Ai-je vraiment été une « bonne dirigeante » ?

22 mars 2025

Par Xiaoyue, Chine

En mai 2020, j’ai été élue dirigeante de l’Église. Un mois plus tard, deux sœurs partenaires ont été renvoyées. J’ai vu dans les évaluations écrites par les frères et sœurs que ces deux sœurs ne résolvaient pas les problèmes et réprimandaient les autres, en leur donnant l’impression d’être contraints. Ils disaient que ces deux sœurs faisaient leurs devoirs comme si elles étaient fonctionnaires, et j’ai perçu un certain mécontentement des frères et sœurs à leur égard. Je me suis dit : « N’est-ce pas trop sévère d’exposer et d’émonder les autres au point de les blesser ? Ce n’est pas du tout bienveillant ! Je ne peux pas être comme elles, toujours à émonder et à réprimander les gens à tout bout de champ. Je dois faire preuve de tact lorsque je constate des problèmes chez les frères et sœurs. Ainsi, ils verront que je suis facile à côtoyer et attentionnée, et que je suis une bonne dirigeante compréhensive. » Lors de mes interactions suivantes avec les frères et sœurs, je me suis concentrée sur le fait de m’exprimer gentiment, évitant de blesser les autres, et lorsqu’il y avait des problèmes, je communiquais correctement avec eux et parlais d’une manière douce et posée. J’émondais rarement les autres ni exposait les problèmes des frères et sœurs. Au bout d’un certain temps, de nombreux de frères et sœurs ont commencé à me complimenter, disant que j’étais une dirigeante sans prétention, que je parlais gentiment et que j’étais agréable à côtoyer. Tous les éloges des frères et sœurs me procuraient une grande satisfaction, et par la suite, j’ai toujours continué à interagir avec eux de cette manière.

Après avoir collaboré avec frère Li Liang pendant un moment, j’ai constaté qu’il cherchait constamment à poursuivre une réputation et un statut dans ses devoirs. Il supervisait le travail vidéo et aurait dû étudier davantage les techniques de création vidéo, mais il pensait que l’apprentissage des techniques était un travail de l’ombre et il n’y a donc pas consacré d’efforts puisqu’il ne pourrait pas s’en servir pour se mettre en valeur. Au lieu de cela, il aidait souvent les frères et sœurs à réparer des appareils électroniques, ce qui retardait son travail. Je savais qu’en tant que dirigeante, je devais souligner les problèmes de Li Liang, afin qu’il puisse en prendre conscience et les corriger à temps. Cependant, je me disais : « Li Liang a une bonne image de moi, et il est relativement enthousiaste lorsque je vais à leurs réunions d’équipe. Si j’expose ses problèmes juste après avoir été élue dirigeante, il pourrait penser que je suis difficile à vivre et que je manque d’amour, ce qui risquerait de nuire à la bonne impression qu’il a de moi. Je ne peux pas être trop directe en soulignant ses problèmes, il faudra que je sois plus subtile. » Ainsi, lorsque j’ai vu Li Liang, je lui ai simplement dit : « En tant que superviseurs, nous devons vraiment accorder la priorité à l’étude des techniques de création vidéo, sinon, cela risquerait de ralentir notre travail. » Li Liang a acquiescé et s’est dit disposé à changer. Cependant, j’ai découvert plus tard qu’il ne faisait toujours pas d’efforts pour étudier les techniques de création vidéo. J’ai voulu l’exposer, mais j’ai ensuite pensé : « Il est jeune, et c’est déjà remarquable qu’il ait mis de côté son travail pour faire ses devoirs à l’Église. Et s’il devenait négatif après que je l’émonde et l’expose ? Les frères et sœurs ne diraient-ils pas que je suis comme les dirigeantes précédentes qui ont été renvoyées, se contentant de réprimander sans faire preuve d’amour ? Cela risquerait-il de ternir la bonne impression que les frères et sœurs ont de moi ? » Dans cette optique, j’ai trouvé une vidéo de témoignage d’expérience qui correspondait à son état dans l’espoir qu’il revienne à la raison par lui-même. Mais Li Liang a seulement admis qu’il poursuivait la réputation et le statut, sans se rendre compte de la gravité du problème. En réponse, je lui ai juste conseillé gentiment de ne pas poursuivre la réputation et le statut, et par la suite, il a continué à faire ses devoirs comme d’habitude, sans qu’il y n’y ait de progrès dans le travail vidéo. Peu après, les hauts dirigeants sont venus inspecter le travail, et en raison du comportement constant de Li Liang dans ses devoirs, il a été renvoyé. Les dirigeants m’ont alors demandé : « Pourquoi n’as-tu pas échangé et résolu les problèmes que tu avais repérés chez Li Liang ? Pourquoi ne l’as-tu pas réaffecté, sachant qu’il n’était pas adapté à ce rôle ? » Mon visage a rougi, et j’ai pris conscience que je ne pouvais pas rejeter la responsabilité du renvoi de Li Liang. Si j’avais exposé à temps la nature et les conséquences de sa poursuite de réputation et de statut dans ses devoirs, et que je l’avais aidé à se connaître lui-même, peut-être que cela n’aurait pas eu lieu. Cela m’a remplie de regret. J’ai prié Dieu silencieusement : « Dieu, j’étais bien consciente que Li Liang poursuivait la réputation et le statut, qu’il manquait de principes dans ses devoirs, et que j’aurais dû l’exposer et l’émonder, mais j’avais peur que cela lui laisse une mauvaise impression de moi, alors je n’ai pas souligné ses problèmes ni ne l’ai exposé, et cela a causé des pertes dans le travail. Dieu, s’il Te plaît, éclaire mon cœur et guide-moi pour que je connaisse mon tempérament corrompu. »

