Les conséquences de s’en remettre aux autres dans un devoir

8 août 2023

Par Bai Xue, Italie

En novembre 2021, la dirigeante s’est arrangée pour que je fasse équipe avec Sœur Sandra afin de réaliser des images pour des vidéos. Au début, j’ai passé beaucoup de temps à lire les principes et les ouvrages pertinents pour améliorer mes compétences techniques. Mais je voyais que ces images seraient difficiles à réaliser et je n’en avais jamais fait auparavant. Je sentais que ce travail était vraiment dur et que j’aurais besoin de pratique, pour apprendre peu à peu. Je me suis donc mise à dessiner sans réfléchir aux principes, et Sandra n’a pas arrêté de me faire remarquer que mes images posaient des problèmes. Face à cette situation, je n’ai pas passé en revue mes erreurs ni examiné mes défauts. Je me suis contentée de me délimiter, en me disant : « Je manque de calibre et je ne suis pas douée pour ce type d’images. Je pratique depuis un moment, mais j’ai encore des problèmes. On dirait que je suis coincée à ce niveau. » En outre, j’enviais et j’admirais Sandra. Comme elle faisait des images depuis des années, j’avais l’impression qu’elle était meilleure que moi à tous points de vue, qu’elle avait un net avantage sur moi et que j’allais devoir m’en remettre davantage à elle, à l’avenir. À partir de ce moment-là, je me suis vraiment reposée sur elle pour mes dessins. Et pour ce qui était des parties que je n’arrivais pas à bien dessiner, je me contentais de les lui confier, pour qu’elle les termine. Parfois, lorsque je terminais une ébauche, je ne me demandais pas vraiment si elle était conforme aux principes et je demandais simplement à ma sœur de me faire des suggestions. Parfois, je voyais que mes images posaient des problèmes, mais je ne voulais pas faire plus d’efforts, alors je les confiais à Sandra. Je pensais que prendre le temps de les peaufiner me demanderait trop d’efforts et que mon niveau de compétence avait ses limites. Il me suffisait donc d’attendre que Sandra les corrige et les améliore, vu qu’elle était plus douée que moi pour ça. Chaque fois que je voyais Sandra corriger l’une de mes images, j’étais vraiment contente. C’était formidable d’avoir pour partenaire une sœur comme elle. Cela me faisait gagner beaucoup de temps et m’évitais bien des efforts.

Plus tard, la demande d’images a augmenté. Alors, Sandra a suggéré que nous les dessinions ensemble, pour être plus efficaces. Mais quand je dessinais, je ne me demandais pas comment améliorer mon travail. J’étais vraiment passive. Je me disais que je n’étais pas douée pour ce type d’images, que celles de Sandra seraient meilleures, et que je devais donc l’écouter davantage. La plupart du temps, je me contentais donc de faire des images comme Sandra me disait de le faire. Et parfois, quand elle était occupée, je l’attendais pour que nous puissions travailler ensemble. Parfois, j’essayais de penser à la manière la plus rapide de maîtriser les principes, d’améliorer mes compétences et de faire des esquisses toute seule. Mais ensuite, je me disais que ça allait être assez difficile pour moi et que, de toutes façons, comme Sandra était là et qu’elle était vraiment douée, je devais la laisser jouer un rôle plus important. Je n’avais pas à m’inquiéter autant. J’ai donc continué à me reposer sur Sandra dans mon devoir. Quelques mois plus tard, la dirigeante a vu que je n’avais pas beaucoup progressé, alors elle m’a traitée pour mon manque d’initiative et parce que je demandais constamment de l’aide à Sandra, ce qui avait un impact sur son travail. Entendre la dirigeante dire ça a été vraiment éprouvant. Elle s’était arrangée pour que Sandra soit ma partenaire, principalement pour que je prenne le coup de main le plus vite possible et que je puisse ensuite dessiner toute seule. Mais je m’en remettais toujours à Sandra et je n’étais pas dévouée à mon travail. Je pratiquais depuis très longtemps, mais j’avais fait très peu de progrès. Comment pouvais-je traiter mon devoir de cette façon ? J’ai prié Dieu, Lui demandant de me guider pour que je comprenne mon problème.

