Ce qu’on évite en n’osant pas superviser le travail

14 octobre 2022

Par Xunqiu, Pays-Bas

En mai de l’année dernière, on m’a chargée d’abreuver les nouveaux arrivants. Je pensais que c’était un travail relativement facile… il n’y avait qu’à échanger avec eux sur les visions et les faire assister régulièrement aux réunions. Mais après coup, je me suis rendu compte que l’abreuvement des nouveaux arrivants représentait en fait beaucoup de travail. En plus d’échanger sur la vérité pour les aider à poser des bases solides sur le vrai chemin, je devais aussi cultiver des dirigeants, des ouvriers et toutes sortes de talents dans leurs rangs pour qu’ils puissent travailler de manière indépendante. Mon dirigeant me poussait à opérer un suivi du travail des personnes chargées de l’abreuvement parce qu’en cas de procrastination ou de difficultés, l’avancement général du travail s’en trouvait directement affecté. J’ai pris conscience de l’importance de la supervision et j’ai commencé à vérifier régulièrement les progrès de mes frères et sœurs.

Quand j’ai commencé à prendre des rendez-vous avec eux pour discuter du travail, beaucoup de temps s’écoulait sans que personne ne réponde à mes messages et, quand ils envoyaient une réponse, c’était pour remettre à plus tard. Un jour, j’ai enfin convenu d’une réunion avec une sœur pour discuter d’un projet. Elle l’a d’abord reportée du matin à l’après-midi, puis l’a encore repoussée au soir. Pour finir, deux jours plus tard, on ne s’était toujours pas vues. Je me suis dit : « Font-ils exprès de m’éviter parce qu’ils me méprisent et ne me croient pas capable de résoudre leurs problèmes ? Aussi occupés qu’ils soient par leur travail, n’ont-ils vraiment pas le temps de discuter avec moi ? Si ça continue, comment suis-je censée faire mon travail ? » Plus tard, j’ai fini par arranger quelques réunions avec eux, mais quand je les ai interrogés sur des détails précis ou sur leurs progrès, certains ont répondu avec mauvaise humeur et se sont montrés un peu réticents. Je me suis dit : « Si je vérifie constamment leur travail, vont-ils penser que j’essaie de leur compliquer les choses et que je ne tiens pas compte de ce qu’ils ont à faire ? Si j’enquête sur leurs progrès juste après leur avoir assigné le travail, les frères et sœurs vont-ils penser que je les traite comme des machines et que je ne fais pas preuve d’humanité ? » En pensant à cela, je n’ai pas pu me résoudre à continuer de leur poser des questions. Une autre fois, j’ai vu que la plupart des nouveaux arrivants qu’une sœur abreuvait n’assistaient pas régulièrement aux réunions. J’ai demandé à cette sœur si elle avait échangé sur la vérité et résolu leurs problèmes. Elle a aussitôt répondu : « Les nouveaux arrivants ont tous dit qu’ils étaient occupés, je ne peux pas les forcer à venir aux réunions. » Craignant qu’elle pense que je n’avais pas de considération pour elle et ses problèmes réels, je n’ai pas osé insister. Ce n’est pas tout, certains étaient même déprimés après les réunions. Ils avaient l’impression qu’ils avaient beau travailler à toute heure de la journée et de la nuit, il y avait encore beaucoup de problèmes, ils n’avaient pas progressé et n’étaient pas à la hauteur. À l’époque, j’ai voulu attirer l’attention sur ce problème : S’ils étaient déprimés et se soustrayaient à leur devoir quand des problèmes surgissaient, ça voulait dire qu’ils ne faisaient pas face aux difficultés et étaient incapables d’accepter la vérité. Mais je craignais aussi qu’ils disent que je n’avais pas de considération pour eux et que je ne faisais que les réprimander. Je me suis donc retenue au moment où j’allais parler. Après ça, je suis devenue encore plus hésitante et je ne voulais pas superviser le travail. Je me suis dit : « Ils sont croyants depuis de nombreuses années, ils prendront l’initiative d’accomplir leurs devoirs. Certains frères et sœurs sont tellement occupés qu’ils n’ont même pas le temps pour leurs dévotions, ils ne vont certainement pas se relâcher. Tout ce que je dois faire, c’est échanger clairement sur les principes de travail et déléguer les tâches. Je ne dois pas passer la journée à surveiller ce qu’ils font, sinon ils auront l’impression d’étouffer. » Après ça, j’ai arrêté de superviser et de vérifier en détail le travail des autres et je me suis contentée d’une idée générale de l’avancement du travail à la fin de chaque mois. Mais plus tard, je me suis rendu compte que même si tout le monde semblait submergé de travail, quand je demandais des précisions, la plupart des gens n’avaient pas de réponse directe à me donner et beaucoup se trompaient sur les détails. J’ai donc parlé à tout le monde des problèmes et des écarts que j’avais remarqués, mais personne ne m’a répondu. Craignant qu’ils soient réfractaires et pessimistes si j’insistais, je me suis contentée de résumer les problèmes d’un ton léger et de demander d’apporter des changements en temps voulu, avant de mentionner quelques passages des paroles de Dieu et d’échanger sur ce que j’en comprenais.

