Un fardeau est la bénédiction de Dieu

28 janvier 2022

Par Yongsui, Corée du Sud

Il n’y a pas très longtemps, j’ai été élue dirigeante dans une élection de l’Église. Ҫa m’a stupéfiée et je n’ai pas vraiment osé y croire. Moi, une dirigeante ? Comment était-ce possible ? Un dirigeant d’Église doit être capable d’échanger sur la vérité pour résoudre les problèmes des frères et des sœurs dans leur entrée dans la vie, mais j’étais jeune et mon expérience de la vie était limitée. En plus, je n’avais jamais fait un devoir comme dirigente. Étais-je à la hauteur de la tâche ? Ҫa m’a tracassée pendant un bon moment. J’avais beau envisager la question sous tous les angles, il me semblait que je n’avais pas les qualités requises pour accomplir ce devoir et que je ne pouvais pas l’accepter. Si je l’acceptais et m’en sortais mal, ne ferais-je pas du tort à la maison de Dieu, ainsi qu’à mes frères et sœurs ? En plus, tout le monde verrait ce que je valais vraiment et ce serait très humiliant. J’ai présenté toute une litanie d’excuses, mais une sœur m’a lu ce passage des paroles de Dieu : « Manger et boire les paroles de Dieu, prier, accepter le fardeau de Dieu et les tâches qu’Il te confie, tout cela a pour but d’ouvrir un chemin devant toi. Plus le fardeau de ce que Dieu te confie est lourd, plus il te sera facile d’être rendu parfait par Lui. […] Si tu es quelqu’un qui est soucieux de la volonté de Dieu, tu porteras un véritable fardeau pour l’Église. En fait, au lieu d’appeler cela un fardeau que tu portes pour l’Église, il serait mieux de l’appeler un fardeau que tu portes pour ta propre vie, car le fardeau que tu portes pour l’Église sert à ce que tu sois rendu parfait par Dieu à travers de telles expériences » (« Sois soucieux de la volonté de Dieu afin d’atteindre la perfection », dans La Parole apparaît dans la chair). Entendre ces paroles de Dieu m’a aidée à comprendre un peu que, si on me confiait ce mandat, c’était que Dieu m’offrait une chance de m’entraîner. Même si j’étais très déficiente, il ne s’agissait pas que de diriger les autres et de résoudre leurs problèmes, il s’agissait aussi d’améliorer ma propre détermination à entrer dans la vérité grâce à mon devoir. Avant tout, je devais chercher la vérité pour résoudre mes propres problèmes ; c’était le seul moyen de me servir de mon expérience concrète pour aider les frères et sœurs à affronter leurs difficultés. En me confiant ce mandat, Dieu me chargeait aussi d’un fardeau. En tant que dirigeante d’Église, je devrais m’occuper de toutes sortes d’affaires de l’Église, gérer beaucoup de gens, de choses et d’événements, travailler sur de nombreux problèmes et découvrir comment employer la vérité pour résoudre des difficultés. Ҫa signifierait que je progresserais plus vite dans ma compréhension de la vérité et que j’aurais plus de chances d’être perfectionnée par Dieu. Je me suis aussi souvenue de ce passage des paroles de Dieu : « Si tu ne cherches pas les occasions d’être rendu parfait par Dieu, et si tu ne luttes pas pour être en avance sur les autres dans ta recherche de la perfection, alors tu seras finalement accablé de remords. C’est maintenant la meilleure occasion d’être rendu parfait ; maintenant, c’est un très bon moment. Si tu ne cherches pas sincèrement à être rendu parfait par Dieu, une fois que Son œuvre sera terminée, il sera trop tard ; tu auras manqué l’occasion. Peu importe la profondeur de tes aspirations, si Dieu a cessé d’accomplir une œuvre, quel que soit l’effort que tu y mets, tu ne seras jamais en mesure d’atteindre la perfection » (« Sois soucieux de la volonté de Dieu afin d’atteindre la perfection », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai pris conscience que l’occasion d’accomplir ce devoir était en réalité une occasion d’être perfectionnée par Dieu. Maintenant que l’œuvre de Dieu est dans sa dernière étape, nous n’avons plus beaucoup de temps pour accomplir nos devoirs. Si je refusais ce mandat, je n’aurais pas d’autre occasion de l’accepter quand je m’y sentirais prête et il serait trop tard pour le regretter. J’ai senti que je ne pouvais pas continuer à vivre en me laissant submerger par les difficultés et en ne songeant qu’à mon image et mon statut. Je devais accepter ce devoir et me soumettre. J’ai prié Dieu dans mon cœur. Je L’ai remercié de m’offrir cette occasion de m’entraîner, bien décidée à m’en remettre à Lui et à faire mon devoir du mieux possible.

