Un choix face au danger

8 janvier 2023

Par Li Xinmo, Chine

Un jour d’hiver, il y a plusieurs années, une supérieure m’a dit que des dirigeants et des ouvriers d’une Église voisine avaient été arrêtés. Il fallait s’occuper de travaux de suivi dans l’Église et les frères et sœurs n’avaient personne pour les aider. Certains étaient craintifs, négatifs et faibles et ne pouvaient pas participer à la vie de l’Église. Elle m’a demandé si je voulais bien présider les travaux de cette Église. Quand elle m’a posé la question, je me suis senti un peu tiraillé : certains frères et sœurs venaient juste de se faire arrêter dans cette Église. Si je prenais le relais dans cette Église, qu’allait-il m’arriver si je me faisais arrêter ? Vu mon âge avancé, mon corps pourrait-il vraiment supporter la torture et les coups du grand dragon rouge ? Si je ne supportais pas la torture et que je devenais un Judas, trahissant Dieu, mes années de foi ne seraient-elles pas vaines ? Puis je me suis dit que face à l’adversité de cette situation, quelqu’un devait se proposer pour les travaux de l’Église à ce moment crucial. Alors j’ai accepté à contrecœur.

Quand je suis arrivé à l’Église, Sœur Wang Xinjing m’a informé que certains dirigeants, ouvriers et frères et sœurs avaient été arrêtés et qu’elle n’avait pu contacter que quelques frères et sœurs dans toute l’Église. La plupart des membres étaient injoignables, ils ne pouvaient donc pas se réunir. En entendant ça, je me suis dit : « Le grand dragon rouge se sert de nos voisins pour nous surveiller. Et si, quand j’irais aider ces frères et sœurs, les voisins en prenaient note et me dénonçaient ? En plus, tant de frères et sœurs ont été arrêtés que si certains ne supportent pas la torture et dénoncent d’autres frères et sœurs, la police va les surveiller. Ne vais-je donc pas tomber droit dans leur piège si je vais voir ces frères et sœurs ? Si je me fais arrêter, que je ne supporte pas la torture et que je deviens un Judas, mes jours en tant que croyant ne seront-ils pas comptés ? Et bien sûr, je n’obtiendrai alors pas le salut. » Plus j’y pensais, plus j’avais peur et je me disais que c’était trop dangereux d’accomplir mon devoir là-bas. J’avais l’impression de marcher dans un champ de mines : un faux pas et c’était fini. À ce moment-là, j’ai vraiment regretté d’être venu superviser le travail dans cette Église et je n’ai pas trouvé la motivation pour remplir mon devoir. Puis je me suis dit : « Xinjing est membre de cette Église et connaît mieux la situation globale ici. Ce serait plus pratique que ce soit elle qui aille voir les frères et sœurs. Je viens seulement d’arriver et je ne suis pas encore au fait. Je peux demander à Xinjing d’aller voir les frères et sœurs, comme ça je n’aurai pas à prendre de risque. » Mais j’ai pensé : « Il y a beaucoup de principes que Xinjing ne saisit pas bien, et elle manque d’expérience. Peut-elle réellement bien faire le travail de suivi malgré tout ça ? Saura-t-elle résoudre les problèmes des frères et sœurs ? Mais si j’y vais moi, ne vais-je pas aller droit à la catastrophe ? » Après avoir retourné le problème dans tous les sens, j’ai décidé de demander à Xinjing d’accomplir ce travail. Mais quelques jours après, elle n’avait toujours pas avancé. En voyant ça, j’ai su qu’il fallait que j’aille aider les frères et sœurs. Sinon, leurs problèmes ne seraient pas résolus et cela nuirait à leur entrée dans la vie. Mais vu à quel point la situation était périlleuse à ce moment-là, je risquais de me faire arrêter chaque fois que je prendrais contact avec les frères et sœurs. Alors je n’ai pas osé faire le travail moi-même. Résultat, il s’est passé un bon mois sans que l’on avance réellement sur le travail de l’Église. Xinjing vivait dans la négativité. J’en avais conscience, mais je vivais dans la crainte et la peur à l’époque. Alors je n’ai pas osé collaborer avec elle dans le travail.

