Où m’a menée la poursuite de l’admiration d’autrui

24 octobre 2022

Par Shen Si, Chine

En octobre dernier, je suis allée faire mon devoir dans une Église. La dirigeante de cette Église, Sœur Liang, m’a d’abord demandé de diriger quelques groupes de réunion. Après chaque réunion, je m’ouvrais toujours à Sœur Liang, en lui posant des questions sur ce que je n’avais pas compris, et elle échangeait alors patiemment avec moi. Durant cette période, j’ai senti que je gagnais quelque chose de nouveau chaque jour. Une semaine plus tard, notre supérieure, Sœur Chen, est venue se réunir avec nous, et j’ai parfois entendu Sœur Liang lui dire que j’étais jeune, mais que j’avais un bon calibre, que j’étais mûre dans mon humanité, que je portais un fardeau dans mon devoir. J’ai été assez surprise, ne m’attendant pas à ce que l’évaluation de Sœur Liang à mon sujet soit aussi positive. Puis j’ai entendu Sœur Chen dire plusieurs fois qu’elle voulait me cultiver en tant que dirigeante d’Église, et demander à Sœur Liang de m’initier aux diverses tâches de l’Église. En apparence, je suis restée calme, mais dans mon cœur, j’étais incroyablement heureuse. Il m’a semblé que j’étais un talent précieux dans l’Église ! Comme tout le monde avait une si haute opinion de moi, j’ai pensé que j’allais devoir être performante à l’avenir, et que je ne pouvais pas laisser les autres voir mes défauts. Sinon, personne n’allait me respecter.

Lors de la réunion suivante, en voyant Sœur Chen, je suis devenue nerveuse, sans le vouloir. J’ai eu peur, si je me montrais médiocre devant elle, de détruire la bonne image qu’elle avait de moi, et qu’elle ne veuille plus me cultiver. Puis Sœur Chen nous a soudain demandé ce que nous avions gagné au cours de cette période. Je me suis dit : « Je viens tout juste de commencer mon travail d’Église. J’ai été très occupée chaque jour, et je n’ai guère prêté attention à l’entrée dans la vie, je n’ai donc rien à dire. Mais si je réponds honnêtement, Sœur Chen ne va-t-elle pas dire que je ne fais pas attention à l’entrée dans la vie, que je ne poursuis pas la vérité ? Continuera-t-elle alors à vouloir me cultiver ? Je ne peux pas lui laisser voir que je n’ai aucune entrée dans la vie. » Alors je me suis creusée la cervelle pour me souvenir d’expériences récentes, au sujet desquelles j’avais eu une certaine compréhension, et je les ai partagées avec tout le monde. Après mon échange, en voyant que Sœur Chen ne disait rien sur moi, j’ai laissé échapper un long soupir de soulagement.

