Pourquoi je n’osais pas superviser le travail

24 novembre 2022

Par Song Yu, Pays-Bas

Il y a deux ans, quand j’ai commencé à servir en tant que dirigeante d’Église, plusieurs de mes partenaires croyaient en Dieu depuis plus longtemps que moi. Pensant qu’ils comprenaient mieux que moi la vérité et avaient plus d’expérience du travail que moi, je n’ai pas trop osé poser des questions sur certains travaux de l’Église. J’ai craint qu’ils disent que, venant juste de devenir dirigeante, je m’immisçais dans tout le travail et tentais de m’en mêler alors que je n’y connaissais rien. Sur certaines questions de principe, je n’ai pas osé défendre mes idées et mes opinions. J’avais peur qu’on dise que j’étais trop arrogante et que je n’avais aucune connaissance de moi-même, si bien que je me retenais toujours dans mon devoir.

À ce moment-là, je voyais que certains travaux d’Église progressaient trop lentement, que les frères et sœurs faisaient leurs devoirs sans maîtriser les principes et que les progrès étaient retardés à cause de blocages fréquents sur des choses insignifiantes. Abigail supervisait le travail depuis près de deux ans, mais elle ne comprenait toujours pas le métier et ne pouvait pas résoudre des problèmes pratiques. Elle n’était pas apte à être dirigeante. Abigail étant placée sous la responsabilité de Cindy, j’ai signalé le problème à Cindy et lui ai suggéré de congédier Abigail, mais elle m’a répondu que Abigail pouvait tout de même faire certains travaux pour le moment et que, ne pouvant trouver quelqu’un susceptible de la remplacer, elle désirait la garder pour l’instant. En entendant Abigail parler ainsi, j’ai désapprouvé intérieurement : « Abigail est la dirigeante depuis près de deux ans, mais elle n’a même pas résolu des problèmes élémentaires, ce qui a affecté l’avancement des travaux. Comment peux-tu permettre qu’elle reste ? Puisque nous savons qu’elle est inapte pour ce poste, nous devrions cesser de l’y utiliser et cultiver quelqu’un ayant un bon calibre. » J’avais envie de dire à Cindy qu’on devait agir conformément aux principes, mais j’ai alors pensé : « Elle m’a déjà dit qu’elle ne pouvait pas trouver de remplaçante convenable pour l’instant. Si je continue à lui demander de transférer Abigail, ne va-t-elle pas avoir l’impression que je vais trop loin et que je m’immisce dans son travail ? Je viens de commencer à travailler dans l’Église, donc si je donne à Cindy cette impression, comment pourrons-nous être partenaires après ça ? Oublions ça, je ferais mieux de laisser tomber. »

Plus tard, je me suis aperçue que Dena, qui supervisait le travail vidéo, ne faisait pas de travail concret. Depuis trois mois, le projet vidéo dont elle s’occupait n’avait débouché sur aucune vidéo acceptable. Elle ignorait l’état des personnes de son groupe et les problèmes et difficultés qu’ils rencontraient dans la production vidéo, et ils devaient souvent refaire leurs vidéos pendant ce temps, ce qui retardait la progression. J’ai discuté avec mes collaborateurs de la manière de traiter ce problème. Ils pensaient tous que Dena était d’une humanité décente, qu’elle connaissait bien le métier, sachant qu’elle s’occupait du travail vidéo depuis un certain temps et donc, puisqu’il n’y avait pas pour l’instant de candidats qui conviennent, qu’elle pouvait rester en charge. En entendant ça, je n’ai pas été d’accord, j’ai pensé : « Tu ne peux pas la garder simplement parce qu’elle n’est pas d’une mauvaise humanité et qu’elle connaît le métier. Ce qui compte, c’est de savoir si elle fait du travail concret et résout des problèmes pratiques. Dena ne peut pas du tout résoudre les problèmes dans le travail vidéo. Il n’est pas approprié de la maintenir à ce poste. Il faut la remplacer. » J’ai un souci : « La principale responsabilité de Jackie est le travail vidéo et ils trouvent tous que Dena est apte, donc si je ne suis pas d’accord, ne penseront-ils pas que je prends trop le contrôle ? Avant, je voulais transférer Abigail, et maintenant je veux renvoyer Dena. Mes collaborateurs ne vont-ils pas penser que je suis trop arrogante, que je veux remplacer quiconque me paraît ne pas convenir sans lui laisser une chance de se repentir, et que je suis impitoyable ? » Donc, quand les mots allaient sortir de ma bouche, je les ravalais.

