Comment j’ai fait face aux persécutions de ma famille

24 novembre 2022

Par Zheng Lan, Chine

Quand j’étais petite, ma mère me disait souvent : « Pour une femme, il n’y a rien de mieux dans la vie que de trouver un bon mari et d’avoir une famille harmonieuse. Ce n’est qu’ainsi qu’une femme peut être heureuse. » Cette façon de penser s’est profondément enracinée dans mon psychisme, et j’ai ardemment désiré trouver un bon mari qui prendrait soin de moi quand je serais grande. Mais les choses ne se sont pas passées comme je le souhaitais. Mon premier mariage a été très malheureux, ce qui m’a conduite a avoir foi en le Seigneur Jésus. Par la grâce du Seigneur, mon cœur a gagné un certain réconfort, mais mon mari me battait souvent à cause de ma foi, et j’ai dû divorcer pour pouvoir continuer à la pratiquer. Plus tard, j’ai entamé une relation avec Frère Wang, qu’une collaboratrice nommée Yang m’avait présenté. Toute la famille de Frère Wang croyait au Seigneur. Elle s’est montrée vraiment gentille avec moi, ce qui m’a fait vraiment plaisir. Frère Wang et moi avons décidé de travailler dur pour le Seigneur et d’attendre Son retour ensemble.

Un an plus tard, une sœur m’a invitée à aller écouter un sermon. Nous avons échangé pendant quelques jours et j’ai lu nombre de paroles de Dieu Tout-Puissant. Dieu Tout-Puissant a exprimé de nombreuses vérités, qui révèlent les mystères du plan de gestion de six mille ans de Dieu, et font l’œuvre de jugement des derniers jours. Cela m’a convaincue que Dieu Tout-Puissant était le Seigneur Jésus revenu. J’étais vraiment enthousiaste, et quand je suis rentrée chez moi, je me suis hâtée d’apprendre cette bonne nouvelle à mon mari, qu’il a également acceptée avec joie. Ensuite, nous avons partagé l’Évangile avec les frères et sœurs de notre Église, et bon nombre d’entre eux, après avoir lu la parole de Dieu Tout-Puissant, ont déterminé qu’il s’agissait de la voix de Dieu et accepté l’œuvre des derniers jours de Dieu.

Mais, à ma grande surprise, quand Yang a appris tout ça, elle s’est ruée dans plusieurs Églises proches, le même soir, avec d’autres collaborateurs, et elle a fait peur à ceux qui venaient d’accepter l’œuvre de Dieu dans les derniers jours, pour qu’ils renoncent à leur foi. Tôt le lendemain matin, Yang est venue s’en prendre à moi et elle m’a dit grossièrement : « Non seulement tu as accepté l’Éclair Oriental, mais tu as aussi amené d’autres frères et sœurs à y croire. N’es-tu pas en train de trahir le Seigneur ? » J’ai répondu : « Dieu Tout-Puissant est le Seigneur Jésus revenu. Accepter Dieu Tout-Puissant, c’est accueillir le Seigneur. Savoir que le Seigneur est revenu et néanmoins ne pas l’accepter, c’est ça trahir le Seigneur. » Mais ils ne m’ont pas écoutée, ils se sont contentés de me condamner en disant : « Tu as volé les brebis de nos Églises, tu dois immédiatement confesser tes péchés au Seigneur, sinon le Seigneur va te maudire et te punir. » Forte de mes convictions, j’ai rétorqué : « Le Seigneur Jésus a dit : “Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent” (Jean 10:13-14). Les brebis appartiennent à Dieu, et non à une personne. Ceux qui croient en Dieu Tout-Puissant entendent la voix de Dieu, ils accueillent le Seigneur et suivent les pas de Dieu. » Voyant qu’ils ne me convaincraient pas, ils m’ont dit, l’air exaspérés : « Nous avons fondé ces Églises, nous avons converti ces gens pour qu’ils croient au Seigneur. Ces brebis sont à nous, et j’interdis à quiconque de croire en Dieu Tout-Puissant avec toi ! » Ils ont également menacé mon mari et ma belle-mère : « L’Église a toujours aidé ta famille quand elle rencontrait des difficultés, mais si tu continues à croire en l’Éclair Oriental, nous romprons tout contact et ne vous aiderons plus jamais. » Ma belle-mère a pris peur en entendant ça, alors elle a acquiescé et dit : « Ne vous inquiétez pas ! Je ne crois pas en l’Éclair Oriental, et je ne laisserai pas Zheng Lan y croire non plus. » Puis elle m’a dit : « C’est Yang qui, la première, m’a amenée à croire au Seigneur, et elle nous a aidés à plusieurs reprises. Nous devons