Les conséquences de l’évitement des responsabilités

28 janvier 2022

Par Xiaomo, Espagne

Un jour, en février 2021, un dirigeant m’a dit que je devais m’occuper des Églises des nouveaux arrivants dans les pays hispanophones. J’ai été très surprise. J’avais toujours fait un travail d’évangélisation et je n’avais jamais été responsable d’Églises de nouveaux croyants. Je n’avais aucune expérience dans l’abreuvement des nouveaux arrivants et je ne parlais pas espagnol. J’étais sûre que j’allais rencontrer des tas de problèmes et de difficultés. Je ne saurais pas comment les résoudre. Les nouveaux croyants sont comme des nourrissons. S’ils ne sont pas abreuvés à temps, ils ne comprennent pas la vérité et ne s’enracinent pas sur le vrai chemin. Ne ferais-je pas le mal s’ils quittaient la foi ? Je pouvais être renvoyée ou même éliminée. La personne qui tenait ce rôle avant moi avait été renvoyée à cause de ses mauvais résultats. Le travail dans les Églises des nouveaux arrivants commençait juste. Il était encore largement dans une phase exploratoire. Ce n’était pas facile. Je ne m’en pensais pas capable. D’un autre côté, je savais qu’on m’avait confié ce devoir et je ne pouvais pas le refuser. Mais je ne pouvais pas l’aborder calmement. Les choses se passaient si bien dans mon travail d’évangélisation… Je convertissais beaucoup de gens tous les mois. Mais travailler pour les Églises de nouveaux arrivants serait difficile et je pouvais être éliminée si je m’en sortais mal. J’avais beaucoup d’inquiétudes et je n’étais pas sûre de pouvoir faire du bon travail. J’étais nostalgique de l’époque où je prêchais l’Évangile. Je découvrais de nombreux problèmes dans les Églises des nouveaux arrivants et je ne voyais pas comment résoudre certains d’entre eux. J’étais désemparée et j’avais l’impression que ce devoir était trop dur. Si je ne résolvais pas vite ces problèmes, le travail des Églises risquait d’être affecté. Ne sachant pas quoi faire, j’ai prié Dieu pour Lui demander de m’aider à comprendre Sa volonté et à me soumettre.

Le lendemain, un frère m’a fait part de certains des problèmes de ces Églises. Il a dit : « De plus en plus de gens acceptent l’œuvre de Dieu des derniers jours. Quand les Églises étaient divisées, certains dirigeants d’Église ont été irresponsables et ont négligé des membres. Ceux-ci n’ont pas de réunions de groupes et ne peuvent pas lire les paroles de Dieu. Regarde donc les messages de certains nouveaux arrivants. » Quand j’ai ouvert les messages qu’il m’avait transmis, j’en ai découvert un qui disait : « Cher frère, appartiens-tu à l’Église de Dieu Tout-Puissant ? Je ne suis pas dans le groupe de réunion de l’Église. J’aimerais échanger sur les paroles de Dieu Tout-Puissant en ligne. Peux-tu m’aider ? Je suis triste de ne pas pouvoir manger et boire les paroles de Dieu Tout-Puissant pour le moment. » Un autre nouvel arrivant avait écrit : « Cher frère, je ne peux pas manger et boire les paroles de Dieu Tout-Puissant. Je suis en dehors de la maison de Dieu et ça me contrarie beaucoup. Peux-tu m’aider à trouver des réunions ? » Certains attendaient avec impatience des réunions tous les jours, mais les dirigeants n’en organisaient pas. Ce frère était contrarié et il a dit : « Je ne sais pas comment tu les abreuves. Même si tu es très occupée ou si ton travail est très dur, ça ne te perturbe pas de voir que ces gens qui ont accepté l’Évangile ne peuvent pas se réunir ni lire les paroles de Dieu ? Si on s’occupait un peu d’eux, ils ne seraient pas laissés hors de la maison de Dieu. » En l’entendant dire ça et en voyant ces messages, je me suis sentie très mal et je n’ai pas pu retenir mes larmes. À cause de nos oublis, de nouveaux croyants étaient laissés en dehors de la maison de Dieu. Ils ne pouvaient pas vivre la vie de l’Église ni lire les paroles de Dieu, ce qui nuisait à leur vie. Quant à moi, je voyais tous ces problèmes dans les Églises, mais je ne les prenais pas en charge. Je ne portais pas de fardeau pour leurs vies. Au lieu de réfléchir à la manière d’arranger rapidement leur vie d’Église, je voulais juste me défiler. Que j’étais égoïste ! J’ai pensé à ces paroles