Pour bien faire votre devoir, respectez les principes

28 janvier 2022

Par Xu Nuo, Chine

C’est arrivé en août 2019. Sœur Lin, la dirigeante d’une Église, avait rédigé une lettre de démission, et ma dirigeante m’a envoyée dans cette Église pour investiguer. Si Sœur Lin n’était vraiment pas capable de faire un travail pratique, elle allait être démise, et il y aurait une nouvelle élection. À mon arrivée, les diacres qui étaient là m’ont expliqué la situation de cette sœur. Ils m’ont dit : « Depuis deux mois que Sœur Lin a été élue pour diriger l’Église, dès qu’il s’agit des intérêts de sa famille, ou de ses affaires personnelles, elle met de côté le travail d’Église, et laisse sa partenaire s’occuper de tout. Celle-ci se retrouve avec une lourde charge de travail, ce qui l’empêche de bien faire les choses. En cas d’urgence, en particulier, Sœur Lin ne gère pas les tâches à temps. Sa partenaire subit une très forte pression et est devenue un peu négative. Les dirigeants supérieurs ont proposé aide et soutien à Sœur Lin de nombreuses fois, mais elle n’est pas parvenue à s’améliorer. De plus, Sœur Lin n’a aucun éclairage quand elle échange sur la parole de Dieu, lors des réunions, donc nos frères et sœurs manquent de nourriture, et certains rechignent à venir aux réunions. Sœur Lin étant incapable de résoudre les problèmes pratiques des frères et sœurs, elle a peur de les croiser et ne veut plus, elle non plus, venir aux réunions. Quand les frères et sœurs ont des états ou des difficultés, elle est incapable d’échanger sur la vérité pour les aider, et se contente de les encourager avec des paroles de doctrine, ou résout les problèmes selon ses propres méthodes et sa philosophie mondaine. S’ils se trouvent dans un état négatif parce qu’ils sont malades, elle leur indique juste quel médecin consulter et quels produits de santé prendre, mais elle ne les guide pas pour qu’ils aillent devant Dieu, pour qu’ils cherchent la volonté de Dieu et en tirent des leçons. En outre, quand certains parlent d’investissements durant les réunions, Sœur Lin n’a pas le discernement nécessaire pour les exposer et les stopper, elle va même jusqu’à participer, et à inviter ses frères et sœurs à en faire de même. Des frères et sœurs lui ont rappelé de nombreuses fois qu’elle devait se concentrer sur la poursuite de la vérité et l’accomplissement de ses devoirs, mais, craignant que ses frères et sœurs disent qu’elle a soif d’argent, elle a investi en secret, et perdu plus de 400 000 €, ce qui l’a détournée encore plus de ses devoirs. » Sœur Lin négligeait ses devoirs et ne faisait aucun travail pratique. Là-bas, la vie d’Église était donc inefficace, et les frères et sœurs se sentaient négatifs et faibles.

Après avoir écouté leur rapport, je me suis dit : « Sœur Lin ne poursuit pas la vérité et ne fait aucun travail pratique, et sa vision des choses ressemble à celle d’une incroyante. Elle ne peut pas recevoir l’œuvre du Saint-Esprit comme ça. Comment peut-elle diriger une Église de cette façon ? Même sans sa lettre de démission, elle mérite d’être démise, comme fausse dirigeante, du fait de son comportement. » Donc, j’ai trouvé le principe pour discerner si quelqu’un possède l’œuvre du Saint-Esprit, et j’ai échangé, en me basant sur ce principe et sur le comportement de cette sœur. Quand j’ai terminé, plusieurs diacres ont hoché la tête en approuvant, et ont dit que Sœur Lin était dépourvue de l’œuvre du Saint-Esprit. Mais quand j’ai parlé de démettre Sœur Lin de ses devoirs, ces diacres ont dit : « Sœur Lin a une bonne humanité, elle aide ses frères et sœurs à résoudre leurs difficultés quand elle le peut, et elle est amicale et modeste. » Ils ont dit également qu’elle était de bon calibre, intelligente, capable d’accepter rapidement la parole de Dieu, et qu’elle arrivait à réconforter ses frères et sœurs, quels que soient leurs problèmes. Si elle était renvoyée, l’Église ne parviendrait pas à trouver une autre dirigeante appropriée. L’un des diacres a également dit : « Sœur Lin est peut-être dans un mauvais état de façon temporaire. Échangeons avec elle et essayons d’abord de l’aider. » Les autres diacres étaient tous plus ou moins d’accord. En bref, ils n’approuvaient pas l’idée de renvoyer Sœur Lin. S’ils ne reçoivent pas l’œuvre du Saint-Esprit et s’ils ne font pas de travail pratique pendant de longues périodes, les dirigeants et les ouvriers doivent être remplacés. S’ils sont dépourvus de l’œuvre du Saint-Esprit et que nous ne les renvoyons pas, n’allons-nous pas à l’encontre de ce que Dieu veut ? Ces diacres avaient seulement vu que Sœur Lin pouvait prendre soin de la chair des gens, qu’elle était aimable, dans une certaine mesure, qu’elle avait intelligence et calibre, mais ils ne savaient pas si elle poursuivait la vérité ou non, si elle pouvait ou non faire un travail pratique. Ils n’employaient pas les critères de la maison de Dieu pour choisir les gens. Sœur Lin était clairement quelqu’un qui ne poursuivait pas la vérité, dont la vision des choses était exactement celle des incroyants. Elle n’échangeait pas sur la vérité quand il se passait quelque chose, et elle était complètement incapable de résoudre les problèmes pratiques d’entrée dans la vie de ses frères et sœurs. Elle avait été révélée en tant que fausse dirigeante. Si elle conservait ses devoirs, elle allait seulement entraver et perturber le travail d’Église, et gêner l’entrée dans la vie de ses frères et sœurs.

