Torturée et humiliée à cause de ma foi

28 janvier 2022

Par Li Ping, Chine

En 2006, j’imprimais des livres pour l’Église. Le 31 juillet, j’étais dans l’imprimerie, en train d’examiner des exemplaires des paroles de Dieu, quand j’ai brusquement vu entrer cinq inconnus. J’ai eu un mauvais pressentiment et je me suis préparée à partir, mais trois d’entre eux m’ont encerclée et m’ont dit : « Suis-nous. » J’ai compris que c’étaient des policiers à ce moment-là. Avant que je ne reprenne mes esprits, deux d’entre eux… m’ont attrapé les mains, les ont attachées dans mon dos et m’ont poussée, pendant que les autres saisissaient les exemplaires des paroles de Dieu. Voir autant de cartons de paroles de Dieu confisqués par la police m’a fait mal au cœur. J’ai aussi paniqué et pensé : « Et si un employé de l’imprimerie leur disait qu’ils imprimaient ces livres pour moi ? Le PCC déteste qu’on imprime des livres des paroles de Dieu plus que tout. Il y a peu de temps, une sœur a été arrêtée alors qu’elle livrait des exemplaires des paroles de Dieu. On ne sait toujours pas si elle est morte ou vivante. Je suis entre les mains du Parti communiste, maintenant, je ne sais pas ce qui pourrait m’arriver. » J’ai prié sans relâche dans mon cœur : « Ô Dieu ! Tu as permis que je sois arrêtée aujourd’hui. Je ne veux que me placer entre Tes mains. S’il Te plaît, donne-moi de la foi et de la force. Quelles que soient les souffrances que je dois endurer, je ne ferai pas comme Judas. Je ne Te trahirai pas. » J’ai eu moins peur après avoir prié. J’étais prête à m’en remettre à Dieu pour me soutenir dans ce qui m’attendait.

Ensuite, les policiers m’ont emmenée au Bureau de la sécurité publique. Quand on est arrivés, j’ai demandé à aller aux toilettes. Un policier s’est approché, m’a giflée et a hurlé : « Quels toilettes ? Embarquez-la ! » J’étais étourdie par la gifle, je voyais trouble et j’ai perdu le contrôle de ma vessie. Ensuite, deux policiers m’ont poussée dans une pièce. J’ai pensé : « Je ne sais pas quelles informations ils ont recueillies sur moi. Comment me tortureront-ils ? Serai-je capable de le supporter ? » J’ai prié Dieu sans arrêt et je Lui ai demandé de me donner de la foi et de la force. Après ma prière, je me suis souvenue des paroles de Dieu : « Crois que Dieu est ton Tout-Puissant ! Tu dois aspirer très fortement à Dieu, chercher avec voracité tout en refusant les prétextes, intentions et duperies de Satan. Ne désespère pas. Ne sois pas faible. Cherche de tout ton cœur ; attends de tout ton cœur. Coopère activement avec Dieu et débarrasse-toi de tes entraves intérieures » (L’échange de Dieu). Grâce à l’orientation des paroles de Dieu, mon cœur s’est calmé progressivement. Dieu est tout-puissant. Avec Son soutien, je n’avais rien à craindre. Je devais prier, m’en remettre et me fier à Dieu pour qu’Il me guide. Cette pensée m’a donné de la foi et de la force pour faire face à la situation.

