Sortir de l’ombre du décès de sa mère
Par Cheng Xin, ChineEn 2012, j’ai été arrêtée par la police pour avoir fait mon devoir, et condamnée à cinq ans de prison. À l’époque, ma...
Nous accueillons tous les chercheurs qui désirent ardemment l'apparition de Dieu !
Mon père était célèbre dans notre région pour être un fils d’une grande piété filiale. En grandissant, je l’entendais souvent dire à table : « La piété filiale est une vertu à pratiquer avant tout. Dans ta façon de te conduire, tu dois d’abord faire preuve de piété filiale envers tes parents ; c’est fondamental. Regarde, même un agneau venant de naître sait s’agenouiller pour téter, alors quiconque ne fait pas preuve de piété filiale envers ses parents est pire qu’un animal ! Quand ta grand-mère était malade, je restais éveillé toute la nuit à ses côtés, nuit après nuit. En fait, pour m’occuper de tes grands-parents, je n’ai même pas envisagé de me marier avant qu’ils ne soient tous les deux décédés. » Cela a planté la graine de la piété filiale dans mon jeune cœur, et j’ai décidé qu’une fois adulte, je devrais être bonne envers mes parents, sinon je manquerais de conscience. Quand j’avais dix-sept ans, mon père a été arrêté par le PCC et condamné à deux ans de rééducation par le travail pour sa croyance en Dieu Tout-Puissant. Je travaillais loin de chez moi à l’époque. De temps en temps, je rendais visite à mon père au camp de travail et lui apportais à manger, et j’envoyais le reste de mon salaire à la maison pour aider. Après m’être mariée, j’achetais des vêtements, des friandises et d’autres choses à mes parents à chaque Nouvel An chinois. Plus tard, j’ai commencé à croire en Dieu et j’ai fait mon devoir loin de chez moi. Mes parents m’ont beaucoup soutenue et m’ont même donné de l’argent. Je m’en voulais vraiment, pensant : « Mes parents m’ont élevée, donc c’est moi qui devrais m’occuper d’eux maintenant. Au lieu de cela, ils s’occupent encore de moi… » À l’époque, j’espérais toujours que le PCC s’effondrerait pour que je puisse rentrer à la maison et bien m’occuper de mes parents dans leurs vieux jours. Mais la persécution des chrétiens par le PCC devenait de plus en plus sévère. Notre famille était bien connue dans la région pour notre foi en Dieu, et mon père avait un casier judiciaire, notre famille est donc devenue un centre d’intérêt clé pour le PCC. En 2016, j’ai fui vers un pays démocratique à l’étranger pour croire en Dieu et faire mon devoir. Dès que j’avais un moment de calme, je revoyais l’image de mes parents me faisant leurs adieux lorsque j’ai quitté le pays. Ce souvenir me faisait toujours mal au cœur. Je me sentais si coupable de ne pas pouvoir être là pour bien m’occuper d’eux, surtout à mesure qu’ils vieillissaient.
Durant l’été 2019, j’ai écrit à un dirigeant d’Église resté au pays pour demander des nouvelles de ma famille. Quelque temps plus tard, j’ai reçu une réponse disant que mon père était décédé d’une maladie quelques années plus tôt. Je n’arrivais tout simplement pas à y croire. Les larmes coulaient sur mon visage de manière incontrôlable. La cheffe d’équipe m’a lu quelques passages des paroles de Dieu sur Sa souveraineté, mais mon esprit était rempli de souvenirs de l’attention affectueuse de mon père à la maison, et je n’arrivais à assimiler quoi que ce soit de son échange. Quand j’ai quitté la pièce, le ciel était couvert, et c’était comme si toutes les couleurs avaient disparu du monde. Je suis retournée chez moi en ayant l’impression que mon âme m’avait quittée. Mon esprit était rempli du visage aimant de mon père, quand il me demandait : « Qu’est-ce que tu as envie de manger ? Comment vas-tu là-bas ? » Mais je n’entendrais plus jamais sa voix. Plus j’y pensais, plus je me sentais malheureuse, et je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater en sanglots. Ces jours-là, les souvenirs de la bonté de mon père envers moi n’arrêtaient pas d’envahir mon esprit. Quand j’étais à l’école primaire, mon père me donnait souvent de l’argent de poche pour des friandises et ne me laissait jamais faire de tâches ménagères. Après m’être mariée, mon père m’a prêché l’Évangile de Dieu Tout-Puissant. Nous chantions des hymnes et échangions ensemble sur notre compréhension par l’expérience. Après que j’ai quitté la maison pour faire mon devoir, mes parents m’ont beaucoup soutenue et m’ont souvent aidée financièrement. Chaque fois que je revenais, ils me préparaient toujours toutes sortes de repas nouveaux