À quoi bon toute cette souffrance ?

13 octobre 2022

Par Xi’en, Italie

Après être devenue croyante, j’ai vu que bien des dirigeants enduraient de vraies épreuves. Ils travaillaient sans cesse, faisaient leur devoir qu’il pleuve ou qu’il vente, et les frères et sœurs les admiraient. Moi aussi, je les admirais, et j’espérais devenir un jour capable de souffrir et de payer un prix, comme eux, et gagner ainsi l’admiration des autres. J’étais donc enthousiaste dans ma poursuite. Plus tard, j’ai été élue dirigeante d’Église. Chaque jour, j’étais très occupée par mon devoir. On me louait parce que je gérais bien les épreuves, alors que j’étais si jeune, et on disait que je poursuivais la vérité. J’étais ravie chaque fois que j’entendais ça, et je me disais que mes efforts en valaient la peine. Ensuite, l’étendue de mes responsabilités et ma charge de travail ont augmenté. J’ai vu que les sœurs avec lesquelles je travaillais étaient capables de souffrir et de payer un prix. Elles se couchaient toujours très tard, et allaient parfois aux réunions le ventre vide, n’ayant pas eu le temps de se restaurer. Leurs hôtes les louaient, parce qu’elles portaient un fardeau et savaient endurer les épreuves. J’ai pensé que si les frères et sœurs aimaient ce genre de personnes, Dieu devait certainement les aimer aussi. Alors j’ai commencé à faire mon devoir jusque tard dans la nuit. Mais au bout d’un moment, mon corps ne l’a plus vraiment supporté. Passé minuit, je me mettais à somnoler. Mais quand je voyais les autres sœurs continuer à travailler, j’étais gênée à l’idée d’aller me coucher, j’avais peur qu’elles disent que je me concentrais sur la chair, que je ne portais pas de fardeau. Alors je me forçais à continuer, mais j’avais constamment envie de dormir, et je n’abattais guère de travail. Malgré tout, je n’allais pas me coucher. En silence, je m’encourageais, en pensant que je ne pouvais pas me concentrer sur la chair et être méprisée par les autres. Parfois, après m’être couchée tard, je devais me lever tôt pour aller à une réunion. J’avais envie de dormir en m’y rendant en vélo, puis pendant la réunion également. L’après-midi, j’avais envie de faire la sieste, mais j’avais peur que les autres disent que je me ménageais physiquement. Chaque jour, je me forçais à veiller tard, je me poussais à le faire. Un jour, en allant à une réunion en vélo, j’ai tellement eu envie de dormir que j’ai somnolé tout du long, et que j’ai fini dans un fossé, ce qui m’a réveillée brutalement. En marchant à côté de mon vélo sur la route, je me suis demandé pourquoi ça m’était arrivé. En réfléchissant, j’ai compris que, depuis que j’avais été élue dirigeante, je n’avais fait que penser à gagner l’admiration des autres grâce à ma capacité à souffrir, et craint qu’on dise que je me concentrais trop sur la chair et que j’étais avide de confort. Cela signifiait que je ne suivais aucune routine et que je ne me reposais jamais correctement.