Après mon échange, les diacres sont tous restés silencieux, mais je voyais bien qu’ils ne voulaient toujours pas renvoyer Sœur Lin. J’ai pensé : « Si je maintiens mon point de vue, et que je continue d’échanger sur la vérité et sur le fait de discerner Sœur Lin, ces diacres vont-ils dire que je suis arrogante et arbitraire, et que je n’accepte pas les opinions d’autrui ? Si je gâchais ma relation avec ces diacres juste après être arrivée, je craignais aussi que cela rende le reste de mon travail plus difficile. » Ayant réfléchi, j’ai cessé d’échanger avec les diacres sur les principes permettant de discerner les faux dirigeants, et j’ai signalé la situation de cette Église à mes supérieurs. Je me suis dit : « Si mon dirigeant est d’accord avec moi, alors je démettrai Sœur Lin, et ces diacres n’auront pas une mauvaise opinion de moi. » Ensuite, j’ai demandé à d’autres sœurs de cette Église ce qu’elles pensaient de Sœur Lin, mais j’ai découvert qu’elles manquaient aussi de discernement à son égard. Toutes vantaient ses mérites, disant qu’elle était aimable, qu’elle comprenait leurs difficultés, qu’elle était intelligente et de bon calibre. Elles avaient le même point de vue que les diacres. En voyant ça, je n’ai pas osé échanger sur la vérité pour discerner Sœur Lin. Je craignais qu’elles disent que j’étais arrogante, imbue de moi-même, que j’ignorais les opinions d’autrui, j’avais peur qu’elles aient une mauvaise opinion de moi. J’ai donc juste attendu que mon dirigeant me réponde par lettre. Ainsi, la question du renvoi de Sœur Lin ne reposait plus sur mes épaules. Je voyais clairement que ces frères et sœurs manquaient de vérité et qu’ils ne pouvaient pas discerner, mais je n’avais aucun désir d’échanger avec eux. À cette période, j’étais dans l’obscurité spirituelle, et je ne ressentais pas la présence de Dieu. Je me suis rendu compte que mon état était erroné, alors je suis allée devant Dieu et j’ai prié, en Lui demandant Son éclairage et Sa direction, pour que je puisse connaître mon état. Quelques jours plus tard, mon dirigeant a demandé à me voir. Nous avons lu un passage d’un article des paroles de Dieu : « Le plus important dans la croyance en Dieu est de mettre la vérité en pratique. » « Dans la maison de Dieu, vous devez saisir le principe de chaque devoir que vous accomplissez, quel qu’il soit. Être capable de pratiquer la vérité signifie agir selon des principes. Si quelque chose n’est pas clair pour vous, si vous n’êtes pas sûrs de ce qu’il convient de faire, utilisez l’échange pour parvenir à un consensus. Une fois déterminé ce qui est le plus bénéfique pour le travail de l’Église et pour les frères et sœurs, faites-le. Ne soyez pas liés par des règles, ne tardez pas, n’attendez pas, ne soyez pas des observateurs passifs. Si vous êtes toujours des observateurs passifs, ajoutant votre opinion lorsque quelqu’un prend une décision, et traînant simplement les pieds et attendant dans le cas contraire, vous finirez par ruiner tout le travail que vous faites. Concernant les choses qui sont claires pour vous, si tout le monde vous dit que c’est la façon appropriée de le faire, que vous devriez le faire de cette façon et que Dieu vous guide pour le faire de cette façon, alors c’est ainsi que vous devriez le faire : n’ayez pas peur de prendre des responsabilités, ni d’offenser les autres, ni des conséquences éventuelles. Dieu voit, Il regarde, quand les gens sont rusés et malhonnêtes. Tout ce que tu penses, chaque fois que tu n’agis pas conformément à la vérité, lorsque tu manques d’engagement, lorsqu’il y a toujours ta contamination personnelle et que tu as tes propres pensées et tes propres idées, Dieu observe et