Un jour, j’ai senti une douleur au genou gauche. En quelques jours, il avait enflé comme un ballon et était devenu noir et bleu. C’était tellement douloureux que je pouvais à peine marcher. À ce moment-là, j’ai compris que c’était peut-être Dieu qui me punissait. J’ai donc prié Dieu et Lui ai demandé de m’éclairer pour que je connaisse Ses intentions. Ma prière terminée, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu. « Son chagrin est dû à l’humanité pour laquelle Il a des espoirs, mais qui est tombée dans les ténèbres parce que l’œuvre qu’Il fait dans l’homme n’est pas à la hauteur de Ses attentes, et parce que toute l’humanité qu’Il aime ne peut pas vivre dans la lumière. Il éprouve du chagrin pour l’humanité innocente, pour l’homme honnête, mais ignorant, et pour l’homme qui est bon, mais déficient quant à ses propres perspectives. Son chagrin est un symbole de Sa bonté et de Sa miséricorde, un symbole de beauté et de bienveillance » (« Il est très important de comprendre le tempérament de Dieu », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Ces paroles de Dieu ont eu sur moi un profond impact. Surtout quand j’ai lu ces paroles de Dieu : « Son chagrin est dû à l’humanité pour laquelle Il a des espoirs, mais qui est tombée dans les ténèbres », je me suis senti coupable. À cause des arrestations du grand dragon rouge, les frères et sœurs ne pouvaient pas vivre une vie d’Église normale, alors ils ont plongé dans la dépression et l’obscurité et leur vie en a pâti. Cela a rendu Dieu anxieux et inquiet. Il a espéré sans attendre que quelqu’un se soucie de Sa volonté et vienne rapidement en aide aux frères et sœurs pour qu’ils vivent une vie d’Église normale. Quant à moi, j’ai demandé à Xinjing de faire mon travail pour assurer ma sécurité et je suis rentré dans ma coquille pour prolonger une existence ignoble. J’avais parfaitement conscience que les frères et sœurs ne pouvaient pas vivre une vie d’Église normale et que leur vie en avait pâti, mais je ne suis pas intervenu pour résoudre le problème. Où était mon humanité ? J’étais tellement égoïste et méprisable ! En général, quand je ne suis pas dans une situation dangereuse, j’estime être quelqu’un qui aime Dieu, capable de faire des sacrifices et qui se dépense. J’échange même souvent avec les autres sur le besoin d’aimer et de satisfaire Dieu. Mais face à cette situation, je n’ai pensé qu’à ma propre sécurité. Je ne me suis pas du tout soucié de la volonté de Dieu ni du fait que ça pouvait nuire à la vie des frères et sœurs. J’ai compris que je n’avais parlé que de connaissances doctrinales. Je dupais Dieu et les autres. C’était blessant et abject envers Dieu. Quand j’ai compris ça, j’étais plein de remords et j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, je protège toujours mes propres intérêts et je n’ai pas tenu compte de Ta volonté. Je manque vraiment de conscience et de raison. Mon Dieu, je suis prêt à écouter Ta volonté et à faire de mon mieux pour aider les frères et sœurs. »

Après ça, j’ai commencé à aider et soutenir les frères et sœurs et à résoudre leurs problèmes. Un jour, j’ai entendu une sœur dire : « Il y a deux ans, plus de dix frères et sœurs de cette Église ont été arrêtés. À ce jour, certains n’ont toujours pas été relâchés. La police a même menacé de raser notre Église. » J’étais vraiment en colère d’entendre ça. Ces démons étaient tellement arrogants et tyranniques ! Mais inconsciemment, j’ai eu peur : seulement deux ans après, ils étaient venus arrêter des tas d’autres membres. Et ils menaçaient de raser l’Église. Si la police découvrait que j’étais le dirigeant