Dans ma recherche, je me suis souvenue d’une vidéo de témoignage d’expérience que j’avais vue, intitulée : « Ce que cache une “bonne image” », et j’ai lancé la vidéo pour lire ce passage des paroles de Dieu : « Lorsque certains dirigeants d’Église voient des frères ou des sœurs faire leur devoir superficiellement, ils ne les réprimandent pas, bien qu’il le devrait. Quand ils voient clairement que les intérêts de la maison de Dieu sont en train de souffrir, ils ne s’en soucient pas ou ne posent pas de questions, et ils ne provoquent pas la moindre offense aux autres. En fait, ils ne tiennent pas réellement compte des points faibles des autres. Au lieu de cela, leur intention et leur but est d’essayer de rallier le cœur des gens. Ils en sont pleinement conscients que : “Tant que je fais ça, et ne fais offense à personne, on pensera que je suis un bon dirigeant. On aura une bonne et haute opinion de moi. Je serai approuvé et apprécié.” Ils ne se soucient guère des torts causés aux intérêts de la maison de Dieu ou à quel point le peuple élu de Dieu subira de grandes pertes dans son entrée dans la vie, ou à quel point leur vie d’Église sera perturbée, ils persévèrent simplement dans leur philosophie satanique et s’abstiennent de faire offense à quiconque. Il n’y a jamais dans leur cœur de culpabilité. Quand ils voient quelqu’un provoquer des interruptions et des perturbations, tout au plus, ils parleront un peu de cela avec eux, minimisant le problème avant de tourner définitivement la page. Ils n’échangeront pas sur la vérité ou ne relèveront pas non plus l’essence du problème de cette personne-là, et encore moins disséqueront-ils son état, et ils n’échangeront jamais sur ce que sont les intentions de Dieu. Les faux dirigeants n’exposent ou ne dissèquent jamais le genre d’erreurs que les gens commettent fréquemment, ni les tempéraments corrompus que les gens révèlent souvent. Ils ne résolvent aucun problème réel, mais ils encouragent toujours les pratiques erronées et les révélations de corruption des gens, et quelles que soient la négativité et la faiblesse des gens, ils ne prennent pas cela sérieusement. Ils prêchent simplement quelques formules et doctrines, et disent quelques paroles d’exhortation pour traiter la situation de manière superficielle, essayant de maintenir l’harmonie. En conséquence, le peuple élu de Dieu ne sait pas comment réfléchir sur lui-même ni comment se connaître lui-même, il n’y a aucune résolution face à n’importe quels tempéraments corrompus qu’il révèle et il vit au milieu des paroles, et des doctrines, des notions et de l’imagination, sans aucune entrée dans la vie. Ils ont même au fond d’eux cette croyance : “Notre dirigeant a encore plus de compréhension pour nos faiblesses que Dieu. Notre stature est trop petite pour être à la hauteur des exigences de Dieu. Mais nous n’avons qu’à satisfaire aux exigences de notre dirigeant : en nous soumettant à notre dirigeant, nous nous soumettons à Dieu. Si un jour le Supérieur renvoie notre dirigeant, nous nous ferons entendre : pour garder notre dirigeant et empêcher qu’il soit renvoyé, nous négocierons avec le Supérieur et nous le forcerons à accepter nos demandes. C’est ainsi que nous ferons ce qu’il faut pour notre dirigeant.” Lorsque les gens ont de telles pensées dans leur cœur, lorsqu’ils ont établi une telle relation avec leur dirigeant et que ce genre de dépendance, d’envie et d’adoration s’est élevé dans leur cœur envers lui, ils en viennent à avoir une foi toujours plus grande dans ce dirigeant, et veulent tout le temps écouter les paroles du dirigeant, plutôt que de chercher la vérité dans les paroles de Dieu. Un tel dirigeant a presque pris la place de Dieu dans le cœur des gens. Si un dirigeant est disposé