Quel tempérament se cache derrière ta manie d’argumenter ?

24 novembre 2022

Par Chen’mo, Corée du Sud

Croyant en Dieu depuis des années, je savais que Dieu aimait les gens qui acceptaient la vérité. Si les gens croient en Dieu sans accepter la vérité, ils auront beau souffrir, leur tempérament de vie ne changera jamais. Je voulais être quelqu’un qui acceptait la vérité, mais quand j’étais émondée et traitée, j’argumentais et me défendais involontairement et, parfois, je réfutais les autres. Au bout d’un moment, je l’ai regretté et me suis demandé pourquoi j’argumentais et pourquoi j’avais besoin d’en dire autant. Mais mon regret s’est arrêté là et comme je ne voyais jamais clairement l’essence du problème, je ne gagnais jamais une véritable entrée. Récemment, après quelques expériences, j’ai fini par réfléchir sur moi-même, chercher la vérité, reconnaître que toujours argumenter était en fait le tempérament satanique du dégoût de la vérité et comprendre que faute de me repentir et de changer, j’étais en danger.

Dans mon Église, je supervise le travail d’évangélisation. Un jour, lors d’une réunion de synthèse, Juliana, qui supervisait l’abreuvement, a signalé un problème dans le travail d’évangélisation : « Depuis peu, le personnel d’évangélisation ne nous avertit pas à temps de l’état des nouveaux arrivants qui ont besoin d’être abreuvés, si bien que nous ne pouvons pas abreuver en ciblant leurs notions et leurs problèmes. » En entendant Juliana évoquer ce problème dans mon travail devant tant de gens, j’ai senti la honte m’envahir : « Tu veux dire que je ne fais pas de travail concret ? Ce n’est pas que je n’aie pas échangé avec les frères et sœurs sur ces questions. Je leur en ai parlé il y a longtemps, mais les choses mettent du temps à changer, non ? Beaucoup d’entre eux viennent de commencer leur travail d’évangélisation. Pourquoi exiges-tu autant de leur part ? » Je n’acceptais pas du tout ce qu’elle disait et je trouvais qu’elle ne tenait pas compte des difficultés des gens. Sur le moment, j’ai eu envie de dire tout ce que je pensais, mais j’ai craint que tout le monde dise que je n’acceptais aucune suggestion, ce qui donnerait une mauvaise image de moi, donc j’ai accepté sa suggestion à contrecœur et j’ai obéi. Ensuite, j’ai dit à mes frères et sœurs qu’ils devaient veiller à fournir des informations sur les nouveaux arrivants qui avaient besoin d’être abreuvés dans les temps. Au bout d’un moment, la situation s’est un peu améliorée et je n’y ai plus beaucoup réfléchi. Et puis, un jour, j’ai appris que certaines personnes chargées d’abreuver ne travaillaient pas bien avec le personnel d’évangélisation et nourrissaient certains préjugés contre lui. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire : « Ça doit être parce que Juliana parle toujours des problèmes du personnel d’évangélisation. » J’ai commencé à me plaindre d’elle dans ma tête : « Elle est vraiment casse-pieds. Elle ne pense jamais à ce qu’elle devrait dire dans une situation donnée. Chaque fois que nous examinons le travail, il faut toujours qu’elle dise que le personnel d’évangélisation n’informe pas en temps utile sur les nouveaux arrivants. Tout le monde entend ça et se fait des idées sur nous. Si ça continue, comment allons-nous coopérer dans notre devoir à l’avenir ? » À cette pensée, j’ai été prise d’une rage indescriptible. J’ai signalé cette situation à notre dirigeante, en disant que Juliana semait constamment le mécontentement dans son groupe à propos du personnel d’évangélisation, si bien qu’il nous était impossible de coopérer. En tapant le message, j’ai eu quelques inquiétudes à ce sujet : « Est-il approprié de signaler ça comme un problème ? “Semer” est-il vraiment le meilleur terme à utiliser ici ? » Mais ensuite j’ai pensé : « Ce que je dis, c’est la réalité. Chaque fois que Juliana parle des problèmes du personnel d’évangélisation, elle soupire. Rien que son soupir fait penser que la situation est désespérée. Ne