Les raisons cachées de craindre les responsabilités

18 janvier 2023

Par Kaoyan, Japon

J’étais responsable du travail d’abreuvement dans l’Église. Comme beaucoup acceptaient l’œuvre de Dieu Tout-Puissant des derniers jours, notre Église s’est scindée en trois Églises différentes, et j’ai été chargée de l’une d’elles. Après la scission, j’ai découvert que beaucoup de nouveaux arrivants qui ne venaient pas régulièrement aux réunions ont été affectés à mon Église. Comme on manquait de personnel d’abreuvement, j’ai pensé que soutenir tous ces gens qui ne venaient pas toujours aux réunions demanderait beaucoup de temps et d’énergie. S’ils partaient parce qu’ils n’étaient pas bien abreuvés, les frères et sœurs pourraient dire que j’étais incapable et de calibre médiocre. Ce serait très embarrassant. Je pourrais alors être émondée et traitée, ou tenue responsable de leur départ. Si je n’étais pas la responsable, mais juste une personne chargée d’abreuver, je n’aurais pas à assumer cette responsabilité. J’avais beaucoup de pression, comme si j’étais chargée d’un gros fardeau, et cela pesait lourd sur mon cœur. Le dirigeant voulait qu’on forme plus de monde à l’abreuvement pour faire face au manque de personnel. Mais en voyant le nombre de nouveaux croyants qui n’allaient pas toujours aux réunions, j’étais rongée par cette difficulté. Ne me pensant pas capable de former du monde assez vite, je me sentais découragée. Après ça, je suis devenue trop passive dans mon travail. Je ne formais pas et n’abreuvais pas ceux que j’aurais dû former et abreuver, ce qui nuisait à notre travail. Me sentant vraiment contrariée et un peu coupable, j’ai prié Dieu : « Mon Dieu, je manque de stature. En voyant les difficultés et les problèmes de cette nouvelle Église, j’ai eu envie de m’en aller. Je sais que ce n’est pas Ta volonté. Je T’en prie, guide ma réflexion sur moi-même et le changement de mon état incorrect pour que je puisse assumer ce travail. »

J’ai lu un passage des paroles de Dieu au cours de mes dévotions. Dieu Tout-Puissant dit : « Certains ont peur d’assumer leurs responsabilités dans l’accomplissement de leur devoir. Si l’Église leur donne un travail à faire, ils se demanderont d’abord si ce travail les oblige à assumer des responsabilités. Et si c’est le cas, ils n’accepteront pas ce travail. Leurs conditions pour accomplir un devoir sont, premièrement, qu’il s’agisse d’un travail peu exigeant, deuxièmement, qu’il ne soit ni prenant, ni fatigant et troisièmement, que quoi qu’ils fassent, ils n’assument aucune responsabilité. Voilà le seul genre de devoir qu’ils assument. De quel genre de personne s’agit-il là ? Ne s’agit-il pas d’une personne fuyante et malhonnête, qui ne veut pas assumer la moindre responsabilité. Quand les feuilles tombent des arbres, cette personne a peur que le ciel tombe. Quel devoir une telle personne peut-elle accomplir ? À quoi pourrait-elle servir dans la maison de Dieu ? Le travail de la maison de Dieu a à voir avec un travail de lutte contre Satan, ainsi qu’avec la diffusion de l’Évangile du Règne. Quel devoir n’implique pas de responsabilités ? Ne diriez-vous pas qu’être dirigeant implique des responsabilités ? Les responsabilités d’un dirigeant n’en sont-elles pas d’autant plus grandes et ne doit-il pas assumer d’autant plus la responsabilité du travail ? Tu prêches l’Évangile, tu témoignes, tu réalises des vidéos, etc. En réalité, le travail que tu fais, quel qu’il soit, comporte des responsabilités, du moment qu’il se rapporte aux principes de la vérité. Si l’accomplissement de ton devoir est sans principes, cela affectera le travail de la maison de Dieu, et si tu as peur d’en assumer la responsabilité, alors tu ne pourras accomplir aucun devoir. Quelqu’un qui a peur d’assumer ses responsabilités dans l’accomplissement de son devoir est-il lâche, ou a-t-il d’un problème de tempérament ? Vous devez être capables de faire la différence. Le fait est que ce n’est pas une question de lâcheté : si cette personne recherchait la richesse ou à faire des choses dans son propre intérêt, comment pourrait-elle être aussi courageuse ? Elle prendrait tous les risques. Mais quand elle fait des choses pour l’Église, pour la maison de Dieu, elle ne prend absolument aucun risque. De telles personnes sont