et délicieux, et étaient aux petits soins pour moi. Mon père avait été si bon envers moi, et il était parti avant que j’aie la chance de lui rendre la pareille. Je ressentais tellement de culpabilité et de remords. Je regrettais même de m’être mariée si tôt, et d’être si occupée par mon devoir que je n’étais pas là pour faire preuve de piété filiale envers lui. Maintenant il était parti, et j’avais perdu toute chance d’arranger les choses. Mon cœur était rempli de regrets, de culpabilité et de remords, et je n’avais pas le cœur à faire mon devoir. Nous répétions un sketch à l’époque. J’étais censée ouvrir une porte et crier : « Tonton, je suis là ! » Mais pendant la répétition, j’ai ouvert la porte et j’ai crié : « Papa, je suis à la maison ! » Les larmes ont instantanément coulé sur mon visage, et nous n’avons pas pu continuer à répéter. Pendant cette période, même si je faisais mon devoir tous les jours, mon cœur se sentait évidé. J’étais distraite dans tout ce que je faisais et je n’arrivais tout simplement pas à trouver l’énergie pour répéter. J’ai pris conscience que mon état était incorrect, alors j’ai prié Dieu : « Dieu, mon père est décédé, et j’ai l’impression d’avoir perdu mes racines. Mon cœur est rempli d’une telle tristesse. Je ne sais pas comment faire l’expérience de cela. S’il Te plaît, guide-moi pour comprendre Ton intention. »
Pendant que je cherchais, j’ai lu un passage des paroles de Dieu qui m’a aidée à voir clairement la mort de mon père. Dieu Tout-Puissant dit : « Si la naissance a été destinée par la vie antérieure, alors la mort marque la fin de cette destinée. Si la naissance est le début d’une mission dans cette vie, alors la mort marque la fin de cette mission. Puisque le Créateur a organisé une série fixe de circonstances pour la naissance de chaque personne, il est certain qu’Il a également arrangé une série fixe de circonstances pour sa mort. En d’autres termes, personne ne naît par hasard, la mort de personne n’arrive subitement et la naissance ainsi que la mort sont nécessairement liées aux vies antérieures et présentes des gens. Ce à quoi ressemblent les circonstances de la naissance et de la mort des gens est lié à la préordination du Créateur ; c’est la destinée d’une personne, le destin d’une personne. Puisqu’il y a de nombreuses explications à la naissance d’une personne, la mort d’une personne doit aussi se produire nécessairement dans diverses circonstances particulières. Ainsi, les différentes durées de vie des gens et les différentes manières et moments de leur mort sont apparus au sein de l’humanité. Certaines personnes sont fortes et en bonne santé, mais meurent jeunes ; d’autres sont faibles et maladives, mais vivent jusqu’à un âge avancé et meurent paisiblement. Certains meurent d’une mort non naturelle, d’autres de mort naturelle. Certains meurent loin de chez eux, d’autres ferment les yeux pour la dernière fois avec leurs proches à leur côté. Certaines personnes meurent en plein ciel, d’autres sous la terre. Certains se noient, d’autres périssent dans des désastres. Certains meurent le matin, d’autres la nuit… Tout le monde veut une illustre naissance, une vie brillante et une mort glorieuse, mais personne ne peut dépasser sa propre destinée, personne ne peut échapper à la souveraineté du Créateur. C’est le destin humain » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, Dieu Lui-même, l’Unique III). À travers les paroles de Dieu, j’ai compris que la vie et la mort de chacun ont été préordonnées par Dieu depuis longtemps ; chacun a son propre destin. Le décès de mon père n’a pas été soudain. Son heure était venue. Quand son heure de partir est arrivée, il est parti. C’est une loi préordonnée par Dieu que personne ne peut changer, et je n’aurais pas pu changer ce fait, même si j’avais toujours été à ses côtés. En fait, il ne s’agit pas seulement de mon père. Dès notre naissance, nous sommes tous destinés à quitter ce monde un jour. C’est juste que le moment et la manière de partir diffèrent pour chaque personne. Certains meurent de vieillesse, certains se noient, et d’autres meurent d’une maladie soudaine. Ce sont des choses que personne ne peut prédire ni empêcher. Ce sont toutes des préordinations de Dieu. Nous devrions nous soumettre à la souveraineté de Dieu et traiter la vie et la mort correctement. Le fait de prendre conscience de cela a apporté une certaine paix à mon cœur, et j’ai progressivement pu calmer mon cœur et faire mon devoir.
