Sans les principes, un devoir ne peut pas porter ses fruits

21 août 2022

Par Shu Qin, Chine

En février de l’année dernière, j’ai été transféré dans une Église en tant que dirigeant. Certaines tâches n’y étaient pas faites de façon très efficace, et je me suis dit : « Les dirigeants qui ont arrangé ma venue ici doivent beaucoup m’estimer, et penser que je suis capable de reprendre en main le travail de cette Église. Il faut que je m’en sorte bien, que je montre à ces dirigeants que je peux faire un travail pratique et qu’ils ont eu raison de me choisir. » Ensuite, j’ai été voir chaque groupe de l’Église, pour savoir où en était leur travail, et résoudre les difficultés et problèmes des frères et sœurs dans leurs devoirs. Certains frères et sœurs étant dans un mauvais état, je les ai aidés et soutenus avec amour. Quand je trouvais que des gens ne convenaient pas à un poste, je discutais avec ma partenaire et je les transférais ou je les remplaçais, conformément aux principes. Au bout d’un moment, le travail de l’Église s’est quelque peu amélioré. J’étais très content, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser : « Je crois que je peux faire davantage de travail pratique. Il faut que je travaille dur pour obtenir de meilleurs résultats, ainsi, mes frères et sœurs verront mes capacités de travail et diront que je suis un bon dirigeant. »

Un jour, alors que nous passions en revue certaines tâches, j’ai remarqué que l’efficacité du travail d’abreuvement avait beaucoup diminué, et que plusieurs nouveaux venus n’allaient pas aux réunions. J’ai pensé : « Les autres tâches sont faites plus efficacement, maintenant, mais l’efficacité du travail d’abreuvement a décliné. On ne peut pas laisser le travail d’abreuvement affecter les résultats d’ensemble, sinon, tout le monde va dire que je suis incompétent, ce qui nuirait à mon image. » Alors je suis vite allé voir le personnel d’abreuvement, j’ai appris que la dirigeante du groupe, Sœur Wu, ignorait les difficultés des nouveaux venus quand elle arrangeait leurs réunions et devoirs. Elle arrangeait des réunions quand certains nouveaux venus devaient travailler, ce qui les empêchait d’y assister, du coup, ils avaient des difficultés, pensaient ne pas être à la hauteur, et devenaient négatifs. Apprendre ça m’a mis un peu en colère. J’ai pensé : « J’ai clairement dit à Sœur Wu que nous devions penser à la situation des nouveaux venus quand nous arrangeons réunions et devoirs pour eux. Pourquoi ne peut-elle pas maîtriser ce concept et se montrer plus souple ? Je crois qu’elle n’a pas le calibre nécessaire pour cet abreuvement. Les mauvais résultats que nous obtenons ont tous à voir avec elle. Je ne peux pas la laisser, à elle seule, affecter le travail de l’Église toute entière. Il faut la démettre immédiatement. Si je ne la démets pas, nos résultats ne vont jamais s’améliorer. Cela va entraver le travail de la maison de Dieu, et, en plus, mes supérieurs, et les frères et sœurs, vont penser que je suis incapable de travailler, ou de résoudre des problèmes réels. Je ne peux pas laisser les gens douter de ma compétence. » Donc, après la réunion, j’ai évoqué le renvoi de Sœur Wu avec ma partenaire et les diacres. La diaconesse d’abreuvement a dit : « Autrefois, Sœur Wu abreuvait efficacement les nouveaux venus. Elle est peut-être en mauvais état, en ce moment, elle a peut-être formé les nouveaux venus un peu trop rapidement, voilà tout. Nous devrions étudier sa situation, puis échanger avec elle et l’aider. Si elle ne change pas, au bout d’un certain temps, nous la démettrons. » Mais à ce moment-là, j’ai uniquement pensé que ma réputation et mon statut risquaient d’en pâtir. Je me disais : « Sœur Wu ne vient pas de commencer à abreuver les nouveaux venus. Et je lui ai déjà parlé de ce problème. Je crois qu’elle refuse d’accepter les rappels et l’aide. Si nous ne la renvoyons pas à temps, et que nous prenons du retard, ou si le travail s’en trouve affecté, je vais forcément être tenu pour responsable, donc, peu importe le moyen, cette fois, je dois arriver à convaincre les diacres de démettre Sœur Wu. » Alors j’ai dit sur un ton furibond : « Sœur Wu est inefficace dans son devoir, ce qui prouve qu’elle est incompétente et qu’elle ne convient pas à ce poste. Si vous la gardez, et que les résultats de notre travail ne s’améliorent pas, lequel d’entre vous en assumera la responsabilité ? Vous n’avez qu’à l’aider, mais sans moi ! » Voyant mon attitude, ma partenaire et les diacres n’ont rien osé dire.