égoïstes et ignobles, les plus traîtres qui existent. Quiconque n’assume pas ses responsabilités dans l’accomplissement d’un devoir n’est pas sincère envers Dieu le moins du monde, sans parler de loyauté. Quel genre de personne ose assumer ses responsabilités ? Quel genre de personne a le courage de porter une lourde charge ? Quelqu’un qui prend des initiatives et qui va courageusement de l’avant au moment décisif dans le travail de la maison de Dieu, qui ne craint pas de supporter de lourdes responsabilités et d’endurer de grandes épreuves, quand il voit que le travail est très important et crucial. Voilà une personne loyale envers Dieu, un bon soldat de Christ. Est-ce que les gens craignent d’assumer leurs responsabilités parce qu’ils ne comprennent pas la vérité ? Non. C’est parce que leur humanité pose problème. Ils n’ont pas le sens de la justice ou des responsabilités. Ils sont égoïstes et ignobles, et ne sont pas de vrais croyants en Dieu. Ils n’acceptent absolument pas la vérité et pour ces raisons, ils ne peuvent être sauvés. Pour croire en Dieu et gagner la vérité, on doit payer beaucoup, et pour mettre en pratique la vérité, on doit aussi subir des épreuves, et on doit délaisser et abandonner des choses. Donc, quelqu’un qui a peur d’assumer ses responsabilités peut-il mettre en pratique la vérité ? Certainement pas, et c’est sans parler de l’obtention de la vérité. Ces gens-là ont peur de pratiquer la vérité, de s’exposer à une perte quant à leurs intérêts ; ils ont peur d’être humiliés, dénigrés et jugés. Ils n’osent pas mettre en pratique la vérité, donc ils ne peuvent pas l’obtenir, et même s’ils croient en Dieu depuis des années, ils ne pourront pas atteindre Son salut » (« Section 8 (Partie I) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Ce qui était révélé dans les paroles de Dieu m’a mise mal à l’aise. Dieu dit que ceux qui ont peur d’assumer la responsabilité de leur devoir sont les plus égoïstes, vils et malhonnêtes. Ils ne peuvent pas pratiquer la vérité ni atteindre le salut. J’agissais de cette façon. En voyant tous ces nouveaux arrivants qui ne se rassemblaient pas régulièrement et le peu de candidats à former, je ne me souciais pas de la volonté de Dieu, de cultiver des candidats viables ou de bien abreuver les nouveaux croyants pour qu’ils puissent s’enraciner plus vite sur le vrai chemin. Je les traitais comme un fardeau. Je pensais au temps et à l’énergie qu’il faudrait pour les soutenir, et aux autres qui me regarderaient de haut si je ne le faisais pas bien. Je serais émondée, traitée et tenue responsable si c’était grave. Cela semblait être un travail pénible qui risquait de ne produire aucun résultat et j’éprouvais de la réticence. Même si je me forçais à le faire, j’étais passive. Comme j’étais irresponsable, ceux qui devaient être formés ne l’étaient pas, et certains cessaient de venir régulièrement. L’Évangile de Dieu des derniers jours se diffuse rapidement maintenant, et de plus en plus de gens se tournent vers Dieu. Bien abreuver et soutenir les nouveaux croyants est le souhait prioritaire de Dieu. Or je ne songeais qu’à mes propres intérêts, et non à la volonté de Dieu. Je ne considérais pas non plus la vie des nouveaux arrivants. J’étais égoïste et tellement décevante pour Dieu ! Dans les autres nouvelles Églises, j’ai remarqué que certains arrivaient à défendre le travail de l’Église sans penser à leurs gains ou à leurs pertes personnels. Ils faisaient tout pour abreuver les nouveaux croyants, même si c’était difficile. C’étaient de vrais croyants dévoués à leurs devoirs. J’ai éprouvé de la honte et de l’humiliation. Je devais cesser de considérer mes propres intérêts et de freiner le travail de l’Église. Je devais assumer cette responsabilité et tout faire pour que les nouveaux arrivants soient bien abreuvés. Après ça, j’ai commencé à coopérer de manière proactive, et j’ai fait des efforts pour en abreuver certains qui pouvaient être cultivés. Une fois qu’ils comprenaient la volonté de Dieu, eux aussi devenaient actifs dans leur devoir. On travaillait ensemble pour faire notre travail et soutenir les nouveaux croyants. Au bout d’un moment, un certain nombre de nouveaux arrivants se réunissaient régulièrement. J’étais vraiment heureuse et reconnaissante envers Dieu.