Peu de temps après, des problèmes dans le travail ont commencé à faire surface. Quelqu’un a rapporté que des ouvriers chargés de l’abreuvement ne prenaient pas en charge les nouveaux arrivants. Ils n’allaient pas voir les nouveaux arrivants qui n’assistaient pas aux réunions. Quand quelqu’un l’a souligné, les personnes chargées d’abreuver, vexées par cette critique, n’ont pas voulu en tenir compte. À cause de cela, des nouveaux arrivants n’ont pas été relancés et ont quitté l’Église. Un jour, à une réunion, un dirigeant supérieur a voulu savoir où en était le travail mensuel d’abreuvement des nouveaux arrivants et a demandé combien d’entre eux n’assistaient pas régulièrement aux réunions et pourquoi. Quelques sœurs ont répondu qu’elles ne savaient pas. Alors le dirigeant nous a traités en disant : « Vous avez été très irresponsables avec les nouveaux arrivants ! Vous ne les avez pas bien abreuvés et, à cause de ça, ils ont quitté l’Église. Vous ne prenez pas le devoir au sérieux ! » Les mots du dirigeant nous sont allés droit au cœur. Il avait raison. Les frères et sœurs avaient travaillé très dur pour amener ces nouveaux arrivants. Les personnes chargées de l’abreuvement n’étaient pas allées éclaircir la situation des absents, sans parler de mettre tout en œuvre pour les abreuver et les soutenir. À cause de cela, ils avaient quitté l’Église. C’était un cas de négligence aggravé. J’ai aussi pris conscience que ces difficultés qui avaient fait surface exposaient mes propres problèmes. Je ne m’étais pas tenue au courant du travail des frères et sœurs, je n’avais pas compris les problèmes pratiques qu’ils avaient et j’avais encore moins supervisé leur travail de près. À cause de ça, ils n’avaient pas résumé leurs problèmes et leurs écarts. C’est à cause de mon manque de responsabilité que les choses avaient tourné ainsi. J’ai donc prié Dieu, Lui demandant de m’aider à réfléchir sur moi-même et à me connaître.