Il sait, et la prochaine fois que tu feras quelque chose, Il ne sera pas à tes côtés. Et pourquoi cela ? Parce qu’il y a toujours dans ton cœur des choses qui te séparent de Dieu. Quelles sont ces choses ? Tes pensées, ta fierté et tes intérêts, et ton étroitesse d’esprit. Quand il y a dans le cœur des gens des choses qui les séparent de Dieu et qu’ils sont constamment préoccupés par ces choses, c’est un problème. Si tu es de faible calibre et peu expérimenté, mais que tu es prêt à chercher la vérité et que tu es toujours d’un seul cœur avec Dieu, si tu peux te consacrer entièrement à ce que Dieu te confie sans te lancer dans des petites manigances, alors Dieu le verra. Si ton cœur est toujours éloigné de Dieu, que tu nourris toujours des desseins mesquins, que tu vis toujours pour tes propres intérêts et ta propre fierté, que tu calcules toujours ces choses dans ton cœur et que tu en es possédé, alors Dieu ne sera pas content de toi et tu gâcheras une grande partie de ce que tu feras. C’est parce que tu n’es pas facile à utiliser. Tu manques d’engagement, tu n’aimes pas la vérité, tu joues toujours à des jeux avec Dieu, tu es malhonnête dans ta façon de gérer les choses pour la maison de Dieu. Ton cœur n’est pas un cœur honnête, tu ne donnes pas tout ton cœur et toute ton âme, tu ne fais qu’un effort symbolique, sans y mettre tout ton cœur. Cela n’ira pas. Dieu surveille le cœur des gens : si tu ne te repens pas, tu n’entreras pas dans la vie et ta vie ne grandira jamais, et tu ne recevras donc pas l’approbation de Dieu » (Récits des entretiens de Christ des derniers jours). J’ai appris de cette parole de Dieu que tout, dans les devoirs de la maison de Dieu, doit être basé sur les principes de la vérité. Quand nous ne comprenons pas clairement un problème, nous pouvons discuter, trouver un consensus, et faire ce qui bénéficie le plus au travail d’Église. Quand nous comprenons clairement un problème, nous devons pratiquer la vérité et agir selon les principes, nous soucier de la volonté de Dieu. Mais si nous n’avons pas un cœur honnête, si nous trichons avec Dieu, et essayons de protéger nos intérêts personnels, si nous comprenons la vérité sans la pratiquer, si nous ne faisons preuve d’aucune loyauté ni considération envers Dieu, alors nous ne recevrons jamais l’œuvre du Saint-Esprit, ni la bénédiction de Dieu dans nos devoirs. J’avais compris, en écoutant les diacres rendre compte de la situation de Sœur Lin, que celle-ci ne poursuivait pas la vérité, qu’elle ne faisait aucun travail pratique, qu’elle était une fausse dirigeante qui devait être remplacée, mais quand j’ai vu que les diacres n’étaient pas d’accord avec moi, j’ai eu peur qu’ils disent que j’étais arrogante et imbue de moi-même. Je n’ai donc pas osé faire respecter les principes de la vérité, et je n’ai pas voulu échanger avec eux sur la vérité, pour ce qui est de discerner les faux dirigeants. Quand j’ai écrit à mon dirigeant pour signaler le problème, je prenais mes devoirs au sérieux, en apparence, mais, en fait, j’hésitais à intervenir, parce que j’avais peur que mes frères et sœurs me voient de façon négative. Dans mon devoir, je ne tenais compte que de ma propre réputation et de mon statut, de sorte que je tolérais une fausse dirigeante qui perturbait le travail d’Église et entravait l’entrée dans la vie de mes frères et sœurs. Je comprenais que j’étais vraiment égoïste, méprisable et fourbe. Dieu inspecte le cœur et l’esprit des gens, et mes réflexions pouvaient tromper les autres, mais pas Dieu. Durant cette période, mon esprit était dans l’obscurité et je ne ressentais pas la présence de Dieu. C’était en fait le juste châtiment de Dieu pour moi !

