Comment vient la foi

28 janvier 2022

Par Liu Yu, Chine

Vers la fin du mois d’août 2008, j’ai été informée que Frère Xiaowu, un dirigeant d’Église, avait été arrêté. Frère Hong et moi avons aussitôt dit à nos frères et sœurs de se déplacer et avons mis les biens de l’Église en lieu sûr. À cette époque, nous avons aussi rencontré deux dirigeants avec lesquels nous voulions faire équipe pour accomplir le travail de l’Église. Le soir, ils sont rentrés chez eux après notre échange, mais nous n’avons pas réussi à les contacter le lendemain parce que leurs téléphones étaient éteints. Quelques jours plus tard, nous avons appris que ces deux dirigeants et plus de vingt frères et sœurs avaient été arrêtés. Comme je me réunissais souvent avec Frère Xiaowu, je me suis demandé si j’étais surveillée aussi. Il semblait que je risquais d’être arrêtée à tout moment. J’avais très peur et je priais souvent Dieu pour Lui demander de m’aider à rester forte face à l’adversité. Pendant une réunion, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Vous vous souvenez peut-être tous de ces paroles : “Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire”. Vous avez tous déjà entendu ces paroles, pourtant aucun d’entre vous n’en a compris la vraie signification. Aujourd’hui, vous avez acquis une conscience profonde de leur véritable signification. Ces paroles seront accomplies par Dieu dans les derniers jours, et elles s’accompliront en ceux qui ont été brutalement persécutés par le grand dragon rouge dans le pays où il se tapit. Le grand dragon rouge persécute Dieu et est l’ennemi de Dieu ; et ainsi, dans ce pays, ceux qui croient en Dieu sont donc soumis à l’humiliation et à l’oppression, et par conséquent, ces paroles s’accomplissent en vous, en ce groupe de personnes. Parce qu’elle est entreprise sur une terre qui s’oppose à Dieu, toute l’œuvre de Dieu se heurte à de terribles obstacles, et l’accomplissement de nombre de Ses paroles demande du temps ; ainsi, les hommes sont épurés grâce aux paroles de Dieu, ce qui constitue également un élément de souffrance. Il est extrêmement difficile pour Dieu d’accomplir Son œuvre dans le pays du grand dragon rouge. Cependant, c’est grâce à cette difficulté que Dieu accomplit une étape de Son œuvre : rendre manifestes Sa sagesse et Ses prodigieuses réalisations, et saisir cette occasion pour rendre complet ce groupe de personnes » (« L’œuvre de Dieu est-elle aussi simple que l’homme l’imagine ? », dans La Parole apparaît dans la chair). En lisant les paroles de Dieu, j’ai compris que, parce que Dieu S’était incarné dans les derniers jours pour sauver l’humanité et était apparu pour accomplir Son œuvre dans le pays du grand dragon rouge, celui qui Lui résiste le plus, là où Il est traqué et persécuté par le PCC, nous, qui Le suivons, sommes aussi destinés à être persécutés. Mais notre souffrance nous permet de nous faire une idée des épreuves que Dieu endure pour sauver l’humanité. Dieu Se servait de cette persécution et de cette épreuve pour renforcer ma détermination et perfectionner ma foi. Cette situation était la manière dont Dieu me perfectionnait et me bénissait. Dieu détermine par avance les souffrances de chaque personne. Je ne serais arrêtée que si Dieu le permettait. J’étais décidée à témoigner pour Dieu et à ne jamais Le trahir comme Judas !

