Le salaire du déguisement et de la dissimulation

21 août 2022

Par Lilieth, Honduras

En octobre 2018, j’ai accepté l’œuvre de Dieu Tout-Puissant dans les derniers jours. Six mois plus tard, je servais comme diaconesse d’abreuvement dans mon Église. En commençant ce devoir, j’ai rencontré beaucoup de difficultés, mais en priant et en cherchant avec les frères et sœurs, j’ai maîtrisé peu à peu certains principes et obtenu des résultats dans mon devoir. J’écrivais aussi des témoignages d’expériences, je réfléchissais souvent sur moi-même et je me sentais chaque jour très épanouie.

Un jour, en janvier dernier, ma dirigeante m’a dit : « Comme tu as progressé dans l’entrée dans la vie, on t’a choisie comme prédicatrice. Aimerais-tu prêcher ? » Ravie, j’ai accepté et je lui ai répondu : « Je ferai de mon mieux. » La dirigeante m’a dit : « Les témoignages d’expériences que tu as écrits sont très bons. Seuls des frères et sœurs qui portent un fardeau dans leur entrée dans la vie peuvent être prédicateurs. Ils peuvent alors vraiment résoudre les problèmes et difficultés de leurs frères et sœurs. » Cela m’a rendu fière, surtout d’entendre qu’on me confiait ce devoir parce que j’avais de l’entrée dans la vie. Je pensais pouvoir bien faire ce devoir. Ensuite, la dirigeante m’a confié la responsabilité du travail de plusieurs Églises et m’a appris beaucoup de principes. Le domaine de travail était plus vaste et j’étais aussi responsable de beaucoup de tâches, si bien que j’étais stressée et craignais un peu de ne pas y arriver. Je voyais que des frères et sœurs qui faisaient le même devoir connaissaient bien ce travail, alors que c’était nouveau pour moi et que j’ignorais comment le faire. J’avais envie d’exprimer mes difficultés, mais j’ai alors songé aux compliments de ma dirigeante. Si elle savait que je ne voyais pas comment faire le travail de ces Églises, que penserait-elle de moi ? Que je ne pouvais pas le faire, et que me choisir était une erreur ? Et puis maintenant, j’étais prédicatrice. Si je n’étais même pas familiarisée avec ce travail, comment pouvais-je aider et soutenir les dirigeants ? À cette pensée, j’avais la gorge serrée. J’étais trop embarrassée pour parler avec franchise.

Une fois, notre dirigeante supérieure a échangé avec nous sur notre travail, et j’ai vu que Sœur Silvia et Frère Ricardo répondaient avec entrain aux questions de la dirigeante et maîtrisaient aussi chaque aspect du travail. La dirigeante m’a demandé : « As-tu des difficultés ? » J’ai pensé : « On fait tous le même devoir. Si je dis oui, que va-t-elle penser de moi ? Que je n’ai aucune aptitude à travailler ? » J’ai menti, j’ai dit : « Non, aucune. » Par la suite, chaque fois qu’elle venait nous voir, je parlais rarement, et toujours en cherchant d’abord comment répondre de telle sorte qu’on ne sache pas que beaucoup de choses m’étaient incompréhensibles, car j’avais peur qu’on me regarde de haut. J’ai donc continué à me dissimuler et à me déguiser, je me suis sentie très contrainte et je suis devenue de plus en plus passive dans mon devoir. J’avais même envie de quitter le groupe et de cesser d’aller aux réunions. Mais même ainsi, je ne voulais parler de mon état à personne. Je voulais ne montrer aux autres que mes bons côtés. Un jour, j’ai pris rendez-vous avec deux dirigeants d’Église pour connaître l’état des travaux dans l’Église. L’un d’eux m’a dit avec enthousiasme : « C’est formidable que tu sois chargée de notre travail ! J’aime aller aux réunions avec toi et je t’admire chaque fois que j’entends ton échange. J’espère devenir comme toi à l’avenir. » L’autre dirigeant m’a dit : « Ça nous fait du bien de faire notre devoir avec toi. Ton échange nous éclaire toujours. » Sur le moment, j’ai eu envie de leur dire de ne pas tant m’estimer, parce que j’étais corrompue, j’avais des difficultés dans mon devoir et j’étais négative sous pression. Mais je me suis dit : « Si je leur dis la vérité, m’estimeront-ils autant à l’avenir ? S’ils ont des questions, me les poseront-ils encore ? » J’étais tiraillée, et finalement je ne leur ai pas dit la vérité.