Ensuite, chaque fois que Sœur Chen est venue aux réunions, j’ai été très prudente. Je réfléchissais soigneusement avant de parler, et si je me disais qu’il n’y avait aucune faille, je m’exprimais. J’évitais d’évoquer les problèmes graves quand je parlais de mon état, et je prenais rarement l’initiative de donner mon opinion quand nous discutions de problèmes. Je me souviens que, lors d’une réunion, Sœur Chen a posé des questions sur un destinataire potentiel de l’Évangile. Ma sœur partenaire a répondu, puis Sœur Chen a souligné les déviations dans sa façon de prêcher l’Évangile, et elle nous a demandé : « Que feriez-vous si on vous demandait de prêcher ? » Cela m’a abasourdie et je me suis sentie très nerveuse : « Pourquoi Sœur Chen nous demande-t-elle ce que nous pensons ? Veut-elle voir si nous avons l’intelligence et le calibre nécessaires pour être dirigeants ? » Je me suis efforcée de me souvenir de ce que j’avais lu autrefois en matière d’évangélisme, et j’ai cherché comment donner une bonne réponse. Quelques idées me sont venues, mais n’étant pas certaine qu’elles soient justes, je n’ai rien dit. J’ai commencé à penser : « Si mes idées sont bonnes, tant mieux, mais, dans le cas contraire, et si une autre sœur en trouve de meilleures, la dirigeante va-t-elle penser que je n’ai aucun calibre et que j’envisage les choses trop simplement ? Est-ce que cela ne va pas ternir mon image ? » En pensant ça, j’ai jeté un coup d’œil, sans le vouloir, à mes deux sœurs partenaires, et mon esprit s’est mis à cogiter : « Écoutons d’abord ce qu’elles ont à en dire. Si leurs idées sont meilleures que les miennes, je peux toujours développer leurs pensées. Et si leurs idées ne sont pas très bonnes, alors je peux dire ce que je pense. Ainsi, personne ne remarquera mes défauts, cela n’affectera pas la bonne image que j’ai auprès de la dirigeante. » Alors j’ai tourné la tête et fait semblant de réfléchir, en attendant, sans rien dire, que les deux sœurs répondent. J’ai attendu qu’elles finissent de parler, puis j’ai mêlé les meilleurs aspects de leur réflexion à mes propres idées, et j’ai proposé le résultat à tout le monde. Quand j’ai vu que Sœur Chen ne tarissait pas d’éloges à mon sujet, j’en ai été ravie, comme si des fleurs s’ouvraient dans mon cœur. J’ai pensé que mon image, aux yeux de Sœur Chen, venait vraiment de s’améliorer. Mais plus tard, après m’être calmée, je me suis souvenue que je m’étais sans cesse montrée prudente dans les réunions, et j’ai éprouvé un léger sentiment de réprimande dans mon cœur : « Pourquoi ma réflexion est-elle toujours aussi compliquée quand je me réunis avec la dirigeante ? Je devrais peut-être m’ouvrir à Sœur Chen au sujet de mon état ? » Si je m’ouvrais maintenant au sujet de mon état et de mes difficultés, Sœur Chen allait-elle dire que j’étais fourbe, que je dissimulais trop de choses ? Allait-elle continuer à me cultiver ? Après avoir lutté avec moi-même un moment, je n’ai rien dit.

Durant cette période, j’ai sans cesse fait de mon mieux pour m’embellir, parce que je pensais que ceux que l’on cultive ne devaient avoir aucune insuffisance. Parfois, je rencontrais des problèmes que je ne savais pas résoudre, et j’avais envie de m’ouvrir et de chercher avec Sœur Liang, mais j’hésitais constamment : « Sœur Liang m’a toujours évaluée de façon positive. Si je m’ouvre et si je cherche, va-t-elle penser que ma stature est trop faible pour que je puisse assumer le travail d’une dirigeante ? » Quand je pensais de cette façon, je n’avais plus envie de parler, mais, extérieurement, je continuais à faire semblant d’être très proactive dans mon devoir, comme si je n’avais ni problèmes ni faiblesses. Peu à peu, durant les réunions, je me suis de moins en moins ouverte au sujet de mon véritable état et de mes difficultés. Chaque fois que j’entendais mes frères et sœurs dire qu’on me cultivait, je me déguisais soigneusement et je me montrais très prudente. Même si les frères et sœurs qui m’entouraient avaient une haute opinion de moi, et qu’on me faisait des compliments partout où j’allais, je ressentais une amertume indescriptible. J’avais souvent l’impression de vivre affublée d’un masque. Je devais réfléchir longtemps à chaque mot que je disais. J’avais l’impression qu’un poids pesait sur mon cœur, ma relation avec Dieu devenait de plus en plus distante, je n’apportais aucune lumière dans les réunions, et mon état empirait sans cesse. J’avais l’impression de me diriger vers une impasse. À ce moment-là, je n’ai pu que prier Dieu, en lui demandant de m’aider à inverser mon état.

