Pourquoi j’avais toujours peur d’exprimer mon opinion

31 juillet 2025

Par Xin Chun, Chine

En mars 2024, la superviseuse est venue résumer les problèmes et échanger sur le travail avec nous. Quand nous avons discuté d’un sermon ensemble, j’ai été la première à exprimer mon opinion, mais l’opinion que j’ai exprimée était incorrecte, et j’ai ensuite exprimé deux opinions d’affilée qui étaient encore incorrectes. Je me suis sentie très embarrassée. « J’ai fait tant d’erreurs dès ma première interaction avec la superviseuse. C’est si honteux ! La sœur avec qui je travaillais a pu relever quelques problèmes, même si elle venait à peine de commencer à faire ce devoir, et pourtant je voyais encore les choses de manière incorrecte malgré le fait que j’avais été formée depuis longtemps. La superviseuse allait-elle penser que je n’étais pas aussi douée que la sœur récemment arrivée ? Je ne serai pas si prompte à exprimer mon opinion la prochaine fois. J’attendrai que tout le monde ait parlé puis je partagerai ensuite, ce sera plus sûr. » Le lendemain, alors que nous lisions un sermon ensemble, j’y ai réfléchi attentivement et j’ai relevé quelques problèmes. Cependant, je n’étais pas sûre de les percevoir correctement ou non, et je me suis dit : « Cette fois, je dois être intelligente. Je vais d’abord écouter comment les autres l’évaluent. Ensuite, quand j’échangerai, je regrouperai les points de vue de chacun. Agir ainsi est plus fiable, et cela fera aussi croire à tous que je suis capable d’identifier les problèmes et que mon calibre n’est pas mauvais. » Mais le temps passait et personne ne disait rien. J’ai vu du coin de l’œil qu’ils étaient encore plongés dans leurs pensées, et j’ai commencé à réfléchir : « Bien que cela fasse déjà un bon moment, je ne peux pas être la première à prendre la parole. Ce serait tellement embarrassant si je disais encore quelque chose d’incorrect. » Alors, j’ai fait semblant de réfléchir sérieusement au problème. Ce n’est qu’après un long moment que quelques sœurs ont commencé à s’exprimer. Après que tout le monde a fini de partager son opinion, j’ai combiné leurs opinions avec la mienne et j’en ai discuté avec eux. J’étais très nerveuse en parlant, craignant que mon avis soit incorrect et que je perde encore la face. Plus tard, l’analyse de la superviseuse a globalement concordé avec mon opinion. J’étais secrètement heureuse au fond de mon cœur, et je sentais que j’avais réussi à préserver une certaine fierté. Mais deux jours plus tard, la superviseuse a remarqué que nous n’étions pas actives dans l’expression de nos opinions lors des discussions sur les sermons ; que nous remettions les choses à plus tard et que nous perdions beaucoup de temps. Elle a exposé nos problèmes. J’ai alors réfléchi au fait que je faisais ce devoir depuis longtemps, et que j’étais la cheffe d’équipe. J’aurais dû échanger activement et mener chacun dans la discussion, mais je ne le faisais pas, même lorsque j’avais des opinions. N’étais-je pas simplement en train de perdre du temps ? Plus tard, lorsque nous avons de nouveau discuté des sermons, j’ai pris l’initiative d’exprimer mes opinions, en discutant de tous les problèmes que j’avais repérés. Cependant, lorsque je ne parvenais pas à comprendre certains problèmes et que mes commentaires étaient incomplets et inexacts, je me sentais vraiment embarrassée. Après avoir exprimé mon opinion à plusieurs reprises, je suis redevenue passive, attendant toujours d’être la toute dernière pour prendre la parole. J’avais aussi de plus en plus peur de discuter des sermons, craignant constamment que mes lacunes soient exposées. Chaque fois que j’exprimais mon opinion, je me sentais sous une forte pression, et il m’est même venu à l’esprit que je ne voulais pas faire ce devoir.