d’Église, n’allais-je pas devenir leur cible principale ? Je tremblais de peur à l’idée que les frères et sœurs aient été torturés après leur arrestation. Si je me faisais réellement arrêter, serais-je capable de supporter leur torture ? Si j’étais battu à mort ou que je devenais un Judas, ne serait-ce pas la fin pour moi ? Quand j’ai entendu qu’encore plus de frères et sœurs avaient été arrêtés, j’ai trouvé que c’était vraiment trop dangereux d’accomplir mon devoir dans un contexte pareil. Je me suis dit que je pouvais être arrêté par la police à tout moment. J’étais extrêmement craintif et effrayé. Un jour, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu. « Quelle que soit la “puissance” de Satan, quelles que soient son audace et son ambition, quelle que soit son habileté à infliger des dommages, quelle que soit l’ampleur de ses tactiques pour corrompre et séduire l’homme, quelle que soit la ruse de ses stratagèmes et de ses plans pour menacer l’homme, quelle que soit la flexibilité de la forme dans laquelle il existe, il n’a jamais été capable de créer une seule chose vivante, n’a jamais été capable d’établir des lois ou des règles pour l’existence de toutes choses et n’a jamais été capable de régner et de contrôler n’importe quel objet, qu’il soit animé ou inanimé. Dans le cosmos et le firmament, il n’y a pas une seule personne ou un seul objet qui soit né de lui ou qui existe à cause de lui ; il n’y a pas une seule personne ou un seul objet qui soit dirigé par lui ou contrôlé par lui. Au contraire, non seulement il doit vivre sous la domination de Dieu, mais il doit de plus obéir à tous les ordres et commandements de Dieu. Sans la permission de Dieu, il est difficile pour Satan de toucher même une goutte d’eau ou un grain de sable sur la terre ; sans la permission de Dieu, Satan n’a même pas la liberté de déplacer les fourmis sur la terre, et encore moins l’humanité qui a été créée par Dieu. Aux yeux de Dieu, Satan est inférieur aux lys des montagnes, aux oiseaux qui volent dans les airs, aux poissons dans la mer et aux asticots sur la terre. Son rôle parmi toutes choses est de servir toutes choses, de servir l’humanité et de servir l’œuvre de Dieu et Son plan de gestion » (« Dieu Lui-même, l’Unique I », dans La Parole, vol. 2, « Sur la connaissance de Dieu »). À travers ces paroles de Dieu, j’ai compris que Dieu contrôlait tout. Satan a beau être féroce, il est quand même sous la domination de Dieu. Sans le consentement de Dieu, Satan n’oserait faire aucune fausse manœuvre. Je me suis souvenu que lorsque Job a été testé, sans l’accord de Dieu, Satan n’a pu le blesser que dans sa chair mais n’a pas pu lui ôter la vie. Dans la situation dans laquelle je me trouvais, cela ne dépendait-il pas uniquement de Dieu si j’étais arrêté ? Satan avait beau être violent et féroce, sans l’accord de Dieu, il n’obtiendrait pas ce qu’il voulait, même si le grand dragon rouge essayait de m’arrêter. Si Dieu donnait Son accord, alors je ne pourrais pas y échapper même si j’essayais. Ma vie était entre les mains de Dieu et Satan n’avait pas son mot à dire. En réfléchissant aux paroles de Dieu, j’ai acquis des connaissances sur Son autorité et Sa souveraineté et je me suis senti moins craintif et bien plus libéré. Je voulais faire en sorte que les frères et sœurs recommencent de suite à vivre leur vie d’Église. Durant cette période, Xinjing et moi avons prié et compté sur Dieu. On a contacté les frères et sœurs et on leur a apporté de l’aide. Du coup, ils ont peu à peu recommencé à participer à des réunions, vivant leur vie d’Église et accomplissant leur devoir du mieux possible.

