Réflexions sur le fait de suivre une personne tout en croyant en Dieu

14 octobre 2022

Par Xiaolu, Chine

En novembre 2018, Li Juan, une dirigeante supérieure, est venue dans notre Église pour superviser notre travail. À cette époque, un membre de l’Église répandait des préjugés à l’encontre des dirigeants et formait une faction pour perturber l’Église. On avait échangé avec lui de nombreuses fois, mais il ne se repentait pas. Comme on hésitait à le définir comme un antéchrist, on a consulté Li Juan. Li Juan s’est servie de vérités sur la manière de discerner les antéchrists pour échanger avec nous sur la façon de déterminer cette situation, ce qui nous a donné une voie à suivre. J’ai aussi appris au cours de nos discussions qu’à l’époque où Li Juan était une nouvelle dirigeante, elle avait réglé en à peine deux semaines des désordres dans l’Église que d’autres n’avaient pas résolus en deux mois. Depuis qu’elle était une dirigeante supérieure, elle avait supervisé le travail de nombreuses Églises et résolu beaucoup de leurs problèmes. Sans m’en rendre compte, j’ai commencé à l’admirer. Ensuite, ma partenaire et moi avons rencontré des difficultés qu’on ne comprenait pas, alors on a attendu que Li Juan vienne nous donner des conseils. Un mois plus tard, elle est enfin revenue dans notre Église. Je lui ai tout de suite exposé nos problèmes et nos difficultés et, une fois encore, elle les a vite réglés. Après quelques entretiens avec elle, j’ai vraiment admiré Li Juan. Je me disais qu’elle méritait d’être une dirigeante supérieure, qu’elle comprenait la vérité et qu’elle avait du discernement. Il lui était facile de régler des problèmes que je n’étais simplement pas capable de résoudre. J’espérais qu’elle pourrait venir nous guider plus souvent. À ma grande surprise, Li Juan a été renvoyée quelques mois plus tard. Elle était arrogante et tyrannique dans son travail et elle n’acceptait pas la vérité. Elle avait perturbé le travail de l’Église. Son renvoi me semblait inconcevable, mais j’ai aussi pensé que ça pouvait être une bonne chose pour elle. Si elle pouvait apprendre des choses sur elle-même et changer, elle pourrait de nouveau se charger d’un travail important. Ainsi, même si elle avait été renvoyée, la place qu’elle avait dans mon cœur n’a pas du tout changé.

Quelques mois plus tard, l’Église nous a attribué, à Li Juan et à moi, la responsabilité du travail de nettoyage. J’ai été ravie. Je voulais profiter de cette occasion pour en apprendre plus sur elle. Plus tard, au cours de nos discussions, elle a toujours réussi à trouver des principes pertinents pour échanger et trouver des solutions. Elle parlait aussi souvent du fait qu’elle était devenue dirigeante peu après avoir gagné la foi, de la manière dont le travail s’était amélioré grâce à ses efforts et du fait qu’elle avait appris des choses sur elle-même après son renvoi. Elle disait aussi que l’Église lui confiait de nouveau des tâches importantes. Entendre ça m’a incitée à l’admirer encore plus et je lui soumettais toutes les questions que je me posais. Elle avait toujours une réponse. Au fil du temps, j’ai arrêté de me concentrer sur la prière et la recherche de Dieu dans mon devoir, et je me suis reposée sur Li Juan pour tout, pensant que tout ce qu’elle disait était vrai. Mais j’avais une trop haute opinion d’elle à cette époque. Je l’adulais aveuglément et j’ai failli commettre un grand méfait avec elle.