Un jour, alors que nous discutions des problèmes présents dans les sermons, la superviseuse m’a appelée nommément pour que je prenne la parole en premier. Je n’ai rien dit. La superviseuse a dit : « Tu es la cheffe d’équipe. Pourquoi ne prends-tu jamais l’initiative d’échanger ? N’as-tu aucune opinion, ou bien es-tu contrainte par ton tempérament corrompu ? » Ensuite, la superviseuse a trouvé un passage des paroles de Dieu : « La coopération harmonieuse est un principe de pratique dans l’accomplissement de son devoir. Tant que tu y mets tout ton cœur, tous tes efforts et ton dévouement, et que tu offres tout ce que tu peux faire, tu accomplis bien ton devoir. Si tu as une pensée ou une idée, parles-en aux autres : ne la garde pas pour toi et ne la dissimule pas. Si tu as des suggestions à faire, fais-les ; les idées qui sont en accord avec la vérité, d’où qu’elles viennent, doivent être acceptées et obéies. Fais cela, et tu auras réussi une coopération harmonieuse. Voilà ce que signifie accomplir son devoir avec dévouement. Dans l’accomplissement de ton devoir, tu n’es pas tenu de tout assumer toi-même, tu n’es pas non plus tenu de te tuer à la tâche, ni d’être “la seule fleur à s’épanouir”, ou un électron libre : au lieu de cela, tu es tenu d’apprendre à coopérer avec les autres en harmonie et de faire tout ton possible, de t’acquitter de tes responsabilités, d’y consacrer tous tes efforts. Voilà ce que signifie accomplir ton devoir. […] Tu n’as peut-être pas beaucoup de force à offrir, mais si tu es capable de coopérer avec les autres et d’accepter des suggestions appropriées, et si tu as les bonnes intentions et que tu peux protéger le travail de la maison de Dieu, alors tu es une personne correcte. Parfois, avec une seule phrase, tu peux résoudre un problème et apporter un avantage à tout le monde ; parfois, lorsque tu as échangé sur une seule déclaration de la vérité, tout le monde a un chemin pour avancer et est capable de coopérer harmonieusement, tous font des efforts ensemble, unis dans leur cœur, et partagent les mêmes points de vue et opinions, et ainsi le travail est particulièrement efficace. Même si personne ne se rappelle que tu as joué ce rôle et que tu n’as pas l’impression d’avoir fait beaucoup d’efforts, aux yeux de Dieu, tu seras une personne qui pratique la vérité, une personne qui agit selon les principes. Dieu Se souviendra de ce que tu as fait. C’est là ce qu’on appelle accomplir son devoir avec dévouement » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, Le bon accomplissement de son devoir requiert une coopération harmonieuse). La superviseuse a échangé en disant : « Dieu exige que nous coopérions harmonieusement, que nous ayons de bonnes intentions et que nous préservions le travail de l’Église lorsque nous faisons nos devoirs. Par exemple, lorsque nous discutons des sermons ensemble, nous devrions prendre l’initiative de parler de tous les problèmes que nous repérons, nous ouvrir avec un cœur simple et honnête et apprendre des forces des uns et des autres pour combler nos faiblesses. Même si nous n’échangeons pas dessus de manière aussi exhaustive que d’autres, au moins, nos intentions sont correctes, et nous pratiquons la vérité dans ce processus. Si nous nous couvrons et nous déguisons sans cesse, en protégeant nos intérêts personnels, Dieu n’aime pas les gens qui font cela. En outre, cela fait déjà un certain temps que nous travaillons ensemble maintenant, et nous nous comprenons tous. Si nous nous contentons de continuer à nous cacher ou à nous déguiser, en pensant que si nous gardons le silence, les autres ne verront pas nos lacunes, c’est faire preuve d’une grande stupidité. Non seulement nous ne ferons aucun progrès en ce qui concerne les vérités-principes, mais nous entraverons aussi l’accomplissement de notre devoir. Si cela continue sur une longue période, nous perdrons l’œuvre du Saint-Esprit. » En entendant l’échange de la superviseuse, mon visage s’est enflammé d’embarras, et j’ai eu