Plus tard, j’ai appris que Sœur Wu était devenue très négative après avoir été remplacée. Elle se disait qu’elle avait abreuvé des nouveaux venus pendant des années, avec de bons résultats. Mais là, elle formait des nouveaux venus qui débutaient dans leur foi, parce que l’Église manquait de personnel d’abreuvement, et elle devait combiner plusieurs lieux de rencontre. Du coup, il y avait des problèmes quand elle était trop prise pour s’occuper des difficultés de tous les nouveaux venus. Elle n’avait pas cru pouvoir être démise comme ça, donc elle se disait que nous l’avions renvoyée sans principes, en nous basant sur un comportement qu’elle avait eu temporairement, et non sur une évaluation équilibrée de son comportement habituel. Quand j’ai appris ça, non seulement je n’ai pas cherché la vérité, ni réfléchi sur moi-même, mais je me suis dit que Sœur Wu était de faible stature, qu’elle ne pouvait pas se connaître ni tirer de leçons de cette situation, et je n’ai pas pris ça au sérieux du tout.

Après le renvoi de Sœur Wu, nous avons choisi Sœur Liu comme dirigeante de groupe. Ravi, je me suis dit : « Maintenant, le travail d’abreuvement devrait être plus efficace ! » Mais, au bout d’un moment, j’ai découvert que Sœur Liu avait une faible capacité de travail, et qu’elle n’était pas aussi responsable que Sœur Wu. Elle ne comprenait pas à temps l’état des nouveaux venus, et ne savait pas comment résoudre leurs problèmes. Par conséquent, le temps a passé, mais le travail d’abreuvement ne s’est pas amélioré. J’ai commencé à me sentir mal à l’aise et à me demander si renvoyer Sœur Wu avait été une erreur, mais, vu la situation, j’ai décidé d’échanger avec Sœur Liu et de l’aider davantage, pour voir si ses résultats allaient s’améliorer.

Des nouveaux venus continuant d’arriver dans l’Église, la priorité a été de former rapidement davantage de personnel d’abreuvement. J’ai donc vite commencé à chercher des candidats. J’ai pensé à Sœur Chen, qui avait été démise et était encore isolée pour réfléchir sur elle-même. Elle avait prêché l’Évangile auparavant, et avait obtenu des résultats, donc j’ai voulu la former. Je pensais juste qu’elle était amicale, qu’elle communiquait facilement avec les gens, et que si nous la formions, cela résoudrait le problème du travail d’abreuvement. Mes supérieurs diraient forcément que j’étais de bon calibre, que j’étais un bon dirigeant. Alors j’ai demandé à la diaconesse d’abreuvement de s’attacher à cultiver Sœur Chen. Embarrassée, cette diaconesse a répondu : « Nous avions pensé à un arrangement de ce genre, mais nous avons vu que Sœur Chen n’avait toujours aucune connaissance d’elle-même après avoir été démise. Quand elle prêchait l’Évangile, elle luttait pour la gloire et le gain, et semait la jalousie et le conflit, ce qui empêchait totalement les autres d’accomplir leur devoir normalement. Si nous la formons à l’abreuvement maintenant, elle va continuer à se montrer malfaisante et à provoquer des perturbations. L’abreuvement est l’une des tâches les plus importantes dans la maison de Dieu. Ceux qui sont formés dans ce but doivent avoir une bonne humanité et ne pas perturber le travail de la maison de Dieu. Nous devons faire les choses conformément au principe ! » Les paroles de la diaconesse m’ont rendu nerveux. J’ai pensé : « Sœur Chen est amicale et elle a du calibre. La former à abreuver les nouveaux venus va forcément rendre le travail plus efficace rapidement. Si nous décidons de ne pas la former parce qu’elle semble ne pas s’être véritablement repentie, mes dirigeants ne pourront pas constater que j’ai une grande capacité de travail. Ça ne va pas du tout. Je dois convaincre la diaconesse de faire ce que je veux, je ne peux pas renoncer comme ça. » Alors j’ai traité cette diaconesse d’abreuvement, en disant : « Est-ce bien le moment de suivre les règles aveuglément ? Les principes disent aussi que ceux qui ont transgressé autrefois doivent avoir la possibilité de se repentir. Sœur Chen est amicale et a le calibre nécessaire pour abreuver les nouveaux venus, nous pouvons donc la former. Il faut juste la surveiller et ne pas la laisser provoquer des perturbations. Sœur Chen est de bon calibre et elle apprend vite. Disposer d’une sœur compétente pour l’abreuvement résoudra bien des problèmes. Allez la chercher et amenez-la à la réunion ! » Quand la diaconesse d’abreuvement a vu que je m’entêtais, elle n’a rien ajouté.