Au bout de plus d’un mois, Abigail et Dena ont été renvoyées toutes deux pour absence de travail concret. Au même moment, mes dirigeants de niveau supérieur ont trouvé que j’étais une dirigeante irresponsable, car je ne remplaçais pas à temps les dirigeants que je savais ne pas convenir, ce qui retardait le travail de l’Église. Ils m’ont traitée durement pour n’avoir pas fait de travail concret et m’ont analysée, disant que je vivais selon la philosophie satanique d’une personne complaisante, que je ne pratiquais pas la vérité et que je ne soutenais pas le travail de l’Église. Ils ont dit que je n’étais pas apte à être dirigeante, et j’ai été renvoyée. Quand mes dirigeants m’ont émondée et traitée, ça a été comme un coup sur la tête. Je n’avais pas imaginé que mon problème était grave au point de mériter le renvoi. Ça m’a rendue très triste. J’ai eu l’impression que tout ce que je laissais derrière moi dans mon devoir, c’étaient des regrets et une dette envers Dieu. Je me suis véritablement haïe. Pourquoi ne pouvais-je pas pratiquer la vérité et soutenir le travail de l’Église ? Pourquoi vivais-je toujours selon des philosophies sataniques ? J’ai prié Dieu, Lui demandant de me guider dans la compréhension de mes problèmes.

Au cours de mes dévotions spirituelles, j’ai lu ces paroles de Dieu : « De quel tempérament s’agit-il quand les gens ne sont pas responsables dans leur devoir, qu’ils le font de manière négligente et superficielle, qu’ils agissent comme des béni-oui-oui, et ne défendent pas les intérêts de la maison de Dieu ? C’est sournois, c’est le tempérament de Satan. Ce qu’il y a de plus frappant dans les philosophies de vie des hommes, c’est la ruse. Les gens pensent que s’ils ne sont pas rusés, ils risquent d’offenser les autres et seront incapables de se protéger : ils croient qu’ils doivent être assez rusés pour ne blesser ou n’offenser personne et qu’ainsi ils se protègent, protègent leurs moyens de subsistance et prennent pied solidement au milieu des masses. Tous les incroyants vivent selon la philosophie de Satan. Ils sont tous des béni-oui-oui et n’offensent personne. Tu es venu à la maison de Dieu, as lu la parole de Dieu et écouté les sermons de la maison de Dieu. Alors pourquoi es-tu toujours un béni-oui-oui ? Les béni-oui-oui ne protègent que leurs propres intérêts, et pas les intérêts de l’Église. Quand ils voient que quelqu’un fait le mal et nuit aux intérêts de l’Église, ils l’ignorent. Ils aiment être des béni-oui-oui, et n’offensent personne. C’est irresponsable, et ce genre de personne est trop rusée et indigne de confiance. Pour protéger leur propre vanité et leur réputation, et pour préserver leur renommée et leur statut, certains aident volontiers les autres et font volontiers des sacrifices pour leurs amis, quoi qu’il leur en coûte. Mais quand il leur faut protéger les intérêts de la maison de Dieu, la vérité et la justice, ils n’ont plus de si bonnes intentions, qui ont complètement disparu. Quand ils doivent mettre en pratique la vérité, ils ne le font pas. Qu’est-ce qui se passe ? Pour préserver leur propre dignité et leur réputation, ils paient n’importe quel prix et endurent n’importe quelle souffrance. Mais quand ils doivent faire un réel travail, protéger les choses positives, protéger les élus de Dieu et pourvoir à leurs besoins, pourquoi n’ont-ils plus la force de payer n’importe quel prix et d’endurer n’importe quelle souffrance ? C’est inconcevable. En réalité, ils ont un type de tempérament qui est écœuré par la vérité. Pourquoi dit-on que leur tempérament est écœuré par la vérité ? Parce qu’ils s’enfuient et se cachent, et ne font pas ce qu’il convient, dès que quelque chose implique de rendre témoignage à Dieu, de mettre en pratique la vérité, de protéger les