le cœur transpercé. Cela faisait longtemps que je faisais mon devoir au sein de cette équipe, et peu importe le nombre de problèmes que je pouvais repérer, je devais m’ouvrir avec un cœur simple et honnête pour en parler, en menant tout le monde dans une discussion active. C’est faire preuve de considération pour le travail et c’est une manifestation de la pratique de la vérité. Pourtant, je ne tenais compte que de ma fierté, incapable de traiter mes propres lacunes correctement. Je pensais qu’exprimer mes propres opinions et idées en premier exposerait mes lacunes, ce qui donnerait l’impression que j’avais un calibre médiocre. J’attendais donc que tous aient fini d’exprimer leurs opinions avant de les combiner avec ma propre compréhension. De cette façon, je pouvais être plus exhaustive et plus précise, afin que les gens m’admirent et que je fasse bonne figure. En tant que cheffe d’équipe, je n’ai pas tenu compte du travail, et j’avais honte lorsque je commettais des erreurs, alors j’ai cherché par tous les moyens à les couvrir et à me déguiser pour que personne ne voie clair en moi. En conséquence, je me suis contentée d’attendre passivement pendant qu’on discutait des problèmes, ralentissant l’avancée du travail. Je ne faisais pas du tout mon devoir. Au lieu de ça, je profitais de l’occasion de discuter des sermons pour me mettre en valeur et faire en sorte que les autres m’admirent. J’étais toujours la dernière à donner mon avis. Même si les opinions que j’exprimais étaient plus exhaustives et que je sauvais la face, je n’arrivais pas à découvrir mes propres lacunes et je pensais même que j’étais douée pour évaluer les problèmes. En fait, tout le monde savait quel était mon calibre, mais je jouais tout de même la comédie et j’admirais ma propre performance, comme un clown. J’étais vraiment trop stupide !

La nuit venue, j’ai prié Dieu : « Cher Dieu, pendant cette période, j’ai constamment vécu pour l’orgueil et le statut, et j’ai toujours eu peur d’exprimer mes opinions. Cependant, je n’ai encore aucune compréhension de ma corruption. Je Te supplie de me conduire vers la compréhension de mes problèmes. » Après avoir prié, je me suis souvenue d’un passage des paroles de Dieu que j’avais lu auparavant, et je l’ai cherché pour y réfléchir. Dieu dit : « Certaines personnes parlent rarement, car elles ont un calibre médiocre ou sont simples d’esprit, ou encore n’ont pas de pensées complexes, mais lorsque les antéchrists parlent rarement, ce n’est pas pour la même raison ; c’est un problème de tempérament. Ils parlent rarement lorsqu’ils rencontrent d’autres personnes et n’expriment pas facilement leurs points de vue sur les sujets abordés par les autres. Pourquoi n’expriment-ils pas leurs points de vue ? Tout d’abord, ils sont sans aucun doute dépourvus de la vérité et incapables de percer à jour les choses. S’ils parlent, ils pourraient faire des erreurs et être percés à jour ; ils craignent d’être méprisés, alors ils font semblant d’être silencieux et feignent la profondeur, ce qui rend difficile pour les autres de les jauger et leur donne même l’impression qu’ils sont sages et distingués. De cette façon, les gens n’osent pas sous-estimer les antéchrists, et voyant leur apparence calme et posée, ils les tiennent même en haute estime, n’osant absolument pas leur manquer de respect. C’est l’aspect sournois et malveillant des antéchrists. Ils n’expriment pas facilement leurs points de vue parce que la plupart de leurs points de vue ne sont pas conformes à la vérité, mais sont des notions et de l’imagination humaines, totalement impropres à être révélées au grand jour. Ils restent donc silencieux. Intérieurement, ils espèrent aussi obtenir une certaine lumière qu’ils pourront dispenser pour faire en sorte que les autres les tiennent en haute estime, mais étant donné que cela leur fait défaut, ils restent silencieux et cachés pendant l’échange sur la vérité, se tapissant dans l’ombre tels des fantômes attendant une occasion. Quand ils