En octobre 2022, j’ai appris par une sœur restée au pays que ma mère était également décédée quelques années plus tôt. J’avais le cœur brisé. Je me suis souvenue de ce que ma mère m’avait demandé quand j’ai quitté le pays : « Ma chère fille, se pourrait-il que je ne te revoie jamais avant de mourir ? » Je n’aurais jamais imaginé que ces mots deviendraient réalité. Bien que j’aie lu certaines paroles de Dieu sur la façon de traiter la mort lors du décès de mon père, et que j’aie pu accepter leur départ, ce sentiment que « l’enfant veut s’occuper de ses parents, mais ses parents ne sont plus là » devenait de plus en plus fort. La culpabilité que je ressentais envers mes parents était comme un nœud dans mon cœur que je n’arrivais tout simplement pas à défaire. En particulier, quand je pensais que je n’étais pas là pour m’occuper d’eux quand ils étaient malades, je me sentais tellement coupable, même si je n’aurais pas pu faire grand-chose. Peut-être que le simple fait d’être avec eux et de leur lire les paroles de Dieu aurait pu apaiser un peu leur solitude et leur douleur. Mais ils étaient partis avant que j’aie la chance de vraiment bien m’occuper d’eux, et ils n’ont pas pu me voir une dernière fois avant de mourir. Comme je n’étais pas avec mes parents quand ils sont morts, mes proches allaient sûrement me traiter de misérable ingrate et dire que mes parents avaient gaspillé leur amour pour moi. Plus j’y pensais, plus je me sentais malheureuse. Les souvenirs repassaient dans mon esprit, l’un après l’autre, comme un film. À l’époque, nous tournions un film. Il y avait deux plans simples pour lesquels je n’arrivais tout simplement pas à entrer dans la peau du personnage, et à la fin, nous avons dû arrêter le tournage. Les frères et sœurs ont vu que mon état était incorrect et m’ont rappelé : « Une scène comme celle-ci ne devrait pas être difficile pour toi. Prends le temps d’ajuster ton état, et nous essaierons à nouveau plus tard. » Pendant cette période, le décès de mes parents est devenu la chose qui me faisait le plus mal au cœur. Parfois, voir des frères et sœurs qui avaient à peu près l’âge de mes parents me faisait penser à eux. Mon cœur me faisait mal, et je me mettais à pleurer sans m’en rendre compte. Je rêvais même d’eux et je me réveillais en pleurant au milieu de la nuit. Puis je restais éveillée pendant des heures, leurs visages et leurs voix faisant surface dans mon esprit, et j’avais l’impression de leur devoir énormément. Ce regret pesait sur mon cœur comme une lourde pierre, jusqu’au jour où Dieu a échangé sur la vérité concernant le fait de faire preuve de piété filiale envers ses parents, et mon cœur s’est enfin éclairé.