Un jour, en janvier 2009, un peu après 14 heures, Je lisais les paroles de Dieu chez moi quand on a tambouriné à ma porte. Quelqu’un a crié : « Bureau de la sécurité publique. Ouvrez ! » Mon cœur s’est affolé et je me suis empressée de cacher mon livre des paroles de Dieu. J’ai prié Dieu sans arrêt pour Lui demander du courage et de la foi. Quand j’ai ouvert la porte, plus de dix policiers ont fait irruption chez moi en criant : « Plus un geste ! Mets-toi contre le mur ! » Ils se sont mis à fouiller mes placards et mes tiroirs en jetant mes vêtements n’importe où. Ils ont trouvé mon ordinateur, mon téléphone et mes livres des paroles de Dieu. Une policière m’a emmenée dans la salle de bains pour me fouiller. Je me suis dit : « Ils ont l’air bien préparés. Je suis peut-être une cible prioritaire. Sinon pourquoi seraient-ils venus aussi nombreux ? Si c’est le cas, ils ne me relâcheront pas facilement. Quel genre de torture vont-ils m’infliger ? » J’ai juste prié Dieu en silence. Je savais dans mon cœur que je n’étais arrêtée qu’avec Sa permission. Dieu me mettait à l’épreuve et me testait. Je devais m’en remettre à Lui et témoigner pour Lui. Ils m’ont menottée, ils ont mis une cagoule sur ma tête et ils m’ont emmenée au Bureau de la sécurité publique du comté pour remplir une fiche de renseignements. Le soir, ils m’ont emmenée au centre de détention. En plus de m’avoir menottée, ils m’ont entravé les jambes avec une chaîne de cinq kilos. Quand ils m’ont entraînée vers ma cellule, la chaîne était si lourde que j’ai dû la ramasser pour pouvoir avancer. Chaque pas était épuisant.

Dans la cellule, les policiers ont attaché les menottes à la chaîne et la chaîne à un anneau en fer fixé en bas d’un mur. Ils ont placé un pot de chambre près du mur pour que je reste immobilisée, même quand j’avais besoin de me soulager. Il faisait très froid. Le gardien m’avait pris mon blouson et je n’avais pas de couverture. J’ai passé la nuit entière à grelotter, roulée en boule par terre. Le lendemain après-midi, deux policiers de la Brigade de la sécurité nationale du comté m’ont menottée, mis une cagoule et emmenée dans un endroit très isolé. Ils ne m’ont retiré la cagoule qu’après m’avoir fait entrer dans un bâtiment. Ils m’ont attachée à une chaise en métal. Devant la chaise, il y avait une plaque en métal de 50 centimètres de long sur 30 de large et deux anneaux demi-ronds près de mes pieds. Ils ont mis mes pieds dans les anneaux et mes mains étaient menottées devant moi. Vers 19 heures, trois policiers sont arrivés. L’un d’eux m’a posé des questions sur l’Église. Il m’a même montré la photo de quelqu’un pour me demander si je le connaissais. J’ai regardé la photo et vu qu’il s’agissait de mon collaborateur, Frère Hong. J’étais abasourdie. Je n’imaginais pas que Frère Hong serait arrêté aussi. Le PCC devait nous surveiller depuis un moment. J’ai répondu que je ne le connaissais pas. L’un des policiers s’est impatienté et a dit : « C’est une perte de temps. Torturons-la ! » Un autre policier m’a menacée en disant : « On t’offre une chance en t’interrogeant poliment, mais si tu ne dis rien, on te fera parler ! » Quand j’ai entendu ça, j’ai pensé à mes nombreux frères et sœurs qui avaient été arrêtés et torturés, tabassés, estropiés et même tués. J’ai pris peur et j’ai pensé : « Si je ne parle pas, à quelle torture me soumettront-ils ? Vais-je me retrouver infirme ou mourir ? » J’ai prié Dieu en silence : « Cher Dieu ! Je ne sais pas quel genre de torture ils me réservent, mais protège-moi, s’il Te plaît. Je veux témoigner pour Toi et je préfère mourir que de devenir un Judas ! » Après ma prière, j’ai pensé à des paroles du Seigneur Jésus : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu 10:28). Les paroles de Dieu m’ont donné de la foi et de la force. J’ai pensé : « Quelle que soit leur cruauté, ces policiers ne peuvent abîmer que mon corps. Mon âme est entre les mains de Dieu. Si je peux témoigner et satisfaire Dieu, je mourrai peut-être, mais je gagnerai la louange de Dieu. Mais si je trahis Dieu et me comporte honteusement comme Judas, mon corps et mon âme seront punis et maudits par Dieu. » J’ai eu moins peur quand j’en ai pris conscience. Comme leur interrogatoire ne donnait rien, les policiers m’ont emmenée dans une autre pièce pour commencer la torture. Ils m’ont tordu les bras derrière le dos, les ont enveloppés dans une serviette et les ont attachés avec une corde très serrée. Alors ils ont glissé une tige en bois entre mes bras et mon dos. L’un des policiers m’a soulevée, a posé la tige sur un escabeau de deux mètres, puis m’a lâchée. Je me suis retrouvée suspendue à l’escabeau, mes bras supportant tout mon poids. J’ai crié de douleur. Mes bras et mes épaules me brûlaient et j’avais l’impression que mon torse se déchirait. J’avais du mal à respirer et l’impression de suffoquer. Parce que mes bras étaient attachés derrière moi, je ne pouvais pas relever la tête. Je me suis mise à transpirer et mes bras et mes mains se sont engourdis. L’un des policiers a gloussé de manière sinistre et dit : « Maintenant, tu ne pourrais pas parler, même si tu le voulais. Tu ferais bien de prier ton Dieu ! » La sueur qui s’égouttait de mon front est vite tombée par terre et le policier a cru que je pleurais. Il a incliné la tête et ricané : « Laisse-moi voir. Ce sont des gouttes de sueur ou des larmes ? » Je n’ai pas arrêté de prier Dieu en disant : « Dieu Tout-Puissant ! Je ne Te demande pas de me délivrer de cette torture, seulement de me donner le courage de la supporter pour que je reste forte. » Après ma prière, j’éprouvais encore une grande douleur physique, mais je souffrais moins. Ils m’ont laissée suspendue comme ça pendant une demi-heure avant de me décrocher. Mes bras étaient engourdis et paralysés.