Au cours de mes dévotions, je suis tombée sur un passage des paroles de Dieu qui m’a aidée à comprendre mon état. Les paroles de Dieu disent : « Parce que les faux dirigeants ne comprennent pas l’état d’avancement du travail, ils sont incapables d’identifier rapidement – et à plus forte raison de résoudre – les problèmes qui se présentent dans le travail, ce qui entraîne souvent des retards répétés. Dans certains travaux, les gens ne maîtrisant pas les principes et parce qu’il n’y a personne qui soit compétent pour les présider, ceux qui font le travail sont souvent dans un état de négativité, de passivité et d’attente, ce qui affecte sérieusement l’avancement du travail. Si le dirigeant s’était acquitté de ses responsabilités, s’il avait pris en charge le travail, s’il l’avait fait avancer, s’il avait fait accélérer les choses et s’il avait trouvé quelqu’un qui comprenne le type de travail à réaliser pour guider les autres, le travail aurait progressé plus rapidement au lieu de souffrir de retards répétés. Pour les dirigeants, il est donc vital de comprendre et de maîtriser l’état réel du travail. Bien entendu, il est grandement nécessaire que les dirigeants comprennent et maîtrisent l’avancement du travail : en effet, cet avancement est lié à l’efficacité du travail et aux résultats que ce dernier est censé produire. Si un dirigeant n’a même pas la maîtrise de l’avancement du travail et ne le vérifie pas ou ne le surveille pas, alors la plupart des personnes qui accomplissent un devoir auront une attitude négative et passive, seront gravement apathiques et n’auront aucun sens du fardeau, ils seront négligents et superficiels, et ainsi le travail ne pourra progresser que lentement. S’il n’y a personne qui ait le sens de la charge et qui sache travailler pour fournir des conseils et de la supervision – et pour discipliner et traiter les gens – alors l’efficience et l’efficacité du travail seront naturellement très faibles. Si les dirigeants et les ouvriers ne peuvent même pas voir cela, ils sont stupides et aveugles. Il est donc de la plus haute importance que les dirigeants et les ouvriers soient prompts à s’informer, à en assurer le contrôle et à se familiariser avec l’avancement des travaux. Les gens sont indolents, donc à défaut de conseils, d’incitations et de suivi de la part des dirigeants et des ouvriers qui ont la maîtrise et la compréhension en temps réel de l’avancement du travail, ils sont susceptibles de se laisser aller, de paresser et d’être négligents : si c’est là leur attitude vis-à-vis du travail, l’avancement de ce travail en sera gravement affecté, de même que son efficacité. Compte tenu de ces circonstances, les dirigeants et ouvriers qui sont qualifiés devraient se dépêcher d’assurer un suivi de chaque partie du travail et rester informés de la situation concernant le personnel et le travail ; ils devraient absolument ne pas être comme les faux dirigeants. Les faux dirigeants sont négligents et sans soin dans leur travail, ils n’ont aucun sens des responsabilités, ils ne résolvent pas les problèmes lorsqu’ils surviennent, et quel que ce soit le travail dont il s’agit, ils admirent toujours les fleurs en passant au galop. Ils sont négligents et indifférents, tout ce qu’ils disent est pompeux et creux, ils débitent de la doctrine et font les choses mécaniquement. En général, c’est là la manière dont travaillent les faux dirigeants. Si on les compare aux antéchrists, bien qu’ils ne fassent rien d’ouvertement mal et qu’ils ne soient pas délibérément malveillants, du point de vue de l’efficacité, il est juste de dire qu’ils sont sans soin et négligents, qu’ils n’ont aucune sensation de fardeau, aucun sens des responsabilités et aucune loyauté vis-à-vis de leur travail » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). Les paroles de Dieu exposent la façon dont les faux dirigeants sont négligents dans leur travail, se contentant de réciter des slogans et de la doctrine, sans superviser ni contrôler le travail et sans avoir une compréhension pratique de son avancement. De nombreux problèmes surgissent dans le travail et ne sont pas découverts et résolus à temps, ce qui entraîne des retards dans l’avancement du travail. En appliquant les paroles de Dieu à ma propre situation, j’étais tout simplement persuadée que les frères et sœurs étaient des croyants de longue date, qu’ils étaient souvent trop occupés pour avoir le temps de faire des dévotions et qu’ils rempliraient donc probablement leurs devoirs correctement. Ainsi, je les avais laissés faire sans superviser leur travail de près, je n’avais pas repéré les écarts dans leur travail ou, s’ils travaillaient selon les principes, je n’avais pas compris pourquoi certains projets ne donnaient pas de résultats. Je ne maîtrisais rien de tout ça. Même si je découvrais certains problèmes, je n’aidais pas les frères et sœurs à résumer leurs difficultés et leurs écarts ni à rechercher la vérité et des solutions, sans parler de les traiter ou de les guider à temps. Je me contentais d’aborder la doctrine de façon superficielle, sans résoudre du tout leurs problèmes pratiques. À cause de ça, des nouveaux arrivants n’avaient pas été abreuvés à temps et avaient quitté l’Église. Je faisais le mal ! J’ai pris conscience qu’en dehors des arrangements de travail, la tâche la plus importante des dirigeants et des ouvriers est de superviser la progression de l’ensemble du travail, de se tenir au courant de la situation de travail de chacun et d’échanger rapidement sur la vérité pour résoudre les problèmes. Or je n’avais pas réussi à jouer mon rôle de dirigeante, c’était un cas de négligence aggravé !