de Dieu : « Vous dites tous que vous êtes attentifs au fardeau de Dieu et que vous défendrez le témoignage de l’Église, mais qui parmi vous a vraiment été attentif au fardeau de Dieu ? Demande-toi : Es-tu quelqu’un qui a démontré de la considération pour Son fardeau ? […] Peux-tu permettre que Mes intentions soient accomplies en toi ? As-tu offert ton cœur au moment le plus crucial ? Es-tu quelqu’un qui fait Ma volonté ? Pose-toi ces questions et réfléchis souvent sur elles » (« Chapitre 13 » de Déclarations de Christ au commencement, dans La Parole apparaît dans la chair). C’était comme si chaque parole de Dieu me visait personnellement. J’étais déprimée et je me suis sentie coupable. La maison de Dieu m’avait chargée de travailler avec les nouveaux arrivants et voulait que je me soucie de la volonté de Dieu. Je devais être d’un seul cœur et d’un seul esprit avec les frères et sœurs pour les abreuver, afin qu’ils puissent se réunir, lire les paroles de Dieu et s’enraciner sur le vrai chemin. Des Églises de nouveaux arrivants étaient fondées dans certains pays et il y avait encore beaucoup de problèmes qui requéraient une attention immédiate, mais je ne me souciais pas de la volonté de Dieu. Depuis que j’avais accepté ce mandat, je ne songeais qu’à mon avenir, craignant d’être exposée et de ne pas avoir de fin si je m’en sortais mal. Je n’avais ni fardeau ni sens de la responsabilité dans mon devoir. J’étais très méprisable et je manquais d’humanité ! Le fait que ce frère me transmette les messages de ces nouveaux arrivants avait une intention de Dieu. C’était pour réveiller mon cœur engourdi afin que je voie la responsabilité que j’avais acceptée et que je puisse porter un vrai fardeau pour mon devoir. J’ai prié Dieu. Je ne voulais plus songer à mon avenir. Je voulais m’en remettre à Lui, assumer mon mandat, faire mon devoir avec application, chercher la vérité avec les autres et résoudre les problèmes de l’Église le plus vite possible.

J’ai ensuite chargé des gens de prendre des dispositions pour ces nouveaux arrivants qui n’avaient pas de réunions. J’ai aussi essayé de bien comprendre tout le travail des Églises. Dans beaucoup d’Églises de nouveaux croyants, les responsables avaient été nommés récemment et ne savaient pas comment faire leur devoir. Certains d’entre eux se contentaient du minimum et ne s’occupaient pas des problèmes des nouveaux croyants assez vite. Il fallait les aider ou les démettre de leurs fonctions. En particulier, certains nouveaux arrivants arrêtaient de participer aux réunions parce que leur clergé les trompait, et ils étaient de plus en plus nombreux. Malgré moi, j’ai commencé à m’inquiéter quand j’ai découvert ces problèmes. Si je restais en poste un moment et que notre travail ne s’améliorait pas, ma responsabilité serait évidente et je finirais certainement par être exposée. Je me suis sentie encore plus déprimée. J’avais l’air d’être toujours occupée à courir en tous sens mais, au fond de moi, je ressentais une immense pression. À la fin du mois, j’ai vu qu’il y avait encore plus de nouveaux croyants qui ne participaient pas aux réunions. Je me suis sentie paralysée. Je me suis dit que puisque je venais d’accepter ce devoir, je ferais moins de mal si je démissionnais vite. Si je gardais ce devoir, que les problèmes des nouveaux croyants n’étaient pas résolus et qu’ils quittaient l’Église, j’aurais fait beaucoup de mal. Alors je risquais d’être renvoyée et je pouvais même gâcher ma fin et ma destination. Je songeais de plus en plus à laisser tomber et j’ai fini par conclure que je devais le faire. Quand cette pensée m’est venue, je me suis levée et j’ai eu un vertige. J’ai eu l’impression que tout tournait autour de moi et j’ai failli m’évanouir. Ҫa ne m’était jamais arrivé avant et je me suis demandé si c’était à cause du stress. J’en ai parlé à une sœur, qui a échangé avec moi en disant que ce qui se produisait soudainement manifestait la volonté de Dieu et qu’il y avait une leçon à en tirer. Après avoir entendu ça, je me suis calmée, j’ai cherché et réfléchi, et j’ai prié Dieu pour Lui demander de m’éclairer afin que je comprenne ma corruption.