Une autre fois, j’avais une réunion avec plusieurs diacres d’Église. Ils ont dit qu’ils ne pouvaient pas faire certains travaux et qu’ils avaient des difficultés. Je les ai réconfortés : « Ne vous inquiétez pas, on vient tous de commencer nos devoirs. En apprenant, on comprendra. » En apparence, il n’y avait rien de faux dans ce que je disais. Mais en réalité, je ne pouvais pas non plus faire le travail. Craignant fort qu’ils voient ma vraie stature, je n’ai pas osé parler avec honnêteté et je leur ai juste donné un petit encouragement qui n’a pas du tout résolu leurs problèmes. Comme je continuais à me dissimuler et à me déguiser, je ne ressentais pas la direction du Saint-Esprit, j’étais très faible, et chaque jour très fatiguée. Souvent, je pensais : « Pourquoi ne puis-je pas faire le travail de l’Église comme tout le monde ? » Je savais que je devais parler de mes difficultés à ma dirigeante, mais je m’inquiétais de ce qu’elle penserait de moi si je le faisais. Je me disais : « On m’a confié ce devoir parce qu’elle a dit que j’avais l’entrée dans la vie, donc elle doit penser que j’ai un bon calibre et que je poursuis la vérité. Si elle savait que je ne comprends pas tant de choses et ne peux pas faire le travail de l’Église, à coup sûr elle se dirait que c’était une erreur de me choisir comme prédicatrice. » À cette pensée, j’avais encore plus peur d’en parler. Mon état empirait, et je vivais dans les ténèbres et la souffrance. J’ai prié Dieu : « Ô Dieu Tout-Puissant, je ne sais pas comment vivre cette situation. Je Te demande de me diriger et de me guider. »

Un jour, en réunion, notre dirigeante supérieure nous a interrogés sur notre expérience durant cette période. Les autres se sont ouverts sur leur corruption et leurs manquements dans leurs devoirs, et j’ai trouvé le courage de parler de mon propre état. La dirigeante s’est servie de son expérience pour m’aider et a dit : « En tant que dirigeants et ouvriers, vous n’avez pas besoin de tout comprendre pour bien faire votre devoir. C’est une idée fausse. Nous sommes juste des gens ordinaires, si vous ne comprenez pas et ne percez pas à jour certaines choses, c’est normal. Mais quand on veut être omniscient, qu’on ne peut pas gérer correctement ses lacunes et qu’afin de conserver son statut et son image, on porte un masque pour se déguiser et tromper les autres sans jamais laisser voir sa vraie stature. Vivre ainsi, c’est pénible. » Elle m’a ensuite envoyé deux passages de la parole de Dieu. « Comment être quelqu’un d’ordinaire et de normal ? Comment les gens peuvent-ils, comme le dit Dieu, assumer la juste place d’un être créé, comment peuvent-ils ne pas essayer d’être surhumains ou d’être quelque personnalité remarquable ? […] Tout d’abord, ne te laisse pas prendre à ton propre titre. Ne dis pas : “Je suis le dirigeant, je suis le chef d’équipe, je suis le superviseur, personne ne connaît mieux ce métier que moi, personne ne comprend mieux les compétences que moi.” Ne te laisse pas étourdir par ton titre autoproclamé. Dès que tu le ferais, tu te retrouverais pieds et poings liés et ce que tu dirais et ferais en serait affecté ; ta pensée et ton jugement normaux en seraient également affectés. Il faut que tu te libères des chaînes de ce statut : abaisse-toi d’abord au-dessous de cette position officielle que tu t’imagines avoir et tiens-toi à la place d’une personne ordinaire. Si tu fais cela, ton attitude deviendra normale. Tu dois également te dire : “Je ne sais pas comment