Mais très vite, je me suis encore retrouvée dans la même situation. Un jour, le dirigeant m’a dit : « L’Église de Shuiyuan vient d’être établie. Des nouveaux croyants ne se rassemblent pas comme il faut et on manque d’un bon personnel d’abreuvement. Le travail progresse lentement. Mettons cette Église entre tes mains. » Quand le dirigeant a dit ça, j’ai compris que cette situation provenait de la volonté de Dieu. La dernière fois qu’une Église avait été scindée, j’avais eu peur de prendre des responsabilités, ce qui avait retardé le travail de l’Église. Cette fois, je devais me soumettre et faire mon devoir correctement. J’ai pourtant hésité en regardant à nouveau l’état actuel de l’Église de Shuiyuan. L’Église dont j’étais responsable commençait à peine à s’améliorer. Il restait beaucoup à faire. S’occuper d’une autre Église demanderait beaucoup de temps et d’énergie. Si je n’arrivais pas à soutenir Shuiyuan comme il faut ni à m’occuper du travail dans mon Église actuelle, que penseraient les autres de moi ? La gestion d’une seule Église ne serait pas si mouvementée et je pourrais concentrer mes efforts pour bien faire mon travail. On me verrait alors d’un autre œil et je pourrais même obtenir une promotion. À cette pensée, j’ai eu l’impression que l’Église de Shuiyuan serait trop difficile à gérer. Quoi qu’il en soit, elle ne me profiterait pas, et je ne voulais pas accepter. Mais si je refusais et que personne ne la prenait en charge, cela aurait un impact sur le travail de l’Église. Je me sentais tiraillée. Le dirigeant a vu dans quel état je me trouvais et a partagé avec moi un passage des paroles de Dieu : « Si tu es assez doué pour un certain type de travail professionnel et que tu le fais depuis un peu plus longtemps que les autres, alors des tâches plus difficiles devraient t’être attribuées. Tu devrais recevoir cela de Dieu et obéir. Ne sois pas pointilleux et ne te plains pas en disant : “Pourquoi les gens me rendent-ils toujours les choses difficiles ? Ils confient toutes les tâches faciles aux autres et me confient les tâches difficiles. N’essaient-ils pas simplement de me compliquer la vie ?” Que veux-tu dire par “essayer de te compliquer la vie” ? Les arrangements de travail sont adaptés à chaque individu : ceux qui en sont capables doivent faire davantage de travail. Tu as beaucoup appris et Dieu t’a beaucoup donné, il est donc juste que tu reçoives un fardeau plus lourd. Cela n’a pas été fait dans le but de te rendre les choses difficiles, le fardeau qui t’a été confié te convient parfaitement : c’est ton devoir, alors n’essaye pas de choisir à ton gré, ou de dire non, ou d’y échapper. Pourquoi penses-tu que c’est difficile ? En fait, si tu faisais un peu plus d’efforts, tu serais tout à fait capable d’accomplir cela. Que tu trouves cela difficile et que tu aies l’impression d’être traité injustement, d’être délibérément mis à mal, c’est l’effusion d’un tempérament corrompu, c’est refuser d’accomplir ton devoir, et ne pas le recevoir de Dieu : ce n’est pas pratiquer la vérité. Lorsque tu choisis ton devoir à ton gré, accomplissant celui qui est pépère et facile, celui qui te valorise, c’est le tempérament corrompu de Satan. Si tu es incapable d’accepter ton devoir et de te soumettre, cela prouve que tu es toujours rebelle envers Dieu, que tu ripostes, rejettes, évites, et c’est là un tempérament corrompu » (La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours », Troisième partie). Ce passage m’a émue. Le dirigeant n’essayait pas de me compliquer