trouvent d’autres personnes qui expriment la lumière, ils imaginent des moyens de se l’approprier, l’exprimant d’une autre manière pour se mettre en valeur. Voilà à quel point les antéchrists sont rusés. Quoi qu’ils fassent, ils s’efforcent de se démarquer et d’être supérieurs, car ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils se sentent satisfaits. S’ils n’en ont pas l’occasion, ils font d’abord profil bas et gardent leurs opinions pour eux. Telle est la ruse des antéchrists. Par exemple, lorsqu’un sermon est communiqué par la maison de Dieu, certaines personnes disent que cela ressemble aux paroles de Dieu, et d’autres pensent que cela ressemble davantage à un échange du Supérieur. Les gens au cœur relativement simple disent ce qu’ils pensent, mais les antéchrists, même s’ils ont une opinion à ce sujet, la gardent dissimulée. Ils observent et sont prêts à suivre le point de vue de la majorité, mais en réalité, ils ne peuvent pas saisir eux-mêmes intégralement la question. De telles personnes sournoises et rusées peuvent-elles comprendre la vérité ou avoir un réel discernement ? Que peut percer à jour quelqu’un qui ne comprend pas la vérité ? Il ne peut rien percer à jour. Certaines personnes sont incapables de percer à jour les choses, mais elles prétendent être profondes ; en fait, elles manquent de discernement et craignent que les autres ne les percent à jour. L’attitude correcte dans de telles situations est la suivante : “Nous ne pouvons percer à jour cette affaire. Puisque nous ne savons pas, nous ne devrions pas parler à la légère. Prononcer des paroles erronées peut avoir un impact négatif. Je vais attendre et voir ce que dit le Supérieur.” N’est-ce pas là parler honnêtement ? C’est un langage si simple, et pourtant, pourquoi les antéchrists ne prononcent-ils pas ces paroles ? Ils ne veulent pas être percés à jour ; ils savent ce qu’ils valent, mais secrètement, ils ont toujours une intention méprisable : faire en sorte que les autres les tiennent en haute estime. N’est-ce pas ce qui est le plus dégoûtant ? » (La Parole, vol. 4 : Exposer les antéchrists, Point 6). Dieu a exposé que les antéchrists sont rusés et sournois. Quand ils ont l’habitude de ne pas beaucoup parler, ce n’est pas parce qu’ils sont simples d’esprit et n’ont pas d’idées. C’est plutôt parce qu’ils n’ont tout simplement pas la vérité et ne peuvent pas percer les choses à jour. Cependant, ils font semblant d’être profonds pour ne pas révéler leurs propres lacunes. Ils attendent une occasion de voler les idées et les compréhensions des autres pour se mettre en valeur et se faire valoir. Leur nature est trop malveillante ! Mon état était exactement ce que Dieu a exposé. Quand j’ai vu que je révélais tant de lacunes, bien que je fasse des devoirs textuels depuis longtemps, j’ai craint que mes frères et sœurs me méprisent et j’ai eu peur de faire d’autres erreurs et de me ridiculiser à nouveau. Par conséquent, en discutant des problèmes, je n’ai pas échangé sur mes propres opinions, même quand j’en avais clairement, et je faisais même semblant de réfléchir sérieusement, en retardant délibérément jusqu’à être la dernière pour pouvoir combiner les opinions de tout le monde. De cette façon, même si l’avis que j’exprimais était erroné, alors tout le monde aurait également tort et je ne perdrais pas la face. Si j’avais raison, alors ce que je disais serait meilleur et plus complet que ce que mes sœurs disaient. Cela montrerait à tout le monde que, bien que je sois jeune, j’ai un bon calibre et je peux évaluer les problèmes, ce qui me permettrait de me faire bien voir. En fait, je ne vois pas les problèmes de manière globale, et mon calibre est médiocre, mais je ne pouvais pas faire face à cela correctement. Je voulais constamment me déguiser en une personne de bon calibre pour tromper et fourvoyer les gens. J’étais vraiment si malveillante et fourbe. Ce que j’avais révélé était le tempérament d’un antéchrist, qui suscite le dégoût et la répulsion de Dieu !