Une sœur a partagé avec moi quelques passages de la parole de Dieu : « La plupart du temps, vous êtes incapables de répondre quand on vous pose des questions sur des problèmes de travail. Certains d’entre vous se sont investis dans le travail, mais vous n’avez jamais demandé comment se passait le travail et vous n’y avez pas soigneusement réfléchi. Compte tenu de votre calibre et de vos connaissances, vous ne devriez pas ne rien savoir, car vous avez tous participé à ce travail. Alors pourquoi la plupart des gens ne disent-ils rien ? Il est possible que vous ne sachiez vraiment pas quoi dire, que vous ne sachiez pas si les choses vont bien ou non. Il y a deux raisons à cela : la première est que vous êtes totalement indifférents, que vous ne vous êtes jamais souciés de ces choses et que vous ne les avez jamais traitées que comme une tâche à accomplir. L’autre raison est que vous êtes irresponsables et peu disposés à vous soucier de ces choses. Si tu t’en souciais vraiment et que tu étais vraiment engagé, tu aurais une idée et un point de vue sur tout. Ne pas avoir d’idée ni de point de vue vient souvent du fait qu’on est indifférent et apathique et qu’on n’assume aucune responsabilité. Tu n’es pas diligent par rapport au devoir que tu accomplis, tu n’assumes aucune responsabilité, tu n’es pas prêt à payer un prix ni à t’impliquer, tu ne supportes aucune peine et tu n’es pas prêt à dépenser plus d’énergie : tu souhaites simplement être un sous-fifre, ce qui n’est pas différent du cas de l’incroyant qui travaille pour son patron. Une telle façon d’accomplir son devoir ne plaît pas à Dieu, Il n’aime pas cela. Cela ne peut recevoir Son approbation » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Seule l’honnêteté permet de vivre comme un véritable être humain). « Quand ils accomplissent un devoir, les gens choisissent toujours un travail peu éprouvant, qui ne les fatiguera pas, qui n’impliquera pas de braver les éléments à l’extérieur. C’est ce qu’on appelle choisir des tâches faciles et esquiver celles qui sont difficiles, et c’est une manifestation de la convoitise des conforts de la chair. Quoi d’autre ? (Se plaindre en permanence quand leur devoir est un peu difficile, un peu fatiguant, quand il implique de payer un prix.) (Être préoccupé par la nourriture et l’habillement, et par les inclinations charnelles.) Toutes ces manifestations sont des manifestations de la convoitise des conforts de la chair. Quand une telle personne voit qu’une tâche est trop laborieuse ou trop risquée, elle l’impose à quelqu’un d’autre ; elle-même ne fait que du travail peu contraignant, et trouve des excuses pour justifier qu’elle ne peut faire celui-là, disant qu’elle est de faible calibre et qu’elle n’a pas les compétences requises, que c’est trop pour elle, alors qu’en fait, elle convoite les conforts de la chair. […] Les gens qui convoitent les conforts de la chair sont-ils aptes à accomplir un devoir ? Abordez le sujet de l’accomplissement de leur devoir, parlez de payer un prix et de subir des épreuves, et elles ne cessent de secouer la tête : elles auraient trop de problèmes, elles sont remplies de plaintes, elles sont négatives sur tout. De telles personnes sont inutiles, elles ne sont pas habilitées à accomplir leur devoir et doivent être chassées » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). En réfléchissant à cette parole de Dieu, j’ai compris que, si je n’avais fait aucun progrès durant ces mois à accomplir mon devoir, c’était essentiellement parce que j’étais très paresseuse, que je manquais d’initiative et que je n’assumais pas de responsabilités. Lorsque je rencontrais des incertitudes dans mon travail, je ne me calmais pas et je ne cherchais pas les principes. J’avais le sentiment qu’y réfléchir sérieusement serait trop pénible, alors je laissais ça à Sandra. Lorsqu’elle faisait beaucoup de suggestions sur mon travail fini, je n’y réfléchissais pas et je ne reconnaissais pas mes défauts, je donnais simplement comme excuse que je manquais de calibre et que je n’étais pas très douée, et je confiais les parties difficiles à ma sœur, pour qu’elle s’en charge. J’avais même vu que certaines parties avaient des problèmes, mais je ne prenais pas la peine de les corriger. Au