Ce que j’ai gagné grâce à une élection

13 octobre 2022

Par Mu Tong, Japon

Il y a peu, l’Église a tenu des élections pour attribuer un poste de dirigeant. Quand j’ai appris que les dirigeants supérieurs prévoyaient de promouvoir Sœur Zhao, je n’ai pu m’empêcher de douter de leur décision : Sœur Zhao ? En tant que dirigeante, elle avait déjà semé la jalousie et la discorde, réprimé et puni les autres, nui à ses frères et sœurs, et perturbé et interrompu le travail de l’Église. Les frères et sœurs l’avaient exposée à maintes reprises, mais elle ne l’avait jamais accepté, et avait fini par être remplacée. Depuis, avait-elle réfléchi sur elle-même, en était-elle venu à se connaître ? S’était-elle repentie, avait-elle opéré une transformation ? Mais alors, je me suis dit : « Si les dirigeants prévoient de la promouvoir, ils ont dû évaluer son cas selon le principe. Elle a dû se repentir et se transformer. Et après tout, ces élections incombent aux dirigeants supérieurs, elles ne me concernent pas. Je ne devrais pas m’en soucier. »

Peu après, les dirigeants ont organisé une réunion. Ils ont discuté des principes d’élection des dirigeants d’Église et lu des évaluations sur Sœur Zhao, provenant de sources informées. J’ai ainsi appris que lorsque Sœur Zhao était traitée, elle se montrait souvent rancunière, argumentait, et avait du mal à accepter la vérité. De plus, ces évaluations n’indiquaient pas comment elle voyait ses transgressions passées. J’ai pensé : « Si Sœur Zhao n’a pas réfléchi sur elle-même, si elle ne se connaît pas, elle ne doit pas poursuivre la vérité ni l’accepter. Si elle redevient dirigeante, ne va-t-elle pas continuer à semer la jalousie et la discorde, et réprimer les frères et sœurs ? » Mais ensuite, je me suis dit : « Je ne l’ai guère vue, ces deux dernières années, je ne suis pas certaine de sa situation actuelle, je ne devrais pas me soucier de ce problème, le plus important est de m’occuper de mon travail. De toute façon, peu importe qui sert comme dirigeant. » Puis je n’y ai plus pensé, et la vie a poursuivi son cours. À ma grande surprise, les dirigeants ont organisé une nouvelle réunion. Ils ont dit que des frères et sœurs s’étaient opposés à la promotion de Sœur Zhao, parce qu’elle n’avait pas réfléchi à ses transgressions passées ni gagné aucune compréhension à ce sujet, qu’elle ne s’était pas repentie, n’avait pas changé, et qu’elle n’était pas digne d’être promue à un poste de dirigeante. Les dirigeants ont alors investigué soigneusement la situation de Sœur Zhao, pour s’assurer que ces allégations étaient exactes, et ils ont jugé, en se basant sur le principe, que Sœur Zhao n’était pas digne de devenir dirigeante. Quand j’ai appris tout ça, j’ai eu honte : pourquoi les autres avaient-ils été capables de signaler des problèmes quand ils les avaient vus, et de protéger l’élection de l’Église, alors que je n’avais rien fait ni pris les choses au sérieux ? À quoi avais-je pensé ?

