Pourquoi je ne pouvais pas me comporter honnêtement

14 octobre 2022

Par Xiaofan, Chine

Quand j’ai commencé à superviser l’abreuvement des nouveaux venus, ma partenaire, Sœur Zhang, parlait souvent de doctrine. Elle s’exaltait elle-même et s’affichait dans les réunions, et bon nombre de problèmes n’étaient pas résolus à temps. J’ai signalé son comportement aux dirigeants, qui ont investigué la situation, déterminé qu’elle n’était pas apte à superviser, et qui l’ont renvoyée. Ensuite, j’ai également transféré certains membres du groupe inadéquats, et échangé avec les frères et sœurs pour résoudre les problèmes dans leurs devoirs. Deux mois plus tard, le travail s’était amélioré, et tous se montraient proactifs dans leurs devoirs. Un jour, une lettre envoyée par les dirigeants a mentionné que notre abreuvement des nouveaux venus s’était amélioré. Mes partenaires disaient également que je faisais bien mon travail et que je savais résoudre les problèmes pratiques des frères et sœurs. Quand elles avaient des problèmes, elles venaient souvent me poser des questions. Voyant que les dirigeants m’encourageaient, et que mes partenaires me tenaient en haute estime et m’admiraient, j’ai été ravie. J’ai pensé : « On dirait bien que j’ai certaines réalités de la vérité et que je suis capable de faire un travail pratique. » Peu à peu, j’ai commencé à avoir une haute opinion de moi-même. Comme j’étais la superviseuse et la dirigeante du groupe, j’ai pensé que je devais mieux résoudre les problèmes que mes partenaires.

À ce moment-là, j’étais surtout responsable du travail d’un groupe. Je rencontrais souvent les membres pour échanger avec eux, afin de résoudre les problèmes et déviations dans le travail, et, rapidement, nos résultats se sont améliorés de façon significative. Mais les groupes que mes partenaires supervisaient ne se sont guère améliorés, en particulier le groupe supervisé par Sœur Li, dont les membres ne coopéraient pas bien et dont les problèmes restaient sans solutions. Sœur Li, très angoissée, m’a demandé : « Comment échanges-tu avec eux ? Comment obtiens-tu d’aussi bons résultats ? » J’ai répondu en décrivant mes méthodes de façon saisissante. Après avoir terminé, je me suis souvenue d’un frère au tempérament arrogant, qui coopérait mal avec les autres. Je n’avais pas complètement résolu ce problème et il fallait que je cherche et échange avec tout le monde à ce sujet. Mais je me suis dit : « Je dirige le groupe, je suis un modèle pour tout le monde, si je dis que je n’arrive pas à résoudre ce problème, que vont penser de moi mes sœurs ? Je viens de parler avec tant de satisfaction, je ne peux pas mentionner des problèmes que je ne sais pas résoudre. Si je le fais, mes sœurs ne vont-elles pas me mépriser ? » Finalement, je n’ai pas eu le courage d’aborder la question. Après ça, à plusieurs occasions, quand nous avons discuté du travail ensemble, j’ai beaucoup parlé des problèmes que je résolvais et des résultats que j’obtenais, mais sans dire un mot des difficultés qui restaient sans solutions. De ce fait, mes deux partenaires m’ont admirée et ont pensé que je savais bien résoudre les problèmes. Elles disaient même : « Tu comprends la vérité et tu possèdes ses réalités. » J’avais alors un peu de conscience, donc j’ai juste dit qu’il y avait aussi des problèmes que je n’arrivais pas à résoudre et j’ai laissé les choses se tasser.