Dieu Tout-Puissant dit : « Certains parents ont la bénédiction et le destin de pouvoir jouir du bonheur domestique et d’une maison remplie d’enfants et de petits-enfants. C’est la souveraineté de Dieu, et une bénédiction qu’Il leur donne. Certains parents n’ont pas ce destin ; Dieu n’a pas arrangé cela pour eux. Ils ne connaissent pas la bénédiction d’avoir une famille heureuse ou d’être entourés par leurs enfants. C’est l’orchestration de Dieu et les gens ne peuvent pas forcer cela. Quoi qu’il en soit, en fin de compte, quand il s’agit de piété filiale, les gens doivent au moins avoir un état d’esprit de soumission. Si l’environnement le permet et que tu en as les moyens, alors tu peux faire preuve de respect filial envers tes parents. Si l’environnement ne le permet pas et que tu manques de moyens, alors n’essaie pas de forcer. C’est cela, la soumission. Comment naît cette soumission ? Quel est le fondement de la soumission ? Elle repose sur le fait que toutes ces choses sont arrangées par Dieu et sous la souveraineté de Dieu » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Quelle est la vérité-réalité ?). « Si tu crois vraiment que tout est entre les mains de Dieu, alors tu dois croire aussi que les souffrances qu’ils rencontreront et le bonheur dont ils profiteront au cours de leur vie sont également entre les mains de Dieu. Que tu fasses preuve de piété filiale ou non ne changera rien – tes parents ne souffriront pas moins parce que tu fais preuve de piété filiale, et ils ne souffriront pas plus si ce n’est pas le cas. Dieu a prédéterminé leur destin il y a longtemps, et rien de tout cela ne changera du fait de ton attitude à leur égard ou de la profondeur des sentiments qui vous lient. Ils ont leur propre destin. Qu’ils soient pauvres ou riches toute leur vie, que les choses se passent bien ou non pour eux, qu’ils bénéficient d’une bonne qualité de vie, d’avantages matériels, d’un bon statut social et de bonnes conditions de vie, tout cela n’a pas grand-chose à voir avec toi. […] la plupart des gens choisissent de quitter la maison pour accomplir leur devoir, d’une part, à cause de circonstances objectives plus larges qui les obligent à quitter leurs parents et font en sorte qu’ils ne puissent pas rester aux côtés de leurs parents pour s’occuper d’eux et les accompagner. Ce n’est pas qu’ils choisissent volontairement de quitter leurs parents. Il s’agit d’une raison objective. D’autre part, d’un point de vue subjectif, tu quittes la maison pour accomplir ton devoir, non pas pour fuir tes responsabilités envers tes parents, mais en raison de l’appel de Dieu. Pour coopérer à l’œuvre de Dieu, accepter Son appel et accomplir le devoir d’un être créé, tu n’avais pas d’autre choix que de quitter tes parents ; tu ne pouvais pas rester à leurs côtés pour les accompagner et prendre soin d’eux. Tu ne les as donc pas quittés pour fuir tes responsabilités, n’est-ce pas ? Les quitter pour fuir tes responsabilités et devoir les quitter pour accepter l’appel de Dieu et accomplir ton devoir, n’est-ce pas là deux choses de nature différente ? (Si.) Dans ton cœur, tu te soucies de tes parents et ils te manquent ; tu n’es pas dénué de sentiments. Si les circonstances objectives le permettaient, et si tu étais en mesure de rester à leurs côtés tout en accomplissant ton devoir, alors tu serais prêt à leur tenir compagnie, à prendre régulièrement soin d’eux et à assumer tes responsabilités. Mais en raison de circonstances objectives, tu dois les quitter et tu ne peux pas rester à leurs côtés. Ce n’est pas que tu ne veuilles pas assumer tes responsabilités d’enfant, mais que tu ne pouvais pas le faire. N’est-ce pas là une chose d’une autre nature ? (Si.) Si tu avais quitté la maison pour éviter de faire preuve de piété filiale et d’avoir à assumer tes responsabilités, cela aurait démontré de l’indignité et un manque d’humanité. Tes parents t’ont élevé, mais tu étais impatient de déployer tes ailes et de voler par toi-même. Tu ne veux pas voir tes parents, et tu ne prêtes pas attention aux difficultés qu’ils rencontrent. Même si tu as les moyens de les aider, tu ne le fais pas ; tu fais semblant de ne rien entendre et tu laisses les autres dire ce qu’ils veulent de toi – tu ne veux tout simplement pas assumer tes responsabilités. C’est cela être indigne. Mais est-ce le cas aujourd’hui ? (Non.) De nombreuses personnes ont quitté leur région, leur ville, leur province ou même leur pays pour remplir leurs devoirs, et elles sont déjà loin de leur ville natale. En outre, pour diverses raisons, il n’est pas pratique pour elles de contacter leur famille. À l’occasion, elles demandent des nouvelles récentes de leurs parents auprès de personnes originaires de la même ville et sont soulagées d’apprendre que leurs parents sont en bonne santé et qu’ils s’en sortent bien. En fait, tu n’es pas indigne. Ce n’est pas que tu atteignes le point où tu n’as pas d’humanité, où tu ne veux même pas te soucier de tes parents ni assumer tes responsabilités à leur égard. C’est pour diverses raisons objectives que tu es incapable d’assumer tes responsabilités : cela ne veut pas dire que tu es indigne » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (16)). Les paroles de Dieu m’ont aidée à comprendre que le fait que les parents puissent ou non profiter de la piété filiale de leurs enfants dépend de la préordination de Dieu. Tout le monde espère avoir ses enfants à ses côtés et profiter de ses vieux jours entouré de ses enfants et petits-enfants. Mais certains parents parviennent à profiter de la compagnie et des soins de leurs enfants, et à les avoir à leurs côtés lorsqu’ils décèdent, tandis que dans d’autres cas, les enfants ne peuvent pas être là pour s’occuper d’eux pour diverses raisons comme le travail ou le mariage, et les parents vivent leurs vieux jours seuls. C’est le destin que Dieu arrange pour chacun. Personne ne peut le forcer, et personne ne peut le changer. C’était le destin de mes parents que je ne puisse pas être là pour m’occuper d’eux avant leur mort, et je devrais me soumettre aux orchestrations et aux arrangements de Dieu. Mais parce que je ne comprenais pas la vérité à cet égard, j’étais constamment remplie de regrets et de tristesse pour ne pas avoir été là avec eux. Je pensais même que si je pouvais remonter le temps, je serais restée à leurs côtés et ne serais jamais partie. J’avais cru que si j’avais été là pour veiller sur eux lorsqu’ils étaient gravement malades et qu’ils sont décédés, j’aurais pu atténuer leur douleur. J’étais si ignorante ! Je ne suis qu’un être créé ; je n’ai absolument aucun pouvoir de changer le destin de mes parents. Certains parents jouissent des soins de leurs enfants, mais souffrent tout de même de maladies constantes, prennent des médicaments tous les jours et vivent dans la détresse. D’autres parents sont en bonne santé, peuvent prendre soin d’eux-mêmes et vivent plutôt bien même si leurs enfants ne sont pas auprès d’eux. J’ai pensé à ma grand-mère. Mon père s’était occupé d’elle avec un soin si méticuleux, mais cela n’avait en rien diminué la douleur de sa maladie, et elle avait quand même fini par décéder de sa maladie. Puis j’ai pensé aux maladies que mes parents avaient contractées et à la façon dont ils étaient morts : tout cela avait été préordonné par Dieu depuis longtemps. Même si j’avais été là, ils n’auraient pas enduré moins de souffrances, et mes soins n’auraient pas prolongé leur vie d’une seule seconde. En même temps, j’ai aussi compris la différence entre faire preuve de piété filiale et en manquer : Si les circonstances le permettent, et que pourtant les enfants fuient leurs responsabilités et ignorent leurs parents quand ils sont malades ou en difficulté, cela, c’est un manque de piété filiale. Mais si l’on ne peut pas s’occuper de ses parents à cause de circonstances objectives indépendantes de sa volonté, ce n’est pas manquer d’humanité ni ne pas faire preuve de piété filiale. Quand j’étais à la maison, je faisais ce que je pouvais pour alléger le fardeau de mes parents. Ce n’était pas que je ne voulais pas faire preuve de piété filiale ; j’avais dû fuir à l’étranger à cause de la persécution du PCC. Cela a été causé par des circonstances objectives qui m’y ont contrainte ; ce n’est pas que je manquais de piété filiale. Comprendre cela a apporté beaucoup de lumière à mon cœur, et j’ai arrêté de me culpabiliser et de me sentir triste de ne pas m’être occupée de mes parents.