l’écouter. On ne peut pas la décevoir. Quoi qu’il arrive, tu ne dois pas croire en Dieu Tout-Puissant. Dans cette famille, c’est moi qui décide, vous devez donc tous me suivre dans ma foi ! » Après les avoir écoutés, lui aussi a cédé, et il a dit : « Je ne peux plus croire en Dieu Tout-Puissant avec toi. Yang nous a tant aidés, et nous nous sommes mariés parce qu’elle nous avait présentés l’un à l’autre. Croire en Dieu Tout-Puissant, ce serait la laisser tomber, et comme ma mère s’y oppose, je ne supporterais pas de me disputer avec elle chaque jour à ce sujet. » J’ai été si furieuse d’entendre ça que j’ai dit : « Tu as lu tant de paroles de Dieu Tout-Puissant, et tu sais que Dieu Tout-Puissant est le Seigneur Jésus revenu, mais tu refuses de Le suivre, simplement pour préserver ta relation avec Yang. Crois-tu aux gens ou à Dieu ? » Mon mari a hésité, puis il a dit : « Je reconnais que c’est le vrai chemin, mais Yang dit que si nous continuons à croire en Dieu Tout-Puissant, ils ne nous aiderons plus. Je ne peux pas conserver cette foi. »

Après ça, ma belle-mère s’est souvent mise en travers de mon chemin. Un jour, elle m’a dit : « Notre famille serait heureuse si nous pratiquions ensemble notre foi en le Seigneur. Si tu persistes à croire à Dieu Tout-Puissant, et que mon fils et moi croyons au Seigneur Jésus, allez-vous rester en couple longtemps, alors que vous avez des idéaux différents et ne suivez pas le même chemin ? Une femme n’a-t-elle pas besoin de fonder une famille, à un moment donné ? Qui prendra soin de toi quand tu seras âgée ? Si tu as la migraine ou de la fièvre, qui s’occupera de toi ? Mon fils t’aime de tout son cœur, mais si tu persistes à croire en Dieu Tout-Puissant, vous allez finir par divorcer, et si ça arrive, tu n’auras plus de foyer. Je dis tout ça pour ton bien. Réfléchis-y sérieusement ! » À l’époque, j’ai un peu hésité. La famille allait-elle s’effondrer si je conservais ma foi en Dieu Tout-Puissant ? La plus grande joie d’une femme, dans la vie, c’est de trouver un bon mari et d’avoir une famille stable. Je ne voulais pas perdre cette famille, donc devais-je écouter ma belle-mère et renoncer à ma foi en Dieu Tout-Puissant ? Je me suis sentie vraiment coupable, en y réfléchissant de cette façon. N’avais-je pas désiré ardemment le retour du Seigneur au cours de mes années de foi en Lui ? Le Seigneur Jésus était revenu, mais si je ne Le suivais pas, pouvais-je encore être considérée comme croyante ? Je ne pouvais pas renoncer à suivre Dieu. Il me restait alors encore une lueur d’espoir, en ce qui concernait mon mari. Je me disais que, tant que je continuerais à lui lire la parole de Dieu chaque jour, il pourrait se raviser dans sa compréhension, et continuer à croire avec moi. Ensuite, j’ai lu la parole de Dieu à mon mari chaque fois que j’en ai eu le temps. Je préparais sans cesse de bons repas pour la famille, et gardais la maison propre et rangée. Quoi que ma belle-mère dise sur moi, je lui manifestais le même respect filial que d’habitude, en espérant émouvoir mon mari et que nous pourrions continuer à croire en Dieu Tout-Puissant ensemble. Mais j’avais beau me donner du mal, mon mari s’énervait dès que j’évoquais Dieu Tout-Puissant, et il s’endormait chaque fois que je lui lisais la parole de Dieu. Voir mon mari agir ainsi m’a endurci le cœur. À ce moment-là, j’ai compris que les brebis de Dieu entendaient Sa voix, que la foi de mon mari n’était pas sincère, qu’il ne poursuivait pas la vérité, et que je ne devais pas me fier à mes émotions pour l’entraîner dans mon sillage, car ce n’était pas conforme à la volonté de Dieu. Quand on n’est pas l’une des brebis de Dieu, et qu’on n’aime pas la vérité, on a beau essayer, ça ne sert à rien. La famille tout entière croyait peut-être, mais rien ne garantissait que tous ses membres seraient enlevés. Cela accomplit également cette prophétie du Seigneur Jésus : « En cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l’une sera prise et l’autre laissée » (Luc 17:34). « Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l’un sera pris et l’autre laissé » (Matthieu 24:40).