Comprendre tout ça m’a déprimée, alors je suis venue devant Dieu pour chercher et prier : quelles leçons devais-je tirer de cette situation ? Je suis tombée sur ce passage des paroles de Dieu : « Tous ceux qui prétendent être spirituels, alors qu’ils ne comprennent pas les questions d’ordre spirituel, sont des imposteurs, et rien d’autre ne les intéresse que de passer leurs journées à adhérer strictement aux règles ou à répéter bêtement paroles et doctrines ; c’est comparable à ce que faisaient les anciens érudits, qui “étaient plongés dans les lettres classiques et ignoraient ce qui se passait dans leur environnement immédiat.” Les gens qui prétendent être spirituels trouvent que tout ce que font les autres n’a aucune incidence sur eux, et quoi que pensent les autres, ils estiment que ce sont leurs affaires, et ils refusent d’apprendre à discerner les gens, de regarder au-delà de la surface des choses, et de comprendre la volonté de Dieu selon Ses paroles. La plupart des gens sont ainsi. Quand ils ont terminé d’écouter un sermon ou de lire la parole de Dieu, ils prennent des notes ou conservent tout cela dans leur cœur et le considèrent comme des doctrines ou des règles, et n’en font pas grand cas, puis ils passent à autre chose. Quant au genre de relation que les événements qui les entourent entretiennent avec la vérité, ou quant au type de connexion qu’entretiennent avec la vérité les divers comportements ou manifestations qu’ils voient chez les gens qui les entourent, ils n’y réfléchissent absolument jamais ni n’essaient de le concevoir dans leur cœur, et ils ne prient pas et ne cherchent pas non plus. Voilà quel genre de forme prend la vie spirituelle de la plupart des gens. Pour cette raison, quand il est question d’entrer dans la vérité, la plupart des gens sont lents et superficiels ; leur vie spirituelle est extrêmement monotone, ils suivent simplement les règles, ils agissent sans principe. On pourrait dire que, chez la plupart des gens, la vie spirituelle est vide et déconnectée de la vie réelle. Pour cette raison, même face à la conduite et au comportement éhontés des gens malfaisants et des antéchrists, ils n’ont absolument aucune vision, et encore moins de définitions, et ils n’ont pas non plus de points de vue et ne font pas de distinctions » (« Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie V) », dans Exposer les antéchrists). En lisant ces paroles de Dieu, j’ai eu l’impression qu’elles décrivaient ma propre pratique de la foi. J’avais agi exactement de la façon exposée par les paroles de Dieu : « étaient plongés dans les lettres classiques et ignoraient ce qui se passait dans leur environnement immédiat. » J’avais cru qu’il me suffisait de faire mes devoirs et de m’occuper de ma part de travail. En dehors de ça, je ne m’étais pas sentie concernée. Pour moi, il était clair que la foi en Dieu se résumait à prier Dieu, à lire les paroles de Dieu, à faire ses devoirs et à ne pas commettre d’erreurs graves, et qu’en agissant ainsi, on pouvait gagner les louanges de Dieu. Ce n’est qu’après avoir lu ces paroles de Dieu que j’ai compris à quel point cette idée était absurde. L’œuvre de Dieu est très concrète, et pas du tout vague, elle n’est en rien déconnectée des réalités. En même temps que Dieu nous fournit des vérités, Il conçoit toutes sortes de situations dans notre vie quotidienne, pour nous aider à vivre Ses paroles et à pratiquer une vision des choses à travers le prisme de Ses paroles, afin que nous puissions peu à peu comprendre et gagner la vérité. En repensant à ces élections, je me suis dit que certains avaient pu chercher la vérité et exercer leur discernement en se basant sur les paroles de Dieu. Quand ils avaient compris que cette dirigeante n’avait pas été promue conformément au principe, ils avaient su résister, et intervenir à temps pour protéger le travail de l’Église. Grâce à cette situation, ils avaient appris à discerner les gens et les choses, et acquis des gains pratiques. Quant à moi, j’avais abordé la même situation comme quelqu’un de l’extérieur, je m’étais retirée dès que les élections avaient été terminées, je n’avais pas du tout essayé de comprendre quelles leçons je pouvais en tirer. Je n’avais donc rien gagné. Ma pratique de la foi était complètement déconnectée de ma vraie vie. Je n’accordais aucune importance au fait de vivre l’œuvre de Dieu, et j’essayais encore moins de chercher la vérité dans les situations que Dieu concevait. Quoi qu’il se passe, je me retirais toujours des situations, exactement comme un non-croyant. De ce fait, j’étais simplement inconsciente de nombreuses choses, et après dix ans de foi, je me retrouvais les mains vides, sans avoir rien compris de la vérité ni gagné le moindre discernement sur les gens et les choses. Comme j’étais pitoyable et médiocre !