faire ceci et je ne comprends pas cela non plus, je vais devoir faire des recherches et étudier” ou “Je n’en ai jamais fait l’expérience, donc je ne sais pas quoi faire.” Lorsque tu seras capable de dire ce que tu penses vraiment et de parler honnêtement, tu auras un sens normal. Les autres te connaîtront tel que tu es vraiment et auront ainsi de toi une vision normale, tu ne seras pas obligé de jouer la comédie et il n’y aura pas non plus une grande pression sur toi, et tu seras donc en mesure de communiquer normalement avec les gens. Vivre ainsi est libre et facile : quiconque trouve la vie épuisante l’a lui-même rendue épuisante. Ne fais pas semblant et ne te dissimule pas derrière une façade. Commence par parler librement de ce que tu penses au fond de toi, de tes vraies pensées, afin que tout le monde en soit conscient et les comprenne. En conséquence, tes préoccupations et les barrières et suspicions entre les autres et toi seront toutes éliminées. Tu es également entravé par autre chose. Tu te considères toujours comme le chef de l’équipe, comme un dirigeant, comme un ouvrier, ou comme quelqu’un qui a un titre et un statut : si tu dis que tu ne comprends pas quelque chose ou que tu ne peux pas faire quelque chose, ne te dénigres-tu pas ? Quand tu mets de côté ces entraves dans ton cœur, quand tu cesses de te considérer comme un dirigeant ou un ouvrier, que tu arrêtes de penser que tu es meilleur que les autres et que tu as le sentiment d’être une personne ordinaire semblable à toutes les autres, que tu trouves qu’il y a des domaines dans lesquels tu es inférieur aux autres, lorsque tu échanges sur la vérité et les questions liées au travail en adoptant cette attitude, l’effet est différent, et l’ambiance est également différente. Si, au fond de toi, tu as toujours des appréhensions, si tu te sens toujours stressé et entravé et que tu as envie de te débarrasser de ces choses, mais que tu n’y arrives pas, alors tu peux le faire avec efficacité en priant Dieu sérieusement, en réfléchissant sur toi-même, en voyant tes lacunes, en t’efforçant d’atteindre la vérité et en mettant la vérité en pratique. Quoi que tu fasses, ne parle pas et n’agis pas à partir d’une certaine position ni en utilisant un certain titre : mets d’abord tout cela de côté et mets-toi dans la peau d’une personne ordinaire » (Sermons de Christ des derniers jours). « Si, au fond de toi, tu sais clairement quel genre de personne tu es, quelle est ton essence, quelles sont tes déficiences et tes manifestations de corruption, tu dois partager cela ouvertement avec les autres afin qu’ils puissent voir quel est ton véritable état, quelles sont tes pensées et tes opinions, et qu’ainsi ils sachent quelle connaissance tu as de ces choses. Quoi que tu fasses, ne fais pas semblant et ne te dissimule pas derrière un masque, ne cache pas aux autres ta corruption et tes défauts en faisant en sorte que personne ne les connaisse : ce genre de comportement contrefait signifie qu’il y a un obstacle dans ton cœur, c’est aussi un tempérament corrompu qui peut empêcher les gens de se repentir et de changer. Tu dois prier Dieu et soumettre à la réflexion et à la dissection les faussetés telles que les louanges des autres à ton égard, la gloire dont ils te couvrent et les couronnes qu’ils te tressent, il faut que tu voies le mal que ces choses te font : et ce faisant, tu connaîtras ta propre mesure, tu parviendras à la connaissance de toi-même et tu ne te considéreras plus comme un