lieu de cela, je faisais dans l’à-peu-près, je me relâchais, j’étais fuyante et je laissais Sandra régler les choses. Je pensais que cela m’épargnait des ennuis et me rendait plus efficace, ce qui faisait d’une pierre deux coups. Me croyant incompétente et de calibre insuffisant, je suivais Sandra avec joie. Je me disais que, puisque j’étais incapable et que Sandra était meilleure que moi, il était bien normal qu’elle en fasse plus que moi, alors je la laissais faire. Je faisais ce que je pouvais et, de toutes façons, je n’étais pas paresseuse. En fait, j’étais avide de confort physique, sournoise et fuyante. J’ai songé aux incroyants qui travaillent dans le monde extérieur, sans se soucier de leur conscience ou de leur humanité, ni envisager comment payer un prix et bien faire leur travail. Ils se contentent de rendre les choses aussi détendues et faciles que possible, de tromper à tout bout de champ et de ne jamais prendre de responsabilités. Telle était mon attitude à l’égard de mon devoir : je manquais d’application et n’assumais pas de responsabilités, j’utilisais sans cesse l’expérience des autres comme excuse pour rechercher le confort et ne pas payer de prix dans mon devoir. Je me déchargeais toujours des difficultés sur les autres, puis je me cachais à l’arrière-plan, en me la coulant douce. J’étais vraiment égoïste et fourbe. Comme j’avais toujours été avide de confort et que j’avais toujours manqué d’initiative, mes compétences ne s’étaient jamais améliorées et je n’avais jamais joué aucun véritable rôle. J’étais vraiment indigne de ce travail. J’ai eu le sentiment d’avoir vraiment déçu Dieu. Je ne voulais pas continuer à faire mon devoir comme ça.

Plus tard, j’ai lu d’autres passages de la parole de Dieu : « Peu importe le travail ou le devoir que certains individus accomplissent, ils sont incapables d’y arriver, c’est trop pour eux, ils sont incapables d’assumer les obligations ou les responsabilités qui leur incombent. Ne sont-ils pas des déchets ? Sont-ils encore dignes d’être qualifiés de personnes ? Mis à part les simples d’esprit, les handicapés mentaux, et ceux qui souffrent de déficiences physiques, existe-t-il quelqu’un qui ne doive pas accomplir ses devoirs et assumer ses responsabilités ? Ce genre de personne est toujours en train de conspirer et jouer de sales tours, et ne veut pas assumer ses responsabilités ; cela implique qu’elle ne veut pas se comporter comme une personne convenable. Dieu lui a donné du calibre et des dons, Il lui a donné l’opportunité d’être un être humain, et pourtant elle ne s’en sert pas pour accomplir son devoir. Elle ne fait rien, mais désire profiter de tout. Une telle personne est-elle apte à être qualifiée d’être humain ? Quel que soit le travail qu’on donne à ces gens-là – qu’il soit important ou ordinaire, difficile ou simple –, ils sont constamment négligents et superficiels, paresseux et fuyants. Quand des problèmes surviennent, ils essaient de rejeter la responsabilité sur les autres ; ils n’assument pas de responsabilités, souhaitant continuer à vivre leur vie de parasite. Ne sont-ils pas des déchets inutiles ? En société, qui ne doit pas compter sur lui-même pour survivre ? Une fois adulte, on doit subvenir à ses propres besoins. Les parents ont assumé leurs responsabilités. Même s’ils désiraient apporter leur soutien à leur enfant, celui-ci en serait gêné et devrait être capable de reconnaître : “Mes parents ont fini leur travail d’éducation. Je suis un adulte, et je suis valide, je devrais être capable de vivre de façon autonome.” N’est-ce pas le bon sens minimum qu’un adulte devrait avoir ? Si quelqu’un est vraiment doté de bon sens, il ne peut pas continuer à vivre aux crochets de ses parents ; il craindrait les rires et les moqueries des gens. Donc, est-ce qu’un fainéant inactif a du bon sens ? (Non.) Il veut toujours quelque chose en échange de rien, il ne veut jamais assumer de responsabilité, il cherche à déjeuner gratuitement, il veut trois bons repas par jour – avec quelqu’un qui le sert, et une nourriture délicieuse – sans travailler. N’est-ce pas là l’état d’esprit d’un parasite ? Et les gens qui sont des parasites ont-ils une conscience et du bon sens ? Possèdent-ils dignité et intégrité ? Absolument