Plus tard, j’ai médité : « Pourquoi me sentais-je toujours si redevable envers mes parents ? » En cherchant, j’ai lu les paroles de Dieu : « En apparence, il semble que tes parents aient donné naissance à ta vie charnelle et qu’ils t’aient donné la vie. Mais du point de vue de Dieu, à la source du problème, ta vie charnelle ne t’a pas été donnée par tes parents, parce que les hommes ne peuvent pas créer la vie. En termes simples, personne ne peut créer le souffle de l’homme. La chair de chaque personne peut devenir une personne, parce qu’elle possède ce souffle. La vie de l’homme se trouve dans ce souffle et ce souffle est le signe d’une personne vivante. Les gens possèdent ce souffle et cette vie, et l’origine de ces choses ne vient pas de leurs parents. C’est simplement que les gens ont été créés par le biais de leurs parents, qui leur ont donné naissance. À la base, c’est Dieu qui donne ces choses aux gens. Par conséquent, tes parents ne sont pas les maîtres de ta vie, le Maître de ta vie, c’est Dieu. Dieu a créé l’humanité, Il a créé les vies de l’humanité et Il a donné à l’humanité le souffle de vie, qui est à l’origine de la vie de l’homme. Donc, la formule “tes parents ne sont pas les maîtres de ta vie” n’est-elle pas facile à comprendre ? Ton souffle ne t’a pas été donné par tes parents, et encore moins son maintien. Dieu veille et exerce Sa souveraineté sur chaque jour de ta vie. Tes parents ne peuvent pas décider de la façon dont se déroule chaque jour de ta vie, ni si chaque jour est agréable et se déroule sans heurt, ni qui tu rencontres chaque jour, ni de ton environnement quotidien. Dieu ne fait que veiller sur toi par le biais de tes parents. Tes parents sont simplement les gens que Dieu a envoyés pour veiller sur toi. Quand tu es né, ce ne sont pas tes parents qui t’ont donné la vie. Alors, tes parents t’ont-ils donné la vie qui t’a permis de vivre jusqu’à maintenant ? Non, pas davantage. L’origine de ta vie est encore Dieu, et non tes parents » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (17)). « Dieu choisit ta famille, ton contexte familial, tes parents, tes ancêtres ; Il décide de tout cela à l’avance. Par conséquent, Il ne prend pas ces décisions sur un coup de tête, mais Il a entamé cette œuvre il y a longtemps. Une fois que Dieu t’a choisi une famille, Il choisit aussi la date à laquelle tu vas naître. Ensuite, Dieu t’observe alors que tu viens au monde en pleurant. Il observe ton arrivée, te regarde apprendre à babiller, te regarde apprendre à marcher en titubant, pas à pas. Maintenant, tu peux courir, sauter, parler et exprimer tes sentiments… Au fur et à mesure que les gens grandissent, le regard de Satan est fixé sur chacun d’eux, comme un tigre observant sa proie. Cependant, en faisant Son œuvre, Dieu n’a jamais été soumis à des limitations découlant d’une quelconque personne, d’un quelconque événement ou d’une quelconque chose, dans l’espace ou dans le temps ; Il fait ce qu’Il doit faire et ce qu’Il a l’intention de faire. Au cours de ta croissance, tu peux être confronté à de nombreuses situations indésirables, notamment à la maladie et à des revers sur ton chemin. Cependant, alors que tu avances sur ce chemin, ta vie et ton avenir sont sous la protection vigilante de Dieu. Dieu te fournit une véritable garantie pour toute ta vie, car Il est à tes côtés, te protégeant et veillant sur toi » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, Dieu Lui-même, l’Unique VI). « Rien de ce que Dieu fait pour chaque individu ne peut être contesté. Il conduit tout le monde par la main, veille sur toi à chaque instant et ne t’a jamais quitté. Puisque les gens grandissent dans ce genre d’environnement et de contexte, pouvons-nous dire qu’ils grandissent en fait dans la paume de Dieu ? (Oui.) » (La Parole, vol. 2 : Sur la connaissance de Dieu, Dieu Lui-même, l’Unique VI). La principale raison pour laquelle je me sentais redevable envers mes parents était que je croyais qu’ils m’avaient donné la vie, m’avaient élevée et avaient pris soin de moi, donc je devais faire preuve de piété filiale envers eux. Je pensais que si je ne le faisais pas, je les décevrais face à la bonté qu’ils m’avaient témoignée en m’élevant, et que je serais une misérable ingrate. À travers les paroles de Dieu, j’ai compris que ma vie vient de Dieu. Dieu fournit à chacun la lumière du soleil, la pluie, l’air et le souffle même de la vie. Si Dieu retirait l’un d’entre eux, je ne