J’ai lu un passage des paroles de Dieu, le deuxième passage de la page 672. « Manger et boire les paroles de Dieu, prier, accepter le fardeau de Dieu et les tâches qu’Il te confie, tout cela a pour but d’ouvrir un chemin devant toi. Plus le fardeau de ce que Dieu te confie est lourd, plus il te sera facile d’être rendu parfait par Lui. Certains ne sont pas prêts à s’accorder avec les autres en servant Dieu, même quand ils y sont invités ; ce sont des gens paresseux qui ne veulent que se complaire dans le confort. Plus on te demandera de servir en t’accordant avec les autres, plus tu acquerras de l’expérience. Parce que tu as plus de fardeaux et plus d’expériences, tu auras plus de chances d’être rendu parfait. Par conséquent, si tu peux servir Dieu sincèrement, tu seras soucieux du fardeau de Dieu, et ainsi tu auras plus de chances d’être rendu parfait par Dieu. Un tel groupe d’hommes est perfectionné en ce moment. Plus tu es ému par le Saint-Esprit, plus tu consacreras de temps à être soucieux du fardeau de Dieu, plus tu seras rendu parfait par Dieu, plus tu seras gagné par Dieu, et à la fin, tu deviendras quelqu’un qui est utilisé par Dieu. À l’heure actuelle, certains ne portent aucun fardeau pour l’Église. Ces gens sont peu sérieux et négligents, et ils ne se soucient que de leur propre chair. Ces gens sont extrêmement égoïstes et ils sont aussi aveugles. Tu ne porteras aucun fardeau si tu ne parviens pas à comprendre cette question clairement. Plus tu es soucieux de la volonté de Dieu, plus lourd sera le fardeau qu’Il te confiera. Les égoïstes ne sont pas prêts à souffrir de telles choses, ils ne sont pas prêts à payer le prix, et à la fin, ils manqueront des occasions d’être rendus parfaits par Dieu. Ne se font-ils pas du tort à eux-mêmes ? Si tu es quelqu’un qui est soucieux de la volonté de Dieu, tu porteras un véritable fardeau pour l’Église. En fait, au lieu d’appeler cela un fardeau que tu portes pour l’Église, il serait mieux de l’appeler un fardeau que tu portes pour ta propre vie, car le fardeau que tu portes pour l’Église sert à ce que tu sois rendu parfait par Dieu à travers de telles expériences. Par conséquent, ceux qui portent le fardeau le plus lourd pour l’Église, qui portent un fardeau pour entrer dans la vie, sont ceux qui seront rendus parfaits par Dieu. As-tu clairement vu cela ? Si l’Église à laquelle tu appartiens est dispersée comme le sable, mais que tu ne t’en inquiètes ni ne t’en soucies, que tu ignores même les occasions où tes frères et sœurs ne mangent pas et ne boivent pas les paroles de Dieu de façon normale, alors tu ne portes aucun fardeau. De tels hommes ne sont pas du genre à plaire à Dieu. Les hommes qui plaisent à Dieu ont faim et soif de justice, et ils sont soucieux de la volonté de Dieu. Donc, vous devriez être soucieux du fardeau de Dieu, ici et maintenant. Tu ne devrais pas attendre que Dieu révèle Son juste tempérament à toute l’humanité avant de devenir soucieux du fardeau de Dieu. Ne serait-il pas trop tard à ce moment-là ? La bonne occasion pour être rendu parfait par Dieu, c’est maintenant. Si tu laisses cette occasion te glisser entre les doigts, tu le regretteras toute ta vie, tout comme Moïse n’a pas pu entrer dans le beau pays de Canaan et l’a regretté le reste de sa vie, mourant de remords. Une fois que le tempérament juste de Dieu aura été révélé à tout le monde, tu seras plein de regret. Même si Dieu ne te châtie pas, tu te châtieras toi-même à cause de tes propres remords » (« Sois soucieux de la volonté de Dieu afin d’atteindre la perfection », dans La Parole apparaît dans la chair). Grâce à ce passage des paroles de Dieu, j’ai