être surhumain ni comme quelque personnage remarquable. Une fois que tu auras une telle conscience de toi-même, il te deviendra facile d’accepter la vérité, d’accepter au fond de toi les paroles de Dieu et ce que Dieu demande à l’homme, d’accepter le salut du Créateur pour toi, d’être résolument une personne ordinaire, quelqu’un qui a les pieds sur terre, pour établir une relation normale entre toi-même, un être créé, et Dieu, le Créateur. C’est précisément ce que Dieu demande aux gens, et c’est aussi que quelque chose qui leur est entièrement accessible » (Sermons de Christ des derniers jours). En lisant ces paroles de Dieu, j’ai commencé à réfléchir à mon état. Quand j’avais entendu la dirigeante dire que j’étais prédicatrice en raison de mon entrée dans la vie, j’étais devenue fière et complaisante. J’avais pensé que si l’on m’avait choisie pour un poste si important, c’était parce que je poursuivais la vérité et étais apte au travail. Mais quand j’avais réellement commencé ce devoir, finalement, j’avais vu que je ne comprenais pas grand-chose au travail de l’Église. Je ne comprenais pas certains principes sur lesquels ma dirigeante échangeait. Ressentant beaucoup de pression, j’étais souvent faible et négative. Mais je ne m’étais pas ouverte sur mon état réel et j’avais trompé ma dirigeante en disant n’avoir pas de problèmes, car je craignais qu’elle pense que je n’étais pas qualifiée et qu’elle me regarde de haut. Quand j’avais entendu les dirigeants et les diacres de l’Église me louer et voyaient même en moi un exemple à suivre, je savais que je devais parler ouvertement de ma corruption et de mes lacunes et leur révéler ma vraie stature afin qu’ils arrêtent de m’admirer, mais de peur qu’ils n’aient pas une haute opinion de moi en apprenant la vérité, je n’avais rien dit. Même quand les dirigeants et les diacres m’avaient posé des questions auxquelles je ne savais manifestement pas répondre, je ne m’étais pas ouverte et n’en avais pas discuté avec eux. J’avais fait semblant de comprendre ce qui m’échappait et j’avais fait une réponse vague. Maintes fois, je m’étais déguisée et j’avais donné une fausse impression, tout ça, à cause de ma fixation sur le titre de « prédicatrice ». Je pensais qu’en tant que prédicatrice, je devais comprendre et savoir mieux que les autres, ne pas avoir de lacunes et ne pas être négative ni faible. Je pensais que c’était le seul moyen d’être considérée et approuvée. Pour conserver mon statut et mon image, je me camouflais sous un masque, je me déguisais pour paraître sans défaut. Même quand j’étais tourmentée, négative et faible, pour garder le titre de « prédicatrice », je préférais pleurer seule en cachette plutôt qu’ouvrir mon cœur et demander de l’aide. Pour moi, ce titre était trop dur et épuisant à assumer. Quand l’Église m’avait nommée prédicatrice, elle m’avait donné une chance de pratiquer et m’avait permis de chercher et comprendre plus de vérité dans mon devoir. Mais je n’avais pas suivi le bon chemin. J’avais utilisé cette chance pour poursuivre gloire et fortune. N’était-ce pas aller contre la volonté de Dieu ? Dieu ne veut pas qu’on soit des surhommes, des gens formidables. Dieu veut qu’on se comporte comme des êtres créés, qu’on soit des gens ordinaires, qu’on poursuive la vérité de façon terre à terre, qu’on affronte honnêtement ses lacunes et pour les problèmes qu’on ne comprend pas, qu’on s’ouvre à ses frères et sœurs pour se faire aider. Telle est la raison qu’on doit posséder.