élus de Dieu, de lutter contre les tromperies de Satan, ou de protéger les choses positives » (« Connaître son tempérament est ce qui permet de le changer », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). « Lorsque vous voyez un problème et que vous ne faites rien pour l’éliminer, que vous n’échangez pas à ce sujet ni n’essayez de le limiter et qu’en outre, vous ne le signalez pas à vos supérieurs et jouez un rôle de “gentil”, n’est-ce pas un signe de déloyauté ? Ceux qui sont gentils sont-ils fidèles à Dieu ? Pas même un peu. Une telle personne n’est pas seulement déloyale envers Dieu : elle agit en tant que complice, serviteur et disciple de Satan. Elle est infidèle à son devoir et à sa responsabilité, mais envers Satan, elle est tout à fait loyale. C’est là que réside le fond du problème » (« Le bon accomplissement de son devoir requiert une coopération harmonieuse », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). La parole de Dieu révèle que les gens rusés font tout pour protéger leurs intérêts. Pour préserver leur réputation, dans leurs échanges avec les autres, ils pratiquent des philosophies mondaines et n’offensent personne. S’ils ont besoin de pratiquer la vérité pour sauvegarder le travail de l’Église, ils reculent. J’étais moi aussi une personne rusée. Devenue dirigeante, voyant des collaborateurs qui croyaient en Dieu depuis plus longtemps et avaient plus d’expérience que moi, j’avais le sentiment qu’il me fallait me connaître moi-même. S’il ne s’agissait pas du travail dont j’étais responsable, je ne m’en souciais plus et ne posais plus de questions, pour éviter de leur faire croire que j’étais une fouineuse et de faire mauvaise impression. Afin de maintenir de bonnes relations avec mes collaborateurs et de conserver parmi eux une position solide, j’étais devenue rusée et malhonnête, et j’agissais toujours comme une personne complaisante. Quand j’ai vu qu’il y avait dans l’Église de faux dirigeants, je ne les ai pas congédiés à temps. Même dans le cadre de mes responsabilités, je n’osais pas trop poser de questions. Je craignais d’en faire trop et qu’on dise que je me mêlais de ce qui n’était pas mon domaine. J’adhérais à des maximes comme : « Ne dites pas tout ce que vous voyez pour que vos amis soient contents », « Quand on sait que quelque chose ne va pas, il vaut mieux se taire », « Le silence est d’or, et celui qui parle beaucoup ne manque pas de beaucoup errer », « Protégez-vous, ne cherchez qu’à échapper aux reproches », et autres philosophies sataniques. En toute chose, je cultivais mes relations avec les gens et mon image aux yeux de mes collaborateurs. Je suivais leurs idées et leur faisais écho sans me demander si le travail de l’Église n’allait pas en pâtir. Je voyais des problèmes, mais je n’osais pas les évoquer. Je savais que je devais pratiquer la vérité, mais je me protégeais et suivais la foule. Non seulement j’étais rusée et malhonnête, mais j’étais dégoûtée de la vérité. Je trouvais intelligent de garder le silence sur les défauts des autres. Ainsi, je pouvais entretenir de bonnes relations avec mes collaborateurs et gagner une position solide parmi les dirigeants et les ouvriers. Je ne m’attendais pas à être révélée et renvoyée aussi rapidement. Je voyais des dirigeantes qui ne convenaient pas, mais je n’osais pas adhérer aux principes et les renvoyer à temps. Au lieu de ça, je les laissais retarder et compromettre le travail dans l’Église. Je protégeais de fausses dirigeantes et j’agissais essentiellement en complice de Satan. Je faisais le mal et résistais à Dieu. En y pensant, j’éi éprouvé des remords. Si j’avais adhéré aux principes et renvoyé plus tôt les deux fausses dirigeantes, le travail de l’Église n’aurait pas été retardé pendant si longtemps.