À ce moment précis, j’ai entendu parler d’une Église où un antéchrist qui faisait le mal avait été découvert, sans que personne ne le signale ou ne l’expose. Même quand cet antéchrist avait été expulsé, les membres l’avaient couvert et protégé. Cela avait offensé le tempérament de Dieu, et tous les membres de l’Église avaient été isolés pour qu’ils puissent réfléchir. En apprenant ce résultat, j’ai tremblé de peur (au fond de moi). Je me suis demandée, encore et encore, pourquoi je n’avais pas pu renvoyer la fausse dirigeante quand j’avais découvert la situation. Surtout si l’on considère que la parole de Dieu dit : « Lorsque la vérité devient ta vie, alors si quelqu’un blasphème contre Dieu, n’a pas de révérence pour Dieu, est négligent dans son devoir, provoque des interruptions ou perturbe le travail de l’Église, et que tu vois cela se produire, tu es alors capable de le discerner et de l’exposer quand nécessaire, et de l’approcher conformément au principe de la vérité. Si la vérité n’est pas devenue ta vie et que tu vis encore dans ton tempérament satanique, alors quand tu rencontreras des gens méchants et des démons qui provoquent des interruptions et des perturbations dans le travail de la maison de Dieu, tu fermeras les yeux et tu feras la sourde oreille ; tu les ignoreras sans que ta conscience te le reproche. Tu iras jusqu’à penser que celui qui provoque des perturbations dans le travail de la maison de Dieu n’a rien à voir avec toi. Quel que soit le préjudice causé à l’œuvre de Dieu et aux intérêts de Sa maison, tu ne subiras aucun reproche de la part de ta conscience, ce qui signifie que tu seras quelqu’un qui vit selon son tempérament satanique. Satan te contrôle et te fait vivre comme quelque chose de ni tout à fait humain, ni tout à fait démon. Tu manges ce qui est à Dieu, bois ce qui est à Dieu et profites de tout ce qui vient de Lui, pourtant, quand le travail de la maison de Dieu souffre d’un quelconque préjudice, tu te dis que cela n’a rien à voir avec toi et quand tu vois que cela arrive, tu vas jusqu’à “te tordre le coude vers l’extérieur”[a] et ne pas prendre le parti de Dieu ni soutenir Son œuvre ou défendre les intérêts de Sa maison. Cela signifie que Satan a un pouvoir sur toi, non ? De telles personnes vivent-elles comme des êtres humains ? Manifestement, ce sont des démons, pas des humains ! » (« Seuls ceux qui pratiquent la vérité craignent Dieu », dans Récits des entretiens de Christ des derniers jours). Chaque phrase de cette parole de Dieu me transperçait le cœur, j’étais terrifiée, comme si Dieu était furieux contre moi. J’avais clairement vu une fausse dirigeante au sein de l’Église perturber le travail, ce qui entravait l’entrée dans la vie de mes frères et sœurs, mais pour protéger mes relations avec les diacres et les frères et sœurs, je n’avais pas osé exposer ni gérer cette fausse dirigeante, et je n’avais pas échangé sur la vérité pour les aider à la discerner. J’étais devenue un bouclier pour cette fausse dirigeante, la complice de Satan. Ce que je faisais était mal. Songez que Dieu est venu incarné et qu’Il a exprimé tant de vérité pour nous abreuver et nous nourrir, que j’ai reçu de Dieu tout ce que j’ai, mais que lorsque le travail de la maison de Dieu a été attaqué, j’ai choisi de tolérer une fausse dirigeante qui perturbait son fonctionnement. À cet instant, j’ai compris à quel point j’étais ingrate. J’étais dépourvue de toute conscience et raison, je n’avais pas la moindre humanité. J’étais une déception pour Dieu.

