Témoignage dans la torture

28 janvier 2022

Par Liu Yi, Chine

J’ai été arrêté pour la première fois en décembre 2002. J’ai été dénoncé par une personne malveillante alors que je prêchais l’Évangile à des croyants hors de la ville. Quand les policiers sont arrivés, ils m’ont donné des coups de poing et de pied, puis ils m’ont menotté et m’ont emmené dans une salle d’interrogatoire du Bureau de la sécurité publique du comté. Là-bas, j’ai vu des menottes, de grosses chaînes en fer et des instruments de torture, comme des matraques électriques et en caoutchouc, accrochés aux murs. Le capitaine a décroché une matraque en caoutchouc de cinquante centimètres de long. Il avait une expression féroce qui m’a vraiment terrifié. Je ne savais pas comment les policiers me tortureraient. Mon cœur battait à tout rompre. Alors ce verset de la Bible m’est subitement venu à l’esprit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu 10:28). Les paroles de Dieu m’ont donné de la foi et de la force. Je savais que ma vie était entre les mains de Dieu, que Satan n’avait pas le dernier mot. J’étais décidé à m’offrir à Dieu et à me soumettre à Ses arrangements. J’ai prié en silence, prêt à m’appuyer sur Dieu pour témoigner.

Alors le capitaine a pointé la matraque en caoutchouc vers moi et dit : « Savais-tu que l’Éclair Oriental était une cible majeure du gouvernement ? La Chine appartient au Parti communiste, et votre évangélisation perturbe l’ordre social et viole les règles du Parti. Par conséquent, le gouvernement vous sanctionne. » J’ai répondu : « La Constitution garantit la liberté de croyance. Quelle loi ma foi et mon évangélisation ont-elles violée pour que vous m’arrêtiez ? La terre, l’univers, tout a été créé par Dieu, et il est juste et naturel qu’on croie en Dieu et qu’on Le vénère. Prêcher l’Évangile à d’autres est une bonne action. Dieu règne sur les destins des hommes, alors croire en Lui et Le vénérer est le seul moyen de se libérer de la corruption et du mal de Satan, et d’être sauvés par Dieu. La société serait en paix si tout le monde suivait Dieu, alors comment pouvez-vous dire que mon évangélisation perturbe l’ordre social ? » Furieux, il a répliqué : « Tu as vraiment du culot de me prêcher ton Évangile ! » Alors trois policiers ont commencé à me frapper comme des fous, ce qui m’a fait saigner de la bouche et du nez. Mais le capitaine n’était toujours pas calmé. Il a ramassé la matraque en caoutchouc sur la table et s’est mis à me frapper par-derrière, me faisant horriblement mal dans tout le corps. Ils m’ont frappé dans les tibias jusqu’à ce qu’ils soient enflés et couverts de bleus, et mes pieds me faisaient si mal que je ne pouvais plus les poser. Alors le capitaine m’a demandé : « D’où viens-tu ? Avec combien de gens es-tu arrivé dans notre comté ? Qui est le dirigeant ? Si tu réponds à nos questions, on te renverra chez toi. Si tu ne parles pas, j’ai les moyens de m’occuper de toi, et tu iras quand même en prison quand j’aurai terminé. » Entendre ça m’a terrifié. J’ai pensé à quelqu’un de mon village, qui avait été arrêté et emprisonné juste parce qu’il avait fait une suggestion au gouvernement. Il avait fini par mourir en prison. J’étais déjà couvert de blessures parce qu’ils m’avaient tabassé. Mourrais-je en prison, si on m’y tourmentait aussi ? Ces pensées augmentaient ma terreur et je n’ai pas osé suivre leur fil. Je me suis dit que si je leur livrais une petite information, ils me renverraient peut-être chez moi et je n’aurais pas à souffrir. Quand cette idée m’est venue, je me suis souvenu d’un passage des paroles de Dieu. « Je n’accorderai plus de miséricorde à ceux qui M’ont été complètement infidèles en périodes de tribulation, car Ma miséricorde a ses limites. En outre, Je n’ai pas d’affection pour quiconque M’a déjà trahi et souhaite encore moins M’associer avec ceux qui trahissent les intérêts de leurs amis. Voilà Mon tempérament, quelle que soit la personne. Je dois vous dire ceci : quiconque brise Mon cœur n’aura pas droit à Ma clémence une seconde fois et quiconque M’a été fidèle restera toujours dans Mon cœur » (« Prépare suffisamment de bonnes actions pour ta destination », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai vu dans les paroles de Dieu que Son tempérament juste ne tolérait aucune offense et que ceux qui Le trahissaient étaient punis pour l’éternité. Ce que j’endurais en étant battu et torturé était temporaire mais, si je trahissais Dieu comme Judas, je serais puni pour toujours. Alors j’ai prié Dieu en silence : « Ô Dieu, merci de m’avoir empêché de tomber dans le piège de Satan. S’il Te plaît, donne-moi du courage et de la sagesse pour que je puisse témoigner pour Toi devant Satan. » Voyant que je ne disais rien, le policier m’a attrapé par les cheveux et a crié : « On peut employer la manière douce ou la manière forte. Vas-tu parler, oui ou non ? » Comme je l’ignorais, il a pris la matraque en caoutchouc et m’a frappé plusieurs fois dans les jambes, puis sur tout le corps. La douleur était intolérable. J’ai prié Dieu dans mon cœur : « Ô Dieu, quelle que soit la manière dont la police me torture, ma vie est entre Tes mains. J’obéirai à ce que Tu arrangeras, que je vive ou que je meure. Tant qu’il me restera un souffle de vie, je ne céderai jamais face à Satan et je témoignerai pour Toi. » Après ma prière, je me suis souvenu de paroles de Dieu : « Ainsi, au cours de ces derniers jours, vous devez rendre témoignage à Dieu. Quelle que soit votre souffrance, vous devrez marcher jusqu’au bout, et même à votre dernier souffle, vous devez toujours être fidèles à Dieu et être à la merci de Dieu ; il n’y a que de cette façon qu’on aime vraiment Dieu et qu’on laisse un témoignage fort et retentissant » (« Ce n’est qu’en vivant des épreuves douloureuses que tu peux connaître la beauté de Dieu », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai vu que Dieu espérait qu’on Lui offrirait nos témoignages dans les difficultés et les épreuves. Des saints et des prophètes ont prêché l’Évangile de Dieu au fil des siècles. Certains sont morts par l’épée, d’autres ont été lapidés. Face à l’adversité et à la persécution, ils ont donné leurs vies et offert des témoignages retentissants. J’avais tant bénéficié de l’abreuvement et de l’approvisionnement des paroles de Dieu, j’avais tant reçu de Dieu que je savais que je devais suivre leurs exemples. Quelle que soit la manière dont ces démons me tortureraient et me blesseraient, je devais témoigner et satisfaire Dieu, même si je devais en mourir.

