Une douleur inévitable

11 décembre 2022

Par Qiu Cheng, Chine

À 47 ans, ma vue a commencé à se dégrader rapidement. Le médecin m’a dit que si je ne prenais pas soin de mes yeux, je perdrais progressivement la vue. Il fallait donc que je cesse de travailler et que je reste chez moi pour me reposer. Mon avenir m’a alors paru morne, comme si la lumière allait disparaître de ma vie. J’en ai eu le cœur brisé. En 2007, j’ai eu la chance de recevoir l’œuvre de Dieu Tout-Puissant dans les derniers jours et rapidement, ma vision s’est améliorée. Pour rendre à Dieu Son amour, j’ai pris l’initiative de solliciter un devoir. Et quelles que soient les difficultés rencontrées par les frères et sœurs, je les ai aidés de mon mieux. Quels que soient le nombre de ceux qui se réunissaient chez moi et le temps qu’ils y restaient, je les accueillais avec enthousiasme. Ma maison étant assez petite, il n’y avait pas toujours assez de lits pour eux, alors je dormais sur le canapé ou par terre. Je pensais qu’en faisant mon devoir ainsi, je me montrais loyal envers Dieu, mais par la suite, grâce à la révélation des faits, j’ai vu que j’étais extrêmement égoïste et que je n’avais pas de loyauté dans mon devoir. Il en est résulté une douleur inévitable dans mon cœur.

En 2014, la police a arrêté une dirigeante d’Église que j’avais hébergée, et comme elle venait de chez nous, ma femme et moi avons tout de suite quitté la maison, pour notre sécurité. On était au début du printemps et il faisait un froid glacial. Nous ne savions pas où aller, et dans mon tourment, j’ai pensé : « Nous avons déjà plus de 60 ans. Ma femme souffre de syringomyélie congénitale et est particulièrement fragile. Où pouvons-nous aller ? » Une sœur nous a aidés à trouver un endroit où séjourner un moment. J’ai alors appris que deux autres sœurs que j’avais hébergées avaient aussi été arrêtées. En apprenant que nos frères et sœurs étaient arrêtés les uns après les autres, j’ai eu très peur et j’ai vécu chaque jour sur des charbons ardents, craignant que la police surgisse à tout moment. Je me suis procuré des bains de pieds et du matériel de massage, en guise de couverture, et j’ai continué à accueillir des frères et sœurs.

Puis, en 2017, lors d’une réunion, une sœur a dit que le fils de ses hôtes était revenu. C’était un non-croyant, fermement opposé à la foi de sa mère, donc la sœur ne pouvait pas rester là-bas plus longtemps. Ma femme et moi, la voyant en difficulté, avons pris l’initiative de l’accueillir. Peu de temps après, nous avons appris que le PCC préparait des rafles massives destinées à enquêter sur les locataires. Je me suis inquiété : « Nous sommes locataires, que vais-je dire si la police vient nous inspecter, avec cette sœur dans notre maison ? Elle accomplit un devoir important. Si elle est arrêtée, nous serons à coup sûr impliqués. Mon épouse est fragile, et serait facilement ébranlée si quelque chose devait arriver. Sa santé pourrait vaciller à tout moment. » Ma femme, ayant peur d’être arrêtée, m’a demandé d’expulser la sœur. J’ai pensé que j’aurais tort de faire ça, car elle n’avait nulle part où aller, en cet hiver glacial, donc j’ai parlementé avec ma femme pour que la sœur reste. Ma femme s’est fâchée contre moi et m’a demandé de songer aux conséquences. Je me suis dit : « Les arrestations et persécutions des fidèles par le PCC sont de plus en plus graves. Il y a un registre contenant les vrais noms de tout le monde dans la communauté. Si la police découvre que nous croyons en Dieu et que nous hébergeons des frères et sœurs, nous ne pourrons jamais nous en tirer. Nos retraites seront supprimées et nos biens saisis. Nous avons travaillé dur toute notre vie pour ça. Si on nous le prend, de quoi vivrons-nous ? Et ce n’est pas tout, ça pourrait aussi compromettre l’avenir de nos enfants. Nous avons déjà plus de 60 ans, nous sommes en mauvaise santé. Si on nous emprisonne, supporterons-nous d’être torturés par la police ? Et si nous craquons et devenons des Judas, nous perdrons notre destination. Alors, toutes nos années de foi n’auront-elles pas été vaines ? » J’ai aussi songé combien ma femme serait en colère si je ne l’écoutais pas. Après mûre réflexion, j’ai écouté ma femme et j’ai dit à la sœur qu’il fallait qu’elle aille habiter ailleurs. Un mois plus tard, elle n’était toujours pas partie. J’avais peur qu’il se passe quelque chose d’un jour à l’autre, alors je lui demandais souvent si, par exemple, elle avait trouvé où habiter et quand elle allait partir. Autant dire que je la mettais à la porte de façon détournée. Mais ce faisant, je me suis senti vraiment coupable. Au bout d’un moment, la sœur a trouvé un logement et est partie, mais je n’avais pas réfléchi sur moi-même dans toute cette affaire.