Ensuite, ils m’ont forcée à m’asseoir sur la chaise en métal et ils ont tiré sur mes bras pour les placer autour de la plaque en métal qui se trouvait devant moi. Après m’avoir menottée, ils ont incliné la chaise vers l’avant. Comme rien ne me soutenait le dos, mes bras supportaient tout le poids de mon corps. La plaque en métal s’enfonçait dans mes bras, ce qui m’a vite fait mal. Environ un demi-heure plus tard, ils sont revenus, m’ont relevée et se sont servis de la tige en bois pour me suspendre une nouvelle fois. Mon corps tout entier était douloureux et j’avais du mal à respirer, comme si j’étais sur le point de suffoquer. L’un des policiers a éclaté de rire et dit : « Elle ne doit pas souffrir beaucoup, maigre comme elle est. Hong, lui, était gros. La tige s’est cassée dès qu’on l’a suspendu. Il est tombé si brutalement qu’il a hurlé et nous a tout dit. » Entendre ce qu’ils avaient fait subir à Frère Hong m’a rendue furieuse, mais aussi inquiétée. Je me suis demandé : « Frère Hong a-t-il vraiment trahi Dieu et m’a-t-il dénoncée ? S’il l’a fait, ces policiers savent quel devoir j’accomplis dans l’Église et ils ne sont pas près de me relâcher. Quel genre de torture me réservent-ils ? Je devrais peut-être confesser quelque chose qui n’a pas d’importance. » À cet instant, j’ai pensé aux paroles de Dieu qui disent : « En tout temps, Mon peuple devrait être sur ses gardes contre les plans rusés de Satan, surveillant pour Moi la porte de Ma maison […] afin d’éviter de tomber dans le piège de Satan, auquel cas il serait trop tard pour les regrets » (« Chapitre 3 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont aidée à comprendre que ce que le policier disait sur Frère Hong était un stratagème de Satan. Il voulait semer la discorde entre nous et m’inciter à trahir Dieu. Satan est si méprisable et maléfique ! Grâce à l’éclairage et à l’orientation de Dieu, j’ai pris une résolution : « Quelles que soient les formes de torture ou les ruses que ces policiers emploieront, Je ne trahirai jamais Dieu et ne deviendrai jamais un Judas. »