Ils ont continué à me torturer, mais je n’ai rien dit, quoi qu’ils me fassent. Ils se sont de plus en plus énervés en me frappant, jusqu’à ce que tout mon corps soit meurtri et que je hurle de douleur, paralysé par terre. Épuisé et essoufflé, le capitaine a dit : « Si tu continues à gémir, c’en sera fini de toi ! Personne ne se soucie qu’on vous batte à mort, vous autres croyants. Vas-tu parler, oui ou non ? » Je n’ai produit aucun son. Il a pris la matraque en caoutchouc et m’a frappé très fort sur la tête trois ou quatre fois. J’ai hurlé de douleur, puis je me suis évanoui. Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé avant qu’ils ne versent de l’eau froide sur ma tête et que je ne revienne à moi. Deux policiers m’ont traîné jusqu’à un long banc, m’ont menotté à ses pieds avec des menottes cloutées, puis ont quitté la pièce. J’ai pensé à un passage des paroles de Dieu : « Détestez-vous vraiment le grand dragon rouge ? Le détestez-vous vraiment, sincèrement ? Pourquoi vous l’ai-Je demandé tellement de fois ? Pourquoi est-ce que Je vous pose cette question, encore et encore ? Quelle image y a-t-il du grand dragon rouge dans votre cœur ? A-t-elle vraiment été enlevée ? Ne le considérez-vous pas vraiment comme votre père ? » (« Chapitre 28 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). Je n’avais jamais vraiment compris l’essence du Parti communiste jusque-là et j’étais encore dupé par sa fausse image. Je pensais que les policiers étaient là pour servir les gens, qu’ils avaient un bon côté. Mais, après avoir personnellement éprouvé sa brutalité et son oppression, j’ai vu que le Parti n’était qu’une meute de démons sataniques qui haïssaient Dieu et luttaient contre Lui. Ce sont les ennemis jurés de Dieu et de Ses élus, et j’ai commencé à vraiment mépriser ces monstres. Plus ils m’ont opprimé, plus je les ai rejetés, leur ai tourné le dos, et plus j’ai été déterminé à témoigner et à humilier Satan.