pas. Ils ne sont que des bons à rien profiteurs, des animaux sans conscience ni raison. Aucun d’entre eux n’est apte à demeurer dans la maison de Dieu » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). « Les gens paresseux ne peuvent rien faire. En un mot, ils sont des déchets, ils sont invalidés par l’oisiveté. Le calibre des gens paresseux aura beau être bon, il n’est rien d’autre que de la poudre aux yeux ; leur bon calibre est inutile. En effet, ils sont trop paresseux, ils savent ce qu’ils sont censés faire, mais ne le font pas : même s’ils savent qu’il y a un problème, ils ne cherchent pas la vérité pour le résoudre. Ils connaissent les difficultés qu’ils doivent surmonter pour que le travail soit efficace, mais ils sont réticents à endurer une souffrance aussi importante. En conséquence, ils n’obtiennent aucune vérité, et ne font pas de réel travail. Ils ne désirent pas endurer les difficultés que les gens sont supposés endurer. Ils ne connaissent que l’avidité du confort, les plaisirs de la chair, les plaisirs des moments de joie et de loisir, les plaisirs d’une vie libre et paisible. Ne sont-ils pas inutiles ? Les gens qui ne sont pas capables d’endurer des difficultés ne sont pas aptes à vivre. Quiconque désire constamment vivre comme un parasite est dépourvu de conscience et de raison. C’est un animal, du genre inapte même à rendre service. Puisqu’ils ne sont pas capables d’endurer des difficultés, le service qu’ils rendent est médiocre, et s’ils désirent obtenir la vérité, il y a encore moins d’espoir à ce sujet. Une personne qui ne peut pas souffrir et n’aime pas la vérité n’est vraiment bonne à rien, non qualifiée même pour rendre service. C’est un animal, sans une once d’humanité. Le fait même de bannir ce genre de personne est en accord avec la volonté de Dieu » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). Grâce à la parole de Dieu, j’ai compris qu’aux yeux de Dieu, ceux qui sont toujours avides de confort, qui ne veulent pas payer un prix, qui n’accomplissent pas correctement le travail qui leur est confié et qui n’assument pas leurs responsabilités, sont totalement inutiles. Ces personnes n’ont aucune initiative et profitent toujours des fruits du travail des autres. Ce sont des parasites qui vivent aux dépens de l’Église et ils doivent être bannis. Je n’ai pas cessé de me demander ce que Dieu entendait par « parasite » et « déchet ». J’ai pensé à ces adultes, dans le monde extérieur, qui vivent encore aux crochets de leurs parents. Après avoir grandi, ils ne trouvent pas de travail et se contentent de profiter de l’aide de leurs parents, ils vivent d’aumônes et ne savent pas ce que signifie gagner sa vie. Ils n’ont pas de raison humaine normale. Ces gens sont des parasites. J’ai vu qu’il n’y avait aucune différence entre mon comportement et celui de ces fainéants irresponsables et parasites. L’Église avait arrangé pour moi que je réalise des images, c’était ma responsabilité. Même si ce travail était difficile, j’aurais dû étudier avec application pour l’assumer le plus rapidement possible. Mais je m’étais dit que réaliser ces images était difficile et je n’avais pas voulu faire l’effort d’y réfléchir. J’avais trouvé des excuses à ma paresse, pensant que je maîtriserais les principes après une longue période d’accumulation, et quand des problèmes avaient surgi, je n’avais pas examiné les déviations ni recherché les principes. Quand j’avais vu à quel point Sandra était expérimentée, j’avais vraiment pris son soutien pour acquis, je m’étais déchargée sur elle des tâches difficiles, attendant d’en récolter les fruits. Même lorsque nous travaillions ensemble, je dépendais encore d’elle. J’écoutais simplement Sandra, sans vraiment réfléchir. Je n’avais aucun sens des responsabilités envers mon devoir et je me reposais simplement sur les autres. Je ne faisais aucun effort et je voulais juste profiter des fruits du travail des autres. J’étais une bonne à rien, un parasite vivant aux dépens de l’Église. Dieu m’avait vraiment en horreur ! Lorsque ma sœur terminait son propre travail, elle devait ensuite passer du temps à m’aider avec le mien, ce qui retardait son devoir. Je me suis sentie encore plus mal et encore plus coupable. Si j’avais pu être