Un policier a vu que je souffrais et a dit : « Ҫa ne va pas très bien, hein ? Si tu ne parles pas, on te suspendra une demi-heure, puis une heure et ainsi de suite. » Plus tard, quand j’ai senti mon corps sur le point de craquer, j’ai essayé de poser un pied sur une vis qui dépassait de l’escabeau pour avoir un point d’appui et souffrir un peu moins, mais un policier l’a vu tout de suite. Il a donné un coup de pied dans ma jambe et a crié méchamment : « Qui t’a permis de mettre le pied là-dessus ? C’est interdit ! » Mon corps s’est mis à se balancer sans que je puisse l’en empêcher, ce qui m’a fait encore plus mal aux bras. Je souffrais tant que j’ai commencé à transpirer abondamment. Je n’avais même pas la force de lever la tête. J’avais l’impression que les secondes s’éternisaient. Après une durée que je pouvais pas déterminer, j’ai senti mon épaule droite s’enfoncer vers l’avant. Juste après, mon épaule gauche a fait pareil et mon corps est descendu. J’ai compris que mes épaules venaient de se démettre. J’ai hurlé : « J’ai les épaules démises ! » Les policiers ne m’ont décrochée qu’à ce moment-là. Quand ils ont retiré la corde, mes bras sont revenus devant moi avec raideur. Ils étaient enflés et complètement engourdis. Quand je me suis levée, ils sont juste restés pendus le long de mon corps. Je ne pouvais ni les bouger ni plier les coudes. J’avais l’impression d’avoir des gourdins attachés aux épaules. Alors les policiers m’ont remis les menottes et m’ont bougé les bras. Ils les ont brutalement tirés derrière ma tête, le plus loin possible, puis vers la gauche, en regardant si je grimaçais ou si j’avais l’air de souffrir. Je ne sentais plus mes bras. Alors, après avoir insisté sans résultat pendant un moment, les policiers ont crié : « Arrête de simuler ! » Je voulais vraiment lever les bras, mais ils ne m’obéissaient plus. Je me suis demandé : « Mes épaules sont-elles vraiment démises ? Vais-je rester handicapée ? Si c’est le cas, comment vais-je faire pour manger ou aller aux toilettes ? » Cette nuit-là, les policiers m’ont encore menottée et ils ont attaché mes pieds au cadre du lit. Je suis restée allongée, incapable de dormir. Mes bras étaient engourdis et douloureux. C’était difficile à supporter. Je ne pouvais pas m’empêcher de me demander si les policiers me feraient subir la même chose le lendemain. La perspective de toute cette souffrance m’a terrifiée. Je n’étais pas sûre de pouvoir la supporter. Dans les affres de ma détresse, j’ai prié Dieu : « Cher Dieu ! S’il Te plaît, protège-moi et donne-moi de la foi et de la force. Quoi que je doive endurer, je ne Te trahirai pas et je ne livrerai pas mes frères et sœurs. » Après ma prière, j’ai pensé aux paroles de Dieu qui disent : « Je n’accorderai plus de miséricorde à ceux qui M’ont été complètement infidèles en périodes de tribulation, car Ma miséricorde a ses limites. En outre, Je n’ai pas d’affection pour quiconque M’a déjà trahi et souhaite encore moins M’associer avec ceux qui trahissent les intérêts de leurs amis. Voilà Mon tempérament, quelle que soit la personne. Je dois vous dire ceci : quiconque brise Mon cœur n’aura pas droit à Ma clémence une seconde fois et quiconque M’a été fidèle restera toujours dans Mon cœur » (« Prépare suffisamment de bonnes actions pour ta destination », dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont permis d’apercevoir Son tempérament juste, majestueux et qui ne peut pas être offensé. Dieu aime et perfectionne ceux qui sont loyaux envers Lui. Quelles que soient leurs souffrances et leurs vicissitudes, ils restent loyaux envers Dieu et témoignent pour Lui. Seules de telles personnes peuvent rester dans le royaume de Dieu. Quant à ceux qui trahissent Dieu, comme Judas, non seulement ils n’auront pas une bonne fin, mais Dieu punira et maudira leurs esprits, leurs âmes et leurs corps. Si je trahissais Dieu pour échapper à une souffrance physique temporaire, je perdrais ma chance d’être sauvée pour toujours. J’ai aussi pensé au moment où les policiers avaient essayé de me faire trahir Dieu par la ruse. Dieu m’avait donné la sagesse de reconnaître le stratagème de Satan. Quand les policiers m’avaient torturée, mon corps avait souffert jusqu’à un certain point, mais Dieu m’avait protégée silencieusement et donné la force de surmonter la faiblesse de ma chair. J’avais éprouvé l’amour de Dieu pour moi et été témoin de Sa toute-puissance et de Sa souveraineté. Je ne pouvais pas trahir ma conscience. Quelles que soient mes souffrances, je devais témoigner pour Dieu et Le satisfaire !