Vers 15 heures, quatre policiers sont revenus, complètement saouls. Le capitaine a dit d’un ton résigné : « On ne sait vraiment pas quoi faire avec ces croyants en Dieu Tout-Puissant. Ils sont tous fascinés par ce livre, La Parole apparaît dans la chair. C’est dément. » J’ai vu que Satan avait été humilié et j’ai remercié Dieu encore et encore. Ensuite, deux heures plus tard, vers 17 heures, ils ont vu que je ne parlais toujours pas et m’ont emmené dans un centre de détention.

Quand j’y suis arrivé, un policier m’a retiré mes menottes. Il y avait deux entailles ensanglantées sur mes poignets et la chair était tout abîmée. Le chef du centre de détention a dit aux autres prisonniers : « Occupez-vous bien du nouveau. Il croit en Dieu Tout-Puissant. » Alors un agent correctionnel m’a emmené dans une cellule. Le chef des détenus a dit : « Lavez-le et changez-le ! » Aussitôt, trois prisonniers m’ont donné des coups de poing et de pied jusqu’à ce que la tête me tourne. Je souffrais tant que je ne pouvais même pas me lever. Ils m’ont ordonné de me déshabiller, mais mes poignets me faisaient si mal que je ne pouvais pas retirer mes vêtements. Alors deux d’entre eux m’ont attrapé par le col, m’ont soulevé, ont arraché mes vêtements et m’ont poussé dehors, dans une petite cour. Quatre prisonniers m’ont aspergé d’eau froide. Certains me jetaient brutalement des seaux d’eau sur le visage, ce qui me faisait m’étouffer et manquer d’air. Comme c’était l’hiver, le froid m’a fait grelotter et tout mon corps a rougi. Ils ont continué à m’asperger et à se moquer de moi en disant : « C’est plus rafraîchissant que de prendre une douche à l’intérieur, non ? » Tout le monde, dans la cellule, riait à gorge déployée.

Là-bas, je mangeais un bol de gruau de riz le matin et le soir, et un pain à la vapeur moisi qui n’était pas toujours tout à fait cuit. Il y avait seize détenus dans une cellule qui faisait à peine plus de dix mètres-carrés. On devait y manger, y boire et s’y soulager. Il fallait la permission du chef pour aller au cabinet et il me faisait dormir juste devant les toilettes. Il me forçait à les nettoyer juste après avoir mangé et il les inspectait quand j’avais fini. S’il disait que ce n’était pas assez propre, je devais continuer à frotter. Je devais me lever à 5 heures tous les matins pour réciter les règles de la prison et, si je me trompais, j’étais battu et insulté. Je devais produire cinq cents feuilles de papier aluminium par jour. Il arrivait qu’ils me fassent travailler jusqu’à plus de minuit, puis je devais monter la garde pendant deux heures. L’agent correctionnel me trouvait toujours des fautes. Il disait que je n’avais pas fini mon travail ou que j’avais somnolé pendant mon tour de garde, et il m’emmenait dehors pour me frapper et me crier dessus. Il m’a convoqué un matin, vers 8 heures, et j’étais assez effrayé. Je ne savais pas ce qu’on allait me faire, cette fois, alors j’ai prié Dieu : « Ô Dieu, même si l’agent correctionnel me bat ou me hurle dessus, je ne céderai pas. » Il m’a emmené dans une petite pièce, m’a giflé deux fois et m’a dit : « On ne vous laissera pas manger à satiété ni vous reposer assez, vous autres croyants. On torture votre corps, on brise votre esprit, et puis on voit si vous voulez toujours votre Dieu ! » J’ai répondu avec colère : « Ma foi ne viole aucune loi. Pourquoi me traiter de cette manière ? » Il a dit : « Ta foi défie le Parti. C’est pire que de violer n’importe quelle loi. » Il m’a encore giflé en disant ça, puis il m’a ordonné de retirer mes chaussures et de mettre mes pieds sur un banc en ciment. Alors il a pris une tige de bambou d’une trentaine de centimètres et il m’a fouetté les orteils et le dessus des pieds très fort en criant : « Crois-tu toujours en Dieu ? » J’ai répondu : « Je croirai toujours, même si vous me battez à mort ! » Je n’ai pu que prier Dieu sans relâche pour Lui demander de me donner de la foi, de la force et assez de détermination pour supporter la souffrance. Même s’ils me battaient à mort, il n’était pas question que je cède face à Satan. Il s’est arrêté quand mes pieds sont devenus tout rouges et enflés, et il a dit : « Tu es plutôt coriace ! » J’ai remercié Dieu en silence. C’était entièrement grâce à la foi et à la force qu’Il m’avait données. Je sentais Dieu à mes côtés, qui me guidait et me protégeait, et j’ai eu la foi de m’en remettre à Lui pour supporter cette situation.