Un jour, j’ai lu des paroles de Dieu exposant les pharisiens, et je m’y suis comparée. La parole de Dieu dit : « Savez-vous qui sont vraiment les pharisiens ? Y a-t-il des pharisiens autour de vous ? Pourquoi appelle-t-on ces gens des “pharisiens” ? Comment décrit-on les pharisiens ? Ce sont des gens qui sont hypocrites, complètement faux et qui jouent la comédie dans tout ce qu’ils font. Quelle comédie jouent-ils ? Ils font semblant d’être bons, gentils et positifs. Est-ce ainsi qu’ils sont réellement ? Absolument pas. Étant donné qu’ils sont hypocrites, tout ce qui est manifesté et révélé en eux est faux : tout n’est que simulacre, ce n’est pas leur vrai visage. Où est caché leur vrai visage ? Il est caché au plus profond de leur cœur, pour ne jamais être vu par les autres. Tout ce qui se trouve à l’extérieur est un jeu, tout est faux, mais ils ne peuvent que tromper les gens : ils ne peuvent tromper Dieu. Si les gens ne poursuivent pas la vérité, s’ils ne pratiquent pas et n’expérimentent pas les paroles de Dieu, alors ils ne peuvent pas vraiment comprendre la vérité et donc, même si leurs paroles sonnent bien, ces paroles ne sont pas la réalité de la vérité, mais des paroles de doctrine. Certains ne font que répéter des mots de doctrine, ils singent celui qui prêche les sermons les plus élevés, avec pour résultat qu’en l’espace de quelques années seulement, leur récitation de la doctrine devient de plus en plus élevée et ils sont admirés et vénérés par beaucoup de monde, après quoi ils commencent à se camoufler et accordent une grande attention à ce qu’ils disent et font, se montrant particulièrement pieux et spirituels. Ils utilisent ces soi-disant théories spirituelles pour se camoufler. C’est tout ce dont ils parlent partout où ils vont : des choses spécieuses qui correspondent aux notions des gens, mais qui manquent de la réalité de la vérité. Et en prêchant ces choses – des choses qui correspondent aux idées et aux goûts des gens – ils dupent beaucoup de monde. Aux yeux des certains autres, ces personnes semblent très dévotes et humbles, mais en réalité c’est faux. Elles semblent tolérantes, indulgentes et aimantes, mais c’est en fait un simulacre. Elles disent qu’elles aiment Dieu, mais c’est en réalité une comédie. D’autres pensent que ces personnes sont saintes, mais en fait, c’est faux. Où peut-on trouver une personne vraiment sainte ? La sainteté humaine est toute fausse. Tout cela n’est qu’une comédie, un simulacre. Vus de l’extérieur, ces gens semblent loyaux envers Dieu, mais ils ne font qu’offrir aux autres un spectacle. Quand personne ne regarde, ils ne sont pas loyaux le moins du monde, et tout ce qu’ils font est superficiel. En surface, ils se dépensent pour Dieu et ont abandonné leurs familles et leurs carrières. Mais que font-ils en secret ? Ils mènent leur propre entreprise et exercent leur propre activité dans l’Église, en profitant de l’Église et en volant les offrandes en secret sous couvert de travailler pour Dieu […]. Ces gens sont les pharisiens hypocrites d’aujourd’hui » (« Six indicateurs de croissance de vie », dans Sermons de Christ des derniers jours). Ce que ces paroles de Dieu révélaient était vraiment incisif. Ça a été très dur pour moi. J’agissais exactement comme les pharisiens. Ils adoraient se donner en spectacle avec leurs comportements superficiels, ils priaient délibérément au coin des rues et prêchaient les paroles de Dieu, pour que les gens pensent qu’ils étaient vraiment très pieux et qu’ils aimaient Dieu. Mais, en privé, ils ne pratiquaient pas du tout les paroles de Dieu. Ils ne faisaient ça que pour la galerie, pour gagner l’admiration des autres. J’étais comme eux. J’essayais surtout d’avoir un bon comportement en apparence, pour que les frères et sœurs pensent du bien de moi. Ayant vu d’autres sœurs être capables de souffrir et de payer un prix dans leur devoir, et se faire encenser par tout le monde, je faisais tout mon possible pour devenir comme elles. Quand j’avais été choisie pour être dirigeante, en voyant les autres sœurs travailler jusque tard dans la nuit, je m’étais forcée à veiller tard, moi aussi, pour ne pas prendre de retard sur elles. J’avançais péniblement, quelle que soit ma fatigue. Je n’osais même pas faire la sieste l’après-midi, parce que je m’efforçais de me présenter comme quelqu’un capable d’endurer des épreuves. Je me déguisais à la moindre occasion, pour gagner l’admiration des frères et sœurs en ayant l’air de faire de bonnes choses. Souffrir et se dépenser de cette façon était entièrement contrefait et trompeur. J’empruntais le chemin des pharisiens : comment n’aurais-je pas dégoûté Dieu ? Après ça, je me suis efforcée d’équilibrer mon temps de travail et de repos, en allant me coucher normalement quand j’avais fini ma journée de travail. Je me suis sentie bien plus détendue ainsi.