propage-t-elle pas son mécontentement ? Ce que je dis d’elle est juste. » Juste comme ça, j’ai envoyé le message sans plus y penser. Le lendemain, Juliana m’a envoyé ce message : « Si ce que j’ai dit n’était pas approprié, tu pouvais me le dire. En quoi ce que je dis, c’est “semer le mécontentement” ? » En lisant ce message, j’ai su que la dirigeante avait échangé avec elle. Voyant qu’elle refusait d’accepter et de réfléchir sur elle-même, j’ai été furieuse : « Tu es bouchée, ou quoi ? Tu ne te rends même pas compte de ce que tu penses et de ce que tu dis, hein ? Tes soupirs montrent combien tu es insatisfaite du personnel d’évangélisation. Ton attitude dédaigneuse retentit sur les autres. Ça n’est pas semer le mécontentement, ça ? » J’ai même voulu l’appeler pour en discuter avec elle, mais je me suis dit : « Si je l’appelle tout de suite, ne va-t-on pas se quereller, toutes les deux ? Si tout le monde entend parler de notre dispute, ce sera embarrassant. Ça rendrait les relations délicates, et alors, comment coopérerions-nous ? Ce ne serait pas préserver le travail de l’Église. Je crois en Dieu depuis longtemps, alors pourquoi suis-je encore si impulsive face à ce genre de chose ? » C’est alors que je me suis rappelé la parole de Dieu. « Pour tous ceux qui remplissent leur devoir, quelle que soit leur compréhension profonde ou superficielle de la vérité, la manière la plus simple de pratiquer pour entrer dans la réalité de la vérité est de penser aux intérêts de la maison de Dieu en tout, et d’abandonner les désirs égoïstes, les intentions personnelles, les motivations, la fierté et le statut. Fais passer les intérêts de la maison de Dieu en premier. C’est bien le moins que l’on doive faire » (« En offrant son cœur à Dieu, on peut obtenir la vérité », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Les mots « les intérêts de la maison de Dieu » ont enfin apaisé mon esprit et m’ont fait réfléchir sur moi-même. Les intérêts de la maison de Dieu sont ce qui compte le plus. Ma dispute avec ma sœur, c’était juste pour savoir qui avait tort, non ? Nous étions toutes deux superviseuses. Si on se mettait à se quereller pour ça, qu’on se brouillait et qu’on devenait partiales, le travail s’en ressentirait. Ce serait au détriment de l’objectif général. Aussi, j’avais dit qu’en signalant le problème, Juliana semait le mécontentement, mais cette formulation n’était peut-être pas appropriée. Semer le mécontentement, c’est inverser le noir et le blanc, confondre le vrai et le faux et appeler positif ce qui est négatif. C’est avoir des intentions inappropriées et dire quelque chose pour attaquer et condamner les autres en vue d’atteindre ses propres objectifs. Or, ce que disait Juliana sur le problème dans notre travail était exact. Elle énonçait le problème objectivement. Visiblement, le personnel d’évangélisation accomplissait parfois son devoir de façon bâclée et irresponsable, elle disait donc ça pour remédier aux déviations et aux lacunes dans notre travail. C’était profitable au travail d’évangélisation et c’était sans intentions personnelles inappropriées. Même si le ton n’était pas le bon, c’était pour améliorer le travail. Mais moi, je disais qu’elle semait le mécontentement concernant le personnel d’évangélisation. Je l’attaquais et je l’étiquetais. À cette pensée, je me suis sentie un peu coupable et je lui ai donc répondu : « J’ai parlé de manière inappropriée. Je m’excuse. » Elle a accepté mes excuses et m’a dit qu’on devait communiquer et coopérer davantage, et travailler ensemble pour bien faire nos devoirs. En lisant sa réponse, j’ai eu honte. Mais j’ai aussi été contente de m’être calmée. Autrement, il y aurait eu un hiatus entre nous et le travail en aurait forcément pâti. Sur le moment, j’ai laissé les choses en rester là, mais j’ai senti que je n’avais pas beaucoup progressé dans la connaissance de ma corruption, alors j’ai prié Dieu, Lui demandant de m’éclairer pour que je puisse me connaître moi-même.