Au bout d’un moment, les persécutions de mon mari et de ma belle-mère ont empiré. Un jour, Sœur Li m’a apporté des livres de la parole de Dieu, et ma belle-mère s’est mise à lui hurler des insultes dans la cour, en attirant l’attention de tout le monde. J’allais dire à Sœur Li de partir quand ma belle-mère a crié à mon mari : « Donne une correction à Zheng Lan pour moi ! » Mon mari a alors attrapé un poulet, et il me l’a lancé violemment, comme un fou. J’ai évité le coup, le poulet s’est écrasé contre le portail en fer, à côté de moi, et il est tombé par terre, mort. Voyant que mon mari ne m’avait pas atteinte, ma belle-mère s’est mise à hurler : « Frappe-la, frappe-la ! » Mon mari, les yeux injectés de sang, s’est rué vers moi en criant : « On dirait que tu veux une raclée, tu vas la recevoir aujourd’hui ! Si tu continues à croire en Dieu Tout-Puissant, tu peux aller te faire voir ! » J’ai eu vraiment peur en voyant mon mari, qui avait toujours été doux avec moi, devenir subitement aussi méchant et démoniaque. Comment pouvait-il se montrer aussi haineux, comme si j’étais son ennemie ? J’ai été amèrement déçue en voyant qu’il avait envie de me tuer, juste pour passer sa colère sur moi. Il a levé le poing vers moi, alors j’ai vite fait appel à la protection de Dieu dans mon cœur. J’ai dit calmement à mon mari : « Le Seigneur Jésus nous a appris à aimer même nos ennemis. Je ne suis pas ton ennemie et je ne t’ai fait aucun tort, pourquoi me frappes-tu ? En agissant ainsi, crois-tu même encore au Seigneur ? » Quand j’ai dit ça, il a cessé de me frapper. Ma belle-mère, par contre, s’est acharnée, et elle a dit : « Si Zheng Lan continue à croire en Dieu Tout-Puissant, la colère me tuera. C’est elle ou moi, dans cette famille. Choisis entre ta femme et moi ! » Plus tard, mon mari s’est agenouillé devant moi en pleurant, et il a dit : « Je t’en supplie, cesse de croire en Dieu Tout-Puissant, s’il te plaît. Je n’aurais pas dû me mettre en colère et je ne te frapperai plus jamais. Écoute-moi, juste cette fois, et rends ces livres. Si tu fais vraiment mourir ma mère de rage, nous aurons la réputation de ne pas assumer nos devoirs filiaux et nous vivrons le reste de notre vie dans le déshonneur. Si tu ne mets pas ma mère en colère, je t’emmènerai vivre en ville un jour, et nous pourrons croire en Dieu Tout-Puissant ensemble. » En voyant mon mari aussi contrarié, je n’ai pas su quoi faire. Je savais que Dieu Tout-Puissant avait exprimé de nombreuses vérités pour sauver l’homme, et que je devais croire en Lui. Mais je ne voulais pas perdre ma famille, alors je n’ai pas pu retenir mes larmes. Si mon mari pouvait changer d’avis et croire en Dieu Tout-Puissant avec moi, ce serait merveilleux. Mais qu’allais-je faire si je ne l’écoutais pas, qu’il prenait les choses trop à cœur, et que la situation tournait mal ? De plus, si je mettais vraiment ma belle-mère en rage, non seulement on allait dire que je n’assumais pas mes devoirs filiaux, mais mon mari me jetterait également dehors. En songeant à ces conséquences, je me suis sentie vraiment apathique et faible. J’ai eu l’impression d’être dans une impasse et que je ne pourrais pas me sortir de cette situation. J’ai alors pris une décision, que je regrette encore à ce jour.