Plus tard, un groupe s’est mis à travailler de façon inefficace. Les frères et sœurs rencontraient des difficultés dans leurs devoirs. Alors Sœur Li m’a dit : « Je les ai rencontrés plusieurs fois pour échanger, mais je ne parviens pas à résoudre leurs problèmes. Du coup, je me sens très négative. » En entendant ça, j’ai baissé la tête, et je me suis sentie très mal à l’aise, parce que j’étais aussi allée voir ce groupe plusieurs fois sans parvenir à résoudre ses problèmes. Je m’étais sentie vraiment impuissante à ce moment-là. J’avais fait de mon mieux, et je ne comprenais pas pourquoi j’avais échoué. J’ai voulu m’ouvrir au sujet de mon état, mais quand j’ai vu que Sœur Li était négative, j’ai pensé que si je m’ouvrais, moi aussi, au sujet de mes difficultés, j’allais peut-être répandre de la négativité. En outre, j’étais la cheffe de groupe. Confrontée aux problèmes, je devais tenir le coup, m’accrocher, ne pas devenir négative. C’est alors que Sœur Li m’a demandé : « Face à ces difficultés, comment devrais-je me comporter ? » Je n’ai pas su quoi lui répondre. Je n’avais aucun chemin, et je ne savais absolument pas comment échanger. Mais pour préserver ma bonne image, j’ai serré les dents et dit : « Face à ce genre de difficultés, nous devons nous fier à Dieu. Noé a eu du mal à construire l’arche, mais il a réussi en se fiant à Dieu. Nous devons être comme Noé et affronter nos problèmes sans détour. » Puis j’ai évoqué les difficultés que j’avais rencontrées dans mon devoir autrefois, et expliqué comment j’avais aidé tout le monde à surmonter les problèmes et à obtenir de bons résultats. Des sœurs dépourvues de discernement m’ont même louée pour mon expérience, mais je n’étais pas du tout satisfaite. Nous n’avions toujours pas résolu les difficultés dans nos travaux récents, alors n’avais-je pas simplement trompé les gens en disant ça ? Mais je me suis réconfortée en pensant : « Que pouvais-je dire d’autre ? En tant que cheffe de groupe, que pouvais-je faire ? Quoi qu’il arrive, je dois tenir bon ! » À mon corps défendant, j’ai dit : « Je vais m’occuper de ce problème. » Mais je ne savais absolument pas comment j’allais m’y prendre. J’ai eu l’impression d’être écrasée par une montagne, sans pouvoir m’échapper, mais je n’ai pas osé m’ouvrir ni échanger avec mes sœurs. C’est alors que Sœur Li a dit : « Les problèmes récents dans notre travail n’ont pas été résolus. Ne devrions-nous pas y réfléchir ? » Sœur Xin a ajouté à mon intention : « Nous t’admirons depuis longtemps, nous croyons que tu comprends la vérité et que tu sais résoudre les problèmes, alors nous comptons sur toi en toutes choses. Notre état n’est pas le bon. » Puis Sœur Li a dit : « C’est vrai. Depuis que nous travaillons avec toi, nous t’entendons rarement parler de ta propre corruption. Tu n’évoques que ton entrée positive. Mais à un moment comme celui-ci, où nous rencontrons tant de problèmes et de difficultés dans notre travail, nous sommes toutes deux dans un état négatif, alors que tu ne montres aucune faiblesse. Es-tu en train de te déguiser ? » Quand je l’ai entendue dire ça, mon cœur s’est serré. Tout cela venait-il du fait que je me déguisais ? Encore très désemparée, j’ai pensé : « Je suis la cheffe du groupe, si je m’ouvre et que je dis que je me sens faible, ne vais-je pas répandre de la négativité ? C’est comme à la guerre, si le général est tué, les soldats ne seront-ils pas vaincus plus vite ? » Mais ensuite, je me suis dit que mes partenaires m’admiraient et que si ça continuait, je les amènerais devant moi. Je suivais le mauvais chemin. J’ai su que je devais réfléchir sur moi-même. À ce moment-là, j’ai appris que plusieurs autres membres étaient dans un état négatif et voulaient renoncer, ce qui affectait gravement le travail. Confrontée à ces problèmes, je me suis sentie très négative. J’étais incapable de résoudre le moindre problème pratique. J’étais vraiment incapable d’assumer une commission aussi importante. Si je continuais ainsi, je ne pouvais qu’entraver le travail de l’Église. En fin de compte, je ne m’en sortais plus, alors j’ai présenté ma démission à mes dirigeants.