Par la suite, j’ai lu ceci dans la parole de Dieu : « Dans leur interaction ou leur collaboration avec leurs frères et sœurs, certains ont peur qu’ils découvrent chez eux des difficultés et que les frères et sœurs disent qu’ils ont une petite stature ou les méprisent. Lorsqu’ils parlent, ils essaient de donner l’impression qu’ils sont zélés, qu’ils désirent Dieu, et qu’ils sont désireux de mettre la vérité en pratique, mais en fait, dans leur cœur, ils sont plutôt faibles et extrêmement négatifs. Ils prétendent être forts et personne n’est capable de le discerner. C’est aussi une tromperie. En bref, peu importe ce que tu fais, que ce soit dans la vie ou dans l’accomplissement de ton devoir, si tu te livres au mensonge et au simulacre, et que tu trompes ou escroques les autres, afin qu’ils t’estiment et te vénèrent, ou ne te méprisent pas, alors tout ce que tu fais n’est que tromperie » (« La pratique la plus fondamentale pour être une personne honnête », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Cette parole de Dieu révèle clairement que lorsqu’on ne montre jamais les difficultés ou les mauvais états dont on fait l’expérience, afin d’être tenu en haute estime par ceux qui nous entourent, et qu’on trompe sans cesse les autres en donnant l’apparence, en créant l’illusion de la force, qu’on ne laisse jamais les autres voir nos véritables états, il s’agit là de fourberie. J’ai repensé à mon comportement et j’ai compris que c’était exactement ce que j’avais fait durant cette période. Depuis que j’avais entendu la dirigeante dire qu’elle voulait me cultiver, je m’étais mise à me soucier de l’image qu’elle avait de moi. Quand elle m’avait posé des questions sur mon état, alors que je n’avais clairement aucune entrée dans la vie à ce moment-là, j’avais eu peur, si j’en avais parlé, que cela anéantisse la bonne image que ma dirigeante avait de moi, je m’étais donc creusé la cervelle pour évoquer des expériences mineures et j’avais évité de discuter de mes problèmes graves, afin de dissimuler les faits réels. Quand la dirigeante nous avait demandé nos idées pour prêcher l’Évangile, j’avais eu peur d’avoir tort, et que la dirigeante cesse de me cultiver si elle voyait ma vraie valeur, alors j’avais délibérément fait semblant de réfléchir et j’avais attendu que mes sœurs partenaires parlent en premier, pour pouvoir ensuite développer leurs meilleures idées. Je m’étais encore plus déguisée, je n’avais pas osé m’ouvrir au sujet de mon état négatif, et j’avais sans cesse fait semblant d’être dans un état positif. Je vivais une vie factice. N’était-ce pas là simplement tromper les gens de façon hypocrite ? Quand j’ai compris ça, j’ai prié Dieu : « Dieu, je ne veux plus vivre dans cet état. S’il Te plaît, aide-moi à m’ouvrir au sujet de mon état et à être honnête. »

Le lendemain, Sœur Chen est venue se réunir avec nous, et je me suis ouverte au sujet de mon état. Puis nous avons lu ce passage de la parole de Dieu ensemble. Dieu dit : « Il y a maintenant beaucoup de gens qui se concentrent sur la recherche de la vérité et sont capables de rechercher la vérité quand les choses leur arrivent. Si tu souhaites résoudre les mauvais motifs et les états anormaux en toi, tu dois, pour ce faire, rechercher la vérité. Pour commencer, tu dois apprendre à t’ouvrir par l’échange basé sur les paroles de Dieu. Bien sûr, tu dois choisir le bon destinataire pour un échange ouvert : à tout le moins, tu dois choisir quelqu’un qui aime et accepte la vérité, quelqu’un dont l’humanité soit meilleure que celle de la plupart des gens et qui soit relativement honnête et droit. Naturellement, le mieux serait que tu puisses choisir quelqu’un qui comprenne la vérité, et avec qui