Un an plus tard, je suis partie à l’étranger. J’ai vu que les sœurs avec lesquelles je vivais pouvaient vraiment endurer des épreuves, et travailler tard chaque nuit. Parfois, j’avais envie d’aller me coucher, après avoir terminé mon travail, mais j’avais peur qu’elles pensent que je me concentrais sur le confort. En outre, j’étais dirigeante, qu’allaient-elles penser de moi si j’allais me coucher avant les autres ? Elles diraient peut-être que je ne supportais pas la souffrance, que je ne portais pas de fardeau. Pensant de cette manière, je n’ai pas pu m’empêcher de recommencer à jouer un rôle, en me couchant tard, comme elles. Mais je commençais à avoir envie de dormir et à m’assoupir après une heure du matin. Elles me disaient d’aller me coucher plus tôt, alors je me forçais à me ressaisir et je disais : « Ça va, je peux le supporter, je me couche bientôt. » Mais ensuite, je finissais toujours par recommencer à somnoler. Parfois, je n’arrivais vraiment pas à surmonter ma fatigue, alors je posais la tête sur le bureau et je m’assoupissais un instant, mais je ne me sentais pas en paix en faisant ça. Je m’inquiétais de ce que les autres allaient dire de moi, alors je me remettais au travail en toute hâte. Pour avoir l’air de porter un fardeau, j’envoyais parfois délibérément un message collectif à une heure très avancée, pour que tout le monde sache que je me couchais tard, que je faisais mon devoir en pleine nuit. J’ai voulu acheter des compléments alimentaires, parce que j’avais des problèmes de santé, mais j’ai eu peur de ce que mes sœurs allaient dire. Penseraient-elles que je chérissais trop la chair ? Donc, je n’ai rien acheté. Un jour, lors d’une réunion, j’ai appris qu’une sœur n’était pas dans un bon état, qu’elle avait besoin d’échanges et de soutien. Mais comme elle se trouvait à l’étranger, dans un fuseau horaire différent, et qu’on était déjà au beau milieu de la nuit ici, je me suis d’abord dit que j’échangerais avec elle le lendemain. Puis j’ai pensé qu’en échangeant avec elle pendant la nuit, j’allais donner l’impression de porter un fardeau pour l’entrée dans la vie des frères et sœurs. J’ai donc appelé cette sœur, et je n’ai fini d’échanger avec elle qu’à deux heures du matin. Elle m’a dit : « Il est tard, chez toi, tu devrais aller te coucher. Ce n’est pas bon pour la santé de travailler jusque très tard dans la nuit. » J’ai été ravie de l’entendre dire ça. Du point de vue physique, c’était pénible, mais ce n’était pas inutile, car elle pensait ainsi que je portais un fardeau et assumais mes responsabilités. Ensuite, j’ai commencé à avoir toutes sortes de problèmes de santé. Un médecin m’a dit qu’ils étaient liés au manque de sommeil pendant de longues périodes. J’ai ignoré le problème et continué comme avant. Un dirigeant supérieur me disait constamment que je ne devais pas veiller tard, que le travail ne serait pas retardé si je me couchais et me levais tôt. Mais je pensais que si je me couchais tôt, on allait croire qu’en tant que dirigeante, je ne supportais pas autant d’épreuves que les autres, alors comment pourraient-ils m’admirer ? Je n’ai donc pas pris à cœur les conseils du dirigeant. Une sœur a vu que je n’allais pas bien, et a dit : « Tu dois avoir beaucoup trop de soucis. Tous ces problèmes à résoudre, et tout ce stress nuisent à ta santé. En tant que dirigeante, tu as à t’inquiéter de tant de choses. » J’ai été vraiment contente de moi quand elle a dit ça. Je me suis dit que le prix que je payais, les souffrances que j’endurais en valaient la peine si j’obtenais l’approbation des autres. Plus tard, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu, qui