Après ma démission, j’ai commencé à réfléchir sur moi-même : « Pourquoi suis-je incapable de m’ouvrir et d’échanger au sujet de mes problèmes et difficultés ? Pourquoi suis-je constamment en train de me déguiser ? Pourquoi ne puis-je pas être honnête ? » Ensuite, j’ai lu ce passage des paroles de Dieu, et j’ai gagné une certaine compréhension de moi-même. Dieu dit : « Savez-vous qui sont vraiment les pharisiens ? Y a-t-il des pharisiens autour de vous ? Pourquoi appelle-t-on ces gens des “pharisiens” ? Comment décrit-on les pharisiens ? Ce sont des gens qui sont hypocrites, complètement faux et qui jouent la comédie dans tout ce qu’ils font. Quelle comédie jouent-ils ? Ils font semblant d’être bons, gentils et positifs. Est-ce ainsi qu’ils sont réellement ? Absolument pas. Étant donné qu’ils sont hypocrites, tout ce qui est manifesté et révélé en eux est faux : tout n’est que simulacre, ce n’est pas leur vrai visage. Où est caché leur vrai visage ? Il est caché au plus profond de leur cœur, pour ne jamais être vu par les autres. Tout ce qui se trouve à l’extérieur est un jeu, tout est faux, mais ils ne peuvent que tromper les gens : ils ne peuvent tromper Dieu. Si les gens ne poursuivent pas la vérité, s’ils ne pratiquent pas et n’expérimentent pas les paroles de Dieu, alors ils ne peuvent pas vraiment comprendre la vérité et donc, même si leurs paroles sonnent bien, ces paroles ne sont pas la réalité de la vérité, mais des paroles de doctrine. Certains ne font que répéter des mots de doctrine, ils singent celui qui prêche les sermons les plus élevés, avec pour résultat qu’en l’espace de quelques années seulement, leur récitation de la doctrine devient de plus en plus élevée et ils sont admirés et vénérés par beaucoup de monde, après quoi ils commencent à se camoufler et accordent une grande attention à ce qu’ils disent et font, se montrant particulièrement pieux et spirituels. Ils utilisent ces soi-disant théories spirituelles pour se camoufler. C’est tout ce dont ils parlent partout où ils vont : des choses spécieuses qui correspondent aux notions des gens, mais qui manquent de la réalité de la vérité. Et en prêchant ces choses, qui correspondent aux idées et aux goûts des gens, ils dupent beaucoup de monde. Aux yeux des certains autres, ces personnes semblent très dévotes et humbles, mais en réalité c’est faux. Elles semblent tolérantes, indulgentes et aimantes, mais c’est en fait un simulacre. Elles disent qu’elles aiment Dieu, mais c’est en réalité une comédie. D’autres pensent que ces personnes sont saintes, mais en fait, c’est faux. Où peut-on trouver une personne vraiment sainte ? La sainteté humaine est toute fausse. Tout cela n’est qu’une comédie, un simulacre. Vus de l’extérieur, ces gens semblent loyaux envers Dieu, mais ils ne font qu’offrir aux autres un spectacle. Quand personne ne regarde, ils ne sont pas loyaux le moins du monde, et tout ce qu’ils font est superficiel. En surface, ils se dépensent pour Dieu et ont abandonné leurs familles et leurs carrières. Mais que font-ils en secret ? Ils mènent leur propre entreprise et exercent leur propre activité dans l’Église, en profitant de l’Église et en volant les offrandes en secret sous couvert de travailler pour Dieu […]. Ces gens sont les pharisiens hypocrites d’aujourd’hui » (« Six indicateurs de croissance de vie », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Ces paroles de Dieu révèlent l’essence des pharisiens très clairement. Les pharisiens se déguisaient et trompaient les autres dans tout ce qu’ils faisaient. Ils ne faisaient des bonnes actions qu’en apparence, pour égarer les gens et gagner leur estime. Je me suis dit que je m’étais conduite exactement comme eux. À partir du moment où j’avais commencé à superviser le travail d’abreuvement, quand j’avais vu que le travail du groupe progressait sans heurt et devenait plus efficace, et que les dirigeants et mes partenaires m’admiraient, j’avais cru que je comprenais les réalités de la vérité mieux que les autres, et, sans m’en rendre compte, j’avais commencé à avoir une haute opinion de moi-même. J’avais pensé qu’en tant que superviseuse, je devais être plus forte que les autres, que je ne pouvais pas être négative, que je devais montrer l’exemple à mes frères et sœurs, alors je m’étais déguisée et dissimulée dans tout ce que je faisais. Quand Sœur Li avait