Le troisième jour, vers 9 heures, les policiers m’ont emmenée dans une grande pièce et forcée à m’asseoir sur une chaise en métal une fois de plus. L’un des policiers a enroulé une serviette autour de ma tête, au niveau de la bouche, et l’a brutalement tirée vers l’arrière. J’ai ressenti une douleur fulgurante là où mes épaules touchaient la chaise, mes jambes se sont soulevées et la chaise s’est inclinée. Comme la serviette couvrait ma bouche, j’ai commencé à avoir du mal à respirer. Je ne pouvais respirer que par le nez et j’avais tellement mal à la gorge que j’arrivais à peine à avaler ma salive. Alors l’un des policiers a pris une seringue d’huile de moutarde et l’a vidée dans ma narine droite. J’ai eu l’impression que toute ma cavité nasale était en feu et, quand j’ai inspiré, l’huile m’a coulé dans la gorge. C’était difficile et très douloureux d’essayer d’avaler cette huile. Je n’osais pas inspirer, mais je savais que je suffoquerais si je ne le faisais pas. J’ai du mal à décrire cette horrible sensation. Je me suis débattue de toutes mes forces, mais ils tenaient cette serviette bien pressée sur ma bouche et je ne pouvais rien faire. L’huile de moutarde était si piquante que des larmes roulaient sur mes joues. J’ai eu l’impression que le temps s’était arrêté. Les secondes s’écoulaient avec une lenteur horrible. Ils ne m’ont lâchée que lorsque j’ai avalé la dernière goutte d’huile. Ma gorge a mis un long moment à se remettre de ce supplice. J’avais la nausée. Je me suis penchée en avant et j’ai soufflé par le nez aussi fort que j’ai pu. Ma cavité nasale et mon visage tout entier étaient irrités par la moutarde. C’était une sensation de brûlure terriblement douloureuse. L’un des policiers a vu que j’étais sur le point de vomir. Il a crié en me fusillant du regard : « Ne vomis pas ! » Je méprise cette meute de démons ! La douleur était presque intolérable et je ne savais pas si je pourrais en supporter davantage. Comme je ne savais pas combien de temps ils avaient l’intention de continuer à me torturer, j’ai prié Dieu en silence. J’ai dit : « Cher Dieu, je ne sais pas combien de fois de plus ces policiers me tortureront, mais je ne Te trahirai pas à cause de la faiblesse de ma chair. S’il Te plaît, protège mon cœur et donne-moi de la foi et du courage pour que je reste forte à travers ce supplice. » Après avoir prié, je me suis sentie un peu mieux. Je savais que Dieu avait écouté ma prière et amoindri ma souffrance. Je L’ai remercié de tout mon cœur ! Environ dix minutes plus tard, ils ont injecté de l’huile de moutarde dans mon autre narine. Finalement, ils m’ont injecté trois seringues d’huile de moutarde dans le nez, ce matin-là. Chaque fois a été un supplice infernal. L’un des officiers a ricané et m’a dit : « On devrait juste te tuer. On peut creuser un grand trou et t’y enterrer. Personne ne le saura jamais ! » J’ai pensé qu’ils étaient sans doute capables de tout, puisqu’ils m’avaient torturée si cruellement. Je les ai imaginés me jetant dans un grand trou et me recouvrant de terre. Dans une détresse totale, je me suis demandé : « Vais-je vraiment mourir si jeune ? » Au milieu de ma souffrance, des paroles de Dieu me sont venues à l’esprit : « Pour tout ce qui se produit dans l’univers, J’ai toujours le dernier mot. Y a-t-il quelque chose qui ne soit pas dans Mes mains ? » (« Chapitre 1 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). L’éclairage et l’orientation des paroles de Dieu m’ont permis de comprendre que ma vie était entre les mains de Dieu, que tout dépendait de Lui. Quelles que soient leur cruauté et leur méchanceté, ces policiers n’oseraient pas prendre ma vie sans la permission de Dieu. Je n’avais pas une vraie compréhension de la toute-puissance et de la souveraineté de Dieu, et ma foi en Lui était faible. Alors, quand j’ai entendu le policier dire qu’ils allaient me tuer et m’enterrer, j’ai lâchement pris peur. Je ne témoignais pas du tout ! Quand j’en ai pris conscience, j’ai cessé d’avoir peur et j’ai pris la décision de témoigner et d’humilier Satan, même si je devais en mourir.