Mais quelques jours plus tard, la diaconesse d’abreuvement a signalé que Sœur Chen n’investiguait pas les notions et la confusion des nouveaux venus avant de les abreuver, et qu’elle n’offrait pas d’échange ciblé. À la place, elle insistait pour échanger en se basant sur ses propres idées, ce qui avait amené deux nouveaux venus à s’opposer, à résister et à cesser de croire. À l’époque, ça m’a mis un peu mal à l’aise. Vu son calibre, Sœur Chen n’aurait pas dû faire une chose pareille. Plus tard, quand j’ai discuté avec elle, j’ai compris qu’elle n’était proactive dans ses devoirs qu’en apparence. Elle n’avait aucune compréhension de ses transgressions passées, et, alors qu’un problème grave était survenu dans son travail, elle n’avait pas réfléchi sur elle-même et n’en avait tiré aucune leçon. Elle était indifférente. Ce n’est qu’alors que j’ai pris conscience que je l’avais peut-être cultivée trop précocement, et qu’elle avait sans doute besoin de continuer à s’isoler pour réfléchir. Mais, réflexion faite, j’ai pensé que Sœur Chen était de bon calibre, qu’elle avait été dirigeante, et que si je l’aidais davantage, elle pourrait vite comprendre et se reprendre en main. Il fallait juste que je la forme et que j’améliore les résultats du travail d’abreuvement, ensuite mes dirigeants m’approuveraient.

Et donc, alors que je m’attendais à obtenir de bons résultats, un matin, ma partenaire m’a dit: « Les frères et sœurs ont écrit pour dire que tu ne faisais pas ton devoir conformément aux principes. Tu as arrangé, par la force, que Sœur Chen, qui était isolée, fasse le travail d’abreuvement. Durant cette période, Sœur Chen a eu de nombreux problèmes en abreuvant les nouveaux venus, mais elle n’a pas réfléchi ni montré la moindre conscience d’elle-même. Si l’on regarde son comportement habituel, elle s’avère complètement inapte à être cultivée, et les frères et sœurs recommandent qu’elle continue à s’isoler et à réfléchir. » Quand j’ai entendu ce que ma partenaire disait, mon cœur a failli s’arrêter : « C’est fini. Je suis fichu ! Il ne s’agit pas de simples réactions, mais d’un rapport officiel, qui m’expose parce que je n’ai pas agi selon les principes. Ça fait des années que je crois en Dieu, et je n’ai jamais été signalé par quiconque. Que vont penser de moi mes frères et sœurs, maintenant ? » Je me suis alors senti très embarrassé. J’ai pris un verre d’eau et j’en ai bu quelques gorgées, pour essayer de me calmer, mais mon cœur était aussi agité qu’une mer démontée : « Si mes dirigeants découvrent le contenu de cette lettre, ils vont dire que je ne fais pas mon devoir conformément aux principes, et que je perturbe le travail de l’Église. Vont-ils me démettre, après ça ? » Mon esprit était en pleine effervescence. Finalement, je me suis avachi dans mon fauteuil comme une baudruche qui se dégonfle. Quand ma partenaire a vu mon état, elle a dit : « Être surveillés et exposés par nos frères et sœurs nous aide. Maintenant, tu dois recevoir de Dieu. » J’ai promis de recevoir de Dieu, mais, en fait, je ne parvenais pas à calmer mon esprit. Je n’ai pas pu manger ou dormir de la journée. Quand je pensais que les faits de mon comportement avaient été exposés dans cette lettre, cela me transperçait le cœur. Je suis tombé à genoux, et j’ai prié Dieu : « Dieu ! Je sais que Tu as de bonnes intentions en laissant tout ça m’arriver. S’il Te plaît, aide-moi à comprendre Ta volonté et à en tirer des leçons. »