aussi paresseuse, c’était parce que j’avais été influencée par des idées fausses sataniques telles que : « Tu dois être gentille avec toi-même et apprendre à t’aimer », « Appuie-toi sur les arbres et profite de l’ombre » et « Ne pas compter sur un soutien quand on le peut est stupide. » Ces idées sataniques m’avaient poussée à ne tenir compte que de la chair et à devenir toujours plus décadente, dépravée et passive. J’avais voulu récolter sans semer et lorsque mon devoir était devenu un peu difficile, je n’avais pas voulu réfléchir ou payer un prix. Voyant que ma partenaire était plus qualifiée que moi, je m’étais simplement déchargée sur elle des tâches difficiles, la laissant porter le fardeau. J’avais pensé qu’il serait stupide de ne pas m’appuyer sur le soutien disponible. J’avais été vraiment sournoise et fuyante ! Faire mon devoir de cette manière ne m’avait pas épuisé, mais je n’avais jamais fait de progrès dans mon travail de réalisation d’images. Si je ne jouais pas un rôle significatif dans le travail à long terme, je finirais tôt ou tard par être bannie ! Je me suis sentie vraiment bouleversée quand j’ai pensé ça. J’ai prié Dieu : « Ô Dieu, j’ai été avide de confort et j’ai manqué d’initiative dans mon devoir. Désormais, je veux me repentir et accepter Ton examen. Si j’écoute encore la chair, je Te prie de me châtier et de me discipliner. »

J’ai pensé à ce qui s’était passé quelques jours plus tôt, quand Sandra avait signalé des problèmes concernant certaines de mes images, en expliquant certains détails en particulier : je savais qu’elle m’avait déjà expliqué ce type de problèmes auparavant, mais malgré cela, j’avais complètement oublié. Je me suis sentie vraiment pleine de remords. Chaque fois que j’avais rencontré quelque chose que je n’arrivais pas à faire, Sandra avait patiemment échangé avec moi. Si j’avais essayé, ne serait-ce qu’un peu, de m’en souvenir et de prendre des notes, les mêmes problèmes n’auraient pas réapparu sans cesse. Mais je ne m’étais jamais attachée à appliquer les principes, je m’étais contentée de me reposer sur les autres. Quoi que les autres disent, rien ne me parvenait. Je ne maîtrisais donc toujours pas les principes de base. À cette pensée, j’ai rédigé un document, énumérant les problèmes et les principes sur lesquels je devais me concentrer quand je concevais des images, de sorte que lorsque je rencontrais à nouveau des incertitudes, je pouvais les résoudre moi-même. Lorsque des problèmes se présentaient, je les notais et les examinais rapidement. Peu à peu, j’ai fait des progrès dans mon travail sur les images.

Plus tard, j’ai réfléchi sur moi-même. Outre la paresse, quels autres problèmes m’entravaient dans mon devoir ? Alors que je réfléchissais, j’ai lu ce passage de la parole de Dieu : « Et sur quel fondement les gens jugent-ils le niveau de leurs propres qualifications ? Sur le nombre d’années depuis lequel ils ont accompli un certain devoir, sur l’expérience qu’ils ont acquise, n’est-ce pas ? Et dans ce cas, ne commencerez-vous pas à raisonner progressivement en termes d’ancienneté ? Par exemple, un certain frère croit en Dieu depuis de nombreuses années et a accompli un devoir pendant longtemps, il est donc le plus qualifié pour parler ; une certaine sœur n’est pas ici depuis longtemps et bien qu’elle ait un peu de calibre, elle n’a pas l’habitude d’accomplir ce devoir et ne croit en Dieu que depuis peu de temps, donc elle est la moins qualifiée pour parler. La personne la plus qualifiée pour parler se dit : “Puisque j’ai de l’ancienneté, cela signifie que ma façon d’accomplir mon devoir est à la hauteur, que ma poursuite a atteint son apogée et que je n’ai rien à rechercher ni à entreprendre. J’ai bien rempli ce devoir, j’ai plus ou moins achevé ce travail, Dieu doit être satisfait.” Et de cette façon, elle commence à devenir complaisante. Cela indique-t-il qu’elle est entrée dans la réalité de la vérité ? […] Ce que les gens poursuivent vraiment et quel chemin ils empruntent, s’ils acceptent vraiment la vérité ou l’abandonnent, s’ils se soumettent à Dieu ou Lui résistent, Dieu surveille constamment toutes ces choses. Dieu observe chaque Église et chaque individu. Quel que soit le nombre de gens qui accomplissent un devoir