Au moment du Nouvel an chinois, en 2018, Sœur Li Lan nous a dit que sa maison était surveillée par la police et a demandé si elle pouvait rester chez nous quelques jours, jusqu’à ce qu’elle trouve où habiter. Je n’y ai pas trop réfléchi à l’époque, j’ai juste voulu l’aider à s’installer quelque part. Une fois installée chez nous, cette sœur est souvent allée à des réunions, j’en avais l’estomac retourné : « C’est le Nouvel an chinois, la police pourrait en profiter pour faire des rafles en masse. Si la sœur est arrêtée, on ne pourra pas s’échapper et nos proches seront aussi impliqués. » J’ai eu de plus en plus le sentiment que plus longtemps la sœur resterait chez nous, plus grand serait le danger. J’ai songé à ma propre sécurité et à l’avenir de mes enfants et essayé de trouver des prétextes pour faire partir rapidement la sœur. Plus tard, j’ai pensé que, puisque Li Lan allait sans cesse à des réunions, elle pouvait bien vivre là où les réunions avaient lieu. Je lui ai parlé de cette idée, et elle n’a pas eu d’autre choix que de partir, l’air gêné. Après ça, je n’ai plus hébergé personne et j’ai seulement fait d’autres devoirs. Un jour de printemps, en 2021, un dirigeant est venu me parler, et il m’a demandé si trois frères pouvaient rester un moment chez nous. Alors que j’allais accepter, ma femme a demandé : « Pouvons-nous vous donner notre réponse demain ? » Quand le dirigeant est parti, ma femme m’a dit : « Ils disent que c’est temporaire, mais s’ils restent longtemps, finalement, et qu’ils sont arrêtés ? Il faut qu’on trouve une raison pour refuser. On pourrait dire qu’une dirigeante qui vivait chez nous a peut-être été arrêtée, que notre maison n’est pas sûre, et qu’on ne peut héberger personne pour l’instant. » Comme cette demande me mettait mal à l’aise, moi aussi, j’ai été d’accord avec ma femme. À ma grande surprise, le lendemain, avant même que j’aie pu refuser, le dirigeant m’a dit : « Ces trois frères ont déjà trouvé un endroit où séjourner. La dirigeante qui était venue séjourner chez vous a été arrêtée, donc votre logement n’est pas sûr. Vous devriez suspendre vos devoirs, tous les deux. » Mon cœur s’est mis à battre la chamade. J’ai compris que c’était la colère de Dieu qui s’abattait sur moi. Dieu examine les profondeurs de nos cœurs. Je n’avais pas dit que je n’hébergerais pas ces frères, mais je l’avais pensé. J’avais refusé mon devoir. De manière détournée, j’avais chassé mes frères et sœurs. Cette attitude vis-à-vis de mon devoir n’avait-elle pas suscité la colère de Dieu et fait qu’Il avait arrangé cette situation, dans laquelle mon devoir se trouvait interrompu ? Je me suis soudain senti vide et profondément déstabilisé, comme si j’étais puni et que j’étais tombé dans les ténèbres. Alors j’ai prié Dieu : « Ô Dieu ! L’arrêt de mon devoir aujourd’hui n’est pas une coïncidence, ce doit être Ta volonté. Éclaire-moi et guide-moi pour que j’en tire une leçon. » Plus tard, j’ai lu cette parole de Dieu : « Vous M’avez exclu pour le bien de vos enfants ou de votre mari, ou encore pour vous protéger vous-même. Au lieu de vous soucier de Moi, vous vous souciez de votre famille, de vos enfants, de votre statut, de votre avenir et de votre propre satisfaction. Quand avez-vous jamais pensé à Moi dans vos paroles ou dans vos agissements ? Quand il fait froid, vos pensées se tournent vers vos enfants, votre mari, votre femme ou vos parents. Quand il fait chaud, Je ne suis pas non plus dans vos pensées. Lorsque tu fais ton devoir, tu penses à tes propres intérêts, à ta propre sécurité, aux membres de ta famille. Qu’as-tu jamais fait pour Moi ? Quand as-tu jamais pensé à Moi ? Quand t’es-tu jamais consacré, quoi qu’il t’en coûte, à Moi et à Mon œuvre ? Où est la preuve de ta compatibilité avec Moi ? Où est la réalité de ta fidélité envers Moi ? Où est la réalité de ton obéissance envers Moi ? À quel moment n’as-tu pas eu l’intention de recevoir Mes bénédictions ? Vous Me décevez et Me trompez. Vous jouez avec la