Plus tard, en réfléchissant et en cherchant, j’ai lu ces paroles de Dieu. « Quoi qu’ils fassent, les antéchrists ont toujours leurs propres buts et intentions, ils agissent toujours selon leur propre plan, et leur attitude envers les arrangements et le travail de la maison de Dieu est la suivante : “Tu as peut-être un millier de projets, mais moi j’ai une règle” : tout cela est déterminé par la nature de l’antéchrist. Un antéchrist peut-il changer sa mentalité et agir selon les principes de la vérité ? Ce serait absolument impossible. […] Quel que soit le devoir qu’ils accomplissent, les antéchrists s’en tiennent toujours au même principe : il faut qu’ils glanent un bénéfice. Le genre de travail que les antéchrists aiment le plus, c’est quand cela ne leur coûte rien, quand ils n’ont pas à souffrir ni à payer un prix, et qu’il y a un avantage pour leur réputation et leur statut. En somme, quoi qu’ils fassent, les antéchrists se préoccupent d’abord de leurs propres intérêts et n’agissent qu’une fois qu’ils ont réfléchi à tout. Ils n’obéissent pas vraiment, sincèrement et absolument à la vérité sans compromis, mais le font de manière sélective et conditionnelle. De quelle condition s’agit-il ? Leur statut et leur réputation doivent être sauvegardés et ne doivent subir aucune perte. Ce n’est qu’une fois cette condition satisfaite qu’ils décideront et choisiront quoi faire. C’est-à-dire que les antéchrists réfléchissent sérieusement à la manière de traiter les principes de la vérité, les commissions de Dieu et le travail de la maison de Dieu, et à la façon de gérer ce à quoi ils sont confrontés. Ils ne se soucient pas d’accomplir la volonté de Dieu, d’éviter de nuire aux intérêts de la maison de Dieu, de satisfaire Dieu ni d’être utiles aux frères et sœurs : ce ne sont pas ces choses-là qui les préoccupent. Qu’est-ce qui préoccupe les antéchrists ? C’est de savoir si leur propre statut et leur réputation seront affectés, et si leur prestige sera amoindri. Si faire quelque chose selon les principes de la vérité doit être bénéfique au travail de l’Église et apporter des avantages aux frères et sœurs, mais en même temps porter un coup à leur propre réputation et faire que leur vraie stature, leur nature et leur essence soient révélées à beaucoup de gens, alors il est certain qu’ils n’agiront pas conformément aux principes de la vérité. Si faire un quelconque travail concret amène plus de gens à avoir une haute opinion d’eux, à les admirer et à les vénérer, et qu’ainsi leurs paroles seront chargées d’autorité et amèneront davantage de gens à se soumettre à eux, alors ils choisiront d’agir de cette manière ; sinon, ils n’accorderont absolument aucune considération aux intérêts de la maison de Dieu ni à ceux des frères et sœurs, et n’iront pas mettre de côté leurs propres intérêts. Telles sont la nature et l’essence des antéchrists » (« Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie III) », dans Exposer les antéchrists). Grâce à cette parole de Dieu, j’ai compris que tout ce que les antéchrists font, ils le font pour protéger leur réputation et leur statut. Quand leur réputation et leur statut ne sont pas en jeu, ils sont capables d’agir selon les principes de la vérité, mais si agir selon ces principes risque de menacer leur réputation et leur statut, les antéchrists violent ouvertement les principes et agissent arbitrairement, en suivant leurs propres idées. Pour protéger leurs intérêts, ils sont prêts à nuire à ceux de la maison de Dieu. J’ai réfléchi à ce que j’avais fait depuis que j’étais devenu dirigeant, et j’ai vu que j’avais été comme les antéchrists révélés par la parole de Dieu. J’avais voulu accomplir quelque chose rapidement, pour prouver que j’étais compétent et capable de faire un travail pratique, pour que mes supérieurs, et mes frères et sœurs, voient qu’en me nommant dirigeant, ils avaient fait le bon choix. Quand j’avais choisi et utilisé des gens, je n’avais donc pas du tout cherché les principes de la vérité, je n’avais pas essayé de favoriser le travail de la maison de Dieu, je n’avais pas écouté les conseils, et j’avais insisté pour prendre les décisions tout seul. Quand j’avais vu que Sœur Wu n’arrangeait pas les réunions et les devoirs des nouveaux venus en se basant sur leur situation réelle, j’avais ignoré son état et ses difficultés, je ne l’avais pas aidée à trouver la racine de ses problèmes, à entrer dans les principes, pour qu’elle évite de refaire les mêmes erreurs. J’avais pensé qu’elle n’obtenait pas de résultats, ce qui allait nuire à ma réputation, à mon statut, alors je l’avais cataloguée injustement et exclue, j’avais voulu la renvoyer. Pour protéger ma réputation et mon statut, j’avais ignoré les principes et les conseils de mes collaborateurs, et j’avais démis Sœur Wu de force. Pourtant, je n’avais eu ni amour ni patience à son égard. Je savais qu’elle avait du mal à accomplir son devoir, mais je n’avais pas échangé avec elle pour l’aider, je l’avais démise directement. J’étais comme un meurtrier sans pitié. J’étais vraiment inhumain ! Après avoir démis Sœur Wu, la nouvelle sœur que j’avais choisie avait été incapable de faire son travail, ce qui avait directement affecté l’abreuvement. Même alors, je n’avais pas su réfléchir sur moi-même, et j’avais continué à promouvoir quelqu’un qui avait perturbé le travail de l’Église, en prétextant que je cultivais le talent et que j’améliorais le travail d’abreuvement. J’avais même sorti les choses de leur contexte, et dit, contre toute logique, que nous devions lui laisser une chance de se repentir. J’avais traité la diaconesse d’abreuvement parce qu’elle suivait les règles aveuglément, au point qu’elle avait eu peur de me contredire. Résultat, Sœur Chen n’avait pas convenu du tout, et elle avait nui au travail d’abreuvement. J’ai vu que, pour protéger ma réputation et mon statut, j’étais prêt à prendre des raccourcis dans mon devoir, à ignorer les principes et les rappels. Même après avoir été signalé et exposé, je m’étais uniquement inquiété de la façon dont les dirigeants allaient me percevoir. Je n’avais pas réfléchi aux causes de mes échecs, j’avais protégé ma réputation et mon statut avec entêtement, et laissé les intérêts de la maison de Dieu en pâtir, pour sauvegarder mes propres intérêts. Ce que je manifestais, c’était le tempérament d’un antéchrist !