Un jour, j’ai appris que Zhang Ping, avant de devenir dirigeante, avait critiqué sa partenaire devant ses proches, parce qu’elle avait des préjugés contre elle. Ses proches avaient ensuite répété ces critiques dans une réunion de groupe. Le dirigeant de l’Église avait défini Zhang Ping comme une antéchrist à cause de ça. Ses proches, qui estimaient que ce n’était pas en accord avec les principes, avait rédigé une lettre pour le signaler. Mais alors le dirigeant de l’Église les avait considérés comme une bande d’antéchrists et les avait isolés. En examinant les documents d’expulsion de Zhang Ping, j’ai vu qu’elle vivait juste avec un tempérament corrompu et qu’elle avait formulé quelques critiques. Elle ne luttait pas pour le statut ni pour établir son propre royaume : ce n’était pas une antéchrist. Ses proches n’avaient rédigé cette lettre que pour signaler un problème, ils n’avaient pas formé une faction ni perturbé le travail de l’Église. Ils n’auraient pas dû être considérés comme des antéchrists. De plus, j’avais été en contact avec Zhang Ping quelques années plus tôt. Elle avait une humanité acceptable et ne semblait pas être une malfaitrice. Je me suis demandé si le dirigeant avait commis une erreur en la considérant comme une antéchrist et en l’expulsant. Ce n’était pas une mince affaire. J’ai voulu que Li Juan m’aide à réfléchir à tout ça. Mais, à ma grande surprise, elle a dit sans hésiter : « Zhang Ping a critiqué sa partenaire et c’est une mauvaise action. Puisque ses proches l’ont défendue, ils sont une bande d’antéchrists. On peut vérifier s’ils ont commis d’autres mauvaises actions. » J’ai eu l’impression qu’il n’était pas convenable qu’elle soit aussi définitive, mais ensuite j’ai pensé qu’elle devait vraiment avoir les choses en main pour être aussi sûre d’elle. Après tout, elle avait servi comme dirigeante supérieure et elle avait beaucoup d’expérience et de discernement. Elle devait mieux connaître la vérité et voir les choses que moi. Alors j’ai changé d’avis et dit : « Je n’ai pas eu de contact avec Zhang Ping depuis plusieurs années. Je ne sais pas si elle a commis d’autres méfaits. Renseignons-nous, puis prenons une décision. » J’ai vite obtenu plus d’informations sur Zhang Ping. Elle n’avait pas commis d’autre méfait, et elle avait réfléchi et appris des choses sur elle-même après avoir critiqué sa partenaire. Ses proches ne répandaient pas des critiques partout et n’essayaient pas d’inciter d’autres gens à défendre Zhang Ping. D’après leur comportement, ils n’auraient pas dû être définis comme des antéchrists et expulsés. Elle a été très dédaigneuse et a pensé que considérer Zhang Ping comme une antéchrist n’était pas une erreur. Elle a aussi dit : « Si nous laissons des antéchrists dans l’Église et s’ils continuent à faire le mal et à se montrer perturbateurs, nous serons complices de leurs méfaits ! » Une autre sœur n’était pas d’accord avec Li Juan non plus. Elle aussi disait que ce n’était pas une bande d’antéchrists, qu’ils avaient juste manifesté un peu de corruption et qu’on devait les réintégrer dans l’Église. Li Juan a quand même dit avec assurance : « Même si Zhang Ping n’est pas une antéchrist, c’est une malfaitrice. Elle a dit du mal de sa collaboratrice à ses proches et ceux-ci en ont parlé dans une réunion, puis ils ont rédigé une lettre de signalement. N’est-ce pas perturber l’Église ? On ne peut pas les réintégrer, on doit en découvrir plus sur leurs méfaits. » Mais j’ai hésité après avoir écouté Li Juan. Puisqu’elle était si certaine qu’il fallait expulser Zhang Ping, avais-je un point de vue limité sur le problème ? Zhang Ping était-elle vraiment une malfaitrice ? Comme Li Juan avait été une dirigeante très longtemps, elle devait avoir une vision plus globale des choses que moi. Je me suis dit que je devais manquer de discernement et qu’on pouvait continuer à examiner ce que Zhang Ping avait fait. Alors, même si je ne me sentais pas tout à fait à l’aise, je me suis armée de courage et j’ai chargé des frères et sœurs d’enquêter davantage. Après avoir arrangé ça, j’ai été très mal à l’aise et mon cœur s’est assombri. Je ne peux pas décrire ce que j’ai éprouvé. J’ai prié Dieu, Lui demandant de me guider pour que je me connaisse à travers ça et que je sois capable d’agir en accord avec Sa volonté.