rencontré des difficultés et qu’elle m’avait demandé des solutions, j’avais fait semblant de comprendre, alors que je ne comprenais rien. Je m’étais forcée à répondre par des paroles de doctrine pour faire croire, à tort, à quelques sœurs, que je comprenais la vérité et possédais ses réalités. Quand j’avais eu des problèmes que je n’étais pas parvenue à résoudre, je m’étais sentie très déprimée, mais j’avais eu peur que mes frères et sœurs voient ma faiblesse, alors j’avais prétendu être forte, ce qui avait amené mes partenaires à m’admirer et à penser que j’avais une stature plus élevée qu’elles, que je pouvais résoudre tous les problèmes. Pour donner une bonne image de moi et affirmer mon statut élevé devant mes frères et sœurs, je n’avais jamais évoqué ma propre corruption, j’avais tout enduré, quelles que soient les difficultés. Je m’étais évertuée à me déguiser et à me camoufler, j’avais employé des doctrines qui semblaient correctes pour déconcerter et tromper les autres. Pour cela, non seulement je n’avais pas résolu mes propres problèmes et difficultés, mais surtout, j’avais entravé le travail de l’Église. J’avais nui aux autres et à moi-même ! J’avais suivi le chemin des pharisiens hypocrites. Ce n’est qu’alors que j’ai compris ce que disait Dieu : « Être une personne ordinaire a un sens : vous pouvez vivre sans anxiété et avoir la joie et la tranquillité d’esprit. C’est le bon chemin dans la vie. Si vous voulez toujours être quelqu’un d’exceptionnel, qui se démarque des autres, alors vous vous jetez aux loups, vous vous mettez vous-mêmes dans le hachoir à viande et vous vous compliquez la vie » (« Section 12 : Ils veulent se retirer lorsqu’il n’y a plus de statut ou d’espoir d’obtenir des bénédictions », dans La Parole, vol. 4, « Exposer les antéchrists »). Ces paroles de Dieu sont si réelles. Vouloir sans cesse être admiré par les autres et leur être supérieur ne mène qu’à être manipulé par Satan et à vivre dans la souffrance. Ce n’est qu’en renonçant à la gloire et au statut, en poursuivant l’honnêteté, en étant ordinaire et terre à terre, que l’on peut se conduire librement, avec renonciation, et éprouver paix et sécurité.

En réfléchissant, j’ai également compris que mon point de vue était erroné. J’avais cru que m’ouvrir au sujet de mes faiblesses et difficultés, c’était répandre de la négativité, alors je n’avais pas osé m’ouvrir. En fait, je n’avais pas compris ce que signifiait « s’ouvrir » et « répandre de la négativité ». Je confondais ces concepts. Plus tard, j’ai cherché des paroles de Dieu pertinentes pour les boire et les manger. Les paroles de Dieu disent : « Voyons d’abord comment on doit comprendre et identifier le fait d’exsuder la négativité, comment la négativité des gens doit être distinguée, quelles remarques et manifestations en eux exsudent la négativité. Avant tout, la négativité que les gens exsudent n’est pas positive, c’est quelque chose de défavorable, qui contredit la vérité, c’est quelque chose qui est produit par leur tempérament corrompu. Avoir un tempérament corrompu mène à des difficultés dans la pratique de la vérité et l’obéissance à Dieu, et à cause de ces difficultés, des pensées négatives et d’autres choses négatives sont révélées en eux. Ces choses sont produites dans le contexte de leurs tentatives de pratique de la vérité. Il s’agit là de pensées et de points de vue qui affectent et entravent les gens quand ils essaient de pratiquer la vérité, et ce sont des choses complètement négatives. Même quand ces pensées négatives semblent raisonnables et en accord avec les notions de l’homme, elles n’émanent pas de la compréhension des paroles de Dieu, et elles découlent encore moins de l’expérience et de la connaissance des paroles de Dieu. Elles sont en fait produites par l’esprit humain, et ne sont pas du tout en accord avec la vérité, et il s’agit donc de choses négatives, adverses. L’intention des gens qui exsudent la négativité est de trouver de nombreuses raisons objectives expliquant leur incapacité à pratiquer la vérité, afin de gagner la compassion et la compréhension des autres. À des degrés divers, ce comportement influence et attaque les gens qui prennent l’initiative de pratiquer la vérité, et il peut même empêcher beaucoup de gens de pratiquer la vérité. Ces conséquences et effets défavorables font que ces choses négatives