À ma grande surprise, j’ai rencontré mon premier obstacle à peine quelques jours après avoir pris ma nouvelle fonction. Dans une réunion, notre dirigeant a mentionné un diacre qui était croyant depuis plus de deux ans, qui avait un certain calibre et qui était terriblement arrogant. Ce diacre était despotique dans son devoir et ne discutait jamais de rien avec personne. Il faisait du tort au travail de la maison de Dieu. Le dirigeant nous a demandé ce qu’on pensait des personnes de ce genre. Je pensais qu’une personne aussi arrogante, qui n’était pas capable de travailler harmonieusement avec les frères et sœurs, n’était pas digne d’être un diacre et devait être démis de ses fonctions. J’ai exprimé mon opinion. Je n’ai compris qu’ensuite, grâce à l’échange du dirigeant, que ce diacre n’était pas croyant depuis longtemps, qu’il était doté d’un certain calibre et qu’il souffrait d’une grave arrogance ; néanmoins, tant qu’il était capable d’accepter la vérité, il pouvait être formé et il avait besoin de davantage d’échanges sur la vérité pour l’aider et le soutenir. Il pouvait aussi être exposé et traité, mais il était tout à fait inacceptable de le renvoyer et de l’éliminer sur un coup de tête. Oui. Au début, j’ai pensé que même si j’avais mal abordé le problème et que j’avais été un peu embarrassée, ça m’avait permis de comprendre un principe sur le traitement juste des gens, ce qui était finalement une bonne chose. Mais, plus tard, j’ai découvert que la plupart des autres dirigeants d’Église avaient déjà un certain discernement sur ce problème et que j’étais très déficiente, comparée à eux. Ma compréhension de la vérité était superficielle, je manquais de discernement et je ne traitais pas les gens conformément aux principes. Avais-je réellement les qualités d’une dirigeante ? La fonction de dirigeant exige une certaine compréhension de la vérité et de la perspicacité face à toutes sortes de gens. Ҫa exige d’avoir la bonne approche pour chaque type de personnes dans l’Église. Mais les faits avaient prouvé que je ne possédais pas du tout ces qualités. Quand je m’en suis rendu compte, j’ai eu envie de jeter l’éponge. En plus, je ne faisais ce devoir que depuis quelques jours, mes tâches s’amoncelaient et j’avais rencontré certaines difficultés. J’avais l’impression que ce devoir serait épuisant et pénible. Ce soir-là, mon cœur était dans la tourmente et je pensais que je devais être la plus mauvaise de tous les dirigeants. Puisque j’avais commis une gaffe alors que je venais juste de prendre ma fonction, notre supérieur devait m’avoir percée à jour, avoir vu que ma stature et mon calibre étaient médiocres et que je manquais de discernement. Il devait penser que je n’avais aucun potentiel à cultiver. Que penseraient de moi les frères et sœurs ? Diraient-ils que je n’avais aucune perspicacité et que c’était une erreur de me choisir comme dirigeante ? Plus je ressassais tout ça, plus j’estimais que je ne pouvais pas assumer d’être une dirigeante. Je me demandais si je devais faire preuve de bon sens et démissionner dès que possible. Mais cette idée me mettait mal à l’aise. Juste après avoir accepté le mandat, j’avais prié Dieu et pris des résolutions. Ne trahirais-je pas Dieu si j’y renonçais de façon cavalière ? J’ai prié Dieu, cette nuit-là. Je Lui ai exposé mon dilemme et demandé de me guider pour que je me connaisse et que je comprenne comment surmonter ça.