Plus tard, une sœur qui avait été arrêtée puis relâchée m’a écrit une lettre, m’informant que j’avais été dénoncé. La police savait déjà que j’étais dirigeant et dans quel village j’habitais. Ils ont même dit qu’ils demanderaient au Bureau de sécurité de délivrer un mandat à mon encontre. Pour me localiser, la police avait même emmené la sœur dans mon village pour qu’elle m’identifie, mais les images de surveillance ont été perdues. Du coup, leur plan a échoué. Quand j’ai appris ça, j’ai eu la gorge nouée. J’étais terriblement nerveux et effrayé. Vu que la police avait déjà énormément d’informations sur moi, je pouvais me faire arrêter à tout moment. Et si j’étais arrêté, on allait certainement me torturer et me faire souffrir. Plus j’y pensais, plus j’avais peur et j’ai eu un moment de faiblesse. Croire en Dieu sur les terres du grand dragon rouge, c’était comme être sur la corde raide : j’étais en danger de mort à chacun de mes pas. À ce moment-là, je me suis dit : « Je peux peut-être me cacher chez ma famille pendant un moment. Quand les choses se seront calmées ici, je pourrai continuer à faire mon devoir. » Mais je me suis rappelé que certains frères et sœurs étaient craintifs, négatifs et faibles et avaient un besoin urgent d’être abreuvés et soutenus. Si je désertais mon poste à un moment aussi crucial, n’était-ce pas me rebeller contre Dieu et Le blesser ? J’étais angoissé et tourmenté. Je ne savais pas quoi faire, alors j’ai prié Dieu. Je Lui ai demandé de me donner la force et la foi de continuer à accomplir mon devoir. Ma prière terminée, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « En Chine continentale, le grand dragon rouge poursuit sa répression, ses arrestations et ses persécutions brutales qui visent ceux qui croient en Dieu. Ces derniers sont fréquemment confrontés à certaines situations dangereuses. Par exemple, le gouvernement fait des recherches sur les croyants sous différentes formes. Quand le gouvernement trouve l’endroit où habite un antéchrist, quelle est la première chose à laquelle pense cet antéchrist ? Il ne pense pas à arranger convenablement le travail de l’Église. Au contraire, il réfléchit à la manière d’échapper à cette dangereuse situation. Lorsque l’Église est confrontée à l’oppression ou aux arrestations, un antéchrist ne travaille jamais à faire face aux conséquences. Il ne fait aucun plan pour les ressources importantes ou le personnel de l’Église : au lieu de cela, il imagine toutes sortes de prétextes et d’excuses pour se trouver un endroit sûr, et, s’y étant installé, il en a fini avec cette affaire. […] Tout au fond de son cœur, l’antéchrist considère que sa propre sécurité est de la plus haute importance, et c’est la question centrale qu’il a constamment à l’esprit. Il pense : “Je ne dois absolument pas laisser quoi que ce soit m’arriver. Je ne peux pas me faire arrêter, peu importe si cela doit arriver à quelqu’un d’autre. Je dois continuer à vivre. J’attends toujours la gloire que j’obtiendrai grâce à Dieu quand Son œuvre aura été accomplie. Si je me fais prendre, je serai un Judas, et si je suis un Judas, je suis fini. Je n’aurai pas d’issue et je serai puni comme je le mérite.” […] Ce n’est qu’une fois que l’antéchrist est bien installé et qu’il sent que rien de mal ne va lui arriver, qu’il n’est pas menacé, qu’il fera un peu de travail superficiel. Un antéchrist arrange les choses avec soin, mais cela dépend pour qui il travaille. Si le travail lui est profitable, il y réfléchira alors minutieusement, mais quand il s’agit du travail de l’Église ou de quoi que ce soit ayant trait à son devoir, l’antéchrist montre son égoïsme et son ignominie, son irresponsabilité, et il n’a pas une once de conscience ou de raison. C’est ce genre de comportement qui le caractérise comme étant un antéchrist » (« Section 9 (Partie II) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Dieu a révélé à quel point les antéchrists sont particulièrement égoïstes et manquent d’humanité. Ils pensent seulement à leurs propres intérêts et à leur bien-être et ne se préoccupent absolument pas du travail de l’Église. Pendant les périodes de calme, ils donnent aux gens la fausse impression qu’ils sont passionnés par leurs devoirs. Mais au premier signe de danger ou face à toute situation qui met leur sécurité en péril, ils rentrent dans leur coquille, abandonnant leurs devoirs. Cela a beau nuire au travail de l’Église et aux frères et sœurs, ces antéchrists s’en moquent royalement. Je me suis rendu compte que mes