la tâche en me demandant de travailler dans une autre Église. J’avais fait un travail d’abreuvement un certain temps. Je devais donc être capable de m’en occuper moyennant quelques sacrifices supplémentaires. J’étais trop égoïste, ne pensant qu’à mes propres intérêts et refusant de faire plus de sacrifices. J’avais aussi peur de faire mauvaise impression si je ne faisais pas un bon travail. Je ne voulais donc pas m’en charger, mais tout simplement le rejeter : je n’étais pas du tout obéissante. Que l’Église me confie quelque chose d’aussi important que l’abreuvement des nouveaux croyants était la grâce et l’élévation de Dieu. Je devais m’y soumettre sans condition et faire de mon mieux. C’est ce qu’aurait fait quelqu’un qui a une conscience et une raison. En m’appuyant sur Dieu et en coopérant vraiment avec Lui, je savais qu’Il me guiderait pour bien faire ce travail. Alors j’ai prié Dieu dans mon cœur, prête à laisser tomber mes préoccupations et à assumer cette responsabilité.

Plus tard, j’ai réfléchi et cherché un peu. Pourquoi voulais-je toujours refuser les devoirs et ne jamais assumer de fardeau ? J’ai lu ce passage des paroles de Dieu. « Quoi qu’ils fassent, les antéchrists se préoccupent d’abord de leurs propres intérêts et n’agissent qu’une fois qu’ils ont réfléchi à tout. Ils n’obéissent pas vraiment, sincèrement et absolument à la vérité sans compromis, mais le font de manière sélective et conditionnelle. De quelle condition s’agit-il ? Leur statut et leur réputation doivent être sauvegardés et ne doivent subir aucune perte. Ce n’est qu’une fois cette condition satisfaite qu’ils décideront et choisiront quoi faire. C’est-à-dire que les antéchrists réfléchissent sérieusement à la manière de traiter les principes de la vérité, les commissions de Dieu et le travail de la maison de Dieu, et à la façon de gérer ce à quoi ils sont confrontés. Ils ne se soucient pas d’accomplir la volonté de Dieu, d’éviter de nuire aux intérêts de la maison de Dieu, de satisfaire Dieu ni d’être utiles aux frères et sœurs : ce ne sont pas ces choses-là qui les préoccupent. Qu’est-ce qui préoccupe les antéchrists ? C’est de savoir si leur propre statut et leur réputation seront affectés, et si leur prestige sera amoindri. Si faire quelque chose selon les principes de la vérité est bénéfique au travail de l’Église et aux frères et sœurs, mais en même temps nuit à leur propre réputation et permet à beaucoup de gens de prendre conscience de leur vraie stature, leur nature et leur essence, alors il est certain qu’ils n’agiront pas conformément aux principes de la vérité. Si faire un travail concret amène plus de gens à avoir une haute opinion d’eux, à les admirer et à les vénérer, ou qu’ainsi leurs paroles seront chargées d’autorité et amèneront davantage de gens à se soumettre à eux, alors ils choisiront d’agir de cette manière ; sinon, ils ne choisissent jamais d’ignorer leurs propres intérêts par souci de ceux de la maison de Dieu ni des frères et sœurs. Telles sont la nature et l’essence des antéchrists. N’est-ce pas égoïste et ignoble ? » (« Section 9 (Partie III) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). « Tant que les gens n’ont pas fait l’expérience de l’œuvre de Dieu ni compris la vérité, c’est la nature de Satan en eux qui domine. Quelles sont les spécificités de cette nature ? Par exemple, pourquoi es-tu égoïste ? Pourquoi protèges-tu ta propre position ? Pourquoi as-tu des émotions si fortes ? Pourquoi te réjouis-tu de ces choses injustes ? Pourquoi aimes-tu