Le lendemain matin, alors que je lisais les Paroles de Dieu quotidiennes, j’ai lu quelque chose sur Job qui m’a profondément émue : « Aussi prestigieux que soient sa réputation et son statut, il ne les avait jamais aimés ni ne leur avait prêté attention. Il ne se souciait pas de ce que pensaient les autres de sa réputation, ni ne s’inquiétait de savoir si ses actions ou son comportement auraient quelque effet négatif sur sa réputation. Il ne se livrait pas aux bénéfices du statut ni ne jouissait de la gloire découlant du statut et de la réputation. Il se souciait seulement de sa valeur et de l’importance de sa vie aux yeux de l’Éternel Dieu. Le vrai visage de Job était son essence même : il n’aimait pas la gloire ni la fortune et ne vivait pas pour ces valeurs. Il était sincère, pur et sans fausseté » (« L’œuvre de Dieu, le tempérament de Dieu et Dieu Lui-même II », dans La Parole apparaît dans la chair). Grâce aux paroles de Dieu, j’ai découvert que Job, même s’il était l’un des hommes les plus importants de l’Est et qu’il occupait une position très élevée, ne s’était jamais soucié de ce que les autres pensaient de lui ni d’obtenir leur approbation. Quand il a subi l’épreuve de se retrouver couvert de furoncles, il s’est assis au milieu d’un tas de cendres et s’est gratté avec un débris de poterie sans se demander si ça aurait un impact négatif sur son statut et sa position. Même si les gens se moquaient de lui, il ne le prenait pas à cœur. Il ne recherchait pas la gloire et le statut. Il ne se souciait que de ce que Dieu penserait de ses actes. Il se demandait s’ils Le satisferaient et obtiendraient Son approbation. Ҫa m’a incitée à réfléchir sur moi-même. De quoi me souciais-je ? Pourquoi étais-je si troublée ? Ce dont je me souciais le plus, c’était de l’impact que mes paroles et mes actions aurait sur ma réputation et mon statut. L’expérience que je venais de faire l’illustrait parfaitement. Mes faiblesses avaient été mises en évidence : je ne savais pas traiter les gens conformément aux principes. Mais je craignais seulement que le dirigeant me prenne de haut et que les frères et sœurs regrettent de m’avoir élue. Je ne me suis pas demandé un instant quelle était la volonté de Dieu, quelle leçon je devais tirer de cette expérience ni quelle vérité cette situation pouvait me faire gagner. J’étais vraiment concentrée sur les mauvaises choses. Je voulais renoncer au mandat que Dieu m’avait confié, juste pour préserver ma réputation et mon statut. Je me suis rendu compte que j’étais trop rebelle et trop ingrate.

J’y ai alors réfléchi et je me suis demandé pourquoi cette erreur m’avait fait souffrir au point que je ne veuille plus accomplir mon devoir. Quel était le tempérament qui me contrôlait ? Alors, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Les antéchrists sont perfides et rusés. Ils parlent avec prudence, ne laissant rien paraître, et s’ils disent quelque chose de révélateur, ils le corrigent. Comment le corrigent-ils ? Peut-être ne peuvent-ils pas le faire tout de suite, auquel cas ils n’en dorment plus la nuit et ne mangent plus le jour ; quand ils sont assis, quand ils marchent, ils se disent : “Comment vais-je sauver ma réputation, l’honneur de mon nom ? Comment vais-je assurer ma position ? Comment vais-je empêcher les autres de me regarder de haut et de me percer à jour ?” Toutes leurs pensées portent sur ces questions. Ils peuvent, parfois, avoir un peu de loyauté ou payer un certain prix, et ils peuvent faire des choses qui semblent justes de l’extérieur, mais derrière ces actions se cache un secret qu’ils ne partagent jamais. Le statut et la réputation d’un antéchrist sont le projet qu’il entreprend quand il commence à comprendre les choses et qu’il continue toute sa vie durant. C’est l’essence-nature de l’antéchrist. Si, un jour, il fait une gaffe et se met dans l’embarras, laissant voir aux autres qu’en certains points, lui aussi est dans l’erreur, ou défectueux, ou inadéquat, alors il ne considère pas cela comme un bon phénomène, il est hanté par la question, elle lui tourmente l’esprit et il se sent mal. Il ne dort plus, ne mange plus et se