à entretenir une telle relation avec les élus de Dieu, s’il retire de cela un sentiment de plaisir dans son cœur et croit que les élus de Dieu doivent le traiter ainsi, alors il n’y a aucune différence entre ce dirigeant et Paul, il a déjà emprunté le chemin d’un antéchrist, et le peuple élu de Dieu a déjà été fourvoyé par cet antéchrist, et manque totalement de discernement » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 1 : Ils essaient de rallier les gens à leur cause). Après avoir lu ces paroles de Dieu, j’ai réfléchi sur moi-même. J’étais bien consciente que les frères et sœurs, motivés par leurs tempéraments corrompus, entravaient le travail de l’Église dans leurs devoirs, mais je ne les ai pas exposés ni émondés, me contentant de leur dire des paroles agréables pour les encourager. J’ai fait cela pour que les gens me voient comme une dirigeante attentionnée et compréhensive. C’était une manifestation de ma tentative de gagner le cœur des autres, comme Dieu l’a exposé. J’ai réfléchi à mes interactions avec Li Liang. J’avais remarqué depuis un certain temps qu’il poursuivait la réputation et le statut, qu’il se détournait de ses devoirs en tant que superviseur, et que cela ralentissait l’avancement du travail dans son ensemble. Je savais aussi qu’il avait besoin d’être guidé et corrigé à temps, mais je craignais que si j’exposais ses problèmes, il dirait que je manquais d’amour et que j’étais trop sévère dans mes exigences, alors je lui ai simplement parlé gentiment. Je m’étais contentée de lui rappeler et de l’encourager à ne pas poursuivre la réputation et le statut, mais à se concentrer sur son devoir principal. Li Liang n’a finalement pas reconnu ses erreurs, mais même à ce moment-là, je n’ai toujours pas exposé ou disséqué ses problèmes. Au lieu de cela, j’ai tenté une approche détournée en lui envoyant une vidéo de témoignage d’expérience, espérant qu’il reviendrait à la raison de son propre chef. J’ai vu les problèmes de mes frères et sœurs, mais je ne les ai jamais exposés, juste pour que tout le monde me perçoive comme attentionnée, facile à vivre, et comme une bonne dirigeante qui était compréhensive envers les autres. J’ai fait cela pour gagner le cœur des gens. J’étais véritablement sur le chemin de l’antéchrist ! En tant que dirigeante, mon devoir devrait être d’échanger sur la vérité et de résoudre les problèmes de mes frères et sœurs, tout en préservant le travail de l’Église. Mais j’ai vu Li Liang vivre dans un tempérament corrompu et retarder le travail, et je n’ai ni échangé avec lui, ni ne l’ai guidé, exposé ou émondé. Je n’ai pas du tout assumé mes responsabilités. En quoi avais-je une quelconque humanité ? Afin de préserver mon image de « bonne dirigeante » aux yeux des autres, j’ai ignoré les intérêts de l’Église. J’étais véritablement égoïste et méprisable ! En prenant conscience de cela, je me suis sentie pleine de regret et de culpabilité. Lorsque j’ai revu Li Liang, je me suis ouverte à lui et j’ai exposé et disséqué ses problèmes. Il a dit : « Je te vois rarement souligner les problèmes que nous rencontrons, tu es toujours si gentille lorsque tu parles, et cela n’est ni bénéfique pour nous, ni pour le travail de l’Église. C’est génial que tu aies soulevé cette question aujourd’hui. Je comprends maintenant la nature et les conséquences de poursuivre la réputation et le statut. » En entendant cela, j’avais vraiment honte. Li Liang n’avait pas eu une mauvaise impression de moi pour avoir exposé ses problèmes. Au contraire, il avait été capable d’accepter cette direction et de réfléchir sur lui-même. J’ai pris conscience que le fait de ne pas exposer et guider les gens lorsque je voyais les problèmes était en fait très préjudiciable pour les eux !