vérité, dissimulez son existence et trahissez son essence. Que vous attend-il à l’avenir quand vous placez dans une telle inimitié envers Moi ? Vous poursuivez simplement la compatibilité avec un Dieu vague et cherchez simplement une vague croyance, pourtant vous n’êtes pas compatibles avec Christ. Votre malfaisance ne vous vaudra-t-elle pas le même châtiment que celui qui est réservé aux mauvais ? » (« Tu dois chercher le chemin de la compatibilité avec Christ », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Cette parole de Dieu a révélé mon état. Depuis que les gens que j’hébergeais étaient arrêtés les uns après les autres, je vivais dans un état de lâcheté et de peur. Afin de me protéger, je trouvais des excuses pour que les sœurs partent dès que possible, et quand le dirigeant m’avait demandé d’héberger trois frères pendant un certain temps, je n’avais pas été d’accord et j’avais inventé un mensonge pour refuser. En y repensant, je me suis demandé si j’étais vraiment croyant. Alors que les autres étaient en danger, je n’avais pensé qu’à mes intérêts, à ma sécurité et à les mettre à la porte. J’étais vraiment égoïste, méprisable et dépourvu d’humanité ! Je prenais grand soin de mes enfants, je faisais preuve de la plus grande considération pour eux, craignant qu’ils souffrent du froid ou de la faim. Quels que soient les difficultés ou le danger, j’étais prêt à tout assumer moi-même pour protéger mes enfants. Pourtant, je traitais mes frères et sœurs avec une telle froideur. Plus j’y ai pensé, plus je me suis trouvé inhumain. J’étais plein de regrets et de dégoût de moi-même. Puis j’ai lu d’autres paroles de Dieu : « Quelle est la norme suivant laquelle les actions d’une personne sont jugées bonnes ou mauvaises ? Cela dépend si, oui ou non, dans ses pensées, expressions et actions, elle possède le témoignage de la mise en pratique de la vérité et de l’expérimentation de la réalité de la vérité. Si tu n’as pas cette réalité ou ne vis pas cela, alors sans aucun doute, tu es un malfaiteur. Comment Dieu considère-t-Il les malfaiteurs ? Tes pensées et tes actes extérieurs ne rendent pas témoignage à Dieu, et ils ne font pas honte à Satan et ne le vainquent pas. Ils font honte à Dieu et sont pleins de signes qui font honte à Dieu. Tu ne témoignes pas de Dieu, tu ne te dépenses pas pour Dieu et tu n’assumes pas tes responsabilités ni tes obligations envers Dieu : tu agis pour ton propre compte. Que signifie réellement “pour ton propre compte”? Pour être exact, cela signifie pour le compte de Satan. C’est pourquoi, à la fin, Dieu dira : “Retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.” À Ses yeux, tu n’as pas accompli de bonnes actions : par ton comportement, tu as sombré dans le mal. Non seulement ton comportement ne rencontrera pas l’approbation de Dieu, mais il sera condamné. Que cherche à gagner quelqu’un qui a une telle croyance en Dieu ? Une telle croyance ne finirait-elle pas par aboutir à rien ? Pour tous ceux qui remplissent leur devoir, quelle que soit leur compréhension profonde ou superficielle de la vérité, la manière la plus simple de pratiquer pour entrer dans la réalité de la vérité est de penser aux intérêts de la maison de Dieu en tout, et d’abandonner les désirs égoïstes, les intentions personnelles, les motivations, la fierté et le statut. Fais passer les intérêts de la maison de Dieu en premier. C’est bien le moins que l’on doive faire. Si quelqu’un qui accomplit son devoir ne peut même pas en faire autant, alors comment peut-on dire de lui qu’il accomplit son devoir ? Cela n’est pas accomplir son devoir » (« On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). J’ai vu que les critères de Dieu, pour juger si une personne était bonne ou mauvaise, reposaient sur le fait que ses intentions, ses pensées, ses actes et sa conduite étaient ou non conformes à la vérité. J’ai réfléchi à ce que j’avais fait. Qu’il se soit agi de mes intentions, de mes pensées, de mon discours ou de mes actes, tout