J’ai aussi réfléchi sur moi-même. Pourquoi avais-je toujours le sentiment qu’en exprimant davantage mes opinions ou en travaillant plus, je m’impliquerais trop ? En lisant la parole de Dieu sur ce qu’est le devoir, je me suis rendu compte que ce point de vue était totalement absurde. Les paroles de Dieu disent : « Qu’est-ce que le devoir, exactement ? C’est une commission confiée par Dieu aux gens, cela fait partie du travail de la maison de Dieu, et c’est une responsabilité et une obligation qui doivent être assumées par tous les élus de Dieu. Le devoir est-il une sorte d’entreprise ? Est-ce une affaire familiale personnelle ? Est-il juste de dire qu’une fois qu’on t’a confié un devoir, ce devoir devient ton affaire personnelle ? Ce n’est absolument pas le cas. Alors, comment dois-tu t’acquitter de ton devoir ? En agissant conformément aux exigences, aux paroles et aux normes de Dieu, et en basant ton comportement sur les principes de la vérité plutôt que sur des désirs humains subjectifs. Certain disent : “Une fois qu’un devoir m’a été confié, n’est-ce pas mon affaire ? Mon devoir est ma charge, et est-ce que ce dont je suis chargé n’est pas mon affaire ? Si je gère mon devoir comme ma propre entreprise, cela ne signifie-t-il pas que je le ferai correctement ? Est-ce que je le ferais bien si je ne le traitais pas comme ma propre entreprise ?” Ces paroles sont-elles justes, ou fausses ? Elles sont fausses : elles sont en contradiction avec la vérité. Le devoir n’est pas ton affaire personnelle, c’est l’affaire de Dieu, cela fait partie de l’œuvre de Dieu et tu dois faire ce que Dieu demande : ce n’est qu’en accomplissant ton devoir avec un cœur d’obéissance à Dieu que tu pourras être à la hauteur. Si tu accomplis sans cesse ton devoir selon tes propres notions et ton imagination et selon tes propres penchants, alors tu ne respecteras jamais la norme. Toujours accomplir ton devoir uniquement comme tu le souhaites, ce n’est pas accomplir ton devoir, parce que ce que tu fais n’entre pas dans le cadre de la gestion de Dieu, ce n’est pas le travail de la maison de Dieu : c’est plutôt diriger ta propre exploitation, accomplir tes propres tâches, et Dieu ne S’en souviendra donc pas » (« Seule la recherche des principes de la vérité permet de bien accomplir son devoir », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). La parole de Dieu explique clairement la définition du devoir. Un devoir est la commission que Dieu confie aux gens. Quand on accepte un devoir, on accepte une responsabilité et une obligation. Dans l’accomplissement de nos devoirs, nous devons chercher la volonté de Dieu et faire nos devoirs conformément aux principes de vérité. Ainsi seulement, nous pratiquons en accord avec la volonté de Dieu. En tant que dirigeante d’Église, tous les aspects du travail d’Église, notamment l’affectation et le transfert du personnel, le suivi et la résolution de divers problèmes dans le travail et la supervision du travail d’autres collaborateurs relevaient de ma sphère de responsabilité et des choses que j’aurais dû faire. Mais pour moi, bien faire mon travail, c’était aller trop loin. Je pensais que soigner mon travail et assumer davantage de responsabilités, c’était en faire trop, que ça offenserait les gens et retentirait sur mes relations avec mes collaborateurs. Pour moi, remplir mon devoir et pratiquer la vérité n’était pas quelque chose de positif. Au contraire, je pensais qu’en pratiquant la vérité, je nuirais à mes propres intérêts. Mon idée était vraiment ridicule. J’étais à la merci de cette idée erronée, incapable de traiter correctement mon devoir et sans aucune considération pour la volonté de Dieu. Quand je voyais de fausses dirigeantes dans l’Église, je n’osais pas en faire mention et je n’osais pas poursuivre le travail comme j’aurais dû le faire. Je préservais mes relations avec mes collaborateurs et ma position de dirigeante. Je ne faisais pas du tout mon devoir ! C’était parce que mon intention dans mon devoir était mauvaise que pratiquer la vérité devenait dans mon esprit un excès, et j’en faisais un prétexte pour ne pas accomplir de travail concret. J’étais vraiment fourbe !