Quand j’ai compris que j’avais ce problème, ça m’a déprimée, mais j’étais prête à inverser mon état et à tirer une leçon de ces élections. Réflexion faite, j’ai compris que si je ne m’étais pas sentie concernée par l’élection des dirigeants, c’était parce que je m’étais toujours accrochée à l’idée erronée que quiconque était élu dirigeant était sans rapport avec moi. J’allais pratiquer ma foi en Dieu et faire mes devoirs comme avant, quel que soit le dirigeant élu. Ce n’est que plus tard, en tombant sur ce passage des paroles de Dieu, que j’ai finalement saisi le sens des élections des dirigeants d’Église. La parole de Dieu dit : « Quelle est la cause de l’émergence d’une catégorie de gens constituée de dirigeants et d’ouvriers, et comment sont-ils apparus ? À grande échelle, ils sont nécessaires à l’œuvre de Dieu ; à petite échelle, ils sont nécessaires pour le travail de l’Église, ils sont nécessaires aux élus de Dieu. […] La différence entre d’une part les dirigeants et les ouvriers et d’autre part le reste des élus de Dieu n’est qu’une caractéristique particulière dans les devoirs qu’ils accomplissent. Cette particularité se manifeste principalement dans leur rôle de direction. Par exemple, quel que soit le nombre de personnes dans une Église, le dirigeant est le chef. Alors, quel rôle ce dirigeant joue-t-il parmi les membres ? Il dirige tous les élus dans l’Église. Alors, quel effet exerce-t-il dans toute l’Église ? Si ce dirigeant prend le mauvais chemin, les élus de Dieu dans l’Église suivront le dirigeant sur le mauvais chemin, ce qui aura une énorme incidence sur eux tous. Prenons l’exemple de Paul. Il a dirigé de nombreuses Églises qu’il a fondées et les élus de Dieu. Lorsque Paul s’est égaré, les Églises et les élus de Dieu qu’il dirigeait se sont également égarés. Ainsi, lorsque les dirigeants s’égarent, ils ne sont pas les seuls à être touchés, mais les Églises et les élus de Dieu qu’ils dirigent sont également touchés. Si un dirigeant est une personne juste, qui suit le bon chemin et poursuit et pratique la vérité, alors les personnes qu’il dirige mangeront et boiront les paroles de Dieu et chercheront la vérité comme il convient, et dans le même temps, l’expérience de vie et les progrès du dirigeant seront visibles pour les autres et auront une incidence sur les autres. Quel est donc le chemin correct que doit suivre un dirigeant ? Il s’agit d’être capable de guider les autres vers la compréhension de la vérité et l’entrée dans la vérité, et de les amener devant Dieu. Qu’est-ce qu’un chemin incorrect ? Cela consiste à poursuivre le statut, la renommée et le profit, à s’élever soi-même fréquemment, à porter témoignage pour soi-même et à ne jamais porter témoignage pour Dieu. Quelle incidence cela a-t-il sur les élus de Dieu ? Ils vont beaucoup s’écarter de Dieu et se retrouver sous le contrôle de leur dirigeant. Si tu guides les gens vers toi, alors tu les conduis à venir devant l’humanité corrompue et tu les conduis à venir devant Satan, et non devant Dieu. Ce n’est qu’en guidant les gens vers la vérité qu’on les amène à se présenter devant Dieu. Les dirigeants et les ouvriers, qu’ils suivent le bon ou le mauvais chemin, ont une influence directe sur les élus de Dieu. Quand ils n’ont pas encore compris la vérité, beaucoup d’élus de Dieu suivent aveuglément. Le dirigeant pourrait être quelqu’un de bon, et ils le suivraient ; le dirigeant pourrait être quelqu’un de mauvais, et ils le suivraient aussi : ils ne font pas la différence. Ils suivent comme ils sont conduits, sans tenir compte de qui est le dirigeant. Il est donc crucial que les Églises choisissent des personnes de qualité pour être leurs dirigeants. Le chemin que suivent les fidèles est directement lié au chemin emprunté par les dirigeants et les ouvriers, et peut être influencé à des degrés divers par ces dirigeants et ces ouvriers » (« Ils essaient de rallier les gens à leur cause », dans Exposer les antéchrists). Après avoir lu ces paroles de Dieu, j’ai compris que les dirigeants avaient un énorme impact sur la vie d’Église et sur l’entrée dans la vie des élus de Dieu, et une influence directe sur le chemin que les gens prenaient dans leur foi. Un dirigeant, qu’il soit ou non la bonne personne, s’il cherche la vérité et suit le bon chemin, a un impact direct sur la qualité de la vie d’Église et l’entrée dans la vie des élus de Dieu. Un bon dirigeant peut utiliser son expérience dans la vraie vie pour résoudre les problèmes des frères et sœurs, et les aider à comprendre la vérité et à entrer dans la réalité de la vérité