propres actions n’étaient pas différentes de celles d’un antéchrist. Sans réel danger présent, en apparence, je semblais capable de souffrir et de me dépenser dans mon devoir mais en cas de réel danger, je me défilais, ne pensant qu’à me protéger, confiant le devoir risqué à ma sœur. Je restais passif devant le travail de l’Église qui n’avançait pas et les frères et sœurs qui étaient privés de vie d’Église. Je n’étais pas à la hauteur et je ne faisais pas le travail de l’Église. Et je ne me suis secoué qu’après avoir été puni. Quand j’ai entendu que j’avais été dénoncé et que la police me cherchait, j’ai voulu déserter mon poste et je n’ai pas du tout pensé au travail de l’Église. J’ai simplement été égoïste et méprisable. Je n’ai pas agi le moins du monde comme un croyant. Où était ma vraie foi en Dieu ? La réalité de cette situation a révélé que j’étais aussi égoïste qu’un antéchrist et que je n’avais pas une once de conscience ni de raison. Quand je me sentais en danger, je voulais abandonner mon devoir et trouver un moyen d’assurer ma sécurité. Je n’avais pas la moindre loyauté envers Dieu et c’était abject envers Lui. Ayant compris ça sur moi, j’étais plein de remords et de culpabilité. J’ai lu un passage des paroles de Dieu : « Vous vous souvenez peut-être tous de ces paroles : “Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire”. Vous avez tous déjà entendu ces paroles, pourtant aucun d’entre vous n’en a compris la vraie signification. Aujourd’hui, vous avez acquis une conscience profonde de leur véritable signification. Ces paroles seront accomplies par Dieu dans les derniers jours, et elles s’accompliront en ceux qui ont été brutalement persécutés par le grand dragon rouge dans le pays où il se tapit. Le grand dragon rouge persécute Dieu et est l’ennemi de Dieu ; et ainsi, dans ce pays, ceux qui croient en Dieu sont donc soumis à l’humiliation et à l’oppression, et par conséquent, ces paroles s’accomplissent en vous, en ce groupe de personnes. Parce qu’elle est entreprise sur une terre qui s’oppose à Dieu, toute l’œuvre de Dieu se heurte à de terribles obstacles, et l’accomplissement de nombre de Ses paroles demande du temps ; ainsi, les hommes sont épurés grâce aux paroles de Dieu, ce qui constitue également un élément de souffrance. Il est extrêmement difficile pour Dieu d’accomplir Son œuvre dans le pays du grand dragon rouge. Cependant, c’est grâce à cette difficulté que Dieu accomplit une étape de Son œuvre : rendre manifestes Sa sagesse et Ses prodigieuses réalisations, et saisir cette occasion pour rendre complet ce groupe de personnes. C’est par la souffrance des hommes, par leur calibre et par tous les tempéraments sataniques des habitants de cette terre immonde que Dieu accomplit Son œuvre de purification et de conquête, afin de gagner la gloire, par ce biais, et de gagner ceux qui témoignent de Ses actes. Telle est toute la signification de tous les sacrifices que Dieu a consentis pour ce groupe de personnes » (« L’œuvre de Dieu est-elle aussi simple que l’homme l’imagine ? », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). En réfléchissant à ces paroles de Dieu, j’ai compris Ses intentions. C’était inévitable, mais c’était également la prédestination de Dieu que nous, croyants demeurant sur les terres du PCC, soyons soumis à la persécution et à l’adversité. Dieu utilisait la persécution du grand dragon rouge comme un moyen de parfaire notre foi et notre amour. Mais face à une situation dangereuse, je n’ai pas cherché la volonté de Dieu. J’ai été craintif et effrayé, uniquement préoccupé par ma propre sécurité. Et je n’ai même pas voulu accomplir mon devoir. J’ai compris la réelle faiblesse de ma foi et au lieu de témoigner devant Dieu, j’étais devenu la risée de Satan. Quand j’ai compris ça, j’étais plein de remords et je me suis senti redevable, et je n’ai pas voulu abandonner mon poste ni vivre une existence ignoble plus longtemps. J’étais prêt à me soumettre et à m’en remettre aux mains de Dieu. J’étais heureux de laisser Dieu choisir si je devais être arrêté, et si je devais vivre ou mourir. Si je me faisais arrêter par le grand dragon rouge, ce serait avec l’accord de Dieu. Et même si ça signifiait que j’allais mourir, je témoignerais de Dieu. Si je ne me faisais pas arrêter, ce serait grâce à la miséricorde et à la protection de Dieu et je serais d’autant plus ému de faire mon devoir. Quand j’ai compris ça, je me suis senti un peu plus en paix et l’angoisse et la peur que je ressentais ont disparu.