Pendant mes dévotions, j’ai lu un passage des paroles de Dieu et j’ai gagné une certaine compréhension de la cause profonde de mon état. Dieu Tout-Puissant dit : « Lorsque les aînés de ta famille te disent souvent : “Un homme a besoin de sa fierté tout comme un arbre a besoin de son écorce”, c’est pour que tu accordes de l’importance à ta bonne réputation, au fait de vivre de manière respectable et d’éviter de faire des choses qui t’apporteraient la disgrâce. Alors, ce dicton guide-t-il les gens de manière positive ou négative ? Peut-il te guider vers la vérité ? Peut-il t’amener à comprendre la vérité ? (Non.) Il ne le peut absolument pas ! Ce que Dieu exige des gens, c’est qu’ils soient honnêtes. Lorsque tu as transgressé, ou fait quelque chose de mal, ou fait quelque chose qui est rebelle vis-à-vis de Dieu et va à l’encontre de la vérité, tu dois réfléchir sur toi-même, prendre conscience de ton erreur et disséquer tes tempéraments corrompus ; ce n’est qu’ainsi que tu pourras atteindre le vrai repentir, et agir ensuite conformément aux paroles de Dieu. Quel genre d’état d’esprit les gens doivent-ils posséder pour pratiquer l’honnêteté ? Y a-t-il une contradiction entre l’état d’esprit requis et le point de vue illustré par le dicton : “Un homme a besoin de sa fierté tout comme un arbre a besoin de son écorce” ? (Oui.) En quoi consiste cette contradiction ? Le dicton : “Un homme a besoin de sa fierté tout comme un arbre a besoin de son écorce” dit aux gens d’accorder de l’importance au fait de se montrer sous leur meilleur jour et de faire davantage de choses qui donnent une bonne image d’eux – au lieu de faire des choses mauvaises ou déshonorantes qui exposent leur côté laid – et d’éviter de mener une vie qui ne soit pas respectable ni digne. Pour préserver sa fierté, pour se faire bien voir, on ne peut pas parler de soi-même comme de quelqu’un de complètement inutile, et encore moins parler aux autres de son côté sombre et de ses aspects honteux, car il faut vivre une vie respectable et digne, et pour avoir de la dignité, il faut avoir de la fierté, et pour avoir de la fierté, il faut faire semblant et s’enjoliver. Cela n’est-il pas incompatible avec le fait d’être une personne honnête ? (Si.) Lorsque tu es une personne honnête, tu as déjà abandonné le dicton “un homme a besoin de sa fierté tout comme un arbre a besoin de son écorce”. Si tu veux être une personne honnête, n’accorde pas d’importance à ton image : l’image d’une personne ne vaut pas un centime. En présence de la vérité, il faut s’exposer, ne pas faire semblant ni donner une fausse image de soi. Il faut révéler à Dieu ses vraies pensées, les erreurs que l’on a commises, les aspects qui violent les vérités-principes, et ainsi de suite, et aussi mettre ces choses à nu devant ses frères et sœurs. Il ne s’agit pas de vivre pour son orgueil, mais plutôt de vivre pour être une personne honnête, de vivre pour poursuivre la vérité, de vivre pour être un véritable être créé et de vivre pour satisfaire Dieu et être sauvé. Mais lorsque tu ne comprends pas cette vérité et que tu ne comprends pas les intentions de Dieu, les choses qui sont conditionnées en toi par ta famille ont tendance à prévaloir dans ton cœur. Donc, quand tu fais quelque chose de mal, tu le dissimules et tu fais semblant, pensant : “Je ne peux pas parler de cela à quiconque et je ne permettrai pas non plus à quiconque d’autre qui est au courant d’en parler aux gens. Si l’un d’entre vous le dit à quelqu’un, je ne le laisserai pas s’en tirer facilement. Ma fierté passe avant tout. On ne vit pour rien d’autre que pour sa fierté, qui est plus importante que toute autre chose. Si une personne est dépourvue de fierté, elle perd toute sa dignité. Tu ne peux donc pas t’exprimer honnêtement, tu dois faire semblant, tu dois dissimuler les choses, sans quoi tu n’auras plus de fierté ni de dignité, et ta vie ne vaudra rien. Si personne ne te respecte, alors tu ne vaux rien, tu n’es qu’un déchet sans valeur.” Est-il possible d’atteindre le fait d’être une personne honnête en pratiquant de cette façon ? Est-il possible de se mettre à nu et de se disséquer ? (Non.) De toute évidence, en faisant cela, tu te conformes au dicton “un homme