Quelques jours plus tard, une sœur est venue se réunir avec moi, et, me sentant impuissante, je lui ai dit : « Il faut que tu emportes ces livres de la parole de Dieu pour calmer ma belle-mère. Mon mari et moi recommencerons à pratiquer notre foi quand nous aurons déménagé. » Cette sœur m’a exhortée à changer d’avis, mais pour protéger la famille, après avoir beaucoup hésité, je l’ai obligée à emporter les livres de la parole de Dieu. Quand ces livres ont été emportés, j’ai passé mon temps à me sentir mal à l’aise et abattue, comme si on m’avait vidé le cœur. Je n’arrivais ni à manger ni à dormir et mon cœur souffrait vraiment. Ma belle-mère était ravie de voir que je ne lisais plus la parole de Dieu Tout-Puissant, et que je n’assistais plus aux réunions, alors elle se tenait dans la cour et chantait, et elle chantait encore plus fort chaque fois qu’elle me voyait. J’ai eu l’impression que c’était Satan qui se moquait de moi. J’étais vraiment pleine de regrets et je me détestais moi-même pour avoir donné les livres de la parole de Dieu. Voyant à quel point j’étais constamment apathique, mon mari m’a emmenée faire du shopping et rendre visite à nos parents. Quand j’ai vu mon mari parmi les incroyants, qui fumait, buvait, jouait et s’enivrait, sans ressembler le moins du monde à un croyant, j’ai été vraiment déçue. J’ai finalement retrouvé mes esprits. Mon mari savait clairement que Dieu Tout-Puissant était le Seigneur Jésus revenu, pourtant il avait choisi d’écouter Yang et ma belle-mère. Non seulement il ne croyait pas à Dieu Tout-Puissant, mais il me persécutait et m’empêchait de croire. Il ne respectait même plus les paroles du Seigneur Jésus, il ne priait plus le Seigneur et ne lisait plus la Bible, mais il buvait et fumait. Ses paroles comme ses actes n’avaient rien de chrétien. C’était un non-croyant, alors comment allait-il pouvoir croire en Dieu Tout-Puissant avec moi ? J’ai soudain pris conscience que, lorsque mon mari m’avait dit qu’un jour il croirait en Dieu Tout-Puissant avec moi, ce n’avait été qu’une ruse pour m’amener à renvoyer les livres de la parole de Dieu, pour m’empêcher de suivre Dieu Tout-Puissant, pour calmer sa mère, et pour me faire servir pleinement leur famille. N’était-ce pas là l’une des ruses de Satan pour me séparer de Dieu et m’amener à Le trahir ? J’avais été aveugle et ignorante au point que les ruses de Satan avaient fonctionné. Aller aux réunions et lire la parole de Dieu avec les frères et sœurs me manquait tant, de même que la joie qui allait avec l’accompagnement de la parole de Dieu. Plus tard, j’ai essayé de retrouver une sœur avec laquelle je m’étais réunie, mais elle avait déjà déménagé ailleurs, et j’ignorais où habitaient les autres frères et sœurs. En pleurant, j’ai prié Dieu, en Lui demandant de me guider. Je me suis alors souvenue qu’il restait une cassette d’hymnes des paroles de Dieu à la maison. Ça m’a enthousiasmée et j’ai remercié Dieu, encore et encore. Le premier hymne enregistré était « La souffrance remplit les jours sans Dieu » : « Quand on n’a pas Dieu, quand on ne peut pas Le voir, quand on ne peut pas reconnaître clairement la souveraineté de Dieu, chaque jour est vide de sens, sans valeur, misérable. Partout où l’on est, quel que soit son travail, ses moyens de subsistance et la poursuite de ses objectifs n’apportent qu’un chagrin sans fin et une souffrance affligeante, au point que l’on ne peut pas supporter de regarder en arrière et de voir son passé. Ce n’est qu’en acceptant la souveraineté du Créateur, en se soumettant à Ses orchestrations et à Ses arrangements et en cherchant la vraie vie humaine que l’on commencera à se libérer progressivement de toute peine