Il y avait un lit superposé en fer dans la pièce. Les policiers ont menotté ma main droite à la couchette supérieure, qui était plus haute que moi. Je ne pouvais me tenir que dans une position. C’était terriblement inconfortable. Un policier m’a demandé : « Qui est ton dirigeant ? Comment communiquez-vous ? Où envoies-tu ces exemplaires des paroles de Dieu après les avoir imprimés ? » Comme je ne répondais pas, il a commencé à me menacer : « Si tu ne parles pas, je te ferai emprisonner à perpétuité. » L’un des policiers s’est approché et m’a giflée plusieurs fois, au point que mon visage m’a brûlée. Un autre policier, qui écumait de rage, a grogné : « Battez-la à mort ! Elle ne dira pas la vérité tant qu’on ne la frappera pas ! » Alors plusieurs policiers se sont mis à me donner des coups de poing et de pied. Ils n’ont arrêté qu’une fois fatigués et essoufflés. Un autre policier s’est muni d’une matraque électrique et a commencé à m’infliger des décharges partout. Les décharges me traversaient tout le corps. J’avais l’impression que d’innombrables fourmis s’enfonçaient dans ma chair jusqu’à mon cœur. Je me suis convulsée violemment, j’ai hurlé de douleur et je me secouais sans le vouloir. J’ai ressenti une douleur fulgurante au poignet quand la menotte s’est enfoncée dans ma chair. De la sueur me dégoulinait sur le visage et dans les yeux. Ҫa piquait tant que je ne pouvais plus ouvrir les yeux. J’avais peur d’être battue à mort ou de mourir électrocutée. J’ai prié Dieu sans arrêt dans mon cœur : « Ô Dieu ! S’il Te plaît, protège-moi et donne-moi de la force pour que je puisse surmonter cette torture cruelle. » Je me suis souvenue des paroles du Seigneur Jésus : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne » (Matthieu 10:28). Les paroles du Seigneur m’ont donné de la foi et de la force. Ma vie était entre les mains de Dieu, de même que mon esprit. J’étais prête à me soumettre aux arrangements de Dieu. Même si j’étais torturée à mort, j’étais décidée à ne pas trahir Dieu comme Judas l’avait fait. Quand j’y ai pensé, j’ai eu moins peur.

À ce moment-là, un policier qui portait des lunettes s’est approché de moi et a dit : « Si tu réponds correctement à mes questions, je ne te frapperai pas. Où comptais-tu envoyer ces livres ? Qui est ton dirigeant ? Qui t’a chargé de cette tâche ? » J’ai répondu : « Je ne sais pas. » Son humeur s’est assombrie et il a crié : « Réfléchis bien et dis-moi la vérité ! » Comprenant que je ne parlerais pas, le capitaine a montré la fenêtre et m’a demandé : « Me crois-tu capable de creuser un trou, là-dehors, et de t’enterrer vivante ? » J’ai dit : « Je vous en crois capable. Vous vous moquez complètement des lois et de la moralité. Vous êtes capable de tout. » En entendant ça, le policier a feint un sourire poli et dit : « Je ne t’enterrerai pas, évidemment. On appartient à la police. Comment pourrait-on faire quelque chose d’illégal ? C’est moi qui décide de ce qui t’arrive. Si tu m’expliques tout clairement, je peux te relâcher tout de suite. » J’ai dit : « Il n’y a rien à expliquer. » Un autre policier était si furieux qu’il s’est jeté sur moi et m’a donné un coup de poing dans la poitrine. Il a dit : « Finies les bêtises ! On devrait la battre à mort ! » Plusieurs policiers se sont remis à me donner des coups de poing et de pied. Quand ils se sont lassés, ils ont recommencé à employer la matraque électrique. J’avais si mal que mon corps entier s’est engourdi. Quand l’électricité parcourait mon corps, je sentais mes muscles se contracter violemment. Je hurlais de douleur et me cognais la tête contre le cadre du lit. Cette torture brutale que les policiers m’ont fait subir m’a complètement épuisée. Je n’avais plus aucune force. Le policier a menacé : « Emmenez-la dans la salle de torture, qu’elle découvre nos installations ! » J’ai pensé : « Je ne le supporte déjà plus. Je ne sais pas combien de temps cette torture va continuer ni si j’y survivrai. Que ferais-je si la torture devenait trop intense et que je devenais comme Judas ? Je préfère mourir que de continuer à être torturée comme ça. » Je me suis cogné la tête contre le cadre du lit aussi fort que j’ai pu, mais je ne suis pas morte. J’ai voulu me la cogner encore contre le mur, sauf que je ne pouvais pas l’atteindre. Plus je me débattais, plus les menottes se serraient. J’ai ressenti une douleur fulgurante dans le poignet quand le métal s’est enfoncé dans ma chair. Dans une souffrance terrible, j’ai prié sincèrement Dieu : « Ô Dieu ! Je suis très faible, à cet instant. J’ai peur de ne pas pouvoir supporter la torture et de devenir un Judas. S’il Te plaît, donne-moi de la foi et aide-moi à comprendre Ta volonté. » Après ma prière, je me suis souvenue de paroles de Dieu : « Au cours de ces derniers jours, vous devez rendre témoignage à Dieu. Quelle que soit votre souffrance, vous devrez marcher jusqu’au bout, et même à votre dernier souffle, vous devez toujours être fidèles à Dieu et être à la merci de Dieu ; Il n’y a que de cette façon qu’on aime vraiment Dieu et qu’on laisse un témoignage fort et retentissant » (« Ce n’est qu’en vivant des épreuves douloureuses que tu peux connaître la beauté de Dieu », dans La Parole apparaît dans la chair). Ces paroles de Dieu ont réconforté mon cœur. J’ai pris conscience qu’essayer de mettre fin à ma vie n’était pas en accord avec la volonté de Dieu. Dieu voulait que je témoigne et que je Le satisfasse alors que j’étais assiégée par Satan. Mais Satan détruisait ma chair pour essayer de me faire trahir Dieu. Je ne pouvais pas tomber dans son piège. Je devais rester en vie. J’ai pensé à Daniel, quand il avait été jeté dans la fosse aux lions. Il avait la foi et il a prié Dieu, qui a fermé les mâchoires des lions. Moi aussi, je devais avoir foi en Dieu et me soumettre à Ses arrangements.