montre souvent distrait. Quand les autres lui demandent pourquoi il est distrait, il se prétend tellement occupé par son devoir qu’il n’a pas pu dormir, ce qui est loin d’être la vérité : il fait tout ce qu’il peut pour tromper les autres. Que pense-t-il au fond de lui ? “J’ai fait une gaffe et je me suis mis dans l’embarras. Comment puis-je me racheter ? Que puis-je faire pour me racheter sans que les autres voient ce que je manigance ? Quelle manière, quel ton dois-je employer pour me tirer d’affaire ? Comment ouvrir la bouche pour parler sans que les autres s’aperçoivent que j’essaie de me tirer d’affaire ?” Il y réfléchit si longuement, sous tous les angles, qu’il se creuse la tête et ne songe ni à s’alimenter ni à s’hydrater » (« Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie II) », dans Exposer les antéchrists). En méditant les paroles de Dieu, j’ai compris que mon comportement était exactement le même que celui des antéchrists exposés par Dieu qui ne pensent qu’à leur réputation et à leur statut. Je m’étais discréditée en commettant une erreur et mes frères et sœurs avaient vu ma faiblesse. Parce que ça me semblait très humiliant, je suis devenue obsédée par ce qu’ils pensaient de moi. Je n’arrivais même pas à me calmer pour faire mon devoir pendant la journée et j’en perdais le sommeil la nuit. Ҫa me hantait en permanence. Comme les autres avaient déjà vu ma faiblesse, je ne pouvais rien faire pour sauver la situation. Je ne pouvais pas regagner ma dignité et j’ai complètement perdu ma volonté de faire mon devoir. Je me disais qu’en démissionnant, le m’épargnerais au moins d’être vue comme une ratée, de mal faire mon devoir et d’être méprisée par tout le monde. Je me suis aussi souvenue de ceci, dans les paroles de Dieu : « Le statut et la réputation d’un antéchrist sont le projet qu’il entreprend quand il commence à comprendre les choses et qu’il continue toute sa vie durant. C’est l’essence-nature de l’antéchrist » (« Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie II) », dans Exposer les antéchrists). Ҫa m’a montré que l’un des traits essentiels d’un antéchrist est de ne parler et agir que dans l’intérêt de sa réputation et de son statut. Ce sont les choses que les antéchrists recherchent et vers lesquelles ils tendent toute leur vie. Ils placent la réputation et le statut au-dessus de tout le reste. J’ai pris conscience que ça me décrivait aussi. Pendant ma scolarité, j’avais toujours voulu être la première de ma classe pour que mes professeurs aient une haute opinion de moi et pour que ma famille et mes amis me félicitent. J’accomplissais mes devoirs dans la maison de Dieu depuis plusieurs années et je savais, en théorie, qu’il ne servait à rien de chercher la réputation et le statut, que ces choses n’avaient aucun rapport avec la vérité. En apparence, je ne les recherchais pas. Néanmoins, au fond de moi, j’aimais toujours le prestige et je voulais réussir dans tout ce que je faisais pour que les autres me félicitent et m’admirent. Quand j’ai accepté la position de dirigeante d’Église, j’espérais être digne du titre de « dirigeante » et recevoir les éloges de tout le monde dès que je prendrais ma fonction. Quand j’ai raté quelque chose, j’ai pensé que les frères et sœurs me mépriseraient, que ma réputation et mon statut en souffriraient, et je n’ai plus voulu faire ce devoir. Je me suis rendu compte que je chérissais l’image que les autres avaient de moi dans leur cœur au lieu de chérir ma chance de faire mon devoir. Quand ma réputation et mon statut ont été compromis, j’ai voulu renoncer au mandat de Dieu. Je plaçais ma réputation et mon statut au-dessus de tout le reste. J’ai compris que c’était cette sorte de tempérament d’antéchrist qui coulait dans mes veines, que j’étais sur le chemin d’un antéchrist. Alors je me suis demandé : pourquoi mes frères et sœurs devraient-ils m’admirer ? Je ne possédais pas la vérité, je n’avais aucune expérience concrète, mon calibre était médiocre et je me souciais toujours de mon statut. Alors que j’étais contrôlée par un tempérament satanique, je voulais encore que les autres m’adorent ! Que j’étais impudente !