et de toute souffrance et à se débarrasser de tout le néant de la vie » (Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). En écoutant, je n’ai pu m’empêcher d’éclater en larmes. Je me suis agenouillée et j’ai prié Dieu : « Oh Dieu ! Les jours passés sans Toi ont été vraiment sombres et douloureux. Ma vie était vraiment sans espoir et je me suis dit qu’il valait mieux être morte. Tu T’es montré bienveillant avec moi pour que je puisse venir devant Toi, et Tu as ému les frères et sœurs pour qu’ils continuent à m’abreuver et me soutenir. Tout cela est Ton amour. Mais je n’ai pas su le chérir et je T’ai trahi pour protéger ma famille. J’ai vraiment été dépourvue de conscience. Dieu, j’ai été si rebelle, pourtant Tu continues à m’éclairer, et à émouvoir mon cœur avec Tes paroles. Je Te suis vraiment redevable. Je veux m’amender. Quelles que soient les persécutions de ma famille, je Te suivrai de tout mon cœur. » Après avoir prié, je me suis sentie vraiment en paix et à l’aise. À ma grande surprise, le lendemain, je suis tombée sur une sœur dans la rue. J’étais folle de joie, comme si j’avais retrouvé un parent perdu de vue. Je savais que tout cela était l’amour de Dieu pour moi, et je L’ai remercié du fond du cœur.

Quand mon mari a vu que j’avais recommencé à aller aux réunions, il a voulu démolir mon vélo et il m’a menacée de me battre. Ma belle-mère a également recommencé à me persécuter comme avant, mais ils ont eu beau faire, je n’ai pas cédé. Pour pouvoir assister normalement aux réunions, je devais me lever tôt et me coucher tard chaque jour, et finir toutes les tâches ménagères aussi vite que possible, afin de trouver le temps de lire la parole de Dieu. Même si j’assumais toutes les corvées, et que j’étais parfois complètement épuisée, l’attitude de mon mari et de ma belle-mère à mon égard ne s’est pas améliorée le moins du monde. Leurs persécutions ont même empiré. Quand ils me surprenaient en train de lire la parole de Dieu, ils se moquaient de moi en disant : « Lire un livre peut-il remplacer un bon repas ? Qui travaille, si toi tu fainéantes ? » Un jour, j’ai voulu me reposer une journée, parce que j’avais mal au ventre et que je ne pouvais pas travailler, mon mari m’a alors dit avec colère : « Et ce que je voulais que tu fasses ? Si tu ne le fais pas, qui va s’en charger ? » Ma belle-mère m’a alors apporté deux analgésiques, elle me les a fait prendre et m’a obligée à retourner travailler. Les voir me traiter ainsi m’a vraiment brisé le cœur. Je souffrais et travaillais comme un chien pour eux tous les jours, pourtant, ils n’avaient aucun égard, aucune considération pour moi. Je ne pouvais pas lire la parole de Dieu dans cette maison, et je n’avais même pas le droit de me reposer quand j’étais malade. Était-ce la famille que je voulais avoir ? Était-ce cela, le « bonheur » ? Vivre ainsi est trop oppressant et douloureux. J’ai alors lu cette parole de Dieu : « Des influences pernicieuses que des milliers d’années de “l’esprit noble du nationalisme” ont laissé profondément dans le cœur humain, ainsi que la pensée féodale par laquelle les hommes sont liés et enchaînés, sans un iota de liberté, sans volonté d’aspirer ou de persévérer, sans désir de progresser, restant au contraire passifs et régressifs, ancrés dans une mentalité d’esclave, et ainsi de suite : ces facteurs objectifs ont transmis une tendance indélébilement souillée et laide aux perspectives idéologiques, aux idéaux, à la morale et au tempérament de l’humanité. Les êtres humains, semblerait-il, vivent dans un monde ténébreux de terrorisme qu’aucun d’entre eux ne cherche à transcender, et aucun d’entre eux ne pense à passer à un monde idéal ; ils se