Après ma prière, j’ai lu ceci dans les paroles de Dieu : « Dieu observe chaque Église et chaque individu. Quel que soit le nombre de gens qui accomplissent un devoir ou suivent Dieu dans une Église, à partir du moment où ils s’écartent des paroles de Dieu, à partir du moment où ils ont perdu l’œuvre du Saint-Esprit, ils cessent de faire l’expérience de l’œuvre de Dieu et de ce fait, ces gens et le devoir qu’ils accomplissent n’ont pas de lien avec elle et n’y ont aucune part, auquel cas cette Église est devenue un groupe religieux. Ne diriez-vous pas que ces gens sont en grand danger ? Ils ne cherchent jamais la vérité quand ils sont confrontés à des problèmes et ils n’agissent pas conformément aux principes de la vérité mais sont sujets aux arrangements et manipulations d’êtres humains. Beaucoup d’entre eux, même, tout en accomplissant leur devoir, ne prient jamais et ne cherchent jamais les principes de la vérité. Ils ne font que demander aux autres et faire ce que les autres disent, agissant selon les indications des autres. Quoi qu’on leur dise de faire, c’est ce qu’ils font. Ils ont le sentiment que prier Dieu à propos de leurs problèmes et rechercher la vérité est vague et difficile, si bien qu’ils cherchent une solution simple et facile. Ils s’imaginent que se fier aux autres et faire ce que les autres disent est facile et bien pratique, si bien qu’ils font simplement ce que les autres disent, demandant aux autres et faisant ce qu’ils disent en toutes choses. En conséquence, même en étant croyants depuis de nombreuses années, lorsqu’ils étaient confrontés à un problème ils ne se sont pas présentés une seule fois devant Dieu pour prier et chercher Sa volonté et la vérité puis parvenir à la compréhension de la vérité, et agir et se comporter conformément à la volonté de Dieu : ils n’ont jamais connu une telle expérience. De telles personnes pratiquent-elles réellement la foi en Dieu ? » (« Ce n’est qu’avec la crainte de Dieu que l’on peut suivre le chemin du salut », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Ces paroles de Dieu montrent que lorsqu’Il n’a pas de place dans le cœur de quelqu’un, cette personne ne cherche pas les principes de la vérité, elle ne fait qu’écouter les autres et suivre leurs plans. Ce n’est pas pratiquer la foi en Dieu et Il ne reconnaît pas ce genre de croyance. N’était-ce pas précisément mon état ? Dans l’affaire des proches de Zhang Ping, Li Juan avait dit qu’elle était sûre qu’ils étaient une bande d’antéchrists. Je sentais que ce n’était pas en accord avec les faits, mais j’avais tant d’estime pour elle que je n’avais pas cherché les principes de la vérité. J’acceptais tout ce qu’elle me disait de faire. Je m’étais rendu compte, d’après les résultats de notre enquête, qu’ils n’avaient pas été convenablement définis, mais l’insistance de Li Juan m’avait incitée à ignorer mon propre point de vue. Je m’étais sentie mal à l’aise, mais je n’avais quand même pas cherché les principes de la vérité. Je m’étais juste forcée à faire ce que Li Juan avait dit. Dieu n’avait pas eu de place dans mon cœur. En quoi était-ce avoir la foi ? Je me suis sentie de plus en plus mal. Je m’étais toujours considérée comme une vraie croyante. Je n’avais jamais imaginé que j’adorerais et suivrais une personne. Je me suis sentie mal à l’aise. J’avais déjà dégoûté Dieu, alors je risquais vraiment d’être chassée si je ne me repentais pas. Terrifiée par cette pensée, j’ai prié, demandant à Dieu de me guider pour que je change d’état, que je cherche la vérité et que je sois capable de traiter Zhang Ping et ses proches selon les principes.