l’échange t’aiderait. Trouver ce genre de personne à qui t’ouvrir par l’échange et résoudre tes difficultés peut être efficace. Si tu choisis la mauvaise personne, quelqu’un qui n’aime pas la vérité mais qui a simplement un don ou un talent, elle se moquera de toi et te méprisera, et elle te déshonorera. Ce ne serait pas à ton avantage. D’une part, t’ouvrir et te dévoiler, c’est là l’approche à adopter pour se présenter devant Dieu et Le prier, d’autre part, c’est la façon dont on doit échanger sur la vérité avec les autres. Ne retiens pas les choses en pensant : “J’ai des motivations et des difficultés. Mon état intérieur n’est pas bon, il est négatif. Je ne le dirai à personne. Je vais juste le retenir.” Si tu retiens toujours les choses sans les résoudre, tu deviendras de plus en plus négatif et ton état se dégradera de plus en plus. Tu ne seras pas disposé à prier Dieu. C’est une chose difficile à inverser. Par conséquent, quel que soit ton état, que tu sois négatif ou en difficulté, quels que soient tes motivations ou tes projets personnels, quoi que tu aies appris ou compris par introspection, tu dois apprendre à t’ouvrir et à échanger. Pendant que tu échanges ainsi, le Saint-Esprit œuvre. Et comment le Saint-Esprit œuvre-t-Il ? Il t’éclaire et t’illumine, et te permet de constater la gravité du problème, de prendre conscience de son origine et de son essence, puis Il te fait comprendre petit à petit la vérité et Sa volonté, et il te permet de voir le chemin de pratique et d’entrer dans la réalité de la vérité. Lorsqu’une personne peut échanger ouvertement, cela signifie qu’elle a une attitude honnête vis-à-vis de la vérité. Qu’une personne soit honnête, cela s’apprécie en fonction de son attitude vis-à-vis de la vérité » (La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours », Troisième partie). Ce n’est qu’après avoir lu ces paroles de Dieu que j’ai compris à quel point il était important de s’ouvrir et de chercher la vérité. C’est là le chemin pour entrer dans les réalités de la vérité. Être capable de s’ouvrir et d’échanger signifie qu’on a une attitude sincère envers la vérité, et qu’il s’agit d’une attitude de recherche et d’acceptation. C’est seulement en s’ouvrant et en échangeant que l’on peut recevoir l’éclairage du Saint-Esprit, et c’est seulement alors que l’on peut reconnaître ses tempéraments corrompus et résoudre ses difficultés. En réfléchissant sur moi-même durant cette période, j’ai vu que j’avais sans cesse voulu donner une image de moi parfaite à mes frères et sœurs. Avant de parler, je devais y réfléchir à deux fois pour savoir comment éviter que les autres voient dans mon jeu ou qu’ils me méprisent. Cela avait rendu ma façon de penser si compliquée. Mon état n’était clairement pas bon, mais je n’avais pas osé le révéler. C’était pitoyable et épuisant, rien d’autre que de la souffrance, mon état n’avait fait qu’empirer, et je m’étais infligée tout cela à moi-même. L’essence de Dieu est la fidélité, et Dieu aime les gens honnêtes. Quelles que soient leurs pensées, ou la corruption qu’ils révèlent, les gens honnêtes peuvent simplement s’ouvrir à leurs frères et sœurs, sans faire semblant ni se déguiser. Ces gens-là peuvent accepter l’examen de Dieu, ils sont prêts à pratiquer la vérité, et ils vivent avec intégrité. Voilà la façon dont un croyant en Dieu devrait se comporter. Ensuite, quand nous avons discuté du travail, j’ai délibérément exprimé mon point de vue, et quand je ne comprenais pas quelque chose, je cherchais avec les autres. Durant les réunions, j’ai également été capable de m’ouvrir à tout le monde au sujet de mon véritable état. Ainsi, le fardeau qui pesait sur mon cœur s’est trouvé un peu allégé.