ces fléaux ? Sur quoi repose ton penchant pour de telles choses ? D’où viennent ces choses ? Pourquoi es-tu si heureux de les accepter ? Désormais, vous avez tous compris que la cause principale de toutes ces choses, c’est que le poison de Satan est en l’homme. Quel est donc le poison de Satan ? Comment peut-il être exprimé ? Par exemple, si tu leur demandes : “Comment les gens devraient-ils vivre ? Pour quoi les gens devraient-ils vivre ?” les gens répondront : “Chacun pour soi, Dieu pour tous.” Cette seule phrase exprime la racine du problème. La philosophie et la logique de Satan sont devenues la vie des gens. Quoi que les gens poursuivent, ils ne le font que pour eux-mêmes : et donc, ils ne vivent que pour eux-mêmes. “Chacun pour soi, Dieu pour tous”, voilà la philosophie de vie de l’homme, et cela représente aussi la nature humaine. Ces paroles sont déjà devenues la nature de l’humanité corrompue, le véritable portrait de la nature satanique de l’humanité corrompue, et cette nature satanique est déjà devenue la base de l’existence de l’humanité corrompue ; depuis plusieurs milliers d’années, l’humanité corrompue vit de ce venin de Satan, jusqu’à aujourd’hui » (« Comment suivre la voie de Pierre », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). J’ai trouvé la réponse dans les paroles de Dieu. Si je ne voulais pas porter de lourd fardeau, c’était principalement parce que je vivais selon un tempérament d’antéchrist, en étant égoïste et malhonnête. Je liais chaque chose que je faisais à mes propres intérêts, avec la condition préalable que cela ne puisse pas compromettre mes intérêts personnels. Je ne tenais pas compte de la volonté de Dieu et ne défendais pas le travail de l’Église. En voyant que de nombreux nouveaux arrivants dans ma nouvelle Église ne se réunissaient pas régulièrement, j’avais peur que la réussite de mon devoir en soit affectée, ce qui aurait nui à ma réputation. Quand le dirigeant m’a demandé de superviser l’Église de Shuiyuan, je savais que si ses nouveaux croyants n’étaient pas abreuvés rapidement, ils pourraient être perturbés par les pasteurs religieux et partir. Or je ne voulais pas accepter ce travail d’abreuvement. Je pesais le pour et le contre pour moi-même, ne songeant qu’à la manière de réaliser le travail dont j’avais déjà la charge. Ainsi, ce ne serait pas si stressant et je n’aurais pas à souffrir beaucoup. Si je finissais par accomplir quelque chose, je recevrais l’approbation des autres et laisserais une bonne impression. Je vivais selon le poison satanique « chacun pour soi, Dieu pour tous. » En toute circonstance, je me demandais d’abord si c’était bon pour ma réputation. Si mes intérêts étaient lésés, même si c’était bon pour le travail de l’Église, je ne voulais pas le faire. Je résistais et refusais, n’étant pas du tout sincère ou soumise à Dieu. Ceux qui venaient d’accepter l’œuvre de Dieu des derniers jours ne connaissaient pas encore la vérité. Ils étaient sensibles aux interférences des pasteurs qui pouvaient les tromper et les faire fuir. L’Église m’avait donc chargée de les abreuver et de les soutenir. Devant une tâche aussi importante, je n’en prenais pas la responsabilité et je ne remplissais pas mon devoir : j’avais peur que ma réputation en pâtisse si je ne faisais pas un bon travail. C’est le genre de tempérament d’un antéchrist : égoïste, méprisable et intéressé. J’étais remplie de regrets et de culpabilité. J’avais vraiment l’impression d’avoir une dette envers Dieu et je voulais me repentir auprès de Lui.