Ensuite, j’ai cherché des principes de la vérité en rapport avec le problème de Zhang Ping et j’ai appris la différence entre un antéchrist et quelqu’un qui a un tempérament corrompu normal. La principale caractéristique des antéchrists est qu’ils voient le pouvoir comme la vie et qu’ils veulent toujours contrôler les élus de Dieu. Ils punissent les gens pour gagner du pouvoir. Ils font beaucoup de mal et perturbent gravement le travail de l’Église de Dieu. Aussi, les antéchrists sont par essence des gens mauvais dépourvus d’humanité. Ils n’éprouvent pas de regrets et se repentent encore moins, quels que soient leurs méfaits. Les gens corrompus normaux ne peuvent pas s’empêcher de dire et de faire des choses pour la renommée et le statut, mais ils ont une raison et une conscience, ils peuvent accepter la vérité et réfléchir sur eux-mêmes. Après avoir emprunté le mauvais chemin, ils peuvent aussi faire preuve de repentir grâce au traitement des frères et sœurs et à la discipline et au châtiment de Dieu. Comme le disent les paroles de Dieu : « Quelle que soit la personne dont il s’agit, quels que soient les erreurs et le mal qu’elle a commis, le fait qu’il s’agisse d’un antéchrist ou de quelqu’un ayant un tempérament d’antéchrist dépend de sa capacité à accepter la vérité, à accepter d’être émondée et traitée et du fait qu’elle ait vraiment des remords ou non. Si elle peut accepter la vérité et accepter d’être émondée et traitée, qu’elle a vraiment des remords et qu’elle consacre volontiers sa vie au service de Dieu, alors elle a bien une certaine intention de se repentir, et une telle personne ne doit pas être classée comme antéchrist » (« Section 9 : Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie III) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Désormais, je savais dans mon cœur que Zhang Ping n’était pas une antéchrist et que ses proches n’étaient pas une bande d’antéchrists. Je ne pouvais pas continuer à vaciller et à écouter aveuglément une personne.

J’ai continué à chercher. Quand Li Juan et moi voyions les choses différemment, pourquoi est-ce que je me rangeais aveuglément à son avis au lieu de chercher les principes ? Quelle était la racine du problème ? Je me suis souvenue de ces paroles de Dieu : « Ce que tu admires, ce n’est pas l’humilité de Christ, mais ces faux bergers de grande réputation. Tu n’adores pas la beauté ou la sagesse de Christ, mais plutôt ces libertins qui se vautrent dans la saleté du monde. Tu ries de la douleur de Christ qui n’a pas de place où reposer Sa tête, mais tu admires ces cadavres qui courent après des offrandes et vivent dans la débauche. Tu n’es pas prêt à souffrir aux côtés de Christ, mais tu te jettes volontiers dans les bras de ces antéchrists imprudents, bien qu’ils ne te procurent que de la chair, des mots et du contrôle. Même maintenant, ton cœur est toujours tourné vers eux, vers leur réputation, vers leur statut, vers leur influence. Et pourtant, tu continues à maintenir une attitude par laquelle tu trouves l’œuvre de Christ difficile à admettre et tu n’es pas prêt à l’accepter. Voilà pourquoi Je dis que tu manques de foi pour reconnaître Christ » (« Es-tu quelqu’un qui croit véritablement en Dieu ? », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). En lisant ces paroles de Dieu, j’ai compris que j’adorais et suivais une personne parce que Christ n’était pas primordial dans ma foi, et que j’adorais le statut et le pouvoir. Parce que Li Juan avait été dirigeante supérieure et qu’elle proposait de bonnes solutions quand elle supervisait le travail, j’avais pensé qu’elle connaissait la vérité et je l’avais admirée. Voilà pourquoi je n’avais pas mes propres idées et opinions dans notre coopération. Je faisais ce qu’elle disait, prenant complètement ses paroles pour la vérité. Même dans une affaire aussi importante que le fait de savoir si Zhang Ping et ses proches devaient être expulsés, j’avais suivi aveuglément Li Juan, ce qui avait retardé la réintégration de ces gens dans l’Église et leur entrée dans la vie. Dieu chérit la vie de chaque personne. Ceux qui sont opprimés par de faux dirigeants ne peuvent pas vivre longtemps une vie d’Église. Ils vivent dans les ténèbres, ils sont démunis et ils souffrent. Mais je ne me souciais