m’a donné une certaine compréhension du mauvais chemin que je suivais : La parole de Dieu dit : « Les antéchrists n’agissent jamais selon les principes de la vérité, ils ne pratiquent jamais la vérité, ce qui est la manifestation la plus flagrante d’un antéchrist. En dehors du statut, du prestige, des bénédictions et des récompenses, la seule chose qu’ils poursuivent est la jouissance des conforts de la chair et des signes extérieurs du statut ; et dans ce contexte, ils provoquent naturellement des perturbations. Ces faits montrent que Dieu ne chérit pas ce qu’ils poursuivent, la manière dont ils se comportent ni ce qui se manifeste en eux. Et ce ne sont absolument pas les manières d’agir ni les comportements des gens qui recherchent la vérité. Par exemple, certains antéchrists qui sont comme Paul ont assez de détermination pour souffrir lorsqu’ils accomplissent leur devoir, ils peuvent rester éveillés toute la nuit et se passer de nourriture lorsqu’ils font leur travail, ils peuvent surmonter leurs besoins physiques, la maladie et l’inconfort. Et quel est leur but en faisant tout cela ? C’est de montrer à chacun qu’ils sont capables de se mettre de côté – de faire preuve d’abnégation – quand il s’agit de la commission de Dieu, que pour eux, seul le devoir compte. Ils exposent tout cela devant les autres, ils le mettent en évidence, ils ne se reposent pas quand ils devraient le faire, ils allongent même délibérément leurs horaires de travail, se lèvent tôt et se couchent tard. Mais qu’en est-il de l’efficacité de leur travail et de l’efficacité de leur devoir, lorsque les antéchrists peinent ainsi du matin au soir ? Ces choses sont au-delà de leurs considérations. Leur seul désir est de faire tout cela devant les autres, que les autres les voient souffrir et voient comment ils se dépensent pour Dieu sans se soucier d’eux-mêmes. Quant à savoir s’ils accomplissent leur devoir et leur travail selon les principes de la vérité, ils n’y pensent pas du tout. Leurs seules préoccupations, c’est de savoir si leur bon comportement extérieur a été vu par tout le monde, si tout le monde en est conscient, s’ils ont laissé à tout le monde une impression qui leur vaudra l’admiration et l’approbation des autres, si ces gens les applaudiront lorsqu’ils partiront et s’ils les féliciteront en se disant : “Ils peuvent vraiment endurer des épreuves, leur esprit d’endurance et leur persévérance extraordinaire sont au-delà des capacités de chacun d’entre nous. Voilà quelqu’un qui poursuit la vérité, qui est capable de souffrir et de supporter un lourd fardeau, c’est un pilier dans la maison de Dieu.” En entendant cela, les antéchrists sont satisfaits. Dans leur cœur, ils se disent : “J’ai vraiment été intelligent de faire semblant comme ça, j’ai vraiment été intelligent de faire ça ! Je savais que tout le monde ne regarderait que les apparences, c’est ce que les gens aiment. Je savais que si j’agissais ainsi, je gagnerais l’approbation des gens, cela ferait qu’ils m’applaudiraient, qu’ils m’admireraient au plus profond de leur cœur, qu’ils me verraient d’un œil favorable et que plus jamais personne ne me regarderait de haut. Et s’il arrive un jour que le Supérieur découvre que je n’ai pas fait de vrai travail et qu’il me remplace, il y aura sans aucun doute beaucoup de gens qui me soutiendront, qui pleureront pour moi, me presseront de rester et parleront en mon nom.” Ils sont secrètement fiers de leur faux comportement : et cette fierté ne révèle-t-elle pas aussi la nature et l’essence d’un antéchrist ? Et de quelle essence s’agit-il ? (La méchanceté.) C’est