Peu de temps après, j’ai découvert que la superviseuse du travail d’abreuvement, Xue Mei, manquait de sens du fardeau dans ses devoirs et se laissait aller aux plaisirs charnels. Elle avait délégué le travail qu’on lui avait confié aux personnes chargées de l’abreuvement, sans suivre ni superviser les détails spécifiques. Elle ne savait même pas comment se passaient les réunions des nouveaux venus. Je me suis dit : « Pour faire le travail d’abreuvement, il faut au moins avoir un sens du fardeau et des responsabilités. Sa manière de faire ses devoirs retardera le travail de l’Église et entravera le développement de la vie des nouveaux venus, je dois donc lui donner un échange sur la nature et les conséquences de son indulgence envers le confort pour l’aider à changer son attitude envers ses devoirs. » Mais ensuite, je me suis dit : « C’est moi qui lui ai donné des échanges et exposé ses problèmes lorsqu’elle a été renvoyée de son poste de dirigeante d’équipe. Depuis son renvoi, j’avais l’impression qu’elle s’était beaucoup éloignée de moi. Si j’expose ses problèmes à nouveau, pensera-t-elle que je suis toujours en train de l’exposer et de l’émonder et que je manque d’amour ? Si cela devait se produire, elle aurait une impression encore pire de moi. Laissons tomber. Mieux vaut ne pas compliquer davantage la situation entre nous. » Lorsque j’ai revu Xue Mei, je lui ai simplement dit d’un ton léger : « Les résultats du travail d’abreuvement n’ont pas été très bons dernièrement. Nous devons changer rapidement notre attitude envers nos devoirs et assumer davantage de responsabilités ! » Après avoir entendu cela, Xue Mei a baissé la tête et a dit : « Je n’ai pas eu de sens du fardeau dans mes devoirs ; je dois changer cela immédiatement. » J’ai remarqué son malaise et j’ai pensé qu’il valait mieux lui laisser un peu de temps pour réfléchir à tout cela. Plus tard, Xue Mei a continué à traîner les pieds dans l’exécution de ses devoirs, sans aucun sens du fardeau. En conséquence, un nombre croissant de nouveaux venus ne se réunissaient pas régulièrement, retardant gravement le travail d’abreuvement. Les hauts dirigeants se sont penchés sur mon comportement constant, et ont constaté que je ne protégeais que mon image et mon statut dans mes devoirs, et que même lorsque je voyais les problèmes des frères et sœurs, je ne les exposais pas ni ne les émondais. Ils ont vu que je ne préservais pas du tout les intérêts de la maison de Dieu, que je ne résolvais pas à temps le manque d’avancement des différents aspects du travail de l’Église, et que je n’effectuais aucun travail réel. En conséquence, j’ai été renvoyée sur la base des principes. Après avoir été renvoyée, je me suis sentie pleine de regret et de culpabilité. Le fait que les différents aspects du travail de l’Église aient subi des pertes était entièrement dû à ma poursuite de réputation et de statut et à mon incapacité à préserver les intérêts de l’Église. J’ai pensé au comportement constant de Xue Mei, et à la façon dont elle n’était plus apte à être superviseuse et devait être renvoyée sur le champ, alors j’en ai discuté avec les dirigeants et je l’ai renvoyée.