méritent encore plus d’être définies comme adverses, résistantes à Dieu, et totalement hostiles à la vérité. Certaines personnes sont aveugles face à l’essence de la négativité, et elles pensent qu’il est normal d’être fréquemment négatif, que cela n’affecte pas beaucoup leur poursuite de la vérité. C’est faux : en fait, cela a un effet vraiment important, et si la négativité devient trop lourde à supporter, elle peut facilement devenir de la trahison. Cette conséquence terrible n’est due à rien d’autre qu’à la négativité. Alors, comment doit-on identifier et comprendre l’émission de négativité ? En termes simples, exsuder la négativité, c’est tromper les gens et les empêcher de pratiquer la vérité, c’est utiliser des tactiques douces, des méthodes en apparence normales pour tromper les gens et les faire trébucher. Cela leur est-il préjudiciable ? En fait, cela leur est profondément préjudiciable. Par conséquent, exsuder la négativité est quelque chose de défavorable, qui est condamné par Dieu ; voilà l’interprétation la plus simple du fait d’exsuder la négativité. […] La négativité n’englobe-t-elle pas le défi, l’insatisfaction, les griefs et le ressentiment des gens ? Il y a aussi des choses très sérieuses, comme l’opposition, la résistance et même la polémique. Les remarques qui contiennent ces éléments peuvent être caractérisées comme dégageant de la négativité » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). « “Partager et communiquer des expériences” signifie échanger sur tes expériences et ta connaissance des paroles de Dieu, donner voix à chaque pensée dans ton cœur, à ton état d’être, à tes expériences et ta connaissance des paroles de Dieu et au tempérament corrompu qui se révèle en toi, et permettre aux autres de les discerner, puis résoudre le problème en échangeant sur la vérité. Ce n’est que lorsque les expériences sont partagées de cette manière que chacun profite et gagne beaucoup : seulement cela est la vraie vie d’Église » (« La pratique la plus fondamentale pour être une personne honnête », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Après avoir lu ces paroles de Dieu, j’ai compris. Répandre de la négativité signifie exprimer, avec ses propres motivations et tempéraments corrompus, son insatisfaction vis-à-vis du travail de l’Église et ses incompréhensions et récriminations à l’égard de Dieu, de sorte que les autres acquièrent des notions sur Dieu, ou même cessent de vouloir suivre Dieu et faire leurs devoirs. Par exemple, si une personne est émondée et traitée, elle peut argumenter et se plaindre, de sorte que les autres acquièrent des notions et des incompréhensions sur Dieu. C’est là répandre de la négativité. Mais s’ouvrir, c’est être honnête. Ce n’est pas simplement échanger sur son expérience de la pratique de la vérité. On doit également s’ouvrir au sujet de sa corruption, de ses difficultés, de ses défauts, des adultérations et mauvaises intentions dans son devoir, les montrer à tous, pour que tout le monde puisse les discerner et les analyser. En s’ouvrant, le but est de chercher la vérité pour résoudre ses problèmes et difficultés, et pour résoudre ses tempéraments corrompus. C’est une sorte de pratique positive. Quand j’ai compris cet aspect de la vérité, je me suis délibérément ouverte au sujet de ma corruption et de mes défauts dans mon devoir, et j’ai cherché la vérité avec mes frères et sœurs pour les résoudre. Lentement, mon état a commencé à s’améliorer et je suis devenue plus efficace dans mon devoir. Plus tard, mes dirigeants ont vu que je m’étais repentie, que je me connaissais, et ils m’ont demandé si je pensais pouvoir reprendre mon travail de superviseuse de l’abreuvement des nouveaux venus. Ça m’a beaucoup émue. Je n’aurais jamais cru avoir l’occasion de reprendre dans ce devoir. J’ai été reconnaissante à Dieu pour Sa grâce et prête à assumer mes responsabilités. Ensuite, j’ai eu de plus en plus de confiance en mon honnêteté et m’ouvrir ne m’a plus semblé aussi difficile. Au bout d’un moment, Sœur Xin m’a dit : « Je crois que tu as un peu changé. C’est formidable que tu pratiques sans cesse la vérité en t’ouvrant de la sorte. » J’ai été ravie de l’entendre dire ça, et j’ai eu l’impression que j’étais finalement parvenue à changer. Mais même les meilleures choses ont une fin. Bientôt, mon problème est réapparu tambour battant.