Plus tard, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu, qui m’a aidée à comprendre l’essence de mon comportement quand j’avais sans cesse cherché à être tenue en haute estime par les autres. Dieu dit : « Quel que soit le contexte, quel que soit le devoir qu’ils accomplissent, les antéchrists essaieront de donner l’impression qu’ils ne sont pas faibles, qu’ils sont toujours forts, pleins de confiance, jamais négatifs. Ils ne révèlent jamais leur véritable stature ni leur véritable attitude envers Dieu. En fait, au fond de leur cœur, croient-ils vraiment qu’il n’y a rien qu’ils ne puissent pas faire ? Croient-ils sincèrement être exempts de toute faiblesse, de toute négativité et de toute effusion de corruption ? Absolument pas. Ils savent bien jouer la comédie, ils sont habiles à cacher les choses. Ils aiment montrer leur côté fort et honorable ; ils ne veulent pas qu’on voie ce qui, chez eux, est faible et vrai. Leur but est évident : il s’agit tout simplement de sauver la face, de protéger la place qu’ils ont dans le cœur des gens. Ils pensent que s’ils s’ouvrent aux autres sur leur propre négativité et sur leur propre faiblesse, s’ils révèlent leur côté rebelle et corrompu, cela nuira gravement à leur statut et à leur réputation : cela créera plus de problèmes que cela n’en vaut la peine. Ils préfèrent donc garder strictement pour eux leur faiblesse, leur rébellion et leur négativité. Et s’il arrive vraiment qu’un jour tout le monde voie leur côté faible et rebelle, le fait qu’ils sont corrompus et qu’ils n’ont pas changé du tout, ils continueront à jouer la comédie. Ils pensent que s’ils admettent avoir un tempérament corrompu, être une personne ordinaire, quelqu’un de petit et d’insignifiant, alors ils perdront leur place dans le cœur des gens, ils perdront la vénération et l’adoration de tous et ils auront donc complètement échoué. Et donc, quoi qu’il arrive, ils n’iront pas simplement s’ouvrir aux autres : quoi qu’il advienne, ils ne céderont leur pouvoir et leur statut à personne d’autre. Au lieu de cela, ils s’efforcent de rivaliser autant qu’ils le peuvent et ils n’abandonneront jamais. […] Si quelque chose d’important survient, et qu’on leur demande de parler de leur vision de l’événement, ils sont réticents à révéler leur point de vue, laissant plutôt les autres parler d’abord. Leur réticence s’explique. Soit ils ont un point de vue, mais craignent que celui-ci soit faux, et que les autres le contestent s’ils en parlent à voix haute, les remplissant ainsi de honte, et c’est pourquoi ils n’expriment pas leur point de vue. Soit ils n’ont pas de point de vue et, étant incapables de percevoir la question clairement, ils n’osent pas parler arbitrairement de crainte qu’on se moque de leur erreur. De ce fait, ils ne peuvent choisir que le silence. En bref, ils ne prennent pas facilement la parole pour exprimer leur point de vue, car ils craignent de se révéler pour ce qu’ils sont, que les gens puissent voir qu’ils sont démunis et pathétiques, altérant ainsi leur image auprès des autres. Donc, une fois que tous ont fini d’échanger leurs opinions, leurs pensées, leurs connaissances, ils s’emparent de quelques allégations plus nobles, plus valables, qu’ils s’approprient. Ils les synthétisent et les communiquent au groupe dans un échange, gagnant ainsi un statut élevé dans le cœur des autres. […] Tous ceux qui pensent être sans défaut et saints sont, sans exception, des imposteurs. Pourquoi dis-Je qu’ils sont tous des imposteurs ? Dites-Moi, y a-t-il une seule personne sans défaut dans l’humanité corrompue ? Y a-t-il une seule personne vraiment sainte ? (Non.) Bien sûr que non. Comment les hommes pourraient-ils être sans défaut alors qu’ils ont été si profondément corrompus par Satan et que, en outre, ils ne possèdent pas la vérité de manière innée ? Seul Dieu