a besoin de sa fierté tout comme un arbre a besoin de son écorce” que ta famille a conditionné en toi. Cependant, si tu abandonnes ce dicton pour poursuivre la vérité et mettre en pratique la vérité, il cessera de t’affecter et d’être ta devise ou le principe de tes actions, et au lieu de cela, ce que tu feras sera exactement le contraire de ce dicton : “Un homme a besoin de sa fierté tout comme un arbre a besoin de son écorce.” Tu ne vivras pas pour ta fierté, ni pour ta dignité, mais tu vivras plutôt pour poursuivre la vérité et pour être une personne honnête, pour chercher à satisfaire Dieu et vivre comme un véritable être créé. Si tu adhères à ce principe, tu auras abandonné les choses que ta famille t’a inculquées » (La Parole, vol. 6 : Sur la poursuite de la vérité, Comment poursuivre la vérité (12)). Après avoir lu les paroles de Dieu, je me suis souvenue que ma mère m’avait enseigné depuis mon enfance qu’il fallait préserver son image dans la vie et ne jamais montrer ses défauts aux personnes extérieures, sous peine d’être méprisé. À partir de ce moment-là, le poison satanique selon lequel « un homme a besoin de sa fierté tout comme un arbre a besoin de son écorce » était profondément enraciné dans mon cœur. Je croyais qu’il fallait sauver la face dans la vie, et ne surtout pas exposer ses propres lacunes et défauts à la légère ; si on le faisait, on se dévaloriserait et on perdrait son intégrité ou sa dignité. Contrôlée par ces pensées et ces opinions, j’accordais une attention particulière au fait de préserver mon image, et je n’exposais jamais avec désinvolture mes propres défauts et lacunes, essayant même de trouver des moyens de les masquer et de les dissimuler. Par exemple, lorsque j’étais à l’école, même si je ne comprenais manifestement pas très bien certaines questions, j’avais peur de perdre la face et d’être dévalorisée si je posais des questions aux autres, alors je ne posais pas de questions. Maintenant, c’était la même chose quand je faisais mon devoir. Quand tout le monde discute des problèmes ensemble, c’est pour échanger sur nos compréhensions et nos points de vue respectifs. Nous devrions parler dans la mesure de notre compréhension. Plus nous échangeons, plus nous devenons lucides et plus nous voyons les problèmes de manière globale. C’est bénéfique pour le travail et ça peut aussi compenser les lacunes de chacun. Cependant, j’avais peur que si je faisais trop d’erreurs, cela me donnerait l’air d’avoir un calibre médiocre. Alors quand j’exprimais mes opinions, je me montrais très prudente ; je devais réfléchir plusieurs fois à une phrase dans ma tête avant de la prononcer, craignant de me ridiculiser si je n’étais pas prudente. Je ne parvenais manifestement pas à avoir une vision globale des problèmes, mais je n’osais pas exprimer mes opinions avec sincérité. Je souhaitais même m’approprier la compréhension et les opinions des autres afin d’atteindre mon objectif d’être admirée. Lorsque la superviseuse me demandait de prendre l’initiative dans l’échange, je préférais faire perdre du temps et retarder l’avancement plutôt que d’échanger de manière proactive. Exprimer mon opinion me semblait très douloureux, et j’ai même envisagé d’abandonner mon devoir. J’accordais plus d’importance au fait de sauver la face qu’à faire mon devoir et à pratiquer la vérité. J’ai vu que vivre selon ces poisons sataniques m’avait rendue particulièrement égoïste et fourbe, j’avais toujours l’impression que m’ouvrir avec simplicité risquait de me ridiculiser et que si j’exprimais une opinion erronée, cela serait très gênant. Cependant, Dieu ne voit pas les choses ainsi. Dieu veut que nous soyons des personnes honnêtes, que nous mettions à nu nos vraies pensées et que nous échangions autant que nous comprenons, pour nous conduire avec franchise ; ce n’est qu’alors que nous pourrons vivre avec dignité et intégrité. J’ai beaucoup de lacunes et de défauts, et grâce à l’échange de tous, mes lacunes peuvent être comblées. C’est en fait une bonne occasion pour moi de comprendre la vérité. Cependant, j’ai toujours cherché à sauver la face et j’ai été négative et passive, perdant ainsi de nombreuses occasions de gagner la vérité. Je me faisais du mal !