Ensuite, je me suis souvenue d’un autre passage de la parole de Dieu : « Vous dites tous que vous êtes attentifs au fardeau de Dieu et que vous défendrez le témoignage de l’Église, mais qui parmi vous a vraiment été attentif au fardeau de Dieu ? Demande-toi : Es-tu quelqu’un qui a démontré de la considération pour Son fardeau ? Peux-tu pratiquer la justice pour Lui ? Peux-tu te lever et parler en Ma faveur ? Peux-tu mettre la vérité en pratique fermement ? Es-tu assez audacieux pour te battre contre tous les actes de Satan ? Pourrais-tu mettre tes émotions de côté et exposer Satan pour l’amour de Ma vérité ? Peux-tu permettre que Mes intentions soient accomplies en toi ? As-tu offert ton cœur au moment le plus crucial ? Es-tu quelqu’un qui fait Ma volonté ? Pose-toi ces questions et réfléchis souvent sur elles » (« Chapitre 13 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). Chaque phrase de cette parole de Dieu m’a fait comprendre Sa volonté. Une fausse dirigeante était apparue dans cette Église, et Dieu avait espéré que nous Le soutiendrions, que nous nous soucierions de Sa volonté, et protégerions les intérêts de la maison de Dieu. L’Église avait arrangé ce devoir pour moi, pour que, le cas échéant, je puisse vite renvoyer les faux dirigeants, pour que j’utilise les principes afin de choisir la bonne personne, et que je donne à mes frères et sœurs une bonne vie d’Église. Si j’envisageais et planifiais sans cesse les choses dans mon propre intérêt, et si je n’étais pas capable d’intervenir pour défendre les intérêts de la maison de Dieu, j’allais forcément être rejetée par Dieu. J’ai compris que Sœur Lin ne poursuivait pas la vérité, que sa vision des choses n’avait pas changé, alors comment pouvait-elle abreuver ses frères et sœurs ? Si on permettait à une personne comme elle de rester, elle ne pouvait que continuer à perturber le travail de la maison de Dieu et entraver l’entrée dans la vie des gens. Quand j’ai compris ça, je ne me suis plus souciée qu’on dise que j’étais arrogante et imbue de moi-même parce que j’avais renvoyé Sœur Lin, car je savais clairement que le faire, c’était faire respecter les principes, pratiquer la vérité et protéger le travail de la maison de Dieu, et non être arrogante et imbue de moi-même. Seuls ceux qui ne se basent pas sur la parole de Dieu ou la vérité, qui agissent à leur guise et qui s’accrochent à leurs propres notions et idées, sont arrogants, imbus d’eux-mêmes, et vont à l’encontre de la vérité.