vrai, c’est l’essence de la méchanceté » (« Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie X) », dans Exposer les antéchrists). Ces paroles de Dieu exposent l’essence d’un antéchrist comme étant quelque chose de terriblement malfaisant. Les antéchrists ne reculent devant aucune tactique pour jouer un rôle, pour faire semblant, afin d’arriver à leur but, qui est de contrôler les autres et d’être admirés. Ainsi, dans leurs devoirs, ils tergiversent délibérément, ils se couchent tard et se lèvent tôt, pour faire croire qu’ils se dévouent à Dieu. Ils triment sans cesse, se privent de manger et de dormir, négligent leurs besoins physiques, pour que les gens les admirent et les adorent. Ils finissent par amener les autres devant eux. Dieu déteste et condamne ce comportement. Je me suis sentie coupable et mal à l’aise en me comparant à ces paroles de Dieu. J’agissais exactement comme un antéchrist. Je voulais montrer que j’étais capable de supporter des épreuves, que je ne me ménageais pas, que je portais un fardeau pour mon travail, et je voulais qu’on m’admire parce que j’étais une bonne dirigeante, donc je me donnais du mal pour mettre en scène le temps que je consacrais au travail, au repos et aux repas. Je ne me reposais pas quand j’aurais dû le faire, je me couchais tard délibérément, alors que mon devoir ne l’exigeait pas. J’avais continué à le faire même quand cela m’avait valu des problèmes de santé. J’avais eu peur que les autres disent que je me souciais trop de la chair, qu’ils aient une mauvaise image de moi, alors je n’avais pas tenu compte de mes besoins physiques, ni acheté les compléments dont j’avais besoin. Je m’étais établie moi-même en étant gentille, en souffrant et en payant un prix, pour qu’on croit que je poursuivais la vérité, que j’étais assidue et dévouée à mon devoir, et que j’étais une bonne dirigeante, pour qu’on me respecte alors davantage. Mes efforts étaient tous entachés par la simulation et la tromperie. J’avais donné une bonne image de moi, j’avais égaré les autres grâce à cette fausse image. Je suivais le chemin d’un antéchrist. Je n’ai plus voulu agir ainsi, alors j’ai prié Dieu, prête à me repentir et à changer.

Puis je me suis demandé pourquoi j’avais autant essayé de montrer que je pouvais endurer des épreuves. En réfléchissant, j’ai compris que mon point de vue était erroné. J’avais toujours cru qu’être capable de souffrir et de payer un prix, sembler faire de bonnes choses, c’était pratiquer la vérité et satisfaire Dieu, et que Dieu l’approuverait. Mais j’ai vu, grâce à l’analyse qu’en faisaient les paroles de Dieu, que ce point de vue ne tenait pas la route. La parole de Dieu dit : « Que représentent les bonnes actions superficielles des humains ? Elles représentent la chair, et même les meilleures pratiques extérieures ne représentent pas la vie. Elles ne montrent que ton propre tempérament. Les pratiques extérieures de l’humanité ne peuvent pas satisfaire le désir de Dieu. […] Si tes actions n’existent qu’en apparence, cela signifie que tu es vaniteux à l’extrême. Quel genre d’humains sont ceux qui n’accomplissent que de bonnes actions superficielles et sont dépourvus de réalité ? Ceux-ci ne sont que des pharisiens et des religieux hypocrites ! Si vous ne rejetez pas vos pratiques extérieures et êtes incapables d’opérer des changements, alors ce qui constitue votre hypocrisie ne fera que grandir. Plus ces constituants seront nombreux, plus il y aura de résistance envers Dieu. Au bout du compte, de telles personnes seront sûrement éliminées ! » (« Dans la foi, on doit se concentrer sur la réalité : s’adonner à un rite religieux