Après ça, j’ai réfléchi : pourquoi n’avais-je pensé qu’à mes propres intérêts face au danger au lieu d’écouter la volonté de Dieu ? Un jour, j’ai trouvé ce passage des paroles de Dieu. « Tous les humains corrompus vivent pour eux-mêmes. Chacun pour soi, Dieu pour tous : tel est, en résumé, la nature humaine. Les gens croient en Dieu pour eux-mêmes ; quand ils renoncent à des choses et se dépensent pour Dieu, c’est afin d’être bénis, et quand ils Lui sont fidèles, c’est afin d’être récompensés. En somme, ils font tout cela dans le but d’être bénis, récompensés, et d’entrer dans le royaume des cieux. Au sein de la société, les gens travaillent pour leur profit personnel, et dans la maison de Dieu, ils accomplissent un devoir afin d’être bénis. C’est pour gagner des bénédictions que les gens renoncent à tout et qu’ils peuvent supporter beaucoup de souffrances : il n’y a pas de meilleure preuve de la nature satanique de l’homme. Les personnes dont les tempéraments ont changé sont différentes, elles sentent que c’est vivre selon la vérité qui donne du sens, que la base de l’être humain est de se soumettre à Dieu, de craindre Dieu et de s’éloigner du mal, qu’accepter la commission de Dieu est une responsabilité ordonnée par le ciel et reconnue par la terre, que seules les personnes qui remplissent les devoirs d’une créature de Dieu sont dignes d’être appelées humaines et que si elles ne sont pas capables d’aimer Dieu et de Lui rendre Son amour, elles sont inaptes à être appelées humaines. Pour elles, vivre pour soi est vide et dénué de sens. Elles estiment que les gens doivent vivre dans le but de satisfaire Dieu, d’accomplir correctement leurs devoirs et de mener une vie qui ait du sens, de sorte que même lorsque l’heure de la mort viendra, elles seront satisfaites et n’auront pas le moindre regret, et elles n’auront pas vécu en vain » (La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours », Troisième partie). À travers ces paroles de Dieu, j’ai compris pourquoi je me protégeais sans cesse face à des situations dangereuses et pourquoi je voulais abandonner mon devoir : parce que ma pensée était dominée par les philosophies de Satan telles que « Chacun pour soi, Dieu pour tous », « Laissez les choses dériver si elle ne vous affectent pas », « Ne levez jamais le petit doigt sans compensation », etc. Ces philosophies faisaient partie de ma nature et j’agissais toujours dans mon propre intérêt quoi qu’il arrive. Je trahissais Dieu lorsque mes propres intérêts étaient en jeu. Depuis que j’étais arrivé dans cette Église, je n’avais fait que penser à ma propre sécurité face à une situation périlleuse. Même si je savais qu’il fallait que j’aide ces frères et sœurs rapidement pour qu’ils puissent vivre une vie d’Église normale, je m’étais quand même caché par peur d’être arrêté et torturé et j’avais confié mon travail à ma sœur sans la moindre considération pour le travail de l’Église ni pour la sécurité de ma sœur. Même quand j’ai vu que travailler seule était trop dur pour la sœur et que les frères et sœurs ne pouvaient pas vivre leur vie d’Église, je n’ai pas voulu agir et faire mon devoir. Je vivais selon les philosophies de Satan. J’ai agi de façon égoïste et méprisable, sans la moindre humanité, conscience, ni raison. Dieu sauve ceux qui sont loyaux et obéissants envers Lui, ceux qui abandonnent leurs propres intérêts et protègent le travail de l’Église dans les moments cruciaux. Seul ce genre de personne peut obtenir l’éloge de Dieu. Mais dans les moments cruciaux, j’abandonnais le navire et je n’avais aucune