pas de la volonté de Dieu et je n’assumais pas de responsabilité pour l’entrée dans la vie des autres. En ce qui concernait les proches de Zhang Ping, j’avais toujours écouté une personne. J’avais été incroyablement confuse. Sans cette obscurité spirituelle et cette douleur, je ne me serais pas réveillée et j’aurais continué à mal faire. Dans mon repentir, j’ai prié Dieu : « Ô Dieu ! Je ne veux pas continuer à aduler et à suivre une personne. Je veux honorer Ta grandeur et agir en accord avec les principes de la vérité. » Quand j’ai revu Li Juan, je lui ai fait part de mon opinion et elle a dit sèchement : « On en discutera plus tard. » Puis elle a changé de sujet. J’ai vu qu’elle s’en tenait à son point de vue et ne se souciait pas de la vie des autres. Ҫa m’a rendue furieuse. J’ai décidé que je devais parler de la situation de la famille de Zhang Ping à notre dirigeante coûte que coûte. La dirigeante est venue effectuer certaines tâches quelques jours plus tard. Elle a révélé que Li Juan avait été tyrannique dans le travail d’épuration, qu’elle avait arbitrairement défini des gens à l’encontre des principes et gravement perturbé le travail de l’Église, et la dirigeante a renvoyé Li Juan. Apparemment, dans le cas de Zhang Ping, Li Juan était bien consciente qu’elle avait tort, mais elle n’avait pas voulu l’admettre. Elle avait personnellement chargé des gens de se renseigner sur Zhang Ping et de lui trouver des torts, parce qu’elle était bien décidée à les faire expulser, ses proches et elle, comme antéchrists. J’étais furieuse. Ne songeant qu’à protéger son statut, elle se moquait de la vie des frères et sœurs. C’était incroyablement malfaisant. J’ai repensé à mes interactions avec Li Juan. Comme elle parlait toujours de son dur labeur, je l’avais prise pour quelqu’un qui recherchait la vérité. Je n’avais pas disséqué les motivations et l’essence de ses actions en me basant sur la vérité. Vraiment partager son expérience, c’est parler de ce qu’on a découvert grâce au jugement de Dieu, des vérités qu’on a apprises et de la manière dont on a pratiqué la vérité pour satisfaire Dieu. Mais Li Juan ne pouvait pas parler de vraie compréhension. Quand elle parlait de ces périodes difficiles, c’était pour s’exalter, témoigner d’elle-même et se faire admirer. Elle était sur un chemin d’antéchrist. Puis j’ai gagné du discernement concernant Li Juan et je me suis détestée encore plus. J’étais croyante depuis des années, mais je n’avais pas examiné les choses à la lumière des paroles de Dieu. Je n’avais regardé que les dons et le calibre des gens, et j’avais adoré le statut et le pouvoir. J’avais failli faire le mal et expulser des gens à tort avec Li Juan. J’avais été si aveugle et stupide ! Quand cette pensée m’est venue, j’ai pris peur.

Plus tard, j’ai lu un autre passage des paroles de Dieu. « Quand quelqu’un est choisi par les frères et sœurs pour être dirigeant ou promu par la maison de Dieu pour faire un certain travail ou accomplir un certain devoir, cela ne signifie pas qu’il a un statut spécial ou une identité spéciale, ni que les vérités qu’il comprend sont plus profondes et plus nombreuses que celles que comprennent les autres, et cela signifie encore moins que cette personne est capable de se soumettre à Dieu et ne Le trahira pas. Cela ne signifie pas non plus que cette personne connaît Dieu ni qu’elle est quelqu’un qui craint Dieu. En fait, elle n’a accédé à rien de cela : la promotion et la formation ne sont que la promotion et la formation au sens le plus simple et ne sont pas équivalentes au fait d’avoir été prédestinée et validée par Dieu. Sa promotion et sa formation signifient simplement qu’elle a été promue et qu’elle attend d’être formée. Et le résultat final de cette formation dépend du fait que cette personne poursuive ou non la vérité et qu’elle soit capable ou non de choisir le chemin de la poursuite de la vérité. Ainsi donc, quand quelqu’un, dans l’Église, est promu et formé pour être un dirigeant, il est seulement promu et formé au sens le plus simple ; cela ne signifie pas qu’il est déjà un dirigeant qualifié, ou un dirigeant compétent, ni qu’il est déjà capable d’entreprendre le travail d’un dirigeant et qu’il peut effectuer un vrai travail : ce n’est pas le cas. La plupart