ne relève pas de la foi », dans La Parole apparaît dans la chair). « Aujourd’hui, il y a des gens qui, lorsqu’ils accomplissent leur devoir, travaillent de l’aube au crépuscule ou restent éveillés toute la nuit et se privent de nourriture. Ils sont capables de soumettre la chair, d’ignorer les difficultés physiques, et même de travailler quand ils sont malades. Cependant, bien qu’ils aient ces mérites et qu’ils soient de bonnes personnes, il y a encore des choses dans leur cœur qu’ils ne peuvent pas mettre de côté : le statut, le prestige et la vanité. Et s’ils ne mettent jamais ces choses de côté, sont-ils des gens qui recherchent la vérité ? La réponse est évidente. Rien n’est plus difficile que d’accomplir des changements de tempérament quand on croit en Dieu. Les gens peuvent rester célibataires toute leur vie, ils peuvent ne jamais manger de nourriture riche ni porter de beaux vêtements, ils peuvent même dire : “Peu importe si je souffre toute ma vie, ou si je suis seul toute ma vie, je vais le supporter ; avec Dieu, ces choses ne signifient rien.” Il leur est facile de surmonter et de résoudre la douleur et les difficultés de la chair. Qu’est-ce qu’il ne leur est pas facile de surmonter ? Leurs tempéraments corrompus. Les tempéraments corrompus ne sont pas résolus simplement en les surmontant. Afin d’accomplir correctement leur devoir, de satisfaire la volonté de Dieu et d’entrer dans le royaume, les gens sont capables de souffrir la douleur de la chair, mais le fait de pouvoir souffrir et de payer un prix signifie-t-il qu’il y a eu un changement dans leurs tempéraments ? Non. Pour déterminer s’il y a eu un changement dans le tempérament de quelqu’un, ne regardez pas combien de souffrances il endure, ni dans quelle mesure il se comporte bien, en apparence : au lieu de cela, vous devez regarder quels sont le point de départ, les motifs et les intentions qui sous-tendent ses actes, quels sont les principes de sa conduite et quelle est son attitude vis-à-vis de la vérité. Seule une évaluation selon ces aspects est correcte » (« On ne peut posséder l’humanité normale qu’en pratiquant la vérité », dans Sermons de Christ des derniers jours). Ces paroles de Dieu sont parfaitement claires. Même quand on semble se comporter parfaitement, cela ne signifie pas que l’on pratique la vérité, et cela ne signifie vraiment pas qu’on a changé de tempérament ou gagné l’approbation de Dieu. À l’ère de la Grâce, Paul s’est montré capable de supporter des épreuves. Il a été emprisonné et n’a pas trahi le Seigneur en s’efforçant de répandre l’Évangile. Son comportement semblait digne d’éloges. Mais ses souffrances, et le prix qu’il avait payé, visaient à faire des transactions avec Dieu. Il voulait troquer ses souffrances contre une couronne et la bénédiction du royaume de Dieu. Ses bonnes actions ne signifiaient pas qu’il était parvenu à un changement de tempérament. Il était en fait devenu de plus en plus arrogant, s’affichant sans cesse et se rendant témoignage à lui-même. Il avait même témoigné qu’il était le Christ vivant, et avait fini par être condamné et puni par Dieu. Quant à moi, je n’avais songé qu’à donner l’impression que je me comportais bien, pour qu’on m’admire, mais je n’avais pas essayé de pratiquer les paroles de Dieu ni de résoudre mes tempéraments corrompus. Par conséquent, j’étais devenue hypocrite et je n’avais pas changé mon tempérament de vie. Si j’avais continué dans cette poursuite, je n’aurais assurément pas gagné la vérité. J’aurais fini par être rejetée, comme Paul ! J’ai alors voulu changer immédiatement mes poursuites et points de vue incorrects.