Un policier armé d’une matraque électrique m’a dit méchamment : « Si tu ne me dis pas la vérité, je t’électrocuterai jusqu’à ce que tu en meures ! » Alors il a commencé à m’électrocuter. Mais, étonnamment, la matraque ne m’a pas autant fait souffrir, cette fois. Entre le moment où la matraque m’a touchée et celui où la pile s’est vidée, je n’ai pas eu trop mal. J’avais l’esprit clair, aussi. C’était vraiment un acte miraculeux de Dieu. Il avait pardonné mes faiblesses et eu pitié de moi. Mon cœur était empli de gratitude envers Dieu. Les policiers m’ont torturée jusqu’à plus de 2 heures du matin avant de faire une pause. À cause de la torture et de la chaleur, mes vêtements étaient trempés de sueur. La menotte de ma main droite m’avait entaillé la chair. Mon poignet était enflé et du sang me coulait sur le bras. J’étais complètement épuisée. Je n’avais plus la moindre force. Je me suis appuyée contre le lit et j’ai somnolé un moment, mais les deux policiers qui me surveillaient ont crié : « Ne dors pas ! Tiens-toi droite ! » Ils m’ont gardée menottée et ne m’ont pas laissée dormir. Je me suis souvenue de ce qu’un responsable de l’imprimerie m’avait dit un jour : « Si tu te fais prendre en train d’imprimer les paroles de Dieu, tu seras condamnée à mort ou emprisonnée. » Je me suis aussi souvenue qu’un des policiers avait parlé de m’envoyer dans la salle de torture. Je ne savais pas ce qu’ils me feraient ensuite. Serais-je capable de supporter la torture ? Si ça durait longtemps, je n’arriverais peut-être pas à le supporter. Je risquais de trahir Dieu, comme Judas. Alors ma vie de croyance en Dieu serait terminée. J’avais peur et j’ai supplié Dieu de me protéger sans relâche. J’ai prié : « Ô Dieu ! Puisses-Tu me guider dans ces circonstances. Je ne sais pas ce qui m’attend. S’il Te plaît, donne-moi de la foi pour que je renonce à ma chair et que je témoigne. » Après ma prière, je me suis souvenue de paroles de Dieu : « À cette étape de l’œuvre, nous avons besoin d’une très grande foi et d’un très grand amour. Nous pouvons trébucher à la moindre négligence, car cette étape de l’œuvre est différente de toutes les précédentes : ce que Dieu parfait, c’est la foi de l’humanité, qui est aussi bien invisible qu’intangible. Ce que Dieu fait, c’est de convertir les paroles en foi, en amour et en vie. Les gens doivent atteindre un point où ils ont enduré des centaines d’épurements et possèdent une foi supérieure à celle de Job. Ils doivent supporter des souffrances incroyables et toutes sortes de tortures sans jamais s’éloigner de Dieu. Quand ils sont obéissants jusqu’à la mort et ont une grande foi en Dieu, alors cette étape de l’œuvre de Dieu est complète » (« Le chemin… (8) », dans La Parole apparaît dans la chair). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai compris que Dieu permettait les épreuves et les épurements afin de perfectionner la foi et l’obéissance d’une personne. J’ai pensé au moment où Job avait été mis à l’épreuve. Il avait perdu ses biens et ses enfants, et son corps était couvert d’ulcères. Pourtant, il n’a pas blâmé Dieu. Il avait vraiment foi en Dieu et il a témoigné pour Lui. Je me suis aussi souvenue de Pierre, qui avait sincèrement recherché l’amour et la connaissance de Dieu. Il avait aimé Dieu par-dessus tout, Lui avait obéi jusqu’à sa mort et avait même été crucifié à l’envers pour Lui. Et moi ? Je n’aimais Dieu et ne me soumettais à Lui que dans les bons moments. Quand j’étais torturée et que ma chair souffrait, je voulais juste m’échapper. Je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment foi en Dieu. Dieu Se servait de ces circonstances pour m’aider à prendre conscience de mes insuffisances et perfectionner ma foi. C’est l’amour de Dieu ! Je ne pouvais pas continuer à être si négative. Quelle que soit la manière dont la police me torturerait, je devais m’en remettre à Dieu et témoigner. Cette pensée m’a donné la volonté de supporter la souffrance. J’ai décidé que je ne serais pas un Judas, même si je devais mourir.