avait été dans mon propre intérêt, et je n’avais pas du tout tenu compte de la volonté de Dieu. Les frères et sœurs étaient traqués et persécutés par le grand dragon rouge parce qu’ils prêchaient l’Évangile. Ils étaient sans domicile et en fuite, et s’ils n’avaient pas de logement convenable, ils n’avaient aucun moyen de faire leurs devoirs en toute sécurité. Mais j’avais eu peur de risquer ma peau pour eux et j’avais voulu me débarrasser d’eux le plus vite possible, ce qui n’avait fait qu’aggraver leur situation. J’ai vu que j’avais été égoïste, malveillant et dépourvu d’humanité ! Si j’avais eu un cœur craignant Dieu, ou même la moindre humanité, j’aurais tenu compte de la volonté de Dieu et me serais soucié de la sécurité des autres quand ils étaient en danger, j’aurais cherché des solutions pour les héberger et les protéger. J’ai alors pensé à ce qu’avait dit le Seigneur Jésus : « Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites » (Matthieu 25:40). Dans une situation terrible, j’avais refusé d’héberger mes frères et sœurs qui étaient traqués et persécutés par le grand dragon rouge. C’était lié à mon attitude envers Dieu. J’étais égoïste, méprisable et dépourvu d’humanité. Si on m’avait demandé un jour d’héberger le Christ, je me serais conduit de la même façon. Lorsque j’ai repensé à la façon dont j’avais chassé mes frères et sœurs, j’ai éprouvé un sentiment d’inquiétude, comme si j’avais causé un grand désastre, et je me suis retrouvé dans un état de douleur et de tourment. Alors j’ai prié Dieu : « Ô Dieu ! J’ai totalement manqué d’humanité. J’ai profité de l’approvisionnement et de l’abreuvement de tant de Tes paroles, mais je n’ai pas tenu compte de Ta volonté. J’ai été incapable d’héberger mes frères et sœurs au cours de leurs tribulations, et j’ai trouvé des prétextes pour les chasser. Mes actes et ma conduite sont dégoûtants et odieux à Tes yeux. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je suis tombé dans les ténèbres et la douleur aujourd’hui, et cela révèle pleinement Ta justice. Je Te remercie et Te loue ! Ô Dieu, si j’ai encore la possibilité d’être hôte, je me repentirai à coup sûr, je m’amenderai et j’accomplirai mon devoir pour Te satisfaire. »

Un peu plus tard, je suis allé accomplir un devoir ailleurs. J’ai été vraiment reconnaissant à Dieu, et j’ai chéri cette opportunité. Peu de temps après, ma femme est soudain tombée gravement malade et est décédée. Avant de mourir, elle m’a adressé ces paroles : « Si je ne peux pas aller faire mon devoir demain, il faut que tu accomplisses bien le tien. » Ses dernières paroles étaient teintées de regrets et je n’ai pas pu m’empêcher d’y réfléchir. J’ai songé à la conduite et aux actes de ma femme au cours de son existence, au fait qu’elle n’avait protégé que ses propres intérêts dans son devoir et qu’elle n’avait été ni loyale ni obéissante. Elle avait été lâche et n’avait pas voulu héberger de frères et sœurs. Elle m’avait même poussé et obligé à les chasser de chez nous. C’était de la malfaisance. Ses dernières paroles m’ont fait penser qu’elle se sentait coupable et avait des regrets concernant son devoir. J’ai aussi pris la mort de ma femme comme un avertissement et cela m’a fait prendre conscience que je ne pouvais pas continuer à traiter mon devoir comme auparavant, et que si j’attendais d’être au seuil de la mort pour faire mon devoir, il serait trop tard. Alors j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, j’ai 70 ans, je ne peux plus faire d’autres devoirs. C’est par Ta grâce que je peux être hôte. J’ai été si égoïste. Je n’ai pas été un bon hôte, et j’ai tellement transgressé. Je désire me repentir et passer le temps qui me reste à poursuivre la vérité et à bien faire mon devoir. »