sincérité envers Dieu. Vu à quel point j’étais égoïste et méprisable, même si j’avais réussi à échapper à la police et à prolonger une existence ignoble, pourquoi Dieu choisirait-Il ensuite de me sauver ? Afin de sauver l’humanité, Dieu S’est incarné en Chine et a enduré d’horribles humiliations et souffrances, bravant un immense danger pour exprimer Ses paroles et accomplir Son œuvre. Le grand dragon rouge L’a sans cesse poursuivi et persécuté, le monde religieux L’a également rejeté et calomnié, mais Dieu n’a jamais renoncé à nous sauver. Dieu a tout donné dans Sa quête obstinée pour sauver l’humanité. Dieu est tellement généreux et bon. Quant à moi, je n’étais pas du tout sincère envers Dieu. Je vivais encore selon les philosophies de Satan, dans l’égoïsme, le mépris et la traîtrise. Je ne pensais qu’à mes propres intérêts en faisant mon devoir et je n’ai pas du tout protégé le travail de l’Église. Si je ne me repentais pas, Dieu allait Se lasser de moi et me bannir.

Lors de mes dévotions, je suis tombé sur ce passage : « Ceux qui servent Dieu devraient être les intimes de Dieu, ils devraient être agréables à Dieu et capables de la plus grande loyauté envers Dieu. Peu importe que tu agisses en privé ou en public, tu es en mesure de gagner la joie de Dieu devant Dieu, tu es en mesure de tenir ferme devant Dieu, et quelle que soit la façon dont les autres te traitent, tu empruntes toujours le chemin que tu devrais emprunter et tu prêtes toute ton attention au fardeau de Dieu. Seules de telles gens sont des intimes de Dieu. Les intimes de Dieu sont capables de Le servir directement parce qu’ils ont reçu le grand mandat de Dieu et le fardeau de Dieu, qu’ils sont en mesure de considérer le cœur et le fardeau de Dieu comme le leur et parce qu’ils n’accordent aucune importance à leurs perspectives d’avenir : même quand ils n’ont aucune perspective et qu’ils n’en retireront aucun avantage, ils croient toujours en Dieu avec un cœur aimant. Et donc, ce genre de personne est un intime de Dieu. Les intimes de Dieu sont aussi Ses confidents ; seuls les confidents de Dieu pourraient partager Son inquiétude et Ses pensées, et, bien que leur chair soit endolorie et faible, ils sont capables d’endurer la douleur et d’abandonner ce qu’ils aiment pour satisfaire Dieu. Dieu confie plus de fardeaux à de telles personnes et ce que Dieu désire faire est corroboré dans le témoignage de telles personnes. Ainsi, ces gens sont agréables à Dieu, ils sont les serviteurs de Dieu, selon Son cœur et seuls des gens comme cela peuvent régner avec Dieu. Lorsque tu seras vraiment devenu un intime de Dieu, c’est précisément alors que tu régneras avec Dieu » (« Comment servir en harmonie avec la volonté de Dieu », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). À travers ces paroles de Dieu, j’ai compris que Dieu aimait ceux qui écoutaient Sa volonté et portaient Son fardeau. Quelles que soient la situation et la souffrance qu’ils endurent, et même si le chemin qu’il reste à parcourir paraît lugubre, ils résistent à tous les tourments pour combler Dieu et ne pensent pas à leurs propres intérêts. À terme, c’est ce genre de personne que Dieu recueille. À ce moment crucial, quand l’Église était persécutée, je savais qu’il fallait que j’écoute la volonté de Dieu, que je me préoccupe des inquiétudes de Dieu, que je protège le travail de l’Église et que j’assume mes responsabilités et mes devoirs. Quand j’ai compris tout ça, j’ai pris une résolution : quel que soit le danger à l’horizon, je ferais correctement mon devoir pour réconforter Dieu.