À ce moment-là, je réfléchissais aussi sur cet aspect de la vérité et je le cherchais. J’ai lu un autre passage des paroles de Dieu qui m’a aidée : « En tant qu’être créé, quand on se présente devant le Créateur, on doit accomplir son devoir. C’est ce qu’il convient de faire. Étant donné que les gens doivent accomplir le devoir d’un être créé, le Créateur a de nouveau réalisé une plus grande œuvre au sein de l’humanité. Il a accompli une nouvelle étape de Son œuvre sur l’humanité. Or de quelle œuvre s’agit-il ? Il fournit la vérité à l’humanité, lui permettant d’obtenir de Lui la vérité dans l’accomplissement de ses devoirs et, ainsi, de se débarrasser de ses tempéraments corrompus et d’être purifiée. Les hommes parviennent ainsi à satisfaire la volonté de Dieu et à s’engager sur le bon chemin dans la vie, et finalement, ils sont capables de craindre Dieu et de s’éloigner du mal, d’atteindre le salut complet et de ne plus être soumis aux afflictions de Satan. Voilà l’effet principal que Dieu voudrait que l’humanité atteigne en fin de compte en accomplissant son devoir. Par conséquent, en accomplissant ton devoir, tu ne profites pas seulement de la valeur et de la signification que l’accomplissement de ton devoir en tant qu’être créé apporte à ta vie. Au-delà de cela, tu es purifié et sauvé et, en fin de compte, tu arrives à vivre dans la lumière du visage du Créateur. […] Pour ce qui est d’ici et de maintenant, tous ceux qui se présentent devant Dieu et accomplissent leur devoir d’êtres créés reçoivent de Dieu ce qu’il y a de plus précieux et de plus beau au sein de l’humanité. Aucun être créé au sein de l’humanité ne peut recevoir de telles bénédictions de la main du Créateur par simple hasard. Une chose aussi belle et aussi grande est déformée par l’engeance des antéchrists et transformée en une transaction, dans laquelle ils sollicitent des couronnes et des récompenses de la main du Créateur. Une telle transaction fait de quelque chose de très beau et de très juste quelque chose de très laid et de très mauvais. N’est-ce pas ce que font les antéchrists ? À en juger par cela, les antéchrists sont-ils maléfiques ? Ils le sont en effet beaucoup, et ce n’est là qu’une manifestation d’un aspect de leur méchanceté » (« Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie VI) », dans Exposer les antéchrists). En méditant les paroles de Dieu, j’ai compris que le fait qu’un être créé ait le privilège de se présenter devant le Créateur et de faire son devoir dans le cadre de l’œuvre de gestion de Dieu est une chose très belle et juste. Je me suis demandé : pourquoi Dieu dit-Il que faire notre devoir est une chose très belle et juste ? C’est parce que Dieu nous accorde généreusement de nombreuses vérités, qu’Il nous autorise à faire notre devoir dans Sa maison et qu’Il nous offre des occasions de nous entraîner. Tout en faisant notre devoir, nous pouvons comprendre et gagner la vérité, et nous pouvons progresser peu à peu dans nos vies. Non seulement nous pouvons découvrir nos tempéraments corrompus, en savoir plus sur eux et les résoudre, mais nous pouvons gagner une vraie compréhension de Dieu, nous engager sur le chemin de la crainte de Dieu et du rejet du mal, pour qu’il nous soit finalement possible d’être gagnés par Dieu. Dieu nous permet de faire notre devoir pour nous accorder la vérité et la vie. Il le fait pour nous purifier et nous sauver, sans rien attendre en retour. Et en tant qu’êtres créés, nous devrions voir et comprendre les intentions sincères de Dieu, avec un cœur honnête et authentique dans notre devoir, et nous consacrer pleinement à notre devoir pour rendre Son amour à Dieu. Entre le Créateur et Ses créations, Dieu est l’Unique qui Se dévoue généreusement, tandis que les humains sont ceux qui doivent se soumettre sincèrement et rendre à Dieu. Nous finissons par gagner les vérités qui viennent de Dieu, nous délivrer