Plus tard, j’ai rencontré deux frères dans la maison d’accueil. Un frère m’a dit en face que j’étais une personne talentueuse qui pouvait être cultivée, en disant que je pouvais endurer la souffrance et payer un prix dans mes devoirs, et que j’étais juste jeune, donc il était compréhensible que je ne m’en sois pas bien sortie compte tenu de la lourde charge de travail à l’Église. L’autre frère était également d’accord. Je me suis souvenue qu’avant mon renvoi, beaucoup de frères et sœurs m’avaient fait des éloges ouvertement, en me disant que j’étais une dirigeante sans prétention qui parlait gentiment et avec qui il était facile de s’entendre. Même si j’avais causé de grosses pertes dans le travail de l’Église, les frères et sœurs n’avaient toujours pas gagné de discernement à mon égard et continuaient de me défendre. N’avais-je pas fourvoyé tout le monde ? En y réfléchissant, j’ai eu peur, alors j’ai prié Dieu, Lui demandant de m’éclairer et de me guider afin que je puisse comprendre mes problèmes. Plus tard, j’ai lu un passage des paroles de Dieu : « Certains pensent que leur écriture est bonne, qu’ils sont des écrivains qualifiés ; certains pensent qu’ils sont de bons dirigeants, qu’ils sont les piliers qui soutiennent l’Église ; d’autres pensent qu’ils sont de bonnes personnes. Dès que ces gens perdent leur bonne image de soi pour une raison ou une autre, ils passent beaucoup de temps à réfléchir et paient un prix pour cela, se creusant la cervelle en essayant de remédier à la situation. Pourtant, ils ne ressentent jamais de honte ni de remords et n’ont jamais l’impression d’avoir une dette envers Dieu pour les mauvais chemins qu’ils ont empruntés, ou pour les diverses choses qu’ils ont faites qui allaient à l’encontre de la vérité. Ils n’ont jamais ce genre de sentiment. Ils utilisent toutes sortes de tactiques pour fourvoyer les gens et rallier leur cœur. Est-ce faire le devoir d’un être créé ? Absolument pas. Est-ce le travail que les dirigeants de l’Église devraient faire ? Absolument pas. […] Ces gens prétendent accomplir le devoir d’un dirigeant, mais ils ne font pas ce qu’un dirigeant devrait faire. Ce qu’ils font n’est pas du tout l’accomplissement du devoir d’un dirigeant, c’est jouer le rôle d’un antéchrist, se substituer à Satan pour perturber et détruire l’œuvre de la maison de Dieu, et fourvoyer le peuple élu de Dieu en s’éloignant du vrai chemin et en s’éloignant de Dieu. Toutes leurs actions et tous leurs comportements révèlent le tempérament et la nature de Satan, et parviennent au résultat d’amener les gens à s’éloigner de Dieu, à rejeter la vérité et Dieu, à les adorer et à les suivre. Un jour, quand ils auront complètement induit les gens en erreur et les auront placés sous leur contrôle, les gens commenceront à les adorer, à les suivre et à leur obéir. Ils auront alors atteint leur objectif en piégeant le cœur des gens. Ce sont des dirigeants d’Église, mais ils ne font pas le travail que Dieu leur a confié ; ils ne font pas le travail des dirigeants et des ouvriers. Au lieu de cela, ils agissent sur le peuple élu de Dieu, l’induisant en erreur, le piégeant et le contrôlant, prenant des brebis qui appartiennent clairement à Dieu entre leurs propres mains, sous leur contrôle. Ne sont-ils pas des voleurs et des bandits ? En rivalisant comme ils le font avec Dieu pour Son peuple élu, ne servent-ils pas de laquais à Satan ? Ces antéchrists ne sont-ils pas les ennemis de Dieu ? Ne sont-ils pas les ennemis de Son peuple élu ? (Si.) Ils le sont à cent pour cent. Ce sont des ennemis de Dieu et de Son peuple élu ; cela ne fait aucun doute » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 1 : Ils essaient de rallier les gens à leur cause). Dieu expose que si un dirigeant ou un ouvrier échoue à assumer ses devoirs et ses responsabilités, et n’expose pas les frères et sœurs lorsqu’il les voit suivre le mauvais chemin dans leurs devoirs, entraînant des pertes pour le travail de l’Église, mais utilise plutôt des astuces pour séduire et induire en erreur les autres afin d’établir une image favorable dans le cœur des gens, les amenant à les admirer et à les respecter, alors, en réalité, cela revient à rivaliser avec Dieu pour Son peuple élu et à suivre le chemin d’un antéchrist. En réfléchissant à l’époque où j’étais dirigeante, pour établir une image de « bonne dirigeante » dans le cœur des frères et sœurs, et faire en sorte que tout le monde m’admire et m’estime, même quand je voyais les frères et sœurs vivre dans des tempéraments corrompus et bloquer le travail de l’Église, je ne les avais pas exposés ni émondés, et j’avais simplement échangé gentiment, en leur fournissant de légers rappels et encouragements. Cela avait poussé les frères et sœurs à m’admirer et à me complimenter pour être une bonne dirigeante compréhensive. Même lorsque j’ai causé de lourdes pertes au travail de l’Église et que j’ai été renvoyée, ils n’avaient toujours aucun discernement à mon égard, affirmant même que mes mauvaises performances étaient simplement dues à ma jeunesse. Certains ont même eu de la sympathie pour moi et ont pris ma défense. En tant que dirigeante, je n’ai pas conduit les gens devant Dieu, mais j’ai plutôt utilisé mon mes devoirs pour gagner leur cœur, faire en sorte qu’ils m’admirent et me donnent une place dans leur cœur. En quoi mes actions étaient-elles différentes de celles des bandits et des voleurs que Dieu a exposés ? Il a pu sembler que Li Liang et Xue Mei nuisaient au travail de l’Église en ne pratiquant pas la vérité, mais en réalité, j’étais celle qui les excusais et les couvrais. J’avais préféré sacrifier les intérêts de l’Église pour préserver ma réputation et mon statut, et j’avais emprunté le chemin d’un antéchrist. C’est quelque chose qui offense le tempérament de Dieu ! Mon renvoi était la justice de Dieu, et si je ne me repentais pas, je finirais par être condamnée et éliminée par Dieu. En prenant conscience de tout cela, j’ai eu peur et j’ai prié Dieu : « Dieu, j’ai prononcé des paroles mielleuses pour gagner les gens et protéger ma fierté et mon statut. Je suis en train de suivre le chemin de l’antéchrist. Dieu ! Je ne veux plus faire le mal et m’opposer à Toi ; je souhaite me repentir. »