En réfléchissant, j’ai pris conscience que j’avais aussi une croyance très stupide. Je m’imaginais que les frères et sœurs qui étaient des croyants de longue date n’avaient pas besoin d’être supervisés. Je pensais que puisqu’ils étaient tous occupés, ils devaient travailler dur en faisant leurs devoirs. Je les avais donc laissés faire sans les superviser ni me préoccuper d’eux, croyant ainsi ne pas les contraindre. En réalité, c’était le fruit de mes notions et de mon imagination. Plus tard, je suis tombée sur un passage des paroles de Dieu qui m’a aidée à comprendre le sens de la supervision. Dieu dit : « Même si, aujourd’hui, beaucoup de gens accomplissent un devoir, quelques-uns seulement recherchent la vérité. Il est rare que les gens recherchent la vérité et entrent dans la réalité de la vérité alors qu’ils accomplissent leur devoir. Pour la plupart, il n’y a toujours pas de principes dans leur façon de faire les choses, ce ne sont toujours pas des gens qui obéissent vraiment à Dieu : leur bouche dit simplement qu’ils aiment la vérité, qu’ils sont prêts à poursuivre la vérité et qu’ils sont prêts à lutter pour la vérité, mais on ne sait jamais combien de temps durera leur résolution. Les personnes qui ne recherchent pas la vérité sont susceptibles de manifester à tout moment et en tout lieu un tempérament corrompu. Les gens qui ne recherchent pas la vérité sont dépourvus de tout sens de responsabilité vis-à-vis de leur devoir, ils sont souvent insouciants et superficiels, ils agissent à leur guise et sont même incapables d’accepter d’être émondés et traités. Dès qu’ils deviennent négatifs et faibles, les gens qui ne poursuivent pas la vérité sont susceptibles de jeter l’éponge : cela arrive souvent, rien n’est plus commun, c’est ainsi que se comportent tous ceux qui ne recherchent pas la vérité. Et donc, quand ils n’ont pas encore obtenu la vérité, les gens ne sont pas fiables et ne sont pas dignes de confiance. Qu’ils ne soient pas dignes de confiance, qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que lorsqu’ils rencontrent des difficultés ou des revers, ils sont susceptibles de tomber et de devenir négatifs et faibles. Quelqu’un qui est souvent négatif et faible est-il digne de confiance ? Certainement pas. Mais les gens qui comprennent la vérité sont différents. Les gens qui comprennent vraiment la vérité ont nécessairement un cœur qui craint Dieu et un cœur qui obéit à Dieu, et seules les personnes ayant un cœur qui craint Dieu sont des personnes dignes de confiance. Les gens qui n’ont pas un cœur qui craint Dieu ne sont pas dignes de confiance. Comment approcher les gens qui n’ont pas un cœur qui craint Dieu ? Il convient, bien sûr, de les aider et de les soutenir avec amour. Il faut les surveiller davantage dans l’accomplissement de leurs devoirs, et leur prodiguer plus d’aide et de conseils : alors seulement, ils pourront être assurés d’accomplir leur devoir efficacement. Et quel est l’objectif ? L’objectif principal est de soutenir le travail de la maison de Dieu. En second lieu, il s’agit d’identifier rapidement les problèmes, de les approvisionner rapidement, de les soutenir, de les traiter et de les émonder, de corriger leurs écarts et de compenser leurs lacunes et leurs carences. C’est bénéfique pour les gens : il n’y a là rien de malveillant. Superviser les gens, garder un œil sur eux, en savoir plus sur ce qu’ils font, tout cela a pour but de les aider à emprunter le bon chemin de la foi en Dieu, de leur permettre d’accomplir leur devoir comme Dieu le demande et selon le principe, afin qu’ils ne causent aucun trouble et aucune perturbation, afin qu’ils ne perdent pas de temps. L’objectif, ce faisant, procède entièrement de la responsabilité vis-à-vis d’eux et vis-à-vis du travail de la maison de Dieu : il n’y a pas de malice à cela » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). Les paroles de Dieu sont on ne peut plus claires. Tout le monde a des tempéraments corrompus, et personne n’est fiable avant