J’ai lu d’autres paroles de Dieu après ça. « Quelle est la norme suivant laquelle les actions d’une personne sont jugées bonnes ou mauvaises ? Cela dépend si, oui ou non, dans ses pensées, expressions et actions, elle possède le témoignage de la mise en pratique de la vérité et de l’expérimentation de la réalité de la vérité. Si tu n’as pas cette réalité ou ne vis pas cela, alors sans aucun doute, tu es un malfaiteur. Comment Dieu considère-t-Il les malfaiteurs ? Tes pensées et tes actes extérieurs ne rendent pas témoignage à Dieu, et ils ne font pas honte à Satan et ne le vainquent pas. Ils font honte à Dieu et sont pleins de signes qui font honte à Dieu. Tu ne témoignes pas de Dieu, tu ne te dépenses pas pour Dieu et tu n’assumes pas tes responsabilités ni tes obligations envers Dieu : tu agis pour ton propre compte. Que signifie réellement “pour ton propre compte” ? Pour être exact, cela signifie pour le compte de Satan. C’est pourquoi, à la fin, Dieu dira : “Retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.” À Ses yeux, tu n’as pas accompli de bonnes actions : par ton comportement, tu as sombré dans le mal. Non seulement ton comportement ne rencontrera pas l’approbation de Dieu, mais il sera condamné. Que cherche à gagner quelqu’un qui a une telle croyance en Dieu ? Une telle croyance ne finirait-elle pas par aboutir à rien ? » (« On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Les paroles de Dieu sont très claires. Dieu ne regarde pas combien nous souffrons, mais ce qu’il y a dans notre cœur et ce que nous révélons en faisant notre devoir, et si nous avons le témoignage de la pratique de la vérité. Si le motif d’une personne dans son devoir n’est pas de satisfaire Dieu, si elle ne pratique pas la vérité, alors peu importe combien elle donne, Dieu considère que c’est faire le mal et aller contre Lui. En repensant à ce que révélait mon état d’esprit d’alors, je réfléchissais et planifiais tout selon mes propres intérêts et cherchais toujours à échapper à mon devoir. Même si je l’acceptais à contrecœur, je ne faisais pas preuve de responsabilité. Je ne formais pas ceux que j’aurais dû former, et certains nouveaux croyants ne se réunissaient pas régulièrement parce que je ne les abreuvais pas à temps. Mes motivations et mes comportements dégoûtaient Dieu. Aux yeux de Dieu, je faisais le mal et je Lui résistais. J’étais croyante depuis des années, et j’avais tant profité et été tant nourrie de la vérité émanant de Dieu, mais je n’avais jamais pensé à rendre à Dieu Son amour. Quand le travail de l’Église avait le plus besoin de soutien, je ne voulais pas porter un lourd fardeau. Je ne faisais pas mon devoir et ne satisfaisais pas Dieu. Je n’avais vraiment aucune conscience ni aucune humanité. J’ai prié en silence : « Ô mon Dieu, dans mon devoir, j’ai poursuivi mon propre nom et mon propre statut sans protéger du tout le travail de l’Église. Je suis tellement égoïste. Je n’ai pas bien fait mon devoir, et je Te suis profondément redevable. Mon Dieu, merci de m’offrir une seconde chance. Je veux me repentir, assumer ce fardeau et tout faire dans mon devoir pour réparer les transgressions passées. »

Plus tard, j’ai lu un passage des paroles de Dieu qui m’a donné un chemin de pratique. Dieu dit : « Pour tous ceux qui remplissent leur devoir, quelle que soit leur compréhension profonde ou superficielle de la vérité, la manière la plus simple de pratiquer pour entrer dans la réalité de la vérité est de penser aux intérêts de la maison de Dieu en tout, et d’abandonner les désirs égoïstes, les intentions personnelles, les motivations, la fierté et le statut. Fais passer les intérêts de la maison de Dieu en premier. C’est bien le moins que l’on doive faire. Si quelqu’un qui accomplit son devoir ne peut même pas en faire autant, alors comment peut-on dire de lui qu’il accomplit son devoir ? Cela n’est pas accomplir son devoir. Tu dois d’abord considérer les intérêts de la maison de Dieu, tenir compte de la volonté de Dieu, prendre en considération le travail de l’Église, et donner la priorité à ces considérations ; c’est seulement après cela que tu peux penser à la stabilité de ton statut ou à la façon dont les autres te voient. Ne crois-tu pas que cela devient un peu plus facile si tu procèdes par étapes et fais des compromis ? Si tu pratiques ainsi un