est saint ; l’humanité tout entière est souillée. Si une personne se présentait comme sainte, affirmait qu’elle n’avait aucun défaut, que serait cette personne ? Ce serait un diable, Satan, l’archange, un authentique antéchrist. Seul un antéchrist prétendrait être une personne sainte et sans défaut » (« Section 9 : Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie X) », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Dieu révèle que les antéchrists ne s’ouvrent jamais aux autres au sujet de leurs véritables pensées, ils y réfléchissent à deux fois avant de parler, ils dissimulent et falsifient, et ils donnent l’impression d’être parfaits et meilleurs que tous les autres parmi les gens, dans l’espoir de gagner du prestige et de profiter de ses avantages. J’ai eu l’impression que j’agissais comme eux. Dès l’instant où j’avais entendu ma dirigeante dire qu’elle voulait me cultiver, j’avais été bouffie d’orgueil. J’avais pensé que, puisque j’allais être cultivée, je devais être meilleure que le commun des mortels, et j’avais aimé sentir qu’on m’admirait et qu’on m’estimait. Et donc, dans les réunions avec la dirigeante, ou quand je m’entendais avec mes frères et sœurs, je n’avais songé qu’à conserver une bonne image dans le cœur de tout le monde, et à amener tout le monde à m’admirer. J’avais sans cesse dû bien réfléchir avant de parler, je n’avais jamais exprimé mes opinions ni exposé facilement mes défauts, et j’avais usé de ce moyen méprisable pour tromper tout le monde et m’assurer une place dans leur cœur. J’avais été si hypocrite. Avais-je eu la moindre ressemblance humaine ? Les gens doivent, avant tout, honorer Dieu, et avoir Dieu dans leur cœur, mais j’avais sans cesse voulu m’embellir, afin de paraître parfaite, pour que les gens m’admirent et aient une place pour moi dans leur cœur. J’étais si éhontée ! Je l’ai compris quand j’ai lu ces paroles de Dieu : « Y a-t-il une seule personne sans défaut dans l’humanité corrompue ? Y a-t-il une seule personne vraiment sainte ? (Non.) Bien sûr que non. Comment les hommes pourraient-ils être sans défaut alors qu’ils ont été si profondément corrompus par Satan et que, en outre, ils ne possèdent pas la vérité de manière innée ? Seul Dieu est saint ; l’humanité tout entière est souillée. Si une personne se présentait comme sainte, affirmait qu’elle n’avait aucun défaut, que serait cette personne ? Ce serait un diable, Satan, l’archange, un authentique antéchrist. Seul un antéchrist prétendrait être une personne sainte et sans défaut. » J’ai senti la majesté et la colère de Dieu dans ces paroles, qui étaient pénétrantes et effrayantes. J’ai eu l’impression d’avoir été condamnée par Dieu. Parmi tous les composants de cet univers, seul Dieu est tout-puissant. Je n’étais qu’une personne corrompue par Satan, pleine de tempéraments corrompus, mais je n’avais pas la moindre connaissance de moi-même. Je ne me conduisais pas convenablement, j’étais hypocrite, et j’essayais sans cesse d’avoir une bonne image dans le cœur des gens, pour qu’ils m’admirent. J’étais vraiment très arrogante et sans aucune honte, et pour cela, Dieu m’exécrait et me détestait ! Ce n’est qu’après être parvenue à me connaître moi-même de cette façon que j’ai vu que ce qui se cachait derrière mon image « parfaite » était méprisable, laid et sale. Maintenant, en repensant à quel point j’avais été fière et contente de moi quand mes frères et sœurs m’avaient portée aux nues, et à mon état d’esprit quand je m’étais embellie, je me suis dégoûtée moi-même, et j’ai pensé que j’avais été complètement irrationnelle. En fait, même si beaucoup de gens m’estimaient et m’approuvaient, si mon tempérament ne changeait pas, et si je ne faisais que vivre l’image hypocrite et trompeuse de Satan, et que je finissais par être rejetée, tout cela n’aurait-il pas été en vain ?