d’être rendu parfait. On a beau avoir un peu d’enthousiasme et être prêts à remplir nos devoirs, nos tempéraments corrompus n’ont pas été complètement transformés et on reste inertes. Si personne ne supervise notre travail, ne nous traite et ne nous émonde, on peut succomber à nos tempéraments corrompus dans notre travail à tout moment et agir de manière superficielle et négligente ou être perturbateurs sans le vouloir, causant des dommages au travail de l’Église. Si on supervise le travail, c’est pour se faire une idée de sa progression, identifier les écarts dans le travail des gens et échanger pour résoudre les problèmes, afin que le travail de l’Église ne soit pas affecté. Superviser, ce n’est pas trouver intentionnellement des défauts chez les gens, mais plutôt être responsable et dévoué dans son devoir, assumer la responsabilité de leur entrée dans la vie, être attentif à la volonté de Dieu et soutenir le travail de l’Église. Si des frères et sœurs ont des problèmes dans leur travail, qu’on ferme les yeux à ce sujet et qu’on n’échange pas pour les aider ou les traiter et les émonder, c’est une négligence aggravée qui révèle un manque de responsabilité. J’ai ensuite veillé à pratiquer selon les paroles de Dieu. Plus tard, ma sœur partenaire et moi-même avons récapitulé les problèmes liés à notre travail, puis, après les avoir classés par catégories, nous avons convoqué nos frères et sœurs pour échanger. Grâce à l’échange, ils ont réalisé qu’ils avaient une mauvaise attitude dans leur travail et ont compris l’importance de la supervision. Après cela, chacun a vu son attitude et son état s’améliorer un peu, et j’ai consciemment essayé d’en savoir plus sur l’avancement du travail, de le superviser de près et d’en suivre les progrès. J’ai également aidé les frères et sœurs à surmonter leurs difficultés et leurs insuffisances. Après un certain temps, j’ai constaté qu’on obtenait de meilleurs résultats dans notre travail et que chacun avait fait des progrès dans ses devoirs.

Plus tard, j’ai continué à réfléchir : Pourquoi est-ce que je n’accordais pas d’importance à la supervision ? Quels autres tempéraments corrompus cela suggérait-il ? En cherchant, je suis tombée sur ce passage des paroles de Dieu : « Certains dirigeants d’Église, voyant leurs frères et sœurs accomplir leurs devoirs négligemment et distraitement, ne les réprimandent pas alors qu’ils devraient le faire. Quand ils voient quelque chose qui, manifestement, nuit aux intérêts de la maison de Dieu, ils ferment les yeux et ne posent pas de questions pour ne pas faire la moindre offense aux autres. En fait, ils ne tiennent pas réellement compte des points faibles des autres. Au lieu de cela, leur intention est de gagner les gens, ce dont ils sont pleinement conscients : “Si je continue comme ça et ne fais offense à personne, on pensera que je suis un bon dirigeant. On aura une haute opinion de moi. Je serai reconnu et apprécié.” Quels que soient les torts causés aux intérêts de la maison de Dieu et la gêne que les élus de Dieu subiront dans leur entrée dans la vie ou les perturbations de leur vie d’Église, ces dirigeants persévèrent dans leur philosophie satanique et s’abstiennent de faire offense à quiconque. Il n’y a jamais dans leur cœur un sentiment de culpabilité. Quand ils voient quelqu’un causer des perturbations et des troubles, au mieux, ils feront incidemment mention de ce problème, avant de tourner définitivement la page. Ils n’échangent pas sur la vérité et ne relèvent pas non plus l’essence du problème de cette personne, et analysent encore moins son état. Ils ne communiquent jamais sur ce qu’est la volonté de Dieu. Les faux dirigeants n’exposent et ne dissèquent jamais le genre d’erreurs que les gens commettent souvent, ni les tempéraments corrompus que les gens révèlent souvent. Ils ne résolvent aucun problème réel, mais tolèrent toujours l’inconduite et les manifestations de corruption des gens, et restent indifférents quelles que soient la négativité et la