contentent plutôt de leur sort dans la vie, à passer leurs journées à donner naissance à leurs enfants et à les élever, à lutter, à transpirer, à vaquer à leurs activités, à rêver d’une famille confortable et heureuse, et à rêver d’affection conjugale, de liens de filialité, de joie au crépuscule de leur vie en vivant paisiblement leur vie… Pendant des dizaines, des milliers, des dizaines de milliers d’années jusqu’à maintenant, les gens ont gaspillé leur temps de cette façon sans que personne ne crée une vie parfaite, tous avec la seule intention de s’entre-tuer dans ce monde obscur, de courir après la renommée et la fortune, et de comploter les uns contre les autres. Qui a déjà cherché la volonté de Dieu ? Quelqu’un a-t-il jamais tenu compte de l’œuvre de Dieu ? » (« L’œuvre et l’entrée (3) », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Après avoir lu cette parole de Dieu, j’ai éclaté en sanglots. Elle révélait mon état. J’étais tellement soumise à cette façon de penser féodale que je n’avais aucune liberté. Dès mon plus jeune âge, j’avais été contrôlée par des idées telles que : « Marie-toi jeune pour avoir un compagnon quand tu seras vieille » et « Ton mari est ton rocher et la famille est ton refuge », et j’avais donc toujours rêvé d’un foyer heureux, du bonheur conjugal, d’une famille harmonieuse et d’une vie remplie de joie. Mais la réalité était complètement différente de ce que j’avais voulu. Mon premier mariage avait été malheureux, mon mari m’avait opprimée dans ma foi, et souvent battue. Après m’être installée avec mon nouveau mari, j’avais vraiment chéri cette famille, et pour vivre heureuse, j’avais travaillé du matin au soir, sans me plaindre, pour tenir la maison, m’épuisant à m’en briser le dos. Mais mon mari et ma belle-mère ne s’étaient pas souciés de moi, et en plus, ils m’avaient persécutée, entravée, empêchée de lire la parole de Dieu Tout-Puissant, et forcée à travailler, même quand j’avais été malade. J’avais été leur esclave. Ce n’était pas une famille ! Sans cette famille, au moins j’aurais pu croire en Dieu librement, lire Sa parole, me réunir et échanger fréquemment avec mes frères et sœurs. Cette famille m’étouffait complètement, elle était devenue ma prison et mes chaînes. Elle ne m’aidait pas à pratiquer ma foi ou à accomplir mon devoir. Cette famille allait me détruire. Je me suis finalement éveillée. J’avais toujours rêvé d’avoir une famille heureuse, mais les gens ont tous été corrompus par Satan et ils sont pleins de tempéraments corrompus. Les gens sont si arrogants, prétentieux, malhonnêtes, déloyaux et égoïstes. Le mariage heureux auquel j’avais aspiré n’avait aucune chance d’exister en ce monde. Des idées telles que : « Marie-toi jeune pour avoir un compagnon quand tu seras vieille » et « Ton mari est ton rocher et la famille est ton refuge », n’étaient que des mensonges, dont Satan se servait pour tromper les gens, et des ruses qu’il employait pour leur nuire. Grâce à la révélation de la parole de Dieu, j’ai gagné un peu de discernement quant à l’essence de ma famille. J’avais été si aveugle et ignorante ! En croyant en Dieu, j’étais sur le bon chemin de vie, cette famille ne pouvait plus me limiter. Je devais continuer à me réunir et à accomplir mon devoir en permanence. Alors j’ai dit à mon mari : « Je ne me suis unie à toi qu’en raison de notre foi en Dieu. À présent, j’accueille le retour du Seigneur, et même si tu ne crois pas, moi je dois le faire. Même si nous divorçons, je vais continuer à me réunir et à diffuser l’Évangile. » Voyant ma détermination, il a accepté de ne plus se mettre en travers de mon chemin. Mais ça n’a pas duré, et il a vite recommencé à me persécuter.