À la fin d’une réunion, j’ai demandé si quelqu’un avait des questions. Une sœur a dit qu’elle avait des difficultés dans son devoir, qu’elle ne savait pas quoi faire, et elle m’a demandé de l’aider. Ne trouvant pas de bonne réponse, j’ai demandé à tous ce qu’ils en pensaient. Un frère a proposé une solution, tout le monde a acquiescé, et j’ai été d’accord, moi aussi. La sœur a dit joyeusement : « Ta solution est formidable. Pourquoi n’y ai-je pas pensé ? » J’ai failli lui répondre : « Je n’y ai pas songé non plus ». Mais j’ai pensé : « Je suis la superviseuse. Si je dis ça, que va-t-on penser de moi ? Dira-t-on que je ne gère pas aussi bien les problèmes que mes frères et sœurs ? » Alors, je me suis attribué le mérite de la solution proposée par mon frère, en ajoutant quelques conseils personnalisés de mon cru. Après mon échange, la sœur a dit : « Désormais, j’ai un chemin. » L’ayant entendue dire ça, je me suis sentie un peu coupable et j’ai pensé : « Ne suis-je pas en train de tromper les gens ? Pourquoi suis-je de nouveau en train de me déguiser ? » Ensuite, j’ai commencé à réfléchir sur moi-même, et j’ai mangé et bu des paroles de Dieu liées à mon état. Les paroles de Dieu disent : « De quel tempérament parle-t-on quand une personne se cache sans cesse derrière une façade, qu’elle tente sans cesse de dissimuler, qu’ils font sans cesse semblant – pour que les autres pensent du bien d’eux et qu’ils ne voient pas leurs défauts ou leurs points faibles – quand ils essaient en permanence de présenter leur meilleure facette ? Il s’agit d’arrogance, d’imposture, d’hypocrisie, il s’agit du tempérament de Satan, il s’agit de quelque chose de malfaisant. Prenez les membres du régime satanique : ils ont beau se battre, quereller ou tuer dans les coulisses, personne n’est autorisé à le signaler ou à l’exposer. Ils ont peur que les gens voient leur visage démoniaque et ils font tout ce qu’ils peuvent pour le dissimuler. En public, ils font tout leur possible pour se blanchir, disant combien ils aiment les gens, combien ils sont grands, glorieux et corrects. C’est la nature de Satan. La principale caractéristique de la nature de Satan, c’est la ruse et la tromperie. Et quel est le but de cette ruse et de cette tromperie ? Berner les gens, les empêcher de voir son essence et ses vraies couleurs, et ainsi, atteindre l’objectif de prolonger son règne. […] Satan utilise des méthodes de toutes sortes pour tromper les gens, les duper et les prendre pour des imbéciles en leur donnant une fausse image. Il utilise même l’intimidation et les menaces pour que les gens éprouvent du respect et de la peur, le but ultime étant qu’ils se soumettent à lui et l’adorent. Voilà ce qui plaît à Satan ; c’est aussi son but en rivalisant avec Dieu pour gagner les gens. Alors, quand vous vous battez pour un statut et une réputation parmi d’autres personnes, pour quoi vous battez-vous ? Est-ce vraiment pour la renommée ? Non. En réalité, tu te bats pour les avantages que la renommée t’apporte » (« Les principes que l’on doit suivre dans sa conduite », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). « Les gens qui ne s’ouvrent jamais, qui cachent toujours des choses, qui font toujours semblant d’être droits, qui essaient toujours de faire en sorte que les autres aient une haute opinion d’eux, qui ne permettent pas aux autres de se faire une idée complète d’eux-mêmes et se font admirer par les autres, ces gens ne sont-ils pas stupides ? De telles personnes sont extrêmement stupides ! C’est parce que la vérité sur une personne sera révélée tôt ou tard. Quel chemin parcourent-elles dans leur conduite ? Le chemin des pharisiens. Les hypocrites sont-ils en danger ou non ? Ce sont les gens que Dieu déteste le plus, alors est-ce que tu t’imagines qu’ils ne sont pas en danger ? Tous ceux qui sont des pharisiens suivent le chemin de la perdition ! » (« En offrant son cœur à Dieu, on peut obtenir la vérité », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). Après avoir réfléchi à cette parole de Dieu, j’ai compris que la cause profonde du déguisement était le désir de s’affirmer, d’amener les gens à vous admirer, de les dominer, de les contrôler, et de consolider votre propre position. Tout cela est gouverné par des tempéraments arrogants et maléfiques, et c’est suivre un chemin de résistance à Dieu. Quant au problème de ma sœur, je n’avais clairement pas su comment le résoudre, mais j’avais eu peur que mes frères et sœurs s’en rendent compte et me méprisent, alors je m’étais déguisée, en ajoutant mes idées à la solution d’un autre et en prétendant que cette solution venait de moi, espérant montrer à tout le monde que j’étais perspicace, que je comprenais la vérité, que je possédais ses réalités. J’avais employé la ruse pour gagner l’estime de tous, dans l’espoir qu’ils m’admirent et dépendent de moi. J’avais suivi le chemin des pharisiens. Les pharisiens étaient des imposteurs hypocrites, et ils ont été condamnés et maudits par Dieu. Le tempérament juste de Dieu ne tolère aucune offense. Je savais donc que je serais maudite et punie par Dieu, moi aussi, si je ne me repentais pas. Quand j’ai vu la gravité du problème, cela m’a un peu effrayée, alors j’ai immédiatement prié Dieu pour dire que je voulais me repentir.