encore plus vite. Les frères et sœurs peuvent bénéficier d’un tel dirigeant. Mais si un dirigeant ne suit pas le chemin de la recherche de la vérité, s’il ne travaille que pour préserver son statut, s’il ne parle que de doctrine, sans exalter Dieu ni Lui porter témoignage, s’il ne fait pas de travail pratique et ne résout pas les véritables problèmes des gens, alors, avec le temps, il ne fera qu’amener les gens devant lui et il les éloignera de plus en plus de Dieu, ce qui finira par leur nuire et causera leur perte. En réfléchissant au comportement de Sœur Zhao, j’ai vu que lorsqu’elle avait été émondée et traitée, elle s’était montrée rancunière, avait argumenté, et n’avait pas réfléchi sur elle-même pour apprendre. Elle n’avait pas réfléchi à ses transgressions passées, elle ne les avait pas reconnues, et elle s’était encore moins repentie. Ainsi, on pouvait voir que Sœur Zhao ne cherchait pas la vérité, et qu’elle ne possédait pas les qualités d’une dirigeante. Si elle avait été élue à un poste de dirigeante, elle n’aurait parlé que de doctrine et n’aurait pas aidé sincèrement les gens. Comment aurait-elle pu nous aider à comprendre la vérité et à entrer dans la réalité de la vérité ? Mais je m’étais accrochée à la croyance absurde que, quel que soit le dirigeant élu, nous allions continuer à lire les paroles de Dieu, faire nos devoirs et avoir une vie d’Église comme d’habitude, que l’élection n’aurait pas d’impact important. Quelle idée stupide !

Un jour, je suis tombée sur cet autre passage des paroles de Dieu, qui parlait de l’attitude que les gens devraient avoir durant des élections, et des intentions et notions incorrectes qu’ils pouvaient avoir. Je n’ai gagné qu’alors une certaine compréhension de moi-même. La parole de Dieu dit : « À chaque fois qu’il y a des élections dans l’Église, qu’il s’agisse de choisir des dirigeants et des ouvriers, ou en ce qui concerne les élus de Dieu, tout le monde est responsable et a l’obligation de défendre le travail d’élection. […] Certains ne font rien et observent, en disant : “De toute façon, je ne peux pas devenir dirigeant. Peu importe qui sert, ça m’est égal. Quiconque en a la capacité peut servir. Si un antéchrist veut servir, ça ne me concerne pas, et tant qu’on ne m’exclut pas, ça me convient.” Voilà ce que disent les gens les plus négatifs. Ils ne peuvent pas imaginer quelles seraient les conséquences si un antéchrist servait en tant que dirigeant, ni l’impact que cela aurait sur leur foi en Dieu. Seuls les gens qui comprennent la vérité peuvent le percevoir clairement. Ils diront : “Si un antéchrist devient dirigeant d’Église, les élus de Dieu en souffriront, et particulièrement ceux qui poursuivent la vérité, qui ont le sens de la justice, et font volontiers leur devoir ; tous ceux-là seront évincés et exclus. Seuls les gens confus et les béni-oui-oui n’y verront rien à redire, et ceux-là auront été capturés par l’antéchrist, et seront dans le creux de sa main.” Mais les gens négatifs n’ont pas de considération pour ces choses-là. Ils pensent : “On croit en Dieu pour être sauvé. La foi est un chemin individuel. Même si un antéchrist devient dirigeant, ça ne m’affectera pas. Tant que je n’agis pas mal, un antéchrist ne peut pas m’évincer ou m’exclure, ou me chasser de l’Église.” Ce point de vue est-il juste ? Si aucun élu de Dieu ne se préoccupe des élections d’Église, dès lors que ces élus permettent à un antéchrist d’accéder au pouvoir, quelles seront les conséquences ? Est-ce que ce sera aussi simple que les gens l’imaginent ? À quel genre de changements sera soumise la vie d’Église ? Cela est directement lié à l’entrée dans la vie des élus de Dieu. Si un antéchrist détient le pouvoir dans une Église, alors la vérité n’y détient pas le pouvoir, et les paroles de Dieu n’y détiennent pas le pouvoir. C’est une Église dans laquelle Satan et les non-croyants détiennent le pouvoir. On aura beau continuer à lire les paroles de Dieu lors des réunions, l’antéchrist contrôlera le droit de parole. L’antéchrist peut-il échanger clairement sur la vérité ? L’antéchrist peut-il permettre aux élus de Dieu d’échanger librement et ouvertement sur la vérité ? C’est impossible. Quand un antéchrist détient le pouvoir, les perturbations et les bouleversements sont plus nombreux, et la vie d’Église produira certainement moins de résultats. Si cela arrive, les élus de Dieu ne récolteront alors pas grand-chose quand ils se réuniront, et ça risque même de perturber leurs réunions. Les problèmes rencontrés par les élus de Dieu ne pourront pas être résolus, la