Plus tard, en cherchant, j’ai lu ceci dans la parole de Dieu : « Si quelqu’un dit qu’il aime la vérité et qu’il recherche la vérité mais qu’en substance, le but qu’il poursuit est de se distinguer, de se montrer, de faire en sorte que les gens aient une haute opinion de lui, de réaliser ses propres intérêts et que le but de l’accomplissement de son devoir n’est pas d’obéir à Dieu ni de Le satisfaire, mais plutôt d’obtenir un prestige et un statut, alors sa poursuite est illégitime. Ceci étant, par rapport au travail de l’Église, ses actions sont-elles un obstacle, ou est-ce qu’elles contribuent à le faire avancer ? Elles sont clairement un obstacle : elles ne le font pas avancer. Tous ceux qui brandissent la bannière de l’accomplissement du travail de l’Église tout en poursuivant leur prestige et leur statut personnels, en faisant tourner leur entreprise, en créant leur propre petit groupe, leur propre petit royaume, sont-ils le genre de personne qui accomplit son devoir ? Essentiellement, tout le travail qu’ils font interrompt, perturbe et entrave le travail de l’Église. Quelle est la conséquence de leur poursuite du statut et du prestige ? Premièrement, cela affecte la façon dont les élus de Dieu mangent et boivent la parole de Dieu et comprennent la vérité, cela entrave leur entrée dans la vie, cela les empêche d’emprunter le droit chemin de la foi en Dieu et les conduit sur le mauvais chemin : ce qui nuit aux élus et les mène à la ruine. Et quelle en est finalement l’incidence sur le travail de l’Église ? C’est un démantèlement, une interruption et une altération » (« Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie I) », dans Exposer les antéchrists). Après avoir lu cette parole de Dieu, j’ai compris que lorsque l’on poursuit la réputation et le statut sous la bannière de l’accomplissement du devoir, l’essence de tout cela c’est que l’on agit comme des serviteurs de Satan et que l’on perturbe le travail de la maison de Dieu. La parole de Dieu a révélé l’essence de mes actes. Dieu m’avait exalté pour que je sois dirigeant parce qu’Il espérait que je tienne compte de Sa volonté, que j’abreuve bien mes frères et sœurs, que je résolve leurs difficultés, et leurs problèmes d’entrée dans la vie, que je promeuve et forme des gens appropriés afin qu’ils fassent les diverses tâches de l’Église et qu’ils s’assurent que le travail de l’Église se déroulait normalement. Mais je n’avais pas tenu compte de la volonté et des exigences de Dieu, et je n’avais pas assumé mes responsabilités en tant que dirigeant. Quand j’avais choisi et utilisé des gens, je n’avais tenu compte que de mes propres intérêts. Par conséquent, je n’avais pas soutenu les nouveaux arrivants, et, en plus, j’avais entravé le travail d’abreuvement, ce qui avait amené des nouveaux venus à se retirer. En quoi avais-je fait mon devoir ? J’avais perturbé le travail de la maison de Dieu, et fait le mal ! Je n’avais vraiment eu aucune conscience. J’étais trop égoïste et trop indifférent. J’ai pensé aux antéchrists et aux gens malfaisants qui avaient été expulsés de l’Église. Ils intriguaient sans cesse pour leur propre bénéfice, ignoraient les principes de la vérité pour préserver réputation et statut, ils faisaient leurs devoirs arbitrairement et de façon tyrannique, perturbaient gravement le travail de la maison de Dieu, et, du fait de leurs actes malfaisants, ils finissaient par être détestés et bannis par Dieu. Il n’y avait aucune différence, sur le fond, entre ce que je faisais et les actes des antéchrists ! Quand j’ai compris ça, j’en ai eu des sueurs froides, et j’ai prié Dieu : « Dieu, j’ai été négligent dans mon devoir. J’ai poursuivi la gloire, le statut et la réussite rapide, et j’ai pris le mauvais chemin. Dieu, je souhaite me repentir devant Toi. S’il Te plaît, guide-moi et aide-moi. »