Ensuite, j’ai vu cet autre passage des paroles de Dieu. « Comment devez-vous pratiquer pour être des gens ordinaires et normaux ? Comment cela peut-il être accompli ? […] Tout d’abord, ne te laisse pas prendre à ton propre titre. Ne dis pas : “Je suis le dirigeant, je suis le chef d’équipe, je suis le superviseur, personne ne connaît mieux ce métier que moi, personne ne comprend mieux les compétences que moi.” Ne te laisse pas étourdir par ton titre autoproclamé. Dès que tu le ferais, tu te retrouverais pieds et poings liés et ce que tu dirais et ferais en serait affecté ; ta pensée et ton jugement normaux en seraient également affectés. Il faut que tu te libères des chaînes de ce statut : abaisse-toi d’abord au-dessous de cette position officielle que tu t’imagines avoir et tiens-toi à la place d’une personne ordinaire. Si tu fais cela, ton attitude deviendra normale. Tu dois également te dire : “Je ne sais pas comment faire ceci et je ne comprends pas cela non plus, je vais devoir faire des recherches et étudier” ou “Je n’en ai jamais fait l’expérience, donc je ne sais pas quoi faire.” Lorsque tu seras capable de dire ce que tu penses vraiment et de parler honnêtement, tu auras un sens normal. Les autres te connaîtront tel que tu es vraiment et auront ainsi de toi une vision normale, tu ne seras pas obligé de jouer la comédie et il n’y aura pas non plus une grande pression sur toi, et tu seras donc en mesure de communiquer normalement avec les gens. Vivre ainsi est libre et facile : quiconque trouve la vie épuisante l’a lui-même rendue épuisante. Ne fais pas semblant et ne te dissimule pas derrière une façade. Commence par parler librement de ce que tu penses au fond de toi, de tes vraies pensées, afin que tout le monde en soit conscient et les comprenne. En conséquence, tes préoccupations et les barrières et suspicions entre les autres et toi seront toutes éliminées. Tu es également entravé par autre chose. Tu te considères toujours comme le chef de l’équipe, comme un dirigeant, comme un ouvrier, ou comme quelqu’un qui a un titre et un statut : si tu dis que tu ne comprends pas quelque chose ou que tu ne peux pas faire quelque chose, ne te dénigres-tu pas ? Quand tu mets de côté ces entraves dans ton cœur, quand tu cesses de te considérer comme un dirigeant ou un ouvrier, que tu arrêtes de penser que tu es meilleur que les autres et que tu as le sentiment d’être une personne ordinaire semblable à toutes les autres, que tu trouves qu’il y a des domaines dans lesquels tu es inférieur aux autres, lorsque tu échanges sur la vérité et les questions liées au travail en adoptant cette attitude, l’effet est différent, et l’ambiance est également différente. Si, au fond de toi, tu as toujours des appréhensions, si tu te sens toujours stressé et entravé et que tu as envie de te débarrasser de ces choses, mais que tu n’y arrives pas, alors tu peux le faire avec efficacité en priant Dieu sérieusement, en réfléchissant sur toi-même, en voyant tes lacunes, en t’efforçant d’atteindre la vérité et en mettant la vérité en pratique » (« Chérir les paroles de Dieu est le fondement de la croyance en Dieu », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). J’avais toujours cru que, puisque j’allais être cultivée, je devais être la meilleure et la plus parfaite. Maintenant, je sais que ce point de vue est erroné. La maison de Dieu ne promeut et ne cultive pas les gens parfaits, les surhommes, ou les gens importants. Elle promeut et cultive les gens ordinaires, qui ont des insuffisances et qui sont corrompus. Être cultivé