faiblesse des gens, prêchant simplement quelques mots de doctrine, faisant quelques exhortations superficielles, essayant d’éviter les conflits. En conséquence, les élus de Dieu ne réfléchissent pas et n’essaient pas de se connaître eux-mêmes, ils n’obtiennent aucune résolution face aux manifestations de divers types de corruption et vivent au milieu de mots, de phrases, de notions et d’imagination, sans aucune entrée dans la vie. Ils ont même au fond d’eux cette croyance : “Notre dirigeant a encore plus de compréhension pour nos faiblesses que Dieu. Notre stature est peut-être trop petite pour être à la hauteur des exigences de Dieu, mais nous n’avons qu’à satisfaire aux exigences de notre dirigeant : en obéissant à notre dirigeant, nous obéissons à Dieu. Si un jour le Supérieur remplace notre dirigeant, alors nous nous ferons entendre : pour garder notre dirigeant et empêcher qu’il soit remplacé par le Supérieur, nous négocierons avec le Supérieur et le forcerons à accepter nos demandes. C’est ainsi que nous ferons ce qu’il faut pour notre dirigeant.” Lorsque les gens ont de telles pensées dans leur cœur, lorsqu’ils ont une telle relation avec leur dirigeant et qu’au fond d’eux-mêmes ils ressentent de la dépendance, de l’admiration et de la vénération envers lui, alors ils en viennent à avoir une foi toujours plus grande dans ce dirigeant, ce sont les paroles du dirigeant qu’ils veulent entendre, et ils arrêtent de chercher la vérité dans les paroles de Dieu. Un tel dirigeant a presque pris la place de Dieu dans le cœur des gens. Si un dirigeant est disposé à entretenir une telle relation avec les élus de Dieu, s’il en retire un sentiment de plaisir dans son cœur et croit que les élus de Dieu doivent le traiter ainsi, alors il n’y a aucune différence entre lui et Paul, et il a déjà emprunté le chemin des antéchrists. […] Les antéchrists ne font pas de vrai travail, ils n’échangent pas sur la vérité et ne résolvent pas les problèmes, ils ne guident pas les gens pour qu’ils mangent et à boivent les paroles de Dieu et entrent dans la réalité de la vérité. Ils ne travaillent que pour le statut et la renommée, ils ne se soucient que de s’établir, de protéger la place qu’ils occupent dans le cœur des gens et de se faire adorer, vénérer et suivre par tous : tels sont les objectifs qu’ils veulent atteindre. C’est ainsi que les antéchrists essaient de gagner les gens et de contrôler les élus de Dieu. Une telle façon de travailler n’est-elle pas mauvaise ? Elle est odieuse ! » (« Section 1 : Ils essaient de rallier les gens à leur cause », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Les antéchrists ont des tempéraments malfaisants, ils ne travaillent que pour gagner un statut, et quand les frères et sœurs ont des problèmes, ils ne les exposent pas et ne les corrigent pas, mais s’adaptent toujours et compatissent pour s’attirer leurs bonnes grâces, les piéger et faire que tout le monde les adore et vienne devant eux. En réfléchissant aux paroles de Dieu à la lumière de mon comportement récent dans mon travail, j’ai constaté que j’étais exactement comme ceux que Dieu exposait : Afin de maintenir mon statut et mon image dans le cœur des gens, chaque fois que je supervisais le travail ou posais des questions et que les autres se plaignaient ou résistaient, je n’osais pas insister, et encore moins les traiter et les émonder, de peur qu’ils me croient dénuée d’humanité et juste bonne à les presser et à les opprimer sans tenir compte de leurs difficultés. Je me contentais donc de soulever leurs problèmes d’un ton léger sans en analyser la substance. Parfois, j’avais aussi remarqué que même si tout le monde semblait occupé, le travail ne progressait pas et qu’il devait donc bien y avoir un problème. Pourtant, chaque fois que les frères et sœurs gardaient le silence parce que je les avais corrigés, je me sentais contrainte et je n’osais pas pousser l’échange plus loin. À cause de cela, le travail était longtemps resté sans progresser, les frères et