Donc, après ça, j’ai utilisé la parole de Dieu pour échanger avec les autres sur les conséquences, si Sœur Lin n’était pas renvoyée, et j’ai échangé sur le fait que dirigeants et ouvriers devaient faire un travail pratique, sur ce qu’étaient une bonne humanité, un bon calibre, un cœur aimant. Après mon échange, mes frères et sœurs ont pu discerner Sœur Lin. Ils ont également vu qu’il y avait des principes concernant les transferts et les renvois dans la maison de Dieu. La maison de Dieu n’examine pas le talent ou le calibre d’une personne, mais si cette personne peut poursuivre la vérité, pratiquer la vérité, et faire un travail pratique. Sœur Lin était une fausse dirigeante et devait être renvoyée. Ensuite, je suis allée échanger avec Sœur Lin, mais j’ai vite compris qu’elle était fondamentalement indifférente. Elle ne se sentait pas coupable, et ne se reprochait absolument rien. Je l’ai renvoyée au cours de notre conversation. Après ça, j’ai échangé avec les frères et sœurs sur les principes des élections, et nous avons choisi un nouveau dirigeant d’Église.

Une fois le travail d’élection terminé, j’ai réfléchi à la façon dont les frères et sœurs avaient signalé certains comportements de Frère Xiao Lei. Ils avaient dit que ce dernier ne poursuivait jamais la vérité, qu’il croyait en Dieu depuis des années sans changer de points de vue, qu’il convoitait les biens terrestres et l’argent, qu’il se souciait uniquement de devenir riche et de vivre une vie extraordinaire. Chaque fois qu’on lui confiait un devoir, il était occupé à faire des affaires et à gagner de l’argent, il était malheureux en accomplissant ses devoirs, et, en plus, il vendait des plans d’investissement et financiers aux membres de l’Église. Son comportement provoquait déjà des troubles et des perturbations dans la vie d’Église. Je me suis dit : « Je ferais mieux d’aller échanger avec lui pour le prévenir. » Le jour de la réunion, il a fait exprès de ne pas rentrer chez lui, et il n’est pas venu au rendez-vous. J’ai dû attendre son arrivée jusqu’au soir. Je lui ai demandé : « Que penses-tu des perturbations que tu as causées dans la vie d’Église ? As-tu réfléchi et essayé de te comprendre toi-même ? » Mais il n’avait aucune compréhension, et n’éprouvait aucun regret pour ses actes, il comprenait mal beaucoup de choses et se plaignait de beaucoup de choses. Il a dit qu’il croyait en Dieu depuis des années et qu’il n’avait rien gagné. Son fils lui désobéissait, sa femme ne le comprenait pas. Il rejetait complètement la faute sur les autres, et ne disait pas un mot de ses propres problèmes. En échangeant avec lui, je l’ai guidé pour qu’il réfléchisse et en vienne à se connaître lui-même, mais il s’est montré très résistant. Il a également dit : « À quoi bon pratiquer la vérité ? » Je me suis souvenue qu’un jour, une sœur s’était servie de la parole de Dieu pour souligner son comportement de non-croyant, mais il n’avait montré aucune compréhension ni repentance. Xiao Lei ne poursuivait jamais la vérité, et, à bien des égards, il se comportait comme un non-croyant. Selon les principes, quand quelqu’un ne poursuit pas la vérité, n’accomplit pas ses devoirs, et perturbe la vie d’Église, il faut arranger des réunions en solitaire avec cette personne. On ne peut pas la laisser perturber la vie d’Église. Quelqu’un comme Xiao Lei aurait dû être envoyé dans des réunions en solitaire, car les personnes de ce genre influencent et perturbent ceux qui ont une petite stature et manquent de discernement. J’ai donc échangé sur le discernement avec les dirigeants et diacres de l’Église. Tous ont reconnu que Xiao Lei devait aller à des réunions en solitaire et avoir du temps pour réfléchir. Cependant, quelques jours plus tard, une sœur m’a envoyé une lettre qui disait que Xiao Lei voulait pratiquer la vérité, mais qu’il était contrôlé par des tempéraments corrompus et qu’il n’y parvenait pas, et qu’il ne méritait donc pas d’aller à des réunions en solitaire. Après avoir lu cette lettre, j’ai hésité. Si Xiao Lei voulait se repentir et changer, et que j’arrangeais des réunions en solitaire pour lui permettre de réfléchir, est-ce que cela n’allait pas le rendre encore plus négatif ? Si Xiao Lei et les autres apprenaient que j’avais suggéré de procéder ainsi, n’allaient-ils pas dire que je ne laissais pas le temps aux gens de se repentir ? J’étais arrivée récemment dans cette Église, et déjà, je renvoyais des faux dirigeants et je gérais les non-croyants. Les frères et sœurs n’allaient-ils pas dire que j’essayais de leur faire peur, et que j’étais impitoyable ? J’ai aussi considéré que Xiao Lei était éloquent, et qu’il savait comment convaincre. Si j’allais échanger avec lui et que je l’exposais, et s’il n’était pas d’accord et s’opposait à moi, ou s’il perdait son calme, qu’allais-je faire ? En y réfléchissant, je me suis dit que jétais de nouveau dans une situation difficile, alors je suis allée devant Dieu et j’ai prié, en Lui demandant de me guider pour que je comprenne Sa volonté, afin que je puisse agir selon les principes de la vérité.