Après cela, j’ai également réfléchi à la cause profonde de ma crainte constante d’être arrêté, de mes inquiétudes concernant ma sécurité, celle de mes biens, et l’avenir de mes enfants. Plus tard, j’ai lu ceci dans la parole de Dieu : « En se protégeant, les antéchrists ignorent souvent la sécurité des frères et sœurs. Ils ont “la foi” à ce sujet et “s’en remettent” entièrement à Dieu, mais en dehors de cela, ils sont négligents vis-à-vis du travail de l’Église et de leur devoir. Ils font les choses machinalement, ne prenant rien au sérieux. Si un endroit est sûr, ou si un travail ou un devoir peut leur assurer la sécurité et ne pas comporter de risques, ils sont très positifs et très actifs pour ce qui est de s’y rendre ou de s’y consacrer, pour montrer leur grand “sens des responsabilités” et leur grande “loyauté”. Mais si un travail comporte des risques et est susceptible de mal tourner, d’avoir pour conséquence que son exécutant sera repéré par le grand dragon rouge, ils cherchent des excuses pour s’en décharger sur quelqu’un d’autre, et trouvent ainsi une occasion d’y échapper. Dès qu’il y a danger, ou dès qu’il y a un risque de danger, ils réfléchissent aux moyens de s’y soustraire et d’abandonner leur devoir, sans se soucier des frères et sœurs. Ils ne pensent qu’à se mettre à l’abri du danger. Ils peuvent déjà y être préparés dans l’âme. Dès qu’un danger apparaît, ils abandonnent immédiatement le travail qu’ils étaient en train de faire, sans se soucier de la façon dont se déroule le travail de l’Église, ni de la perte que cela peut occasionner aux intérêts de la maison de Dieu, ni de la sécurité des frères et sœurs. Ce qui compte pour eux, c’est de fuir. Ils ont même “un as dans leur manche”, un plan pour se protéger : dès qu’ils sont en danger ou qu’ils sont arrêtés, ils disent tout ce qu’ils savent, se disculpent et se dégagent de toute responsabilité. Ils sont alors en sécurité, non ? Ils ont même un plan pour cela. Ces gens ne veulent pas subir de persécutions pour avoir cru en Dieu : ils ont peur d’être arrêtés, torturés et condamnés. Le fait est qu’ils ont depuis longtemps succombé à Satan. Ils sont terrifiés par le pouvoir du régime satanique, et encore plus effrayés par des choses telles que la torture et les interrogatoires sévères qui leur sont infligés. Par conséquent, avec les antéchrists, si tout se passe bien et qu’il n’y a aucune menace pour leur sécurité, que celle-ci n’est pas en jeu, et qu’aucun danger n’est possible, ils peuvent offrir leur zèle et leur loyauté, et même leurs atouts. Mais si les circonstances sont défavorables et qu’ils peuvent être arrêtés à tout moment pour avoir cru en Dieu et accompli leur devoir, et que leur croyance en Dieu peut avoir pour conséquence qu’ils soient renvoyés de leur poste officiel ou abandonnés par leurs proches, alors ils seront exceptionnellement prudents, ne prêcheront pas l’Évangile, ne porteront pas témoignage à Dieu et n’accompliront pas leur devoir. Lorsqu’il y a le moindre risque de problèmes, ils deviennent craintifs. Au plus léger signe de difficultés, ils souhaitent immédiatement rendre à l’Église leurs livres de paroles de Dieu et tout ce qui concerne la croyance en Dieu, afin de rester en sécurité et d’en sortir sains et saufs. De telles personnes ne sont-elles pas dangereuses ? Si elles étaient arrêtées, ne deviendraient-elles pas des Judas ? Un antéchrist est si dangereux qu’il peut devenir un Judas à tout moment : il y a toujours la possibilité qu’il tourne le dos à Dieu. De plus, il est égoïste et méchant à l’extrême. C’est déterminé par la nature et l’essence d’un antéchrist » (« Section 9 : Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie II) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Dieu dissèque les antéchrists qui peuvent faire des sacrifices, se dépenser, souffrir et payer un prix en l’absence de dangers. En apparence, ils sont dévoués à leur devoir, mais dès qu’ils sont face à un danger, ils reculent, trouvent des excuses et des prétextes divers pour se soustraire à leur devoir, n’ont aucune considération pour le travail de l’Église ni pour la sécurité de leurs frères et sœurs et ne tiennent compte que de leurs intérêts. Ils sont particulièrement égoïstes et