Cette nuit-là, un policier a fait entrer un homme dans la pièce. Il a dit : « Même si tu ne veux rien dire, il saura te faire parler. Tu vas avoir des ennuis, maintenant. » L’expression féroce de cet homme m’a donné la chair de poule. Je ne savais pas quelles méthodes cruelles il emploierait pour me torturer. Avant que je n’aie le temps de réagir et sans dire un mot, cet homme a ramassé une épaisse liasse de papiers sur un bureau, s’est approché derrière moi, a plaqué la liasse contre mon dos de sa main gauche et y a donné de violents coups de poing de sa main droite. À chaque fois qu’il me frappait, je sentais une douleur fulgurante dans le dos. Après avoir donné quelques coups de poing à un endroit, il passait à une autre partie de mon dos. Après avoir changé d’endroit trois fois, il est venu en face de moi. Il a placé la liasse contre ma poitrine de la main gauche et il a brutalement frappé dedans de la main droite. J’ai eu l’impression que mes organes avaient éclaté. Je ne peux pas décrire à quel point c’était douloureux. Je ne me souvenais pas combien de fois j’avais été frappée, en tout. Il a continué jusqu’à ce qu’il soit fatigué et en nage. Il a jeté la liasse sur le bureau et déclaré méchamment : « Si tu ne veux toujours pas parler, je t’envoie dans la salle de torture ! » Entendre dire que j’irais dans la salle de torture m’a terrifiée. J’avais peur de mourir s’ils continuaient à me frapper comme ça. Je ne savais pas quand tout ça finirait. Je suppliais Dieu de me protéger sans relâche et je me suis souvenue de Ses paroles qui disent : « Abraham a offert Isaac. Qu’avez-vous offert ? Job a tout offert. Qu’avez-vous offert ? Tellement de gens ont donné leur vie, offert leur cou au bourreau, versé leur sang afin de chercher le vrai chemin. Avez-vous payé ce prix ? » (« Le sens de sauver les descendants de Moab », dans La Parole apparaît dans la chair). J’ai pensé à Abraham, qui avait sacrifié son fils, et à Job, qui avait tout sacrifié. Je croyais en Dieu depuis des années et j’avais joui de l’abreuvement et de l’approvisionnement de Ses paroles. Mais je n’avais rien sacrifié. J’ai eu honte en y pensant. Je ne pouvais pas ne me soucier que de ma chair et de ma sécurité. Je devais penser à satisfaire Dieu et à Lui rendre Son amour. Il ne me restait plus que ma vie. Même si je devais mourir, je devais satisfaire Dieu en témoignant. Alors que j’étais prête à mettre ma vie en jeu, un policier a dit, à ma grande surprise : « Je pense qu’il est inutile de continuer à frapper cette personne. Elle ne sait peut-être rien. » Alors ils sont partis. J’ai su que c’était Dieu qui m’ouvrait un chemin et mon cœur était plein de gratitude pour Lui.