pourrais pas survivre. Et même avant que je ne vienne au monde, Dieu avait déjà choisi mes parents et ma famille, et préordonné l’environnement dans lequel je grandirais. De l’enfance à l’âge adulte, en passant par le mariage et le fait d’avoir des enfants, Dieu a été à mes côtés, veillant sur moi à chaque étape du chemin. Mes parents m’ont simplement donné naissance et ont rempli leur responsabilité de prendre soin de moi, mais ils n’avaient aucun contrôle sur ma vie. Par exemple, quand j’avais dix-huit ans, j’ai été intoxiquée au monoxyde de carbone parce que je ne savais pas comment brûler du charbon, et je me suis évanouie. Mes parents n’étaient pas à la maison, et c’est un voisin qui m’a portée à l’extérieur, et à l’arrivée de l’ambulance, je commençais déjà à reprendre connaissance. Sans la protection et les soins de Dieu, je serais morte depuis longtemps. Le fait de prendre conscience de cela a apporté de la lumière à mon cœur. Tout ce que j’ai vient de Dieu, et c’est l’amour de Dieu que je devrais rendre avant tout. J’ai aussi pris conscience que la cause profonde de ma douleur était que je n’avais pas percé à jour les affections familiales charnelles. En fait, dans le domaine spirituel, les parents et les enfants sont des individus distincts sans aucune relation. C’est juste que Dieu ne veut pas que les gens vivent des vies solitaires dans ce monde, alors Il arrange des familles, des parents et des enfants pour nous. Quand une personne décède, cette relation charnelle disparaît. Et je ne suis pas seulement la fille de mes parents ; je suis un être créé. Mener à bien le devoir d’un être créé est ma responsabilité et ma mission. Comprendre cette vérité a permis à mon cœur de se sentir beaucoup plus libéré.
Plus tard, j’ai lu d’autres paroles de Dieu et j’ai gagné un certain discernement sur l’idée culturelle traditionnelle selon laquelle « La piété filiale est une vertu à pratiquer avant tout ». Dieu dit : « À cause du conditionnement de la culture chinoise traditionnelle, dans les notions traditionnelles du peuple chinois, on croit qu’il faut observer une piété filiale à l’égard de ses parents et que quiconque n’observe pas cette piété filiale est un enfant rebelle. Ces idées ont été inculquées aux gens depuis leur premier âge et elles sont enseignées dans presque toutes les familles, ainsi que dans chaque école et dans la société en général. Lorsque l’esprit d’une personne a été saturé de telles idées, elle se dit : “La piété filiale est plus importante que tout. Si je ne faisais pas preuve de piété filiale, je ne serais pas une bonne personne ; je serais un enfant rebelle, je serais condamné par l’opinion publique. Je serais une personne dénuée de conscience.” Cette idée est-elle correcte ? Les gens ont vu tellement de vérités exprimées par Dieu : Dieu a-t-Il exigé que l’on fasse preuve de piété filiale envers ses parents ? Est-ce une des vérités que les croyants en Dieu doivent comprendre ? Non, ce n’est pas le cas. Dieu a seulement échangé sur certains principes. […] Satan utilise ces cultures traditionnelles et ces notions de moralité pour lier ton cœur et ton esprit, rendant absurde tes points de vue sur les choses et te faisant renier Dieu et t’opposer à Lui dans ton cœur, te rendant ainsi incapable d’accepter les paroles de Dieu ; tu as été possédé par ces choses de Satan, et rendu incapable d’accepter les paroles de Dieu. Si tu veux pratiquer les paroles de Dieu, ces choses surgiront et causeront des perturbations en toi, et te feront résister à la vérité et aux exigences de Dieu. Même si tu veux te débarrasser du joug de la culture traditionnelle, tu seras impuissant à le faire. Après avoir lutté pendant un certain temps, tu feras des compromis. Tu croiras que les notions traditionnelles de moralité sont correctes et conformes à la vérité, et donc tu rejetteras ou mettras en doute les paroles de Dieu, tu n’accepteras pas les paroles de Dieu comme étant la vérité, et tu ne te soucieras pas de savoir si tu peux atteindre le salut, en ayant le sentiment qu’après tout, tu vis toujours dans ce monde, et que tu ne peux avancer dans la vie qu’en t’appuyant sur ces choses. Incapable d’endurer la condamnation de l’opinion publique, tu choisiras d’abandonner la vérité et les paroles de Dieu, et de t’accrocher plutôt aux notions de moralité de la culture traditionnelle, passant du côté de Satan et te rangeant de son côté, préférant offenser Dieu plutôt que d’accepter