méprisables. En comparant à cela mes actes et ma conduite, mon tempérament n’avait-il pas été le même que celui d’un antéchrist ? Quand j’avais commencé à croire, j’avais gagné de Dieu beaucoup de grâce. Ma maladie des yeux, longtemps incurable, avait régressé et je m’étais donc dépensé avec enthousiasme pour héberger les autres. Mais quand je m’étais aperçu que certains de ceux que j’avais hébergés avaient été arrêtés, et que je risquais d’être impliqué, que ma sécurité et mes intérêts personnels pouvaient être en danger, je n’avais plus voulu continuer à héberger les gens, et j’avais même trouvé des excuses pour les chasser, sans aucune considération pour leur sécurité. J’ai vu que j’avais été très égoïste, méprisable et dépourvu d’humanité. J’ai aussi songé aux pièges et aux traquenards tendus par le PCC, à la manière dont il utilisait toutes les ruses possibles pour arrêter les fidèles, essayant en vain de démolir l’œuvre de Dieu et d’arrêter tous Ses élus. Beaucoup de frères et sœurs avaient été capturés et étaient sans abri dans ces circonstances cruelles et terribles. Ce n’était pas quelque chose que Dieu voulait voir, et dans une telle situation, il était d’autant plus nécessaire que les gens tiennent compte de Sa volonté et prennent le risque d’héberger ces frères et sœurs. Voilà ce que signifie faire de bonnes actions, et Dieu S’en souviendra. Comme j’avais peur d’être arrêté, je n’agissais pas en hôte. Je ne tenais pas du tout compte de la volonté de Dieu et j’étais totalement dépourvu de conscience et de raison. J’ai continué à réfléchir et me suis rendu compte que je craignais l’arrestation et la mort parce que j’accordais trop d’importance à ma vie. Je me suis rappelé que le Seigneur Jésus avait dit : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera » (Matthieu 16:25). Ces paroles du Seigneur m’ont fait prendre conscience que notre vie terrestre était éphémère et que la vraie vie était éternelle. Comme pour Pierre, crucifié la tête en bas pour Dieu, qui avait peut-être perdu sa vie terrestre, mais gagné la vie éternelle. Les frères et sœurs qui avaient été arrêtés avaient peut-être été torturés, frappés ou même tués, mais ils étaient restés fermes dans leur témoignage et avaient gagné les louanges de Dieu. Cette façon de vivre est la seule qui ait du sens et de la valeur. À cette pensée, j’ai gagné en foi et en force et je ne me suis plus senti aussi timoré et apeuré.

Un jour, fin décembre, un frère est soudain venu me dire que l’endroit où lui et un autre frère habitaient n’était plus sûr, et il m’a demandé s’ils pouvaient séjourner un moment chez moi. Pour moi, il était évident que c’était Dieu qui me donnait une chance de me repentir, et j’ai tout de suite accepté. Je leur ai aussi fourni des produits de première nécessité. Les arrestations et persécutions par le PCC sont devenues encore plus terribles, et j’ai entendu dire sans cesse que des frères et sœurs étaient arrêtés. Les deux frères habitaient encore chez moi et j’ai eu un peu peur, peur d’être arrêté et que mes enfants soient impliqués. J’ai donc prié Dieu et lu Sa parole. Dans la parole de Dieu, j’ai lu ceci : « Quelle que soit la “puissance” de Satan, quelles que soient son audace et son ambition, quelle que soit son habileté à infliger des dommages, quelle que soit l’ampleur de ses tactiques pour corrompre et séduire l’homme, quelle que soit la ruse de ses stratagèmes et de ses plans pour menacer l’homme, quelle que soit la flexibilité de la forme dans laquelle il existe, il n’a jamais été capable de créer une seule chose vivante, n’a jamais été capable d’établir des lois ou des règles pour l’existence de toutes choses et n’a jamais été capable de régner et de contrôler n’importe quel objet, qu’il soit animé ou inanimé. Dans le cosmos et le firmament, il n’y a pas une seule personne ou un seul objet qui soit né de lui ou qui existe à cause de lui ; il n’y a pas une seule personne ou un seul objet qui soit dirigé par lui ou contrôlé par lui. Au