Et puis un jour, alors que j’écrivais un article, j’ai lu ces paroles de Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « Quelle est l’attitude la plus cruciale à avoir à son égard ? Tout d’abord, il faut que vous l’acceptiez. Quelle que soit la personne à qui vous avez affaire, quelle qu’en soit la raison, que cela paraisse dur ou non et quels que soient le ton et la formulation, vous devez l’accepter. Ensuite, vous devez reconnaître ce que vous avez fait de mal, quel tempérament corrompu vous avez exposé et si vous avez agi conformément aux principes de la vérité. C’est d’abord et avant tout l’attitude que vous devez avoir lorsque vous êtes émondés et traités. Les antéchrists possèdent-ils une telle attitude ? Non. Du début jusqu’à la fin, leur attitude est imprégnée de résistance et d’aversion. Avec une telle attitude, peuvent-ils être sereins devant Dieu et accepter modestement d’être émondés et traités ? C’est impossible. Donc, que vont-ils faire ensuite ? Tout d’abord, ils vont arguer énergiquement et proposer d’autres justifications, se défendre et argumenter pour nier les torts qu’ils ont commis et les tempéraments corrompus qu’ils ont révélés, dans l’espoir d’obtenir la compréhension et le pardon, afin qu’ils n’aient pas à assumer leurs responsabilités ou à accepter les paroles de traitement et d’émondage à leur encontre. […] Ils ferment les yeux sur leurs propres erreurs, aussi évidentes soient-elles et quelle que soit la grande perte qu’ils ont causée. Ils ne se sentent pas le moins du monde tristes ni coupables, et leur conscience ne leur fait aucun reproche. Au lieu de cela, ils se justifient de toutes leurs forces et mènent une guerre des mots, pensant : “C’est un jeu pour tous. Chacun a ses raisons : il s’agit de savoir qui est le meilleur parleur. Si je peux faire accepter ma justification et mon explication par la majorité, alors je gagne, et les vérités dont tu parles ne sont pas des vérités, et tes faits ne sont pas valides. Tu veux me condamner ? Certainement pas !” Quand un antéchrist est traité et émondé, dans les profondeurs de son cœur et de son âme, il est absolument, résolument résistant et opposé, et il rejette cela. Son attitude se résume ainsi : “Quoi que tu aies à dire, même si tu as raison, je ne l’accepterai pas et je ne l’admettrai pas. Je ne suis pas fautif” » (« Section 9 : Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie VIII) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). « Lorsqu’un antéchrist est traité et émondé, posez-vous d’abord cette question : peut-il avouer ses mauvaises actions ? Demandez-vous ensuite : peut-il réfléchir sur lui-même et se connaître ? Et troisièmement, demandez-vous ceci : Peut-il recevoir de Dieu lorsqu’il est confronté au traitement et à l’émondage ? Grâce à ces trois critères, on peut voir la nature et l’essence d’un antéchrist. Si une personne, lorsqu’elle subit le traitement et l’émondage, peut se soumettre, réfléchir sur elle-même et ainsi, reconnaître son flux et son essence corrompus, alors c’est quelqu’un qui peut accepter la vérité. Ce n’est pas un antéchrist. Ces trois critères représentent précisément ce qui manque à un antéchrist. Lorsqu’un antéchrist est émondé et traité, il fait autre chose à la place, une chose à laquelle personne ne s’attendait : c’est-à-dire que lorsqu’il est émondé et traité, il émet des contre-accusations non fondées. Au lieu d’avouer ses méfaits et de reconnaître son tempérament corrompu, il condamne la personne qui le traite et l’émonde. Comment fait-il cela ? Il dit : “Tout traitement et tout émondage ne sont pas forcément bons. Le traitement et l’émondage concernent la condamnation de l’homme, le jugement de l’homme : ce n’est pas fait au nom de Dieu. Dieu seul est juste. Quiconque condamnerait les autres devrait être condamné.” N’est-ce pas une contre-accusation infondée ? Quel genre de personne émettrait des contre-accusations aussi infondées ? Seul un infatigable casse-pieds imperméable à la raison le ferait, et seul quelqu’un de l’espèce du diable Satan le ferait. Quelqu’un avec une conscience et du bon sens ne ferait jamais une telle chose » (« Section 9 : Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie VIII) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Cette parole de Dieu révélait que l’attitude des antéchrists vis-à-vis de l’émondage et du traitement, c’était la lassitude et la résistance. Même quand on leur met les faits sous les yeux, ils n’admettent pas leurs erreurs. Pour préserver leur dignité et leur statut, ils tentent de se justifier, se défendent et se disputent avec les autres, allant jusqu’à inverser le noir et le blanc et condamner ceux qui les traitent. Je me suis rendu compte que mon comportement était le même que celui des antéchrists, révélé dans la parole de Dieu. Je suis la responsable du travail d’évangélisation. Le problème mentionné par Juliana concernant la manière dont le personnel d’évangélisation accomplissait son devoir était une faille dans mon propre travail, or, non seulement j’avais refusé de l’accepter, mais j’avais argumenté et m’étais défendue dans mon cœur. J’avais trouvé que j’étais irréprochable et que c’était ma sœur qui essayait délibérément de m’embarrasser, si bien que j’avais développé un préjugé à son encontre. Après ça, j’avais trouvé des reproches à lui faire, inversé le noir et le blanc pour la juger, renversé le blâme, et je m’étais plainte à tort à la dirigeante. Je n’avais vraiment pas d’humanité. Je m’étais servie du prétexte des difficultés du personnel d’évangélisation pour empêcher les autres de signaler des problèmes. En apparence, j’avais montré de l’empathie pour les frères et sœurs, mais en réalité, j’avais argumenté et m’étais défendue. Si j’avais vraiment assumé la responsabilité de la vie de mes frères et sœurs, j’aurais fourni plus d’indications et d’aide pour résoudre les problèmes et corriger les déviations. Cela leur aurait vraiment été profitable. Or, j’avais fait le contraire. Concernant les problèmes dans leur travail, non seulement je n’avais pas aidé à les résoudre en échangeant sur la vérité, mais je les avais couverts à plusieurs reprises. En quoi avais-je assumé la responsabilité de la vie de mes frères et sœurs ? À l’évidence, je n’avais fait que préserver mon image et mon statut. Ces difficultés étaient devenues pour moi une raison et un prétexte pour refuser la vérité, l’émondage et le traitement. J’avais vraiment été malhonnête et malfaisante.

Plus tard, j’ai pensé que ma façon de faire mon devoir posait clairement des problèmes. Alors pourquoi avais-je été si sûre de moi en rejetant le blâme sur les autres ? Pourquoi n’étais-je pas honteuse ni mal à l’aise ? Quelle était la racine de ce problème ? J’ai continué à chercher et j’ai lu un autre passage de la parole de Dieu. Dieu Tout-Puissant dit : « Quand un antéchrist est émondé et traité, la première chose qu’il fait est de résister et de rejeter cela au plus profond de lui. Il lutte contre tout cela. Et pourquoi ? Parce que les antéchrists, de par leur nature et leur essence même, sont dégoûtés par la vérité et la détestent, et qu’ils n’acceptent pas du tout la vérité. Naturellement, l’essence et le tempérament d’un antéchrist l’empêchent de reconnaître ses propres erreurs et son propre tempérament corrompu. Sur la base de ces deux faits, l’attitude d’un antéchrist vis-à-vis de l’émondage et du traitement consiste à les rejeter et à s’y opposer, entièrement et totalement. Il déteste cela et y résiste du fond du cœur, et il ne montre pas la moindre trace d’acceptation ou de soumission, et encore moins de réflexion ou de repentir authentiques. Quand un antéchrist est émondé et traité, quelle que soit la personne qui s’en charge, quelle qu’en soit la raison, quelle que soit la mesure de la responsabilité de l’antéchrist dans cette histoire, quelle que soit l’évidence de son erreur, quelle que soit l’étendue de sa malfaisance et quelles que soient les conséquences de cette malfaisance pour l’Église : l’antéchrist ne considère rien de tout cela. Il considère que celui qui l’émonde et le traite le singularise ou lui trouve délibérément des défauts pour pouvoir le punir. L’antéchrist peut même aller jusqu’à affirmer qu’on l’intimide, qu’on l’humilie, qu’on ne le traite pas avec humanité, qu’on le rabaisse et qu’on le méprise. Une fois qu’un antéchrist a été émondé et traité, il ne se demande jamais ce qu’il a réellement fait de mal, quel