En réfléchissant, j’ai pris conscience que je tenais un autre point de vue fallacieux. Je pensais que parler gentiment, adopter une approche douce et ne pas exposer ni émonder les gens signifiait que j’étais aimante envers eux, tandis qu’exposer et émonder les gens était dur et peu compréhensif. Dans ma recherche et ma contemplation, j’ai lu quelques passages des paroles de Dieu : « Le peuple élu de Dieu devrait, à tout le moins, posséder conscience et raison, et interagir, s’associer, et travailler avec autrui conformément aux principes et aux normes que Dieu exige des gens. C’est la meilleure approche. C’est de nature à satisfaire Dieu. Alors, quelles sont les vérités-principes requises par Dieu ? Que les gens se montrent compréhensifs auprès d’autrui quand ils sont faibles et négatifs, qu’ils aient de la considération pour leur douleur et leurs difficultés, et qu’ils s’enquièrent de ces choses, proposent leur aide et leur soutien, et leur lisent les paroles de Dieu pour les aider à régler leurs problèmes, et leur permettent de comprendre les intentions de Dieu et de ne plus être faibles, et les amènent devant Dieu. Cette façon de pratiquer ne s’accorde-t-elle pas aux principes ? Pratiquer de cette façon s’accorde aux vérités-principes. Les relations de ce type s’accordent naturellement davantage aux vérités-principes. Quand les gens causent délibérément des interruptions et des perturbations, ou font délibérément leur devoir avec négligence, si tu le vois et que tu peux le leur signaler, les réprimander et les aider conformément aux principes, alors c’est en accord avec les vérités-principes » (La Parole, vol. 5 : Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers, Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers (14)). « Du côté proactif, comment s’exprime le discours constructif ? Il s’agit principalement d’encourager, d’orienter, de guider, d’exhorter, de comprendre et de réconforter. De plus, dans certains cas particuliers, il devient nécessaire d’exposer directement les erreurs des autres et de les émonder, afin qu’ils acquièrent la connaissance de la vérité et le désir de se repentir. Ce n’est qu’alors que l’effet attendu est atteint. Cette façon de pratiquer leur est très profitable. C’est une aide réelle et c’est constructif pour eux, n’est-ce pas ? » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, En quoi consiste la poursuite de la vérité (3)). Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai compris que le fait d’émonder les gens n’est pas être dur, mais est au contraire bénéfique pour leur entrée dans la vie, pour qu’ils fassent leurs devoirs correctement, et peut les aider à agir selon les principes. J’ai également compris que nous devrions avoir des principes dans le traitement des frères et sœurs. Si l’autre personne est temporairement négative et faible, nous devrions échanger avec elle et l’aider avec amour en fonction de sa stature, en lui permettant de ne pas rester dans les difficultés et en lui offrant un chemin de pratique et d’entrée. Mais, pour ceux qui ont des tempéraments corrompus graves, qui continuent à perturber le travail de l’Église malgré de nombreux cycles d’échange, sans aucun changement, nous devons les exposer et les émonder selon les paroles de Dieu, de sorte qu’ils puissent comprendre leurs problèmes, ainsi que la nature et les conséquences de l’accomplissement de leurs devoirs fondé sur un tempérament corrompu. Voilà ce que signifie réellement aider les gens. J’ai aussi compris que traiter les gens durement se rapporte principalement à ne pas les traiter de façon juste ; dès qu’une personne découvre une légère déviation ou erreur sans examiner le contexte ni prendre en compte l’état et les difficultés des frères et sœurs, et sans considérer leur stature, elle perdra son sang-froid sans discernement et réprimandera les gens. Cependant, exposer et émonder les gens signifie que lorsque l’on découvre des frères et sœurs qui vont à l’encontre des principes, ou qui perturbent le travail de l’Église en agissant sur la base de tempéraments corrompus, on est capable de s’appuyer sur les paroles de Dieu pour les guider, les émonder, les aider et échanger avec eux, afin que les frères et sœurs puissent connaître leurs problèmes et corriger leur état en temps opportun et bien accomplir leurs devoirs. Cela est bénéfique pour l’entrée dans la vie des frères et sœurs, ainsi que pour le travail de l’Église, et ce n’est pas être dur envers les gens. De la même manière que j’ai traité Li Liang et Xue Mei, je pensais que les exposer et les émonder serait trop dur et peu aimant, et que je devais juste les encourager gentiment. En conséquence, ils n’ont gagné aucune compréhension de leurs tempéraments corrompus, et cela a entraîné des pertes pour le travail de l’Église. J’ai pris conscience que de telles actions ne les aidaient pas mais leur faisaient plutôt du mal. Ce n’était pas un véritable amour. Les points de vue que j’avais étaient vraiment absurdes et n’étaient pas en accord avec la vérité !