Je me suis aussi rendu compte qu’en jugeant si Dena convenait comme superviseuse, je craignais, en proposant de la renvoyer, que mes collaborateurs pensent que j’étais trop arrogante et que je voulais remplacer toute personne que je trouverais inapte sans lui laisser une chance de se repentir. De ce point de vue, non seulement je vivais selon des philosophies sataniques, mais je ne faisais pas de distinction entre arrogance et adhésion aux principes de vérité. Dans la parole de Dieu, j’ai lu : « Si, chaque fois que tu as une idée ou une opinion, tu affirmes aveuglément qu’elle est correcte et que c’est ce qui doit être fait, tu es arrogant et suffisant. Si tu as une idée ou une opinion qui te semble correcte, mais que tu n’as pas une confiance totale en toi-même et que tu peux t’en assurer en cherchant et en échangeant, alors ce n’est pas de la suffisance. Obtenir le consentement et l’approbation de chacun avant d’y donner suite est la manière rationnelle d’agir » (« Ce n’est qu’en vivant souvent devant Dieu que l’on peut avoir une relation normale avec Lui », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). « Si tu es sûr que quelque chose que tu as découvert est un problème et qu’en parler serait bénéfique pour le travail, mais que tu n’oses pas adhérer aux principes, quel problème est en jeu ? Si tu as compris que quelque chose était un problème, pourquoi aurais-tu peur d’adhérer aux principes ? C’est une question sérieuse, il s’agit de savoir si tu aimes la vérité et si tu as le sens de la droiture. Tu dois exprimer ton opinion, même si tu ne sais pas si elle est correcte. Si tu as une opinion ou une idée, tu dois la dire et laisser les autres l’évaluer. Tu y trouveras des avantages, et cela contribuera à résoudre le problème. Si tu te dis : “Je ne m’implique pas. Si ce que je dis est juste, on ne m’en attribuera pas le mérite, et si c’est faux, je serai traité. Ça n’en vaut pas la peine”, n’est-ce pas égoïste et indigne de ta part ? Les hommes se soucient toujours de leurs propres intérêts et sont incapables de pratiquer la vérité. C’est pour eux la chose la plus difficile. N’avez-vous pas tous, en vous, un grand nombre de ces philosophies de vie et de combines ? Il y a pas mal d’éléments des philosophies de Satan en chacun de vous, et vous en avez depuis longtemps été envahis. Il n’est donc pas étonnant que les gens écoutent des sermons pendant des années sans comprendre la vérité, que leur entrée dans la réalité de la vérité soit lente et que leur stature reste toujours si petite. La raison en est que de telles choses corrompues les gênent et les dérangent. Avec quoi les hommes vivent-il lorsqu’ils ont besoin de pratiquer la vérité ? Ils vivent avec ces tempéraments corrompus, avec des notions, de l’imagination et des philosophies de vie, ainsi qu’avec des dons. Vivant de ces choses, il est très difficile pour les hommes de venir devant Dieu, car leur charge est trop grande et leur joug trop lourd. La vie des hommes avec ces choses-là est très éloignée de la vérité. Ces choses t’empêchent de comprendre la vérité et de pratiquer la vérité. Si tu ne comprends pas la vérité, ta foi en Dieu ne grandira certainement pas, et encore moins ta connaissance de Dieu. C’est là une chose bien lamentable et bien effrayante » (« Sur quoi les gens comptent-ils pour vivre, au juste ? », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). J’ai compris de la parole de Dieu que si l’on a une idée ou un point de vue mais qu’on ne cherche pas les principes de la vérité, qu’on n’échange pas ni n’en discute avec tout le monde, qu’on décide aveuglément que son idée est juste et qu’on veut être écouté, c’est de l’arrogance. Si tes opinions sont fausses, absurdes et non conformes aux principes de la vérité, mais que tu penses toujours avoir raison et n’écoutes pas les opinions des autres, c’est aussi de l’arrogance. Mais si tu cherches la vérité et que tu détermines que tes points de vue et tes actes sont en accord avec la