des gens ne voient pas ces choses clairement, et ils admirent ceux qui sont promus, en se fiant à leur imagination, mais c’est une erreur. Quel que soit le nombre d’années qu’ils ont pu croire, ceux qui sont promus possèdent-ils vraiment la réalité de la vérité ? Pas nécessairement. Sont-ils capables de concrétiser les arrangements de travail de la maison de Dieu ? Pas nécessairement. Ont-ils le sens des responsabilités ? Sont-ils dévoués ? Sont-ils capables de se soumettre à Dieu ? Quand ils rencontrent un problème, sont-ils capables de rechercher la vérité ? On n’en sait rien. Ces gens-là ont-ils un cœur qui craint Dieu ? Et dans quelle mesure exactement craignent-ils Dieu ? Sont-ils susceptibles de faire les choses selon leur propre volonté ? Sont-ils capables de chercher Dieu ? Pendant qu’ils accomplissent le travail des dirigeants, se présentent-ils régulièrement et fréquemment devant Dieu pour chercher à savoir quelle est Sa volonté ? Sont-ils capables de guider les gens dans l’entrée dans la réalité de la vérité ? Ils sont certainement incapables de faire de telles choses tout de suite. Ils n’ont pas reçu de formation et ont trop peu d’expérience, ils sont donc incapables de faire ces choses-là. C’est pourquoi promouvoir et former quelqu’un ne signifie pas qu’il comprend déjà la vérité, et cela ne dit pas non plus qu’il est déjà capable d’accomplir son devoir de façon satisfaisante. […] Où est-ce que Je veux en venir ? C’est pour dire à tous qu’ils doivent aborder correctement la promotion et la formation des divers types de talents dans la maison de Dieu, et qu’ils ne doivent pas se montrer sévères dans leurs exigences vis-à-vis de ces personnes. Naturellement, on ne doit pas non plus être irréaliste dans l’opinion qu’on peut se faire d’eux. Il est insensé d’être exagérément reconnaissant ou respectueux à leur égard, et il n’est pas non plus humain ni réaliste d’être excessivement sévère dans vos exigences vis-à-vis d’eux. Quelle est donc la manière la plus rationnelle d’agir à leur égard ? Les considérer comme des gens ordinaires et, face à un problème à résoudre, échanger avec eux, apprendre chacun des points forts des autres et se compléter mutuellement » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). Ces paroles de Dieu sont très claires. Quand une personne est choisie comme dirigeante, ça ne signifie pas qu’elle connaît la vérité et qu’elle peut faire son devoir convenablement. Elle est corrompue, elle aussi. Elle peut suivre ses caprices et ses expériences, ainsi que violer les principes. On doit discerner les gens selon les principes de la vérité et ne suivre personne aveuglément. En plus, même si l’échange sur la vérité des dirigeants peut être lumineux, c’est l’éclairage du Saint-Esprit et il doit être accepté de Dieu. On ne doit pas adorer et suivre aveuglément une personne. S’il y a des erreurs ou des oublis dans le travail d’un dirigeant, ou s’il viole n’importe quel principe de la vérité, il faut le gérer convenablement. On peut lui offrir des indications et de l’aide avec amour pour qu’il change et qu’il fasse les choses selon les principes. Mais parce que j’adorais le statut et le pouvoir, j’avais pensé à tort que Li Juan connaissait mieux la vérité que moi parce qu’elle avait été une dirigeante supérieure. J’étais complètement à côté de la plaque. Elle avait été une dirigeante pendant des années et avait une certaine expérience de travail, elle pouvait énoncer des doctrines et résoudre certains problèmes, mais ça ne voulait pas dire qu’elle comprenait la vérité. J’ai examiné Li Juan sous cet angle : son échange et sa compréhension semblaient généralement excellent, et elle disait qu’on devait chercher la vérité quand on ne comprenait pas certaines choses, et non nous agripper à notre point de vue. Mais, face à des problèmes, elle faisait toujours comme bon lui semblait. Elle n’acceptait absolument pas les suggestions des autres et ne cherchait pas du tout. Elle ne faisait que débiter de la doctrine, sans aucune réalité. Elle n’avait pas réfléchi et n’avait aucune compréhension de sa nature arrogante et satanique, et elle était prête à expulser des gens avec nonchalance pour préserver son statut. Il était évident qu’elle était une fausse dirigeante et une antéchrist.