moment, tu auras l’impression qu’il n’est pas difficile de plaire à Dieu. En plus, tu devrais être capable de remplir tes responsabilités, d’accomplir tes obligations et devoirs, de laisser de côté tes désirs égoïstes, de renoncer à tes propres intentions et motifs, de tenir compte de la volonté de Dieu, et de faire passer en premier les intérêts de la maison de Dieu, le travail de l’Église, et le devoir que tu dois accomplir. Après en avoir fait l’expérience quelque temps, tu sentiras que c’est une bonne manière de se conduire. C’est une vie franche et honnête, sans qu’on soit quelqu’un d’abject ni bon à rien, et on la vit correctement et honorablement plutôt qu’en étant méprisable ou méchant. Tu sentiras que c’est ainsi qu’une personne devrait vivre et agir. Peu à peu, le désir de ton cœur de satisfaire tes propres intérêts s’atténuera » (« On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Grâce aux paroles de Dieu, j’ai trouvé un chemin de pratique : renoncer à mes propres intérêts pour mettre ceux de l’Église en premier quand quelque chose se présentait. Je voulais faire ce que la parole de Dieu dit : arrêter de regarder si mes propres intérêts souffriraient ou non, et arrêter de considérer ce que les autres penseraient de moi. Je devais remplir mes responsabilités et assumer le travail. J’ai aussi pris conscience que je refusais tout travail difficile, de peur d’être méprisée ou traitée si je ne le faisais pas bien. Je ne comprenais pas les bonnes intentions qu’a Dieu de sauver l’homme. Qu’on me confie un travail plus ardu relevait de la grâce de Dieu. Dieu utilisait cette difficulté pour m’aider à apprendre à m’appuyer sur Lui et à rechercher la vérité pour résoudre les problèmes. Dans l’exercice de mon devoir, porter un lourd fardeau, être émondée et traitée ou exposée face aux difficultés sont autant de bonnes choses. Elles me donnent l’occasion de mieux voir mes défauts et mes lacunes pour pouvoir me concentrer davantage à rechercher la vérité et à m’en équiper afin de compenser mes points faibles. C’est bénéfique pour ma compréhension de la vérité et ma progression dans la vie. C’est l’amour de Dieu.

Après avoir compris la volonté de Dieu, j’ai changé d’attitude envers mon devoir. J’ai vu que pour gérer le travail de deux Églises, je ne pouvais pas compter uniquement sur mes propres capacités. Ce que je pouvais faire étant limité, je devais me concentrer sur la formation des gens. Une fois que davantage de frères et sœurs connaîtraient la volonté de Dieu, ils pourraient assumer des devoirs et cela rendrait le travail plus facile. Je pourrais alors concentrer mon énergie sur les tâches essentielles. J’ai donc confirmé les personnes à former en discutant avec le personnel d’abreuvement, puis j’ai travaillé à organiser des réunions et des échanges sur les paroles de Dieu pour résoudre leurs difficultés et leurs problèmes. Quelle a été ma surprise quand des frères et sœurs ont compris l’œuvre de Dieu, gagné la foi et voulu faire un devoir ! En travaillant avec eux, je suis devenue beaucoup plus efficace dans mon devoir, et certains projets se sont réalisés en un rien de temps. Ils ont aussi gagné en pratique et mis plus d’ardeur dans leur devoir. Après un certain temps à être abreuvés et soutenus, beaucoup de nouveaux croyants avaient gagné une certaine compréhension de l’œuvre de Dieu, posé un fondement sur le vrai chemin, et ils assistaient activement aux réunions. J’étais très émue en voyant tout ça. Après avoir laissé de côté mes propres intérêts, assumé un fardeau et agi au mieux pour faire mon devoir, j’avais fait des progrès et j’accomplissais beaucoup plus dans mon devoir. Désormais, je n’ai plus peur d’assumer des responsabilités, et je veux pratiquer la vérité et faire mon devoir pour satisfaire Dieu.

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À chaque fois que je lisais ces paroles de Dieu, j’étais angoissée : « Chaque phrase que J’ai prononcée contient le tempérament de Dieu en elle. Vous feriez bien de réfléchir attentivement à Mes paroles et vous en tirerez certainement grand profit. » Je me sentais angoissée, car comprendre le tempérament de Dieu est tellement important pour l’homme, aussi bien pour sa compréhension de Dieu que pour sa quête d’aimer et de satisfaire de Dieu.

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