compris que porter un fardeau pour le mandat de Dieu est lié à la possibilité d’être perfectionné. Plus lourd est le fardeau de quelqu’un, plus cette personne se soucie du fardeau de Dieu, plus Dieu la bénit. En revanche, ceux qui manquent complètement de responsabilité vis-à-vis du travail de l’Église et de leur devoir, ceux qui se protègent sans défendre les intérêts de l’Église sont tous des gens égoïstes et méprisables qui ne peuvent pas être perfectionnés par Dieu. J’ai réfléchi sur mon égoïsme. Je ne voulais pas me charger d’un vrai fardeau ni me soucier de la volonté de Dieu. Je ne songeais qu’à mon avenir. Alors qu’il y avait davantage de nouveaux arrivants qui ne se réunissaient pas régulièrement, au lieu de chercher de toute urgence une solution pour les soutenir, je craignais d’être exposée et éliminée si je conservais ce devoir. Je n’étais pas capable d’être responsable pour ces âmes. Alors, pour me protéger, je voulais démissionner de ce devoir. Je n’étais pas du tout dévouée envers Dieu. Je ne pensais qu’à mes propres intérêts dans mon devoir. Quand je n’en tirais rien et qu’en plus je devais souffrir et assumer une responsabilité, j’avais envie de m’enfuir, de me ménager une porte de sortie. J’étais tout à fait contente de travailler quand les choses se passaient bien mais, quand les problèmes surgissaient et que mon avenir était menacé, je voulais laisser tomber. Je n’étais pas sincère envers Dieu et je n’avais vraiment pas un cœur honnête. J’étais une personne sournoise, égoïste et vile, sur laquelle on ne pouvait pas compter. Dieu ne perfectionnerait pas quelqu’un d’aussi égoïste et sournois que moi. Plus j’y ai réfléchi, plus je me suis haïe pour mon manque de conscience. Je ne méritais pas de vivre devant Dieu. J’étais remplie de culpabilité et de regret.

Pourquoi nous soucions-nous toujours de nos intérêts et de notre avenir dans notre devoir ? Pourquoi sommes-nous si égoïstes ? Je me le demande, moi aussi. Quand j’ai lu les paroles de Dieu disséquant les antéchrists pendant mes dévotions, je l’ai compris un peu plus clairement. Dieu Tout-Puissant dit : « Dans des circonstances normales, une personne doit accepter des changements dans ses fonctions et s’y soumettre. Mais elle doit réfléchir sur elle-même, reconnaître l’essence du problème et reconnaître ses propres lacunes. C’est une très bonne chose, et il n’y a pas d’obstacles insurmontables. Ce n’est pas compliqué : c’est très simple, et tout le monde peut y réfléchir clairement. Quand ce genre de chose arrive à une personne normale, elle apprend au moins quelque chose, acquérant une compréhension et une évaluation plus précises d’elle-même. En revanche, ce n’est pas le cas pour les antéchrists : ils sont différents des gens normaux, quoi qu’il leur arrive. Où se situe cette différence ? Ils ne se soumettent pas, ils ne coopèrent pas de manière proactive et volontaire, et encore moins acceptent-ils sincèrement ce qui arrive. Au lieu de cela, ils éprouvent de la répugnance à son égard et ils y résistent, l’analysent, le contemplent et se creusent la tête en spéculant : “Pourquoi suis-je transféré pour travailler ailleurs ? Pourquoi ne puis-je pas continuer à faire mon devoir actuel ? Est-ce que je ne fais vraiment pas l’affaire ? Vont-ils me renvoyer ou m’éliminer ?” Ils ressassent encore et encore dans leur esprit ce qui s’est passé, l’analysent et le ruminent sans cesse. […] C’est une chose tellement simple, pourtant un antéchrist en fera toute une histoire, y réfléchira encore et encore, au point de ne plus pouvoir fermer l’œil. Pourquoi pensent-ils de cette façon ? Pourquoi réfléchissent-ils de manière si