n’est rien de plus que l’occasion de pratiquer qu’on se donne. Cela ne signifie pas que ces gens n’ont aucune insuffisance, ou qu’ils sont meilleurs que les gens ordinaires. En fait, quel que soit le devoir que j’accomplis, et que je sois cultivée ou non, je ne suis qu’une personne ordinaire, avec sa corruption et ses insuffisances, et certaines choses me dépassent. Je dois traiter mes qualités et mes défauts correctement, apprendre à renoncer aux hautes fonctions, être capable de me présenter souvent devant Dieu pour m’examiner moi-même, et en même temps, être capable de m’ouvrir aux autres au sujet de ce que j’expose et pense, pour que tout le monde puisse voir ma corruption et mes défauts. C’est la seule façon d’être raisonnable. Autrefois, je déguisais sans cesse mes défauts et mes faiblesses, et je craignais toujours que tout le monde me méprise si ces défauts et faiblesses apparaissaient. En fait, je ne faisais que me nuire. Cela m’avait amenée à ne pas avoir une relation normale avec Dieu, mais en plus, comme les gens ne pouvaient pas voir mes défauts dans mon devoir, ils ne pouvaient pas m’aider, ni compenser ces défauts, ce qui signifiait que, quel que soit le temps que je consacrais à mon devoir, je ne pouvais jamais faire de progrès. Quand j’ai reconnu cela, j’ai voulu faire des efforts pour être honnête, comme Dieu l’exige et, comme Dieu le dit, être aussi transparente qu’un verre d’eau, être capable de dire ce qu’il y a dans mon cœur et ne plus me déguiser. Devant Dieu, j’ai prêté serment : « Je veux être une personne ordinaire et montrer mon vrai visage à tout le monde ! » Quelques jours plus tard, il a été arrangé pour moi que je fasse mon devoir dans une autre Église. J’ai repensé à tous ces moments où je m’étais déguisée quand je m’entendais avec les autres, et j’ai ressenti une tristesse et des remords indescriptibles, en pensant : « J’ai trompé mes frères et sœurs trop longtemps. Avant de partir, je dois m’ouvrir à eux et leur montrer mon vrai visage. » Pendant notre réunion, j’ai partagé l’état qui avait été le mien durant cette période, et les leçons que j’en avais tirées, et je me suis ouverte à eux au sujet de tout. Après m’être ouverte, mon vieux sentiment d’être emprisonnée a immédiatement disparu, et il a été remplacé par une profonde impression de soulagement. A ma grande surprise, j’ai découvert que non seulement mes frères et sœurs ne me méprisaient pas, mais qu’ils m’encourageaient. J’ai été submergée par l’émotion, et les larmes ont coulé sur mes joues. En rentrant chez moi, ce jour-là, j’ai eu l’impression que le soleil d’hiver réchauffait particulièrement mon corps, et j’ai adressé remerciements et louanges à Dieu dans mon cœur. Ensuite, dans mon nouveau travail, je ne me suis plus concentrée sur ma soi-disant bonne image. Chaque fois que j’avais le moindre état, la moindre difficulté, je m’ouvrais et cherchais avec les autres. Durant les réunions, je parlais de tout ce que je comprenais, et si je ne comprenais pas quelque chose, je demandais l’aide de mes frères et sœurs. Grâce à leur échange et à leur aide, j’en suis venue peu à peu à comprendre des choses que je n’avais pas comprises avant. Après m’être comportée ainsi pendant un moment, j’ai trouvé que j’avais fait des progrès dans mon devoir, et j’ai éprouvé un profond sentiment de liberté et de soulagement. J’ai également pris conscience du sentiment de sécurité et de paix qu’apportait la pratique de l’honnêteté. Du fond du cœur, je peux dire que ça m’a paru merveilleux !

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