À 14 heures, les policiers sont venus m’interroger une fois de plus. L’un d’eux ne me quittait pas des yeux. Comme il ne croyait pas que mes bras étaient paralysés, il s’est mis à m’enfoncer un cure-dents sous les ongles. Il m’a fait saigner, mais je ne sentais qu’une douleur légère dans les doigts. Il observait attentivement mon expression. Quand il a constaté que je ne réagissais pas, il a dit : « Tes bras sont en mauvais état, hein ? Et si je te donnais une séance d’électrothérapie ? » Les autres policiers sont allés chercher un fil électrique. Ils ont attaché l’une des extrémités du fil à un taser, l’autre aux pouces de mes deux pieds, et ils ont commencé à me taser. Mon cœur s’est affolé, mon corps s’est raidi, mon dos s’est cambré et j’ai eu des spasmes dans les jambes. J’ai hurlé de douleur. Ils ont arrêté quelques instants, puis ils ont recommencé à me taser en m’interrogeant sans relâche sur l’Église. Ils ont continué pendant un moment. Ils m’ont tasée tant de fois que j’ai perdu le compte. J’étais totalement sans défense face à leur brutalité. Cette douleur était presque impossible à supporter. J’avais vraiment peur qu’ils causent des dommages irréversibles s’ils continuaient à me taser. Ils n’ont arrêté que parce que c’était l’heure de leur dîner. L’un des policiers m’a détachée de la chaise et forcée à me lever. En me levant, j’ai été abasourdie de découvrir que je ne souffrais absolument pas, comme si je n’avais jamais été blessée. Je me sentais moins faible, aussi. J’ai clairement vu que c’étaient la protection et le soin de Dieu qui avaient allégé ma douleur. Autrefois, je savais en théorie que Dieu régnait souverainement sur toutes choses. Désormais, j’avais vu et éprouvé personnellement les actes miraculeux de Dieu. J’avais vu l’amour et la miséricorde de Dieu à mon égard et mon cœur était plein de gratitude et de louange pour Lui. Je sentais que je pouvais subir la torture des policiers avec une assurance nouvelle. Ils m’ont tasée de 19 à 23 heures, ce soir-là. Le matin du quatrième jour, ils m’ont de nouveau injecté de l’huile de moutarde dans le nez. J’ai horriblement souffert une fois de plus. Ce matin-là, ils m’ont injecté le contenu de quatre seringues. À midi, pendant le déjeuner, j’ai demandé un verre d’eau. L’un des policiers a ricané et dit : « Ne lui donnez pas d’eau, sinon il faudra qu’elle aille aux toilettes. » Un autre policier a dit : « L’huile a dû lui ravager l’estomac et les intestins. » Quand j’ai entendu ça, j’ai pensé : « C’est vrai. Ils m’ont forcée à avaler beaucoup d’huile de moutarde. Dans des circonstances normales, ça me rendrait très malade, mais je n’ai pas mal à l’estomac. J’ai juste un peu soif. » J’avais le sentiment profond que Dieu me protégeait silencieusement et mon cœur était plein de gratitude envers Lui.

Dans l’après-midi, comme je ne répondais toujours pas à leurs questions, le directeur Guo, du Département provincial de la sécurité publique, m’a tasée dans le dos. Je suis tout de suite tombée par terre. Ensuite, il m’a forcée à m’asseoir sur la chaise en métal et m’a tasée sur les bras. À chaque fois, mes bras se soulevaient tout seuls avant de retomber. Il m’a aussi tasée plusieurs fois sur la paume des mains. Il a continué pendant deux heures et ne s’est arrêté que quand la pile du taser s’est vidée. Après ça, il a roulé des journaux et s’en est servi pour me frapper au visage en criant : « Vas-tu parler, oui ou non ? Je te ferai parler ! » Mon visage me brûlait à cause de coups. Le directeur n’est parti, découragé, que lorsque les journaux sont tombés en lambeaux alors que je n’avais toujours pas dit un mot. Tandis qu’on me ramenait à ma cellule, une policière a vu mon visage enflé. Elle a ricané et dit : « Tu as reçu quelques gifles, hein ? » Alors elle m’a menacée en disant : « Si tu ne parles pas, le premier jour, ils te suspendent, le deuxième, ils te tasent et le troisième, ils prennent du plaisir avec toi ! » Ce qu’elle a dit m’a écœurée. Ce groupe de policiers devait être vraiment maléfique pour envisager une forme de torture aussi honteuse et méprisable. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un peu peur. Que ferais-je s’ils employaient vraiment une tactique aussi basse ? À cette instant, j’ai subitement pensé aux paroles de Dieu qui disent : « Il n’y a rien que tu doives craindre. Les Satans sont sous nos pieds […] » (« Chapitre 10 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai pensé : « C’est vrai. Toutes les choses ne sont-elles pas entre les mains de Dieu ? Si Dieu ne le permet pas, ça ne m’arrivera pas. Ils ne font que me menacer pour m’inciter à trahir Dieu, à dénoncer mes frères et sœurs et à leur fournir des informations sur les fonds de l’Église. Quelles que soient les tactiques que les policiers emploieront, je ne peux pas trahir Dieu. » Après ça, les policiers m’ont encore interrogée quelques fois. Comme je ne parlais toujours pas, ils m’ont renvoyée au centre de détention.