Zhang Ping et ses proches ont été réintégrés dans l’Église après ça. En pensant au fait qu’ils n’avaient pas pu vivre un vie d’Église depuis plus de deux mois et à toute la douleur spirituelle qu’ils devaient avoir endurée, je me suis sentie mal à un point que je ne peux pas décrire. Je me suis haïe pour avoir écouté une personne au lieu de chercher la vérité. Si j’avais cherché les principes de la vérité et avais réintégrés ces gens dans l’Église tout de suite, leur entrée dans la vie n’aurait pas été autant retardée. À ce moment-là, j’ai compris qu’adorer aveuglément quelqu’un nous faisait grandement courir le risque de faire le mal et de résister à Dieu avec lui. Je me suis aussi haïe pour ma confusion et mon aveuglement, qui m’avaient fait commettre un si grand méfait en suivant quelqu’un. Plus tard, j’ai lu ceci dans les paroles de Dieu : « La façon la plus simple de décrire la croyance en Dieu, c’est de croire qu’il y a un Dieu et, sur cette base, de Le suivre, de Lui obéir, d’accepter Sa domination, Ses orchestrations et Ses arrangements, d’écouter Ses paroles, de vivre conformément à Ses paroles, de tout faire selon Ses paroles, d’être un véritable être créé, de Le craindre et de s’éloigner du mal ; c’est seulement cela la véritable croyance en Dieu. Voilà ce que signifie suivre Dieu » (« On ne peut être sauvé par la foi en la religion ou par la participation aux cérémonies religieuses », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Ces paroles de Dieu m’ont montré que dans la foi, craindre Dieu, Le vénérer comme grand et chercher les principes de la vérité est le minimum qu’on doit assurer. Quelle que soit la personne, tant que ce qu’elle dit est en accord avec la vérité, suis-le. Rejette résolument tout ce qui provient des notions et de l’imagination humaines. Tout doit suivre les paroles de Dieu. Voilà ce que sont la vraie foi et vraiment suivre Dieu. Dieu soit loué ! Je sentais clairement le chemin sur lequel suivre Dieu à l’avenir.

Un jour, alors que je discutais de la formation des gens avec la dirigeante de l’Église, Sœur Wang, elle a mentionné que Sœur Gao était capable de se connaître elle-même quand il se passait quelque chose, et que son échange sur la vérité était concret, et qu’on pouvait donc la cultiver en tant que superviseuse du travail d’abreuvement. Mais, en interagissant avec Sœur Gao, j’ai découvert qu’elle manquait de calibre et n’avait pas une compréhension pure de la vérité. Elle était vraiment passive dans son devoir et il arrivait qu’elle n’obtienne pas de bons résultats pendant des mois. Ce n’était pas une bonne candidate. Mais comme Sœur Wang l’avait recommandée, je me suis demandé si je percevais correctement les choses. Sœur Wang avait été une dirigeante d’Église pendant des années, alors elle devait avoir plus de discernement que moi. J’ai songé que je devais simplement faire ce qu’elle disait. Mais je me suis sentie coupable quand j’y ai pensé de cette manière. Je me suis rendu compte que je me concentrais sur le statut de Sœur Wang et les années pendant lesquelles elle avait servi comme dirigeante. N’étais-je pas de nouveau en train d’aduler le statut et le pouvoir, de suivre une personne ? J’ai repensé à l’affaire de Zhang Ping et de sa famille. Mon adoration du pouvoir et mon manque de respect des principes avaient eu des conséquences pénibles pour moi. Que je sois confrontée à une situation similaire était un test de Dieu. Si j’étais encore incapable de défendre les principes et que j’aidais à promouvoir une personne qui ne convenait pas, je retarderais l’entrée dans la vie des frères et sœurs. Sœur Wang était une dirigeante, mais ça ne signifiait pas qu’elle connaissait la vérité ni qu’elle comprenait parfaitement les gens. Il fallait que je réfléchisse à sa suggestion. Je devais me demander si, selon les principes, il fallait cultiver Sœur Gao. Plus tard, j’ai rassemblé des évaluations de Sœur Gao qui ont confirmé qu’elle manquait de calibre et ne faisait pas de travail concret, et qu’elle n’était donc pas une bonne candidate. J’ai fait part de mon opinion à Sœur Wang, qui a été d’accord avec moi. J’ai senti dans mon cœur que le seul moyen d’être en paix était de ne suivre personne aveuglément et de pratiquer la vérité. L’incident avec Zhang Ping et sa famille s’est déroulé il y a plus de trois ans, mais il est resté gravé dans mon cœur. Cette leçon inoubliable m’a permis de voir quelles étaient les conséquences du fait de suivre une personne quand on a la foi. J’ai aussi éprouvé que chercher la vérité et faire les choses en accord avec la vérité était le seul moyen de suivre Dieu et d’obtenir Son approbation.

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