Un jour, des frères et sœurs se sont réunis chez moi. Le vélo d’une des sœurs avait un pneu crevé, alors j’ai pris une pompe pour le regonfler. Mais, voyant ça, ma belle-mère s’est ruée sur moi et m’a arraché la pompe avec un air méchant. La sœur était terrifiée, et ma belle-mère m’a réprimandée en serrant les dents : « Je ne t’autorise pas à croire en Dieu Tout-Puissant, mais tu persistes à le faire. Je vais de montrer de quoi il retourne. Je préfère te mettre dehors que te laisser croire en Dieu Tout-Puissant… » Puis elle s’est mise à me battre, tout en me hurlant dessus, jusqu’à ce que j’ai la tête qui tourne. Voyant ça, les frères et sœurs se sont approchés pour essayer d’empêcher ma belle-mère de me battre, mais elle leur a hurlé : « Je vais tous vous faire envoyer au Bureau de la sécurité publique, vous verrez alors si vous continuez à croire en Dieu Tout-Puissant ! » À ce stade, une foule s’était rassemblée dans la rue pour voir ce qui se passait. Je me suis dit que mon mari allait m’aider à calmer ma belle-mère, mais à ma grande surprise, voyant sa mère aussi agitée, il m’a frappée derrière la tête, ce qui m’a assommée. Mon mari m’ayant frappé, mon cœur s’est complètement refroidi, et j’ai commencé à réfléchir sur moi-même. À quoi bon préserver cette famille ?

Plus tard, je me suis souvenue de cette parole de Dieu : « Pourquoi un mari aime-t-il sa femme ? Pourquoi une femme aime-t-elle son mari ? Pourquoi les enfants sont-ils respectueux de leurs parents ? Et pourquoi les parents adorent-ils leurs enfants ? Quelles sortes d’intentions les gens entretiennent-ils réellement ? Leur intention n’est-elle pas de poursuivre leurs propres plans et leurs propres désirs égoïstes ? […] Aujourd’hui les gens ont des relations physiques entre eux, ainsi que des associations par le sang, mais dans l’avenir, tout cela sera anéanti. Les croyants et les incroyants ne sont pas compatibles, mais plutôt opposés les uns aux autres » (« Dieu et l’homme entreront dans le repos ensemble », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Grâce à la révélation de cette parole de Dieu, j’ai compris que les gens ont tous été corrompus par Satan, et qu’ils sont tous égoïstes. Maris et femmes ne restent ensemble que pour satisfaire leurs propres désirs égoïstes et pour s’exploiter. Les paroles douces et l’affection de mon mari à mon égard n’avaient visé qu’à m’exploiter pour que je m’occupe des enfants et des grands-parents, et que je tienne la maison pour lui, et je l’avais épousé pour qu’il me protège. Comment le grand amour aurait-il pu exister au sein d’une telle relation ? Ce n’était pas le grand amour. Mon mari m’empêchait sans cesse de croire en Dieu, et de lire Sa parole, et ça faisait longtemps que Dieu avait exposé qu’il croyait pas vraiment en Lui. Tout comme le dit la parole de Dieu : « Les croyants et les incroyants ne sont pas compatibles, mais plutôt opposés les uns aux autres. » Mais je n’avais jamais pu me défaire de mon mari et j’avais toujours essayé de préserver cette famille. J’avais été vraiment stupide. J’ai alors lu d’autres paroles de Dieu : « Toute personne qui ne reconnaît pas Dieu est un ennemi ; autrement dit, toute personne dans ou en dehors de ce courant qui ne reconnaît pas Dieu incarné est un antéchrist ! Qui est Satan, qui sont des démons et qui sont les ennemis de Dieu, sinon des résistants qui ne croient pas en Dieu ? Ne sont-ce pas ces gens qui désobéissent à Dieu ? Ne sont-ce pas ces gens qui prétendent avoir la foi, mais n’ont pas la vérité ? Ne sont-ce pas ceux qui cherchent simplement à obtenir des bénédictions sans pouvoir témoigner pour Dieu ? » (« Dieu et l’homme entreront dans le repos ensemble », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Après avoir lu cette parole de Dieu, j’ai pu voir l’essence de mon mari plus clairement. Mon mari ne croyait au Seigneur Jésus qu’en théorie, mais, par essence, il voulait seulement obtenir la grâce et les bénédictions de Dieu. Il ne croyait que s’il avait quelque chose à y gagner, sinon il ne croyait pas. Quand il avait appris le retour du Seigneur, il s’était dit qu’il pourrait entrer au royaume des cieux et vivre éternellement, et il l’avait donc accepté avec joie. Mais quand il avait été perturbé et rejeté par des