contraire, non seulement il doit vivre sous la domination de Dieu, mais il doit de plus obéir à tous les ordres et commandements de Dieu. Sans la permission de Dieu, il est difficile pour Satan de toucher même une goutte d’eau ou un grain de sable sur la terre ; sans la permission de Dieu, Satan n’a même pas la liberté de déplacer les fourmis sur la terre, et encore moins l’humanité qui a été créée par Dieu. Aux yeux de Dieu, Satan est inférieur aux lys des montagnes, aux oiseaux qui volent dans les airs, aux poissons dans la mer et aux asticots sur la terre. Son rôle parmi toutes choses est de servir toutes choses, de servir l’humanité et de servir l’œuvre de Dieu et Son plan de gestion. Quelles que soient la malveillance de sa nature et la malignité de son essence, la seule chose qu’il puisse faire est de se conformer consciencieusement à sa fonction : être au service de Dieu et fournir un contrepoint à Dieu. Telles sont l’essence et la position de Satan. Son essence n’a pas de rapport avec la vie, avec la puissance, avec l’autorité ; elle est simplement un jouet entre les mains de Dieu, juste une machine au service de Dieu ! » (« Dieu Lui-même, l’Unique I », dans La Parole, vol. 2, « Sur la connaissance de Dieu »). Cette parole de Dieu m’a donné foi et force. J’ai compris que Dieu était souverain sur toutes choses, que Satan était un objet à Son service, et un faire-valoir entre Ses mains. Satan sert à perfectionner les élus de Dieu et les forces de Satan ont beau sembler puissantes, barbares et malveillantes, si Dieu ne permet pas qu’une situation nous affecte, alors, aussi barbare que puisse être le PCC, ce qu’il fait est vain. Satan n’ose pas outrepasser les limites que Dieu lui fixe. Tout cela dépend de l’autorité et du pouvoir de Dieu. Si j’avais peur d’être arrêté et que mes enfants soient impliqués, c’était seulement par manque de compréhension de l’autorité et de la souveraineté toute-puissante de Dieu. Que je sois arrêté ou non était entre les mains de Dieu, tout comme l’avenir de mes enfants et petits-enfants. Dieu a décidé ces choses depuis longtemps et personne ne peut rien y changer. Le PCC a beau affirmer que la progéniture des fidèles ne peut pas entrer à l’université, travailler dans la fonction publique ni s’engager dans l’armée, et que tous les proches des fidèles seront impliqués, il ne peut changer le destin de personne. Cela ne fait qu’exposer l’essence malfaisante du PCC qui résiste à Dieu et Le hait. Les catastrophes prennent de l’ampleur, et les gens qui ne croient pas en Dieu et qui ne rejettent pas leurs péchés seront anéantis. Quel avenir digne de ce nom auront-ils alors ? Ce n’est qu’en venant devant Dieu, en pratiquant la vérité et en accomplissant bien nos devoirs que nous pouvons connaître la paix, la joie et avoir une bonne destinée finale. J’ai donc mis ma vie, et celle de ma famille, entre les mains de Dieu et je me suis soumis à Ses arrangements. Quand je repense à ceux que je n’ai pas voulu héberger, c’est devenu une tache indélébile sur ma vie de croyant, et de plus, c’est une marque de honte. Je ne peux plus blesser le cœur de Dieu. Même si je suis arrêté et que je n’ai plus rien, j’accomplirai correctement mon devoir et j’hébergerai des frères et sœurs.

Je fais toujours mon devoir d’hôte et je ne me contente plus de faire les choses comme je le faisais autrefois. Maintenant, je me concentre sur la recherche de la vérité et la résolution de mon tempérament corrompu. Mon cœur est tellement plus plein et plus en paix qu’avant ! Grâce à cette expérience, j’en suis venu à voir que l’œuvre de Dieu était vraiment sage. Les arrestations et les persécutions du grand dragon rouge ont révélé ma corruption et m’ont permis de voir que j’étais égoïste, méprisable, et que je n’avais aucune loyauté dans mon devoir. J’ai accédé à une certaine compréhension de ma corruption et j’ai pu changer quelque peu. Je suis vraiment reconnaissant à Dieu !

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