compliquée à quelque chose d’aussi basique ? Il n’y a qu’une raison à cela : à toute disposition prise par la maison de Dieu qui les concerne, ils attacheront fermement leur désir de bénédiction et de destination future. Voilà pourquoi ils se disent : “Je dois faire attention ; un seul faux pas fera que tous mes pas seront faux, je pourrai dire adieu à mon désir de recevoir des bénédictions et ce sera la fin pour moi. Je ne peux pas me permettre d’être imprudent ! La maison de Dieu, les frères et les sœurs, la haute direction, même Dieu : aucun n’est fiable. Je ne place ma confiance en aucun d’eux. La personne la plus fiable et la plus digne de confiance, c’est soi-même ; si tu ne prévois pas les choses pour toi, qui d’autre veillera sur toi ? Qui d’autre considérera ton point de vue ou veillera à ce que tu obtiennes des bénédictions ? Alors, il faut que j’élabore des préparations et des calculs méticuleux et que je travaille extrêmement dur à faire des projets pour moi-même ; je ne peux en aucun cas être négligent. Autrement, il sera facile pour les gens de me tromper et de profiter de moi.” Un antéchrist considère qu’être béni, c’est plus magnifique que les cieux eux-mêmes, plus magnifique que la vie, plus important que le changement de tempérament ou le salut personnel, et plus important que d’être un être créé qui soit à la hauteur des normes. Il pense qu’être un être créé qui soit à la hauteur, bien faire son devoir et être sauvé sont autant de choses dérisoires qui valent à peine d’être mentionnées, tandis que gagner des bénédictions est la seule chose de toute la vie qui ne puisse jamais être oubliée. Et donc, dans tout ce qu’il rencontre, peu importe que ce soit grand ou petit, il est extrêmement prudent et attentif, et il se ménage toujours une issue » (« Ils veulent se retirer lorsqu’il n’y a plus de statut ou d’espoir d’obtenir des bénédictions », dans Exposer les antéchrists). Quand j’ai médité ça, j’ai compris qu’en me protégeant dans mon devoir et en songeant à mes intérêts, je manifestais le tempérament des antéchrists que Dieu révèle, j’étais vraiment égoïste, ne songeant qu’aux bénédictions et au gain personnel. On a la foi parce qu’on veut être bénis par Dieu. Quand il m’arrivait quelque chose, je pensais d’abord à ma fin et ma destination, j’accordais autant de valeur aux bénédictions qu’à la vie. J’envisageais tous les aspects de la situation, j’étais sur mes gardes face à Dieu, je me ménageais une porte de sortie, craignant d’être exposée et éliminée si j’étais imprudente. Je n’avais pas une foi authentique en Dieu. Quand je m’étais chargée des Églises des nouveaux arrivants, j’avais voulu retourner à l’évangélisation dès que j’avais découvert l’ampleur des difficultés. J’avais l’impression de bien m’en sortir dans ce devoir, d’obtenir des résultats, alors je pensais que je recevrais la promesse de Dieu et que j’aurais une belle destination. En voyant tous ces problèmes dans les Églises des nouveaux croyants, j’ai eu peur que les gens n’abandonnent s’ils n’étaient pas bien abreuvés, d’en être tenue pour responsable et d’être éliminée. Comme j’avais l’impression que mon statut et mon avenir en souffriraient, que je ne serais pas bénie, j’avais voulu tourner les talons et m’enfuir. Je ne voulais pas du tout faire ce devoir. Je ne faisais mon devoir que pour obtenir des bénédictions. J’essayais de marchander avec Dieu. Je ne cherchais pas à me soumettre à Dieu et à faire le devoir d’un être créé. J’ai songé à Paul, qui avait parcouru l’Europe pour prêcher l’Évangile, qui avait beaucoup souffert et fondé de nombreuses églises, mais qui n’avait fait tout ça que pour être béni. Il