selon les instructions de Dieu. À l’époque, tout le monde a pensé qu’il était fou, mais comme il écoutait Dieu et Lui obéissait, il a reçu Ses éloges et a survécu au déluge. Et puis, il y a eu la pauvre veuve dans la Bible. Les deux pièces qu’elle avait données pouvaient paraître peu de choses aux yeux de tous les autres, mais Dieu l’a louée parce qu’elle Lui avait donné tout ce qu’elle avait. En réfléchissant à ces deux histoires, j’ai vu que Dieu était vraiment juste. Il apprécie la sincérité des gens. On ne peut vivre une vie qui ait un sens qu’en écoutant la parole de Dieu, en se soumettant à Lui, en mettant Ses paroles en pratique et en s’acquittant de son devoir en tant que Sa créature. Nous efforcer d’être loués par les autres ne nous mènera qu’à faire le mal, à résister à Dieu et à recevoir Sa punition. J’ai compris qu’Il avait fait en sorte que j’accomplisse mon devoir dans ces circonstances, non pas parce qu’Il voulait que je souffre ou que je sois humiliée, mais parce qu’Il avait un projet pour moi. J’étais seulement trop obsédée par le statut, et il me fallait donc faire l’expérience d’être exposée et épurée afin que je me connaisse réellement, que je me libère des entraves du prestige et du statut et que je vive une vie libre et sans contrainte devant Dieu. C’était pour Dieu la meilleure manière de me transformer et de me purifier, c’était Son amour et Son salut. À cette pensée, j’ai prié Dieu : « Ô mon Dieu, merci d’avoir minutieusement arrangé ces circonstances pour me sauver et me purifier. Je ne veux plus vivre pour le prestige et le statut, peu importe quel devoir on m’assigne, peu importe qu’il soit modeste aux yeux des autres, je désire me soumettre et collaborer avec mes frères et sœurs pour accomplir nos devoirs. »

Par la suite, mon équipe a eu besoin que plusieurs de ses membres aillent s’occuper d’affaires de l’Église à l’extérieur. Quand je l’ai appris, le désir a ressurgi en moi. Je me suis dit que j’allais peut-être enfin avoir la possibilité de sortir de l’ombre. Tandis que les frères et sœurs étaient en train de décider qui allait partir, j’espérais être choisie, mais finalement ils ont décidé d’y envoyer Sœur Liu et Sœur Zhang. J’ai été un peu déçue. Il m’a semblé que je n’aurais jamais ma place au soleil. Je me suis rendu compte qu’une fois de plus, je luttais pour la gloire, et j’ai donc prié Dieu et laissé tomber mes mauvaises motivations. J’ai songé qu’au lieu de me concentrer sur mon travail, j’avais gaspillé tout ce temps précieux et toute mon énergie à lutter pour le statut et que je ne m’étais pas acquittée de mes devoirs le moins du monde. Je luttais tous les jours pour la gloire et le statut, et ce que je ressentais était vraiment terrible. J’avais le sentiment d’avoir été bernée par Satan. Le statut et le prestige peuvent vraiment gâter les gens. En fait, tous les frères et sœurs dans notre équipe ont des compétences et des calibres différents. Dieu a fait en sorte que nous travaillions ensemble parce qu’Il voulait que chacune d’entre nous mette à profit ses compétences, que nous apprenions les unes des autres, que nous nous complétions et que nous puissions bien travailler ensemble à l’accomplissement de nos devoirs. Dieu a décidé depuis longtemps quels seraient mon calibre et ma stature. Le rôle que je devais jouer dans l’équipe et la fonction que je devais remplir étaient aussi préétablis par Dieu. Je devais donc être heureuse d’être là où j’étais, faire tout mon possible pour m’acquitter de mon devoir et être une personne sensée sachant se soumettre à Lui. Ayant compris cela, je me suis sentie bien plus détendue. Désormais, chaque fois que les deux sœurs sortaient pour les besoins de leur devoir, je priais pour elles et je faisais de mon mieux pour terminer tous les travaux de routine afin que les autres sœurs puissent s’occuper d’accomplir leurs propres devoirs. Je demandais également à mes frères et sœurs de participer à leurs dévotions spirituelles afin qu’ils trouvent aussi du temps pour l’entrée dans la vie, en plus de leur travail. En me mettant à faire les choses de façon attentionnée, je me suis sentie davantage en confiance et en paix. J’ai eu le sentiment de m’être rapprochée de Dieu, et mes relations avec mes frères et sœurs sont aussi devenues plus normales. J’ai cessé d’accorder autant d’importance au prestige et au statut et je suis devenue plus ouverte. Mon cœur était plein de gratitude envers Dieu pour cette petite transformation. Le jugement et le châtiment par les paroles de Dieu avaient réveillé mon cœur, m’avaient montré la vacuité et la souffrance qu’entraîne la recherche de la gloire et du statut et m’avaient permis de comprendre que croire en Dieu, poursuivre la vérité et s’acquitter d’un devoir de création étaient la seule façon de pouvoir vivre une vie qui ait un sens !

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