Quand je suis retourné dans ma cellule, un passage des paroles de Dieu m’est venu à l’esprit : « Pendant des milliers d’années, ce pays a été une terre d’ordures. Il est insupportablement sale, la misère abonde, les fantômes pullulent partout, trompant et décevant, portant des accusations sans fondement[1], étant impitoyables et vicieux, piétinant cette ville fantôme et la laissant jonchée de cadavres. L’odeur de la pourriture imprègne l’air et couvre le pays qui est fortement gardé[2]. Qui peut voir le monde au-delà des cieux ? […] Ancêtres des anciens ? Leaders bien-aimés ? Ils s’opposent tous à Dieu ! Leur ingérence a tout laissé sous le ciel dans un état de ténèbres et de chaos ! Liberté de religion ? Les droits et intérêts légitimes des citoyens ? Tout cela n’est qu’une ruse pour camoufler le péché ! » (« L’œuvre et l’entrée (8) », dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu sont tout à fait justes. Le Parti communiste agite le drapeau de la liberté de croyance sous le nez des étrangers tout en brutalisant les croyants. Il veut nous éliminer tous. Le Parti est Satan le diable, qui hait Dieu et travaille contre Lui, et ses prisons sont vraiment l’enfer sur terre ! Je souffrais physiquement, mais je voyais vraiment l’essence maléfique du Parti et je distinguais mieux les choses positives des choses négatives, ce qui était juste de ce qui était injuste, le bien du mal. J’apprenais aussi à m’en remettre à Dieu et à me tourner vers Lui, à obtenir de Lui de la foi et de la force. Après ça, à chaque fois que j’étais maltraité par l’un de ces démons, j’appelais Dieu dans mon cœur et Il me donnait de la force et la capacité de souffrir pour que je supporte les tentations et la brutalité de Satan. Il y a un hymne des paroles de Dieu qui m’a profondément marqué : « Tu dois souffrir des difficultés pour la vérité, te donner à la vérité, tu dois endurer l’humiliation pour la vérité et, pour gagner plus de vérité, tu dois subir plus de souffrance. C’est ce que tu devrais faire. Tu ne dois pas rejeter la vérité pour obtenir une vie de famille paisible et tu ne dois pas perdre la dignité et l’intégrité de ta vie pour un plaisir momentané » (« Tu dois tout abandonner pour la vérité », dans Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). Je le fredonnais souvent, à cette époque. Il m’inspirait toujours beaucoup.