voulait se servir de son devoir comme d’une monnaie d’échange avec Dieu. C’est pour ça qu’il a dit : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée » (2 Timothée 4:7-8). J’avais agi exactement comme Paul, sans aucune sincérité dans mon devoir. Je voulais que Dieu m’accorde une compensation et ses bénédictions pour mes efforts superficiels, vivant selon le poison « Chacun pour soi, Dieu pour tous ». Ce n’était pas faire un devoir. Je n’étais qu’une opportuniste, une non-croyante qui s’était introduite dans la maison de Dieu. J’étais une vraie crapule. De nombreux problèmes devaient être résolus dans les Églises et je ne me concentrais pas sur eux. Je ne songeais qu’à ma fin et ma destination, au fait d’être bénie ou non. J’étais à peine humaine. Le comprendre m’a inspiré tant de culpabilité que j’ai prié. Je ne voulais plus me soucier de ma fin, mais calmer mon cœur et bien faire mon devoir.

Plus tard, j’ai lu un autre passage très éclairant des paroles de Dieu, le deuxième passage de la page 1167. « Pour l’homme, s’acquitter de son devoir, c’est en réalité accomplir tout ce qui est inhérent à l’homme, c’est-à-dire, ce qui est possible pour l’homme. C’est alors que son devoir est accompli. Les défauts de l’homme pendant son service sont graduellement réduits par l’expérience qu’il acquiert progressivement et l’expérience qu’il a du jugement ; ils n’entravent ni n’affectent le devoir de l’homme. Ceux qui cessent de servir ou abandonnent et se retirent par crainte des désavantages qui pourraient exister dans leur service sont les plus lâches de tous. Si les gens ne peuvent pas exprimer ce qu’ils devraient exprimer pendant le service ou réaliser ce qui leur est intrinsèquement possible, et à la place perdent leur temps et n’agissent que pour l’apparence, ils ont perdu la fonction qu’un être créé devrait avoir. De telles gens sont considérés comme des “médiocrités” ; ils sont des déchets qui ne servent à rien. Comment de telles gens peuvent-ils être appelés des êtres créés ? Ne sont-ils pas des êtres corrompus qui brillent à l’extérieur, mais sont pourris à l’intérieur ? […] Il n’y a pas de corrélation entre le devoir de l’homme et le fait qu’il soit béni ou maudit. Le devoir est ce que l’homme doit accomplir ; c’est sa vocation qui vient du ciel et ne devrait pas dépendre de la récompense, des conditions ou des raisons. C’est alors seulement qu’il fait son devoir. Être béni, c’est être perfectionné et jouir des bénédictions de Dieu après avoir fait l’expérience du jugement. Être maudit, c’est conserver son tempérament inchangé après avoir fait l’expérience du châtiment et du jugement, c’est ne pas faire l’expérience d’être perfectionné, mais être puni. Mais qu’ils soient bénis ou maudits, les êtres créés doivent accomplir leur devoir, faire ce qu’ils doivent faire et faire ce qu’ils sont capables de faire. C’est le moins que puisse faire une personne qui cherche Dieu. Tu ne devrais pas remplir ton devoir seulement pour être béni, et tu ne devrais pas refuser d’agir par peur d’être maudit. Laissez-Moi vous dire la chose suivante : l’homme doit accomplir son devoir, et s’il en est incapable, c’est sa rébellion. C’est par le processus de l’accomplissement de son devoir que l’homme change progressivement, et c’est par ce processus qu’il démontre sa fidélité. Ainsi, plus tu es capable de remplir ton devoir, plus tu recevras de vérités, et plus ton expression deviendra réelle » (« La différence entre le ministère de Dieu incarné et le devoir de l’homme », dans La Parole apparaît dans la chair). Ҫa m’a aidée à comprendre qu’un devoir n’avait rien à voir avec le fait d’être béni ou damné. En