Après ça, un policier est entré. Il avait dans les quarante ans. Il m’a tiré les cheveux, caressé le visage, et il s’est moqué de moi en disant : « Tu es plutôt jolie. Pourquoi tu ne te prostitues pas ? Si tu ne trouves pas de jeunes clients, tu devrais facilement en trouver des vieux. » Entendre ça m’a dégoûtée et mise en colère. Je l’ai fusillé du regard, puis ignoré. Un autre policier a dit avec impatience : « Envoyez-la au centre de détention et laissez les autres s’occuper d’elle. » Ensuite ils m’ont jetée dans une voiture. L’une de mes collaboratrices s’y trouvait déjà. Ҫa m’a profondément affligée. Elle avait été arrêtée aussi, mais on ne pouvait pas se parler. J’ai appelé Dieu sans relâche dans mon cœur pour Lui demander de nous guider.

Vers minuit, les policiers nous ont emmenées dans un centre de détention et nous ont séparées. L’agent correctionnel m’a ordonné de me déshabiller, m’a fait subir une fouille corporelle et m’a fait m’accroupir plusieurs fois. Je me suis sentie humiliée. J’ai haï le Parti communiste de tout mon cœur. Après la fouille corporelle, ils m’ont mise dans une cellule pour délinquantes dangereuses. Il y avait onze personnes dedans. C’étaient des trafiquantes de drogue, des meurtrières, des voleuses et des prostituées. À ce moment-là, une trafiquante de drogue a voulu me frapper, mais la cheffe de cellule a dit : « Ne la frappe pas. Elle est assez tuméfiée comme ça. Les policiers ont dû la torturer sévèrement. » J’ai remercié Dieu du fond du cœur de me protéger. Le lendemain, la cheffe de cellule m’a fait nettoyer la salle de bains, passer le balai et faire de la couture. Comme mes mains étaient enflées, je ne pouvais pas bien tenir l’aiguille, mais je devais quand même finir les tâches. Si je n’y arrivais pas, j’étais réprimandée. Tous les jours, je mangeais des plats insipides, sans huile ni sel. La nuit, j’avais deux heures de tour de garde. Puis, après le travail, je devais encore mémoriser les règles de la prison.

Au bout d’un mois, un policier m’a emmenée au Bureau de la sécurité publique pour un interrogatoire. Il m’a emmenée dans une pièce dans laquelle j’ai vu entrer mon mari et ma fille. J’avais le visage enflé, les cheveux coupés court et je portais des chaussons trop grands. Ma fille a écarquillé les yeux quand elle m’a vue. Elle a eu si peur qu’elle a reculé et s’est cognée contre mon mari. L’expression effrayée de ma fille m’a brisé le cœur. Ma fille, qui avait l’habitude de se blottir dans mes bras, était devenue une étrangère. Je mourais d’envie de tendre le bras et de prendre sa petite main. Quand mon mari m’a vue, il s’est mis à pleurer. Il m’a demandé : « C’est vraiment toi ? Comment t’es-tu fait prendre ? » En voyant mon mari pleurer, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Je voulais vraiment être relâchée pour rentrer chez moi et retrouver mon mari et ma fille. J’ai continué à appeler Dieu en silence pour qu’Il protège mon cœur. Je me suis souvenue de ces paroles de Dieu : « En tout temps, Mon peuple devrait être sur ses gardes contre les plans rusés de Satan, surveillant pour Moi la porte de Ma maison […] afin d’éviter de tomber dans le piège de Satan, auquel cas il serait trop tard pour les regrets » (« Chapitre 3 » des Paroles de Dieu à l’univers entier, dans La Parole apparaît dans la chair). Tout m’a subitement paru clair : c’était une ruse de Satan. Satan voulait se servir de mes émotions pour m’inciter à trahir Dieu. Je ne pouvais pas tomber dans son piège. Alors j’ai retenu mes larmes et continué à supplier Dieu de me protéger. Un policier m’a retiré mes menottes et a dit à mon mari : « Discutez bien avec elle et dites-lui ce que vous ressentez. Quand elle nous aura dit ce qu’on a besoin de savoir, elle pourra rentrer chez vous. » Alors une policière est entrée. Elle a montré ma fille du doigt et dit : « Regarde cette pauvre enfant. Elle est si petite. Tu es une mère qui n’est pas chez elle pour prendre soin de son enfant. » Comme je savais que tout ça faisait partie du stratagème de Satan, je n’ai rien dit.