vérité et que tu préserves le travail de l’Église, si tu peux défendre les principes sans être contrainte par les autres, c’est la manifestation d’un sens de la justice et d’une loyauté envers Dieu. Ce n’est pas de l’arrogance. Et puis, si tu n’es pas sûre que ton idée soit correcte, il y a aussi un principe de pratique, qui est de dire ce que tu penses, pour que tout le monde puisse échanger, discerner et trouver comment faire les choses correctement. Abigail et Dena n’étaient pas de nouvelles dirigeantes avec des déviations mineures dans leurs devoirs, qui auraient mérité qu’on leur accorde des chances, de l’aide et un soutien. Elles étaient dirigeantes depuis longtemps. En outre, elles étaient de faible calibre, ne faisaient pas de travail concret et ne pouvaient résoudre aucun des problèmes dans leur travail. De telles personnes sont de fausses dirigeantes. Identifier les faux dirigeants et les remplacer à temps, c’est soutenir le travail de l’Église et agir selon les principes. Ce n’est pas de l’arrogance, ni leur refuser impitoyablement une chance. J’ai bien vu qu’il y avait des problèmes avec les deux dirigeantes, mais comme je craignais que les collaborateurs disent que j’étais arrogante, je n’ai pas osé défendre mes idées. Je vivais selon des philosophies sataniques, j’étais une personne complaisante, je ne pratiquais pas la vérité, j’observais, impuissante alors que le travail prenait du retard, et je ne faisais rien à ce sujet. J’avais le titre de dirigeante, mais je ne faisais pas de travail réel. J’étais une authentique fausse dirigeante. Dieu hait et déteste ce que j’ai fait. Mon renvoi, c’était entièrement la justice de Dieu, et c’était aussi Son salut pour moi. J’ai été très reconnaissante envers Dieu dans mon cœur, et j’ai profondément regretté ce que j’avais fait. J’ai prié Dieu : « Ô Dieu, j’ai vécu selon des philosophies sataniques. Encore et encore, j’ai trahi la vérité, et je n’ai pas été à la hauteur de Ta volonté. Je désire me repentir. Guide-moi dans la pratique de la vérité et la protection du travail de l’Église. » Contre toute attente, mon attitude ayant changé, mes frères et sœurs m’ont à nouveau choisie comme dirigeante et m’ont encouragée à bien faire mon devoir. J’ai été très émue, et très reconnaissante envers Dieu de m’avoir donné une nouvelle chance.

Plus tard, j’ai cherché un chemin de pratique pour mes problèmes et j’ai lu ce passage des paroles de Dieu : « Si tu as les motivations et le point de vue d’une “personne gentille”, alors, dans tous les domaines, tu seras incapable de pratiquer la vérité et de respecter les principes, et tu échoueras et tomberas toujours. Si tu ne t’éveilles pas et ne cherches jamais la vérité, alors tu es un non-croyant et tu n’obtiendras jamais la vérité et la vie. Que devrais-tu faire alors dans ces situations ? Lorsqu’elles surviennent, tu dois invoquer Dieu dans la prière, implorer le salut et demander à Dieu qu’Il te donne plus de foi et de force, pour te permettre de vivre selon des principes, de faire ce que tu dois faire, de protéger les intérêts de la maison de Dieu et d’empêcher tout mal de survenir dans le travail de la maison de Dieu. Si tu es capable de renoncer à tes intérêts personnels, à ta réputation et au point de vue d’une “personne gentille”, et si tu fais ce que tu dois faire avec un cœur honnête et sans partage, alors tu auras vaincu Satan et gagné cet aspect de la vérité. Si tu vis toujours selon la philosophie de Satan, que tu préserves tes relations avec les autres, que tu ne pratiques jamais la vérité et que tu n’oses pas respecter les principes, seras-tu capable de pratiquer la vérité dans d’autres domaines ? Tu n’auras aucune foi, aucune force. Si tu n’es jamais capable de rechercher ni d’accepter la vérité, alors une telle foi en Dieu te permettra-t-elle d’obtenir la vérité ? (Non.) Et si tu ne peux pas obtenir la vérité, peux-tu être sauvé ? Tu ne le peux pas. Si tu vis toujours selon la philosophie de Satan, totalement