tempérament corrompu il a révélé, s’il a recherché les principes en la matière, ni s’il a agi conformément aux principes de la vérité et assumé ses responsabilités. Il ne s’examine pas et ne réfléchit à rien de tout cela, et il ne médite pas ces questions. Au lieu de cela, il aborde le traitement et l’émondage selon sa propre volonté et avec impétuosité » (« Section 12 : Ils veulent se retirer lorsqu’il n’y a plus de statut ou d’espoir d’obtenir des bénédictions », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Grâce à cette parole de Dieu, j’ai compris que les antéchrists ne pouvaient pas accepter d’être émondés et traités car leur nature était d’être dégoûtés par la vérité et de la détester. Ils sont incapables d’accepter toutes les choses positives de Dieu et méprisent les conseils qui sont en accord avec la vérité. J’ai réfléchi sur moi-même et j’ai vu que, du début à la fin, j’avais eu une attitude de refus vis-à-vis des conseils de ma sœur parce que, dans ma tête, j’avais déjà décidé : « Aucun d’entre vous ne travaille directement avec nous, mais vous donnez votre avis sans comprendre la situation, ce qui veut dire que vous êtes déraisonnables et compliquez les choses. » Je n’avais rien exprimé à haute voix et j’avais donné l’illusion de l’obéissance, mais dans ma tête, j’avais clairement établi les raisons qui me permettraient tout de suite de nier les idées des autres et de refuser leurs conseils. J’avais aussi souligné à plusieurs reprises que j’avais dit ce qu’on me demandait de dire et fait ce qu’on m’avait demandé, ce qui sous-entendait : « Que voulez-vous encore de moi ? J’ai fait ce qu’on m’a demandé, donc j’ai pratiqué la vérité. Vous ne pouvez pas m’accuser. Si vous m’accusez encore, vous avez tort. » Dans mon refus d’accepter leurs conseils et leur aide, j’avais révélé le tempérament satanique du dégoût de la vérité. À ce moment-là, j’ai pensé à un passage de la parole de Dieu qui m’avait émue. Dieu dit : « Plusieurs croient que les vérités qui leur sont inacceptables ou qu’ils ne peuvent pas pratiquer ne sont pas des vérités. Chez de tels hommes, Mes vérités deviennent quelque chose qui est nié et rejeté » (« Vous devriez considérer vos actions », dans La Parole, vol. 1, « L’apparition et l’œuvre de Dieu »). J’avais prétendu admettre que la parole de Dieu était la vérité, que l’émondage et le traitement étaient bénéfiques pour l’entrée dans la vie et que ça permettait aux gens de réfléchir sur eux-mêmes, mais en réalité, quand j’avais vraiment été confrontée à l’émondage et au traitement ou quand on m’avait critiquée, j’avais éprouvé de la résistance et du ressentiment. Si quelqu’un m’accusait ou me conseillait, je ne l’acceptais pas, je trouvais des excuses pour argumenter et me défendre et je ne cherchais pas du tout les principes de la vérité. Je faisais simplement ce que je voulais et agissais à ma guise. En m’analysant en profondeur, j’ai compris qu’en argumentant, j’avais défendu en apparence le personnel d’évangélisation, mais qu’en réalité, j’avais préservé mon image et mon statut, comme si, en argumentant davantage, j’avais pu obtenir davantage de compréhension et de sympathie de la part de mes frères et sœurs. Ainsi, quelle que soit l’ampleur du problème avec le travail d’évangélisation, je n’étais jamais à blâmer, personne ne pouvait m’accuser et mon image n’en pâtissait jamais. J’avais été si malhonnête ! En apparence, en argumentant, j’avais protégé mon image, mais comme je n’avais ni cherché ni accepté la vérité, tout ce que j’avais révélé, c’était un tempérament satanique, et j’avais perdu mon caractère et ma dignité. En le reconnaissant, je me suis mise à regretter d’avoir cru en Dieu tant d’années sans poursuivre correctement la vérité. Chaque fois que j’avais été émondée et traitée, même si je n’avais rien dit, j’avais eu plein d’arguments à l’esprit et je n’avais pas pu me calmer ni bien réfléchir sur moi-même. Résultat, j’avais vécu des choses sans rien gagner. À cette pensée, je me suis promis de ne plus argumenter s’il arrivait des choses qui n’étaient pas en phase avec mes notions. À la place, je me calmerais, je prierais Dieu et j’en tirerais des leçons convenablement. C’était la chose la plus importante.