Après ça, j’ai lu un passage de la parole de Dieu. « L’Église est en construction, et Satan fait de son mieux pour la démolir. Il veut démolir Ma construction par tous les moyens possibles : pour cette raison, l’Église doit être purifiée rapidement. Il ne doit pas rester le moindre rebut de mal ; l’Église doit être purifiée de sorte qu’elle devienne parfaite et reste aussi pure que dans le passé. Vous devez être éveillés et dans l’expectative à tout moment, et vous devez prier davantage devant Moi. Vous devez reconnaître les diverses conspirations et plans astucieux de Satan, reconnaître les esprits, connaître les hommes et être capables de discerner tous les types de personnes, d’événements et de choses ; vous devez aussi manger et boire davantage de Mes paroles et, plus important, vous devez être capables d’en manger et d’en boire vous-mêmes. Équipez-vous de toute la vérité et venez devant Moi pour que Je puisse vous ouvrir les yeux spirituels et vous permettre de voir les mystères qui résident dans l’esprit… Lorsque l’Église entre dans sa phase de construction, les saints entrent en guerre. Les différents traits hideux de Satan sont placés devant vous ; est-ce que vous vous arrêtez et approchez à reculons, ou est-ce que vous vous levez et, en vous fiant à Moi, continuez à avancer ? Exposez complètement les traits corrompus et laids de Satan, n’épargnez aucun sentiment et ne montrez aucune pitié ! Combattez Satan à mort ! Je suis ton soutien et tu dois avoir l’esprit de l’enfant mâle ! Satan se fait violent dans sa phase terminale, mais il sera toujours incapable d’échapper à Mon jugement. Satan est sous Mes pieds et il est aussi foulé sous vos pieds : c’est un fait ! » (« Chapitre 17 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai appris de cette parole de Dieu que tandis que Dieu œuvre pour sauver les gens, Satan fait également de son mieux pour perturber l’œuvre de Dieu. Dieu permet aux faux dirigeants, aux antéchrists, aux malfaiteurs et aux non-croyants d’apparaître dans l’Église, pour que nous puissions nous équiper de la vérité, discerner les gens, les problèmes et les choses qui nous entourent à l’aide des principes de la vérité, comprendre ce qui vient de Dieu et ce qui vient de Satan, nous tenir aux côtés de Dieu, discerner et rejeter toutes les choses négatives de Satan, et ne plus avoir pitié de Satan. J’ai repensé à Xiao Lei, qui n’avait jamais poursuivi ni pratiqué la vérité, qui croyait en Dieu depuis des années et qui avait pourtant encore des opinions d’incroyant, et qui, quand ses frères et sœurs échangeaient avec lui, avait toujours des idées fausses sous la main pour les réfuter. Dans la vie d’Église, il parlait sans cesse de choses sans rapport avec la vérité, il ne jouait jamais un rôle positif, et il n’avait pas la moindre compréhension ni le moindre repentir vis-à-vis de ses actes. Pour ce qui était de quelqu’un comme Xiao Lei, s’il n’était pas géré et envoyé immédiatement dans des réunions en solitaire, il allait encore plus entraver l’entrée dans la vie de ses frères et sœurs, et confondre les frères et sœurs de petite stature. J’ai compris que la maison de Dieu avait ce principe pour gérer les non-croyants, parce que les non-croyants et les frères et sœurs qui croient sincèrement, et qui aiment la vérité, sont deux sortes de personnes complètement différentes. Les réunions séparées pour ceux qui ne jouent pas un rôle positif dans l’Église sont destinées à limiter leurs mauvaises actions, à garantir qu’ils ne perturbent pas la vie d’Église, et à permettre aux autres de mieux poursuivre la vérité et d’être sauvés. J’avais un devoir, en tant que dirigeante, donc je devais gérer les non-croyants selon les principes. Si je reculais et si j’ignorais mon devoir afin de protéger mes intérêts et de ne pas offenser autrui, n’étais-je pas en train de couvrir Satan et de tolérer les non-croyants qui perturbent mes frères et sœurs au sein de l’Église ? Plus tard, j’ai lu un autre passage de la parole de Dieu, et j’ai appris des choses sur la racine de mon incapacité à pratiquer la vérité ou à faire respecter les principes. La parole de Dieu dit : « La plupart des gens désirent poursuivre et pratiquer la vérité, mais le plus souvent, ils ont seulement la résolution et le désir de le faire : la vérité n’est pas devenue leur vie. Résultat, quand ils se retrouvent confrontés aux forces du mal ou rencontrent des personnes méchantes et malfaisantes qui commettent des méfaits, ou de faux dirigeants et des antéchrists qui agissent en enfreignant les principes, occasionnant ainsi un préjudice dans le travail de la maison de Dieu et nuisant aux élus de Dieu : ils ont perdu le courage de se lever et de s’exprimer. Que signifie ne pas avoir de courage ? Qu’on est timide ou inintelligible ? Ou bien, qu’on ne comprend pas parfaitement et qu’on manque donc de confiance pour prendre la parole ? Ni l’un ni l’autre : cela signifie qu’on est sous l’emprise de plusieurs sortes de tempéraments corrompus. Un de ces tempéraments est la fourberie. On pense d’abord à soi, on se dit : “Si je m’exprime, qu’est-ce que cela va m’apporter ? Si je m’exprime et que je déplais à quelqu’un, comment allons-nous nous entendre dans l’avenir ?” C’est là une mentalité fourbe, n’est-ce pas ? N’est-ce pas la conséquence d’un tempérament fourbe ? Un autre de ces tempéraments est l’égoïsme et la bassesse. On se dit : “Qu’est-ce qu’une perte dans les intérêts de la maison de Dieu a à voir avec moi ? Pourquoi devrais-je m’en soucier ? Ça n’a rien à voir avec moi. Même si je m’en rends compte et que je vois que cela se produit, je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit. Ce n’est pas ma responsabilité : je ne suis pas un dirigeant.” De telles choses sont en toi, comme si elles avaient surgi de ton inconscient et comme si elles occupaient une place en permanence dans ton cœur : ce sont les tempéraments corrompus et sataniques de l’homme. […] Tu ne dis jamais ce que