dépourvu de la réalité de la vérité, alors tu ne pourras jamais être sauvé. Il devrait être clair pour toi que l’obtention de la vérité est une condition nécessaire pour le salut. Comment, alors, peux-tu obtenir la vérité ? Si tu es capable de pratiquer la vérité, si tu peux vivre selon la vérité et que la vérité devient la base de ta vie, alors tu obtiendras la vérité et tu auras la vie, et ainsi tu feras partie de ceux qui seront sauvés » (« Seule la connaissance de soi aide à poursuivre la vérité », dans La Parole, vol. 3, « Sermons de Christ des derniers jours »). La parole de Dieu m’a fait comprendre qu’être une personne complaisante, préserver mes relations avec les autres et ne pas oser défendre les principes de vérité et préserver le travail de l’Église, c’était fondamentalement protéger mes intérêts personnels aux dépens des intérêts de l’Église. C’était une offense et une trahison à l’égard de Dieu. Si je ne me repentais pas et ne cherchais pas la vérité pour résoudre mes problèmes, à la fin, je serais à coup sûr rejetée et chassée par Dieu. Au même moment, j’ai aussi trouvé un chemin de pratique. Quand il arrive quelque chose et que nous voulons protéger nos intérêts, nous devons prier Dieu et nous fier à Lui, Lui demander de nous donner la force, renoncer à la chair, défendre les principes de vérité et nous concentrer sur les intérêts de l’Église. En pratiquant ainsi, avec l’éclairage du Saint-Esprit, nous comprenons davantage la vérité, notre détermination à pratiquer la vérité grandit et nos tempéraments corrompus ne peuvent pas nous lier, si bien que nous pouvons vivre un peu plus librement. J’ai décidé que dans mon devoir, dorénavant, je ne préserverai plus mes relations avec les autres et en matière de principe, je dois pratiquer la vérité pour préserver le travail de l’Église.

Au bout de quelque temps, j’ai trouvé que les résultats de l’abreuvement dans l’Église que Roberta supervisait étaient mauvais et qu’aux réunions de nouveaux arrivants, la participation était souvent irrégulière. J’ai appris que Roberta ne faisait pas de travail concret. Elle résolvait rarement les problèmes et les difficultés des nouveaux arrivants, et il était rare qu’elle suive le travail du personnel d’abreuvement ou s’en informe. Par ailleurs, certaines personnes chargées de l’abreuvement étaient d’une mauvaise humanité, elles faisaient habituellement de l’à-peu-près, jouaient des tours et étaient rusées dans leurs devoirs, et elle ne les a pas renvoyées à temps. Je savais très bien que Roberta ne pouvait plus être superviseuse. Mais j’ai alors pensé : « Roberta était ma partenaire. Si elle apprend que j’ai enquêté sur elle et que je veux la renvoyer, que va-t-elle penser de moi ? Ne se dira-t-elle pas que je suis sans cœur dans ma façon d’agir ? » Je me suis rendu compte que je voulais de nouveau préserver mes relations avec les autres. J’ai prié Dieu, Lui demandant de me donner la force pour que je puisse défendre les principes de vérité et préserver le travail de l’Église. Après cela, j’ai parlé aux collaborateurs de mon idée de renvoyer Roberta. Jackie m’a répondu : « Roberta supervise le travail d’abreuvement depuis un bon moment, et elle a de l’expérience. Si tu la renvoies, il sera difficile de trouver tout de suite quelqu’un qui soit apte à la remplacer. » Mais cette fois, je suis restée sur mes positions et n’ai pas fait de compromis. En même temps, j’ai signalé le problème aux dirigeants de niveau supérieur, et après avoir échangé et analysé la situation, ils ont destitué Roberta de son poste. Grâce à mon expérience, je me suis rendu compte que les gens qui vivaient selon des philosophies sataniques ne pouvaient que devenir méprisables et mauvais. Non seulement ils nuisent au travail de l’Église, mais ils se font haïr et détester par Dieu. La pratique de la vérité et des paroles de Dieu peut nous apporter une libération et une liberté spirituelles véritables.

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