pratique de la vérité sera aussi entravée, et le climat de la vie d’Église changera complètement. Quand des nuages noirs font leur apparition et masquent le soleil, la vie d’Église continue-t-elle à être joyeuse ? À coup sûr, elle sera compromise, de façon considérable » (La Parole apparaît dans la chair, vol. 4, Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers). Ces paroles de Dieu exposaient les idées et attitudes indifférentes des gens face aux élections d’Église. J’ai eu l’impression que Dieu Se tenait devant moi et me jugeait. Mon comportement était exactement celui que Ses paroles exposaient. Durant ces élections, j’avais compris que Sœur Zhao ne semblait pas poursuivre la vérité, mais je n’avais pas cherché les principes des élections des dirigeants d’Église, je n’avais pas envisagé les conséquences de l’élection de Sœur Zhao, et je n’avais assurément pas fait part de mes doutes aux dirigeants quant aux résultats de cette élection, j’avais préféré ne rien faire, par apathie. J’avais cru que le choix du dirigeant ne ferait aucune différence, que ce dirigeant ferait ses devoirs et moi le mien, sans qu’il y ait d’interactions entre nous. J’avais aussi pensé que même si l’élection posait des problèmes, cela concernait les dirigeants supérieurs, que ce n’était pas mon problème. J’y avais à peine prêté attention et j’avais eu la flemme de m’en soucier. Durant ces élections, donc, je n’avais pas eu de point de vue personnel, j’avais juste suivi le mouvement et je m’étais soumise. N’avais-je pas pratiqué ma foi comme ceux du monde religieux qui ne se soucient que de se remplir le ventre et de suivre aveuglément ? J’avais vécu selon des toxines sataniques telles que : « Laissez les choses dériver si elles n’affectent personne directement », et : « Quiconque me donne de l’argent et me nourrit est mon bien-aimé ». J’avais simplement obéi et suivi, quel que soit le dirigeant, sans le moindre discernement. Comme j’avais eu tort ! Si l’Église avait été contrôlée par des antéchrists et des faux dirigeants, non seulement le travail de l’Église s’en serait trouvé perturbé, mais les élus de Dieu en auraient souffert, eux aussi, et leurs chances d’atteindre le salut auraient été anéanties. Mais, alors qu’il s’agissait d’un problème aussi crucial, j’avais quand même agi de façon égoïste, indifférente, irresponsable. Où étaient ma conscience et ma rationalité ? J’ai alors pensé à ces paroles de Dieu, qui disent : « Si vous ne vous impliquez pas véritablement dans votre foi en Dieu et dans l’accomplissement de votre devoir, si vous faites toujours tout machinalement et si vous agissez de façon détachée, comme des incroyants travaillant pour leur patron, si vous ne faites qu’un effort symbolique, vous ne faites pas appel à votre esprit, vous vous débrouillez tant bien que mal au jour le jour, sans signaler les problèmes quand vous en voyez, en négligeant de rattraper la bouteille qui se renverse sous vos yeux et en écartant indistinctement tout ce qui ne vous profite pas personnellement, est-ce qu’il n’y a pas là un problème ? Comment quelqu’un qui se conduit ainsi peut-il faire partie de la maison de Dieu ? De telles personnes sont des incroyants : elles ne sont pas de la maison de Dieu. Aucune d’elles n’est reconnue par Dieu » (Sermons de Christ des derniers jours). Si l’on se basait sur ces paroles de Dieu, mon comportement n’avait pas été celui d’un membre de la maison de Dieu. J’avais cru en Dieu pendant des années, lu Ses paroles librement, et bénéficié de Sa grâce et de Ses bénédictions, pourtant, je n’avais pas protégé le travail de l’Église. Quelles que soient les interruptions ou perturbations qui survenaient dans l’Église, quels que soient les dégâts occasionnés au travail de la maison de Dieu, j’avais fermé les yeux, ne voulant pas avoir à m’en inquiéter. J’avais été égoïste, méprisable, j’avais été une incroyante dans la maison de Dieu, et à Ses yeux, je n’étais qu’une non-croyante. Dans le cas présent, la personne promue au poste de dirigeante ne convenait pas, pourtant j’avais agi avec indifférence. Si un antéchrist ou un scélérat avait contrôlé l’Église, en manipulant et en perturbant les élections, et s’il avait fallu que quelqu’un se dresse et se batte contre cet antéchrist ou ce scélérat, j’aurais certainement reculé et je n’aurais rien fait, par apathie. Je n’aurais pas protégé le travail de la maison de Dieu. Plus j’y ai réfléchi, plus j’ai compris que Dieu méprisait mon attitude indifférente vis-à-vis du travail de Sa maison. Si je continuais comme ça, j’allais finir par être expulsée.