Plus tard, en réfléchissant et en cherchant, j’ai compris que pour être efficace dans notre devoir, nous devons avoir de bonnes intentions, nous concentrer sur la recherche de la vérité, et agir selon les principes. C’est seulement alors que nous pouvons recevoir la direction de Dieu, et améliorer continuellement nos résultats. J’ai songé à ces paroles de Dieu : « Lorsque les gens acceptent une commission de Dieu, ils doivent d’abord comprendre la volonté de Dieu pour pouvoir remplir leurs devoirs et accomplir leur mission. Il faut que tu saches que cette commission est venue de Dieu : c’est Sa volonté et tu dois l’accepter, en être conscient et, plus important encore, t’y soumettre. De plus, tu dois chercher des réponses sur les vérités qu’il faut que tu comprennes, sur les principes que tu dois respecter et sur la manière dont tu dois pratiquer, afin d’apporter un avantage aux élus de Dieu et au travail de la maison de Dieu lorsque tu accomplis ce devoir. Ce sont là les principes selon lesquels tu dois pratiquer. Une fois que tu as compris la volonté de Dieu, tu ne dois pas perdre de temps à chercher et à essayer de comprendre les vérités pour accomplir ce genre de devoir, et une fois que tu as compris ces vérités, tu dois déterminer les principes et le chemin pour les mettre en pratique. À quoi les “principes” font-ils référence ? De façon spécifique, les principes font référence aux choses qui doivent être suivies pour atteindre les normes et les effets de la pratique de la vérité. Pour pratiquer la vérité, les gens doivent avoir saisi le principe : le principe est la chose la plus cruciale et la plus fondamentale. Une fois que tu maîtrises les principes de base pour accomplir ton devoir, c’est la preuve que tu maîtrises les normes requises pour accomplir ce devoir, et maîtriser le principe équivaut à être capable de mettre la vérité en pratique. Alors, sur quelle base repose cette capacité à pratiquer la vérité ? Sur la compréhension de la volonté de Dieu et sur la compréhension de la vérité. Le simple fait d’être conscient de ce que Dieu demande revient-il à comprendre la vérité ? Ce n’est pas le cas : alors, quelle norme est requise pour que cela revienne à comprendre la vérité ? Il faut que tu comprennes quelle sont la signification et la valeur de l’accomplissement de ton devoir : comprendre ces deux choses, c’est comprendre la vérité de l’accomplissement de ton devoir. De plus, une fois que tu as compris la vérité, tu dois te familiariser avec les principes de l’accomplissement de ton devoir et avec le chemin de pratique. Si tu es capable de saisir et d’appliquer les principes pour accomplir ce devoir et que tu peux également faire preuve de sagesse en cas de besoin, alors tu es assuré d’être efficace dans l’accomplissement de ce devoir ; et quand tu saisiras le principe et feras les choses selon le principe, cela reviendra à pratiquer la vérité. S’il n’est pas entaché d’idées humaines, qu’il est exécuté dans l’obéissance absolue aux exigences de Dieu et conformément aux arrangements de travail de la maison de Dieu, et qu’il est en plein accord avec les paroles de Dieu, alors l’accomplissement de ton devoir est entièrement conforme aux normes, et même s’il peut y avoir une certaine différence entre ton efficacité et ce que Dieu exige, cela comptera toujours comme répondant aux exigences de Dieu. Si tu as accompli ton devoir en plein accord avec le principe et avec dévotion, que tu y as consacré tous tes efforts, alors tu l’as accompli de façon pleinement conforme à la volonté de Dieu et tu es parvenu à accomplir le devoir d’une créature de Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toutes tes forces : ce qui est l’effet obtenu en pratiquant la vérité » (« Ils essaient de rallier les gens à leur cause », dans Exposer les antéchrists). Les paroles de Dieu étaient très claires. Pour accepter la commission de Dieu, nous devons d’abord chercher Sa volonté, chercher les principes de notre devoir dans lesquels nous devons entrer, comprendre la vérité, obéir à Dieu, et suivre strictement les principes de la vérité dans notre devoir. Quand nous faisons notre devoir, nous devons aussi tenir compte des intérêts de la maison de Dieu, nous examiner nous-mêmes souvent, et ne pas comploter pour notre profit personnel. Cela réduit l’adultération de nos propres idées, et les erreurs que nous commettons dans nos devoirs. J’ai pensé que j’avais agi uniquement par ambition et désir dans mon devoir, que j’avais rarement cherché les principes de la vérité, et que, même quand j’avais acquis des connaissances, je n’avais pas obéi. Il est essentiel que le personnel d’abreuvement soit capable d’échanger clairement sur la vérité, d’avoir de la patience et de se montrer responsable. Sœur Wu était responsable dans son devoir, elle était aimante et patiente avec les nouveaux venus. Quels que soient les états ou les difficultés des nouveaux venus, elle pouvait échanger activement et résoudre leurs problèmes, elle comprenait aussi certains principes de l’abreuvement des nouveaux venus. Dans le passé, elle s’était montrée efficace dans son devoir, et elle ne commettait des erreurs maintenant qu’à cause de difficultés qu’elle ne parvenait pas à gérer. Vu la situation, nous devions lui offrir échange et aide, par amour, ou bien la traiter, l’émonder, l’exposer et la réprimander, et non simplement la démettre. De plus, quand j’avais vu que Sœur Chen était enthousiaste et amicale en apparence, j’avais imaginé qu’elle était apte à être cultivée, mais désormais, je comprenais que ce n’était pas conforme aux principes. Les gens qui ont une mauvaise humanité, qui font le mal et perturbent le travail de la maison de Dieu, ne doivent pas être cultivés. Sœur Chen désirait avec force la renommée et le statut, elle avait souvent lutté pour les obtenir autrefois, et elle avait perturbé le travail de l’Église. Après avoir été démise et isolée, elle n’avait jamais montré une compréhension authentique de ses transgressions. Elle suivait encore le mauvais chemin dans son devoir, et était capable à tout moment de perturber le travail de l’Église. On ne peut pas cibler les gens comme elle pour les cultiver sérieusement. J’ai vu que je ne connaissais pas les principes du renvoi et de l’utilisation des gens, et que j’agissais donc par ambition et par désir, ce qui perturbait et entravait le travail de la maison de Dieu. Cela nuisait également à Sœur Chen, c’était désastreux pour elle. Quand j’ai compris tout ça, j’ai remercié Dieu pour avoir arrangé la lettre écrite par mes frères et sœurs afin de me signaler et de m’exposer, ce qui m’avait empêché de continuer à suivre mon chemin malfaisant.