Je n’ai pas tardé à prendre en charge des travaux cinématographiques à temps partiel. Un jour, j’ai reçu un message disant qu’un nouvel arrivant avait cru à certaines rumeurs et diffusé des faussetés dans le groupe. Afin d’empêcher que d’autres nouveaux arrivants soient trompés, nous devions vite échanger avec eux sur la vérité. Mais, à ce moment-là, je devais aussi m’occuper d’un problème dans le travail cinématographique. J’étais tiraillée, car les deux affaires étaient urgentes, mais comme je m’étais déjà déchargée sur quelqu’un d’autre du problème des nouveaux arrivants, j’ai décidé d’aller d’abord au tournage. Là, il s’est passé quelque chose qui m’a retenue longtemps. Et puis, ma dirigeante m’a appelée et m’a dit : « Comment se fait-il que tu ne saches pas gérer les priorités ? Quand les nouveaux arrivants sont induits en erreur, c’est plus important que tout le reste. Qu’est-ce qui pourrait compter plus que ça ? Tu peux avoir un travail cinématographique à temps partiel, mais ça ne doit pas interférer avec ton travail principal, tu ne crois pas ? Il faut que tu t’examines pour voir si tu as des raisons de traiter ainsi ton travail. Peut-être que tu tiens un peu trop à montrer ton visage à la caméra. » Confrontée à ce genre d’émondage et de traitement, je n’ai pas pu m’empêcher de vouloir discuter de nouveau : « J’ai déjà demandé à quelqu’un d’autre de s’occuper des nouveaux arrivants induits en erreur, non ? Au pire, j’ai seulement retardé un petit peu la résolution du problème, pas vrai ? Je suppose que je peux accepter que tu dises que je ne sais pas donner la priorité à ce qui est important, mais dire que je veux m’afficher, c’est tout à fait inacceptable ! Premièrement, je ne fais pas le travail de cinéma à temps partiel comme actrice et, deuxièmement, je n’ai aucun désir de montrer mon visage à la caméra, alors pourquoi dis-tu ça de moi ? Est-ce parce que tu crains que je sois distraite et moins efficace dans mon travail, ce qui donnerait une mauvaise image à ton travail ? » En pensant à ça, je me suis soudain rendu compte que j’avais tort. Comment pouvais-je, dans ma tête, rejeter la faute sur autrui ? Pourquoi pensais-je de nouveau à attaquer quelqu’un d’autre ? Est-ce que je ne recommençais pas à argumenter ? C’est alors que j’ai songé à un passage de la parole de Dieu : « Quelle qu’en soit la raison – bien que tu puisses avoir un énorme grief – si tu n’acceptes pas la vérité, tu es cuit. Dieu regarde ton attitude, en particulier dans les domaines qui concernent la pratique de la vérité. Te plaindre te sera-t-il utile ? Tes plaintes peuvent-elles résoudre les problèmes d’un tempérament corrompu ? Et même si ta plainte est justifiée, et alors ? Auras-tu obtenu la vérité ? Dieu t’approuvera-t-Il devant Lui ? Quand Dieu dit : “Tu n’es pas quelqu’un qui pratique la vérité. Pars d’un côté : J’en ai assez de toi”, n’es-tu donc pas cuit ? Par cette seule expression, “J’en ai assez de toi”, Dieu t’aura révélé et défini en tant que personne » (« La soumission à Dieu est une leçon fondamentale pour gagner la vérité », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Cette parole de Dieu m’a fait comprendre que lorsque j’étais émondée et traitée, c’était