tant qu’être créé, j’ai l’obligation d’accomplir un devoir sans le relier aux bénédictions. Quelles que soient les difficultés d’un devoir, je dois lui donner tout mon cœur et assumer cette responsabilité. Même si je suis transférée ou renvoyée parce que je m’en sors mal, j’aurai quelque chose à apprendre. Je ne devrais pas jeter l’éponge par crainte d’être exposée et éliminée. La maison de Dieu a des principes pour le renvoi et l’élimination des gens. Quand des gens sont expulsés de la maison de Dieu, ce n’est pas à cause d’un devoir particulier dont ils étaient chargés ni parce qu’ils ont commis une erreur dans leur devoir. Ҫa ne s’est jamais produit. C’est toujours parce qu’ils ne cherchent pas la vérité, ne sont pas sur le bon chemin et refusent obstinément de se repentir. On donne une autre chance, même après des transgressions, aux frères et sœurs qui cherchent la vérité. Avec de l’aide et en étant traités, ceux qui apprennent quelque chose sur eux-mêmes, se repentent et changent peuvent rester dans la maison de Dieu. J’ai aussi appris que quand Dieu examine si quelqu’un s’en sort dans son devoir, Il ne Se demande pas à quel point il a l’air de se dépenser ni quels sont ses résultats, mais s’il est concentré sur la recherche de la vérité et le respect des principes, s’il met tout son cœur et toute sa détermination dans son devoir. Et peu importe le nombre de problèmes que quelqu’un rencontre. Tant qu’il se soucie de la volonté de Dieu et cherche la vérité, Dieu l’éclairera, alors tout peut être résolu. Si quelqu’un ne cherche pas la vérité, ne songe qu’à ses gains et ses pertes, se contentant du minimum dans son devoir et ne se repentant jamais, il sera forcément exposé et éliminé. Quand j’ai compris la volonté de Dieu, j’ai fait une autre prière, désireuse d’arrêter de penser à mes gains et mes pertes, et de me consacrer tout entière à mon devoir.

Après ça, je me suis vraiment investie dans mon devoir. J’ai passé le travail des Églises au peigne fin et j’ai répertorié tous les vrais problèmes qui existaient. J’ai consulté le dirigeant sur ceux que je ne pouvais pas résoudre et j’ai échangé avec d’autres dirigeants d’Églises. Dès que j’ai compris les principes et les pratiques, j’ai pu gérer beaucoup de problèmes. Quand j’ai changé d’attitude et arrêté de penser à mon avenir, pour me demander simplement comment travailler avec les frères et sœurs pour résoudre les problèmes des nouveaux arrivants, la vie de l’Église s’est arrangée peu à peu. Les nouveaux arrivants qui ne se réunissaient pas ont aussi retrouvé progressivement leur vie d’Église et ont pu manger et boire les paroles de Dieu. Un certain nombre de nouveaux arrivants ont aussi commencé à se charger de devoirs d’évangélisation. J’ai vu la direction et les bénédictions de Dieu. J’ai personnellement éprouvé l’affirmation de Dieu : « Chercher activement à accomplir son devoir en tant que créature de Dieu est le chemin de la réussite. » À la réflexion, tout ce qui s’est passé entre le moment où ces Églises de nouveaux arrivants avaient beaucoup de problèmes et celui où les choses se sont arrangées progressivement et où les nouveaux croyants ont vécu des vies d’Église normales est le fruit de l’œuvre de Dieu. J’ai vu que l’œuvre de Dieu était vraiment accomplie par Dieu Lui-même et qu’on ne faisait que jouer un rôle. Quels que soient notre devoir ou nos difficultés, on doit se soumettre et ne pas songer à nos gains et nos pertes. En cherchant la vérité, nous souciant de la volonté de Dieu, nous consacrant entièrement à nos devoirs, nous verrons les bénédictions de Dieu.

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