Ensuite, j’ai lu ce passage de la parole de Dieu, qui m’a montré comment traiter correctement le fait d’être promu. Les paroles de Dieu disent : « Certains sont promus et cultivés par l’Église, et c’est une bonne chose, c’est une bonne occasion d’être formé. On peut dire qu’ils ont été élevés et honorés par Dieu. Alors, comment devraient-ils accomplir leur devoir ? Le premier principe qu’ils doivent respecter est de comprendre la vérité. Lorsqu’ils ne comprennent pas la vérité, ils doivent chercher la vérité, et s’ils ne comprennent toujours pas après avoir cherché, ils peuvent trouver quelqu’un qui comprend la vérité avec qui échanger et chercher, ce qui permettra de résoudre le problème plus rapidement et dans de meilleurs délais. Si tu te préoccupes uniquement de passer plus de temps à lire les paroles de Dieu par toi-même et de consacrer plus de temps à méditer ces paroles afin de parvenir à comprendre la vérité et de résoudre le problème, c’est trop lent. Comme le dit le dicton : “Une eau lointaine n’étanchera pas une soif urgente.” Si, en ce qui concerne la vérité, tu souhaites faire des progrès rapides, alors il faut que tu apprennes à travailler en harmonie avec les autres, à poser plus de questions et à rechercher davantage. Ce n’est qu’alors que ta vie grandira rapidement et que tu pourras résoudre les problèmes promptement, sans aucun retard. Parce que tu viens juste d’être promu, que tu es toujours en probation, que tu ne comprends pas vraiment la vérité et ne possèdes pas la réalité de la vérité – parce que tu n’as toujours pas cette stature –, ne pense pas que ta promotion signifie que tu possèdes la réalité de la vérité : ce n’est pas le cas. Si tu es promu et encouragé, c’est simplement parce que tu as le sentiment d’avoir un fardeau dans le travail et que tu possèdes le calibre d’un dirigeant. Tu dois avoir ce sens. Si, ayant été promu et utilisé, tu occupes un poste de dirigeant ou d’ouvrier et que tu crois que tu as la réalité de la vérité et que tu es quelqu’un qui poursuit la vérité et si, quels que soient les problèmes que rencontrent les frères et sœurs, tu prétends les comprendre et tu te prétends spirituel, alors c’est une façon d’être qui est stupide et semblable à celle des pharisiens hypocrites. Tu dois parler et agir honnêtement. Lorsque tu ne comprends pas, tu peux demander aux autres ou chercher des réponses et de l’échange auprès du Supérieur : il n’y a rien de honteux dans tout cela. Même si tu ne demandes rien, le Supérieur connaîtra tout de même ta véritable stature et saura que la réalité de la vérité est absente chez toi. La recherche et l’échange, voilà ce que tu dois faire : c’est là l’esprit que l’on devrait trouver dans l’humanité normale et le principe auquel devraient adhérer les dirigeants et les ouvriers. Il n’y a pas là de quoi être gêné. Si tu penses qu’une fois que tu es un dirigeant, il est honteux de toujours poser des questions aux autres ou au Supérieur, ou de ne pas comprendre les principes, et si, en conséquence, tu joues la comédie en faisant semblant de comprendre, de savoir, d’être capable de travailler, de pouvoir faire n’importe quel travail d’Église, et en prétendant n’avoir besoin de personne pour te le rappeler ou échanger avec toi, ni pour subvenir à tes besoins ou te soutenir, alors c’est dangereux, et c’est être trop arrogant et suffisant, trop dépourvu de raison. Tu ne connais même pas ta propre mesure : et cela ne fait-il pas de toi un idiot ? De telles personnes ne remplissent pas vraiment les critères pour être promues et cultivées par la maison de Dieu, et tôt ou tard elles seront remplacées ou chassées » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). Après avoir lu ces paroles de Dieu, j’ai compris. Dieu ne veut pas que je sois une experte ou une Madame je-sais-tout. Dieu veut que j’aie de bonnes intentions dans mon devoir, que j’accomplisse mon devoir de tout mon cœur et de tout mon esprit et, quelles que soient mes insuffisances, que je