de nos tempéraments corrompus, qui viennent de Satan, et manifester une ressemblance humaine. Alors nous devenons capables d’apaiser le cœur de Dieu. C’est une relation magnifique et très pure. Aussi, un être créé qui accepte le mandat du Créateur et fait son devoir est comme un enfant qui témoigne un amour filial à ses parents. C’est juste et convenable ; c’est la chose la plus basique à faire. Et, dans notre devoir, nous ne menons pas notre propres affaires, mais nous contribuons à répandre l’Évangile, de manière à ce que plus de gens se présentent devant Dieu. C’est l’objectif le plus juste sur cette terre. Mais, en dépit de toute raison, c’était précisément cette chose juste et merveilleuse que j’avais transformée en quelque chose de mauvais et d’immonde. Je la concevais comme une transaction, un échange qui pouvait me permettre de gagner un statut. J’étais prête à le faire si ça élevait mon statut. Sinon, je le refusais, le remettant à quelqu’un d’autre. J’exploitais l’élévation et la grâce de Dieu pour atteindre mes propres buts sinistres. Je me suis aperçue que j’étais incroyablement mauvaise et que je ne méritais même pas d’être une créature de Dieu. Repenser à mon attitude envers mon devoir m’a remplie de remords. Je me suis présentée devant Dieu pour prier : « Ô Dieu, Tu ne T’es pas détourné de moi à cause de mon calibre insuffisant ou de mon expérience de la vie pathétique. À la place, Tu m’as donné une chance de pratiquer, ce qui était une bénédiction pour moi. Malgré ça, j’ai essayé de me servir de mon devoir pour négocier avec Toi. Je suis si maléfique ! Ô Dieu, je ne veux plus être obsédée par ma réputation et mon statut, je veux chérir vraiment cette chance et me consacrer entièrement à faire ce devoir du mieux possible pour ne pas Te décevoir. » Après ma prière, je me suis sentie bien plus à l’aise et apaisée. Avec le recul, faire l’expérience de cet échec et perdre un peu de prestige juste après avoir pris cette fonction m’a semblé mauvais en apparence, mais bon en réalité. C’était Dieu qui corrigeait la direction et les buts de ma recherche. Ce que j’espérais, c’était être une bonne dirigeante qui s’en sortait bien depuis le début, afin d’obtenir les éloges et l’admiration de mes frères et sœurs. Mais cette expérience m’a montré que rechercher la gloire et le statut était le mauvais chemin et le chemin de l’échec. J’ai compris que l’accomplissement de ce devoir pouvait mettre mes insuffisances à nu et que je devais admettre mes échecs, assumer les faits, puis travailler dur pour m’équiper de la vérité afin d’avancer pas à pas, de bien faire mon devoir et de satisfaire Dieu. Je ne devais pas consacrer mon énergie à être appréciée par mon supérieur et à gagner l’admiration des frères et sœurs. Même si ma faiblesse avait été révélée, le fait que je ne sache pas comment gérer les gens selon les principes signifiait que je devais admettre que je n’avais vraiment pas la réalité-vérité, retenir la leçon et saisir les principes. Je n’avais pas à être aussi terrifiée par cet échec. Ce qui était essentiel, c’était que je sois capable de mettre la vérité en pratique et de progresser à l’avenir. Ce passage des paroles de Dieu m’est aussi venu à l’esprit : « C’est par le processus de l’accomplissement de son devoir que l’homme change progressivement, et c’est par ce processus qu’il démontre sa fidélité. Ainsi, plus tu es capable de remplir ton devoir, plus tu recevras de vérités, et plus ton expression deviendra réelle » (« La différence entre le ministère de Dieu incarné et le devoir de l’homme », dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont permis de saisir qu’il n’est pas nécessaire de comprendre toutes les vérités et de posséder uns stature adéquate pour assumer le devoir de dirigeant. En plus, personne n’est vraiment à la hauteur de cette tâche quand il l’entreprend. Dieu nous entraîne par nos devoirs et