sœurs n’avaient pas la moindre idée de l’essence de leur négligence et n’avaient fait aucune avancée dans l’entrée dans la vie. Je vivais selon la philosophie satanique consistant à « Ne jamais gifler ni réprimander autrui pour ses défauts », entretenant mes relations avec les gens, leur faisant croire que je me souciais de leurs problèmes et que j’étais une dirigeante compréhensive pour qu’ils me réservent une place dans leur cœur. Comme je ne pratiquais pas la vérité et que j’étais toujours tolérante envers les frères et sœurs, ils ne se rendaient pas compte de la gravité de leurs problèmes, ce qui nuisait énormément au travail de l’Église. J’étais tellement égoïste et méprisable ! La maison de Dieu exige de tous dirigeants et ouvriers qu’ils supervisent et suivent l’avancement du travail, sauvegardent les intérêts de l’Église, identifient et résolvent rapidement les problèmes dans le travail et réalisent un travail concret. Quant à moi, je ne faisais que préserver mon statut et ma réputation, mettant de côté les intérêts de l’Église, laissant les frères et sœurs vivre selon leurs tempéraments corrompus, adoptant une attitude désinvolte vis-à-vis de mon devoir et retardant le travail. Je n’étais vraiment pas à la hauteur des intentions de Dieu. Après avoir réfléchi et compris cela, j’ai éprouvé du regret et j’ai donc prié Dieu, prête à me repentir et à avoir une meilleure attitude en faisant mon devoir.

Un peu plus tard, un dirigeant est venu vérifier notre travail. Voyant que certains projets étaient toujours à la traîne et ne donnaient pas de résultats, il nous a demandé de suivre de plus près les progrès de chacun, d’identifier les problèmes et de les résoudre rapidement. Je me suis dit : « Ce travail n’a été attribué que récemment. Si on pose des questions sur son avancement dès maintenant, les frères et sœurs ne vont-ils pas penser qu’on est trop durs et qu’on n’a pas la moindre humanité ? » J’ai compris que j’étais une fois de plus contrainte par la renommée et le statut et que je ne pratiquais pas la vérité. J’ai pensé aux paroles de Dieu qui disent : « Ne fais pas toujours les choses pour toi-même, ne considère pas constamment tes propres intérêts ; ne prête aucune considération aux intérêts de l’homme et ne pense pas à ta propre fierté, à ta propre réputation ni à ton propre statut. Tu dois d’abord penser aux intérêts de la maison de Dieu et en faire ta première priorité. Tu dois être attentif à la volonté de Dieu et commencer par réfléchir si, oui ou non, tu as été impur dans l’accomplissement de ton devoir, si tu as été loyal, assumé tes responsabilités et fait tout ton possible et si, oui ou non, tu as songé à ton devoir et au travail de l’Église. Tu dois prendre en considération ces choses-là. Penses-y fréquemment et essaie de les comprendre et il sera plus facile pour toi de bien accomplir ton devoir » (« On ne peut gagner la liberté et la libération qu’en se débarrassant de son tempérament corrompu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). J’ai compris que ceux qui sont vraiment attentifs à la volonté de Dieu mettent leurs propres intérêts de côté, faisant des intérêts de l’Église leur priorité absolue. Ils réfléchissent à la ligne de conduite qui sera la meilleure pour le travail de l’Église et permettra aux autres d’entrer dans la vie. Ce n’est qu’en faisant son devoir de cette façon qu’on s’accorde avec la volonté de Dieu. Ayant pris conscience de cela, j’ai enquêté sur l’avancement du travail de chacun le lendemain, et j’ai découvert que tous étaient assaillis de problèmes en tout genre. On a donc échangé sur les principes, cherché une voie et élaboré des plans pour les résoudre. Deux semaines plus tard, on obtenait déjà de meilleurs résultats qu’avant. Dieu soit loué ! Grâce aux expériences que j’ai vécues ces derniers mois, j’ai compris l’importance de la supervision. Je suis prête à accepter que Dieu me scrute et à bien remplir mon devoir à l’avenir.

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