En février 2009, le PCC m’a condamnée à un an et demi de travaux forcés et envoyée dans un camp. Un chef de section du camp a demandé à un policier : « Peut-elle travailler ? » J’ai répondu : « Mes bras ont été abîmés. Je ne peux pas les lever. » Le policier a eu peur que le camp ne veuille pas de moi, alors il a dit : « Elle n’a rien aux bras. Elle ment. » Pendant un repas, au camp de travail, comme je ne pouvais pas bouger mes bras ni mes mains pour prendre mes baguettes, une sœur a voulu m’aider, mais le gardien ne l’y a pas autorisée. Je pouvais juste m’asseoir sur mon tabouret, placer une cuillère dans l’une de mes mains, poser mon coude sur la table, puis m’appuyer de tout mon poids pour soulever mon avant-bras et la cuillère afin de prendre une bouchée. La sœur a pleuré quand elle a vu à quel point il m’était difficile de manger. Avant que j’aie fini de manger, le gardien nous a ordonné de descendre et de faire la queue. La sœur, qui avait vu que je n’avais pas beaucoup mangé, m’a donné un pain à la vapeur en cachette. Après ça, je n’ai assez mangé que grâce aux pains qu’elle me donnait. Deux sœurs me massaient les bras tous les soirs et prenaient soin de moi. Elles échangeaient aussi discrètement sur les paroles de Dieu pour m’encourager. Je savais que c’était un effet des orchestrations de Dieu, un signe de Son amour pour moi, et je Lui en étais profondément reconnaissante dans mon cœur !