cherche et échange davantage avec mes frères et sœurs, et que je coopère harmonieusement. Voilà comment agir avec raison. Mais j’avais été arrogante et ignorante, j’avais pensé qu’en tant que superviseuse, je devais être supérieure à mes frères et sœurs, que je devais être capable de résoudre tous les problèmes. De ce fait, je m’étais déguisée et camouflée, j’avais prétendu comprendre les choses. Je m’étais épuisée et j’avais entravé le travail de l’Église. Je n’avais eu aucune honte, et mes points de vue avaient été ridicules et absurdes ! Que j’aie été promue superviseuse n’était que la chance que Dieu m’avait donnée de pratiquer et d’être cultivée. Ce n’était pas arrivé parce que je comprenais la vérité mieux que les autres, ce n’était pas un moyen de prouver que mon identité et mon statut étaient plus élevés que ceux des autres. J’étais comme mes frères et sœurs, de grandes parts de la vérité m’échappaient, et je ne voyais pas clairement et ne pouvais pas résoudre de nombreux problèmes. Je ne connaissais que certains sujets, et même ça, c’était l’éclairage de Dieu. Cela ne voulait pas dire que je possédais la moindre réalité. Mais je ne connaissais pas ma propre valeur. Pour préserver ma réputation et mon statut, je n’avais fait que me déguiser et me camoufler. Je n’avais pas compris la vérité, je n’étais pas entrée dans ses réalités, et j’étais devenue de plus en plus malfaisante, fourbe et arrogante. J’avais été si stupide ! Quand j’ai compris ça, je me suis juré à moi-même que je ne me déguiserais plus et que je ne me tromperais plus moi-même. Je veux pratiquer l’honnêteté, assumer mes responsabilités et bien faire mon devoir.

Quelques jours plus tard, alors que nous discutions du travail, Sœur Xin a dit qu’elle avait vu un nouveau venu qui progressait très rapidement. J’ai vite répondu : « C’est moi qui abreuve ce nouveau venu. » Juste après, je me suis dit : « Ne suis-je pas simplement en train de m’afficher ? Il faut que je m’ouvre et que je m’expose. » Puis, j’ai pensé : « Mais le faire serait vraiment embarrassant. Sœur Xin va-t-elle penser que je suis déraisonnable et que je m’affiche dès que je fais quelque chose de bien, de peur que les autres ne le remarquent pas ? » J’ai compris que j’étais sur le point de me déguiser de nouveau, alors j’ai vite prié Dieu, en Lui demandant de me guider pour que je puisse renoncer à moi-même. Alors j’ai rassemblé mon courage pour m’ouvrir et exposer que l’objectif de mes paroles avait été de m’exalter et de me mettre en valeur. Sœur Xin a dit : « Nous nous en étions rendu compte. Si tu peux t’ouvrir au sujet de soi-même, tu pratiques délibérément l’honnêteté. » J’ai eu honte quand je l’ai entendue, mais j’ai aussi senti que si je ne me déguisais pas, si je ne trompais pas et si je m’ouvrais toujours ainsi, j’allais éprouver un sentiment de sécurité et de soulagement.

Après avoir fait l’expérience de tout ça, j’ai vu un fait clairement : autrefois, je n’avais jamais voulu exposer ma corruption, j’avais sans cesse voulu me déguiser, en pensant que si les autres ne s’en rendaient pas compte, je pourrais préserver mon image. Mais en fait, je m’étais trompée moi-même, et c’était vraiment stupide. Dieu voit tout. J’ai beau faire semblant, Dieu voit les choses clairement et, tôt ou tard, je serais révélée. De plus, les frères et sœurs comprennent progressivement la vérité après avoir entendu les paroles de Dieu. Ils sont de plus en plus capables de discerner différentes sortes de gens et peuvent voir de plus en plus clairement les manifestations de différents tempéraments sataniques, donc même si je me déguisais, ceux qui comprennent la vérité allaient instantanément le discerner. Je suis plus convaincue que jamais que seuls ceux qui poursuivent la vérité et qui sont purs et honnêtes, de façon terre à terre, sont en fait des gens sages que Dieu et les autres aiment, et seul cela est le chemin de lumière que Dieu nous a indiqué.

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