Dieu qui voulait voir mon attitude. Si je ne cessais d’argumenter, de m’attaquer aux défauts des autres, ne cherchais pas la vérité et me retrouvais bloquée sur des problèmes, alors je n’avais pas appris ma leçon. J’aurais beau tenir un raisonnement juste et grandiloquent, même si tout le monde comprenait et approuvait, à quoi bon ? Si je n’acceptais pas la vérité, mon tempérament de vie ne changerait jamais. À cette pensée, je me suis présentée devant Dieu pour prier et Lui demander de m’éclairer pour que je puisse me connaître moi-même. Dans les jours qui ont suivi, je me suis souvent demandé : « Quelles intentions erronées ai-je donc ? » En y réfléchissant, j’ai soudain pensé à quelque chose. Dans mon travail de cinéma à temps partiel, je savais que les hauts dirigeants m’avaient demandée, et j’étais donc tout de suite devenue proactive. Le film était très important pour eux, donc je savais que je devais faire de mon mieux. Bien que ce soit à temps partiel, je voulais tout examiner à fond et être exhaustive dans mes conseils. Je ne voulais pas voir apparaître des problèmes. Si quelque chose n’allait pas, que penseraient de moi les dirigeants ? Donc, durant cette période, j’avais été très enthousiaste et proactive. Que je ne cherche pas à apparaître à la caméra ne voulait pas dire que je n’avais aucune intention personnelle. En fait, je faisais ça pour être bien vue des dirigeants et impressionner les autres. Je le faisais pour préserver mon image et mon statut. Sur un sujet aussi important que le risque que des nouveaux arrivants soient trompés, j’aurais dû étudier mon emploi du temps et me coordonner avec les frères et sœurs qui faisaient le travail cinématographique. J’aurais facilement pu gérer d’abord le problème des nouveaux arrivants. Mais quand j’avais pensé à l’attention que les hauts dirigeants accordaient au film, je n’avais pas su donner la priorité au plus important, j’avais laissé de côté les nouveaux arrivants et j’étais allée d’abord au tournage. Je n’avais pas été attentive à la volonté de Dieu dans mon devoir, J’avais préservé mon statut et ma réputation. J’avais été si égoïste et méprisable ! Si ma sœur ne m’avait pas émondée et traitée, je n’aurais pas réfléchi sur moi-même et je n’aurais pas reconnu les intentions personnelles qui compromettaient mon devoir. Quand je m’en suis rendu compte, les griefs dans mon cœur ont disparu. J’ai eu le sentiment que j’étais corrompue et que mes intentions étaient laides. Si Dieu utilisait les gens et les événements pour m’émonder et me traiter, ce n’était pas comme moyen de m’humilier ni de m’embarrasser, c’était pour me purifier, pour me guider afin que je fasse mon devoir conformément aux principes et pour que j’entre dans les réalités de la vérité. J’ai aussi compris que quand je ne me défendais pas et étais capable d’obéir et de chercher, Dieu m’éclairait pour que je prenne conscience de mes lacunes et de mes insuffisances, et que je puisse ainsi éviter de faire les choses selon mes idées et de nuire au travail de l’Église. Avec cette compréhension et ces gains, non seulement je n’ai ressenti aucun tourment dans mon cœur, mais je me suis sentie comblée. C’étaient des expériences merveilleuses.