Pendant cette période, je ne pouvais pas du tout lever les bras. Un jour, j’ai demandé à un médecin : « Y a-t-il un médicament que je pourrais prendre pour mes bras ? » Le médecin a répondu : « Si tes bras sont restés immobiles plus de trois mois, tes muscles sont atrophiés et tu resteras handicapée. Il n’y a pas de traitement. Même des injections ne serviraient à rien. Le mieux que tu puisses faire, c’est de t’entraîner à lever les bras contre un mur avec tes doigts. » Je me suis donc mise à faire cet exercice avec assiduité. Comme je ne pouvais pas lever les bras, je devais les balancer pour attraper le mur avec mes doigts, puis les soulever petit à petit. Comme je ne pouvais pas gagner plus de trente centimètres, je les laissais retomber et je recommençais. Au début, j’étais pleine d’assurance et j’espérais qu’un miracle se produirait, que je pourrais à nouveau lever les bras et vivre normalement. Mais, au bout de trois mois, je ne pouvais toujours pas les lever, ce qui m’a frustrée et découragée. Je me suis demandé : « Mes bras guériront-ils jamais ? S’ils ne guérissent pas, comment vivrai-je quand je sortirai du camp ? J’ai à peine plus de trente ans. Faudra-t-il que quelqu’un d’autre s’occupe de moi jusqu’à la fin de mes jours ? » Du fond de ma souffrance et de mon désespoir, j’ai prié Dieu pour Lui demander de me guider et de me donner de la force et de la foi. Ce soir-là, pendant que ma sœur me massait, je lui ai fait part de ma détresse. Elle m’a réconfortée en disant : « Nous avons Dieu, alors nous ne devons pas avoir peur. Continue à faire tes exercices et on continuera à te masser. Ne t’inquiète de rien. » Les paroles de ma sœur m’ont fait pleurer. Plus tard, j’ai pensé aux paroles de Dieu qui disent : « Durant les épreuves, il est normal que les gens soient faibles, qu’ils aient de la négativité en eux, ou qu’ils manquent de clarté au sujet de la volonté de Dieu ou de leur voie de pratique. Mais dans tous les cas, tu dois, tout comme Job, avoir foi en l’œuvre de Dieu et ne pas nier Dieu. Bien que Job fût faible et qu’il maudît le jour de sa naissance, il ne nia pas que toutes les choses dans la vie humaine ont été accordées par l’Éternel et que l’Éternel est aussi Celui qui les reprend toutes. Peu importe la façon dont il a été testé, il a maintenu cette croyance. Dans ton expérience, peu importe l’épurement que tu subis à travers les paroles de Dieu, ce que Dieu exige de l’humanité, en un mot, c’est sa foi en Lui et son amour pour Lui. Ce qu’Il perfectionne en œuvrant de cette manière, c’est la foi des hommes, leur amour et leurs aspirations. Dieu accomplit l’œuvre de perfection des hommes, et ils ne peuvent pas le voir, ne peuvent pas le sentir : dans ces circonstances, ta foi est requise. La foi des hommes est requise quand quelque chose ne peut pas être vu à l’œil nu, et ta foi est requise quand tu ne peux pas renoncer à tes propres notions. Lorsque l’œuvre de Dieu n’est pas claire pour toi, ce qui est requis, c’est que tu aies la foi et que tu adoptes une position ferme et que tu portes témoignage » (« Ceux qui doivent être rendus parfaits doivent subir l’épurement », dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont montré que Job n’a pas perdu foi en Dieu quand il était faible et qu’il souffrait. Quelle que soit la manière dont Dieu le testait, il L’a toujours loué pour Son grand pouvoir, il ne L’a jamais blâmé et il a témoigné pour Lui. Comme mes bras n’avaient pas progressé au bout de trois mois, je me suis découragée et j’ai commencé à penser à mon avenir. Je vivais dans la négativité et la souffrance. Je me suis aperçue que ma foi en Dieu était insuffisante, que ce n’était pas de la vraie foi. Dieu Se servait de cette souffrance et de cet épurement pour me purifier et me transformer, et pour perfectionner ma foi. Je ne devais pas vivre dans la négativité et l’incompréhension. Plus tard, comme les sœurs échangeaient souvent avec moi et m’aidaient, j’ai été capable de me soumettre à cette situation et de l’éprouver. Quand je me suis soumise, j’ai été témoin des actes miraculeux de Dieu une fois de plus. Peu après, j’ai progressivement été capable de lever mon bras droit. Environ deux mois plus tard, j’ai aussi pu lentement lever mon bras gauche. J’en ai été profondément reconnaissante envers Dieu. Le médecin avait dit que mes bras resteraient handicapés après trois mois d’immobilité, mais Dieu a permis que je guérisse miraculeusement. C’était le fruit de l’amour et de la protection de Dieu.

J’ai été libérée en juin 2010. Après avoir subi la cruauté et la persécution du PCC, j’ai clairement vu son essence démoniaque qui résiste à Dieu et je l’ai abandonné et lui ai tourné le dos dans mon cœur. J’ai aussi éprouvé personnellement l’amour de Dieu. Quand j’étais piégée dans le repaire du diable et soumise à la brutalité et à la torture des policiers, les paroles de Dieu m’ont emplie de foi et de force et m’ont aidée à traverser cette période difficile. Après ces épreuves, je me suis même sentie plus proche de Dieu. J’ai vu que tout ce que Dieu faisait pour l’homme était le fruit de Son amour et de Son salut. Quelles que soient la persécution ou les épreuves qui m’attendent, je persévérerai toujours dans ma foi, je suivrai Dieu et j’accomplirai mon devoir pour Lui rendre Son amour.

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À chaque fois que je lisais une parole de Dieu nous demandant d’être honnêtes et de parler avec précision, je pensais : « Parler précisément ne me pose aucun problème. N’est-ce pas simplement appeler un chat un chat et dire les choses telles qu’elles sont ? N’est-ce pas facile ? Les gens qui enjolivaient les choses en parlant étaient toujours ce qui m’agaçait le plus dans ce monde. »

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