Plus tard, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Dieu a donné à l’homme ce corps, et dans certaines limites, ses facultés resteront saines ; allez au-delà de ces limites ou violez certaines lois, cependant, et des choses arriveront, des gens tomberont malades. Ne contreviens pas aux lois que Dieu a établies pour l’homme. Si tu le fais, cela signifie que tu ne respectes pas Dieu et que tu es stupide et ignorant. Si tu enfreins ces lois – si tu fais du “hors-piste” – Dieu ne te protégera pas, Dieu ne prendra aucune responsabilité pour toi : Dieu méprise un tel comportement. […] Quand tu accomplis ton devoir, il est préférable de suivre les lois normales. Quand ton devoir devient prenant, ta chair doit endurer un peu de souffrance, tu dois mettre de côté tes besoins physiques, mais cela ne doit pas durer trop longtemps : ou alors, tu t’épuiseras et l’accomplissement de ton devoir deviendra inefficace. Dans de tels moments, tu dois immédiatement te reposer. Quel est le but du repos ? Il s’agit de prendre soin de ton corps afin que tu puisses mieux accomplir ton devoir. Cependant, si tu n’es pas physiquement fatigué mais que tu cherches toujours une occasion de te reposer, que ton devoir soit prenant ou non, tu n’as aucune dévotion. En plus d’être dévoué et d’accomplir correctement le devoir qui t’est confié par Dieu, tu ne dois pas non plus fatiguer ton corps. Il faut que tu saisisses ce principe. Lorsque ton devoir n’est pas prenant, programme des temps de repos. Lorsque tu te lèves le matin, pratique des dévotions spirituelles, prie, lis les paroles de Dieu et partagez la vérité des paroles de Dieu ensemble ou apprenez des hymnes, comme d’habitude. Quand ton devoir est prenant, concentre-toi sur l’accomplissement de ton devoir, pratique et expérimente les paroles de Dieu et intègre les paroles de Dieu dans ta vie réelle : cela facilitera l’accomplissement de ton devoir selon les principes de la vérité. Ce n’est qu’ainsi que tu feras vraiment l’expérience de l’œuvre de Dieu. Tels sont les types d’ajustements auxquels tu dois procéder » (Sermons de Christ des derniers jours). Lire ces paroles a été si éclairant pour moi. Dieu nous fait vivre dans le cadre des lois qu’Il a préordonnées. Nous devons travailler et nous reposer correctement, et faire notre devoir sur cette base. Quand notre travail requière de souffrir, nous devons renoncer à la chair, faire de notre mieux pour accomplir ce travail. Quand il n’est pas nécessaire de veiller tard, nous devons travailler et dormir correctement, et préserver un état normal. Alors nous pouvons être efficaces dans notre devoir. J’ai pensé à ce passage de la Bible : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement » (Matthieu 22:37-38). Dieu espère que nous penserons à Sa volonté dans notre devoir, que nous porterons sincèrement un fardeau, et ferons notre devoir de tout notre cœur. C’est la seule façon de gagner l’approbation de Dieu. En réfléchissant à ces chemins que Dieu nous a donnés, j’ai vu à quel point j’avais été stupide. Ces paroles de Dieu sont si claires, mais je ne les avais jamais mises en pratique. J’avais agi en me basant sur mes notions, mon imagination, et souffert de tas de choses insignifiantes. Alors j’ai compris que je ne pouvais plus me concentrer sur le fait de bien me comporter, et que je devais accepter l’examen de Dieu, tout faire devant Dieu, sans tenir compte de ce que les gens penseraient. Je devais faire de mon mieux dans mon devoir, voilà ce que je devais faire.

Ensuite, dans les réunions, j’ai disséqué la façon dont je m’étais égarée, et les problèmes dans ma réflexion, pour que les frères et sœurs puissent gagner en discernement. Je me suis concentrée sur la pratique des paroles de Dieu, et j’ai cessé de faire semblant. Au fil du temps, j’ai cessé de m’inquiéter de la façon dont les autres me voyaient, et de jouer un rôle. Je me suis sentie vraiment soulagée. L’expérience, m’a montré que seules les paroles de Dieu étaient la direction et le principe pour agir dans la vie, et qu’agir selon les paroles de Dieu était un véritable soulagement. Il est inutile de faire sans cesse semblant, de vivre d’une façon aussi épuisante et douloureuse. Dieu soit loué !

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