Plus tard, j’ai lu des témoignages d’expériences de frères et de sœurs qui faisaient référence à des passages de la parole de Dieu ciblant mon état. Dieu Tout-Puissant dit : « Quel que soit le contexte, quel que soit le devoir qu’ils accomplissent, les antéchrists essaieront de donner l’impression qu’ils ne sont pas faibles, qu’ils sont toujours forts, pleins de confiance, jamais négatifs. Ils ne révèlent jamais leur véritable stature ni leur véritable attitude envers Dieu. En fait, au fond de leur cœur, croient-ils vraiment qu’il n’y a rien qu’ils ne puissent pas faire ? Croient-ils sincèrement être exempts de toute faiblesse, de toute négativité et de toute effusion de corruption ? Absolument pas. Ils savent bien jouer la comédie, ils sont habiles à cacher les choses. Ils aiment montrer leur côté fort et honorable ; ils ne veulent pas qu’on voie ce qui, chez eux, est faible et vrai. Leur but est évident : il s’agit tout simplement de sauver la face, de protéger la place qu’ils ont dans le cœur des gens. Ils pensent que s’ils s’ouvrent aux autres sur leur propre négativité et sur leur propre faiblesse, s’ils révèlent leur côté rebelle et corrompu, cela nuira gravement à leur statut et à leur réputation : cela créera plus de problèmes que cela n’en vaut la peine. Ils préfèrent donc garder strictement pour eux leur faiblesse, leur rébellion et leur négativité. Et s’il arrive vraiment qu’un jour tout le monde voie leur côté faible et rebelle, le fait qu’ils sont corrompus et qu’ils n’ont pas changé du tout, ils continueront à jouer la comédie. Ils pensent que s’ils admettent avoir un tempérament corrompu, être une personne ordinaire, quelqu’un de petit et d’insignifiant, alors ils perdront leur place dans le cœur des gens, ils perdront la vénération et l’adoration de tous et ils auront donc complètement échoué. Et donc, quoi qu’il arrive, ils n’iront pas simplement s’ouvrir aux autres : quoi qu’il advienne, ils ne céderont leur pouvoir et leur statut à personne d’autre. Au lieu de cela, ils s’efforcent de rivaliser autant qu’ils le peuvent et ils n’abandonneront jamais » (« Ils ne font leur devoir que pour se distinguer et nourrir leurs propres intérêts et ambitions ; ils ne tiennent jamais compte des intérêts de la maison de Dieu, et vendent même ces intérêts en échange de la gloire personnelle (Partie X) », dans Exposer les antéchrists). Dans un autre passage, Dieu a révélé la nature et les conséquences de la poursuite d’un statut. La parole de Dieu dit : « Tu cherches toujours la grandeur, la noblesse et le statut ; tu cherches toujours l’exaltation. Que ressent Dieu quand Il voit cela ? Il le déteste et ne veut pas le voir. Plus tu poursuis des choses comme la grandeur, la noblesse, et plus tu cherches à être supérieur aux autres, distingué, exceptionnel et remarquable, plus Dieu te trouve dégoûtant. Si tu ne réfléchis pas sur toi-même et ne te repens pas, alors Dieu te méprisera et t’abandonnera. Veille à ne pas être quelqu’un que Dieu trouve dégoûtant ; sois une personne que Dieu aime. Alors, comment peut-on atteindre l’amour de Dieu ? En recevant la vérité avec docilité, en se plaçant dans la position d’un être créé, en agissant selon les paroles de Dieu, les pieds sur terre, en accomplissant correctement ses devoirs, en tâchant d’être une personne honnête et en vivant à l’image d’un être humain. Cela suffit, Dieu sera satisfait. Les gens doivent s’assurer de ne pas nourrir d’ambition ni entretenir des rêves vains, de ne pas chercher la gloire, le profit, le statut et de ne pas distinguer de la masse. En outre, ils ne doivent pas essayer d’être une personne remarquable ou surhumaine, qui serait supérieure parmi les hommes et que les autres adoreraient. C’est le désir de l’humanité corrompue et c’est le chemin de Satan ; Dieu ne sauve pas de tels personnes. Quand les gens poursuivent sans