Plus tard, j’ai lu un autre passage de la parole de Dieu. « Dans la maison de Dieu, quoi que tu fasses, tu ne travailles pas à ta propre entreprise : il s’agit du travail de la maison de Dieu, il s’agit de l’œuvre de Dieu. Tu dois constamment garder cette connaissance et cette perception à l’esprit et dire : “Ceci n’est pas une affaire qui m’est propre, je fais mon devoir et j’assume ma responsabilité. Je fais le travail de l’Église. C’est une tâche que Dieu m’a confiée et je la fais pour Lui. C’est mon devoir, et non ma propre affaire privée.” C’est la première chose que les gens doivent comprendre. Si tu considères un devoir comme ton affaire personnelle et que tu ne recherches pas les principes de la vérité lorsque tu agis, et que tu l’accomplis selon tes propres motivations, tes propres idées et ton propre dessein, alors tu commettras très probablement des erreurs. Comment, donc, dois-tu agir si tu fais une distinction très claire entre ton devoir et tes affaires personnelles et que tu es conscient qu’il s’agit d’un devoir ? (En cherchant ce que Dieu demande et en cherchant des principes.) C’est vrai. Si quelque chose t’arrive et que tu ne comprends pas la vérité, et que tu as une idée mais que les choses ne sont toujours pas claires pour toi, alors tu dois trouver un frère ou une sœur qui comprend la vérité, avec qui échanger : c’est la recherche de la vérité, et c’est avant tout l’attitude que tu dois avoir vis-à-vis de ton devoir. Tu ne dois pas décider des choses en fonction de ce que tu penses être approprié, puis donner le coup de marteau et dire que l’affaire est classée : cela mène facilement à des problèmes. Un devoir n’est pas ton affaire personnelle : qu’elles soient majeures ou mineures, les affaires de la maison de Dieu ne sont l’affaire personnelle de personne. Tant que cela se rapporte au devoir, ce n’est pas ton affaire privée, ce n’est pas ton affaire personnelle : il s’agit de la vérité, et il s’agit du principe. Alors, quelle est la première chose que vous devez faire ? Vous devez rechercher la vérité et rechercher les principes. Et si vous ne comprenez pas la vérité, vous devez d’abord rechercher les principes ; si vous comprenez déjà la vérité, identifier les principes sera facile » (« Comment accomplir son devoir de façon satisfaisante ? », dans Sermons de Christ des derniers jours). Cette parole de Dieu m’a donné un chemin de pratique. Les devoirs sont des commissions de Dieu, il ne s’agit pas d’affaires personnelles, nous ne pouvons donc pas les faire à notre guise, pour satisfaire nos intérêts personnels. En toutes choses, nous devons chercher les principes de la vérité, et pratiquer selon les exigences de Dieu. Quand vous ne comprenez pas, vous devez échanger et chercher avec les autres. Quoi que les autres pensent, vous n’avez qu’à accepter l’examen de Dieu et faire de votre mieux. Même s’il y a parfois des erreurs dans votre travail, et si vous n’obtenez pas rapidement de bons résultats, si vous faites les choses devant Dieu, et non pour que les autres le voient, vous suivez le bon chemin, et Dieu vous guidera et vous bénira. Plus tard, je me suis ouvert à mes frères et sœurs au sujet de moi-même : j’ai exposé comment j’avais fait mon devoir pour la réputation et le statut, mon désir de réussite rapide, mes violations du principe quand j’utilisais des gens, comment j’avais agi arbitrairement, et traité et réprimandé abusivement, ce qui leur avait fait du tort. Je leur ai présenté mes excuses solennelles, et je leur ai demandé de me surveiller davantage. Quand j’ai pratiqué de cette façon, mes frères et sœurs ne m’ont pas regardé de haut, ils m’ont encouragé, et dit que nous pouvions nous superviser les uns les autres et travailler ensemble pour bien faire nos devoirs.