Un jour, on m’a dit qu’un dirigeant d’une Église voisine avait été arrêté. Les livres de l’Église devaient être transférés ailleurs rapidement, sinon ils finiraient entre les mains du grand dragon rouge. J’ai donc contacté Sœur Zhang Yi sur-le-champ pour m’aider à déplacer les livres. Quand je suis arrivé à notre point de rendez-vous, elle s’est ruée vers moi, l’air stressée, et m’a dit qu’elle avait été suivie. Elle avait eu du mal à les semer et m’a dit de transférer les livres le plus vite possible. En entendant ça, j’ai eu la gorge nouée. J’étais stressé et effrayé. Je me suis dit : « La police se cache et nous, on est totalement à découvert. Si les policiers me localisent et m’arrêtent, ils vont sûrement me frapper à mort. » Plus j’y pensais, plus j’avais peur et je voulais que quelqu’un d’autre transfère les livres. Mais je me suis rappelé que Zhang Yi avait déjà pris rendez-vous avec le responsable des livres, et on n’avait pas le temps de trouver un remplaçant. Et plus on tardait à faire le transfert, plus c’était risqué. Alors que j’étais en pleine hésitation, je me suis rendu compte que j’étais craintif. J’ai donc sans cesse fait appel à Dieu pour qu’Il me donne la foi et la force. À ce moment-là, j’ai pensé à un autre passage des paroles de Dieu : « Lorsque ceux qui sont fidèles à Dieu savent clairement qu’un environnement est dangereux, ils bravent néanmoins le risque pour assumer le travail consistant à faire face aux conséquences, et ils réduisent au minimum les pertes de la maison de Dieu avant de se retirer eux-mêmes. Ils ne donnent pas la priorité à leur propre sécurité. Dis-Moi, dans ce pays maléfique du grand dragon rouge, qui pourrait assurer qu’il n’y a aucun danger à croire en Dieu et à accomplir un devoir ? Quel que soit le devoir que l’on assume, cela comporte un certain risque, mais l’accomplissement du devoir est commandé par Dieu, et tout en suivant Dieu, on doit prendre le risque d’accomplir son devoir. Il faut faire preuve de sagesse et prendre des mesures pour assurer sa sécurité, mais il ne faut pas faire passer sa sécurité personnelle en premier. Il faut considérer la volonté de Dieu et faire passer en premier le travail de Sa maison et la diffusion de l’Évangile. Accomplir la commission de Dieu qui t’incombe est ce qui compte le plus, et cela vient en premier » (« Section 9 (Partie II) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Ceux qui sont loyaux envers Dieu peuvent écouter Sa volonté. Les circonstances ont beau être périlleuses, ils prennent tous les risques pour terminer le travail de suivi et assumer leurs responsabilités. Durant mes années de croyance, j’avais énormément apprécié d’être abreuvé et alimenté par les paroles de Dieu. Alors maintenant qu’il était temps d’accomplir mon devoir, je ne pouvais pas trahir ma conscience et attendre alors que les intérêts de l’Église étaient compromis. La situation avait beau être dangereuse, je devais trouver un moyen de transférer ces livres. Je ne pouvais pas les laisser finir entre les mains du grand dragon rouge. J’ai pensé aux paroles du Seigneur Jésus qui disaient : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera » (Luc 9:24). Même si j’étais arrêté et battu à mort en accomplissant mon devoir, ce serait significatif et apprové par Dieu. Pierre a été crucifié la tête en bas pour Dieu et ne s’est pas soucié de sa vie. Il a rendu à Dieu un témoignage fort et retentissant. Je savais qu’il fallait que j’imite Pierre, que je sois loyal envers Dieu quelle que soit la situation et que j’accomplisse mon devoir correctement pour réconforter le cœur de Dieu. Après ça, j’ai fait équipe avec les autres frères et sœurs, utilisant notre esprit pour échapper au grand dragon rouge. Et sous la protection de Dieu, on a transféré les livres avec succès.

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