cesse la gloire, le profit et le statut et refusent de se repentir, alors il n’y a pas de remède pour eux, et une seule fin leur est réservée : être chassés » (« Le bon accomplissement de son devoir requiert une coopération harmonieuse », dans Sermons de Christ des derniers jours). J’ai médité ces paroles de Dieu et j’ai vu que les antéchrists étaient hypocrites. Pour gagner une place dans le cœur des autres, ils n’arrêtent pas de s’arranger et de se blanchir, ne disent jamais la vérité, ne laissent jamais voir leurs points faibles ni leur vrai côté et se déguisent pour paraître comprendre la vérité et n’avoir aucun défaut afin de gagner la louange et l’admiration des autres, de telle sorte que tout le monde les suive et les vénère. Leur nature est particulièrement arrogante et mauvaise. J’ai réfléchi à ma conduite et j’ai vu que j’étais semblable à un antéchrist. L’Église avait fait de moi une prédicatrice, mais je ne l’avais pas reçu comme une commission de Dieu et ne pensais pas à être terre à terre, à bien faire mon devoir ni à être pure et honnête. Je faisais toujours semblant d’être omnisciente. Je voulais que les autres m’admirent, qu’ils pensent que j’avais un bon calibre et pouvais résoudre tous les problèmes, pour avoir ma place dans leur cœur et qu’ils m’entourent et me vénèrent. J’étais arrogante et déraisonnable. Est-ce que je ne luttais pas avec Dieu pour une position ? Tout ce que je pensais et faisais était totalement contre Dieu. Surtout en lisant cette parole de Dieu : « Quand les gens poursuivent sans cesse la gloire, le profit et le statut et refusent de se repentir, alors il n’y a pas de remède pour eux, et une seule fin leur est réservée : être chassés. » J’ai su que Dieu m’adressait un avertissement. Si je continuais à chercher la gloire et le statut, je serais certainement rejetée par Dieu et finalement, je serais chassée. J’ai prié Dieu, Lui disant que je désirais me repentir, ne pas perdre ma chance d’être sauvée, et chercher à être une personne pure et honnête.

Le lendemain, ma dirigeante supérieure m’a demandé de préparer un document de réunion. Elle a mentionné plusieurs choses à aborder à la réunion et m’a demandé si je comprenais. En réalité, ce n’était pas très clair pour moi, mais de peur qu’elle dise que j’avais un faible calibre et que je ne pouvais pas gérer un tel document, j’ai menti, j’ai dit que je comprenais. Or, quand j’ai commencé à faire ça, je ne savais pas comment l’organiser. J’étais très stressée, j’avais les mains moites, je ne savais pas quoi faire, alors j’ai prié Dieu : « Ô Dieu Tout-Puissant, Satan m’a trop profondément corrompue. Je suis encore contrainte par la réputation et le statut. Je ne peux pas renoncer à ma chair et être honnête. Dirige-moi et guide-moi pour que je trouve un chemin de pratique. »

Dans la parole de Dieu, j’ai lu : « Certains sont promus et nourris par l’Église, et c’est quelque chose de bien, c’est une bonne occasion d’être formé. On peut dire qu’ils ont été élevés et honorés par Dieu. Alors, comment devraient-ils accomplir leur devoir ? Le premier principe qu’ils doivent respecter est de comprendre la vérité. Lorsqu’ils ne comprennent pas la vérité, ils doivent chercher la vérité, et s’ils ne comprennent toujours pas après avoir cherché, ils peuvent trouver quelqu’un qui comprend la vérité avec qui échanger et chercher, ce qui permettra de résoudre le problème plus rapidement et dans de meilleurs délais. Si tu te préoccupes uniquement de passer plus de temps à lire les paroles de Dieu par toi-même et de consacrer plus de temps à méditer ces paroles afin de parvenir à comprendre la vérité et de résoudre le problème, c’est trop lent. Comme le dit le dicton : “Une eau lointaine n’étanchera pas une soif urgente.” Si, en ce qui concerne la vérité, tu souhaites faire des progrès rapides, alors il faut que tu apprennes