En juillet 2003, ils m’ont emmené au Bureau de la sécurité publique du comté et m’ont remis aux policiers locaux, qui m’ont entraîné dans une salle d’interrogatoire, au premier étage. J’étais si maigre que je ne tenais même pas sur mes jambes. Un policier a grimacé, abattu son poing sur mon front et dit : « Tu es bien trop têtu, vieux sac d’os. Tu as déjà été arrêté parce que tu suivais le Seigneur Jésus, tu as été en fuite pendant des mois et tu as reçu une amende. Ҫa ne t’a pas suffi ? Maintenant, tu crois en Dieu Tout-Puissant et ta nouvelle Église est une cible nationale majeure. Ne le sais-tu pas ? » Juste après, un policier a décroché une corde du mur, deux autres m’ont tordu les bras derrière le dos et ils ont enroulé la corde de mes épaules à mes poignets. Ensuite, ils ont tiré sur la corde. J’ai eu l’impression que mes bras se brisaient et j’ai hurlé de douleur. Ils m’ont entraîné jusqu’au mur et suspendu à un crochet. Mes pieds touchaient à peine le sol. Avec des sourires maléfiques, ils sont partis en verrouillant la porte. J’avais mal dans tout le corps et l’impression que mes épaules allaient se déboiter. Plus de dix minutes se sont écoulées. De la sueur me dégoulinait sur le front et je transpirais de partout. Je me suis empressé d’appeler Dieu pour Lui demander de me donner la volonté de supporter ça sans céder face à Satan. Je pensais à un passage des paroles de Dieu : « Vous vous souvenez peut-être tous de ces paroles : “Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire”. Vous avez tous déjà entendu ces paroles, pourtant aucun d’entre vous n’en a compris la vraie signification. Aujourd’hui, vous avez acquis une conscience profonde de leur véritable signification. Ces paroles seront accomplies par Dieu dans les derniers jours, et elles s’accompliront en ceux qui ont été brutalement persécutés par le grand dragon rouge dans le pays où il se tapit. Le grand dragon rouge persécute Dieu et est l’ennemi de Dieu ; et ainsi, dans ce pays, ceux qui croient en Dieu sont donc soumis à l’humiliation et à l’oppression, et par conséquent, ces paroles s’accomplissent en vous, en ce groupe de personnes » (« L’œuvre de Dieu est-elle aussi simple que l’homme l’imagine ? », dans La Parole apparaît dans la chair). C’était merveilleusement réconfortant et encourageant. Notre foi signifie que nous connaîtrons les difficultés et l’oppression, mais toute cette souffrance est temporaire. Si on peut témoigner dans la souffrance et gagner l’approbation de Dieu, alors elle a du sens et ça en vaut la peine. Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé, mais j’ai vaguement entendu une porte s’ouvrir. Ils m’ont décroché et détaché, et je suis juste resté paralysé par terre, avec une douleur horrible dans les bras et les épaules. J’avais des entailles partout où la corde s’était enfoncée dans ma chair. Vers 16 heures, le même jour, ils ont vu à quel point j’étais faible et ils m’ont laissé rentrer chez moi, de peur que je ne meure pendant qu’ils me détenaient.

Un mois plus tard, en août 2003, alors que je m’apprêtais à aller travailler dans les champs, une voiture du Bureau de la sécurité publique du comté s’est garée devant ma maison. Trois policiers en sont sortis, m’ont entraîné jusqu’à leur voiture, m’ont menotté et m’ont emmené dans un centre de détention du comté. Ils ont dit que j’étais là pour attendre qu’on s’occupe de mon cas. Après quelques semaines de détention, ils m’ont accusé d’évangélisation illégale et de perturbation de l’ordre social, et ils m’ont condamné à un an et neuf mois de rééducation par le travail. Quand ils m’ont laissé rentrer chez moi, j’ai compris que c’était pour que je reprenne des forces, sinon le camp de travail n’aurait pas voulu de moi. Le camp de travail prétendait qu’on devait travailler huit heures par jour mais, en réalité, on devait travailler plus de quatorze heures par jour. Comme ils nous donnaient trop de choses à faire, on devait souvent travailler jusqu’à une heure du matin ou plus tard encore. Une fois, j’ai travaillé toute la nuit sans réussir à finir mes tâches pour autant. Les gardiens nous faisaient aussi réciter les règles de la prison et on était punis par du travail supplémentaire ou des tours de garde si on se trompait. Ils étaient particulièrement stricts vis-à-vis des croyants en Dieu Tout-Puissant. Ils ne nous laissaient pas nous parler et ils nous faisaient surveiller par les autres prisonniers. Un jour, au moment du déjeuner, je me reposais, adossé à un rocher, quand un frère est venu s’asseoir près de moi. Un prisonnier nous a vus et l’a rapporté aux gardiens, qui nous ont convoqués dans leur bureau et nous ont dit : « Vous avez violé les règles de la prison. Vous n’avez pas le droit de parler de religion ici ! » J’ai répondu qu’on n’avait pas échangé un mot. Alors ils nous ont giflés, ils ont pris une matraque électrique et ils se sont mis à taser ce frère sur le torse et le dos. Pour finir, ils ont ajouté quatre mois à notre peine. En 2005, j’avais enfin purgé ma peine et j’ai été relâché.