ou suivent Dieu dans une Église, à partir du moment où ils s’écartent des paroles de Dieu, à partir du moment où ils ont perdu l’œuvre du Saint-Esprit, ils cessent de faire l’expérience de l’œuvre de Dieu et de ce fait, ces gens et le devoir qu’ils accomplissent n’ont pas de lien avec l’œuvre de Dieu et n’y ont aucune part, auquel cas cette Église est devenue un groupe religieux. Dites-Moi, quelles sont les conséquences une fois qu’une Église devient un groupe religieux ? Ne diriez-vous pas que ces gens sont en grand danger ? Ils ne cherchent jamais la vérité quand ils sont confrontés à des problèmes et ils n’agissent pas conformément aux principes de la vérité mais sont sujets aux arrangements et manipulations d’êtres humains. Beaucoup d’entre eux, même, tout en accomplissant leur devoir, ne prient jamais et ne cherchent jamais les principes de la vérité. Ils ne font que demander aux autres et faire ce que les autres disent, agissant selon les indications des autres. Quoi que les autres leur disent de faire, c’est ce qu’ils font. Ils ont le sentiment que prier Dieu à propos de leurs problèmes et rechercher la vérité est vague et difficile, si bien qu’ils cherchent une solution simple et facile. Ils s’imaginent que se fier aux autres et faire ce que les autres disent est facile et bien pratique, si bien qu’ils font simplement ce que les autres disent, demandant aux autres et faisant ce qu’ils disent en toutes choses. En conséquence, même en étant croyants depuis de nombreuses années, lorsqu’ils étaient confrontés à un problème ils ne se sont pas présentés une seule fois devant Dieu pour prier et chercher Sa volonté et la vérité puis parvenir à la compréhension de la vérité, et agir et se comporter conformément à la volonté de Dieu : ils n’ont jamais connu une telle expérience. De telles personnes pratiquent-elles réellement la foi en Dieu ? » (La Parole, vol. 3 : Sermons de Christ des derniers jours, Ce n’est qu’avec la crainte de Dieu que l’on peut suivre le chemin du salut). En considérant cette parole de Dieu et en réfléchissant sur moi-même, j’ai compris que j’épousais intérieurement un point de vue de déférence à l’égard de l’ancienneté. Je considérais les dons, le calibre et l’expérience professionnelle comme essentiels pour bien faire son devoir, et je pensais qu’avoir ces qualités donnait à quelqu’un le droit de s’exprimer dans ce devoir. Alors, quand j’avais vu depuis combien de temps Sandra réalisait des images, à quel point elle était expérimentée et compétente, je l’avais enviée et admirée. Quand il y avait des choses que je ne savais pas faire, je ne priais pas Dieu et ne m’en remettais pas à Lui. Je ne recherchais pas les principes et ne les prenais pas en compte non plus. Je me déchargeais sur Sandra des tâches pour lesquelles je n’étais pas douée, je me reposais sans cesse sur elle. Je me contentais de faire tout ce qu’elle me disait de faire. J’ai compris que ce n’était pas seulement dans ce travail que je comptais sur les autres. Chaque fois que je rencontrais quelqu’un qui avait plus de dons, de calibre, de capacités ou d’expérience professionnelle que moi, j’adorais et admirais de tout cœur cette personne, et je me reposais souvent sur elle, au point que Dieu n’avait pas de place dans mon cœur et que je ne m’en remettais jamais à Dieu ni ne recherchais la vérité pour résoudre les problèmes auxquels j’étais confrontée. Par conséquent, je ne faisais aucun progrès et mon devoir ne donnait aucun résultat. J’étais exécrée par Dieu et incapable d’atteindre l’œuvre du Saint-Esprit. Comme le dit la Bible : « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son coeur de l’Éternel ! » (Jérémie 17:5). En effet, dans notre foi, nous devons vénérer Dieu comme grand. S’en remettre à Lui et se tourner vers Lui en toutes choses est la plus grande sagesse. Quels que soient le calibre, les dons, les capacités, l’expérience professionnelle ou les années de foi d’une personne, cela ne signifie pas qu’elle possède la vérité. Aucun être créé n’est supérieur ou inférieur à un autre. Ce n’est qu’en s’en remettant à Dieu, en se tournant vers Lui et en recherchant davantage les principes de la vérité que nous pouvons obtenir la direction de Dieu et bien accomplir nos devoirs.