c’est grâce à cet entraînement qu’Il nous guide et nous perfectionne. En faisant nos devoir, nous allons sans doute révéler de nombreux défauts, connaître des échecs et des revers, et nous allons être émondés et traités. En cherchant la vérité et en saisissant de mieux en mieux les principes, nous pouvons améliorer progressivement notre stature. Au cours de ce processus, il est tout à fait normal que l’on ne comprenne pas certaines choses ou qu’elles soient hors de notre portée, et qu’on subisse des échecs et des revers. C’est quelque chose qu’on doit impérativement traverser. J’ai compris à quel point je serais aveugle si je rejetais cette chance d’être perfectionnée par Dieu parce que j’avais peur de perdre la face, d’être humiliée, et que je renonçais à ce devoir à cause de ça. Cette pensée a été très libératrice. Je savais que mon calibre était pauvre, que je ne comprenais pas la vérité et que mon entrée dans la vie était très limitée, mais je pouvais travailler dur, payer un prix et m’efforcer d’atteindre la vérité. Même si j’étais la moins douée de tous les dirigeants du moment, je réussirais peut-être un jour à progresser. J’ai pensé à Noé, qui n’avait encore jamais construit d’arche, mais qui était sincère et dévoué dans son cœur et qui s’en est remis à l’orientation de Dieu. Il a persévéré pendant 120 ans et finalement achevé l’arche, remplissant le mandat de Dieu. À l’époque, il n’avait même pas beaucoup de paroles de Dieu ni beaucoup de gens pour l’aider. Mais moi, qui étais guidée par les paroles de Dieu et bénéficiais de l’orientation de mon dirigeant, ainsi que de la coopération et du soutien de nombreux frères et sœurs, avais-je le droit de pleurnicher sur mes problèmes dans mon devoir ? Le fait que je continue à pleurnicher ainsi n’avait aucun fondement. Cette pensée m’a incitée à méditer : comment devais-je accomplir mon devoir de manière à effectuer un travail concret ?

Peu après, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Plus tu seras soucieux de la volonté de Dieu, plus ton fardeau sera lourd, et plus ton fardeau sera lourd, plus ton expérience sera riche. Lorsque tu seras soucieux de la volonté de Dieu, Dieu te donnera un fardeau et ensuite t’éclairera au sujet des tâches qu’Il t’a confiées. Après que Dieu t’aura donné ce fardeau, lorsque tu mangeras et boiras les paroles de Dieu, tu prêteras attention à toutes les vérités relatives à ton fardeau. Si ce fardeau se rapporte aux conditions de vie de tes frères et sœurs, c’est un fardeau que Dieu t’a confié, et alors, tes prières quotidiennes incluront également ce fardeau. Ce que Dieu fait t’a maintenant été confié et tu es prêt à accomplir ce que Dieu veut faire, c’est ce que signifie prendre le fardeau de Dieu comme le tien propre. À ce stade, ta façon de manger et de boire les paroles de Dieu se concentrera sur ce genre de questions, et tu te demanderas : comment vais-je résoudre ces problèmes ? Comment puis-je permettre à mes frères et sœurs d’acquérir la libération et de trouver leur joie spirituelle ? Quand tu échanges, tu te concentreras aussi sur la résolution de ces problèmes ; tu te concentreras à manger et à boire des paroles qui se rapportent à ces problèmes lorsque tu manges et bois les paroles de Dieu. Tu porteras aussi un fardeau lorsque tu manges et bois les paroles de Dieu. Une fois que tu comprendras les exigences de Dieu, tu seras plus au clair quant au chemin à emprunter. Ton fardeau a généré cet éclairage et cette illumination du Saint-Esprit, et c’est aussi Dieu t’offrant Sa conduite. Pourquoi est-ce que Je dis cela ? Si tu ne portes aucun fardeau, alors tu ne seras pas attentif quand tu manges et bois les paroles de Dieu ; lorsque tu manges et bois les paroles de Dieu tout en portant un fardeau, tu peux en saisir l’essence, découvrir ton chemin et être soucieux de la volonté de Dieu. Par conséquent, dans tes prières, tu devrais