Ensuite, j’ai lu d’autres paroles de Dieu : « Si tu ne fais des choses que pour que les autres les voient, et que tu veux sans cesse gagner les louanges et l’admiration des autres, et que tu n’acceptes pas l’examen de Dieu, alors Dieu est-Il encore dans ton cœur ? De telles personnes n’ont pas un cœur qui craint Dieu. Ne fais pas toujours les choses pour toi-même, ne considère pas constamment tes propres intérêts ; ne prête aucune considération aux intérêts de l’homme et ne pense pas à ta propre fierté, à ta propre réputation et à ton propre statut. Tu dois d’abord penser aux intérêts de la maison de Dieu et en faire ta priorité. Tu dois être attentif aux intentions de Dieu et commencer par te demander si, oui ou non, il y a eu des impuretés dans l’accomplissement de ton devoir, si tu as été loyal, si tu as assumé tes responsabilités et fait tout ton possible et si, oui ou non, tu as réfléchi de tout ton cœur à ton devoir et au travail de l’Église. Tu dois prendre en considération ces choses-là. Si tu y penses fréquemment et que tu les comprends, il te sera plus facile de bien accomplir ton devoir » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu). « Certains dirigeants et ouvriers aiment aider les gens en les exhortant, d’autres en les motivant, d’autres encore en les exposant, en les accusant et en les émondant. Quelle que soit la méthode qu’ils utilisent, si cela peut vraiment t’amener à entrer dans la vérité-réalité, si cela peut résoudre tes difficultés réelles, en te faisant comprendre ce que sont les intentions de Dieu et en te permettant ainsi de te connaître et de trouver un chemin de pratique, alors, quand tu seras confronté à des situations similaires à l’avenir, tu auras un chemin à suivre. Par conséquent, la norme la plus élémentaire pour évaluer si un dirigeant ou un ouvrier est à la hauteur, c’est de savoir s’il peut utiliser la vérité pour résoudre les problèmes et les difficultés des gens, en leur permettant de comprendre la vérité et de gagner un chemin de pratique » (La Parole, vol. 5 : Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers, Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers (2)). Après avoir lu les paroles de Dieu, j’ai trouvé un chemin de pratique. Je devais accorder la priorité aux intérêts de l’Église dans mes devoirs et ne pas tenir compte de mon propre statut ou de ma propre image. Je devais être capable de guider les frères et sœurs à chercher la vérité et à réfléchir sur leurs lacunes et à les connaître face aux problèmes, afin qu’ils fassent leurs devoirs selon les principes. Quand je m’aperçois qu’une personne interrompt et perturbe le travail de l’Église, je dois échanger avec elle sur la vérité en temps voulu pour résoudre le problème, et je dois émonder et exposer les gens lorsque c’est nécessaire pour assurer le bon déroulement du travail. C’est la seule façon d’assumer mes responsabilités de dirigeante. J’ai réfléchi à la façon dont Dieu, afin de nous sauver, ne se contente pas de nous dire des paroles réconfortantes et encourageantes, mais parle aussi en fonction des besoins de notre humanité corrompue, en exprimant la vérité pour juger et exposer notre rébellion, afin que nous puissions connaître notre nature corrompue et nous confesser et nous repentir devant Dieu. Peu importe que les paroles de Dieu soient des rappels et des exhortations ou des expositions et des jugements sévères, le but ultime est de nous purifier et de nous transformer, afin que nous puissions atteindre le salut. À partir de maintenant, je devais pratiquer la vérité, ne plus tenir compte de mon image, et accorder la priorité au travail de l’Église, ainsi qu’à l’entrée dans la vie de mes frères et sœurs.