Quand les policiers ont vu que leur ruse ne marchait pas, ils ont demandé à mon mari de partir. Mon cœur s’est empli de chagrin quand j’ai regardé mon mari et ma fille s’en aller. Le Parti communiste avait déchiré ma famille merveilleuse ! Je l’ai haï de tout mon cœur. Je me suis souvenue d’un hymne des paroles de Dieu : « Pourquoi lever un tel obstacle impénétrable à l’œuvre de Dieu ? Pourquoi employer diverses astuces pour tromper le peuple de Dieu ? Où sont la vraie liberté et les droits et intérêts légitimes ? Où est l’équité ? Où est le confort ? Où est la chaleur ? Pourquoi employer des complots divers pour tromper le peuple de Dieu ? Pourquoi utiliser la force pour réprimer la venue de Dieu ? Pourquoi harceler Dieu jusqu’à ce qu’Il n’ait nulle part où reposer la tête ? Des milliers d’années de haine sont concentrés dans le cœur, des millénaires de condition pécheresse sont gravés dans le cœur. Comment cela n’inspirerait-il pas le dégoût ? Vengez Dieu, étouffez complètement Son ennemi. Le temps est venu. Depuis longtemps l’homme a rassemblé toutes ses forces, il a consacré tous ses efforts, payé tout le prix pour ceci : dévoiler le visage hideux de ce démon et permettre aux gens qui ont été aveuglés et ont enduré toutes sortes de souffrances et d’épreuves de s’extraire de leur douleur et de tourner le dos à ce vieux démon méchant » (« Ceux dans les ténèbres doivent se lever », dans Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). J’avais été personnellement arrêtée et persécutée par le PCC. J’avais clairement vu son essence démoniaque qui hait Dieu et Lui résiste. Le PCC est l’ennemi de Dieu, une bande d’esprit maléfiques et de démons. Je l’ai rejeté dans mon cœur, et j’ai décidé de témoigner et d’humilier Satan !

Fin 2006, mon mari m’a écrit une lettre pour me dire que mon père était gravement malade. Ҫa m’a terriblement peinée. Je ne savais pas combien de temps la police me détiendrait encore. Pendant mon interrogatoire, les policiers m’avaient dit que je resterais en prison entre trois et cinq ans. Si j’étais condamnée, je purgerais une peine de sept à dix ans. Si ça se produisait, je n’aurais même pas l’occasion de voir mon père une dernière fois. Y penser m’a bouleversée. Je n’ai ni mangé ni bu ni parlé pendant trois jours. Mon cœur souffrait horriblement. Au milieu de ma douleur, j’ai continué à appeler Dieu pour qu’Il me protège. J’ai dit : « Ô Dieu ! Mon cœur est faible et il souffre. S’il Te plaît, protège-moi et donne-moi de la foi… » Je me suis souvenue d’un hymne des paroles de Dieu : « Si les gens n’ont aucune confiance, il ne leur est pas facile de continuer sur ce chemin. Tout le monde peut maintenant voir que l’œuvre de Dieu n’est pas du tout conforme aux notions des gens. Dieu a tellement œuvré et a prononcé tellement de paroles qui ne sont pas conformes aux notions humaines. Alors, les gens doivent avoir la confiance et la volonté de défendre ce qu’ils ont déjà vu et ce qu’ils ont acquis de leurs expériences. Peu importe ce que Dieu fait chez les gens, ils doivent préserver ce qu’ils possèdent eux-mêmes, être sincères devant Dieu et continuer à Lui être dévoués jusqu’à la fin. C’est le devoir de l’humanité. Les gens doivent respecter ce qu’ils devraient faire » (« L’homme doit remplir son devoir », dans Suivre l’Agneau et chanter des cantiques nouveaux). Ces paroles de Dieu m’ont aidée à saisir que je devais avoir foi en Lui quand Il permettait des choses que je ne comprenais pas. J’avais été arrêtée et je risquais d’être emprisonnée longtemps, alors j’avais perdu la foi et je vivais dans la douleur et la faiblesse. Je me suis rendu compte que ma foi en Dieu était trop petite. La lourdeur de la peine à laquelle je serais condamnée était entre les mains de Dieu. Dieu avait permis au PCC de me persécuter afin de perfectionner ma foi et ma loyauté. Même si j’étais condamnée à perpétuité, je devais témoigner. Je ne pouvais pas décevoir Dieu. Je me suis sentie moins angoissée quand je l’ai compris.