Ensuite, un jour d’août 2006, alors que je me réunissais avec deux membres de l’Église qui avaient dans les soixante-dix ans, on a été dénoncés à la police. Les policiers nous ont emmenés au Bureau de la sécurité publique du comté et nous ont séparés pour nous interroger. Dans la salle d’interrogatoire, j’ai vu que les policiers avaient des airs méchants et toutes sortes d’instruments de torture, comme des matraques électriques, des chaînes et une chaise du tigre. J’ai pensé : « Ces gens sont impitoyables et inhumains. Ils sont capables de me mutiler ou de me tuer sans aucun scrupule avec n’importe lequel de ces instruments et je ne sais pas comment ils vont me torturer. » J’ai eu un peu peur. Alors, des paroles de Dieu me sont venues à l’esprit : « C’est très simple maintenant : que ton cœur espère en Moi et ton esprit deviendra immédiatement fort. Tu auras un chemin à pratiquer et Je guiderai chacun de tes pas. Ma parole te sera révélée en tout temps et en tous lieux. Peu importe où et quand, ou à quel point l’environnement est défavorable, Je te ferai voir clairement et Mon cœur te sera révélé si le tien espère en Moi ; de cette façon, tu courras sur la route devant toi et ne perdras jamais ton chemin » (« Chapitre 13 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). Quelle que soit leur sauvagerie, les policiers étaient entre les mains de Dieu et ils ne pouvaient rien me faire sans Sa permission. Je savais que je devais m’en remettre à Dieu pour témoigner. J’ai fait cette prière à Dieu dans mon cœur : « Ô Dieu, s’il Te plaît, protège mon cœur pour que je sois capable de supporter toute la souffrance. Même si je meurs, jamais je ne Te trahirai ni ne dénoncerai des frères et sœurs. » Après ma prière, je me suis senti plus calme et j’avais moins peur. Alors le capitaine a pointé un doigt vers moi et dit : « Tu n’es sorti du camp de travail qu’il y a quelques mois. Tu n’apprends vraiment rien ! Tu es un dirigeant, apparemment, alors dis-moi qui est ton supérieur ! Qui détient les fonds de l’Église ? D’où viennent ces livres ? » J’ai dit que je ne savais rien. Le policier a levé la main et m’a giflé plusieurs fois, jusqu’à ce que mon visage me brûle et que du sang me coule de la bouche. Deux autres policiers, placés de chaque côté de moi, m’écrasaient les orteils. Je hurlais de douleur. Quand je ne l’ai plus supporté, je me suis accroupi dans l’espoir que ça me soulagerait un peu. Je priais Dieu sans arrêt pour Lui demander de la foi et de la force afin que je témoigne. Alors j’ai pensé à des paroles de Dieu : « Ceux à qui Dieu Se réfère en tant que “vainqueurs” sont ceux qui sont encore capables de témoigner, de maintenir leur confiance et leur dévouement envers Dieu même lorsqu’ils subissent l’influence de Satan et lorsque Satan les assiège, c’est-à-dire lorsqu’ils se retrouvent au milieu des forces des ténèbres. Si tu es toujours en mesure de garder un cœur pur devant Dieu et de maintenir ton véritable amour pour Dieu, quoi qu’il en soit, tu es témoin devant Dieu, et c’est ce que Dieu appelle être un “vainqueur” » (« Tu devrais maintenir ta dévotion à Dieu », dans La Parole apparaît dans la chair). Les paroles de Dieu m’ont aidé à comprendre que, quand Satan attaque, être capable de témoigner pour l’humilier et ne jamais perdre foi en Dieu sont les seuls moyens d’être un vainqueur. Ces épreuves et cette adversité m’avaient fait souffrir physiquement, mais elles cachaient l’amour et les bénédictions de Dieu. Dieu perfectionnait ma foi à travers cet environnement. Cette pensée a affermi ma foi et m’a donné de la force. J’ai décidé que, quelle que soit la manière dont ils me tortureraient, je ne céderais jamais face à Satan et je consacrerais ma vie à témoigner pour Dieu. Quand je me suis accroupi, un policier m’a attrapé par le