Peu de temps après, j’ai été à nouveau élue comme dirigeante. Un jour, je participais à une réunion avec plusieurs dirigeants d’équipe, et j’ai remarqué qu’une cheffe d’équipe était lente à mettre en œuvre le travail. Lorsque je lui ai demandé la raison de ce retard, elle a rejeté la faute sur d’autres. J’ai perçu son attitude négligente envers ses devoirs, et malgré le retard accumulé, elle ne semblait toujours pas connaître son problème. Je savais que je devais exposer ses problèmes pour qu’elle puisse comprendre son tempérament corrompu et changer son attitude envers ses devoirs. Mais ensuite, je me suis rappelée que je venais tout juste d’être élue dirigeante, et je me suis demandé : « Que pensera-t-elle de moi si j’expose ses problèmes dès mon arrivée en tant que dirigeante ? Par le passé, nous avions toutes deux été cheffes d’équipe, et lorsque nous faisions nos devoirs ensemble, elle avait une assez bonne opinion de moi. Peut-être que le mieux serait de simplement mentionner son problème brièvement ? » Mais ensuite, je me suis souvenue de mon échec précédent en tant que dirigeante, qui était dû à mes efforts constants pour protéger mon image et à mon incapacité à exposer et à émonder les gens, et à la façon dont cela avait été préjudiciable au travail de l’Église. Pourquoi avais-je encore envie de me protéger et de ne pas pratiquer la vérité face aux problèmes ? J’ai alors repensé à certaines paroles de Dieu : « Ne fais pas toujours les choses pour toi-même, ne considère pas constamment tes propres intérêts ; ne prête aucune considération aux intérêts de l’homme et ne pense pas à ta propre fierté, à ta propre réputation et à ton propre statut. Tu dois d’abord penser aux intérêts de la maison de Dieu et en faire ta priorité. Tu dois être attentif aux intentions de Dieu » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu). Dans cette optique, je me suis appuyée sur les paroles de Dieu et j’ai exposé et disséqué la nature et les conséquences de l’attitude négligente de cette cheffe d’équipe vis-à-vis de ses devoirs. Après mon échange, la cheffe d’équipe a reconnu qu’elle avait effectivement été négligente dans ses devoirs, et qu’il ne s’agissait pas d’une incapacité de sa part, mais simplement qu’elle ne mettait pas son cœur dans son travail et se contentait d’agir machinalement. Elle a également dit que, dorénavant, elle était disposée à se reprendre en main et à faire ses devoirs correctement. Lorsque j’ai vu que la cheffe d’équipe avait pu gagner une certaine connaissance d’elle-même, j’ai pris conscience à quel point il était merveilleux de pratiquer selon les paroles de Dieu ! Plus tard, lorsque je me suis retrouvée à vouloir protéger mon image en faisant mes devoirs, j’ai prié consciemment Dieu pour me rebeller contre ma chair, et je me suis appuyée sur les paroles de Dieu pour fournir une direction et une aide en temps utile, guidant les frères et sœurs à réfléchir sur eux-mêmes et à se connaître. Après avoir pratiqué de cette manière pendant un certain temps, J’ai vu que non seulement les frères et les sœurs n’avaient pas une opinion négative de moi pour avoir mis en lumière et exposé leurs problèmes, mais étaient au contraire capables de réfléchir sur eux-mêmes et de mieux se connaître, et leur attitude envers leurs devoirs s’était également améliorée. J’ai aussi senti que j’avais fait davantage de progrès qu’auparavant. Le fait d’avoir pu atteindre ces prises de conscience et ces changements était entièrement dû à la direction des paroles de Dieu. Dieu soit loué !

La douleur cessera et les larmes s'arrêteront. Faites confiance à Dieu, Il a entendu nos appels dans notre souffrance, et Il nous sauvera de notre douleur. Contactez-nous pour connaître la bonne nouvelle de Dieu de nous sauver.

Contenu connexe

La soi-disant connaissance de soi

Par Joseph, Corée du SudAprès avoir accepté l’œuvre de Dieu des derniers jours, je me rassemblais toujours avec les frères et sœurs qui...

Contactez-nous par WhatsApp