Après réflexion, j’ai aussi compris que j’avais eu tort de penser que les dirigeants supérieurs supervisaient et surveillaient le travail des dirigeants, de sorte que toutes les décisions qu’ils prenaient devaient être conformes au principe, et qu’il n’y avait rien à remettre en cause, qu’on n’avait pas à avoir de doutes. Plus tard, en lisant ces paroles de Dieu, j’ai compris que mon point de vue n’était pas en accord avec la vérité. La parole de Dieu dit : « Quand quelqu’un, dans l’Église, est promu et formé pour être un dirigeant, il est seulement promu et formé au sens le plus simple ; cela ne signifie pas qu’il est déjà un dirigeant qualifié, ou un dirigeant compétent, ni qu’il est déjà capable d’entreprendre le travail d’un dirigeant et qu’il peut effectuer un vrai travail : ce n’est pas le cas. La plupart des gens ne voient pas ces choses clairement, et ils admirent ceux qui sont promus, en se fiant à leur imagination, mais c’est une erreur. Quel que soit le nombre d’années qu’ils ont pu croire, ceux qui sont promus possèdent-ils vraiment la réalité de la vérité ? Pas nécessairement. Sont-ils capables de concrétiser les arrangements de travail de la maison de Dieu ? Pas nécessairement. Ont-ils le sens des responsabilités ? Sont-ils dévoués ? Sont-ils capables de se soumettre à Dieu ? Quand ils rencontrent un problème, sont-ils capables de rechercher la vérité ? On n’en sait rien. Ces gens-là ont-ils un cœur qui craint Dieu ? Et dans quelle mesure exactement craignent-ils Dieu ? Sont-ils susceptibles de faire les choses selon leur propre volonté ? Sont-ils capables de chercher Dieu ? Pendant qu’ils accomplissent le travail des dirigeants, se présentent-ils régulièrement et fréquemment devant Dieu pour chercher à savoir quelle est Sa volonté ? Sont-ils capables de guider les gens dans l’entrée dans la réalité de la vérité ? Ils sont certainement incapables de faire de telles choses tout de suite. Ils n’ont pas reçu de formation et ont trop peu d’expérience, ils sont donc incapables de faire ces choses-là. C’est pourquoi promouvoir et former quelqu’un ne signifie pas qu’il comprend déjà la vérité, et cela ne dit pas non plus qu’il est déjà capable d’accomplir son devoir de façon satisfaisante. […] Les gens ne doivent pas avoir des attentes élevées ni des exigences irréalistes vis-à-vis de ceux qui sont promus et formés : ce serait déraisonnable et injuste vis-à-vis d’eux. Vous pouvez surveiller leur travail et, si vous découvrez des problèmes ou des choses qui violent les principes dans le cadre de leur travail, vous pouvez soulever la question et rechercher la vérité pour résoudre ces problèmes. Ce que vous ne devez pas faire, c’est les juger, les condamner, les attaquer ou les exclure parce qu’ils sont en période de formation et ne doivent pas être considérés comme des gens qui ont été rendus parfaits, et encore moins comme des gens qui sont parfaits ou qui possèdent la réalité de la vérité. Ils sont comme vous : c’est le moment pendant lequel on les forme. La différence est qu’ils ont plus de travail et de responsabilités que les gens ordinaires. Ils ont la responsabilité et l’obligation d’effectuer davantage de travail. Ils paient un prix plus élevé, subissent davantage d’épreuves, endurent davantage, résolvent plus de problèmes, tolèrent le blâme de davantage de gens et, bien sûr, fournissent un plus gros effort, dorment moins, mangent moins souvent des mets raffinés et se consacrent moins au bavardage que le commun des mortels. Voilà ce qui est spécial chez eux : en dehors de cela, ils sont semblables à n’importe qui d’autre. Où est-ce que Je veux en venir ? C’est pour dire à tous qu’ils doivent aborder correctement la promotion et la formation des divers types de talents dans la maison de Dieu, et qu’ils ne doivent pas se montrer sévères dans leurs exigences vis-à-vis de ces personnes. Naturellement, on ne doit pas non plus être irréaliste dans l’opinion qu’on peut se faire d’eux. Il est insensé d’être