col, m’a soulevé, puis il m’a lâché et donné des coups de pied et de poing. Ils m’ont donné des coups de pied dans les tibias si brutaux que j’ai hurlé et que je suis tombé, incapable de bouger. Ils étaient essoufflés. Me tabasser les avait épuisés. Le capitaine m’a donné un coup de pied dans la jambe et a dit : « Quel que soit le bois dont tu es fait, je te ferai parler aujourd’hui. Viens, la chaise du tigre t’attend ! » Les deux policiers m’ont entraîné vers la chaise du tigre, ils ont mis mes mains dans les rainures et les ont attachées avec des anneaux en fer. Ils ont aussi placé des anneaux autour de mes chevilles, puis ils ont tiré mes pieds vers l’arrière et posé leurs pointes sur le sol. J’avais l’impression que quelque chose me touchait les chevilles. C’était une sensation très étrange, que je ne peux pas décrire. C’était horrible. Au bout d’une demi-heure, j’avais mal partout et mon corps s’engourdissait. J’avais l’impression qu’on m’arrachait la chair et les os. Avant qu’une heure ne se soit écoulée, j’ai senti que je ne pourrais vraiment plus le supporter. J’étais en nage et j’appelais Dieu sans relâche. Alors le capitaine m’a tiré les cheveux des tempes et a dit : « As-tu réfléchi ? Parle-nous et on te laissera rentrer chez toi pour retrouver ta famille. Si tu ne parles pas, tu écoperas de trois à cinq ans, au minimum. » Malgré moi, je me suis demandé comment je pourrais survivre à plusieurs années de prison. Rien que l’idée d’être tourmenté de cette façon me terrifiait. Alors je me suis souvenu de paroles de Dieu très éclairantes : « Veux-tu la chair ou veux-tu la vérité ? Souhaites-tu le jugement ou le confort ? Ayant expérimenté tellement de l’œuvre de Dieu et ayant vu la sainteté et la justice de Dieu, comment devrais-tu chercher ? Comment devrais-tu marcher le long de ce chemin ? Comment mettre en pratique ton amour de Dieu ? » (« Les expériences de Pierre : sa connaissance du châtiment et du jugement », dans La Parole apparaît dans la chair). Ҫa m’a rappelé qu’on ne pouvait gagner la vérité qu’en supportant l’adversité et la souffrance. Je me souciais trop de la chair et ne voulais pas payer ce genre de prix, mais comment pouvais-je gagner la vérité et être sauvé de cette manière ? J’ai aussi pensé que Dieu était devenu chair deux fois pour sauver l’humanité corrompue et qu’Il avait enduré toutes sortes d’humiliations et de souffrances. Son amour pour nous est immense ! Le peu que je souffrais comptait à peine. Je ne pouvais pas continuer à blesser le cœur de Dieu. Je devais témoigner et Le réconforter. J’ai prié en silence : « Ô Dieu Tout-Puissant ! Je ne veux plus chérir la chair. Quoi que Satan me fasse, quelles que soient mes souffrances, je ne céderai pas tant qu’il me restera un souffle de vie. Je jure de témoigner et d’humilier Satan ! » J’ai senti que j’avais plus de foi après ma prière. Je souffrais moins, aussi. Je savais que Dieu me donnait de la force et je sentais qu’Il était à mes côtés, veillant sur moi, me protégeant. Je L’ai remercié encore et encore dans mon cœur. Les policiers m’ont torturé sans interruption pendant six heures et giflé d’innombrables fois, mais je n’ai pas cédé. Ensuite, ils ont employé un autre stratagème. Il faisait presque nuit quand ils ont fait entrer le frère et la sœur âgés qui avaient été arrêtés avec moi dans la salle d’interrogatoire. Un policier m’a giflé deux fois et a dit : « Tu n’as pas parlé, mais eux si. Ils disent que tu es un dirigeant d’Église. » J’ai regardé le frère et la sœur. Ils avaient des traces de sang sur le nez et la bouche, et ils fusillaient le policier du regard. En voyant leurs expressions, j’ai été certain qu’il mentait. J’ai été outragé. Ces monstres ne laissaient même pas des personnes âgées tranquilles. Je les ai haïs de toutes les fibres de mon être.