tu penses vraiment. Tout doit être filtré et préparé par ton cerveau, dans ton esprit. Tout ce que tu dis est un mensonge, en contradiction avec les faits, tout cela est pour ta propre défense fallacieuse, à ton propre avantage. Certaines personnes sont dupes, et cela te suffit : tes paroles et tes actions ont atteint tes objectifs. Voilà ce qui est dans ton cœur, ce sont là tes tempéraments. Tu es entièrement contrôlé par tes propres tempéraments sataniques. Tu n’as aucun pouvoir sur ce que tu dis et fais. Même si tu le voulais, tu ne pourrais pas dire la vérité ni dire ce que tu penses vraiment. Même si tu le voulais, tu ne pourrais pas pratiquer la vérité. Même si tu le voulais, tu ne pourrais pas assumer tes responsabilités. Tout ce que tu dis, fais et pratiques est un mensonge, et tu es tout simplement négligent et superficiel. De toute évidence, tu es entièrement enchaîné et contrôlé par ton tempérament satanique. Tu peux vouloir accepter la vérité et lutter pour elle, mais cela ne dépend pas de toi : tu n’es rien d’autre qu’une marionnette de chair corrompue, tu es devenu un outil de Satan, tu dis et fais tout ce que te dicte ton tempérament satanique » (« Seuls ceux qui pratiquent la vérité craignent Dieu », dans Récits des entretiens de Christ des derniers jours). J’ai repensé à mon comportement. Chaque fois qu’il fallait que je pratique la vérité, je ne m’inquiétais que de ma réputation et de mon statut. J’étais vraiment égoïste et fourbe. Des philosophies sataniques telles que « Chacun pour soi, Dieu pour tous » et « Les gens sensés se protègent en évitant de commettre des erreurs » s’étaient déjà enracinées dans mon esprit. Je vivais selon ces philosophies, de sorte que je n’osais pas faire respecter les principes de la vérité. En ce qui concernait le renvoi de Sœur Lin, j’avais eu peur que mes collaborateurs disent que j’étais arrogante et imbue de moi-même, donc je n’avais pas osé faire respecter les principes. J’avais protégé ma propre image, au détriment du travail de la maison de Dieu, et je n’avais pas pu renvoyer Sœur Lin à temps. En plus de ça, le comportement de Xiao Lei avait déjà perturbé la vie d’Église, donc, selon les principes, il devait aller à des réunions isolées, pour garantir que les autres aient une vie d’Église appropriée et qu’ils ne soient pas confondus ou perturbés. Cela permettrait d’aider à la fois Xiao Lei et l’entrée dans la vie des autres membres de l’Église. Mais de nouveau, j’ai eu peur que mes frères et sœurs disent que je ne donnais pas aux gens la chance de se repentir ou que je ne tenais pas compte de leurs faiblesses, ce qui aurait pu nuire à mon image et à mon statut dans leur esprit. J’étais donc prête à laisser la vie d’Église être attaquée et je n’arrivais pas à faire respecter les principes ni à pratiquer la vérité. Protéger mon image et mon statut était la seule chose qui comptait pour moi, et peu m’importait si le travail d’Église ou les intérêts de la maison de Dieu s’en trouvaient attaqués. Comment pouvais-je dire que je croyais sincèrement en Dieu ? Je n’ai compris qu’alors que j’étais profondément empoisonnée par des philosophies sataniques. J’étais égoïste, malhonnête, et je n’avais aucune ressemblance humaine. Dieu aime les gens qui osent faire respecter les principes de la vérité et qui ont le sens de la justice, qui ont le courage de faire respecter tout ce qui est positif, et qui rejettent tout ce qui est négatif. Voilà les exigences de Dieu pour nous. Le problème de Xiao Lei, c’était Dieu qui me testait. Il vérifiait si j’étais capable de protéger les intérêts de la maison de Dieu. Je me suis dit : « Je dois être quelqu’un qui a le sens de la justice. Quoi que les autres pensent de moi, je dois faire respecter les principes de la vérité. » Après ça, grâce à des échanges, les autres ont appris à discerner le comportement de non-croyant de Xiao Lei, et 80% des frères et sœurs ont été d’accord pour arranger des réunions en solitaire et une observation pour Xiao Lei. Ensuite, je suis allée échanger avec Xiao Lei, et j’ai utilisé son comportement constant pour exposer ses problèmes. Mais avant même que j’aie fini, il s’est mis à se défendre et à me réfuter, en disant que les frères et sœurs investissaient de leur plein gré, que cela n’avait rien à voir avec lui. En se comportant de la sorte, il a prouvé qu’il était un non-croyant. J’ai donc arrangé des réunions en solitaire et une période d’observation pour lui, et s’il ne faisait toujours pas preuve de connaissance ou de repentir, il serait expulsé de l’Église. Après avoir pratiqué conformément aux principes de la vérité, j’ai éprouvé un incroyable sentiment de paix et de joie dans mon cœur.

Après cette expérience, j’ai commencé à comprendre mes tempéraments corrompus, j’ai pu renoncer à mes intérêts et pratiquer la vérité, et vivre un peu de ressemblance humaine. Tout cela était le salut de Dieu. Je comprends également que la maison de Dieu est différente du monde. La vérité règne dans la maison de Dieu. Quand nous pratiquons la vérité et agissons avec principe, nous gagnons la bénédiction et la direction de Dieu. Dieu soit loué !

Note de bas de page :

a. « Se tordre le coude vers l’extérieur » est une expression idiomatique chinoise qui signifie qu’une personne aide les autres au détriment de ses proches, par exemple ses parents, ses enfants, ses frères et sœurs ou d’autres membres de sa famille.

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À chaque fois que je lisais ces paroles de Dieu, j’étais angoissée : « Chaque phrase que J’ai prononcée contient le tempérament de Dieu en elle. Vous feriez bien de réfléchir attentivement à Mes paroles et vous en tirerez certainement grand profit. » Je me sentais angoissée, car comprendre le tempérament de Dieu est tellement important pour l’homme, aussi bien pour sa compréhension de Dieu que pour sa quête d’aimer et de satisfaire de Dieu.

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