Je suis restée au centre de détention pendant une période démesurée de dix-neuf mois. Le Parti communiste m’a accusée d’avoir « utilisé une organisation xie jiao pour saper l’application de la loi » et condamnée à deux ans de rééducation par le travail. Quand je suis arrivée au camp de travail, une policière m’a forcée à me déshabiller pour me fouiller. De nouveau, j’ai dû m’accroupir plusieurs fois et j’ai encore été humiliée. Au camp, je devais faire plus de dix heures de travaux manuels par jour. Si je ne finissais pas le travail, je m’exposais à des punitions, des retraits de points et des prolongements de peine. Chaque jour, on devait se réveiller à 5 heures et demie du matin et on avait cinq minutes pour se laver avant de commencer l’entraînement militaire. On prenait des douches froides en hiver comme en été. Nos vêtements puaient parce qu’ils ne voyaient jamais le soleil. Si on violait les règles, on était punies en étant forcées à rester debout et on perdait des points. Dix points perdus correspondaient à une journée de travail supplémentaire. Quand je suis arrivée dans le camp de travail, j’étais faible et mon taux de glycémie était bas. Quand il faisait beau pendant l’entraînement militaire, je transpirais beaucoup, j’avais des vertiges et mes membres faiblissaient. Après l’entraînement militaire, je devais quand même aller à l’atelier. Il n’y avait pas de congés maladie. Un jour, alors qu’on était alignées pour l’appel avant les tâches de nettoyage, j’ai eu un vertige, mes membres se sont engourdis et je me suis évanouie. L’instructrice ne m’a emmenée me faire examiner par le médecin que parce que d’autres détenues ont protesté. Le médecin a dit que je souffrais de malnutrition et d’hypoglycémie. J’avais besoin de mieux manger et de me reposer. L’instructrice a dit : « Tout va bien, ça ne la tuera pas. » Alors elle m’a forcée à continuer à travailler. Sans la protection de Dieu, je ne serais pas sortie vivante de cette prison démoniaque.

J’ai été libérée en juillet 2008. Les policiers m’ont menacée en disant : « Si tu continues à croire en Dieu, on t’arrêtera de nouveau. » Il était écrit sur le certificat de libération que je devais me présenter au poste de police local une fois par mois. Plus de foi en Dieu, plus de longs voyages, plus de pétitions. Je devais les prévenir si j’avais l’intention de voyager. Quand je suis rentrée chez moi, des policiers sont venus régulièrement pour voir ce que je faisais. Le chef de la sécurité publique du comté a aussi appelé mon frère plusieurs fois. Il a chargé mon frère de me garder à l’œil et de leur faire des rapports sur mes allées et venues. Afin de ne pas être arrêtée par la police, j’ai dû quitter ma maison et partir dans une autre ville pour prêcher l’Évangile et accomplir mon devoir.

Pendant ces années où j’ai été détenue et persécutée par le Parti communiste pour ma foi en Dieu, dans les moments de faiblesse et de désespoir, ce sont les paroles de Dieu qui m’ont guidée et donné assez de foi pour que je surmonte la cruauté du diable. Même si ma chair a souffert, j’ai goûté à la toute-puissance et à la souveraineté de Dieu, et ma foi en Lui a grandi. J’ai vu l’amour et le salut de Dieu. Quelles que soient la persécution et les épreuves que j’endurerai encore, je suivrai Dieu dans la foi !

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