Quand la nuit est tombée, ils nous ont emmenés tous les trois dans une maison d’arrêt. J’y suis resté pendant deux mois, puis ils m’ont emmené dans un centre de détention. Vingt jours plus tard, les policiers m’ont présenté un verdict à signer. Ils m’avaient accusé de réunion illégale, de perturbation de l’ordre social et de subversion du pouvoir de l’État. J’étais condamné à un an et neuf mois de rééducation par le travail. J’étais furieux et je leur ai dit : « On ne fait que se réunir et lire les paroles de Dieu. On n’a absolument pas perturbé l’ordre social. Le gouvernement sort des crime de nulle part, déforme la vérité et fabrique des accusations contre nous. Je refuse de signer ! » Le policier a grincé des dents et répliqué : « Tout le monde se moque de ce que tu as à dire. Tu crois que tu ne purgeras pas ta peine si tu ne signes pas ? Tu es condamné dans tous les cas et tu iras dans ce camp de travail. » Le lendemain, deux policiers m’ont menotté, mis dans un fourgon et emmené dans un camp de travail. Sur le trajet, j’ai prié Dieu en silence : « Ô Dieu Tout-Puissant, je ne veux pas retourner dans un camp de travail, être encore humilié et torturé, mais je suis prêt à me soumettre à Tes orchestrations et Tes arrangements. Si Tu veux que je retourne en prison pour témoigner pour Toi, je le ferai sans me plaindre. » Je me suis senti bien mieux après ma prière et, ensuite, j’ai pu voir les actions de Dieu. J’ai commencé à ressentir un inconfort respiratoire, comme si j’étais essoufflé. Mes yeux et ma bouche étaient très humides, et mon nez coulait beaucoup. Quand on est arrivés, la policière chargé de mon admission a vu que j’étais maigre, sale, et que je toussais beaucoup. Alors elle a dit que je n’étais pas en bonne santé, que j’étais malade et que je ne pourrais pas travailler. Elle n’a pas voulu de moi. Les deux policiers qui m’avaient emmené là-bas ont serré les dents et ils ont été forcés de me ramener au centre de détention. Vingt jours plus tard, alors que ma femme avait trouvé un garant, dépensé 2 000 yuans en dîners et en cadeaux et 5 000 de plus pour payer une amende, j’ai pu purger le reste de ma peine hors de la prison. Quand je suis rentré chez moi, ma famille s’est montrée de plus en plus autoritaire, parce qu’elle avait été dupée par les mensonges du Parti communiste, et la police me surveillait constamment. J’ai été forcé de quitter la région et j’ai pris un emploi tout en accomplissant mon devoir. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à avoir des problèmes aux bras. Ils me font mal si je soulève quelque chose au-dessus de ma tête. J’ai aussi une petite commotion cérébrale. Il y a toujours un bourdonnement dans ma tête, comme un bourdonnement électrique.

J’ai souffert physiquement pendant ces périodes difficiles, mais j’ai clairement vu l’essence maléfique du grand dragon rouge, et aussi que seul Dieu nous aime et peut nous sauver. J’ai également éprouvé personnellement l’autorité et la puissance des paroles de Dieu et ma foi en Lui a beaucoup grandi. J’ai vu comment Dieu utilisait le grand dragon rouge qui Lui rend service pour perfectionner ma foi et mon amour. C’était Dieu qui me bénissait ! Quelles que soient les ornières sur ma route et quoi que je doive endurer, je suivrai Dieu jusqu’au bout.

Notes de bas de page :

1. « Portant des accusations sans fondement » se réfère aux méthodes par lesquelles le diable cause du tort aux personnes.

2. « Fortement gardé » signifie que les méthodes par lesquelles le diable afflige les gens sont particulièrement vicieuses et contrôlent tellement les gens qu’ils n’ont pas de place pour bouger.

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