Plus tard, j’ai trouvé des chemins de pratique dans la parole de Dieu. Dieu dit : « Quel tempérament corrompu doit-on corriger pour apprendre la leçon d’obéissance ? En réalité, c’est le tempérament d’arrogance et de suffisance, qui empêche le plus les gens de pratiquer la vérité et d’obéir à Dieu. Les gens dotés d’un tempérament arrogant et prétentieux sont plus enclins à raisonner et à désobéir, ils pensent toujours qu’ils ont raison, et donc corriger et traiter son tempérament arrogant et suffisant est ce qu’il y a de plus urgent à faire. Une fois que les gens se soumettront et cesseront d’utiliser leur propre raisonnement, le problème de la rébellion sera résolu, et ils seront capables d’obéir. Et si les gens veulent atteindre l’obéissance, doivent-ils posséder un certain degré de rationalité ? Ils doivent posséder le bon sens d’une personne ordinaire. Par exemple, dans certains cas, peu importe que nous ayons fait ou non ce qui est juste, si Dieu n’est pas satisfait, nous devons faire comme Il nous demande : les paroles de Dieu servent de normes en toute chose. Cela est-il rationnel ? Voilà, avant tout le reste, le bon sens que l’on doit trouver chez les gens. Peu importe combien nous souffrons, et peu importent nos intentions, nos objectifs et nos raisons, si Dieu n’est pas satisfait – si les exigences de Dieu ne sont pas satisfaites –, alors il est indéniable que nos actes n’ont pas été conformes à la vérité. Nous devons donc écouter Dieu et Lui obéir, et nous ne devons pas essayer de raisonner avec Lui ou de nous justifier auprès de Lui. Quand tu possèdes une telle rationalité, quand tu possèdes le bon sens d’une personne ordinaire, il t’est facile de résoudre tes problèmes, et tu seras véritablement obéissant. Quelle que soit la situation dans laquelle tu te trouves, tu ne désobéiras pas, et tu ne défieras pas les exigences de Dieu, tu n’essaieras pas de savoir si ce que Dieu demande est bien ou mal, bon ou mauvais, tu seras en mesure d’obéir, et tu corrigeras ainsi ton attitude empreinte de raisonnement, d’intransigeance et de rébellion. Tous les individus ont-ils ces états rebelles en eux ? Ces états apparaissent souvent chez les gens, qui se disent : “Tant que mon approche, mes propositions et mes suggestions sont sensées, même si je viole les principes de la vérité, je ne devrais pas être émondé ni traité, parce que je n’ai pas fait le mal.” C’est un état courant chez les gens. Leur point de vue est que, s’ils n’ont pas fait le mal, ils ne devraient pas être émondés ni traités : seules les personnes qui ont fait le mal doivent être émondées et traitées. Ce point de vue est-il correct ? Absolument pas. L’émondage et le traitement visent principalement les tempéraments corrompus des gens. Si les gens ont un tempérament corrompu, ils doivent être émondés et traités. S’ils n’étaient émondés et traités qu’après avoir fait le mal, il serait déjà trop tard, car le mal aurait déjà été fait. Et si le tempérament de Dieu a été offensé, tu es dans le pétrin, Dieu risque de cesser d’œuvrer en toi : auquel cas, à quoi bon te traiter ? Il n’y a pas d’autre choix que de t’exposer et de te chasser. La principale difficulté qui empêche les gens d’obéir à Dieu est leur tempérament arrogant. Si les gens sont vraiment capables d’accepter le jugement et le châtiment, ils seront capables de résoudre efficacement leur propre tempérament arrogant. Quelle que soit la mesure dans laquelle ils sont capables de le résoudre, c’est bénéfique à la pratique de la vérité et à l’obéissance à Dieu » (« Les cinq conditions à respecter pour s’engager sur le bon chemin de la croyance en Dieu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). En méditant cette parole de Dieu, j’ai compris que pour résoudre un tempérament rebelle et chicanier, il fallait une attitude d’obéissance. On a beau avoir de bons arguments, s’ils ne sont pas conformes à la vérité ou si quelqu’un émet une objection, alors on doit d’abord accepter, chercher la vérité, réfléchir sur soi-même et se comprendre soi-même. Voilà la raison qu’on doit avoir, ainsi que le chemin de pratique. Les gens qui argumentent ne cherchent ni n’acceptent la vérité et n’ont pas une attitude d’obéissance, donc quelles que soient les choses qu’ils vivent, ils ne grandiront jamais dans la vie. Pour changer nos tempéraments corrompus, nous devons obéir à Dieu, accepter la vérité et réfléchir sur nous-mêmes. Pendant toutes ces années où j’avais cru en Dieu, chaque fois que j’avais été émondée et traitée, j’avais ressenti de la résistance au fond de moi et j’avais toujours voulu argumenter. J’avais manqué tant d’occasions de gagner la vérité ! En croyant ainsi, j’aurais pu croire encore durant vingt ans, mais pour gagner quoi ? En m’en apercevant, je me suis promis que dorénavant, quand je serais émondée et traitée, même si c’était désagréable, j’obéirais et j’en tirerais les leçons. Ce sont des opportunités de gagner la vérité et de changer, je dois donc les chérir et m’efforcer d’être une personne qui accepte la vérité et obéit à Dieu.

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