à travailler en harmonie avec les autres, à poser plus de questions et à rechercher davantage. Ce n’est qu’alors que ta vie grandira rapidement et que tu pourras résoudre les problèmes en temps opportun, sans aucun retard. Parce que tu viens juste d’être promu, que tu es toujours en probation, que tu ne comprends pas vraiment la vérité et ne possèdes pas la réalité de la vérité – parce que tu n’as toujours pas cette stature –, ne pense pas que ta promotion signifie que tu possèdes la réalité de la vérité : ce n’est pas le cas. Si tu es promu et encouragé, c’est simplement parce que tu as le sentiment d’avoir un fardeau dans le travail et que tu possèdes le calibre d’un dirigeant. Tu dois avoir ce sens. Si, ayant été promu et utilisé, tu occupes un poste de dirigeant ou d’ouvrier et que tu crois que tu as la réalité de la vérité et que tu es quelqu’un qui poursuit la vérité et si, quels que soient les problèmes que rencontrent les frères et sœurs, tu prétends les comprendre et tu te prétends spirituel, alors c’est une façon d’être qui est stupide et semblable à celle des pharisiens hypocrites. Tu dois parler et agir honnêtement. Lorsque tu ne comprends pas, tu peux demander aux autres ou chercher des réponses auprès du Supérieur et échanger avec lui : il n’y a rien de honteux dans tout cela. Même si tu ne demandes rien, le Supérieur connaîtra tout de même ta véritable stature et saura que la réalité de la vérité est absente chez toi. La recherche et l’échange, voilà ce que tu dois faire : c’est là l’esprit que l’on devrait trouver dans l’humanité normale et le principe auquel devraient adhérer les dirigeants et les ouvriers. Il n’y a pas là de quoi être gêné” (Identifier les faux dirigeants (5)). En lisant ces paroles de Dieu, j’ai compris que l’Église m’avait promue en tant que prédicatrice pour me donner une chance de pratiquer et que je puisse apprendre à faire le travail. Cela ne voulait pas dire que j’étais meilleure ou plus élevée que les autres, ni que je savais tout. Je venais de commencer ce devoir, il y avait beaucoup de travail que je ne pouvais pas faire et des principes que je ne saisissais pas. C’était tout à fait normal. Et puis, que je puisse écrire des témoignages d’expériences signifiait juste que, superficiellement, j’avais une expérience de la parole de Dieu et je la comprenais, pas que je comprenais la vérité ni que j’en possédais les réalités. Je croyais en Dieu depuis peu de temps, je ne comprenais pas encore la vérité et mes tempéraments corrompus n’avaient pas changé, je devais donc gérer correctement mes lacunes et mes insuffisances, et chercher et échanger avec mes frères et sœurs quand je ne comprenais pas. Il n’y a rien de honteux à cela. Que je fasse semblant de comprendre, c’était honteux, ça faisait que beaucoup de problèmes n’étaient pas résolus à temps et que le travail de l’Église était retardé. J’avais perdu à plusieurs reprises ma chance de chercher la vérité et je vivais dans la négativité et la faiblesse. J’étais si stupide ! Ça ne pouvait pas continuer. Je devais corriger mes intentions, m’ouvrir, chercher et échanger avec mes frères et sœurs, et bien faire mon devoir.

Par la suite, j’ai demandé à la dirigeante comment il fallait organiser le document de réunion, et elle a patiemment échangé avec moi. J’ai trouvé mon rythme et le document n’a pas tardé à être en ordre. La réunion aussi a été très productive, et j’ai été détendue et à l’aise. Maintenant, j’ai encore beaucoup de problèmes et de difficultés dans mon devoir mais je peux prier et me fier à Dieu, et je demande souvent de l’aide à mes frères et sœurs. En réunion, je m’ouvre aussi sur moi-même devant mes frères et sœurs et je leur révèle ma corruption et mes lacunes. Ce faisant, je suis très à l’aise et assurée. Grâces soient rendues à Dieu !

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