exagérément reconnaissant ou respectueux à leur égard, et il n’est pas non plus humain ni réaliste d’être excessivement sévère dans vos exigences vis-à-vis d’eux » (La Parole apparaît dans la chair, vol. 4, Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers). Grâce à ces paroles de Dieu, j’ai compris que les dirigeants n’étaient pas différents des frères et sœurs. Ils se voyaient également cultivés et formés. C’était juste qu’en raison des besoins du travail de l’Église, certaines personnes devaient être promues pour jouer ce rôle. Cela ne voulait pas dire pour autant qu’elles étaient qualifiées en tant que dirigeants ou ouvriers, ni qu’elles avaient la réalité de la vérité. Je devais les considérer à la lumière des paroles de Dieu et les aborder d’une manière juste et objective. Je ne devais pas avoir d’attentes ou d’exigences exagérément élevées vis-à-vis d’elles et je ne devais pas les critiquer excessivement. En tant que membre de l’Église, j’ai la responsabilité de surveiller le travail des dirigeants et des ouvriers et de me coordonner avec eux pour protéger le travail de l’Église. Quand des dirigeants agissent en accord avec la vérité, je dois me soumettre et les accepter, mais si je découvre que des dirigeants ont des problèmes ou des déviations, je dois les exposer et les corriger immédiatement, les aider à opérer des changements et à gagner une entrée, car agir ainsi sera le plus bénéfique au travail de la maison de Dieu. Si des faux dirigeants ou des antéchrists apparaissent au sein de l’Église, je dois les signaler à leurs supérieurs. C’est être responsable vis-à-vis du travail de l’Église et de moi-même, et plus encore, c’est assumer mes responsabilités et mes devoirs. Après avoir compris les principes concernant la façon de traiter dirigeants et ouvriers, j’ai eu les idées bien plus claires et j’ai trouvé un chemin de pratique.

Quelque temps plus tard, j’ai remarqué qu’une dirigeante, Sœur Liu, ne se tenait pas au courant du travail d’abreuvement, disant qu’elle était trop prise pour s’en occuper. Parfois, quand des frères et sœurs venaient la voir avec des problèmes, elle allait jusqu’à leur en vouloir, parce qu’ils lui donnaient du travail en plus. Je me suis dit : les dirigeants sont responsables de nombreuses tâches, mais ils peuvent toujours établir des priorités. Ils ne sont pas obligés de tout faire eux-mêmes, ils peuvent charger quelqu’un de suivre certains travaux, puis évaluer et superviser après coup. Si un dirigeant prend sans cesse comme excuse d’être occupé, et qu’il ne surveille pas le travail dont il est responsable, ou qu’il le fait machinalement, c’est de la négligence grave, ce n’est pas du travail pratique, et je dois signaler ce problème à son supérieur. Mais alors, j’ai pensé que je ne devais pas me soucier des performances de la dirigeante dans son travail, que je devais juste m’assurer d’accomplir mes propres devoirs. À cet instant, j’ai pensé à ces paroles de Dieu, qui disent : « Il est de la responsabilité de chacun de surveiller de près si les dirigeants et les ouvriers effectuent un travail réel et s’ils utilisent la vérité pour résoudre les problèmes » (La Parole apparaît dans la chair, vol. 4, Les responsabilités des dirigeants et des ouvriers). J’ai alors compris que je m’étais trompée. Je devais rappeler cette dirigeant à l’ordre et l’aider à corriger son problème rapidement. J’ai donc pris mon courage à deux mains et j’ai soulevé la question. La dirigeante a dit : « Mm, tu as raison, c’est un problème. Je vais vraiment y réfléchir. » J’ai été très émue de l’entendre dire ça. Ensuite, j’ai vu que la dirigeante se mettait à suivre activement le travail d’abreuvement, et qu’elle résolvait des problèmes pratiques posés par ce travail. Cette expérience m’a aidée à comprendre que, quelque soit notre devoir, nous devons tous protéger le travail de l’Église. C’est la responsabilité et le devoir de tout le monde.

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