Plus tard, j’ai continué à chercher concernant mes propres problèmes, et un chemin de pratique est devenu plus clair. J’ai lu les paroles de Dieu : « Pour être une personne honnête, tu dois d’abord mettre ton cœur à nu afin que tout le monde puisse le voir, voir tout ce que tu penses et contempler ton vrai visage. Tu ne dois pas essayer de te déguiser ni de te dissimuler. Alors seulement, les autres te feront confiance et te considéreront comme une personne honnête. C’est la pratique la plus fondamentale, et une condition préalable pour être une personne honnête. Si tu fais toujours semblant, feignant toujours la sainteté, la noblesse, la grandeur et un grand caractère, cachant ta corruption et tes défauts aux autres, leur présentant une fausse image, et leur faisant croire que tu es droit, grand, prêt à te sacrifier, juste et désintéressé, n’y a-t-il pas là de la fourberie et de la tromperie ? Avec le temps, les gens ne finiront-ils pas par te percer à jour ? Alors, ne sois pas hypocrite et ne te cache pas derrière une façade. Au contraire, sois simple et ouvert, et apprends à te mettre à nu : mets ton cœur à nu pour que les autres le voient. Si tu peux mettre à nu toutes tes pensées et toutes les choses que tu veux faire – qu’elles soient positives ou négatives – pour que les autres les voient, ne fais-tu pas alors preuve d’honnêteté ? […] Est-ce facile à faire ? Cela nécessite une période d’entraînement, ainsi que de prier fréquemment et de s’en remettre à Dieu. Tu dois t’entraîner à dire les paroles de ton cœur simplement et ouvertement en toutes choses. Avec ce genre d’entraînement, tu peux faire des progrès. Si tu rencontres une difficulté majeure, tu dois prier Dieu et chercher la vérité ; tu dois mener un combat dans ton cœur et triompher de la chair, jusqu’à ce que tu puisses mettre la vérité en pratique. En t’entraînant petit à petit de cette façon, ton cœur s’ouvrira progressivement. Tu deviendras de plus en plus pur et simple, et tes paroles et tes actions auront un effet différent d’auparavant. Tu auras de moins en moins recours au mensonge et à la tromperie, et tu pourras vivre devant Dieu. Tu seras alors, pour l’essentiel, devenu une personne honnête » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, La pratique la plus fondamentale pour être une personne honnête). « Les personnes honnêtes peuvent prendre leurs responsabilités. Elles ne considèrent pas leurs propres gains et pertes, elles se contentent de sauvegarder le travail et les intérêts de la maison de Dieu. Elles ont un cœur bon et honnête qui est comme un bol d’eau claire dont on peut voir le fond d’un coup d’œil. Il y a aussi de la transparence dans leurs actions » (La Parole, vol. 5 : Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers, Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers (8)). Grâce aux paroles de Dieu, j’ai compris que lorsqu’on échange lors des réunions ou que l’on discute du travail dans l’Église, il faut avoir le cœur simple, être ouvert et être une personne honnête, sans tenir compte de sa propre fierté ou de ses propres intérêts, ni dissimuler ou déguiser qui l’on est. Lorsque l’on constate des problèmes dans son devoir, il faut s’ouvrir et en parler, et ne pas avoir peur de donner son avis. C’est bénéfique pour le travail de l’Église, et les frères et sœurs peuvent se compléter. Auparavant, j’étais constamment contrainte par ma fierté et n’osais pas exprimer mes opinions. Chaque fois que nous discutions des sermons, je ressentais une grande pression. Je craignais d’exposer mes lacunes, alors je tardais à exprimer mon opinion, retardant ainsi l’avancement à maintes reprises. Non seulement je ne progressais pas, mais en plus Dieu me détestait. C’était le fruit amer de la non-pratique de la vérité ! J’ai pensé à ce que le Seigneur Jésus avait dit : « Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Matthieu 18:3). Dieu aime les personnes honnêtes. Si je ne peux pas être aussi simple et honnête qu’un petit enfant, je ne serai pas sauvée. Pendant cette période, je priais souvent Dieu, Le suppliant de scruter mon cœur et de me donner de la foi et de la force. J’étais disposée à laisser de côté ma fierté et mes intérêts, à pratiquer la vérité et à être une personne honnête, en m’exprimant dans la mesure de ma compréhension, en m’ouvrant avec simplicité et en ne protégeant plus ma propre fierté et mon statut.