souhaiter que Dieu place plus de fardeaux sur toi et te confie des tâches encore plus grandes, afin que tu sois plus à même de trouver devant toi un chemin de pratique, que tu deviennes plus efficace en mangeant et en buvant les paroles de Dieu, que tu sois en mesure de saisir l’essence de Ses paroles et que tu sois plus capable d’être ému par le Saint-Esprit » (« Sois soucieux de la volonté de Dieu afin d’atteindre la perfection », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai compris grâce aux paroles de Dieu que le plus important, pour bien faire mon devoir, était de le porter réellement comme un fardeau et de m’y consacrer vraiment. Quand je découvrirais des problèmes dans mon travail ou des difficultés dans l’entrée dans la vie des frères et sœurs, je devrais absolument me creuser les méninges pour trouver une solution. Je devrais prier, manger et boire les paroles de Dieu avec mon fardeau et, alors, quand je chercherais la vérité avec ces problèmes concrets à l’esprit, il me serait plus facile d’obtenir l’éclairage et l’orientation du Saint-Esprit. Dès lors, dans les réunions, j’ai commencé à écouter de tout mon cœur les échanges des frères et sœurs sur leurs expériences personnelles, à vraiment réfléchir à leurs états et leurs problèmes et à me demander comment les mêler aux paroles de Dieu dans mon échange. Quand je me sentais entravée par un problème, j’en parlais et j’y réfléchissais avec la sœur avec laquelle je collaborais le plus pour avoir une vision plus claire du problème. Ҫa a été efficace dans nos réunions. Un jour, au cours d’une réunion avec des croyants de longue date, j’ai été très nerveuse. J’avais peur que mon échange révèle un manque de compréhension de ma part et que leurs problèmes ne soient pas résolus. J’avais peur de m’humilier, qu’ils se moquent de moi et, comme j’étais très jeune, qu’ils pensent que je n’étais qu’une petite fille qui faisait de grands discours. Je n’ai rien dit. Je n’ai pas cessé de prier Dieu dans mon cœur, Lui demandant de me guider pour que je me libère des entraves de la réputation et du statut qui me paralysaient et que je puisse échanger ouvertement. J’ai senti mon attitude changer progressivement et je me suis rendu compte que l’échange ne consiste pas à dire des choses nobles et inspirées pour obtenir l’approbation des autres, mais à être quelqu’un de sincère qui partage sa compréhension personnelle dans la mesure du possible. Quelles que soient les personnes présentes à une réunion, nous accomplissons tous notre devoir devant Dieu. Je dois donc assumer mes responsabilités sans me soucier de ce que les autres pensent de moi. Dès que j’ai rectifié mon attitude, je me suis sentie plus libre dans mon cœur et j’ai pu mettre de l’ordre dans mes pensées. J’ai vu les problèmes plus clairement et je me suis aperçue que je pouvais contribuer à l’échange. J’ai vraiment senti que ça ne tenait à pas à ma stature personnelle, mais que ça venait de l’éclairage et de l’orientation de Dieu. Je n’aurais pas pu accomplir ça toute seule. Après ces expériences, j’ai senti que je m’étais un peu améliorée et je me suis réjouie de ne pas avoir renoncé à ce devoir. Si j’avais baissé les bras, je n’aurais pas fait ces progrès. Je suis aussi devenue plus certaine de la vérité de ces paroles de Dieu : « Plus tu seras soucieux de la volonté de Dieu, plus ton fardeau sera lourd, et plus ton fardeau sera lourd, plus ton expérience sera riche. Lorsque tu seras soucieux de la volonté de Dieu, Dieu te donnera un fardeau et ensuite t’éclairera au sujet des tâches qu’Il t’a confiées » (« Sois soucieux de la volonté de Dieu afin d’atteindre la perfection », dans La Parole apparaît dans la chair). Ces paroles sont la vérité et absolument irréfutables. Dès que j’ai mis les paroles de Dieu en pratique, j’ai vraiment vu Sa direction et Ses bénédictions.

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