gens religieux, il avait cessé de croire, et en plus, il m’avait persécutée et entravée. Son essence était celle de Satan le diable, l’ennemi de Dieu. L’essence des gens varie, de même que les chemins qu’ils suivent, et même votre famille peut devenir votre ennemie. Cela confirme vraiment ce qu’a dit le Seigneur Jésus : « L’homme aura pour ennemis les gens de sa maison » (Matthieu 10:36). J’ai alors lu d’autres paroles de Dieu : « Pourquoi est-il si insensible envers le cœur de Dieu ? Est-ce qu’il approuve cette oppression et cette difficulté en silence ? N’aspire-t-il pas au jour où il pourra changer l’obscurité en lumière ? N’aspire-t-il pas une fois de plus à remédier aux iniquités envers la justice et la vérité ? Est-il prêt à observer et ne rien faire pendant que les gens abandonnent la vérité et falsifient les faits ? Est-il heureux de continuer à endurer ce mauvais traitement ? Est-il prêt à être un esclave ? Est-il prêt à périr entre les mains de Dieu avec les esclaves de cet État failli ? Où est ta détermination ? Où est ton ambition ? Où est ta dignité ? Où est ton intégrité ? Où est ta liberté ? […] Pourquoi ne donne-t-il pas sa vie à Dieu dès qu’il le peut ? Pourquoi vacille-t-il encore ? Quand pourra-t-il terminer l’œuvre de Dieu ? Ainsi intimidé et opprimé sans raison, il aura finalement vécu toute sa vie en vain. Pourquoi se presse-t-il tellement d’arriver, pourquoi est-il dans une telle hâte de partir ? Pourquoi ne réserve-t-il pas quelque chose de valeur à donner à Dieu ? A-t-il oublié les millénaires de haine ? » (« L’œuvre et l’entrée (8) », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). Ces paroles m’ont aidée à comprendre Ses intentions urgentes. Dieu s’inquiète pour l’humanité, et Il ne veut pas que nous vivions en étant éternellement soumis à l’esclavage et aux tourments de Satan. Il veut que nous échappions aux contraintes des forces des ténèbres, que nous Lui livrions nos vies, et que nous vivions dans la lumière. Mais j’avais été vraiment lâche. Mon mari et ma belle-mère appartenaient au diable, et ils s’étaient mis en travers de ma foi, en me battant, en me réprimandant et en me persécutant, mais je n’avais pas supportée l’idée de me séparer de cette famille. Alors j’avais enduré injustice et humiliation et, comme une esclave, ma vie avait tourné autour de mon mari et de ma famille, et j’avais poursuivi des choses vides de sens. Dieu m’avait guidé pour que j’emprunte le bon chemin, Il avait exprimé des vérités qui m’avaient permis de comprendre le sens et la valeur de la vie humaine, mais j’avais manqué de détermination pour poursuivre tout cela. J’étais vraiment une misérable créature. Le Seigneur Jésus a dit : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Matthieu 10:37). Dieu m’avait choisie et sauvée, Il m’avait donné la vérité et la lumière. Je devais poursuivre et aimer Dieu. Mon mari et ma belle-mère résistaient tous deux à Dieu, et ils n’étaient pas dignes de mon amour ou de mon énergie. J’avais été si ignorante et aveugle. J’avais toujours poursuivi l’harmonie conjugale et le bonheur familial. La moitié de ma vie n’avait servi à rien. Je devais employer le restant de mes jours à satisfaire Dieu. À présent, nous sommes dans une période cruciale de diffusion de l’Évangile du Règne, et nous avons besoin de plus de gens pour porter témoignage à l’œuvre de Dieu dans les derniers jours, pour que davantage de gens puissent gagner le salut de Dieu dans les derniers jours. Je dois coopérer avec Dieu et accomplir mon devoir au mieux de mes capacités. C’est la seule façon de vivre une vie pleine de sens et de valeur.

Peu après, j’ai quitté ma maison pour aller diffuser l’Évangile. Chaque jour, j’ai échangé sur la parole de Dieu et accompli mon devoir avec des frères et sœurs, et mon cœur s’est senti vraiment à l’aise et libéré. À présent, quand il m’arrive de rencontrer des difficultés dans mon devoir, ou quand je suis malade, mes sœurs m’aident toujours et prennent soin de moi. Elles me traitent comme un membre de leur famille. Tout cela est l’amour de Dieu. Je comprends maintenant que Dieu est mon véritable rocher et que la maison de Dieu est ma véritable famille. Je remercie Dieu du fond du cœur !

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