Peu après, j’ai été affectée à un autre poste où je devais faire des devoirs textuels. Une fois, alors que nous discutions d’un sermon, je n’arrivais pas à percer à jour clairement un problème dans celui-ci. Après l’avoir lu plusieurs fois, j’étais encore un peu confuse, alors j’ai hésité à donner mon avis. Au fil du temps, je devenais de plus en plus anxieuse. Je me suis dit : « Je ne suis pas encore très au clair sur cette question. Devrais-je m’exprimer à ce sujet ? Il y a souvent eu des écarts dans les opinions que j’ai exprimées récemment lors de discussions sur les sermons. Et si je disais encore quelque chose d’incorrect ? Que penseront de moi la superviseuse et la sœur avec qui je travaille ? Penseront-elles que mon calibre est assez médiocre et que je ne suis pas à la hauteur de ce devoir ? Je devrais peut-être attendre que la sœur avec qui je travaille parle en premier. Je vais écouter son opinion et décider ensuite si je dois m’exprimer. » Cependant, j’ai alors pensé que si je retardais encore, ce serait une perte de temps. J’ai prié silencieusement dans mon cœur, suppliant Dieu de calmer mon cœur afin de pouvoir cesser d’être liée par la fierté et d’échanger dans la mesure de ma compréhension. Je me suis souvenue des paroles de Dieu : « Ne sois pas hypocrite et ne te cache pas derrière une façade. Au contraire, sois simple et ouvert, et apprends à te mettre à nu : mets ton cœur à nu pour que les autres le voient » (La Parole, vol. 3 : Discours de Christ des derniers jours, La pratique la plus fondamentale pour être une personne honnête). « Les personnes honnêtes peuvent prendre leurs responsabilités. Elles ne considèrent pas leurs propres gains et pertes, elles se contentent de sauvegarder le travail et les intérêts de la maison de Dieu. Elles ont un cœur bon et honnête qui est comme un bol d’eau claire dont on peut voir le fond d’un coup d’œil. Il y a aussi de la transparence dans leurs actions » (La Parole, vol. 5 : Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers, Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers (8)). Les paroles de Dieu m’ont donné de la force dans mon cœur. Même si je ne parvenais pas à percer ce problème, j’avais tout de même ma propre opinion. Je devais faire preuve de courage, dire ce que je pensais et cesser de me cacher et de me dissimuler. J’ai donc partagé mes opinions et j’ai parlé de ma confusion. La superviseuse a discuté de certains détails de mes opinions et, grâce à cela, le problème qui me troublait a été résolu et j’ai également pris conscience de mes propres insuffisances et lacunes. J’étais très contente d’avoir exprimé mes opinions et mes pensées, sinon je serais encore confuse au sujet de ce problème. Même si faire ce pas a révélé mes lacunes, cela m’a aussi aidée à les compenser. Par la suite, en communiquant sur le travail ou en discutant des sermons, je renonçais consciemment à ma fierté et parlais dans la mesure de ma compréhension. Même si cela a révélé beaucoup de mes lacunes et défauts, et que j’ai perdu un peu la face, je suis devenue beaucoup plus au clair sur les vérités-principes pertinentes, et mon efficacité à faire mon devoir s’est beaucoup améliorée. J’ai maintenant fait l’expérience que pratiquer la vérité et être une personne honnête m’a apporté beaucoup de bienfaits. Je ne suis plus empêtrée dans tant de fardeaux quand je fais mon devoir, et mon esprit est devenu beaucoup plus simple. Le peu de pratique et d’entrée que j’ai gagné est le résultat de l’éclairage et de la direction des paroles de Dieu. Dieu soit loué !

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