la vérité. Dites-Moi, l’homme n’est-il pas pitoyable ? N’a-t-il pas besoin du salut de Dieu ? Certaines personnes croient en Dieu depuis de nombreuses années, mais n’arrivent toujours pas à percer à jour la question de la piété filiale. Peu importe comment on échange avec elles sur la vérité, elles ne peuvent pas la comprendre. Elles ne peuvent jamais surmonter cette relation mondaine ; elles n’ont pas le courage, ni la foi, et encore moins la détermination nécessaires, de sorte qu’elles ne peuvent pas aimer Dieu et se soumettre à Lui » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Ce n’est qu’en reconnaissant ses opinions erronées que l’on peut vraiment se transformer). À travers l’exposition des paroles de Dieu, j’ai pris conscience qu’une autre raison pour laquelle je me sentais toujours redevable envers mes parents était que j’avais adopté des idées comme « La piété filiale est une vertu à pratiquer avant tout » et « Une personne sans piété filiale est pire qu’une bête » comme principes pour ma façon de me conduire. Je pensais que seuls ceux qui faisaient preuve de piété filiale envers leurs parents avaient une conscience et de l’humanité, mais ce point de vue ne s’aligne pas du tout sur la vérité. J’ai pensé aux saints à travers l’histoire qui ont renoncé à leurs parents et à leurs familles pour suivre Dieu et propager Son Évangile. Ce qu’ils ont fait constituait les actes les plus justes de l’humanité, et ces actes sont approuvés par Dieu et Il S’en souvient. Mais j’avais été corrompue et conditionnée par la culture traditionnelle, et j’avais considéré le fait de faire preuve de piété filiale envers mes parents comme la chose la plus importante de toutes. Venir à l’étranger pour faire mon devoir en tant qu’être créé et faire ma part dans la diffusion de l’Évangile du Règne est clairement une chose positive, pourtant, parce que je ne m’occupais pas de mes parents, je me considérais comme une misérable ingrate et une enfant sans piété filiale. Ma conscience me réprimandait souvent, et je regrettais même d’avoir quitté la maison si tôt pour faire mon devoir. J’ai vu comment ces notions culturelles traditionnelles avaient complètement déformé mon sens du bien et du mal. Je suis un être créé, et il est parfaitement naturel et justifié que je fasse bien mon devoir. Mais après avoir appris la mort de mes parents, je me suis retrouvée piégée dans un état de culpabilité. J’étais distraite dans mon devoir, je n’arrivais pas à entrer dans la peau du personnage quand je jouais, et je ne ressentais aucun remords d’avoir retardé l’avancement du film. C’était ça, le vrai manque de conscience ! En fait, le décès de mes parents était une chose tout à fait normale. Tout le monde fait l’expérience de la naissance, de la vieillesse, de la maladie et de la mort. Mais j’étais coincée dans un état de découragement et je n’arrivais pas à m’en libérer, ce qui était une plainte silencieuse contre Dieu. Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai vu clairement que la culture traditionnelle est une ennemie de Dieu. C’est un poison. Vivre selon elle ne ferait que me rendre plus rebelle et réfractaire envers Dieu. En comprenant cela, j’ai vu à quel point ces vérités exprimées par Dieu sont précieuses. Seule la vérité peut me libérer des liens et de la nuisance de Satan. Après cela, j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, j’ai été si profondément corrompue par Satan. J’ai été liée et entravée par l’idée fausse selon laquelle “La piété filiale est une vertu à pratiquer avant tout”. J’ai été piégée dans un état de culpabilité envers mes parents, incapable de faire mon devoir sérieusement. Maintenant je comprends que c’est l’une des ruses de Satan pour corrompre les gens. Désormais, je souhaite considérer les personnes et les choses selon Tes paroles, chercher la vérité en toutes choses, et m’en tenir fermement à mon devoir. »
Aujourd’hui, le décès de mes parents ne m’affecte plus. J’investis tout mon temps et toute mon énergie dans mon devoir. Je réfléchis soigneusement à chaque rôle que je joue et je ne laisse plus mon état ou mes sentiments personnels entraver mon devoir. Bien que faire l’expérience de la mort de mes parents ait été très douloureux, j’en suis venue à comprendre certaines vérités. Pour moi, c’était la grâce et le salut de Dieu. Dieu soit loué !
La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.
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