Bientôt, il s’est passé autre chose : la diaconesse d’évangélisation a été temporairement dans l’incapacité de faire son devoir, parce que sa famille l’en empêchait. Apprendre cette nouvelle m’a rendu un peu nerveux. Je me suis dit : « Actuellement, les Églises font tout ce qu’elles peuvent pour prêcher l’Évangile, donc, si la diaconesse d’évangélisation ne peut pas accomplir son devoir, cela va gravement affecter notre travail ! Si je ne la remplace pas à temps, nos résultats ne s’amélioreront jamais. Mes supérieurs vont forcément penser que je suis incompétent, que je ne conviens pas à ce poste. » Alors j’ai discuté avec ma partenaire pour décider s’il fallait transférer cette diaconesse et trouver quelqu’un pour la remplacer. Ma partenaire m’a dit : « Cette diaconesse d’évangélisation s’est toujours montrée responsable et compétente, et son travail d’évangélisation donne de bons résultats, si tu la transfères simplement parce que, temporairement, elle ne peut pas gérer l’obstruction de sa famille, cela va à l’encontre des principes. » Alors que j’allais défendre ma position, je me suis souvenu tout d’un coup que j’avais remplacé Sœur Wu par la force. N’étais-je pas de nouveau en train d’agir pour protéger ma réputation et mon statut ? Ma partenaire me rappelait que je devais accomplir mon devoir selon les principes, j’avais failli commettre une nouvelle faute grave. J’ai remercié Dieu dans mon cœur, et j’ai dit à ma partenaire : « Mes intentions sont erronées : je veux transférer cette diaconesse sans principes, pour protéger ma réputation. Elle est responsable, c’est une personne correcte. Si elle ne peut pas faire son travail en ce moment, nous n’avons qu’à prendre la relève et nous charger du travail d’évangélisation. Informons-nous également de sa situation et essayons de la soutenir et de l’aider. » Après m’avoir écouté, ma partenaire a acquiescé, et je me suis senti à l’aise en pratiquant de cette façon.

Ensuite, quand j’ai fait mon devoir, je me suis souvent demandé : « Ai-je accompli mon devoir conformément aux principes de la vérité aujourd’hui ? Ai-je interagi avec les gens avec un tempérament corrompu ? » Si je faisais quelque chose qui n’était pas conforme aux principes, et à la volonté de Dieu, je priais Dieu de m’aider à changer. En pratiquant ainsi, j’ai vu les bénédictions de Dieu, le travail de l’Église s’est amélioré, et mes frères et sœurs ont pu accomplir activement leurs devoirs. Dieu soit loué !

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