Plus tard, j’ai lu ces autres passages de la parole de Dieu qui m’ont donné un chemin pour bien faire mon devoir. Dieu Tout-Puissant dit : « Supposons que l’Église te donne un travail à faire et que tu dises : “Que ce travail soit une chance de me démarquer ou non, puisqu’il m’a été donné, je vais bien l’exécuter. J’assumerai cette responsabilité. Si je suis affecté à la réception, je me consacrerai entièrement à bien faire ce travail. Je m’occuperai bien des frères et sœurs et je ferai de mon mieux pour assurer la sécurité de chacun. Si je suis chargé de diffuser l’Évangile, je m’équiperai de la vérité, je prêcherai l’Évangile avec amour et j’accomplirai mon devoir correctement. Si l’on me demande d’apprendre une langue étrangère, je l’étudierai assidûment, je travaillerai dur et je l’apprendrai aussi vite que possible, en un an ou deux, afin de pouvoir témoigner de Dieu aux étrangers. Si l’on me demande d’écrire des articles de témoignage, je m’entraînerai consciencieusement à le faire et j’envisagerai les choses conformément aux principes de la vérité. J’apprendrai la langue, et bien que je ne sois pas capable d’écrire des articles dans une belle prose, je serai au moins capable de communiquer clairement mes expériences et mon témoignage, d’échanger de manière compréhensible sur la vérité et de donner un vrai témoignage pour Dieu, de telle sorte que les gens qui liront mes articles soient édifiés et en tirent avantage. Quelle que soit la tâche que l’Église m’assignera, je l’assumerai de tout mon cœur et de toute ma force. S’il y a quelque chose que je ne comprends pas ou qu’un problème surgit, je prierai Dieu, je chercherai la vérité, je comprendrai les principes de la vérité et je ferai la chose correctement. Quel que soit mon devoir, j’utiliserai tout ce que j’ai pour bien l’accomplir et satisfaire Dieu. Concernant tout ce que je pourrai accomplir, je ferai de mon mieux pour assumer toute la responsabilité qui m’incombera et au moins, je n’irai pas contre ma conscience et ma raison ni ne serai négligent et superficiel, ni rusé et absent, et je ne profiterai pas des fruits du travail des autres. Rien de ce que je ferai ne sera en deçà des normes de la conscience.” Il s’agit là de la norme minimale de comportement humain, et celui qui accomplit son devoir de cette manière peut être considéré comme une personne consciencieuse et raisonnable. Tu dois au moins avoir bonne conscience dans l’accomplissement de ton devoir, et tu dois sentir au moins que tu gagnes tes trois repas par jour et que tu ne les voles pas. C’est ce que l’on appelle avoir le sens des responsabilités. Que ton calibre soit élevé ou non et que tu comprennes ou non la vérité, tu dois avoir cette attitude : “Puisque ce travail m’a été donné à faire, je dois le traiter avec sérieux. Je dois en faire mon souci et le faire bien, de tout mon cœur et de toutes mes forces. Quant à savoir si je peux le faire parfaitement bien, je ne peux pas présumer d’offrir une garantie, mais mon attitude consiste à vouloir le faire de mon mieux pour que cela soit bien fait, et je ne serai certainement pas négligent ni superficiel à ce sujet. Si un problème survient, je dois alors en assumer la responsabilité, m’assurer d’en tirer une leçon et de bien accomplir mon devoir.” Voilà ce qu’est la bonne attitude » (La Parole, vol. 5, « Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers »). « Quel que soit le devoir que vous accomplissez, vous devez être attentifs et soucieux de la volonté de Dieu. Ce n’est qu’avec cette mentalité qu’un devoir peut être bien accompli. Quelles que soient les difficultés qui surgissent, fiez-vous à Dieu, priez Dieu et cherchez la vérité pour les résoudre. Si des erreurs sont commises, corrigez-les à temps, tirez-en une leçon et évitez de refaire la même erreur. Ceux qui font leur devoir avec le bon état d’esprit sont consciencieux et responsables : quelle que soit l’importance du devoir qu’ils entreprennent d’accomplir, ils ne causeront pas de retards dans leur travail » (L’échange de Dieu). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai compris que le travail que l’Église arrangeait pour nous était le devoir que nous devions accomplir et notre responsabilité. Une personne vraiment responsable peut accomplir son devoir avec application, en tenant compte de la volonté de Dieu. Quels que soient leur calibre, leurs dons, leur niveau de compétence, les difficultés qu’elles rencontrent ou ce qu’elles doivent subir, ces personnes peuvent s’en remettre à Dieu pour vraiment payer un prix, surmonter les difficultés et se donner à fond pour bien faire leur devoir. Comme Noé, qui avait dû faire face à de nombreuses difficultés lors de la construction de l’arche. Non seulement il avait dû préparer toutes sortes de matériaux et rassembler de nombreuses créatures, mais il vivait également à une époque où l’industrie n’était pas développée, de sorte qu’il avait dû compter sur ses propres forces pour chaque partie du travail. Il avait dû essuyer de nombreux échecs et beaucoup remanier, sans compter l’épuisement physique, et plus encore. Mais Noé n’avait jamais écouté sa chair ni agi de manière sournoise ou fuyante, et encore moins imposé la commission de Dieu à quelqu’un d’autre. Au contraire, il avait constamment gardé à l’esprit la commission de Dieu et s’en était remis à Lui pour surmonter diverses crises. Au bout de 120 ans, il avait construit l’arche et achevé la commission de Dieu. L’obéissance et la sincérité de Noé à l’égard de la commission de Dieu m’ont émue et fait honte. J’étais née dans les derniers jours et j’avais entendu tant de paroles de Dieu, et Il a tant parlé des vérités de l’accomplissement d’un devoir. Mon travail n’était pas aussi difficile que la construction de l’arche de Noé, mais j’étais tout de même sournoise et fuyante. Je manquais vraiment d’humanité. J’ai trouvé un chemin de pratique dans la parole de Dieu. Chaque fois que je rencontrais des difficultés, je ne pouvais pas simplement me reposer sur Sandra. Je devais prier Dieu et rechercher les principes pertinents pour les régler. Lorsque j’ai mis tout mon cœur dans mon travail, les images que je réalisais n’ont cessé de s’améliorer. Parfois, Sandra n’avait pratiquement aucune suggestion à me faire. J’ai vu que j’étais vraiment capable de jouer un rôle, et que le travail n’était pas aussi difficile que je l’avais pensé. Auparavant, je n’avais pas pris la peine de réfléchir aux principes, je n’avais fait qu’écouter la chair et me reposer sur les autres, sans jamais saisir les principes.

Un jour, une sœur est venue me voir et elle m’a dit qu’elle avait besoin d’une image de toute urgence. J’ai pensé : « Cette image a l’air difficile à réaliser et elle est si urgente que je risque de ne pas la faire correctement. Je devrais demander à Sandra de s’en charger. » Lorsque j’ai voulu aller la voir, j’ai compris que je souhaitais à nouveau écouter la chair et me décharger du travail, alors j’ai rapidement prié Dieu et je me suis calmée pour examiner attentivement les principes. À ma grande surprise, j’ai rapidement terminé l’image et je n’ai pas retardé le travail. Je ne me suis pas dérobée à mon devoir parce qu’il était difficile, et j’ai éprouvé un grand sentiment de sérénité dans mon cœur !

Grâce à cette expérience, j’ai appris que, quelle que soit la tâche, on ne peut pas l’accomplir en s’appuyant uniquement sur le calibre, les dons ou l’expérience. Ce qui est essentiel, c’est de poursuivre la vérité et les principes. Lorsqu’on rencontre des difficultés, si on peut éviter d’écouter la chair et d’être avide de confort, mais plutôt s’en remettre à Dieu et rechercher la vérité pour les surmonter et assumer ses responsabilités, on sera en mesure de gagner la direction de Dieu et de bien faire son devoir ! J’ai également compris que ce n’est pas parce que Dieu m’accorde une partenaire que je dois me reposer sur elle. Au contraire, nous devons nous aider mutuellement et compenser nos lacunes respectives. Dieu a donné à chacun des dons, des aptitudes et des calibres différents. Nous devons donc coopérer avec un seul cœur et un seul esprit et nous consacrer à l’accomplissement de nos responsabilités !

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